L'Agent
Agricole et la Vulgarisation Agricole en Haïti
(Attachée :
copie d'une proposition d'un projet de vulgarisation agricole:
Le
« SVEA »)
par
Joseph
N Pierre
Agronome
Joe Félix, étant le premier à te demander de nous éclairer un peu
sur la situation du Parc La visite, je te remercie pour ton texte. Je
l'apprécie grandement. Tout le monde peut en tirer des leçons et
offrir quelque chose en retour selon sa spécialité. Pour ma part,
en qualité d'agronome spécialisé en éducation agricole,
vulgarisation agricole et développement rural, je partage tes idées
sur la vulgarisation agricole.
Quand
j'étais un gamin, dans le village de Cornillon-Grands-Bois, sous la
présidence de Paul Eugène Magloire, il y avait un monsieur qui
venait d'on-ne-sait-où et que les villageois appelaient "Agent
Agricole" comme si c'était son nom propre ou de baptême. Il
s'habillait comme un gendarme ou un chef de section, en tenue kaki et
chapeau de feutre. Ce monsieur ne riait presque pas. Parfois, il
souriait cyniquement et chichement.
Que
faisait l'« Agent Agricole » au juste? Son rôle
consistait à délivrer des permissions sur un bout de papier ou la
moitié d'une feuille de « cahier15 » (un petit cahier
qui coûtait 15 centimes) aux personnes qui voulaient brûler des
déchets de jardin (boukan) ou couper un arbre. Il exigeait 25
centimes par boukan et 1 à 5 gourdes par arbre abattu, selon la
taille et la qualité de l'arbre (avocatier, manguier, sucrin, pin,
taverneau, palmiste, etc.)
Chaque
1er mai, jour de l'agriculture, le curé de la paroisse qui habitait
à St. Pierre (Section Communale de Boukan Bwapin) venait au bourg de
Cornillon (Section Communale de Plaine Céleste) pour chanter le Te
Deum. Dans son sermon, il expliquait toujours comment les hommes, par
suite du péché de nos premiers parents, Adam et Ève, étaient et
sont encore condamnés à cultiver des terres maudites qui ne
produisent que des ronces et des épines. Après le Te Deum, les
paroissiens se rendaient à l'hôtel de ville où le maire prononçait
son discours dans lequel il vantait sa vaillance en glorifiant
l'image auréolée de Kansonfè (Président Magloire). Puis il
procédait à la distribution de machettes, de houes, de serpettes et
de piquois à quelques agriculteurs fortunés. Il n'y en avait pas
pour tout le monde. Magistrat Martilus Charléus, et plus tard, son
successeur Augustin Paulémon, étaient des agriculteurs, mais
n'étant pas mieux instruits que leurs pairs, ils ne pouvaient rien
leur dire d'utile en matière d'agriculture. L'Agent Agricole, en
cette occasion, n'était pas invité à parler aux
paysans-agriculteurs, mais quand il trouvait l'occasion de leur dire
quelques mots, son discours n'avait que deux phrases: « Si vous
abattez des arbres ou brûlez des détritus sans ma permission, vous
serez arretés, jetés en prison, et conduits au tribunal. Vous
payerez une amende » Etait-ce de l'enseignement agricole ?
De la vulgarisation agricole (VA) ? Des mesures de conservation
et de protection de l'environnement ? Ou du terrorisme de
corrompu ? Jugez-le vous-même. Les incidents du Parc La visite
ne sont pas des coups d'essai ! A Cornillon, le directeur de
l'école et la mademoiselle (l'institutrice) avaient pour rôle
d'enseigner aux enfants des traditionnels (alphabet, lecture,
écriture, grammaire, histoire, géographie, civique, hygyène, un
peu de théorie des nombres et d'arithmétique, etc.) dans une
langue étrangère, le français, que les enfants ne pouvaient pas
comprendre. (Jedi an onz konbyen yatil defwa senk sapedale
defwa... defwa senk dis, dis otede onz rèste en...) Les
élèves n'avaient pas le droit d'apprendre dans leur langue
maternelle (pèmisyon poumale opiswa). Nos éducateurs
n'avaient rien à dire en matière d'agriculture, en dépit du fait
que les « fermes-écoles » étaient encore à la mode et
que c'était aussi Damien qui gérait l'enseignement rural à cette
epoque. Les élèves des écoles rurales de Cornillon-Grands-Bois
chantaient «Sans le paysan aurais-tu du pain ? C'est avec
le blé qu'on fait la farine... " Mais personne ne
savait qu'il s'agissait du paysan français et de sa culture de blé
en milieu tempéré. Il n'y avait pas de chanson en créole haïtien
sur le planteur de manioc et les cassaves haïtiennes.
En Octobre 1953, j'avais entre
six et sept ans quand mes parents décidaient de m'envoyer à
Port-au-Prince. J'allais vivre chez mon oncle (le frère de ma
maman). Grâce
à des "tanpri souple" et "gresepat", l'on me
plaça au Lycée Alexandre Pétion. Après 14 années de toutes
sortes de péripéties, j'ai reçu un diplôme de «philosophie !
». Dans les années 1958-1959, Maître Léon Fontaine, directeur de
la section primaire du Lycée nous apprenait qu'il était un étudiant
en agronomie à Damien, mais à cause des évènements
sociopolitiques de 1846, il ne pouvait pas terminer les études pour
obtenir un diplôme d'agronome. Par contre, Maître Chrisostome
Laventure (Mèt Tutu) , le sévère censeur de la section secondaire,
avait lui-même un diplôme d'agronome. Aucun enfant ne savait ce
qu'était un agronome et personne n'osait questionner Maître
Fontaine ou Mèt Tutu sur le rôle d'un agronome.
Mais entre nous, collègues, quel est vraiment le rôle de
l'agronome? Est-ce que le rôle de l'agronome consiste simplement à
obtenir un diplôme de la FAMV ou d'une autre institution nationale
ou étrangère en vue de faire de la politicaillerie et de s'enrichir
au détriment des « petits paysans » et d'un système
d'agriculture archaïque et anémiée ? Est-ce que les agronomes
haïtiens continueront d'être incapables de combiner leurs sciences
et leurs technologies afin de moderniser l'agriculture haïtienne et
l'amener à des normes durables qui puissent soutenir les autres
institutions socio-économiques de la nation?
En
tout cas, à la fin du calvaire au lycée
ou de la « philosophie », l'information nous venait de
quelque part qu'il y a une «université» à Damien où
l'on peut aller étudier pour devenir agronome. Cependant, élève de
section C, m'estimant alors habile en mathématiques, je pensais sans
enthousiasme à l'école polytechnique qui ferait de moi un
ingénieur. L'Université! Y aller était plutôt vague dans mon
esprit. Je préférerais trouver un emploi. Mais mon cousin Greffin
Ambroise, plus âgé que moi, essayait de me convaincre que ce serait
à mon avantage d'aller à l'école d'agronomie parce que j'aurais là
un campus pour vivre, je serais nourri aux frais de l'Etat, et
j'aurais en outre un emploi garanti après l'obtention du diplôme.
En été 1967, j'allais chez la commandante de Fort-Dimanche, une
parente de ma mère (les Bosquet de Mirebalais), dans le but de
trouver son soutien pour un emploi. Madame Adolphe déclarait qu'elle
ne voulait pas m'aider à trouver un emploi, mais pourrait essayer de
faire quelque chose si je voulais continuer les études. Je lui
disais alors que je pouvais aller à l'école d'agronomie. Sans
hésiter, elle ordonna alors à son lieutenant, le Secrétaire d'Etat
au MARNDR, l'agronome Edouard Berrouet de prendre des dispositions
pour me faire admettre à l'école de mon choix. Je me préparais
alors à passer les examens d'entrée. En octobre 1967, j'étais
admis à l'école d'agronomie. La promotion de 1967-71 débutait avec
65 étudiants. C'était alors une première ! C'était aussi à
la veille de mon admission à l'école d'agronomie que j'apprenais
que le nom formel de cette école était «La Faculté d'Agronomie et
de Médecine Vétérinaire» et qu'elle était l'une des branches ou
«facultés» de l'Université d'État d'Haïti. A la FAMV, entre
octobre 1967 et juin 1971, on nous enseignait entre autres choses la
botanique (avec l'agronome Rosemond Jeudi), la zootechnie (avec
l'agr. Harmel Jn. Baptiste), la biologie (avec Mr. Bertin), la chimie
(avec les fameux agr. Joseph Adrien et Georges Cadet), le génie
rural (avec l'ing. Léonce Edouard), la météorologie (avec l'ing.
Goutier), les pratiques agricoles (avec l'agr. Roland Latortue),
l'économie politique (avec Mr. Jules Blanchet), l'économie rurale
(avec l'agr. Edouard Berrouet) et la recherche agricole (avec l'agr.
Léon Agénor), etc. Que de cours et de grands professeurs !
Damien a la réputation de former des intellectuels brillants !
« Et puis après ? ! », aurait démandé Pyram à
Polidor ! Comment transformer des agronomes en agriculteurs ou
des agriculteurs en agronomes ? En d'autres termes, comment
injecter une partie de ces sciences et technologies qui sont
enseignées à tous les niveaux du système d'enseignement au système
de l'agriculture haïtienne ? L'agronome
Marcel Depestre enseignait "l'extension" ou "la
vulgarisation agricole".
J'avais honte d'avouer que je ne comprenais pas les leçons de Mr.
Dépestre quand j'étais étudiant et même plus tard comme un jeune
agronome. Mais récemment, reconsidérant mes problèmes de
compréhension avec le cours de Marcel Dépestre, je demandais à
deux de mes meilleurs camarades de classe (Agronomes Pierre Michel
Thalès et Eddy Dorcé) s'ils comprenaient les leçons de Dépestre.
Ils me calmaient l'esprit en confessant qu'eux aussi, ils ne les
comprenaient pas.
L'extension
de l'éducation comprend, entre autres choses, les principes et
méthodes de l'éducation informelle. Je ne me souviens pas avoir
entendu un instructeur nous enseigner que l'agronome pourrait être
un éducateur informel, c'est-à-dire, un agent d'extension ou ou de
vulgarisation de connaissances agricoles, théoriques et pratiques
(agent agricole !!).
Enseignement! Éducation! Non. Bien que personne ne l'ait ouvertement
dit, on avait l'impression que l '«agent agricole» (agent de
vulgarisation ou
d'extension
agricole) était un élément marginal. Il y avait une "Ecole
Moyenne d'Agriculture" sous la direction des autorités de la
FAMV, mais après deux années d'études, les diplômés de cette
école seront des "techniciens agricoles". Ils ne seront
pas appelés "agents agricoles". Nous avions eu des stages
d'été à l'IDAI, mais ce dernier avait des "moniteurs"
qui travaillaient sous la direction des agronomes. On ne les
appelaient pas "agents agricoles". J'entendais parler
vaguement d'un «Service de Vulgarisation Agricole» et d' « Économie
Menagère » avec des agents marginalisés de vulgarisation
agricole et d'économie domestique. On parlait aussi
d' « animateurs». Que de confusions ! Que
sont alors les « agents agricoles » ?
Est-ce que les bons agronomes de terrain de la trempe des icons tels
que Jean André Victor ou François Séverin ne sont pas eux aussi
des « agents agricoles » ? Pourquoi alors ne
prenons-nous pas vraiment au sérieux le rôle ou l'importance de
« l'agent agricole » dans notre système de production
agricole? Un jour, j'entendais un collègue de ma promotion, feu
l'agronome Josué Pierre, dire que «l'extension et la vulgarisation
agricole constituent deux processus différents." Cette
déclaration de Josué Pierre m'attirait l'attention, mais je ne
cherchais pas à dissiper le nuage qu'elle créait dans mon esprit
(en éducation
agricole, « vulgarisation » [dans le système français]
et « extension » [dans le système américain] désignent
le même processus.
En octobre ou novembre 1971, peu de temps après avoir recu
nos
diplômes d'agronome, Marcel Dépestre désignait quelques collègues
de notre promotion et les nomma "SD" (Superviseurs
d'Extension). Ces « SD » comprenaient Damaxe Sidnéus,
François Raphaël, Max Mondésir, Jean Claude Jeudi, etc. Le sigle
"SD" de Dépestre était dérisoire parce que les agents
ténébreux ou cagoulards du service secret des Duvalier étaient
aussi appelés "SD". Mais contrairement aux "SDs"
du Palais National, ceux de Marcel Dépestre étaient de courte durée
parce que, comme beaucoup d'autres collègues, ils ne savaient pas
grande chose en matière de vulgarisation agricole.
En
1977, je bénéficiais d'une bourse d'études de l'Eglise Méthodiste
(d'Haïti et des Etats-Unis) pour compléter un programme de maîtrise
à Oklahoma State University (OSU). Grâce
au soutien de Mr. Roland Roy, une seconde bourse de l'OEA me
permettait de poursuivre les études pour un doctorat. Mon programme
d'études était surtout axé sur l'éducation agricole, la
vulgarisation agricole et le développement communautaire rural. Mais
je participais à d'autres classes importantes qui comprenaient la
mécanique, le contrôle des pestes, les statistiques, la recherche,
le développement de curricula, l'organisation des groupes,
l'organisation et la gestion des coopératives, l'éducation des
adultes, etc. En été 1980, après avoir terminé mon programme de
doctorat à OSU, je retournais au pays. Mais ne pouvant pas m'adapter
au cynisme de Damien, je regagnais les États-Unis où je devenais le
directeur adjoint d'un programme de formation professionnelle à
l'Université de Miami. Au début de 1984, en tant qu'associé de
recherche à l'Université d'Arkansas, je retournais à titre de
conseiller technique et de superviseur d'un programme de recherche et
d'extension agricole (« Agricultural Development System »
ou « ADS-II ») à Jacmel (Civadier, Orangers et Cap
Rouge). De 1984 à 1988, j'enseignais aussi la vulgarisation agricole
à la FAMV. Après mon départ, mon ancien camarade de classe et
collègue Michel Lajoie me remplaçait à la FAMV. De 1988 à 2006,
j'enseignais la biologie, la chimie, les statistiques et
l'environnement au niveau secondaire des Ecoles Publiques de Boston.
Je
rentrais de nouveau au pays en décembre 2006. Au cours d'une visite
à la FAMV avec mon ancien camarade de classe, le Dr. Max Millien,
j'appris que la FAMV
n'offrait plus des cours de vulgarisation agricole.
En outre, toujours selon le Dr. Millien, le
MARNDR, pour sa part, avait également fermé son service de
vulgarisation agricole.
Il n'y avait pratiquement pas
de service de recherche sérieux
non plus dans le MARNDR. En tant que conseiller dans le cabinet du
ministre François Séverin, j'entreprenais des demarches dans le but
d'aider à rétablir le service de la VA. Mais, comme le MARNDR
recevait relativement peu d'argent sous l'administration de Séverin
qui, en outre, était malade, mes efforts pour la relance des
services de la recherche et de la vulgarisation agricole trainaient
jusqu'à l'avènement de la dernière équipe du Président Préval
(les relanceurs de la production agricole). J'étais également
échoué dans mes efforts pour aider à la restructuration de
l'administration centrale du MARNDR, et à la réhabilitation de la
Ferme de Damien et des autres fermes de l'État.
Lorsque
le directeur de cabinet et son ministre de la dernière équipe de
Préval donnaient signe qu'ils étaient favorables à la relance du
service de la VA de Damien, je commencais à travailler sur
l'élaboration d'une proposition de projet à cet effet, en
collaborant avec M. Jacques Camille (le coordonnateur des directeurs
de départements agricoles ou « DDA »). Comme d'habitude
je ne faisais rien en secret, j'envoyais une copie de la proposition
à tous les membres du cabinet et à d'autres cadres pour critique
et suggestion. Un jour, lors d'une réunion avec les membres du
cabinet du ministre et des secrétaires d'état, je rappelais au
directeur de cabinet qu'il avait promis de m'aider à faire un tour
en Republique Dominicaine en vue de jeter un coup d'oeil sur les
réalisations des Dominicains en VA. Le DC dit alors: «Pourquoi
voulez-vous aller à la RD? Nous
vous avons demandé de mettre au point une proposition de projet de
VA, jusqu'à présent, vous n'avez rien fait!"
Nous étions quatre membres du personnel à cette réunion, le DC,
l'ingénieur Jean Robert Jn. Noël, l'agronome Garçon et moi-même.
Sachant que je pourrais ne pas retenir de l'eau dans ma bouche à
l'égard de cette erreur flagrante et grossière du DC, les deux
autres collègues s'empressaient de me bâillonner. Plus tard JeanRo,
avec ce sourire amical et de beau garçon qu'on lui connait, me dit:
"Joe, tu n'as vraiment pas de chance! Tout le monde sait que tu
as envoyé une copie bien documentée de cette proposition de projet
à tout le monde!
Il ya longtemps que je voulais envoyer cette
copie à des collègues plus jeunes. Aujourd'hui, je profite de cette
opprtunity que Joe Felix m'a donnée pour le faire.
On peut
continuer à me considérer comme un frustré. Je le suis. Où est la
justice? Qui va rendre justice à ces victimes du Parc ?
Mesdames,
Messieurs / Portez-Vous Bien !
Joseph
N Pierre, PhD
Agronome
& Educateur
Consultant
joenp...@hotmail.com
www.educagricole.com
774-826-7740
To:
haiti-...@googlegroups.comFrom:
haiti-...@googlegroups.comSubject: [
haitination.org] Récapitulatif destiné à
haiti-...@googlegroups.com - 25 messages dans 16 sujets
Date: Sun, 5 Aug 2012 19:40:55 +0000
Groupe:
http://groups.google.com/group/haiti-nation/topics
Marc-Arthur Pierre-Louis <b...@brbmi.com> Aug 05 11:44AM -0700
S'il ne faut pas juger un livre a l'allure de sa peau, et je devrais le
savoir, il ne fallait pas juger l'article par son titre. De cela j'ai été coupable jusqu’à ce que le commentaire de JJJ m'eut réveillé de ma
somnolence. Dans ce cas précis je dois remercier JJJ pour le petit résumé explicatif sur Facebook qui me porta a lire l'article au complet. Il
semblerait que la posture de médiation d’Haïti dans un conflit opposant deux pays Africains le Ruanda et le Congo est en butte au départ a des difficultés. On connaît le calvaire récent du Ruanda et on sait que ce
pays s’était présenté comme un modèle de recouvrement de cette
catastrophe humaine au point ou certains tendent même a nous l'offrir
comme un modèle a suivre. Donc il faudrait factoriser les conditions qui ont permis au Ruanda de sortir du gouffre et en tenir compte dans la résolution du conflit.
Une chose qui peut être discernée de l'article comme Jean Junior nous l'a suggéré est vraiment une irritation d'un intellectuel Africain
de persuasion peut-etre anglophone, a en juger par certaines fautes de
grammaire et d'orthographe qui montreraient une manque de familiarité
avec le Francais et surtout une irritation sur l'idée d'un sommet des
pays francophones qui cause un soupcon immediat des manoeuvres de la
France dans le jeu. Pour l'auteur, cette affaire de francophonie est
dépassée car il faut voir de continent dans son ensemble. Il en a appelé
aussi au geste du président Wade qui promit des terres aux Haitiens
victimes du seisme et a une déclaration de Wycleff Jean sur l'Africanité des
Haitiens qui ne font que resider en Haiti mais qui sont essentiellement
Africains; Wycleff est manifestement anglophone et non francophone. Donc
pour l'auteur certaines pratiques de belles phrases sans toucher le
fond de l'affaire ne font qu'exacerber un probleme avec lequel l'Afrique
avait voulu se defaire. Il cite la fable africaine du corbeau en
support.
Il faut dire aussi que la médiation entre deux entités
conflictuelles n'est pas une mince affaire et il prend tout son savoir
faire pour maintenir le juste milieu et être impartial. Des fois cela est
pleinement impossible. Sans une connaissance approfondie des questions et
du cheminement qui conduisit au statut quo on avance en terrain miné et on
ne peut pas en sortir indemne.
Il est a espérer que cette avertissement serve de leçon qui portera les officiels concernés a une
meilleure préparation pour manier cette tache délicate qu'est un conflit international qui a des ramifications intercontinentales qui détiennent un enjeu important pour la république d’Haïti.
L’Anglais est maintenant la langue de l’éducation au Ruanda et on peut
l'imaginer être la langue des intellectuels rwandais, bien que le Français est toujours
parlé la-bas. Toute négociation qui se veut efficace devra tenir compte
de cette réalité, si cela n'a pas été déjà fait.
L'auteur semble être bien au courant de ce qui se passe chez nous et fit même référence a l'incident Simeon qui bouleversa nos forums de façon inimaginable. Donc il semble savoir de quoi il parle. Son article bénéficie des recherches qui semblent indiquer qu'il a fait un travail élaboré avant de l'écrire l'article. Il semblerait que des formules toutes faites bien que belles ne peuvent pas toujours vous tirer du mauvais pas il en faut beaucoup plus dans une Afrique du 21eme consciente des sacrifices consenties pour l’émancipation et est maintenant prête a passer a un phase critique de productivité qui veut mettre l'emphase plus sur les actions conditionnées par une connaissance approfondie du contexte Africain que des formules uniquement a contenu esthétique. La connaissance du Français bien que désirable a elle seule ne pourra sortir l'Afrique de la précarité ou elle se trouve et plus précisément d'aider a résoudre le conflit
entre ces deux pays. Cela semble être une de prémisses majeures qui se dégagent de l'article.
Cordialement/Cordially
MAPL
Genyen moun ki fè listwa; genyen tou listwa fè. Dènye kalte moun sa yo ta dwe retounen donn nan bay listwa si pou lavi kontinye boujonnen. Se paske listwa te bezwen reboujonnen ki fè l te fè yo.
Il y a des gens qui font l'histoire; il y en a que fait l'histoire. Ces derniers doivent lui rendre la réciprocité si le cycle de vie doit continuer. C'est en les créant que l'histoire se recrée.
There are people who make history; there are those made by history. The latter must return the favor if the cycle of life must continue since it is by creating them that history recreates itself.
MAPL
________________________________
From: "kesner...@gmail.com" <kesner...@gmail.com>
To: forumc...@googlegroups.com
Sent: Sunday, August 5, 2012 7:43 AM
Subject: Re: [Forum culturel] LE RETOUR D’HAITI DANS LA FAMILLE AFRICAINE: Pratique panafricaniste ou politique néocoloniale ? Par Babacar M’bow
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________________________________
From: Jean-Junior JOSEPH <jjj...@gmail.com>
Sender: forumc...@googlegroups.com
Date: Sat, 4 Aug 2012 16:16:44 -0400
To: Jean-Junior JOSEPH<jjj...@gmail.com>
ReplyTo: forumc...@googlegroups.com
Cc: Haitian Think Tank<haitiant...@googlegroups.com>; Haitian Thinktankgroup<haitiant...@yahoogroups.com>
Subject: [Forum culturel] LE RETOUR D’HAITI DANS LA FAMILLE AFRICAINE: Pratique panafricaniste ou politique néocoloniale ? Par Babacar M’bow
LE
RETOUR D’HAITI DANS LA FAMILLE AFRICAINE: Pratique panafricaniste ou politique
néocoloniale ?
Par Babacar M’bow
La récente fleurie d’activités et de
fracassantes déclarations du Ministre haïtien de la Communication et Envoyé
Spécial d’Haïti au 19e Sommet de l'Union Africaine à Addis Abéba (Ethiopie) est
sujet de beaucoup de débats dans la classe intellectuelle africaine sur le
continent et dans la Diaspora.Les termes « fanfaronnade » et « cheval
de Troie de la France » ont étés utilisé pour interpréter la proposition
haïtienne de servir de médiateur dans le conflit Congo-Rwanda et le « passage
par Paris pour rencontrer différentes autres personnalités [?] dans le cadre de
la préparation du prochain voyage du Président de la République, en octobre, à
la conférence de la francophonie de Kinshasa » valide la thèse de Semana
Mukasonga « d’Haiti: cheval de Troie de la France ». Le Président Kabila, de la
génération des jeunes frères, sait tres bien que les camarades de la pensée de
son père l’attendent ferme au pied du mur. President Kagamé, raffermit dans le
combat de libération nationale, peut aisément déceler la fanfaronnade de la
sincérité. D’où la nécessité de clarification afin que nous africains et
Haïtiens ne nous méprenions sur le développement de cette heureuse initiative
de retour d’Haiti dans la famille africaine.
Les manipulations de la relation
Haiti/Afrique au profit d’ont ne sait quel but personnel sauf l’intérêt d’Haiti
et du continent rencontrera une vive opposition des africains libérés. Une fois
Haiti membre de l’Union Africaine, il est soumit aux critères démocratiques
donc de critiques, dont le Sénégal est le porte-flambeau. D’Autre part, que le
Ministre Gardy sache que nous avions œuvré pour ce retour d’Hait bien avant
qu’il n’accède à cette fonction et ne resterons pas sans réaction face à ses
manœuvres et utilisation de l’Afrique à des fins personnelles et d’autres
inavouées. L’Afrique Mr. Le Ministre, ne saurait être votre jouet dans un jeu
de diplomatie de manipulation qui nous rappelle les odieuses périodes du «
pré-carre africain » de la France.
Les questions à la base des débats et
accusations sur les agissements et déclarations de Mr. Gardy sont les
suivantes: qu’elle est la connaissance des dirigeants haïtiens de l’histoire du
conflit Congo-Rwanda, de ses origines historiques et manifestations
contemporaines ? Y t’il eu une production d’analyses du conflit dans la
littérature des sciences politiques haïtiennes qui pourrait servir de base
épistémologique à cette initiative? Les nouvelles autorités haïtiennes ont
elles étudiées la politique africaine ? En d’autres termes, qu’elle est la base
de légitimité intellectuelle ou politique du Ministre Jean Gardy pour faire de
telles déclarations devant les chefs d’Etats Africain ? A sa déclaration été
cautionnée par le Président Martelly et/où le Premier Ministre/Ministre des
Affaires Etrangères Lamothe ou étaient elles de ces fulgurances dont le
Ministre nous a habitué? N’était t’il pas prudent de s’en tenir aux étapes
préliminaires post-ratification en se familiarisant avec les rouages et
mécanismes du système politique africain? Cette déclaration d’Haiti ne risque
t’elle pas d’aliéner certains états et organisations africains qui étaient déjà
au cœur du processus de réconciliation? Comment le Président Martelly et le
Premier Ministre Lamothe répondront aux questions des journalistes africains à
propos de ce dossier et de bien d’autres qui les attendent sur le terrain ? Le
Ministre Gardy les a-t-il promis qu’il va « arranger » ça ? Qui vivra verra !
Au delà la frustration vivement exprimée
par plusieurs délégations et intellectuels africains de voir pour la deuxième
fois consécutive, Haiti envoyer un personnage de moindre envergure adresser le
sommet des chefs d’Etats africains, cette contribution a pour but de recentrer
la signification de la présence d’Haiti à l’Union africaine. Se faisant, elle
vise à rappeler l’histoire contemporaine et les combats qui ont permis le
recadrage institutionnel mais aussi et surtout les avancées des sociétés
civiles et des classes intellectuelles qui ont imposées la rupture d’avec
l’Afrique des années 80 avec son cartel de chef d’états et de ministres
prédateurs décidant de tout sans consultations ni processus démocratique. C’est
dans ces contextes qu’il faut comprendre la défaite le 25 Mars 2012, du
Président Abdoulaye Wade au Sénégal, la poursuite et la mise en prison d’un
nombre important de membres de son administration et la levée de bouclier des
Africains pour le respect de la constitution du Malawi qui permit à madame
Joyce Banda d’assumer la présidence après la mort du président Bingu Wa
Muthanrika malgré les machinations d’une certaine classe politique adepte de
l’ordre du cartel.
A ces dynamiques, il faudrait ajouter
une montée de l’intransigeance contre la corruption qui s’est manifesté pour la
première fois en Afrique par l’invocation du Traité « Stolen Asset Recovery
Program » (START) ou traité de Merino par le Président Macky Sall du Sénégal.
Haiti revient en Afrique dans un contexte où la société africaine n’a plus de
patience pour la rhétorique politicienne de beaucoup de déclarations et de
rencontres pour rien du tout et d’utilisation de l’Afrique comme une
marionnette dans la dynamique politique intérieure d’Haiti.
De l’Organisation de l’Unité africaine à
l’Union africaine: Haiti symbole de la légitimité du combat historique de
libération africaine.
Fondée en 1963, l’organisation de
l’unité africaine avait pour mission de promouvoir l'unité et la solidarité des
États africains et de faire acte de voix collective du continent et de se
focaliser sur l'éradication du colonialisme. Son organe central, le Comité de
Libération de l’Afrique prit en charge tous les mouvements de libération
national à travers le continent.
Les pays africains mirent leurs désirs
de développement en veilleuse et se focalisèrent entièrement sur la libération
du continent à travers la lutte armée. Tous les pays africains ouvrirent des
bureaux pour le PAIGC de la Guinee Bissau sous le commandement d’Amilcar
Cabral, du MPLA de l’Angola sous Agostino Neto, du FRELIMO sous Samora Machel,
de la ZAPU et ZANU de Joshua Nkomo et Ndabaningi Sithole et ensuite Robert
Mugabe, le Congres National Africain (ANC) et l’Umkhonto We Siswe (la Lance de
la Nation) de Nelson Mandela et de Walter Sisulu et du Congres Panafricain
(PAC) de Robert Sobukwe. Les pays africains autorisèrent secrètement leur jeunesse
(notre génération) à s’engager dans les luttes armées. Les budgets des états
furent ouverts à l’approvisionnement en armes et à la construction de bases
pour les guérilleros. Les pays limitrophes des zones de combats de libération
s’érigèrent en pays de la ligne de front. La libération était l’affaire de tous
les africains à travers la lutte armée et enfin, en 1991, le dernier territoire
africain aux mains des blancs, l’Afrique du Sud fut libéré. La vénérable
organisation acheva sa mission et l’Afrique pouvait maintenant se consacrer au
développement économique.
L’Afrique libéré se retrouve en 2002 à
Durban pour la matérialisation de la Déclaration de Syrte du 9 Septembre 1999.
Et, sur les cendres de l’Organisation de l’Unité africaine, l’Union africaine
naquit. Son premier président Thabo Mvuyelwa Mbeki symbolisait alors la
nouvelle génération africaine murie dans les combats de libération. A Durban,
toute la jeunesse combattante africaine se retrouva. D’anciens guérilleros des
différentes zones de libération fraternisèrent avec les jeunes professeurs
d’universités et l’on décida que cette nouvelle Union africaine ne sera plus un
cartel de chef d’états et de ministre prédateurs mais une Union des peuples de
tous les peuples africains. Trop de sang y a été consacre par notre génération.
Entre temps, de nombreux intellectuels
africains avaient rejoint les universités et centres de recherche américains.
Avec les fréres et sœurs des Amériques, la décolonisation de l’académie et le
démantèlement de la suprématie épistémologique occidentale s’engagea pour
aboutir au champ d’études de Diaspora africaine (African Diaspora Studies). Il
ne s’agissait plus de voir les peuples africains dans un cadre continental mais
plutôt global. Les publications se succédèrent: La Présence globale africaine
(Joseph Harris), Encarta Africana (Henry Louis Gates et Anthony Appiah),
Encyclopédie de la Diaspora Africaine Vol. 1, 2,3 (Carole Boyce Davies et
Babacar MBow), La Nouvelle Diaspora Africaine (Nkiru Nzegwu et Isodore Okpewu)
etc.
Du 17 au 19 Decembre 2002, l’Union
africaine convoqua toute la diaspora africaine à l’université Howard à
Washington DC pour débattre de la future UA. Des recommandations furent faites
pour l’inclusion des avancés du champ académique Diasporique africaine. L’UA
convoqua la diaspora africaine pour un séminaire de définition de la diaspora
du 2 au5 Juin 2004 à Port of Spain en Trinidad et Tobago. Ce sont les travaux
de ce séminaire qui permirent l’amendement de l’Acte constitutif en son article
(3q) qui donna naissance à ce que nous appelons aujourd’hui la sixième région,
cadre constitutionnel au travers duquel Haiti entre à L’Union africaine. Ce
contributeur a participé à tout ces processus jusqu’au Sommet de Maputo qui
valida la présence de la Diaspora au sein UA.
Un fils d’Haiti qui a le privilège de
s’adresser aux Chefs d’états africains dans le vénérable Hall d’Addis Abéba
doit connaître cette histoire, les hommes et les femmes qui l’on forgée et
surtout l’histoire des aînés haïtiens dans cette ville mythique et sur cette
vielle terre d’Afrique: l’œuvre d’Emile Saint Lot, de Jean Baptiste, de Dante
Bellgarde, d’Antonin Firmin,
Gerard Pradel <gerardp...@gmail.com> Aug 05 12:27AM -0400
LES ESCROQUERIES D'HERNS MESAMOURS ET DE COREJEN
Vladimir Sanon, Belpolitik
Herns Mesamours est un militant lavalassien connu pour des
escroqueries, la corruption, le chantage et l’anarque. Il utilise les
organisations de jeunes et la politique pour mener ses activites
corrompues. Ce chomeur etait le coordonateur departemental de
l’organisation GRAFNEH avant de creer COREJEN
Premiere Escroquerie
Mesamours rencontra le militant des droits humains Jean Claude Bajeux
au Cap Haitien lors de sa promotion de son livre, “Le Prix du Sang”.
Mesamours faisait partie ce jour la du comite d’acceuil. Quelques
minutes de conversation permit a Bajeux d’etablir le contact avec
Mesamours. Bajeux avait le reve de creer une bibliotheque des jeunes
pour le Nord. Il contacta Mesamours pour la realisation du projet .
Tres vite Bajeux remit a Mesamours un lot de livre pour lancer le
projet de la bibliotheque des jeunes du departement du Nord. Par la
suite le meme Bajeux lui fit trouver du financement. Le financement
fut detourne par Mesamours qui utilisa les fonds a des fins
personnels. On pretend aussi qu’il a vendu une partie des livres et le
reste garde pour sa bibliotheque personnel.
Deuxieme Escroquerie
Herns Mesamours est un fraudeur sur l’internet. Le journaliste
independant du departement du Nord, Cyrus Sibert, a cree un blog sous
le nom de Reseau Citadelle ( www.reseaucitadelle.blogspot.com ). Le
meme reseau est present sur Facebook. Herns Mesamours a illegalement
copie le reseau de Sibert et a essaye de se faire passer pour lui. Des
experts IT ont decouverts la fraude de Mesamours. Depuis il a du faire
marche arriere. Mesamours est aussi responsable de la creation de
plusieurs faux emails pour se faire passer pour des personnalites
connues sur l’internet.
Troisieme Escroquerie
Mentir aux autorites federales de l’immigration des Etats Unis est un
crime. Mesamours, pour obtenir un statut permanent aux Etst Unis a
menti aux agents de l’immigration quand il leur declara qu’il etait un
persecute politique du gouvernement Preval. Une consultation des
experts et des rapports de droits humains d’Haiti permet de decouvrir
la fraude. Mesamours utilisa la meme fraude pour faire rentrer aux
Etats Unis sa femme, son frere et son beau frere. A travers son
organisation Corejen il a fait rentrer illegalement aux Etats Unis de
nombreux Haitiens a raison de sept mille dollars americains par tete
de betail. Il a prepare pour eux de faux documents de violations de
droits humains pour leur obtenir l’asile politique et une carte de
securite sociale. Cette tactique frauduleuse d’Herns Mesamours met en
danger les militants legitimes de droits humains qui souvent ont la
vie sauve grace a l’asile politique.
Quatrieme Escroquerie
Mesamours est un vrai corrompu sur le terrain politique. Il recoit du
cash de deux reseaux lavalas pour leur passer des informations qu’il
collecte. Pendant la transition Latortue il recevait son petit cash a
la primature a travers un bureau qui se trouvait a la rue 23 au Cap
Haitien via Lalane. Pendant les elections de 2006 il recut de l’argent
du reseau de K-Plim. Pendant qu’il etait avec Plim il touchait de
l’argent de Rene Magloire un proche du RDNP. Apres, il sauta dans le
camp de Jacques Edouard Alexis qui lui envoyait son cash. Il participa
a la trahison d’Alexis au profit de Jude Celestin. Lui et les hommes
du Grafneh recurent deux postes d’employes au Ministere des Affaires
Sociales et vingt mille dollars Haitiens en cash.
http://metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=18269&action=print
Cinquieme Escroquerie
Herns Mesamours est un chomeur. Nombreux sont ceux qui posent souvent
la question, ou trouve-t-il de l’argent pour ses voyages, sejour a
l’hotel et transferts? Mesamours a des liens avec deux dealers de
drogue interesses aux jeunes et a la politique. Le premier dealer vit
au Cap Haitien et le second en Floride. On pretend que ce sont eux qui
financent ces multiples voyages sur American Airlines, ses
deplacements en provinces, les frais d’hotels et de transport. Comment
Mesamours va-t-il repayer ces dealers?
Sixieme Escroquerie
L’arnaqueur Herns Mesamours, valet de Jude Celestin et de l’Inite,
lanca une campagne de propagande visant a denigrer le President Michel
Martelly, discrediter la diplomatie d’affaires de Laurent Lamothe,
villipender la premiere dame Sophia Martelly et les differents poto
mitan du gouvernement Tet Kale. Apres l’echec de cette premiere
tentative Mesamours s’attaqua a coups de mensonges et de fabrications
aux Consuls Generaux, Gandy Thomas, Atlanta, Francois Guillaume,
Miami, Charles Forbin New York, Alex Jospitre, Orlando et Alexandre,
Boston. Herns Mesamours publia sur l’internet et le Nouvelliste un
paquet de mensonges sur le consul Jospitre qu’il a recu d’un nouvel
employe du consulat Avnel Vilsaint. Dans le cadre des mensonges sur
le Consul General Forbin, le journaliste Edens Debas l’a aide dans ses
fabrications via une employee lavalas de ce consulat. Mesamours
continuent de telephoner ses collegues lavassien dans les missions
pour continuer ses fabrications mensongeres. L’objectif de ces
mensonges est de discrediter la nouvelle doctrine diplomatique de
Martelly qui donne des resultats.
Septieme Escroquerie
A la faculte de droit il essaya de faire chanter le doyen Veve. Il
utilisa la presse pour s'attaquer et intimider le doyen a coups de
fabrications. Pendant qu'il attaquait le doyen dans la presse pour
assassiner son caractere Mesamours essayait de lui soutirer l’argent
pour son silence
Conclusions
Herns Mesamours est un escroc, un maitre chanteur et un corrompu.
C'est un affairiste dangeureux, fraudeur et sans vergogne qui ne
respecte rien. Il menace la lutte et les acquis de cette jeunesse
integre qui se bat pour une nouvelle Haiti.
Commentaires
Madeleine Fils Aime Says...
Herns Mesamours est un vrai coquin.
Il a Donne de mauvais coups a Frandley Julien, un homme serieux et integre.
Mesamours est corrompu jusqu'aux os.
Yves Andre Says...
Herns Mesamours a trahi Lavalas en 2004. Durant la transition il a
vendu son ame a la primature de Gerard Latortue.
Il recevait son cash chaque mois de gwo Gera pour trahir Lavalas.
Mesamours est un traite et un corrompu.
Jeanine Says...
Je suis un Jeune de 24 ans. J'etais membre du GRAFNEH zone Nord.
Mesamours etait le coordonateur departemental.
Mesamours a travers le GRAFNEH a recu USD 75.000 dollars americains
pour debuter un projet d'education civique avec les jeunes du National
Endowment for Democracy (NED).
Au lieu de lancer le projet d'education civique ces hommes du GRAFNEH
ont achete un vehicule personnel flambant neuf avec l'argent.
Depuis le NED croit que l'ensemble des jeunes du GRAFNEH et de COREJEN
sont corrompus.
Mesamours et ces deux associes sont corrompus pas nous.
Christine Says...
Herns Mesamours est un homme sans cractere.
Il critiquait Laurent Lamothe et sa politique de la diplomatie des affaires.
J'etais dans mes petits souliers quand j'ai vu Mesamours la semaine
derniere a Washington rampant et quemandant un job au ministere des
affaires etrangeres.
Mesamours est sans caractere et un vrai sousou
kerlens TILUS <sne...@hotmail.com> Aug 05 06:23PM
Pradel, len te timoun yo te aprann ti fraz sa: "Le dimanche est le jour consacre au repos a la priere et la messe. Ann fe yon trev pou jounen dimanch lan la. Na reprann zam nou demen.
Reseau Citadelle - Cyrus Sibert <reseauc...@yahoo.fr> Aug 05 07:25PM +0100
MWEN SE SAMEDI YO KONN DI KI KONSAKRE O REPO E A LA PRIERE
____________________
RESEAU CITADELLE : LE COURAGE DE COMBATTRE LES DEMAGOGUES DE DROITE ET DE GAUCHE , LE COURAGE DE DIRE LAVERITE!!!
"You can fool some people sometimes, But you can't fool all the people all the time." (Vous pouvez tromper quelques personnes, parfois, Mais vous ne pouvez pas tromper tout le monde tout le temps.) dixit Bob Marley.
________________________________
De : kerlens TILUS <sne...@hotmail.com>
À : haiti-...@googlegroups.com
Envoyé le : Dimanche 5 août 2012 20h23
Objet : RE: [haitination.org] Herns Mesamours est un escroc et un prostitue politique
Pradel, len te timoun yo te aprann ti fraz sa: "Le dimanche est le jour consacre au repos a la priere et la messe. Ann fe yon trev pou jounen dimanch lan la. Na reprann zam nou demen.
--
Notre site internet haitination.org (ou haiti-nation.com) où vos articles répertoriés sur le "forum" haiti-...@googlegroups.com sont régulièrement publiés a été remis a neuf ! Le projet Haiti-Nation a muri. Nous procédons désormais à quelques améliorations afin de le pérenniser tout en vous offrant un meilleur confort d'utilisation.
Nous vous remercions de nous envoyer directement vos articles (à con...@haitination.org) afin de vous assurer d'une publication sur le site internet au lieu de les poster uniquement sur le forum googlegroups. Cela garantira non seulement une publication certaine de votre texte mais aussi allégera notre charge de travail dans la mise à jour du site en nous évitant la lourde tâche d'aller repêcher parmi des centaines de courriers un article intéressant qui mériterait d'être publié.
kerlens TILUS <sne...@hotmail.com> Aug 05 06:43PM
He byen cyrus, bann yon break le samdi, res ekip solís la ap bann yon brek le dimanch. Mwen ta mande moderatr fowom yo passe ti misil dous le dimanch.
Date: Sun, 5 Aug 2012 19:25:49 +0100
From: reseauc...@yahoo.fr
Subject: Re: [haitination.org] Herns Mesamours est un escroc et un prostitue politique
To: haiti-...@googlegroups.com
MWEN SE SAMEDI YO KONN DI KI KONSAKRE O REPO E A LA PRIERE ____________________RESEAU CITADELLE : LE COURAGE DE COMBATTRE LES DEMAGOGUES DE DROITE ET DE GAUCHE , LE COURAGE DE DIRE LAVERITE!!!"You can fool some people sometimes, But you can't fool all the people all the time." (Vous pouvez tromper quelques personnes, parfois, Mais vous ne pouvez pas tromper tout le monde tout le temps.) dixit Bob Marley.
De : kerlens TILUS <sne...@hotmail.com>
À : haiti-...@googlegroups.com
Envoyé le : Dimanche 5 août 2012 20h23
Objet : RE: [haitination.org] Herns Mesamours est un escroc et un prostitue politique
Pradel, len te timoun yo te aprann ti fraz sa: "Le dimanche est le jour consacre au repos a la priere et la messe. Ann fe yon trev pou jounen dimanch lan la. Na reprann zam nou demen.
> l’organisation GRAFNEH avant de creer COREJEN
> Premiere Escroquerie
> Mesamours rencontra le
militant des droits humains Jean Claude Bajeux
> reste garde pour sa bibliotheque personnel.
> Deuxieme Escroquerie
> Herns Mesamours est un fraudeur sur l’internet. Le
journaliste
> menti aux agents de l’immigration quand il leur declara qu’il etait un
> persecute politique du gouvernement Preval. Une consultation des
> experts et des rapports de
droits humains d’Haiti permet de decouvrir
> Mesamours est un vrai corrompu sur le terrain politique. Il recoit du
> cash de deux reseaux lavalas pour leur passer des informations qu’il
> collecte. Pendant la transition Latortue il recevait son
petit cash a
> Herns Mesamours est un chomeur. Nombreux sont ceux qui posent souvent
> la question, ou trouve-t-il de l’argent pour ses voyages, sejour a
> l’hotel et transferts? Mesamours a des liens avec deux
dealers de
> tentative Mesamours s’attaqua a coups de mensonges et de fabrications
> aux Consuls Generaux, Gandy Thomas, Atlanta, Francois Guillaume,
> Miami, Charles Forbin
New York, Alex Jospitre, Orlando et Alexandre,
> A la faculte de droit il essaya de faire chanter le doyen Veve. Il
> utilisa la presse pour s'attaquer et intimider le doyen a coups de
> fabrications. Pendant qu'il attaquait le doyen dans la presse
pour
> Herns Mesamours a trahi Lavalas en 2004. Durant la transition il a
> vendu son ame a la primature de Gerard Latortue.
> Il recevait son cash chaque mois de gwo Gera pour trahir
Lavalas.
> Christine Says...
> Herns Mesamours est un homme sans cractere.
> Il critiquait Laurent Lamothe et sa
politique de la diplomatie des affaires.
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> Notre site internet haitination.org (ou haiti-nation.com) où vos articles répertoriés sur le "forum" haiti-...@googlegroups.com sont régulièrement publiés a été remis a neuf ! Le projet Haiti-Nation a muri. Nous procédons désormais à quelques améliorations afin de le pérenniser tout en vous offrant un meilleur confort d'utilisation.
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hde...@yahoo.fr Aug 05 12:51PM
Bonjour,
Je pense que les fora haïtiens sont ouverts pour discuter dans le respect mutuel. Le choix des mots, des expressions de ceux qui y participent doit se faire dans cet esprit.
Je suggère donc que les gestionnaires de ces fora donnent aussi la possibilité aux participants de signaler tout message qui ne respecte pas cette règle. Une fois qu'un nombre de gens auront signalé cette dérive le message concerné ne devrait plus être affiché, ni relayé.
Chacun a le droit d'aimer ou de haïr un tel, mais tout le monde ne doit pas en souffrir.
Merci.
H-D EUSTACHE
Henri-David EUSTACHE, ing-agr
-----Original Message-----
From: haiti-...@googlegroups.com
Sender: haiti-...@googlegroups.com
Date: Sat, 04 Aug 2012 23:12:53
To: Destinataires du récapitulatif<haiti-...@googlegroups.com>
Reply-To: haiti-...@googlegroups.com
Subject: [haitination.org] Récapitulatif destiné à haiti-...@googlegroups.com - 25 messages dans 11 sujets
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Récapitulatif des sujets du jour
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Groupe: haiti-...@googlegroups.com
URL: http://groups.google.com/group/haiti-nation/topics
- Photo: N'ayant pas d'attachement réel en Haïti : chaque fin de Semaine, Laurent Lamothe laisse le pays pour se rendre chez lui pour passer Week-end avec sa famille [5 mises à jour]
http://groups.google.com/group/haiti-nation/t/2213f2cea28158c9
- Laurent Lamothe a humilié le petit Kalembert : Senateur Wenceslas a attendu 4 heures pour se voir renvoyer par Laurent Lamothe. [3 mises à jour]
http://groups.google.com/group/haiti-nation/t/bf2a8b69d2ed29f3
- LE RETOUR D’HAITI DANS LA FAMILLE AFRICAINE: Pratique panafricaniste ou politique néocoloniale ? Par Babacar M’bow [1 mise à jour]
http://groups.google.com/group/haiti-nation/t/d3b7228fd8b50ba
- Fan m LAKAY [1 mise à jour]
http://groups.google.com/group/haiti-nation/t/1e34f9a42a328209
- WHO IS MOISE JEAN CHARLES ?????????? [5 mises à jour]
http://groups.google.com/group/haiti-nation/t/d41d6aecc735fcdb
- Les élèves haïtiens vont perdre 1 mois à cause de l’argent détourné pour le carnaval des fleurs [2 mises à jour]
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- L’ouverture des classes renvoyée au 3 Octobre pour la tenue du carnaval des Dj et du troubadour [2 mises à jour]
http://groups.google.com/group/haiti-nation/t/ec371aade8dfe2d4
- Quand les bruits de Moise Jean Charles n'arrivent pas à cacher son passé destructeur et néfaste pour la nation. Moise ne sera pas sauvé de ces eaux. L'héritage est énorme. Ce serait trop facile! [2 mises à jour]
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- OPEN LETTER TO RESIDENTS IN IRVINGTON ,NEW JERSEY [2 mises à jour]
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- [5rgroup] Là vous avez raison! Près de 25 ans de Carnaval des fatras, de politique des fatras, et de Carnaval des grands mangeurs ont Boycotte la Gouvernance saine d'Haiti! Le niveau de confiance du peuple dans ses dirigeants a augmenté avec Martelly. [1 mise à jour]
http://groups.google.com/group/haiti-nation/t/35b804a4945291d4
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Sujet: Photo: N'ayant pas d'attachement réel en Haïti : chaque fin de Semaine, Laurent Lamothe laisse le pays pour se rendre chez lui pour passer Week-end avec sa famille
URL: http://groups.google.com/group/haiti-nation/t/2213f2cea28158c9
=============================================================================
---------- 1 sur 5 ----------
De: Ti Yvon Supris <yvons...@gmail.com>
Date: Aug 04 01:44PM -0400
URL: http://groups.google.com/group/haiti-nation/msg/c862e61b0c4900c7
*Laurent Lamothe pa fimen lokal *
**
N'ayant pas d'attachement reel a Haiti, A la fin de chaque semaine Laurent
Lamothe laisse le pays pour se rendre chez lui pour passer Week-end avec
sa famille
****
Après chaque semaine de vagabondage, bal, kanaval et passer la population
nan Kaka Laurent Lamothe laisse le pays pour aller chez lui bien
évidemment au frais des pauvres haïtiens avec des per diem
extraordinaires.****
Lajan leta, Gaz leta … fanm Colombienne … ****
*Laurent Lamothe pa fimen lokal *
**
--
Ti Yvon,
yvons...@gmail.com
Port-au-Prince, Haiti WI
twitter: @yvonsurpris
*Duvalieriste, Tonton Makout ak Democratie se lèt ak sitwon
**En Haïti, ce ne sont pas les institutions qui ont des problèmes mais la
bande des Duvaliéristes macoutes qui empêchent le renforcement de la
démocratie**.**
*"*Yvon Surpris*"
---------- 2 sur 5 ----------
De: edlinea...@gmail.com
Date: Aug 04 07:02PM
URL: http://groups.google.com/group/haiti-nation/msg/cc4063278f04fa7
Que va dire le boss de Ti Yvon qui parle de "pa fimen lokal"? Kiyes ki ka gen plis attachement pase yon Laurent Lamothe ki leve ki jwenn papa l ap travay pou Peyi l, gen lekol, jeune li reprezante peyi l déjà, e ki gen biznis nan peyi l?
-----Original Message-----
From: Ti Yvon Supris <yvons...@gmail.com>
Sender: tout-...@googlegroups.com
Date: Sat, 4 Aug 2012 13:44:51
To: <VIN...@yahoogroupes.fr>; .Tout - Haiti<tout-...@googlegroups.com>; 5rgroup<5rg...@yahoogroups.com>; DEBANASYONAL<DEBANA...@yahoogroups.com>; Forum Culturel<forumc...@googlegroups.com>; Grands Debats<grands...@yahoogroups.com>; haiti-nation<haiti-...@googlegroups.com>; haitian-advocacy<haitian-...@yahoogroups.com>; haitianthinktank<haitiant...@yahoogroups.com>; Haiticonnexion<HaitiCo...@yahoogroups.com>
Reply-To: tout-...@googlegroups.com
Subject: [Tout-Haiti] Photo: N'ayant pas d'attachement réel en Haïti : chaque fin de Semaine, Laurent Lamothe laisse le pays pour se rendre chez lui pour passer Week-end avec sa famille
*Laurent Lamothe pa fimen lokal *
**
N'ayant pas d'attachement reel a Haiti, A la fin de chaque semaine Laurent
Lamothe laisse le pays pour se rendre chez lui pour passer Week-end avec
sa famille
****
Après chaque semaine de vagabondage, bal, kanaval et passer la population
nan Kaka Laurent Lamothe laisse le pays pour aller chez lui bien
évidemment au frais des pauvres haïtiens avec des per diem
extraordinaires.****
Lajan leta, Gaz leta … fanm Colombienne … ****
*Laurent Lamothe pa fimen lokal *
**
--
Ti Yvon,
yvons...@gmail.com
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twitter: @yvonsurpris
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**En Haïti, ce ne sont pas les institutions qui ont des problèmes mais la
bande des Duvaliéristes macoutes qui empêchent le renforcement de la
démocratie**.**
*"*Yvon Surpris*"
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De: Pakapala93 <pakap...@yahoo.com>
Date: Aug 04 01:11PM -0500
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Ti-Yvon
Krimel pa janm bon mache yo paka pase mize fok ou gen nen men pou okipe yo et yo pa pwan neg bouda chire ak twou nan poch neg tankou'w yo al mande Titid la esplike'w
Sent via the Samsung Galaxy S™ II Skyrocket™, an AT&T 4G LTE smartphone.Ti Yvon Supris <yvons...@gmail.com> wrote:Laurent Lamothe pa fimen lokal
N'ayant pas d'attachement reel a Haiti, A la fin de chaque semaine Laurent Lamothe laisse le pays pour se rendre chez lui pour passer Week-end avec sa famille
Après chaque semaine de vagabondage, bal, kanaval et passer la population nan Kaka Laurent Lamothe laisse le pays pour aller chez lui bien évidemment au frais des pauvres haïtiens avec des per diem extraordinaires.
Lajan leta, Gaz leta … fanm Colombienne …
Laurent Lamothe pa fimen lokal
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De: Jean <jeanhe...@yahoo.fr>
Date: Aug 04 09:14PM +0200
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FAN M LAKAY
ou gen fyèl , pyé atè , nan lari sovaj , bokit sou tèt
ou edé pitit rivé nan lavi madichonen , nan chimen lekol
ou monté bwa tèt anba , tan kou moun fou
pou protegé ti may may , kont malè pandyé nan chak kwen
zo nan tèt , vi n mou , anba chay , loray krasé w
vièj peté je w , wap fèl rivé , men-n ak ti bak sirèt .
papa pati , ti moun kriyé misè , ak mank lanmou
koté w li jwen-n sekou , limiè kléré demen miyo
nan jé-w li wè lespwa gwondé , tanbou maré méchan ,
nan jé w chimen trouvé vant dépwavé anba gwangou
kouto digo sèklé la tè , pitit sou do ap tan-n kichoy
ou marinnen mizè ak lonè , anba solèy levé douvanjou
kilot séré , nan kè bwisé , men ou pap tonbé
desepsyon kon – n fenèt kay ou , tèlman ou goumen
dlo nan jé w, benyen gason san fyèl
fyèté fè bonè ti may may san papa , kap lité sèl
edikasyon kom zam, pou demen ka bèl
sakrifis nan doulè , ouvri pot pou ou
ki te mélé w , sa yo di sou ou , piti sé sèv Bondye , wap debat
pi bèl bagay ki ka rivé w , se pitit ou genyen
san lajan , san kont lan bank ak tè kom byen , wap lité
wap fout lité , anba lannuit , fènwa mayonnen lougowou
ou kréyé metyé ki pa egsisté
ou li nan liv san fèy , ou kriyé dlo paka soti
pou ou bay ti moun linstriksyon ke papa pa okipé
ou tren nen tankou chini , pou w jwen n kichoy
ou mandé tankou mandyan , pou timoun ka pwop
ou maché tankou moun fou , pou bonè timoun
trip foumi se sanmi ou , tèlman ou gen pasyans
ou aksepté , sa ki pa bon , pou tèt levé demen
goumen chak jou ak lwa nan peristil
pou tèt klè ka simayé , nan kay manbo .
mari manti chak jou
ou fèmen jè w
ou di jalouzi mèsi , demen ka tris
san remo ou padonnen
nan sèvo mari , yon ti zizi ranplasé
mouché regrèt infidélité-l
ou di jistis kanpé , paské ou renmen .
Misyé pa gen lajan , pou ti moun
men misyé péyé jwèt bolèt
ak fan m deyo , ak bal
ou négligé nan kalfou lanmou
li derespekte w lajounen kou lannwit
men ou doubout
ou sèmanté , ou pa pwal anba poto .
Fan -m lakay , ou fout bèl men-m nan mizè
lodè ko w pi bon pasé lajan , ou santibon tankou jasmen
san rob , jupon tounen nwisèt vire tèt nèg
zotèy kriyen , kriyé vini souplé , oswè ya pou nou
ti tèt gridap plan plas , kom bougi lakay , nan pyès fènwa
dlo sot nan tèt , glisé riyèl do w , dyol ti nèg niché
marigwen gwondé voom voom , misik clasik pran plas
riyèl fant pyè , jwen n lang ti nèg , nan paradi
san lanbara , ou najé nan jwisans san fen ,
kaban n kanpé sou 4 pikèt ,solid tankou rok ,
resevwa ason , ko w tranpé nan swé ti nèg
lwil ésansyél pa ka parèt , ou kléré tankou zanj
sonnen kleron nan kay , ti moun domi pwen seré
dan séré ou pran ason , lakay pa gran , nou pran l konsa
tankou mabouya , ou dansé san bwi , ren san zo
men n mizè chapé devan difè ko w
tete pwenti, bouda kanpé , o fan m lakay ko w di tankou asyé
li viré tèt tinon – m
ko nan ko, nap feté
latè kontan , Bondye ap gadé
san prekotyon ti moun tonbé
hymèn devantré , men-n apré timoun ou fout dous
men -n pasé dous makos
fan -m lakay se fan-m fè
anyen pa fèl pè .
Jean Herby
---------- 5 sur 5 ----------
De: Wesly Deguerre <pakap...@yahoo.com>
Date: Aug 04 03:19PM -0700
URL: http://groups.google.com/group/haiti-nation/msg/7a10b9f9e413b806
mem sa dominiken ak fe fanmi nou anplis 99% kaka wap voye ba nou pou mange
=============================================================================
Sujet: Laurent Lamothe a humilié le petit Kalembert : Senateur Wenceslas a attendu 4 heures pour se voir renvoyer par Laurent Lamothe.
URL: http://groups.google.com/group/haiti-nation/t/bf2a8b69d2ed29f3
=============================================================================
---------- 1 sur 3 ----------
De: Ti Yvon Supris <yvons...@gmail.com>
Date: Aug 04 12:47PM -0400
URL: http://groups.google.com/group/haiti-nation/msg/2e09710baf3cfc3
Laurent Lamothe a humilié le petit Kalembert : Senateur Wenceslas a attendu
4 heures pour se voir renvoyer par Laurent Lamothe.****
Haiti Leaks :****
****
Le PM-Président Laurent LAMOTHE a humiliée le Sénateur-flatteur Wenceslas
LAMBERT. Ce Sénateur a attendu pendant quatre (4) heures de temps au bureau
du PM.****
*
*
*En ouvrant, la porte de son bureau, Lamothe n’a pas non seulement salué le
Sénateur mais aussi est parti sans dire bonjour.*
*
*
*Rappelons que Lamothe est devenu Premier Ministre après avoir monnayé les
parlementaires de 75,000 dollars….*
** **
Est-ce que cela signifie que le camp des Kalambert Ti Lambert et Gros
Lambert a été circoncis
--
Ti Yvon,
yvons...@gmail.com
Port-au-Prince, Haiti WI
twitter: @yvonsurpris
*Duvalieriste, Tonton Makout ak Democratie se lèt ak sitwon
**En Haïti, ce ne sont pas les institutions qui ont des problèmes mais la
bande des Duvaliéristes macoutes qui empêchent le renforcement de la
démocratie**.**
*"*Yvon Surpris*"
---------- 2 sur 3 ----------
De: edlinea...@gmail.com
Date: Aug 04 06:37PM
URL: http://groups.google.com/group/haiti-nation/msg/1d651af234cd3ee7
Quand Yvon SA s'en prend à un honorable sénateur de la république. Ti Yvon nan kouri. Li nan yon won san baton. Li rive menm di sa pou l pa di sou propre boss li. Charlemagneperaltement!
-----Original Message-----
From: Ti Yvon Supris <yvons...@gmail.com>
Sender: tout-...@googlegroups.com
Date: Sat, 4 Aug 2012 12:47:56
To: <VIN...@yahoogroupes.fr>; .Tout - Haiti<tout-...@googlegroups.com>; 5rgroup<5rg...@yahoogroups.com>; DEBANASYONAL<DEBANA...@yahoogroups.com>; Forum Culturel<forumc...@googlegroups.com>; Grands Debats<grands...@yahoogroups.com>; haiti-nation<haiti-...@googlegroups.com>; haitian-advocacy<haitian-...@yahoogroups.com>; haitianthinktank<haitiant...@yahoogroups.com>; Haiticonnexion<HaitiCo...@yahoogroups.com>
Reply-To: tout-...@googlegroups.com
Subject: [Tout-Haiti] Laurent Lamothe a humilié le petit Kalembert : Senateur Wenceslas a attendu 4 heures pour se voir renvoyer par Laurent
kerlens TILUS <sne...@hotmail.com> Aug 05 06:14PM
Mwen dako.
Subject: Il faut établir un contrôle sur les échanges sur nos fora_ Re: [haitination.org] Récapitulatif destiné à haiti-...@googlegroups.com - 25 messages dans 11 sujets
To: haiti-...@googlegroups.com
From: hde...@yahoo.fr
Date: Sun, 5 Aug 2012 12:51:21 +0000
Bonjour,
Je pense que les fora haïtiens sont ouverts pour discuter dans le respect mutuel. Le choix des mots, des expressions de ceux qui y participent doit se faire dans cet esprit.
Je suggère donc que les gestionnaires de ces fora donnent aussi la possibilité aux participants de signaler tout message qui ne respecte pas cette règle. Une fois qu'un nombre de gens auront signalé cette dérive le message concerné ne devrait plus être affiché, ni relayé.
Chacun a le droit d'aimer ou de haïr un tel, mais tout le monde ne doit pas en souffrir.
Merci.
H-D EUSTACHEHenri-David EUSTACHE, ing-agrFrom: haiti-...@googlegroups.com
Sender: haiti-...@googlegroups.com
Date: Sat, 04 Aug 2012 23:12:53 +0000To: Destinataires du récapitulatif<haiti-...@googlegroups.com>ReplyTo: haiti-...@googlegroups.com
Subject: [haitination.org] Récapitulatif destiné à haiti-...@googlegroups.com - 25 messages dans 11 sujets
Récapitulatif des sujets du jour
Groupe: http://groups.google.com/group/haiti-nation/topics
Photo: N'ayant pas d'attachement réel en Haïti : chaque fin de Semaine, Laurent Lamothe laisse le pays pour se rendre chez lui pour passer Week-end avec sa famille [5 mises à jour]
Laurent Lamothe a humilié le petit Kalembert : Senateur Wenceslas a attendu 4 heures pour se voir renvoyer par Laurent Lamothe. [3 mises à jour]
LE RETOUR D’HAITI DANS LA FAMILLE AFRICAINE: Pratique panafricaniste ou politique néocoloniale ? Par Babacar M’bow [1 mise à jour]
Fan m LAKAY [1 mise à jour]
WHO IS MOISE JEAN CHARLES ?????????? [5 mises à jour]
Les élèves haïtiens vont perdre 1 mois à cause de l’argent détourné pour le carnaval des fleurs [2 mises à jour]
Nucléaire Iranien : Fanatisme en 3 C … [1 mise à jour]
L’ouverture des classes renvoyée au 3 Octobre pour la tenue du carnaval des Dj et du troubadour [2 mises à jour]
Quand les bruits de Moise Jean Charles n'arrivent pas à cacher son passé destructeur et néfaste pour la nation. Moise ne sera pas sauvé de ces eaux. L'héritage est énorme. Ce serait trop facile! [2 mises à jour]
OPEN LETTER TO RESIDENTS IN IRVINGTON ,NEW JERSEY [2 mises à jour]
[5rgroup] Là vous avez raison! Près de 25 ans de Carnaval des fatras, de politique des fatras, et de Carnaval des grands mangeurs ont Boycotte la Gouvernance saine d'Haiti! Le niveau de confiance du peuple dans ses dirigeants a augmenté avec Martelly. [1 mise à jour]
Photo: N'ayant pas d'attachement réel en Haïti : chaque fin de Semaine, Laurent Lamothe laisse le pays pour se rendre chez lui pour passer Week-end avec sa famille
Ti Yvon Supris <yvons...@gmail.com> Aug 04 01:44PM -0400
*Laurent Lamothe pa fimen lokal *
**
N'ayant pas d'attachement reel a Haiti, A la fin de chaque semaine Laurent
Lamothe laisse le pays pour se rendre chez lui pour passer Week-end avec
sa famille
****
Après chaque semaine de vagabondage, bal, kanaval et passer la population
nan Kaka Laurent Lamothe laisse le pays pour aller chez lui bien
évidemment au frais des pauvres haïtiens avec des per diem
extraordinaires.****
Lajan leta, Gaz leta … fanm Colombienne … ****
*Laurent Lamothe pa fimen lokal *
**
--
Ti Yvon,
yvons...@gmail.com
Port-au-Prince, Haiti WI
twitter: @yvonsurpris
*Duvalieriste, Tonton Makout ak Democratie se lèt ak sitwon
**En Haïti, ce ne sont pas les institutions qui ont des problèmes mais la
bande des Duvaliéristes macoutes qui empêchent le renforcement de la
démocratie**.**
*"*Yvon Surpris*"
edlinea...@gmail.com Aug 04 07:02PM
Que va dire le boss de Ti Yvon qui parle de "pa fimen lokal"? Kiyes ki ka gen plis attachement pase yon Laurent Lamothe ki leve ki jwenn papa l ap travay pou Peyi l, gen lekol, jeune li reprezante peyi l déjà, e ki gen biznis nan peyi l?
-----Original Message-----
From: Ti Yvon Supris <yvons...@gmail.com>
Sender: tout-...@googlegroups.com
Date: Sat, 4 Aug 2012 13:44:51
To: <VIN...@yahoogroupes.fr>; .Tout - Haiti<tout-...@googlegroups.com>; 5rgroup<5rg...@yahoogroups.com>; DEBANASYONAL<DEBANA...@yahoogroups.com>; Forum Culturel<forumc...@googlegroups.com>; Grands Debats<grands...@yahoogroups.com>; haiti-nation<haiti-...@googlegroups.com>; haitian-advocacy<haitian-...@yahoogroups.com>; haitianthinktank<haitiant...@yahoogroups.com>; Haiticonnexion<HaitiCo...@yahoogroups.com>
Reply-To: tout-...@googlegroups.com
Subject: [Tout-Haiti] Photo: N'ayant pas d'attachement réel en Haïti : chaque fin de Semaine, Laurent Lamothe laisse le pays pour se rendre chez lui pour passer Week-end avec sa famille
*Laurent Lamothe pa fimen lokal *
**
N'ayant pas d'attachement reel a Haiti, A la fin de chaque semaine Laurent
Lamothe laisse le pays pour se rendre chez lui pour passer Week-end avec
sa famille
****
Après chaque semaine de vagabondage, bal, kanaval et passer la population
nan Kaka Laurent Lamothe laisse le pays pour aller chez lui bien
évidemment au frais des pauvres haïtiens avec des per diem
extraordinaires.****
Lajan leta, Gaz leta … fanm Colombienne … ****
*Laurent Lamothe pa fimen lokal *
**
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Ti Yvon,
yvons...@gmail.com
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twitter: @yvonsurpris
*Duvalieriste, Tonton Makout ak Democratie se lèt ak sitwon
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Pakapala93 <pakap...@yahoo.com> Aug 04 01:11PM -0500
Ti-Yvon
Krimel pa janm bon mache yo paka pase mize fok ou gen nen men pou okipe yo et yo pa pwan neg bouda chire ak twou nan poch neg tankou'w yo al mande Titid la esplike'w
Sent via the Samsung Galaxy S™ II Skyrocket™, an AT&T 4G LTE smartphone.Ti Yvon Supris <yvons...@gmail.com> wrote:Laurent Lamothe pa fimen lokal
N'ayant pas d'attachement reel a Haiti, A la fin de chaque semaine Laurent Lamothe laisse le pays pour se rendre chez lui pour passer Week-end avec sa famille
Après chaque semaine de vagabondage, bal, kanaval et passer la population nan Kaka Laurent Lamothe laisse le pays pour aller chez lui bien évidemment au frais des pauvres haïtiens avec des per diem extraordinaires.
Lajan leta, Gaz leta … fanm Colombienne …
Laurent Lamothe pa fimen lokal
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Ti Yvon,
yvons...@gmail.com
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En Haïti, ce ne sont pas les institutions qui ont des problèmes mais la bande des Duvaliéristes macoutes qui empêchent le renforcement de la démocratie.
"Yvon Surpris"
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Jean <jeanhe...@yahoo.fr> Aug 04 09:14PM +0200
FAN M LAKAY
ou gen fyèl , pyé atè , nan lari sovaj , bokit sou tèt
ou edé pitit rivé nan lavi madichonen , nan chimen lekol
ou monté bwa tèt anba , tan kou moun fou
pou protegé ti may may , kont malè pandyé nan chak kwen
zo nan tèt , vi n mou , anba chay , loray krasé w
vièj peté je w , wap fèl rivé , men-n ak ti bak sirèt .
papa pati , ti moun kriyé misè , ak mank lanmou
koté w li jwen-n sekou , limiè kléré demen miyo
nan jé-w li wè lespwa gwondé , tanbou maré méchan ,
nan jé w chimen trouvé vant dépwavé anba gwangou
kouto digo sèklé la tè , pitit sou do ap tan-n kichoy
ou marinnen mizè ak lonè , anba solèy levé douvanjou
kilot séré , nan kè bwisé , men ou pap tonbé
desepsyon kon – n fenèt kay ou , tèlman ou goumen
dlo nan jé w, benyen gason san fyèl
fyèté fè bonè ti may may san papa , kap lité sèl
edikasyon kom zam, pou demen ka bèl
sakrifis nan doulè , ouvri pot pou ou
ki te mélé w , sa yo di sou ou , piti sé sèv Bondye , wap debat
pi bèl bagay ki ka rivé w , se pitit ou genyen
san lajan , san kont lan bank ak tè kom byen , wap lité
wap fout lité , anba lannuit , fènwa mayonnen lougowou
ou kréyé metyé ki pa egsisté
ou li nan liv san fèy , ou kriyé dlo paka soti
pou ou bay ti moun linstriksyon ke papa pa okipé
ou tren nen tankou chini , pou w jwen n kichoy
ou mandé tankou mandyan , pou timoun ka pwop
ou maché tankou moun fou , pou bonè timoun
trip foumi se sanmi ou , tèlman ou gen pasyans
ou aksepté , sa ki pa bon , pou tèt levé demen
goumen chak jou ak lwa nan peristil
pou tèt klè ka simayé , nan kay manbo .
mari manti chak jou
ou fèmen jè w
ou di jalouzi mèsi , demen ka tris
san remo ou padonnen
nan sèvo mari , yon ti zizi ranplasé
mouché regrèt infidélité-l
ou di jistis kanpé , paské ou renmen .
Misyé pa gen lajan , pou ti moun
men misyé péyé jwèt bolèt
ak fan m deyo , ak bal
ou négligé nan kalfou lanmou
li derespekte w lajounen kou lannwit
men ou doubout
ou sèmanté , ou pa pwal anba poto .
Fan -m lakay , ou fout bèl men-m nan mizè
lodè ko w pi bon pasé lajan , ou santibon tankou jasmen
san rob , jupon tounen nwisèt vire tèt nèg
zotèy kriyen , kriyé vini souplé , oswè ya pou nou
ti tèt gridap plan plas , kom bougi lakay , nan pyès fènwa
dlo sot nan tèt , glisé riyèl do w , dyol ti nèg niché
marigwen gwondé voom voom , misik clasik pran plas
riyèl fant pyè , jwen n lang ti nèg , nan paradi
san lanbara , ou najé nan jwisans san fen ,
kaban n kanpé sou 4 pikèt ,solid tankou rok ,
resevwa ason , ko w tranpé nan swé ti nèg
lwil ésansyél pa ka parèt , ou kléré tankou zanj
sonnen kleron nan kay , ti moun domi pwen seré
dan séré ou pran ason , lakay pa gran , nou pran l konsa
tankou mabouya , ou dansé san bwi , ren san zo
men n mizè chapé devan difè ko w
tete pwenti, bouda kanpé , o fan m lakay ko w di tankou asyé
li viré tèt tinon – m
ko nan ko, nap feté
latè kontan , Bondye ap gadé
san prekotyon ti moun tonbé
hymèn devantré , men-n apré timoun ou fout dous
men -n pasé dous makos
fan -m lakay se fan-m fè
anyen pa fèl pè .
Jean Herby
Wesly Deguerre <pakap...@yahoo.com> Aug 04 03:19PM -0700
mem sa dominiken ak fe fanmi nou anplis 99% kaka wap voye ba nou pou mange
Laurent Lamothe a humilié le petit Kalembert : Senateur Wenceslas a attendu 4 heures pour se voir renvoyer par Laurent Lamothe.
Ti Yvon Supris <yvons...@gmail.com> Aug 04 12:47PM -0400
Laurent Lamothe a humilié le petit Kalembert : Senateur Wenceslas a attendu
4 heures pour se voir renvoyer par Laurent Lamothe.****
Haiti Leaks :****
****
Le PM-Président Laurent LAMOTHE a humiliée le Sénateur-flatteur Wenceslas
LAMBERT. Ce Sénateur a attendu pendant quatre (4) heures de temps au bureau
du PM.****
*
*
*En ouvrant, la porte de son bureau, Lamothe n’a pas non seulement salué le
Sénateur mais aussi est parti sans dire bonjour.*
*
*
*Rappelons que Lamothe est devenu Premier Ministre après avoir monnayé les
parlementaires de 75,000 dollars….*
** **
Est-ce que cela signifie que le camp des Kalambert Ti Lambert et Gros
Lambert a été circoncis
--
Ti Yvon,
yvons...@gmail.com
Port-au-Prince, Haiti WI
twitter: @yvonsurpris
*Duvalieriste, Tonton Makout ak Democratie se lèt ak sitwon
**En Haïti, ce ne sont pas les institutions qui ont des problèmes mais la
bande des Duvaliéristes macoutes qui empêchent le renforcement de la
démocratie**.**
*"*Yvon Surpris*"
edlinea...@gmail.com Aug 04 06:37PM
Quand Yvon SA s'en prend à un honorable sénateur de la république. Ti Yvon nan kouri. Li nan yon won san baton. Li rive menm di sa pou l pa di sou propre boss li. Charlemagneperaltement!
-----Original Message-----
From: Ti Yvon Supris <yvons...@gmail.com>
Sender: tout-...@googlegroups.com
Date: Sat, 4 Aug 2012 12:47:56
To: <VIN...@yahoogroupes.fr>; .Tout - Haiti<tout-...@googlegroups.com>; 5rgroup<5rg...@yahoogroups.com>; DEBANASYONAL<DEBANA...@yahoogroups.com>; Forum Culturel<forumc...@googlegroups.com>; Grands Debats<grands...@yahoogroups.com>; haiti-nation<haiti-...@googlegroups.com>; haitian-advocacy<haitian-...@yahoogroups.com>; haitianthinktank<haitiant...@yahoogroups.com>; Haiticonnexion<HaitiCo...@yahoogroups.com>
Reply-To: tout-...@googlegroups.com
Subject: [Tout-Haiti] Laurent Lamothe a humilié le petit Kalembert : Senateur Wenceslas a attendu 4 heures pour se voir renvoyer par Laurent Lamothe.
Laurent Lamothe a humilié le petit Kalembert : Senateur Wenceslas a attendu
4 heures pour se voir renvoyer par Laurent Lamothe.****
Haiti Leaks :****
****
Le PM-Président Laurent LAMOTHE a humiliée le Sénateur-flatteur Wenceslas
LAMBERT. Ce Sénateur a attendu pendant quatre (4) heures de temps au bureau
du PM.****
*
*
*En ouvrant, la porte de son bureau, Lamothe n’a pas non seulement salué le
Sénateur mais aussi est parti sans dire bonjour.*
*
*
*Rappelons que Lamothe est devenu Premier Ministre après avoir monnayé les
parlementaires de 75,000 dollars….*
** **
Est-ce que cela signifie que le camp des Kalambert Ti Lambert et Gros
Lambert a été circoncis
--
Ti Yvon,
yvons...@gmail.com
Port-au-Prince, Haiti WI
twitter: @yvonsurpris
*Duvalieriste, Tonton Makout ak Democratie se lèt ak sitwon
Roupy <ro...@aol.com> Aug 05 02:11PM -0400
GRAND CONCOURS DE SLOGAN ELECTORAL
pour animer la campagne electorale du future candidat au poste de Councilman at Large 2014
a Irvington Township , New Jersey
Le sogan doit etre court , en anglais et facile a memoriser
Soumettre votre solgan avant le 24 Novembre 2012
Envoyez vos slogans a l'adreese email plus haut avec votre nom et # de telephone de contact
L'internaute qui aura soumi le slogan gagnant recevra un gift certificate diner pour deux a Irvington Restaurant 12 82 Springfield Ave. Irvington , New Jersey valable pour le mois de Decembre 2012 .
Jude Deronceray
Futur Candidat au Poste de Councilman at Large 2014
Irvington Township , New Jersey
Le Service des Relations Publiques
du Future Candidat Jude Deronceray
(973) 517 - 6308
"Josué Pierre Dahomey" <pierr...@yahoo.fr> Aug 04 02:39AM +0100
Michel-Rolph
Trouillot : Une citadelle contre les silences de l’histoire
Josué Pr. Dahomey
La disparition de Michel-Rolph Trouillot n’est
pas sans conséquence pour le monde de la pensée. L’homme était une figure
mondialement reconnue pour son apport au renouvellement de l’anthropologie
contemporaine. D’aucuns sont persuadés qu’il était le plus grand des intellectuels
haïtiens de sa génération. Son nom devra s’ériger comme une citadelle, ou
mieux, comme une émeraude de l’esprit plantée dans notre océan d’histoire
tumultueuse pour en sonder la profondeur et en indiquer le signifié. Ce nom est
l’index d’une singulière force de réflexion, la marque d’une puissance
intellectuelle capable de faire reculer les frontières des disciplines
académiques. L’homme a atteint le sommet des esprits hautement appliqués pour
devenir l’un des plus beaux phares éclairant notre histoire. L’œuvre
anthropologique de Michel-Rolph Trouillot nous projette dans une traversée du
miroir faisant advenir notre conscience de soi historique dans la clarté
immédiate, néanmoins par la médiation d’un décryptage de maître.
Plus qu’un
historien, Michel Rolph Trouillot était un penseur de l’histoire. Il était le penseur
de l’histoire haïtienne en tant quecette
histoire est celle de la première Nation postcoloniale de la modernité, tout
comme il était un penseur critique de l’histoire de l’occident en tant qu’elle
est parsemée de silences et de mémoires sélectives. Hégélien dans la portée de
sa réflexion et foucaldien dans l’essence de sa pensée, Michel Rolph Trouillot était
également un lecteur attentif d’Hannah Arendt. Sans doute, l’œuvre de
Michel-Rolph Trouillot, de par son historicité et l’ampleur des pensées dont
elle est jalonnée, est à la croisée de chemins critiques d’où naissent les plus
hautes idées du génie de la postmodernité. Au creuset de son ‘constructivisme’
postmoderniste, on cotoie Césaire, Appadurai, Fanon, Bourdieu, Sidney Mintz, Samir
Amin, Derrida, Sala-Molins, Paul Moral, Borges, Gramsci, tous employés en tant que
médecins de l’histoire au chevet de la question haïtienne.
Pour autant,
Michel-Rolph Trouillot n’avait pas moins ce sens aigu de l’apport irremplaçable
des intellectuels haïtiens qui se sont mûsà la
fois sur deux pôles, comme sujets et objet de l’histoire telle qu’elle s’est
déployée dans notre arène nationale. Il a fallu tout simplement son génie pour
faire dialoguer dans une même œuvre des penseurs aussi substantiels que
différents comme Leslie Manigat, Gérard Pierre-Charles, Georges Anglade, Benoit
Joachim, Laennec Hurbon, Roger Gaillard, Claude Moise, Alain Turnier, Georges
Convington, Suzy Castor, sans oublier ceux qui ont éclairé des moments
antérieurs de notre passé comme Anténor Firmin, Jean Price-Mars, Edmond Paul,
Louis-Joseph Janvier, Demesvar Deslorme, Dantes Bellegarde, Hannibal Price.
Michel-Rolph
Trouillot était le penseur par excellence de notre condition de peuple. A
travers son œuvre, tous nos siècles d’histoire nous contemplent. Ses ouvrages
les plus attentifs à la question haïtienne, à savoir Ti dife boule sou listwa dayiti (1977) et Les racines historiques de l’Etat duvaliérien (1986), auraient pu
se combiner pour s’intituler comprendre
Haïti. Dans les racines historiques de l’Etat duvaliérien, l’anthropologue a
fait le pari d’analyser les conditions de possibilité du totalitarisme duvaliériste
dans notre vie de peuple. Et tout compte fait, il a indéniablement réussi à
relever le défi d’amener à la lumière les pans les plus obscurs des grandes
problématiques de notre trajectoire historique. Toutes les questions majeures y
sont formulées, toutes les structures sont arpentées, tous les acteurs sont
observés. La paysannerie, l’Etat, la nation, la bourgeoise, les élites
politiques et économiques, nos démons historiques, les spectres susceptibles de
nous hanter longtemps encore, en passant par « les démences qui nous guettent »
à chaque instant : l’anthropologue n’a rien laissé au hasard. Et pourtant,
si le livre parle du lieu de l’analyse historique, sa visée, selon les mots
mêmes de Michel-Rolph Trouillot, est encore plus essentielle : « cette
analyse, nous dit-il, est un plaidoyer pour la réconciliation de l’Etat et de
la Nation.»
Les racines historiques de l’Etat duvaliériena fait ressortir les problèmes
structurels à la base de notre formation de peuple, lesquels allaient paver la
voie au duvaliérisme. Il a démontré que le totalitarisme dont on a fait
l’expérience n’était pas imposé « d’en haut ou du dehors à la structure
sociale haïtienne.» Au terme d’une analyse globale et cohérente de la formation
sociale haïtienne, il a décortiqué les structures sociétales c’est à dire
« les relations de production et de distribution, les formules de pouvoir,
les codes sociaux et culturels » afin de saisir les arcanes de l’Etat
prédateur devenu totalitaire avec Duvalier. Ainsi, dans la mesure où l’on peut
dire que la nature d’un Etat prend ses racines dans les rapports sociaux,
Michel Rolph Trouillot a fait remonter ses analyses assez loin dans l’histoire
de notre structuration sociale pour constater que « l’Etat et la Nation
démarraient, dès 1801, dans des directions opposées.»De
ce fait, une situation de déséquilibre historique profond se manifestait dans
l’écart entre l’Etat et la Nation, car « une fois l’esclavage aboli, une
fois l’indépendance politique établie… les intérêts de classe des dirigeants
noirs et mulâtres les portaient à maintenir la grande propriété et le procès de
travail hérité de l’ancien régime [aux dépens de] la formulation d’une
politique de la production et de la distribution qui prenne en charge les intérêts
de la paysannerie.»
Le diagnostic de
Michel-Rolph Trouillot fut donc sans ambiguïté : « … car finalement, écrit-il,
il n’y a qu’une question haïtienne : celle de la paysannerie. La
paysannerie comme ressource ; la
paysannerie comme enjeu ; la paysannerie comme problème.» De prime abord,
le constat peut paraître anodin. Mais il faut entendre derrière ce diagnostic
apparemment tout simple, que ce sont au fond les ramifications de la question
paysanne qui, plongeant leurs racines dans les vestiges de notre passé
colonial, sont susceptibles de nous révéler les éléments souterrains qui n’ont
de cesse de nous miner à travers ses continuités sous-jacentes. Dans ce sens,
derrière la simplicité apparente du diagnostic, l’archéologie sociétale de Michel-Rolph
Trouillot va nous conduire à extirper de part en part tous les éléments de
complexité de la question haïtienne. Ainsi la question de la paysannerie s’est
révélée comme celle de la Nation écartelée entre 1) un pouvoir politique d’Etat,
gesticulant dans la « posture nationaliste » mais prenant ses
décisions contre la Nation ; 2) les intérêts socio-économiques des « élites
militaires », de « la bourgeoisie commerçante » tout comme des
« parasites urbains », qui tous ont leurs « intérêts fondamentalement
opposés à la consolidation de l’Etat-Nation » ; et enfin 3) cette question
s’est manifestée comme celle de la Nation écartelée à travers des codes sociaux
et culturels qui érigeaient une certaine reproduction sociale en Haïti sur le
préjugé de couleur et au détriment de tout ce que représentait la culture
paysanne.
Restons-en à ce
dernier point pour essayer de comprendre pourquoi notre société, qui aime tant
se regarder-voir comme premier peuple noir du monde moderne, reproduit
systématiquement les ‘forfaitures’ politiques du préjugé de couleur. En effet,
les observations de Michel-Rolph Trouillot concernant le problème du préjugé de
couleur en Haïti sont particulièrement pénétrantes. Contre les idées reçues et
les sentiers battus, l’anthropologue a érigé un double cran d’arrêt. D’une part,
contrairement à ce que professait la droite noiriste duvaliériste qui en tirait
les plus vils profits, « le préjugé n’est pas la contradiction de base de
la société haïtienne, [d’autre part] il n’est pas non plus un simple reflet des
structures économiques… comme le veut une certaine gauche anxieuse de nier les
bénéfices qu’elle en a tirés. » Au fond, dans un contexte culturel et
géopolitique de (post-)colonisation esclavagiste, le déploiement historique des
nouvelles tendances lourdes du monde moderne s’inscrit dans la dynamique d’une
« division internationale du travail [qui] se double d’une hiérarchie des
races, des couleurs, des religions, et des cultures. » Dans ce contexte global, le préjugé de couleur est
une donnée structurelle fondamentale à laquelle les sociétés dites modernes étaient
encore loin d’échapper. Par ailleurs, quant aux sites de sa manifestation
interne à la société postcoloniale haïtienne, l’anthropologue nous a conviés au
constat qu’une certaine reproduction sociale ayant le préjugé de couleur en
soubassement, va s’adosser voire se confondre à une certaine reproduction biologique. On a donc
un cercle où la reproduction biologique du mulâtrisme va de pair avec la
reproduction sociale de privilèges liés aux préjugés de couleur et à des
pratiques systématiques de discrimination en Haïti.
Ainsi, pour des
raisons historiques liées, entre autres, à la colonisation esclavagiste et au
mode de structuration sociale à St-Domingue, le préjugé de couleur va se
perpétuer en Haïti dans la forme du mulâtrisme. Mais comment dans un contexte
démographique avec une écrasante majorité de noirs, le mulâtrisme va t-il
pouvoir se reproduire et reconduire les représentations et les privilèges
sociaux auxquels il s’est historiquement adossé ? La réponse de
l’anthropologue est révélatrice d’une pratique sociale devenue code culturel en
Haïti : les mulâtres se sont longtemps réfugiés dans l’endogamie comme
stratégie de reproduction sociale. L’endogamie comme mode de reproduction par
le mariage à l’intérieur de son groupe social fermé, devient, avec le
mulâtrisme en Haïti, un système où la reproduction du préjugé de couleur et des
privilèges sociaux et économiques qui y sont liés se trouvent perpétués. Ainsi
en Haïti, reproduction sociale et reproduction biologique se sont longtemps
recoupées, du moins en ce qui concerne « la mulâtrerie en tant que couche
sociale.»
Cependant, deux
nuances sont fondamentales chez Michel Rolph Trouillot sur la question de
couleur en Haïti. D’une part, s’il est vrai que la reproduction de la
mulâtrerie comme couche sociale « s’emboite à la reproduction des couches
dominantes, la couleur ne reproduit pas [intégralement] la structure
économique.» Cette première nuance est d’importance en ce qu’elle permet
d’établir que, historiquement, les éléments de la classe économique dominante
n’étaient pas tous mulâtres. Mais c’est là où la question du mulâtrisme devient un important
objet d’étude pour l’anthropologue, car, constate-il, sans être eux-mêmes mulâtres
de complexion de peau, la plupart des acteurs noirs, qu’ils soient déjà situés
en haut de l’échelle sociale ou en mobilité socio-économique, étaient souvent
mulâtristes. Autrement dit, la couleur prend une curieuse valeur sociale où le « passage
du champ noir au champ mulâtre double presque toujours une promotion économique
[ou sociale]. » D’autre part, même si l’endogamie devait servir de
bouclier dans ce cercle de double reproduction mulâtriste/reproduction sociale,
le mulâtrisme était aussi garanti à la fois par des alliances de familles
(assez peu mais bien puissantes), et aussi plus largement, par des alliances
politiques. La dimension politique aura été une dimension fondamentale dans la
question de couleur en Haïti.
Implicitement ou
explicitement, depuis l’indépendance jusqu’aux Duvalier, les jeux de pouvoir
devaient à chaque fois répondre à la question : « de quelle couleur
est le pouvoir ?» Et en effet, « dès 1843, écrit Michel-Rolph Trouillot,
une certaine élite noire revendique l’exclusivité de la représentation
épidermique – forçant l’élite mulâtre au discours des plus capables. Dans les
faits, les factions politiques noiristes ne se débarrassaient jamais de leur
propres mulâtres. Les factions politiques mulâtres, à leur tour, intégraient
presque toujours des intellectuels et des militaires noirs, recrutés le plus
souvent parmi les nouveaux adhérents à l’emblème oligarchique. C’est dans
l’échange de ces groupes que le préjugé de couleur se renouvelle et renouvelle
en même temps la domination de classe. »
Même le noirisme
duvaliériste (qu’il ne faut pas confondre avec l’indigénisme ni avec la
négritude) était au mieux une diversion ou manipulation politicienne, au pire
un mulâtrisme hypocrite, ou en tout cas – ce qui revient au même – le noirisme
duvaliériste était comme une sorte de ruse de la raison mulâtriste. Car au
fond, sous la forme du jean-claudisme, le duvaliérisme a littéralement convergé
vers « la reproduction du mulâtrisme.» Et, « fou qui croit que
Jean-Claude Duvalier trahissait le rêve : c’était ça, le rêve. Car
François Duvalier lui-même, dans son privé social, misait sur un certain futur
clair », indique Michel-Rolph Trouillot.
Tout compte fait,
la fascination pour le complexion épidermique claire a longtemps marqué
l’imaginaire politique et social haïtien. Face à un tel diagnostic de
l’anthropologue, l’on est en droit se de demander si, d’une façon ou d’une
autre, nous n’avons pas encore aujourd’hui à répondre à cette question qui, par
une curieuse dialectique fait s’imbriquer sournoisement politique de couleur à
une certaine couleur de la politique nationale. Néanmoins, Michel-Rolph trouillot
nous aurait exhortés à ne pas perdre de vue la vraie question qui est, en
dernière instance, celle de la place à accorder à la paysannerie essaimée en
masses paupérisées des bidonvilles. Cette question est d’autant plus pertinente
aujourd’hui que, par le plus étonnant des hasards politiques, c’est sous un
certain label de « réponse paysanne » que s’est présentée la nouvelle
ruse de la raison politique haïtienne. Tout porte à croire que les paysans
étaient nommés pour être mieux oubliés ; c’est à dire oubliés sans
remords et sans gêne car le spectacle
est conduit en leur nom. Mais quel spectacle ! Les mots de Michel-Rolph
Trouillot campaient, de façon prémonitoire, le décor de vernis sur les
décombres : « Citadelles de poussière s’étoilant au soleil, [les
villes] n’ont même plus mémoire de leur splendeur du passé. Les vieux sont
partis pour le cimetière, les jeunes font bagage pour un autre-part ailleurs.
Ceux qui demeurent, trop jeunes pour mourir, trop vieux pour penser à partir,
montent la garde devant les galeries désertes ; mais le cœur n’y est pas.»
Au demeurant, s’il
lui fallait aujourd’hui ajouter une ligne à ses analyses de la question
haïtienne, Michel Rolph Trouillot aurait noté que, sur les décombres de nos
mémoires assassinées, l’assassin est revenu deux fois sur le lieu du crime.
Car, Duvalier n’est pas seulement de retour physiquement et impunément en
Haïti, il y est aussi politico-culturellement, à travers le retour à l’héritage
"Josué Pierre Dahomey" <pierr...@yahoo.fr> Aug 04 12:54AM +0100
Michel-Rolph
Trouillot : Une citadelle contre les silences de l’histoire
Josué Pr. Dahomey
La disparition de Michel-Rolph Trouillot n’est
pas sans conséquence pour le monde de la pensée. L’homme était une figure
mondialement reconnue pour son apport au renouvellement de l’anthropologie
contemporaine. D’aucuns sont persuadés qu’il était le plus grand des intellectuels
haïtiens de sa génération. Son nom devra s’ériger comme une citadelle, ou
mieux, comme une émeraude de l’esprit plantée dans notre océan d’histoire
tumultueuse pour en sonder la profondeur et en indiquer le signifié. Ce nom est
l’index d’une singulière force de réflexion, la marque d’une puissance
intellectuelle capable de faire reculer les frontières des disciplines
académiques. L’homme a atteint le sommet des esprits hautement appliqués pour
devenir l’un des plus beaux phares éclairant notre histoire. L’œuvre
anthropologique de Michel-Rolph Trouillot nous projette dans une traversée du
miroir faisant advenir notre conscience de soi historique dans la clarté
immédiate, néanmoins par la médiation d’un décryptage de maître.
Plus qu’un
historien, Michel Rolph Trouillot était un penseur de l’histoire. Il était le penseur
de l’histoire haïtienne en tant quecette
histoire est celle de la première Nation postcoloniale de la modernité, tout
comme il était un penseur critique de l’histoire de l’occident en tant qu’elle
est parsemée de silences et de mémoires sélectives. Hégélien dans la portée de
sa réflexion et foucaldien dans l’essence de sa pensée, Michel Rolph Trouillot était
également un lecteur attentif d’Hannah Arendt. Sans doute, l’œuvre de
Michel-Rolph Trouillot, de par son historicité et l’ampleur des pensées dont
elle est jalonnée, est à la croisée de chemins critiques d’où naissent les plus
hautes idées du génie de la postmodernité. Au creuset de son ‘constructivisme’
postmoderniste, on cotoie Césaire, Appadurai, Fanon, Bourdieu, Sidney Mintz, Samir
Amin, Derrida, Sala-Molins, Paul Moral, Borges, Gramsci, tous employés en tant que
médecins de l’histoire au chevet de la question haïtienne.
Pour autant,
Michel-Rolph Trouillot n’avait pas moins ce sens aigu de l’apport irremplaçable
des intellectuels haïtiens qui se sont mûsà la
fois sur deux pôles, comme sujets et objet de l’histoire telle qu’elle s’est
déployée dans notre arène nationale. Il a fallu tout simplement son génie pour
faire dialoguer dans une même œuvre des penseurs aussi substantiels que
différents comme Leslie Manigat, Gérard Pierre-Charles, Georges Anglade, Benoit
Joachim, Laennec Hurbon, Roger Gaillard, Claude Moise, Alain Turnier, Georges
Convington, Suzy Castor, sans oublier ceux qui ont éclairé des moments
antérieurs de notre passé comme Anténor Firmin, Jean Price-Mars, Edmond Paul,
Louis-Joseph Janvier, Demesvar Deslorme, Dantes Bellegarde, Hannibal Price.
Michel-Rolph
Trouillot était le penseur par excellence de notre condition de peuple. A
travers son œuvre, tous nos siècles d’histoire nous contemplent. Ses ouvrages
les plus attentifs à la question haïtienne, à savoir Ti dife boule sou listwa dayiti (1977) et Les racines historiques de l’Etat duvaliérien (1986), auraient pu
se combiner pour s’intituler comprendre
Haïti. Dans les racines historiques de l’Etat duvaliérien, l’anthropologue a
fait le pari d’analyser les conditions de possibilité du totalitarisme duvaliériste
dans notre vie de peuple. Et tout compte fait, il a indéniablement réussi à
relever le défi d’amener à la lumière les pans les plus obscurs des grandes
problématiques de notre trajectoire historique. Toutes les questions majeures y
sont formulées, toutes les structures sont arpentées, tous les acteurs sont
observés. La paysannerie, l’Etat, la nation, la bourgeoise, les élites
politiques et économiques, nos démons historiques, les spectres susceptibles de
nous hanter longtemps encore, en passant par « les démences qui nous guettent »
à chaque instant : l’anthropologue n’a rien laissé au hasard. Et pourtant,
si le livre parle du lieu de l’analyse historique, sa visée, selon les mots
mêmes de Michel-Rolph Trouillot, est encore plus essentielle : « cette
analyse, nous dit-il, est un plaidoyer pour la réconciliation de l’Etat et de
la Nation.»
Les racines historiques de l’Etat duvaliériena fait ressortir les problèmes
structurels à la base de notre formation de peuple, lesquels allaient paver la
voie au duvaliérisme. Il a démontré que le totalitarisme dont on a fait
l’expérience n’était pas imposé « d’en haut ou du dehors à la structure
sociale haïtienne.» Au terme d’une analyse globale et cohérente de la formation
sociale haïtienne, il a décortiqué les structures sociétales c’est à dire
« les relations de production et de distribution, les formules de pouvoir,
les codes sociaux et culturels » afin de saisir les arcanes de l’Etat
prédateur devenu totalitaire avec Duvalier. Ainsi, dans la mesure où l’on peut
dire que la nature d’un Etat prend ses racines dans les rapports sociaux,
Michel Rolph Trouillot a fait remonter ses analyses assez loin dans l’histoire
de notre structuration sociale pour constater que « l’Etat et la Nation
démarraient, dès 1801, dans des directions opposées.»De
ce fait, une situation de déséquilibre historique profond se manifestait dans
l’écart entre l’Etat et la Nation, car « une fois l’esclavage aboli, une
fois l’indépendance politique établie… les intérêts de classe des dirigeants
noirs et mulâtres les portaient à maintenir la grande propriété et le procès de
travail hérité de l’ancien régime [aux dépens de] la formulation d’une
politique de la production et de la distribution qui prenne en charge les intérêts
de la paysannerie.»
Le diagnostic de
Michel-Rolph Trouillot fut donc sans ambiguïté : « … car finalement, écrit-il,
il n’y a qu’une question haïtienne : celle de la paysannerie. La
paysannerie comme ressource ; la
paysannerie comme enjeu ; la paysannerie comme problème.» De prime abord,
le constat peut paraître anodin. Mais il faut entendre derrière ce diagnostic
apparemment tout simple, que ce sont au fond les ramifications de la question
paysanne qui, plongeant leurs racines dans les vestiges de notre passé
colonial, sont susceptibles de nous révéler les éléments souterrains qui n’ont
de cesse de nous miner à travers ses continuités sous-jacentes. Dans ce sens,
derrière la simplicité apparente du diagnostic, l’archéologie sociétale de Michel-Rolph
Trouillot va nous conduire à extirper de part en part tous les éléments de
complexité de la question haïtienne. Ainsi la question de la paysannerie s’est
révélée comme celle de la Nation écartelée entre 1) un pouvoir politique d’Etat,
gesticulant dans la « posture nationaliste » mais prenant ses
décisions contre la Nation ; 2) les intérêts socio-économiques des « élites
militaires », de « la bourgeoisie commerçante » tout comme des
« parasites urbains », qui tous ont leurs « intérêts fondamentalement
opposés à la consolidation de l’Etat-Nation » ; et enfin 3) cette question
s’est manifestée comme celle de la Nation écartelée à travers des codes sociaux
et culturels qui érigeaient une certaine reproduction sociale en Haïti sur le
préjugé de couleur et au détriment de tout ce que représentait la culture
paysanne.
Restons-en à ce
dernier point pour essayer de comprendre pourquoi notre société, qui aime tant
se regarder-voir comme premier peuple noir du monde moderne, reproduit
systématiquement les ‘forfaitures’ politiques du préjugé de couleur. En effet,
les observations de Michel-Rolph Trouillot concernant le problème du préjugé de
couleur en Haïti sont particulièrement pénétrantes. Contre les idées reçues et
les sentiers battus, l’anthropologue a érigé un double cran d’arrêt. D’une part,
contrairement à ce que professait la droite noiriste duvaliériste qui en tirait
les plus vils profits, « le préjugé n’est pas la contradiction de base de
la société haïtienne, [d’autre part] il n’est pas non plus un simple reflet des
structures économiques… comme le veut une certaine gauche anxieuse de nier les
bénéfices qu’elle en a tirés. » Au fond, dans un contexte culturel et
géopolitique de (post-)colonisation esclavagiste, le déploiement historique des
nouvelles tendances lourdes du monde moderne s’inscrit dans la dynamique d’une
« division internationale du travail [qui] se double d’une hiérarchie des
races, des couleurs, des religions, et des cultures. » Dans ce contexte global, le préjugé de couleur est
une donnée structurelle fondamentale à laquelle les sociétés dites modernes étaient
encore loin d’échapper. Par ailleurs, quant aux sites de sa manifestation
interne à la société postcoloniale haïtienne, l’anthropologue nous a conviés au
constat qu’une certaine reproduction sociale ayant le préjugé de couleur en
soubassement, va s’adosser voire se confondre à une certaine reproduction biologique. On a donc
un cercle où la reproduction biologique du mulâtrisme va de pair avec la
reproduction sociale de privilèges liés aux préjugés de couleur et à des
pratiques systématiques de discrimination en Haïti.
Ainsi, pour des
raisons historiques liées, entre autres, à la colonisation esclavagiste et au
mode de structuration sociale à St-Domingue, le préjugé de couleur va se
perpétuer en Haïti dans la forme du mulâtrisme. Mais comment dans un contexte
démographique avec une écrasante majorité de noirs, le mulâtrisme va t-il
pouvoir se reproduire et reconduire les représentations et les privilèges
sociaux auxquels il s’est historiquement adossé ? La réponse de
l’anthropologue est révélatrice d’une pratique sociale devenue code culturel en
Haïti : les mulâtres se sont longtemps réfugiés dans l’endogamie comme
stratégie de reproduction sociale. L’endogamie comme mode de reproduction par
le mariage à l’intérieur de son groupe social fermé, devient, avec le
mulâtrisme en Haïti, un système où la reproduction du préjugé de couleur et des
privilèges sociaux et économiques qui y sont liés se trouvent perpétués. Ainsi
en Haïti, reproduction sociale et reproduction biologique se sont longtemps
recoupées, du moins en ce qui concerne « la mulâtrerie en tant que couche
sociale.»
Cependant, deux
nuances sont fondamentales chez Michel Rolph Trouillot sur la question de
couleur en Haïti. D’une part, s’il est vrai que la reproduction de la
mulâtrerie comme couche sociale « s’emboite à la reproduction des couches
dominantes, la couleur ne reproduit pas [intégralement] la structure
économique.» Cette première nuance est d’importance en ce qu’elle permet
d’établir que, historiquement, les éléments de la classe économique dominante
n’étaient pas tous mulâtres. Mais c’est là où la question du mulâtrisme devient un important
objet d’étude pour l’anthropologue, car, constate-il, sans être eux-mêmes mulâtres
de complexion de peau, la plupart des acteurs noirs, qu’ils soient déjà situés
en haut de l’échelle sociale ou en mobilité socio-économique, étaient souvent
mulâtristes. Autrement dit, la couleur prend une curieuse valeur sociale où le « passage
du champ noir au champ mulâtre double presque toujours une promotion économique
[ou sociale]. » D’autre part, même si l’endogamie devait servir de
bouclier dans ce cercle de double reproduction mulâtriste/reproduction sociale,
le mulâtrisme était aussi garanti à la fois par des alliances de familles
(assez peu mais bien puissantes), et aussi plus largement, par des alliances
politiques. La dimension politique aura été une dimension fondamentale dans la
question de couleur en Haïti.
Implicitement ou
explicitement, depuis l’indépendance jusqu’aux Duvalier, les jeux de pouvoir
devaient à chaque fois répondre à la question : « de quelle couleur
est le pouvoir ?» Et en effet, « dès 1843, écrit Michel-Rolph Trouillot,
une certaine élite noire revendique l’exclusivité de la représentation
épidermique – forçant l’élite mulâtre au discours des plus capables. Dans les
faits, les factions politiques noiristes ne se débarrassaient jamais de leur
propres mulâtres. Les factions politiques mulâtres, à leur tour, intégraient
presque toujours des intellectuels et des militaires noirs, recrutés le plus
souvent parmi les nouveaux adhérents à l’emblème oligarchique. C’est dans
l’échange de ces groupes que le préjugé de couleur se renouvelle et renouvelle
en même temps la domination de classe. »
Même le noirisme
duvaliériste (qu’il ne faut pas confondre avec l’indigénisme ni avec la
négritude) était au mieux une diversion ou manipulation politicienne, au pire
un mulâtrisme hypocrite, ou en tout cas – ce qui revient au même – le noirisme
duvaliériste était comme une sorte de ruse de la raison mulâtriste. Car au
fond, sous la forme du jean-claudisme, le duvaliérisme a littéralement convergé
vers « la reproduction du mulâtrisme.» Et, « fou qui croit que
Jean-Claude Duvalier trahissait le rêve : c’était ça, le rêve. Car
François Duvalier lui-même, dans son privé social, misait sur un certain futur
clair », indique Michel-Rolph Trouillot.
Tout compte fait,
la fascination pour le complexion épidermique claire a longtemps marqué
l’imaginaire politique et social haïtien. Face à un tel diagnostic de
l’anthropologue, l’on est en droit se de demander si, d’une façon ou d’une
autre, nous n’avons pas encore aujourd’hui à répondre à cette question qui, par
une curieuse dialectique fait s’imbriquer sournoisement politique de couleur à
une certaine couleur de la politique nationale. Néanmoins, Michel-Rolph trouillot
nous aurait exhortés à ne pas perdre de vue la vraie question qui est, en
dernière instance, celle de la place à accorder à la paysannerie essaimée en
masses paupérisées des bidonvilles. Cette question est d’autant plus pertinente
aujourd’hui que, par le plus étonnant des hasards politiques, c’est sous un
certain label de « réponse paysanne » que s’est présentée la nouvelle
ruse de la raison politique haïtienne. Tout porte à croire que les paysans
étaient nommés pour être mieux oubliés ; c’est à dire oubliés sans
remords et sans gêne car le spectacle
est conduit en leur nom. Mais quel spectacle ! Les mots de Michel-Rolph
Trouillot campaient, de façon prémonitoire, le décor de vernis sur les
décombres : « Citadelles de poussière s’étoilant au soleil, [les
villes] n’ont même plus mémoire de leur splendeur du passé. Les vieux sont
partis pour le cimetière, les jeunes font bagage pour un autre-part ailleurs.
Ceux qui demeurent, trop jeunes pour mourir, trop vieux pour penser à partir,
montent la garde devant les galeries désertes ; mais le cœur n’y est pas.»
Au demeurant, s’il
lui fallait aujourd’hui ajouter une ligne à ses analyses de la question
haïtienne, Michel Rolph Trouillot aurait noté que, sur les décombres de nos
mémoires assassinées, l’assassin est revenu deux fois sur le lieu du crime.
Car, Duvalier n’est pas seulement de retour physiquement et impunément en
Haïti, il y est aussi politico-culturellement, à travers le retour à l’héritage
"Josué Pierre Dahomey" <pierr...@yahoo.fr> Aug 04 02:34AM +0100
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Michel-Rolph
Trouillot : Une citadelle contre les silences de l’histoire
Josué Pr. Dahomey
La disparition de Michel-Rolph Trouillot n’est
pas sans conséquence pour le monde de la pensée. L’homme était une figure
mondialement reconnue pour son apport au renouvellement de l’anthropologie
contemporaine. D’aucuns sont persuadés qu’il était le plus grand des intellectuels
haïtiens de sa génération. Son nom devra s’ériger comme une citadelle, ou
mieux, comme une émeraude de l’esprit plantée dans notre océan d’histoire
tumultueuse pour en sonder la profondeur et en indiquer le signifié. Ce nom est
l’index d’une singulière force de réflexion, la marque d’une puissance
intellectuelle capable de faire reculer les frontières des disciplines
académiques. L’homme a atteint le sommet des esprits hautement appliqués pour
devenir l’un des plus beaux phares éclairant notre histoire. L’œuvre
anthropologique de Michel-Rolph Trouillot nous projette dans une traversée du
miroir faisant advenir notre conscience de soi historique dans la clarté
immédiate, néanmoins par la médiation d’un décryptage de maître.
Plus qu’un
historien, Michel Rolph Trouillot était un penseur de l’histoire. Il était le penseur
de l’histoire haïtienne en tant quecette
histoire est celle de la première Nation postcoloniale de la modernité, tout
comme il était un penseur critique de l’histoire de l’occident en tant qu’elle
est parsemée de silences et de mémoires sélectives. Hégélien dans la portée de
sa réflexion et foucaldien dans l’essence de sa pensée, Michel Rolph Trouillot était
également un lecteur attentif d’Hannah Arendt. Sans doute, l’œuvre de
Michel-Rolph Trouillot, de par son historicité et l’ampleur des pensées dont
elle est jalonnée, est à la croisée de chemins critiques d’où naissent les plus
hautes idées du génie de la postmodernité. Au creuset de son ‘constructivisme’
postmoderniste, on cotoie Césaire, Appadurai, Fanon, Bourdieu, Sidney Mintz, Samir
Amin, Derrida, Sala-Molins, Paul Moral, Borges, Gramsci, tous employés en tant que
médecins de l’histoire au chevet de la question haïtienne.
Pour autant,
Michel-Rolph Trouillot n’avait pas moins ce sens aigu de l’apport irremplaçable
des intellectuels haïtiens qui se sont mûsà la
fois sur deux pôles, comme sujets et objet de l’histoire telle qu’elle s’est
déployée dans notre arène nationale. Il a fallu tout simplement son génie pour
faire dialoguer dans une même œuvre des penseurs aussi substantiels que
différents comme Leslie Manigat, Gérard Pierre-Charles, Georges Anglade, Benoit
Joachim, Laennec Hurbon, Roger Gaillard, Claude Moise, Alain Turnier, Georges
Convington, Suzy Castor, sans oublier ceux qui ont éclairé des moments
antérieurs de notre passé comme Anténor Firmin, Jean Price-Mars, Edmond Paul,
Louis-Joseph Janvier, Demesvar Deslorme, Dantes Bellegarde, Hannibal Price.
Michel-Rolph
Trouillot était le penseur par excellence de notre condition de peuple. A
travers son œuvre, tous nos siècles d’histoire nous contemplent. Ses ouvrages
les plus attentifs à la question haïtienne, à savoir Ti dife boule sou listwa dayiti (1977) et Les racines historiques de l’Etat duvaliérien (1986), auraient pu
se combiner pour s’intituler comprendre
Haïti. Dans les racines historiques de l’Etat duvaliérien, l’anthropologue a
fait le pari d’analyser les conditions de possibilité du totalitarisme duvaliériste
dans notre vie de peuple. Et tout compte fait, il a indéniablement réussi à
relever le défi d’amener à la lumière les pans les plus obscurs des grandes
problématiques de notre trajectoire historique. Toutes les questions majeures y
sont formulées, toutes les structures sont arpentées, tous les acteurs sont
observés. La paysannerie, l’Etat, la nation, la bourgeoise, les élites
politiques et économiques, nos démons historiques, les spectres susceptibles de
nous hanter longtemps encore, en passant par « les démences qui nous guettent »
à chaque instant : l’anthropologue n’a rien laissé au hasard. Et pourtant,
si le livre parle du lieu de l’analyse historique, sa visée, selon les mots
mêmes de Michel-Rolph Trouillot, est encore plus essentielle : « cette
analyse, nous dit-il, est un plaidoyer pour la réconciliation de l’Etat et de
la Nation.»
Les racines historiques de l’Etat duvaliériena fait ressortir les problèmes
structurels à la base de notre formation de peuple, lesquels allaient paver la
voie au duvaliérisme. Il a démontré que le totalitarisme dont on a fait
l’expérience n’était pas imposé « d’en haut ou du dehors à la structure
sociale haïtienne.» Au terme d’une analyse globale et cohérente de la formation
sociale haïtienne, il a décortiqué les structures sociétales c’est à dire
« les relations de production et de distribution, les formules de pouvoir,
les codes sociaux et culturels » afin de saisir les arcanes de l’Etat
prédateur devenu totalitaire avec Duvalier. Ainsi, dans la mesure où l’on peut
dire que la nature d’un Etat prend ses racines dans les rapports sociaux,
Michel Rolph Trouillot a fait remonter ses analyses assez loin dans l’histoire
de notre structuration sociale pour constater que « l’Etat et la Nation
démarraient, dès 1801, dans des directions opposées.»De
ce fait, une situation de déséquilibre historique profond se manifestait dans
l’écart entre l’Etat et la Nation, car « une fois l’esclavage aboli, une
fois l’indépendance politique établie… les intérêts de classe des dirigeants
noirs et mulâtres les portaient à maintenir la grande propriété et le procès de
travail hérité de l’ancien régime [aux dépens de] la formulation d’une
politique de la production et de la distribution qui prenne en charge les intérêts
de la paysannerie.»
Le diagnostic de
Michel-Rolph Trouillot fut donc sans ambiguïté : « … car finalement, écrit-il,
il n’y a qu’une question haïtienne : celle de la paysannerie. La
paysannerie comme ressource ; la
paysannerie comme enjeu ; la paysannerie comme problème.» De prime abord,
le constat peut paraître anodin. Mais il faut entendre derrière ce diagnostic
apparemment tout simple, que ce sont au fond les ramifications de la question
paysanne qui, plongeant leurs racines dans les vestiges de notre passé
colonial, sont susceptibles de nous révéler les éléments souterrains qui n’ont
de cesse de nous miner à travers ses continuités sous-jacentes. Dans ce sens,
derrière la simplicité apparente du diagnostic, l’archéologie sociétale de Michel-Rolph
Trouillot va nous conduire à extirper de part en part tous les éléments de
complexité de la question haïtienne. Ainsi la question de la paysannerie s’est
révélée comme celle de la Nation écartelée entre 1) un pouvoir politique d’Etat,
gesticulant dans la « posture nationaliste » mais prenant ses
décisions contre la Nation ; 2) les intérêts socio-économiques des « élites
militaires », de « la bourgeoisie commerçante » tout comme des
« parasites urbains », qui tous ont leurs « intérêts fondamentalement
opposés à la consolidation de l’Etat-Nation » ; et enfin 3) cette question
s’est manifestée comme celle de la Nation écartelée à travers des codes sociaux
et culturels qui érigeaient une certaine reproduction sociale en Haïti sur le
préjugé de couleur et au détriment de tout ce que représentait la culture
paysanne.
Restons-en à ce
dernier point pour essayer de comprendre pourquoi notre société, qui aime tant
se regarder-voir comme premier peuple noir du monde moderne, reproduit
systématiquement les ‘forfaitures’ politiques du préjugé de couleur. En effet,
les observations de Michel-Rolph Trouillot concernant le problème du préjugé de
couleur en Haïti sont particulièrement pénétrantes. Contre les idées reçues et
les sentiers battus, l’anthropologue a érigé un double cran d’arrêt. D’une part,
contrairement à ce que professait la droite noiriste duvaliériste qui en tirait
les plus vils profits, « le préjugé n’est pas la contradiction de base de
la société haïtienne, [d’autre part] il n’est pas non plus un simple reflet des
structures économiques… comme le veut une certaine gauche anxieuse de nier les
bénéfices qu’elle en a tirés. » Au fond, dans un contexte culturel et
géopolitique de (post-)colonisation esclavagiste, le déploiement historique des
nouvelles tendances lourdes du monde moderne s’inscrit dans la dynamique d’une
« division internationale du travail [qui] se double d’une hiérarchie des
races, des couleurs, des religions, et des cultures. » Dans ce contexte global, le préjugé de couleur est
une donnée structurelle fondamentale à laquelle les sociétés dites modernes étaient
encore loin d’échapper. Par ailleurs, quant aux sites de sa manifestation
interne à la société postcoloniale haïtienne, l’anthropologue nous a conviés au
constat qu’une certaine reproduction sociale ayant le préjugé de couleur en
soubassement, va s’adosser voire se confondre à une certaine reproduction biologique. On a donc
un cercle où la reproduction biologique du mulâtrisme va de pair avec la
reproduction sociale de privilèges liés aux préjugés de couleur et à des
pratiques systématiques de discrimination en Haïti.
Ainsi, pour des
raisons historiques liées, entre autres, à la colonisation esclavagiste et au
mode de structuration sociale à St-Domingue, le préjugé de couleur va se
perpétuer en Haïti dans la forme du mulâtrisme. Mais comment dans un contexte
démographique avec une écrasante majorité de noirs, le mulâtrisme va t-il
pouvoir se reproduire et reconduire les représentations et les privilèges
sociaux auxquels il s’est historiquement adossé ? La réponse de
l’anthropologue est révélatrice d’une pratique sociale devenue code culturel en
Haïti : les mulâtres se sont longtemps réfugiés dans l’endogamie comme
stratégie de reproduction sociale. L’endogamie comme mode de reproduction par
le mariage à l’intérieur de son groupe social fermé, devient, avec le
mulâtrisme en Haïti, un système où la reproduction du préjugé de couleur et des
privilèges sociaux et économiques qui y sont liés se trouvent perpétués. Ainsi
en Haïti, reproduction sociale et reproduction biologique se sont longtemps
recoupées, du moins en ce qui concerne « la mulâtrerie en tant que couche
sociale.»
Cependant, deux
nuances sont fondamentales chez Michel Rolph Trouillot sur la question de
couleur en Haïti. D’une part, s’il est vrai que la reproduction de la
mulâtrerie comme couche sociale « s’emboite à la reproduction des couches
dominantes, la couleur ne reproduit pas [intégralement] la structure
économique.» Cette première nuance est d’importance en ce qu’elle permet
d’établir que, historiquement, les éléments de la classe économique dominante
n’étaient pas tous mulâtres. Mais c’est là où la question du mulâtrisme devient un important
objet d’étude pour l’anthropologue, car, constate-il, sans être eux-mêmes mulâtres
de complexion de peau, la plupart des acteurs noirs, qu’ils soient déjà situés
en haut de l’échelle sociale ou en mobilité socio-économique, étaient souvent
mulâtristes. Autrement dit, la couleur prend une curieuse valeur sociale où le « passage
du champ noir au champ mulâtre double presque toujours une promotion économique
[ou sociale]. » D’autre part, même si l’endogamie devait servir de
bouclier dans ce cercle de double reproduction mulâtriste/reproduction sociale,
le mulâtrisme était aussi garanti à la fois par des alliances de familles
(assez peu mais bien puissantes), et aussi plus largement, par des alliances
politiques. La dimension politique aura été une dimension fondamentale dans la
question de couleur en Haïti.
Implicitement ou
explicitement, depuis l’indépendance jusqu’aux Duvalier, les jeux de pouvoir
devaient à chaque fois répondre à la question : « de quelle couleur
est le pouvoir ?» Et en effet, « dès 1843, écrit Michel-Rolph Trouillot,
une certaine élite noire revendique l’exclusivité de la représentation
épidermique – forçant l’élite mulâtre au discours des plus capables. Dans les
faits, les factions politiques noiristes ne se débarrassaient jamais de leur
propres mulâtres. Les factions politiques mulâtres, à leur tour, intégraient
presque toujours des intellectuels et des militaires noirs, recrutés le plus
souvent parmi les nouveaux adhérents à l’emblème oligarchique. C’est dans
l’échange de ces groupes que le préjugé de couleur se renouvelle et renouvelle
en même temps la domination de classe. »
Même le noirisme
duvaliériste (qu’il ne faut pas confondre avec l’indigénisme ni avec la
négritude) était au mieux une diversion ou manipulation politicienne, au pire
un mulâtrisme hypocrite, ou en tout cas – ce qui revient au même – le noirisme
duvaliériste était comme une sorte de ruse de la raison mulâtriste. Car au
fond, sous la forme du jean-claudisme, le duvaliérisme a littéralement convergé
vers « la reproduction du mulâtrisme.» Et, « fou qui croit que
Jean-Claude Duvalier trahissait le rêve : c’était ça, le rêve. Car
François Duvalier lui-même, dans son privé social, misait sur un certain futur
clair », indique Michel-Rolph Trouillot.
Tout compte fait,
la fascination pour le complexion épidermique claire a longtemps marqué
l’imaginaire politique et social haïtien. Face à un tel diagnostic de
l’anthropologue, l’on est en droit se de demander si, d’une façon ou d’une
autre, nous n’avons pas encore aujourd’hui à répondre à cette question qui, par
une curieuse dialectique fait s’imbriquer sournoisement politique de couleur à
une certaine couleur de la politique nationale. Néanmoins, Michel-Rolph trouillot
nous aurait exhortés à ne pas perdre de vue la vraie question qui est, en
dernière instance, celle de la place à accorder à la paysannerie essaimée en
masses paupérisées des bidonvilles. Cette question est d’autant plus pertinente
aujourd’hui que, par le plus étonnant des hasards politiques, c’est sous un
certain label de « réponse paysanne » que s’est présentée la nouvelle
ruse de la raison politique haïtienne. Tout porte à croire que les paysans
étaient nommés pour être mieux oubliés ; c’est à dire oubliés sans
remords et sans gêne car le spectacle
est conduit en leur nom. Mais quel spectacle ! Les mots de Michel-Rolph
Trouillot campaient, de façon prémonitoire, le décor de vernis sur les
décombres : « Citadelles de poussière s’étoilant au soleil, [les
villes] n’ont même plus mémoire de leur splendeur du passé. Les vieux sont
partis pour le cimetière, les jeunes font bagage pour un autre-part ailleurs.
Ceux qui demeurent, trop jeunes pour mourir, trop vieux pour penser à partir,
montent la garde devant les galeries désertes ; mais le cœur n’y est pas.»
Au demeurant, s’il
lui fallait aujourd’hui ajouter une ligne à ses analyses de la question
haïtienne, Michel Rolph Trouillot aurait noté que, sur les décombres de nos
mémoires assassinées, l’assassin est revenu deux fois sur le lieu du crime.
Car, Duvalier n’est pas seulement de retour physiquement et impunément en
Haïti, il y est aussi politico-culturellement, à
"Josué Pierre Dahomey" <pierr...@yahoo.fr> Aug 04 01:05AM +0100
Michel-Rolph
Trouillot : Une citadelle contre les silences de l’histoire
Josué Pr. Dahomey
La disparition de Michel-Rolph Trouillot n’est
pas sans conséquence pour le monde de la pensée. L’homme était une figure
mondialement reconnue pour son apport au renouvellement de l’anthropologie
contemporaine. D’aucuns sont persuadés qu’il était le plus grand des intellectuels
haïtiens de sa génération. Son nom devra s’ériger comme une citadelle, ou
mieux, comme une émeraude de l’esprit plantée dans notre océan d’histoire
tumultueuse pour en sonder la profondeur et en indiquer le signifié. Ce nom est
l’index d’une singulière force de réflexion, la marque d’une puissance
intellectuelle capable de faire reculer les frontières des disciplines
académiques. L’homme a atteint le sommet des esprits hautement appliqués pour
devenir l’un des plus beaux phares éclairant notre histoire. L’œuvre
anthropologique de Michel-Rolph Trouillot nous projette dans une traversée du
miroir faisant advenir notre conscience de soi historique dans la clarté
immédiate, néanmoins par la médiation d’un décryptage de maître.
Plus qu’un
historien, Michel Rolph Trouillot était un penseur de l’histoire. Il était le penseur
de l’histoire haïtienne en tant quecette
histoire est celle de la première Nation postcoloniale de la modernité, tout
comme il était un penseur critique de l’histoire de l’occident en tant qu’elle
est parsemée de silences et de mémoires sélectives. Hégélien dans la portée de
sa réflexion et foucaldien dans l’essence de sa pensée, Michel Rolph Trouillot était
également un lecteur attentif d’Hannah Arendt. Sans doute, l’œuvre de
Michel-Rolph Trouillot, de par son historicité et l’ampleur des pensées dont
elle est jalonnée, est à la croisée de chemins critiques d’où naissent les plus
hautes idées du génie de la postmodernité. Au creuset de son ‘constructivisme’
postmoderniste, on cotoie Césaire, Appadurai, Fanon, Bourdieu, Sidney Mintz, Samir
Amin, Derrida, Sala-Molins, Paul Moral, Borges, Gramsci, tous employés en tant que
médecins de l’histoire au chevet de la question haïtienne.
Pour autant,
Michel-Rolph Trouillot n’avait pas moins ce sens aigu de l’apport irremplaçable
des intellectuels haïtiens qui se sont mûsà la
fois sur deux pôles, comme sujets et objet de l’histoire telle qu’elle s’est
déployée dans notre arène nationale. Il a fallu tout simplement son génie pour
faire dialoguer dans une même œuvre des penseurs aussi substantiels que
différents comme Leslie Manigat, Gérard Pierre-Charles, Georges Anglade, Benoit
Joachim, Laennec Hurbon, Roger Gaillard, Claude Moise, Alain Turnier, Georges
Convington, Suzy Castor, sans oublier ceux qui ont éclairé des moments
antérieurs de notre passé comme Anténor Firmin, Jean Price-Mars, Edmond Paul,
Louis-Joseph Janvier, Demesvar Deslorme, Dantes Bellegarde, Hannibal Price.
Michel-Rolph
Trouillot était le penseur par excellence de notre condition de peuple. A
travers son œuvre, tous nos siècles d’histoire nous contemplent. Ses ouvrages
les plus attentifs à la question haïtienne, à savoir Ti dife boule sou listwa dayiti (1977) et Les racines historiques de l’Etat duvaliérien (1986), auraient pu
se combiner pour s’intituler comprendre
Haïti. Dans les racines historiques de l’Etat duvaliérien, l’anthropologue a
fait le pari d’analyser les conditions de possibilité du totalitarisme duvaliériste
dans notre vie de peuple. Et tout compte fait, il a indéniablement réussi à
relever le défi d’amener à la lumière les pans les plus obscurs des grandes
problématiques de notre trajectoire historique. Toutes les questions majeures y
sont formulées, toutes les structures sont arpentées, tous les acteurs sont
observés. La paysannerie, l’Etat, la nation, la bourgeoise, les élites
politiques et économiques, nos démons historiques, les spectres susceptibles de
nous hanter longtemps encore, en passant par « les démences qui nous guettent »
à chaque instant : l’anthropologue n’a rien laissé au hasard. Et pourtant,
si le livre parle du lieu de l’analyse historique, sa visée, selon les mots
mêmes de Michel-Rolph Trouillot, est encore plus essentielle : « cette
analyse, nous dit-il, est un plaidoyer pour la réconciliation de l’Etat et de
la Nation.»
Les racines historiques de l’Etat duvaliériena fait ressortir les problèmes
structurels à la base de notre formation de peuple, lesquels allaient paver la
voie au duvaliérisme. Il a démontré que le totalitarisme dont on a fait
l’expérience n’était pas imposé « d’en haut ou du dehors à la structure
sociale haïtienne.» Au terme d’une analyse globale et cohérente de la formation
sociale haïtienne, il a décortiqué les structures sociétales c’est à dire
« les relations de production et de distribution, les formules de pouvoir,
les codes sociaux et culturels » afin de saisir les arcanes de l’Etat
prédateur devenu totalitaire avec Duvalier. Ainsi, dans la mesure où l’on peut
dire que la nature d’un Etat prend ses racines dans les rapports sociaux,
Michel Rolph Trouillot a fait remonter ses analyses assez loin dans l’histoire
de notre structuration sociale pour constater que « l’Etat et la Nation
démarraient, dès 1801, dans des directions opposées.»De
ce fait, une situation de déséquilibre historique profond se manifestait dans
l’écart entre l’Etat et la Nation, car « une fois l’esclavage aboli, une
fois l’indépendance politique établie… les intérêts de classe des dirigeants
noirs et mulâtres les portaient à maintenir la grande propriété et le procès de
travail hérité de l’ancien régime [aux dépens de] la formulation d’une
politique de la production et de la distribution qui prenne en charge les intérêts
de la paysannerie.»
Le diagnostic de
Michel-Rolph Trouillot fut donc sans ambiguïté : « … car finalement, écrit-il,
il n’y a qu’une question haïtienne : celle de la paysannerie. La
paysannerie comme ressource ; la
paysannerie comme enjeu ; la paysannerie comme problème.» De prime abord,
le constat peut paraître anodin. Mais il faut entendre derrière ce diagnostic
apparemment tout simple, que ce sont au fond les ramifications de la question
paysanne qui, plongeant leurs racines dans les vestiges de notre passé
colonial, sont susceptibles de nous révéler les éléments souterrains qui n’ont
de cesse de nous miner à travers ses continuités sous-jacentes. Dans ce sens,
derrière la simplicité apparente du diagnostic, l’archéologie sociétale de Michel-Rolph
Trouillot va nous conduire à extirper de part en part tous les éléments de
complexité de la question haïtienne. Ainsi la question de la paysannerie s’est
révélée comme celle de la Nation écartelée entre 1) un pouvoir politique d’Etat,
gesticulant dans la « posture nationaliste » mais prenant ses
décisions contre la Nation ; 2) les intérêts socio-économiques des « élites
militaires », de « la bourgeoisie commerçante » tout comme des
« parasites urbains », qui tous ont leurs « intérêts fondamentalement
opposés à la consolidation de l’Etat-Nation » ; et enfin 3) cette question
s’est manifestée comme celle de la Nation écartelée à travers des codes sociaux
et culturels qui érigeaient une certaine reproduction sociale en Haïti sur le
préjugé de couleur et au détriment de tout ce que représentait la culture
paysanne.
Restons-en à ce
dernier point pour essayer de comprendre pourquoi notre société, qui aime tant
se regarder-voir comme premier peuple noir du monde moderne, reproduit
systématiquement les ‘forfaitures’ politiques du préjugé de couleur. En effet,
les observations de Michel-Rolph Trouillot concernant le problème du préjugé de
couleur en Haïti sont particulièrement pénétrantes. Contre les idées reçues et
les sentiers battus, l’anthropologue a érigé un double cran d’arrêt. D’une part,
contrairement à ce que professait la droite noiriste duvaliériste qui en tirait
les plus vils profits, « le préjugé n’est pas la contradiction de base de
la société haïtienne, [d’autre part] il n’est pas non plus un simple reflet des
structures économiques… comme le veut une certaine gauche anxieuse de nier les
bénéfices qu’elle en a tirés. » Au fond, dans un contexte culturel et
géopolitique de (post-)colonisation esclavagiste, le déploiement historique des
nouvelles tendances lourdes du monde moderne s’inscrit dans la dynamique d’une
« division internationale du travail [qui] se double d’une hiérarchie des
races, des couleurs, des religions, et des cultures. » Dans ce contexte global, le préjugé de couleur est
une donnée structurelle fondamentale à laquelle les sociétés dites modernes étaient
encore loin d’échapper. Par ailleurs, quant aux sites de sa manifestation
interne à la société postcoloniale haïtienne, l’anthropologue nous a conviés au
constat qu’une certaine reproduction sociale ayant le préjugé de couleur en
soubassement, va s’adosser voire se confondre à une certaine reproduction biologique. On a donc
un cercle où la reproduction biologique du mulâtrisme va de pair avec la
reproduction sociale de privilèges liés aux préjugés de couleur et à des
pratiques systématiques de discrimination en Haïti.
Ainsi, pour des
raisons historiques liées, entre autres, à la colonisation esclavagiste et au
mode de structuration sociale à St-Domingue, le préjugé de couleur va se
perpétuer en Haïti dans la forme du mulâtrisme. Mais comment dans un contexte
démographique avec une écrasante majorité de noirs, le mulâtrisme va t-il
pouvoir se reproduire et reconduire les représentations et les privilèges
sociaux auxquels il s’est historiquement adossé ? La réponse de
l’anthropologue est révélatrice d’une pratique sociale devenue code culturel en
Haïti : les mulâtres se sont longtemps réfugiés dans l’endogamie comme
stratégie de reproduction sociale. L’endogamie comme mode de reproduction par
le mariage à l’intérieur de son groupe social fermé, devient, avec le
mulâtrisme en Haïti, un système où la reproduction du préjugé de couleur et des
privilèges sociaux et économiques qui y sont liés se trouvent perpétués. Ainsi
en Haïti, reproduction sociale et reproduction biologique se sont longtemps
recoupées, du moins en ce qui concerne « la mulâtrerie en tant que couche
sociale.»
Cependant, deux
nuances sont fondamentales chez Michel Rolph Trouillot sur la question de
couleur en Haïti. D’une part, s’il est vrai que la reproduction de la
mulâtrerie comme couche sociale « s’emboite à la reproduction des couches
dominantes, la couleur ne reproduit pas [intégralement] la structure
économique.» Cette première nuance est d’importance en ce qu’elle permet
d’établir que, historiquement, les éléments de la classe économique dominante
n’étaient pas tous mulâtres. Mais c’est là où la question du mulâtrisme devient un important
objet d’étude pour l’anthropologue, car, constate-il, sans être eux-mêmes mulâtres
de complexion de peau, la plupart des acteurs noirs, qu’ils soient déjà situés
en haut de l’échelle sociale ou en mobilité socio-économique, étaient souvent
mulâtristes. Autrement dit, la couleur prend une curieuse valeur sociale où le « passage
du champ noir au champ mulâtre double presque toujours une promotion économique
[ou sociale]. » D’autre part, même si l’endogamie devait servir de
bouclier dans ce cercle de double reproduction mulâtriste/reproduction sociale,
le mulâtrisme était aussi garanti à la fois par des alliances de familles
(assez peu mais bien puissantes), et aussi plus largement, par des alliances
politiques. La dimension politique aura été une dimension fondamentale dans la
question de couleur en Haïti.
Implicitement ou
explicitement, depuis l’indépendance jusqu’aux Duvalier, les jeux de pouvoir
devaient à chaque fois répondre à la question : « de quelle couleur
est le pouvoir ?» Et en effet, « dès 1843, écrit Michel-Rolph Trouillot,
une certaine élite noire revendique l’exclusivité de la représentation
épidermique – forçant l’élite mulâtre au discours des plus capables. Dans les
faits, les factions politiques noiristes ne se débarrassaient jamais de leur
propres mulâtres. Les factions politiques mulâtres, à leur tour, intégraient
presque toujours des intellectuels et des militaires noirs, recrutés le plus
souvent parmi les nouveaux adhérents à l’emblème oligarchique. C’est dans
l’échange de ces groupes que le préjugé de couleur se renouvelle et renouvelle
en même temps la domination de classe. »
Même le noirisme
duvaliériste (qu’il ne faut pas confondre avec l’indigénisme ni avec la
négritude) était au mieux une diversion ou manipulation politicienne, au pire
un mulâtrisme hypocrite, ou en tout cas – ce qui revient au même – le noirisme
duvaliériste était comme une sorte de ruse de la raison mulâtriste. Car au
fond, sous la forme du jean-claudisme, le duvaliérisme a littéralement convergé
vers « la reproduction du mulâtrisme.» Et, « fou qui croit que
Jean-Claude Duvalier trahissait le rêve : c’était ça, le rêve. Car
François Duvalier lui-même, dans son privé social, misait sur un certain futur
clair », indique Michel-Rolph Trouillot.
Tout compte fait,
la fascination pour le complexion épidermique claire a longtemps marqué
l’imaginaire politique et social haïtien. Face à un tel diagnostic de
l’anthropologue, l’on est en droit se de demander si, d’une façon ou d’une
autre, nous n’avons pas encore aujourd’hui à répondre à cette question qui, par
une curieuse dialectique fait s’imbriquer sournoisement politique de couleur à
une certaine couleur de la politique nationale. Néanmoins, Michel-Rolph trouillot
nous aurait exhortés à ne pas perdre de vue la vraie question qui est, en
dernière instance, celle de la place à accorder à la paysannerie essaimée en
masses paupérisées des bidonvilles. Cette question est d’autant plus pertinente
aujourd’hui que, par le plus étonnant des hasards politiques, c’est sous un
certain label de « réponse paysanne » que s’est présentée la nouvelle
ruse de la raison politique haïtienne. Tout porte à croire que les paysans
étaient nommés pour être mieux oubliés ; c’est à dire oubliés sans
remords et sans gêne car le spectacle
est conduit en leur nom. Mais quel spectacle ! Les mots de Michel-Rolph
Trouillot campaient, de façon prémonitoire, le décor de vernis sur les
décombres : « Citadelles de poussière s’étoilant au soleil, [les
villes] n’ont même plus mémoire de leur splendeur du passé. Les vieux sont
partis pour le cimetière, les jeunes font bagage pour un autre-part ailleurs.
Ceux qui demeurent, trop jeunes pour mourir, trop vieux pour penser à partir,
montent la garde devant les galeries désertes ; mais le cœur n’y est pas.»
Au demeurant, s’il
lui fallait aujourd’hui ajouter une ligne à ses analyses de la question
haïtienne, Michel Rolph Trouillot aurait noté que, sur les décombres de nos
mémoires assassinées, l’assassin est revenu deux fois sur le lieu du crime.
Car, Duvalier n’est pas seulement de retour physiquement et impunément en
Haïti, il y est aussi politico-culturellement, à travers le retour à l’héritage
"Josué Pierre Dahomey" <pierr...@yahoo.fr> Aug 04 02:35AM +0100
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Michel-Rolph
Trouillot : Une citadelle contre les silences de l’histoire
Josué Pr. Dahomey
La disparition de Michel-Rolph Trouillot n’est
pas sans conséquence pour le monde de la pensée. L’homme était une figure
mondialement reconnue pour son apport au renouvellement de l’anthropologie
contemporaine. D’aucuns sont persuadés qu’il était le plus grand des intellectuels
haïtiens de sa génération. Son nom devra s’ériger comme une citadelle, ou
mieux, comme une émeraude de l’esprit plantée dans notre océan d’histoire
tumultueuse pour en sonder la profondeur et en indiquer le signifié. Ce nom est
l’index d’une singulière force de réflexion, la marque d’une puissance
intellectuelle capable de faire reculer les frontières des disciplines
académiques. L’homme a atteint le sommet des esprits hautement appliqués pour
devenir l’un des plus beaux phares éclairant notre histoire. L’œuvre
anthropologique de Michel-Rolph Trouillot nous projette dans une traversée du
miroir faisant advenir notre conscience de soi historique dans la clarté
immédiate, néanmoins par la médiation d’un décryptage de maître.
Plus qu’un
historien, Michel Rolph Trouillot était un penseur de l’histoire. Il était le penseur
de l’histoire haïtienne en tant quecette
histoire est celle de la première Nation postcoloniale de la modernité, tout
comme il était un penseur critique de l’histoire de l’occident en tant qu’elle
est parsemée de silences et de mémoires sélectives. Hégélien dans la portée de
sa réflexion et foucaldien dans l’essence de sa pensée, Michel Rolph Trouillot était
également un lecteur attentif d’Hannah Arendt. Sans doute, l’œuvre de
Michel-Rolph Trouillot, de par son historicité et l’ampleur des pensées dont
elle est jalonnée, est à la croisée de chemins critiques d’où naissent les plus
hautes idées du génie de la postmodernité. Au creuset de son ‘constructivisme’
postmoderniste, on cotoie Césaire, Appadurai, Fanon, Bourdieu, Sidney Mintz, Samir
Amin, Derrida, Sala-Molins, Paul Moral, Borges, Gramsci, tous employés en tant que
médecins de l’histoire au chevet de la question haïtienne.
Pour autant,
Michel-Rolph Trouillot n’avait pas moins ce sens aigu de l’apport irremplaçable
des intellectuels haïtiens qui se sont mûsà la
fois sur deux pôles, comme sujets et objet de l’histoire telle qu’elle s’est
déployée dans notre arène nationale. Il a fallu tout simplement son génie pour
faire dialoguer dans une même œuvre des penseurs aussi substantiels que
différents comme Leslie Manigat, Gérard Pierre-Charles, Georges Anglade, Benoit
Joachim, Laennec Hurbon, Roger Gaillard, Claude Moise, Alain Turnier, Georges
Convington, Suzy Castor, sans oublier ceux qui ont éclairé des moments
antérieurs de notre passé comme Anténor Firmin, Jean Price-Mars, Edmond Paul,
Louis-Joseph Janvier, Demesvar Deslorme, Dantes Bellegarde, Hannibal Price.
Michel-Rolph
Trouillot était le penseur par excellence de notre condition de peuple. A
travers son œuvre, tous nos siècles d’histoire nous contemplent. Ses ouvrages
les plus attentifs à la question haïtienne, à savoir Ti dife boule sou listwa dayiti (1977) et Les racines historiques de l’Etat duvaliérien (1986), auraient pu
se combiner pour s’intituler comprendre
Haïti. Dans les racines historiques de l’Etat duvaliérien, l’anthropologue a
fait le pari d’analyser les conditions de possibilité du totalitarisme duvaliériste
dans notre vie de peuple. Et tout compte fait, il a indéniablement réussi à
relever le défi d’amener à la lumière les pans les plus obscurs des grandes
problématiques de notre trajectoire historique. Toutes les questions majeures y
sont formulées, toutes les structures sont arpentées, tous les acteurs sont
observés. La paysannerie, l’Etat, la nation, la bourgeoise, les élites
politiques et économiques, nos démons historiques, les spectres susceptibles de
nous hanter longtemps encore, en passant par « les démences qui nous guettent »
à chaque instant : l’anthropologue n’a rien laissé au hasard. Et pourtant,
si le livre parle du lieu de l’analyse historique, sa visée, selon les mots
mêmes de Michel-Rolph Trouillot, est encore plus essentielle : « cette
analyse, nous dit-il, est un plaidoyer pour la réconciliation de l’Etat et de
la Nation.»
Les racines historiques de l’Etat duvaliériena fait ressortir les problèmes
structurels à la base de notre formation de peuple, lesquels allaient paver la
voie au duvaliérisme. Il a démontré que le totalitarisme dont on a fait
l’expérience n’était pas imposé « d’en haut ou du dehors à la structure
sociale haïtienne.» Au terme d’une analyse globale et cohérente de la formation
sociale haïtienne, il a décortiqué les structures sociétales c’est à dire
« les relations de production et de distribution, les formules de pouvoir,
les codes sociaux et culturels » afin de saisir les arcanes de l’Etat
prédateur devenu totalitaire avec Duvalier. Ainsi, dans la mesure où l’on peut
dire que la nature d’un Etat prend ses racines dans les rapports sociaux,
Michel Rolph Trouillot a fait remonter ses analyses assez loin dans l’histoire
de notre structuration sociale pour constater que « l’Etat et la Nation
démarraient, dès 1801, dans des directions opposées.»De
ce fait, une situation de déséquilibre historique profond se manifestait dans
l’écart entre l’Etat et la Nation, car « une fois l’esclavage aboli, une
fois l’indépendance politique établie… les intérêts de classe des dirigeants
noirs et mulâtres les portaient à maintenir la grande propriété et le procès de
travail hérité de l’ancien régime [aux dépens de] la formulation d’une
politique de la production et de la distribution qui prenne en charge les intérêts
de la paysannerie.»
Le diagnostic de
Michel-Rolph Trouillot fut donc sans ambiguïté : « … car finalement, écrit-il,
il n’y a qu’une question haïtienne : celle de la paysannerie. La
paysannerie comme ressource ; la
paysannerie comme enjeu ; la paysannerie comme problème.» De prime abord,
le constat peut paraître anodin. Mais il faut entendre derrière ce diagnostic
apparemment tout simple, que ce sont au fond les ramifications de la question
paysanne qui, plongeant leurs racines dans les vestiges de notre passé
colonial, sont susceptibles de nous révéler les éléments souterrains qui n’ont
de cesse de nous miner à travers ses continuités sous-jacentes. Dans ce sens,
derrière la simplicité apparente du diagnostic, l’archéologie sociétale de Michel-Rolph
Trouillot va nous conduire à extirper de part en part tous les éléments de
complexité de la question haïtienne. Ainsi la question de la paysannerie s’est
révélée comme celle de la Nation écartelée entre 1) un pouvoir politique d’Etat,
gesticulant dans la « posture nationaliste » mais prenant ses
décisions contre la Nation ; 2) les intérêts socio-économiques des « élites
militaires », de « la bourgeoisie commerçante » tout comme des
« parasites urbains », qui tous ont leurs « intérêts fondamentalement
opposés à la consolidation de l’Etat-Nation » ; et enfin 3) cette question
s’est manifestée comme celle de la Nation écartelée à travers des codes sociaux
et culturels qui érigeaient une certaine reproduction sociale en Haïti sur le
préjugé de couleur et au détriment de tout ce que représentait la culture
paysanne.
Restons-en à ce
dernier point pour essayer de comprendre pourquoi notre société, qui aime tant
se regarder-voir comme premier peuple noir du monde moderne, reproduit
systématiquement les ‘forfaitures’ politiques du préjugé de couleur. En effet,
les observations de Michel-Rolph Trouillot concernant le problème du préjugé de
couleur en Haïti sont particulièrement pénétrantes. Contre les idées reçues et
les sentiers battus, l’anthropologue a érigé un double cran d’arrêt. D’une part,
contrairement à ce que professait la droite noiriste duvaliériste qui en tirait
les plus vils profits, « le préjugé n’est pas la contradiction de base de
la société haïtienne, [d’autre part] il n’est pas non plus un simple reflet des
structures économiques… comme le veut une certaine gauche anxieuse de nier les
bénéfices qu’elle en a tirés. » Au fond, dans un contexte culturel et
géopolitique de (post-)colonisation esclavagiste, le déploiement historique des
nouvelles tendances lourdes du monde moderne s’inscrit dans la dynamique d’une
« division internationale du travail [qui] se double d’une hiérarchie des
races, des couleurs, des religions, et des cultures. » Dans ce contexte global, le préjugé de couleur est
une donnée structurelle fondamentale à laquelle les sociétés dites modernes étaient
encore loin d’échapper. Par ailleurs, quant aux sites de sa manifestation
interne à la société postcoloniale haïtienne, l’anthropologue nous a conviés au
constat qu’une certaine reproduction sociale ayant le préjugé de couleur en
soubassement, va s’adosser voire se confondre à une certaine reproduction biologique. On a donc
un cercle où la reproduction biologique du mulâtrisme va de pair avec la
reproduction sociale de privilèges liés aux préjugés de couleur et à des
pratiques systématiques de discrimination en Haïti.
Ainsi, pour des
raisons historiques liées, entre autres, à la colonisation esclavagiste et au
mode de structuration sociale à St-Domingue, le préjugé de couleur va se
perpétuer en Haïti dans la forme du mulâtrisme. Mais comment dans un contexte
démographique avec une écrasante majorité de noirs, le mulâtrisme va t-il
pouvoir se reproduire et reconduire les représentations et les privilèges
sociaux auxquels il s’est historiquement adossé ? La réponse de
l’anthropologue est révélatrice d’une pratique sociale devenue code culturel en
Haïti : les mulâtres se sont longtemps réfugiés dans l’endogamie comme
stratégie de reproduction sociale. L’endogamie comme mode de reproduction par
le mariage à l’intérieur de son groupe social fermé, devient, avec le
mulâtrisme en Haïti, un système où la reproduction du préjugé de couleur et des
privilèges sociaux et économiques qui y sont liés se trouvent perpétués. Ainsi
en Haïti, reproduction sociale et reproduction biologique se sont longtemps
recoupées, du moins en ce qui concerne « la mulâtrerie en tant que couche
sociale.»
Cependant, deux
nuances sont fondamentales chez Michel Rolph Trouillot sur la question de
couleur en Haïti. D’une part, s’il est vrai que la reproduction de la
mulâtrerie comme couche sociale « s’emboite à la reproduction des couches
dominantes, la couleur ne reproduit pas [intégralement] la structure
économique.» Cette première nuance est d’importance en ce qu’elle permet
d’établir que, historiquement, les éléments de la classe économique dominante
n’étaient pas tous mulâtres. Mais c’est là où la question du mulâtrisme devient un important
objet d’étude pour l’anthropologue, car, constate-il, sans être eux-mêmes mulâtres
de complexion de peau, la plupart des acteurs noirs, qu’ils soient déjà situés
en haut de l’échelle sociale ou en mobilité socio-économique, étaient souvent
mulâtristes. Autrement dit, la couleur prend une curieuse valeur sociale où le « passage
du champ noir au champ mulâtre double presque toujours une promotion économique
[ou sociale]. » D’autre part, même si l’endogamie devait servir de
bouclier dans ce cercle de double reproduction mulâtriste/reproduction sociale,
le mulâtrisme était aussi garanti à la fois par des alliances de familles
(assez peu mais bien puissantes), et aussi plus largement, par des alliances
politiques. La dimension politique aura été une dimension fondamentale dans la
question de couleur en Haïti.
Implicitement ou
explicitement, depuis l’indépendance jusqu’aux Duvalier, les jeux de pouvoir
devaient à chaque fois répondre à la question : « de quelle couleur
est le pouvoir ?» Et en effet, « dès 1843, écrit Michel-Rolph Trouillot,
une certaine élite noire revendique l’exclusivité de la représentation
épidermique – forçant l’élite mulâtre au discours des plus capables. Dans les
faits, les factions politiques noiristes ne se débarrassaient jamais de leur
propres mulâtres. Les factions politiques mulâtres, à leur tour, intégraient
presque toujours des intellectuels et des militaires noirs, recrutés le plus
souvent parmi les nouveaux adhérents à l’emblème oligarchique. C’est dans
l’échange de ces groupes que le préjugé de couleur se renouvelle et renouvelle
en même temps la domination de classe. »
Même le noirisme
duvaliériste (qu’il ne faut pas confondre avec l’indigénisme ni avec la
négritude) était au mieux une diversion ou manipulation politicienne, au pire
un mulâtrisme hypocrite, ou en tout cas – ce qui revient au même – le noirisme
duvaliériste était comme une sorte de ruse de la raison mulâtriste. Car au
fond, sous la forme du jean-claudisme, le duvaliérisme a littéralement convergé
vers « la reproduction du mulâtrisme.» Et, « fou qui croit que
Jean-Claude Duvalier trahissait le rêve : c’était ça, le rêve. Car
François Duvalier lui-même, dans son privé social, misait sur un certain futur
clair », indique Michel-Rolph Trouillot.
Tout compte fait,
la fascination pour le complexion épidermique claire a longtemps marqué
l’imaginaire politique et social haïtien. Face à un tel diagnostic de
l’anthropologue, l’on est en droit se de demander si, d’une façon ou d’une
autre, nous n’avons pas encore aujourd’hui à répondre à cette question qui, par
une curieuse dialectique fait s’imbriquer sournoisement politique de couleur à
une certaine couleur de la politique nationale. Néanmoins, Michel-Rolph trouillot
nous aurait exhortés à ne pas perdre de vue la vraie question qui est, en
dernière instance, celle de la place à accorder à la paysannerie essaimée en
masses paupérisées des bidonvilles. Cette question est d’autant plus pertinente
aujourd’hui que, par le plus étonnant des hasards politiques, c’est sous un
certain label de « réponse paysanne » que s’est présentée la nouvelle
ruse de la raison politique haïtienne. Tout porte à croire que les paysans
étaient nommés pour être mieux oubliés ; c’est à dire oubliés sans
remords et sans gêne car le spectacle
est conduit en leur nom. Mais quel spectacle ! Les mots de Michel-Rolph
Trouillot campaient, de façon prémonitoire, le décor de vernis sur les
décombres : « Citadelles de poussière s’étoilant au soleil, [les
villes] n’ont même plus mémoire de leur splendeur du passé. Les vieux sont
partis pour le cimetière, les jeunes font bagage pour un autre-part ailleurs.
Ceux qui demeurent, trop jeunes pour mourir, trop vieux pour penser à partir,
montent la garde devant les galeries désertes ; mais le cœur n’y est pas.»
Au demeurant, s’il
lui fallait aujourd’hui ajouter une ligne à ses analyses de la question
haïtienne, Michel Rolph Trouillot aurait noté que, sur les décombres de nos
mémoires assassinées, l’assassin est revenu deux fois sur le lieu du crime.
Car, Duvalier n’est pas seulement de retour physiquement et impunément en
Haïti, il y est aussi politico-culturellement, à
Ella PERRARD <ell...@yahoo.com> Aug 04 08:50PM -0700
1 Août 2012
LES 44 MILLIONS DE DOLLARS VOLATILISÉS: LES PREUVES ACCABLANTES DU SCANDALE
Préambule
La réhabilitation des quartiers de Fort-National et de
Bowenfield n’est toujours pas encore effective. Aucun signe de
reconstruction. Plusieurs milliers de sinistrés sont encore sous des
bâches épuisées, donc inaptes à les protéger contre le soleil et la
pluie. La pluie constitue pour ces malheureux une malédiction.
Ces projets sont financés complètement, selon le tableau sur l’état des
décaissements pour les projets financees par le fonds de Petro Caribe du
ministère des Finances. Or dans les deux quartiers concernés, aucune
trace de réhabilitation urbaine ni de développement résidentiel n’a été
observée. Au Fort-National, on n’a trouvé que la maquette. Une réalité
qui a choqué les responsables de l’organisation de la société civile. Le
montant global pour le marché de Bowenfield est de 135 309 218, 65
dollars américains et de 178 951 296,90 dollars pour celui du Fort
national. Vingt-deux millions de dollars américains ont été déjà
décaissés pour chacun des dits projets. Mais aucun signe de
reconstruction.
Ce sont donc 44 millions de US dollars qui se sont évaporés et qui manquent à l’appel.( Les preuves accablantes du scandale surlignées en jaune ( DOC pdf
page 3). CLIQUEZ sur le lien ci-dessous. Si vous n’avez pas le logiciel
: obtenez Adobe ici ( gratuit)
La réhabilitation des quartiers de Fort-National et de Bowenfield
n’est toujours pas encore effective. Selon le responsable de
l’Initiative de la société civile, Rosny Desroches, il est impossible,
pour l’instant, de localiser les deux ouvrages et de constater l’état
des travaux. Cependant le décaissement pour ces deux projets est
effectué à 100 %, selon le tableau sur l’état des décaissements des
fonds de Petro Caribe qui figurent sur le site du ministère des
Finances.
Garry Conille a laissé la primature de manière prématurée, mais il a
quand même laissé sa trace. En fait, les contrats visés par l’audit
qu’il a commandité continuent de retenir l’attention des observateurs.
Le flou persiste encore. Le ministère de Planification et de la
Coopération externe (MPCE) doit encore rendre des comptes. Selon un
document rendu public par le principal responsable de l’Initiative de la
société civile (ISC), Rosny Desroches, le 19 juin dernier, on a perdu
les traces de deux projets de très grande envergure. Il s’agit des
projets de rénovation urbaine et de développement résidentiel du
Fort-National et de Bowenfield. Selon le rapport, ces projets ont été
exécutés sur commande du MPCE par un appel d’offres restreint.
Vingt-deux millions de dollars américains ont été déjà décaissés
pour chacun des dits. Ils ont été confiés à des firmes de construction
de la République voisine : Construciones y Disenos et Rofi S.A., deux
parmi les trois principales entreprises visées par l’enquête de l’ancien
Premier ministre. Elles appartiennent d’ailleurs à Félix Ramon Bautista
Rosario, le puissant sénateur dominicain. Selon le rapport d’audit, le
montant global pour le marché de Bowenfield est de 135 309 218, 65
dollars américains et de 178 951 296,90 dollars pour celui du Fort
national. Le plus intrigant dans ce dossier, c’est que pour ces deux
projets, le montant exposé sur le site du ministère de l’Économie et des
Finances diffère complètement de celui avancé dans le rapport d’audit
de Garry Conille. S’agit-il d’une erreur ?
Selon le rapport d’audit, « Constructora Rofi S. A. a bénéficié de
plusieurs contrats sur la base d’appels d’offres restreints. Elle devra
s’occuper de rénovation urbaine et de développement résidentiel dans le
quartier de Fort-National à Port-au-PrinceLire la suite
http://wp.me/p2rKo4-9x
Yolene Antoine <yolene....@yahoo.com> Aug 04 04:39AM -0700
Note de L'Amicale
Une reunion des cadres de L'Amicale de Juristes sera organisee le 7 aout 2012 autour du texte de Me Serge H. Moise, membre du comite du Conseil Consultatif relatit aux Etats Generaux de la Justice. Toutes les dispositions sont deja prises pour que ce texte soit publiee dans le meilleur delai sur le site de L'Amicale des Juristes.Il est prevu aussi de former une commission chargee de donner corps a un projet de reforme de la justice haitienne. Compte tenu de l'interet montre pour une telle initiative, Me Serge Moise pourrait etre celui qui presidera cette commission.
----- Forwarded Message -----
From: Me Serge H. Moïse av. <cabine...@gmail.com>
To:
Sent: Friday, August 3, 2012 8:47 PM
Subject: [Grands Débats] États Généraux de la Justice
Étas Généraux
de la Justice
C’est aujourd’hui une lapalissade, l’idée que le fondement d’une nation dite civilisée s’avère, son cadre normatif, en d’autres termes, la constitution et les lois régissant son mode de fonctionnement.
Que de séminaires et de colloques choisissent pour thèmes, le respect des droits et liberté, la liberté d’expression et de mouvement, les droits de la femme et des enfants, la protection des animaux, le droit de l’environnement. Des organisations internationales telles : l’Organisation des Nations Unies, les Barreaux de tous les pays, l’Amicale des Juristes, les Avocats Sans Frontières et les dizaines d’autres de par le monde qui s’époumonent à cet effet dans la noble perspective d’instaurer la démocratie un peu partout sur la planète.
Les difficultés complexes et multidimensionnelles inhérentes à l’implantation de ces généreux concepts amènent plus d’un à se demander si ces nobles principes seraient contraires à la nature humaine.
La réponse est évidemment non et fort heureusement, sinon il y aurait lieu de désespérer en ce qui a trait à l’avenir de l’humanité tout entière.
Toutefois, nul ne nous tiendra rigueur de rappeler que l’instauration d’un État de Droit ne se fait pas au petit bonheur la chance. La justice, c’est l’affaire de tout le monde et non des juristes uniquement et la volonté politique pour ce faire, doit émaner du gouvernement, de tous les secteurs vitaux de la nation, de la population en général, chacun en ce qui le concerne.
Et puisqu’il s’agit d’un processus de longue haleine, on aurait intérêt à s’y mettre au plus tôt. Plus tard risque d’être trop tard!
Les priorités de l’heure en ce qui concerne notre « singulier petit pays » mise à part l’urgence de prendre en charge nos milliers de sinistrés, seraient donc : la création d’emplois à travers la république dont l’incidence sur l’insécurité se révélerait foncièrement remarquable ainsi qu’au niveau de la déconcentration de la capitale surpeuplée à outrance. Et de manière concomitante, la réforme judiciaire, sans faire semblant, de manière scientifique avec évidemment les compétences nationales qui ne manquent pas. L’éducation des jeunes et moins jeunes dans la perspective du développement endogène et durable qui passe par les créneaux culturels de la nation.
La scolarisation qui s’évertue à mettre en relief les valeurs culturelles étrangères au détriment des nôtres avec pour conséquence d’avoir fait de la plupart d’entre nous des acculturés est à proscrire pour permettre l’émergence du nouvel homme haïtien, lequel sera mieux accompagné par la nouvelle femme haïtienne.
Nos codes de lois obsolètes et désuets importés de la France dans les années mil huit cent vingt-six, méritent d’être modernisés, et mis en adéquation avec notre réalité sociale, économique et politique.
Il en sera de même avec nos institutions publiques qui deviendront efficaces et efficientes et seront surtout au service de la population en général et non d’une minuscule oligarchie.
Quant à l’éducation, nous disons bien « éducation » son importance dans la vie de tout individu ne souffre d’aucune discussion et à ce chapitre, la population haïtienne n’a de leçon à recevoir de qui que ce soit. Elle consent depuis longtemps des efforts herculéens pour parfaire l’éducation de ses jeunes, se saigne à blanc afin de payer les frais exorbitants de scolarisation, même au sein « d’écoles borlettes » se disant qu’à défaut d’un emploi bien rémunéré pour contribuer au développement de son pays, le jeune détenteur d’un diplôme de fin d’études aura plus de chance d’obtenir un visa pour n’importe où.
Pour s’en convaincre, jetez un rapide coup d’œil et constatez le grand nombre de fils de l’arrière pays qui excellent dans leurs sphères d’activités respectives dans la diaspora. Objet de fierté, il n’y a pas le moindre de doute, mais piètre consolation à la lumière de la situation infrahumaine qui prévaut au pays de Dessalines et de Pétion.
Il s’avère impérieux de mettre un terme aux tergiversations, aux palabres inutiles et nuisibles, à tous ces discours creux et ronflants qui font rire de nous dans la communauté internationale. Faisons mentir ceux qui souhaitent que nous excellions dans l’art de nous entredéchirer, que les pieds nus arrachent les cheveux aux bien chaussés. Développons une formule magique de gagnant-gagnant de sorte que les riches deviennent plus riches et les pauvres beaucoup moins pauvres.
C’est de la folie, nous dira-t-on! Qu’à cela ne tienne, mais quelle douce folie! Et si on s’y mettait?
En commençant par mettre en œuvre les états généraux de la justice. Réaliser un diagnostic net et précis de l’état des lieux. Ce ne sera certes pas facile, et nous sommes bien placé pour le savoir. N’empêche qu’il s’agit là d’un paradigme incontournable et tôt ou tard il faudra bien s’y mettre.
Au Québec où la campagne électorale battra son plein jusqu’au quatre septembre prochain, le premier ministre sortant Monsieur Jean Charest promet de créer deux cent cinquante mille emplois, il en fait son cheval de bataille dans une province où le taux de chômage avoisine les (7.8%), en Haïti le taux est à (70%) depuis des lustres et on en parle du bout des lèvres. Le leader de la (CAQ) Coalition Avenir Québec promet la lutte à la corruption, quant à la chef du (PQ) Parti Québécois, Mme Pauline Marois, elle préconise l’intégrité, la transparence dans les affaires publiques, la souveraineté du Québec et une meilleure répartition de la richesse entre tous les citoyens. La Banque de Développement Économique sera créée afin de faciliter l’accès au crédit pour les entrepreneurs, petits et moyens. Le Barreau du Québec par l’organe de son bâtonnier s’est impliqué, revendiquant l’amélioration du système
judiciaire dans la belle province.
Comment expliquer que nos intellos, nos leaders politiques, nos leaders communautaires, nos syndicalistes s’intéressent si peu à ces thèmes fondamentaux pour n’importe quelle société qui aspire au progrès et à la prospérité. Le (FHS) Fonds Haïtien de Solidarité ayant pour objectif de financer la création d’emplois serait l’outil haïtien par excellence pour éradiquer ce fléau qui a pour nom « chômage endémique ». Ils en parlent certes, mais est-il besoin de souligner à l’eau forte, que parler pour parler ne rime à rien. Il faut des propositions concrètes susceptibles de rallier les couches saines de la nation.
L’Amicale des Juristes a donné le ton, ses travaux depuis les vingt-quatre dernières années permettent de constater la soif inextinguible de la population pour l’avènement de notre État de Droit. Rappelons encore une fois « qu’aucun pays ne peut aspirer au développement en dehors du respect de la constitution et des lois qui le régissent »
Le gouvernement aurait intérêt à se pencher immédiatement sur cet aspect fondamental du développement, à s’investir à fond et à investir ce qu’il faut afin que dans les plus brefs délais, le pays soit doté des meilleurs codes de lois, ainsi les règles du jeu étant clairs pour tout le monde, nous pourrons envisager, dans un délai plus ou moins prévisible, la possibilité de recouvrer notre souveraineté et travailler d’arrache-pied dans le sens du progrès et de la prospérité pour tous.
Me Serge H. Moïse
Barreau de P-au-P.
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Ella PERRARD <ell...@yahoo.com> Aug 04 08:47PM -0700
LA TEMPÊTE ERNESTO SEMBLE VOULOIR ÉPARGNER HAÏTI http://0z.fr/ZRNfD
ACTIVITÉ CYCLONIQUE
Sur chacun des bassins océaniques, atlantique Nord et Caraïbe se situe une tempête.
Sur le Bassin Atlantique, la tempête
tropicale "ERNESTO" est au Sud de la république dominicaine et fait
route vers l'ouest-nord-ouest à 30 km/h. Elle va se
renforcer en ouragan le 06 août à 08 heures locales. Mais de nouveau
à l'entrée du Golfe du Mexique elle régressera en tempête le 09 août à
08h locale.
La seconde tempête est nommée "
FLORENCE " se situe un peu à l'ouest des îles du Cap Vert. Elle
progresse vers l'ouest-nord- ouest à 24 km/h. Elle restera tempête
jusqu'au 09 août pour décroître en dépression dans la soirée du 10
août. Elle passera au Nord des îles du Nord de l'arc antillais, en
donnant quelques averses orageuses dans sa partie sud, au
voisinage de ces îles.
La tempête Ernesto se dirige sur la Jamaïque
AFP Publié le 04/08/2012 à 16:13
La tempête tropicale Ernesto, qui a
provoqué hier des dégâts en Martinique, se dirigeait aujourd'hui vers la
Jamaïque avec des vents plus forts, alors que Florence,
sixième tempête de la saison des ouragans, se formait à l'est de
l'Atlantique, selon la météo américaine.
A 9h GMT (11h en France), Ernesto se
trouvait à 1.110 km au sud-est de Kingston (Jamaïque), progressant à une
vitesse de 30 kmh avec des vents soufflant à 100 kmh,
selon le Centre national des ouragans (NHC), situé à Miami. Les
autorités jamaïcaines ont appelé à la vigilance sur l'île pour les
prochaines 24 heures.
Les services météo ont indiqué que la
tempête, qui pourrait se transformer en ouragan entre mardi et jeudi,
se dirigeait vers le Honduras, le Guatemala, le Belize
et la péninsule du Yucatan au Mexique.
A l'est de l'océan Atlantique,
l'ouragan Florence, qui se formait à 550 km à l'ouest des îles du
Cap-Vert, progressait dans une direction ouest-nord-ouest avec des
vents à 60 kmh. ------.
********************************
Des conditions de tempête tropicale
sont attendues sur la Jamaïque dimanche après-midi. Quelques bandes
continuent d’affecter la République Dominique et Puerto Rico
cette nuit. Des cumuls de précipitations de l’ordre de 75 à 150 mm
sont possibles au passage d’ERNESTO, sur la Jamaïque, une activité
pluvio-orageuse est également possible sur Aruba, Curaçao et
Bonaire.
NAISSANCE DE LA TEMPÊTE TROPICALE FLORENCE
Samedi 4 août 2012
Aujourd'hui, la dépression tropicale N°6 a donné naissance à la tempête tropicale FLORENCE.
La naissance, ce jour, de la sixième
tempête nommée (Florence), fait de 2012, la troisième année, derrière
2005 et 1936, où, au 04 août, autant de systèmes ont vu
naissance.
Nom :
FLORENCE
Vents soutenus max. :
85 Km/h
Type :
Tempête tropicale
Rafales :
105 Km/h
Latitude :
15.3 °N
Déplacement :
Ouest-Nord-Ouest
Longitude :
31.7 °W
Vitesse de déplacement :
24 Km/h
Pression :
1001 Mb
Vigilance :
Aucune
Elle se situe à 530 km à l’Ouest des îles du Cap-Vert par 14.6 °N et 29.7 °W.
Elle engendre des vents soutenus moyens de l’ordre de 65 km/h avec des rafales de 85 km/h.
Une intensification du système est possible ces prochaines 48 heures.
La pression au centre est estimée à 1005 mb.
Elle se déplace vers l’Ouest-Nord-Ouest à 26 km/h.
Ella PERRARD <ell...@yahoo.com> Aug 04 08:42PM -0700
LA TEMPÊTE ERNESTO SEMBLE VOULOIR ÉPARGNER HAÏTI http://0z.fr/ZRNfD
ACTIVITÉ CYCLONIQUE
Sur chacun des bassins océaniques, atlantique Nord et Caraïbe se situe une tempête.
http://0z.fr/ZRNfD
Sur le Bassin Atlantique, la tempête
tropicale "ERNESTO" est au Sud de la république dominicaine et fait
route vers l'ouest-nord-ouest à 30 km/h. Elle va se
renforcer en ouragan le 06 août à 08 heures locales. Mais de nouveau
à l'entrée du Golfe du Mexique elle régressera en tempête le 09 août à
08h locale.
La seconde tempête est nommée "
FLORENCE " se situe un peu à l'ouest des îles du Cap Vert. Elle
progresse vers l'ouest-nord- ouest à 24 km/h. Elle restera tempête
jusqu'au 09 août pour décroître en dépression dans la soirée du 10
août. Elle passera au Nord des îles du Nord de l'arc antillais, en
donnant quelques averses orageuses dans sa partie sud, au
voisinage de ces îles.
La tempête Ernesto se dirige sur la Jamaïque
AFP Publié le 04/08/2012 à 16:13
La tempête tropicale Ernesto, qui a
provoqué hier des dégâts en Martinique, se dirigeait aujourd'hui vers la
Jamaïque avec des vents plus forts, alors que Florence,
sixième tempête de la saison des ouragans, se formait à l'est de
l'Atlantique, selon la météo américaine.
A 9h GMT (11h en France), Ernesto se
trouvait à 1.110 km au sud-est de Kingston (Jamaïque), progressant à une
vitesse de 30 kmh avec des vents soufflant à 100 kmh,
selon le Centre national des ouragans (NHC), situé à Miami. Les
autorités jamaïcaines ont appelé à la vigilance sur l'île pour les
prochaines 24 heures.
Les services météo ont indiqué que la
tempête, qui pourrait se transformer en ouragan entre mardi et jeudi,
se dirigeait vers le Honduras, le Guatemala, le Belize
et la péninsule du Yucatan au Mexique.
A l'est de l'océan Atlantique,
l'ouragan Florence, qui se formait à 550 km à l'ouest des îles du
Cap-Vert, progressait dans une direction ouest-nord-ouest avec des
vents à 60 kmh. ------.
********************************
Des conditions de tempête tropicale
sont attendues sur la Jamaïque dimanche après-midi. Quelques bandes
continuent d’affecter la République Dominique et Puerto Rico
cette nuit. Des cumuls de précipitations de l’ordre de 75 à 150 mm
sont possibles au passage d’ERNESTO, sur la Jamaïque, une activité
pluvio-orageuse est également possible sur Aruba, Curaçao et
Bonaire.
NAISSANCE DE LA TEMPÊTE TROPICALE FLORENCE
Samedi 4 août 2012
Aujourd'hui, la dépression tropicale N°6 a donné naissance à la tempête tropicale FLORENCE.
La naissance, ce jour, de la sixième
tempête nommée (Florence), fait de 2012, la troisième année, derrière
2005 et 1936, où, au 04 août, autant de systèmes ont vu
naissance.
Nom :
FLORENCE
Vents soutenus max. :
85 Km/h
Type :
Tempête tropicale
Rafales :
105 Km/h
Latitude :
15.3 °N
Déplacement :
Ouest-Nord-Ouest
Longitude :
31.7 °W
Vitesse de déplacement :
24 Km/h
Pression :
1001 Mb
Vigilance :
Aucune
Elle se situe à 530 km à l’Ouest des îles du Cap-Vert par 14.6 °N et 29.7 °W.
Elle engendre des vents soutenus moyens de l’ordre de 65 km/h avec des rafales de 85 km/h.
Une intensification du système est possible ces prochaines 48 heures.
La pression au centre est estimée à 1005 mb.
Elle se déplace vers l’Ouest-Nord-Ouest à 26 km/h.
Ella PERRARD <ell...@yahoo.com> Aug 03 10:03AM -0700
3 Août 2012
APRÈS LA FÊTE, LE TEMPS DES TEMPÊTES
APRÈS LA FÊTE, LE TEMPS DES TEMPÊTES
Par Ella PERRARD
C’est le mois d’aout. Nous sommes en pleine saison cyclonique. Les
perturbations se font et se défont en cette période de l’année dans la
mer atlantique. Il y en a deux au moment où nous
écrivons cet article. Le jeudi 2 août, la première perturbation,
associée à une de zone de basse pression a donné naissance, à la tempête
tropicale Ernesto, la cinquième depuis le début de la saison. Les
différents modèles de trajectoires font passer cette perturbation sur
les Petites Antilles au cours de ce week-end. Si elle se développe, elle
pourra devenir un ouragan de catégorie 1 lors de son passage au niveau
du sud d’Haïti.
La seconde perturbation, située à 1200 km au sud des îles du
Cap-Vert, commence à montrer des signes d’organisation. Elle est très
dynamique et les derniers modèles GFS prévoient que cette perturbation
devra évoluer d’ici le début ou le milieu de la semaine prochaine, car
les conditions environnementales sont favorables à son développement.
Elle pourra se transformer en « major hurricane », c’est-à-dire un
important ouragan de catégorie 3 tout au moins. Et là encore Haïti sera
très probablement sur sa trajectoire. Notons que la plupart des ouragans
parmi les plus dangereux ont souvent pris naissance dans cette région.
Gouverner c’est prévoir
Point besoin de cyclone, de dépression ou d’onde tropicale : une
simple averse suffit pour mettre Port-au-Prince, la capitale et d’autres
villes du pays sens dessus dessous. N’importe quel enfant au niveau de
fin d’études primaires vous le dira : la saison cyclonique correspond
toujours à la période estivale. Inutile donc pour les gouvernants de
prétendre ignorer un tel fait si un ouragan devait frapper le pays cette
année.
Vue aérienne de Gonaïves avant et après le passage du cyclone Jeane
Aussi, bien que la MINUSTAH et les différentes organisations de
l’ONU, la DPC (Direction de la protection civile) et le ministère de
l’Intérieur aient déclaré qu’ils étaient prêts à faire face aux aléas de
la période cyclonique, nous savons que le bilan sera quand même très
lourd. Comme en pareille circonstance, la liste des épreuves sera
longue. Les dommages matériels, les pertes en vies humaines et dans le
secteur agricole seront très importants dans plusieurs régions du pays.
C’est une certitude. D’ailleurs pour la majorité de la population.
Toutefois les dégâts auraient pu certainement être limités, surtout en
ce qui a trait à la protection des vies humaines, si le gouvernement
s’en était donné les moyens. Les fonds sont là. Des fonds aujourd’hui
disponibles. Plus de 900 millions de dollars, sous forme d’aide et de
prêts, dorment dans les caisses de l’État attendant d’être affectés à
des projets. Ce ne sont pas les besoins qui manquent.
Mapou, Fonds Verrettes, Gonaïves, on s’en souvient…
En 2004 l’ouragan Jeanne avait causé de graves inondations et des
glissements de terrain qui avaient occasionné la mort de plus de 3000
personnes aux Gonaïves, faisant presque autant de disparus dans les
régions avoisinantes.
Mapou, bourgade située au milieu d’une vallée avait complètement
sombré sous les eaux. Le bilan s’établissait à plus de 2000 morts. On
dénombrait, là encore, presque autant de disparus.
La
même année, Fonds Verettes a été dévasté par des inondations. Suite à
des pluies diluviennes (pas un cyclone, pas même une tempête) qui ont
tout emporté (maisons, écoles, église), la ville a été recouverte de
boue et de pierre.
En 2008, la saison cyclonique fut singulièrement active. Haïti fut
notamment touchée par la tempête tropicale Fay, les cyclones Gustave,
Hanna et Ike – qui ont fait sortir lesrivières de leurs lits et
provoqué des coulées de boue sur la population en laissant derrière eux
des dégâts considérables. Les années suivant la catastrophe du
tremblement de terre, les cyclones Thomas en 2010 et Irène en 2011 nous
ont, toutes proportions gardées, relativement épargnés. Certes, il y eut
des dégâts et des pertes en vies humaines. Surtout en province. Et dans
les zones agricoles. Mais pas autant auquel pouvait- on s’y attendre
si Port-au-Prince était sur sa trajectoire. N’oubliez pas que la
majorité de la population vivait dans la rue, dans des camps, sous des
tentes qui ne résistent même pas la pluie. Mais qui peut prédire ce que
nous réservent pour cette année les Ernesto, Florence, Gordon, ou autre
Hélène ? Haïti et la République dominicaine partagent la même île.
Pourtant les mêmes cyclones, quand ils passent sur l’île, ne laissent
pas autant de dégâts matériels, ni autant de pertes en vies humaines en
république voisine qu’ils provoquent en Haïti. Encore moins à Cuba. Ne
s’est-on jamais demandé pourquoi ? La réponse se situe au niveau de
l’idée que se font les responsables au sommet de l’État de la valeur de
la vie humaine dans ces pays. À Cuba par exemple, il y a une logistique
permettant d’accueillir dans des abris sûrs jusqu’à un million et demi
de personnes lors du passage d’un cyclone sur l’île. En matière de
protection civile, cela devrait plus tôt servir d’exemple à plus d’un.
«Nap travay »Lire la suite ou cliquez sur le titre
Ella PERRARD
3 septembre 2012
Ella PERRARD <ell...@yahoo.com> Aug 04 08:32PM -0700
APRÈS LA FÊTE, LE TEMPS DES TEMPÊTES
Par Ella PERRARD
C’est le mois d’aout. Nous sommes en pleine saison cyclonique. Les
perturbations se font et se défont en cette période de l’année dans la
mer atlantique. Il y en a deux au moment où nous
écrivons cet article. Le jeudi 2 août, la première perturbation,
associée à une de zone de basse pression a donné naissance, à la tempête
tropicale Ernesto, la cinquième depuis le début de la saison. Les
différents modèles de trajectoires font passer cette perturbation sur
les Petites Antilles au cours de ce week-end. Si elle se développe, elle
pourra devenir un ouragan de catégorie 1 lors de son passage au niveau
du sud d’Haïti.
La seconde perturbation, située à 1200 km au sud des îles du
Cap-Vert, commence à montrer des signes d’organisation. Elle est très
dynamique et les derniers modèles GFS prévoient que cette perturbation
devra évoluer d’ici le début ou le milieu de la semaine prochaine, car
les conditions environnementales sont favorables à son développement.
Elle pourra se transformer en « major hurricane », c’est-à-dire un
important ouragan de catégorie 3 tout au moins. Et là encore Haïti sera
très probablement sur sa trajectoire. Notons que la plupart des ouragans
parmi les plus dangereux ont souvent pris naissance dans cette région.
Gouverner c’est prévoir
Point besoin de cyclone, de dépression ou d’onde tropicale : une
simple averse suffit pour mettre Port-au-Prince, la capitale et d’autres
villes du pays sens dessus dessous. N’importe quel enfant au niveau de
fin d’études primaires vous le dira : la saison cyclonique correspond
toujours à la période estivale. Inutile donc pour les gouvernants de
prétendre ignorer un tel fait si un ouragan devait frapper le pays cette
année.
Vue aérienne de Gonaïves avant et après le passage du cyclone Jeane
Aussi, bien que la MINUSTAH et les différentes organisations de
l’ONU, la DPC (Direction de la protection civile) et le ministère de
l’Intérieur aient déclaré qu’ils étaient prêts à faire face aux aléas de
la période cyclonique, nous savons que le bilan sera quand même très
lourd. Comme en pareille circonstance, la liste des épreuves sera
longue. Les dommages matériels, les pertes en vies humaines et dans le
secteur agricole seront très importants dans plusieurs régions du pays.
C’est une certitude. D’ailleurs pour la majorité de la population.
Toutefois les dégâts auraient pu certainement être limités, surtout en
ce qui a trait à la protection des vies humaines, si le gouvernement
s’en était donné les moyens. Les fonds sont là. Des fonds aujourd’hui
disponibles. Plus de 900 millions de dollars, sous forme d’aide et de
prêts, dorment dans les caisses de l’État attendant d’être affectés à
des projets. Ce ne sont pas les besoins qui manquent.
Mapou, Fonds Verrettes, Gonaïves, on s’en souvient…
En 2004 l’ouragan Jeanne avait causé de graves inondations et des
glissements de terrain qui avaient occasionné la mort de plus de 3000
personnes aux Gonaïves, faisant presque autant de disparus dans les
régions avoisinantes.
Mapou, bourgade située au milieu d’une vallée avait complètement
sombré sous les eaux. Le bilan s’établissait à plus de 2000 morts. On
dénombrait, là encore, presque autant de disparus.
La
même année, Fonds Verettes a été dévasté par des inondations. Suite à
des pluies diluviennes (pas un cyclone, pas même une tempête) qui ont
tout emporté (maisons, écoles, église), la ville a été recouverte de
boue et de pierre.
En 2008, la saison cyclonique fut singulièrement active. Haïti fut
notamment touchée par la tempête tropicale Fay, les cyclones Gustave,
Hanna et Ike – qui ont fait sortir lesrivières de leurs lits et
provoqué des coulées de boue sur la population en laissant derrière eux
des dégâts considérables. Les années suivant la catastrophe du
tremblement de terre, les cyclones Thomas en 2010 et Irène en 2011 nous
ont, toutes proportions gardées, relativement épargnés. Certes, il y eut
des dégâts et des pertes en vies humaines. Surtout en province. Et dans
les zones agricoles. Mais pas autant auquel pouvait- on s’y attendre
si Port-au-Prince était sur sa trajectoire. N’oubliez pas que la
majorité de la population vivait dans la rue, dans des camps, sous des
tentes qui ne résistent même pas la pluie. Mais qui peut prédire ce que
nous réservent pour cette année les Ernesto, Florence, Gordon, ou autre
Hélène ? Haïti et la République dominicaine partagent la même île.
Pourtant les mêmes cyclones, quand ils passent sur l’île, ne laissent
pas autant de dégâts matériels, ni autant de pertes en vies humaines en
république voisine qu’ils provoquent en Haïti. Encore moins à Cuba. Ne
s’est-on jamais demandé pourquoi ? La réponse se situe au niveau de
l’idée que se font les responsables au sommet de l’État de la valeur de
la vie humaine dans ces pays. À Cuba par exemple, il y a une logistique
permettant d’accueillir dans des abris sûrs jusqu’à un million et demi
de personnes lors du passage d’un cyclone sur l’île. En matière de
protection civile, cela devrait plus tôt servir d’exemple à plus d’un.
«Nap travay »
En principe, nous n’avons rien contre la tradition du carnaval en
Haïti. Nous n’avons pas réellement de reproches spécifiques à formuler,
en temps normal, sur le carnaval en tant que fête populaire. Sinon qu’à
déplorer les morts, les blessés en grand nombre et aussi les propos
orduriers. Et effectivement peut sous certaines conditions être un
vecteur du développement de l’industrie touristique.
Mais après cette réjouissance inconvenante, à la veille d’une
catastrophe annoncée d’un autre tremblement de terre peut-être tout
aussi dévastateur que celui qui a frappé Haïti le 12 janvier 2010
(magnitude d’au moins 7.2 );
- si la saison cyclonique, d’ailleurs prévisible pour le commun des
mortels, s’avère active cette année laissant derrière elle un cortège de
malheurs;
- si l’État n’arrive pas , faute de fonds, à faire face à ses
responsabilités alors que ses dirigeants n’avaient trouvé rien de mieux à
faire que d’organiser un deuxième carnaval en moins de six mois ;Lire la suite
http://wp.me/p2rKo4-bc
SOLIDARITE <solid...@optonline.net> Aug 04 01:35PM -0400
The National Center of the Haitian Apostolate
Web site: SNAA.ORG
Listen Radio Solidarité : 712-432-6663
Weekly Bulletin of The National Center of the Haitian Apostolate
August 5th-Augus
1-Pensée de la Semaine
2-Homily—Bishop Sansaricq
3- The Stirring Rise of Hermanie Pierre-Editorial
4-39me CONGRÈS ANNUEL, 40ème ANNIVERSAIRE DE L’AMHE-Marlene Rigaud Apollon
5- Engineer Nelly Gedeon-Interview
6- Coup d’œil sur la Paroisse Sainte Hélène du diocèse de Jérémie
7- Croix-Des-Bouquets :Entretien avec Madame Véronique Thénor
8- . Propos de Me Lucny TOUSSAINT (représentant des laïcs du Diocèse de Fort-Liberté)
9- <http://www.touthaiti.com/diaspora/498-l-haitiano-americain-jean-monestine-nomme-au-corps-des-grands-electeurs-au-usa> L'haitiano-américain Jean Monestine nommé au corps des grands électeurs au USA
-
10 - ACCOMPANYING THE HAITIAN PEOPLE: SOLIDARITY AND PARTNERSHIP - Father Allan Figueroa Deck, SJ
11- Bon a savoir Haitian Centers Council, Inc. has 30 years Deacon Paul
12— Proverbes
13- Programme de radio Solidarité du Dimanche 5 Aout 2012
14- Radio Solidarité : Merci Agronome Calixte et Mr Fleurant
15- Personnel du Bulletin électronique -Flash
16- Notre Dame du Cap devient le Cap Haitien Canadien
17- Nouvelles brèves
18- Orlando :Bonne Fête Père Gaetan Boursiquot
Weekly Bulletin of The National Center of the Haitian Apostolate
August 5th-Augus
1-Pensée de la Semaine
2-Homily—Bishop Sansaricq
3- The Stirring Rise of Hermanie Pierre-Editorial
4-39me CONGRÈS ANNUEL, 40ème ANNIVERSAIRE DE L’AMHE-Marlene Rigaud Apollon
5- Engineer Nelly Gedeon-Interview
6- Coup d’œil sur la Paroisse Sainte Hélène du diocèse de Jérémie
7- Croix-Des-Bouquets :Entretien avec Madame Véronique Thénor
8- . Propos de Me Lucny TOUSSAINT (représentant des laïcs du Diocèse de Fort-Liberté)
9- <http://www.touthaiti.com/diaspora/498-l-haitiano-americain-jean-monestine-nomme-au-corps-des-grands-electeurs-au-usa> L'haitiano-américain Jean Monestine nommé au corps des grands électeurs au USA
-
10 - ACCOMPANYING THE HAITIAN PEOPLE: SOLIDARITY AND PARTNERSHIP - Father Allan Figueroa Deck, SJ
11- Bon a savoir Haitian Centers Council, Inc. has 30 years Deacon Paul
12— Proverbes
13- Programme de radio Solidarité du Dimanche 5 Aout 2012
14- Radio Solidarité : Merci Agronome Calixte et Mr Fleurant
15- Personnel du Bulletin électronique -Flash
16- Notre Dame du Cap devient le Cap Haitien Canadien
17- Nouvelles brèves
18- Orlando :Bonne Fête Père Gaetan Boursiquot
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Pensée de la Semaine: « Là où on s'aime, il ne fait jamais nuit. »
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Description: Bishop27-1
HOMILY OF THE EIGHTEENTH SUNDAY IN ORDINARY TIME ( Aug. 5th, 2012)
Ex. 16, 2-15; Psalm 78; Eph. 4, 17-24; John 6, 24-35
By Bishop Guy Sansaricq.
(Voir la version francaise à la page 2 après les texte anglais)
This excerpt of the Gospel of John offered today for our prayerful meditation contains many startling teachings.
You probably remember from last week that this discourse of Jesus follows immediately after the miracle of the multiplication of the loaves. The crowd totally amazed at what had taken place avidly seeks Jesus. By that time, Jesus had gone to the other side of the lake. The teachings he intended to give required another shore, another setting. Jesus wants to elevate their minds and ours to a higher level of understanding. That warranted a new site!
On the other shore, Jesus begins by scolding the crowd. It would serve us well to apply these rather harsh words to ourselves. “Do not work for the food that perishes but rather for the food that lasts for eternal life.” Is it not true that we frequently strain ourselves for riches, power and pleasures but find no time for whatever is permanent, eternal? Don’t we have an eternal destiny? After all, long term planning makes sense, does it not?
Then later on in the course of his speech, Jesus says “The work of God is that you believe in the One he sent.” That essential food for which man starves is Jesus.” Then we have to believe Him and believe in Him! Jesus himself is the treasure of all good, the supreme fulfillment of the deepest longings of the human heart! For two thousand years, millions have found this teaching to be true. What about you?
Then a reference is made to the manna in the desert that was once called the bread from heaven. Jesus calmly states “I am the real bread that comes from heaven to give life to the world. I am the bread of life! He who comes to me will never hunger; he who believes in me shall never thirst.”
In the second reading of this mass St Paul warns the Ephesians (and incidentally us as well) against those who allow themselves to live like the gentiles in the futility of their minds. Psalm 4 already pointed to those “who love what is worthless and chase after lies.” On the contrary Jesus boldly proclaims that his teachings and He himself is the spiritual food infinitely superior to all earthly foods.
Please pick up your Bible and read the entire chapter 6 of the Gospel of John. Don’t simply read it but pray on it and dwell on its words. Be like Prophet Jeremiah who said (15/16) “When your words came to me, I devoured them. They became my joy and the happiness of my heart.”
On his part St Augustine said: “You have made me for you O Lord! And my heart is restless until I find you.” May you come to say the same!
HOMÉLIE DU DIX-HUITIÈME DIMANCHE DU TEMPS ORDINAIRE (5 Aout2012)
Par Mgr. Guy Sansaricq.
Nous étudions ces jours-ci le superbe chapitre 6 de l’Évangile de St Jean. Si tu ne l’as jamais lu, assieds-toi quelque part et lis le en entier.
Ce chapitre commence par le récit du miracle de la multiplication des pains. Les foules sont émerveillées et se mettent à suivre Jésus et à savourer ses paroles. Mais Jésus les réprimande sévèrement: “Vous me cherchez parce que vous avez mangé à satiété . Cessez de courir après le pain qui périt, courez plutôt après le pain qui demeure pour la vie éternelle.” Cette déclaration nous rejoint, hommes et femmes d’aujourd’hui. N’Estil pas vrai que nous aussi nous sommes souvent plus intéressés par ce qui passe que par ce qui ne passe pas? Ah! La futilité est reine dans la société d’aujourd’hui!
Cette observation une fois faite, Jésus fait un pas de plus dans son enseignement sur l’Eucharistie.
Se référant à l’expérience de la manne du désert, il déclare: “Le vrai pain qui descend du ciel, c’est moi,”
Je suis le Pain Vivant. Celui qui croit en moi a la vie éternelle.”
Ces enseignements étonnent la foule d’alors comme aussi la foule d’aujourd’hui. Comment se fait-il qu’un homme puisse donner son corps en nourriture? Le sage de ce monde soulève toutes sortes d’objections. Mais le croyant accepte comme un enfant cette volonté du Seigneur d’unir son corps à notre corps, son sang à notre sang, son Esprit à notre esprit. La volonté de Dieu est de nous faire participante de sa nature divine. C’est bien cela le but de l’Incarnation: que Dieu habite chez nous!
Qu’il habite dans nos cœurs; dans nos corps; qu’il soit en nous et nous en Lui! Il s’est fait invraisemblablement proche de nous! C’est ce que l’Église appelle: Le mystère de la foi!
Pour celui qui croit, c’est merveilleux! Pour celui qui ne croit pas, c’est impossible.
Bénis soient ceux qui croient que le pain et le vin qu’ils reçoivent à la messe sont le Corps et le sang du Christ Rédempteur! Heureux ceux qui croient que l’Alliance dans le Sang et le Corps du Christ se scellent à l’autel de l’Eucharistie! Heureux ceux qui croient que Jésus est le Pain de vie!
Sois renforcé dans tes convictions, toi qui vas à la messe chaque dimanche!
Et si par hasard tu serais de ceux qui ne répondent plus à ce rendez-vous sacré, considère ces lignes comme une invitation pressante à reprendre ta place à la table du festin de vie.
The Stirring Rise of Hermanie Pierre-Editorial
Miss Hermanie Pierre made history by becoming one of the top ten finalists at the Miss International 2012 pageant in Chicago, from July 27 to July 28. For the Haitian community, her participation in this prestigious competition makes her a beacon of hope. She’s a young woman with a great love for her motherland, Haiti, and its poorest children.
Hermanie was born in Haiti and left there at the age of 14. From the moment of her arrival in this country, her dad urged her to stay in school and do her best to succeed. She listened well and earned a full scholarship to Tennessee State University, where she graduated with a bachelor’s degree in civil engineering. She is pursuing a master’s degree in industrial engineering and working for an engineering firm that is managing a $90-million project.
The rise of Hermanie comes at a time when Haiti remains one of the poorest countries in the world and one of the largest exporters of brain power, a time when Haiti suffers from a poor image in the world press. So her most cherished dream is to change that image. She believes strongly that she can play a part in helping Haiti become a better place to live and to visit. Hermanie can be a great light for our Haitian youth, as they strive to acquire a good education and to become citizens of integrity and character.
What really fascinated the judges at the Miss International 2012 event in Chicago was her great love for Haiti and her profound desire to accompany some of the poorest youth of her motherland. We ask God to help her to shine up the image of our motherland, which still presents the face of misery to the world. In an interview on Radio Solidarité after the competition, she talked of visiting Haiti, New York and other areas of the United States to meet the Haitian community as Miss Haiti 2012.
We at Radio Solidarité and The Weekly Bulletin congratulate Miss Hermanie Pierre for her performance in Chicago and urge everyone to applaud her as an icon of our Haitian community.
Brother Tob
For The National Center of The Haitian Apostolate
Description: A001-hermanie Pierre
Haïti occupe une nouvelle place dans l’actualité internationale avec la sélection de Miss Hermanie Pierre, ingénieur de profession parmi les 10 finalistes du concours de Miss Haïti International 2012 à la ville de Chicago du 27 au 28 Juillet 2012. Hermanie 26 ans est une jeune femme très brillante, persévérante et qui a un grand amour pour sa terre natale Haïti. La Jeune Hermanie est devenue la coqueluche des medias depuis sa sélection `à cette prestigieuse compétition du 22 juillet au 28 Juillet 2012 à Chicago.
La Sélection D’Hermanie à cette compétition est une bouffée d’oxygène pour Haïti à un moment où ce dernier est la risée du monde avec son taux de pauvreté et d’analphabétisme. Hermanie a compris que dès son entrée aux États Unis à l’Age de 14 ans que le hasard n`héxiste pas mais seulement les esprits préparés sont favorisés. C’est ce qui explique qu’elle a compris l’importance d’avoir une très bonne éducation, elle a pu terminer un baccalauréat en Génie civile de l’université de Tennessee, et se prépare pour une maitrise en Génie industrielle à l Université de… Tennessee Pour le moment elle travaille dans une compagnie d’Ingénieurs dans la ville d’Arkansas. Hermanie est une catholique pratiquante et l’une des anciens membres du foyer Ste Marie de l’archidiocèse de Port au-Prince en Haiti
Le rêve d’Hermanie est d’arriver à aider les enfants pauvres d’Haiti tout en les aidant à avoir une éducation. Elle évoqua avec tristesse dans un entretien à Radio Solidarité que beaucoup de jeunes qu’elle avait la chance de côtoyer pendant son enfance ont dû discontinuer leurs études pour problèmes d’argent , elle ajouta que ces jeunes-là ne savent pas quel saint prier tellement leur vie est pénible , ils ont l’impression qu’ils n’ont aucun avenir en Haiti avec ce virus de la corruption et l’incompétence qui ravagent notre sol.
Oui Hermanie est douée des plus hautes qualités, dont un grand esprit de persévérance qui lui ont valu le titre de Miss Haiti 2012. Par son ascension Hermanie ouvre la voie pour d’autres jeunes Haitiano Américaine pour être candidate à ce Concours. Le personnel du bulletin du Centre National est très fier de la performance de l’ingénieur Hermanie au concours de Miss international 2012 et nous demandons à tous nos amis d’applaudir Hermanie.
Dans les prochains mois Miss Haiti Hermanie doit visiter Haiti, New York et d’autres communautés Haïtiennes de la diaspora afin de voir comment elle peut utiliser son trophée pour faire avancer la cause d’Haiti. Miss Haiti Hermanie est une source d’inspiration et une grande lumière pour les jeunes de la communauté Haïtienne qui rencontrent beaucoup d’obstacles soit en Haïti soit à l’étranger, Miss Haïti Hermanie encourage ces derniers de continuer à persévérer, à aller à l’école pour avoir une très bonne éducation, tout en les encourageant à combattre la corruption, l’immoralité et à partager avec les démunies. Miss Hermanie pense sérieusement que Haïti renaitra si on aide les jeunes à avoir une bonne éducation et les encourager à rester en Haïti. Enfin Bravo Miss Hermanie, vous êtes une source d’espoir et une grande lumière pour un monde nouveau.
Frère Buteau (Brother Tob)
Pour le Centre National
*****************************************
« JOIE, FIERTÉ ET ÉMOTIONS MIXTES »
39me CONGRÈS ANNUEL, 40ème ANNIVERSAIRE DE L’AMHE
Norfolk, VA, 22 – 29 juillet 2012
Marlène Rigaud Apollon
Le congrès annuel de l'AMHE (Association des Haïtiens à l’Étranger) qui s’est tenu à Norfolk (Virginie) du 22 juillet au 29 juillet 2012 est terminé. « Joie, Fierté, Émotions Mixtes». Ces mots dans la Note de Bienvenue du Dr Emmanuel François, président du chapitre de Baltimore-Washington, organisateur du congrès expriment aussi mes sentiments quand je repense à cette semaine et au fait qu’une participation moins nombreuse que prévue après des mois
edlinea...@gmail.com Aug 05 05:43PM
Quand Haïti et le Rwanda fraternisent
Le Nouvelliste | Publié le : jeudi 02 août 2012
Amos Cincir mci...@lenouvelliste.com Dominique Domerçant succ...@yahoo.fr
Les relations diplomatiques entre Haïti et le Rwanda datent de très longtemps via l'ambassade du Rwanda au Canada qui couvre aussi la première République noire du monde. C'est à la faveur du tremblement de terre du 12 janvier 2010 que les autorités haïtiennes et rwandaises se sont engagées à travailler ensemble pour consolider leurs relations et promouvoir la coopération bilatérale entre les deux États.

Le chef de la mission rwandaise en Haïti, Pierre Emmanuel Ubalijoro
Le Rwanda a été l’un des premiers pays africains qui, malgré ses maigres moyens, a apporté son plein soutien au peuple haïtien après le séisme du 12 janvier 2010. Une aide financière symbolique estimée à 100 000 dollars américains a été fournie pour venir au secours des victimes. Le Rwanda a donc immédiatement exprimé sa solidarité active et son soutien à Haïti, considéré comme un pays frère.
Le chef de la mission rwandaise en Haïti, Pierre Emmanuel Ubalijoro, interviewé récemment par Le Nouvelliste, a réitéré la volonté de son pays d'œuvrer au renforcement et à la diversification des relations haïtiano-rwandaises. Ces relations s'inscrivent dans le cadre des objectifs communs de développement et privilégient la solidarité entre les deux États. Ainsi, les autorités rwandaises ont accordé 7 bourses d’études à de jeunes Haïtiens qui ont été accueillis à Butare (sud du Rwanda) - pays modèle du continent africain-, sans oublier la commission haïtiano-rwandaise mise sur pied récemment. Cette commission a pour mission de faciliter de meilleurs échanges entre le Rwanda et Haïti.
D’un autre côté, le représentant du Rwanda en Haïti a rappelé que le président Michel Martelly avait rencontré, en 2011 à New York, le président Paul Kagamé. Il a soutenu que ce sont deux leaders éclairés. « Les relations haïtiano-rwandaises vont se renforcer davantage à travers les relations d’amitié qui existent entre les deux chefs d’Etat à la suite de leur rencontre à New York. Après les échanges, le président Martelly a souhaité s’inspirer du modèle économique rwandais pour le progrès d’Haïti vu les similarités qui existent entre les deux peuples », a dit M. Ubalijoro, qui a précisé qu’aujourd’hui dans une vision positive, Kigali offre à Port-au-Prince un modèle solide de reconstruction post-tragédie. Une « success story » africaine qui attire l’attention de tous les Haïtiens.
Par ailleurs, le représentant du Rwanda en Haïti a ajouté que son pays a connu en 1994 un génocide qui a coûté la vie à des centaines de milliers de Rwandais, entre 800 000 et un million. M. Ubalijoro a aussi fait remarquer que le 4 juillet 1994 est le jour où le massacre fut arrêté et ceci avec les efforts du Front patriotique rwandais (FPR), dirigé par l’actuel président, le Dr Paul Kagamé, qui a permis de mettre en déroute les forces armées rwandaises d’alors et leur milice meurtrière. « C’était un grand défi pour nous car nous devions repartir à zéro. Il a fallu tout reconstruire. C’était aussi un grand défi pour Haïti: à cette époque-là, ce pays était sous embargo », a confié M. Ubalijoro.
Le Rwanda: un modèle pour les pays en voie de développement
Pour sa part, le Dr Kathy Kantengwa, une haute personnalité rwandaise en Haïti, estime que pour faire du Rwanda ce qu'il est aujourd'hui, le gouvernement a dû sévir avec rigueur contre les crimes de vengeance afin d'imposer l'État de droit. Et ensuite, il s'est attaqué aux problèmes de base : l'éducation, la santé, l'environnement, les infrastructures, etc.
Plus loin, le Dr Kathy Kantengwa a avancé des chiffres pour montrer les progrès réalisés par son pays: l'accès à l'eau potable est passé de 41 à 80% aujourd'hui, l'accès à l'électricité de 4 à 13%, l'accès à l'éducation a augmenté de près de 20 %, l'accès à l'assurance-maladie est de 96%, et celui aux antiviraux de 81% aujourd'hui. « Le plus grand secret de ce succès reste l'engagement et la détermination d'un bon nombre de Rwandais à donner le meilleur d'eux-mêmes pour qu'il n'y ait jamais plus de génocide ni au Rwanda ni ailleurs », a-t-elle conclu.
Pour l'instant, les routes sont goudronnées, le paysage est soigné et le gouvernement a lancé une campagne ambitieuse pour préserver le peu de forêts subsistant au Rwanda. Mais la démocratie Rwandaise se cherche encore, faute d'alternance véritable.
Une amitié grandissante
Des délégations composées de membres de l’exécutif, du législatif ainsi que des membres du secteur privé ont visité le pays des mille collines afin de voir ce qu’il a pu réaliser et s’en inspirer. En juin 2012, le ministère de la Santé publique et de la Population avait envoyé une équipe pour observer le système de santé rwandais qui a été cité comme un modèle pour les pays en voie de développement.
« En ce qui a trait à la coopération Sud-Sud, nous pouvons beaucoup apprendre d’Haïti. Le secteur privé est très développé. Nous constatons que les artisans haïtiens ont beaucoup de talents. Ce sont des choses que les Rwandais pourraient bien apprécier. Ce pays a d’énormes potentialités. Nous sommes vraiment contents de cette amitié grandissante entre les deux pays. Nous espérons qu’à l’avenir beaucoup plus de Rwandais viendront visiter ce pays. C’est un coin de terre très charmant avec une population très accueillante», a renchéri le président de la communauté rwandaise en Haïti, qui croit que l’amitié entre le Rwanda et Haïti se renforcera au fil des années et que cela sera dans l’intérêt des deux peuples.
Amos Cincir mci...@lenouvelliste.com Dominique Domerçant succ...@yahoo.fr
L'économie du Rwanda est principalement marquée par sa forte dépendance de l'agriculture (40 % du PIB, 87 % de l'activité nationale), une croissance annuelle de plus de 6 %, un développement des services, une faible industrialisation et une très forte densité démographique (300 hab./km²). L'inflation est d'environ 4 %, et si le PIBpar habitant est d'environ 243 dollars par an, le PIB PPA (pondéré par le pouvoir d'achat) annuel moyen par habitant est de 945 dollars. Son indice de développement humain était de 0,460 en 2007 et la variation de cet indice par rapport à l'année précédente est de +0,005.
Le PIB par secteurs est constitué ainsi : Agriculture ( 42,6 %); Industrie (22,2 %) et Services (35,2 %). Les principaux partenaires d'exportation du Rwanda sont : la Chine (9,1 %), la Thaïlande (8,6 %), l'Allemagne (7,3 %), les États-Unis (4,5 %) et la Belgique (4,1 %). L'inflation du Rwanda était de 5,5 % en 2011. Le montant des exportations était de 293 millions de dollars en 2011 et les importations de 1, 307 billion à la même année.
En forme longue, la République du Rwanda, en kinyarwanda (langue rwandaise) Repubulika yu Rwanda, autrefois Ruanda ou Rouanda en français avant l'indépendance en 1962, surnommé le « Pays des mille collines », est un pays d'Afrique centrale. Il partage des frontières avec, au nord, l'Ouganda, à l'est, la Tanzanie, au sud, le Burundi, et à l'ouest, la République démocratique du Congo. Sa capitale, Kigali, est située au centre du pays. Les Rwandais vivent dans les collines qui constituent la localisation de référence des habitats. Le Rwanda est membre de l'Organisation des Nations unies (ONU), de l'Union africaine (UA), depuis juin 2007, de la Communauté d'Afrique de l'Est, de l'Organisation internationale de la francophonie (OIF), et depuis le 29 novembre 2009, du Commonwealth of Nations.
Edens Desbas <haiti...@gmail.com> Aug 05 11:44AM -0400
COMPRENDRE LE MONDE AUTOUR DE NOUSLa dette publique en France et en
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Détails Catégorie : Alternative Publié le dimanche 5 août 2012 13:51
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[image: dette-france]Salim Lamrani
TOUS les pays européens se trouvent confrontés au problème de la dette,
lequel affecte durablement les finances publiques. La France, cinquième
puissance du monde, n’échappe pas non plus à la crise, qui fait le bonheur
des banques privées.
Aucune nation européenne n’est épargnée par le problème de la dette
publique, même si la gravité de la crise est différente d’une capitale à
l’autre. D’un côté se trouvent les « bons élèves » tels que la Bulgarie, la
Roumanie, la République tchèque, la Pologne, la Slovaquie, accompagnés des
pays baltes et scandinaves, avec un endettement inférieur à 60% du PIB. De
l’autre côté se côtoient les quatre « cancres », dont la dette publique
dépasse 100% du PIB : l’Irlande (108%), le Portugal (108%), l’Italie (120%)
et la Grèce (180%). Entre ces deux extrêmes se trouve le reste des pays de
l’Union européenne, comme la France (86%), dont la dette oscille entre 60%
et 100% du PIB.
*Pour lire la suite*:
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Edens Desbas :
Journaliste,
Commentateur Politique
et Spécialiste en Relations Publiques
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