Dialogues philosophiques avec Gustavo Chataignier et Guillermo Bialakowsky/Lorena Souyris et Gisele Amaya dal Bo

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Aurélie Veyron-Churlet

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Feb 20, 2020, 8:50:40 AM2/20/20
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Séminaire Dialogues philosophiques
Rencontres philosophiques entre chercheurs d’Amérique latine et d’Europe

 

 

Gustavo Chataignier

(PUC-Rio, Chercheur invité de l'Institut des Amériques de Rennes)

 

« Déconstruction et événement
dans la poésie de Carlos Drummond de Andrade »

ET

Guillermo Bialakowsky

(FFyL-UBA/PARIS 8)

 

« L'émergence de la notion d’« impolitique »
chez Massimo Cacciari »

 

Le mardi 3 mars 2020
19h-20h30
Maison de l’Amérique latine

(217, Boulevard Saint Germain, 75007 Paris)

 

Avec, en qualité de répondants,

Lorena Souyris Oportot (LLCP, Université Paris 8)

Gisele Amaya dal Bo (Université Paris 13)

 

 

Résumé de Gustavo Chataignier

Notre but est, grâce à la caractérisation du langage comme instaurateur et détecteur de topos, dans un seul coup coupant et coupé, de nous tourner vers l’œuvre poétique de l’auteur brésilien Carlos Drummond de Andrade. En particulier, il s’agit d’analyser le poème La Machine du monde, paru dans le livre dont voici le titre assez suggestif, Claire énigme (1951). Une énigme peut-elle être « claire » ? En quoi consiste, si on admet le défi du « vers-univers » drummondian[l1] , l’exactitude d’une énigme ? Consiste-t-elle en le poème lui-même ? Quels seraient les « impuretés du blanc », pour reprendre un autre titre du poète de la ville d’Itabira, dans la campagne de l’État de Minas Gerais ? On croit que le blanc drummondiand répond à l’espacement absolu posé par une altérité toujours déjà là, et pourtant relancée par l’acte de création poétique. La Machine du monde, une fois reniée comme offrande par le poète en marche et retournée au monde, doit être opaque, et non simplement muette. Déconstruite, pour mieux dire, telle la tradition qui la porte. Bref, la machine n’est que le jeu du poème, en opposition à la raison instrumentale. Ce que l’itabirien nous donne à voir est une « non-présence » ou, encore une « désaprésentation », une bombe désamorcée.

Gustavo Chataignier est enseignant-chercheur à la Pontificale Université Catholique (PUC) de Rio de Janeiro au sein des départements de communication sociale et de philosophie. Chercheur invité à l’Institut des Amériques de Rennes, il y développe sa recherche autour du poète brésilien Carlos Drummond de Andrade (1902-1987), tout en privilégiant une lecture basée sur la déconstruction, la théorie de l’événement et les rapports entre mémoire et histoire.


Résumé de Guillermo Bialakowsky

Dans le contexte de la pensée post-métaphysique de la deuxième moitié du XXe siècle, Massimo Cacciari considère que l'œuvre de Nietzsche est la condition de possibilité pour repenser la notion d’«impolitique » dans le débat philosophico-politique. À travers une confrontation entre Nietzsche et Thomas Mann, la resignification du terme « impolitique » réalisée par Cacciari suppose sa différenciation des concepts d’« apolitique » et d’« antipolitique ». Dans l’objectif d’examiner cette interprétation, il faut éclairer la potentialité que le philosophe vénitien trouve dans le « pensiero negativo » et sa catégorie de « crise ». Pour Cacciari, il ne s’agit pas de proposer une nouvelle synthèse (toujours menacée par une nouvelle crise) ni de s’arrêter à une crise sans forme finissant par être réabsorbée par un nouveau ré-équilibre. L’auteur cherche plutôt à repenser la structuralité de la crise. Sans point externe pour rendre compte du système, la crise permet de comprendre l’intériorité qu’elle-même traverse. Par conséquent, les questions qui se posent sont les suivants : quelles sont les portées de l’impolitique, si sa perspective se définit par un diagnostic de crise des catégories politiques modernes ? Que signifie son émergence et quelle est sa contemporanéité ? À partir de la généalogie nietzschéenne, Cacciari affirme que la richesse de la perspective impolitique réside dans un point de vue qui traverse et déconstruit la dimension du politique sans se transformer en une vision supra ou anti-politique. En exprimant une position antagonique au politique, l’interprétation de Mann devient ce qu’elle prétend combattre. Pour Cacciari, la perspective impolitique, loin de présenter un dépassement du conflit, conduit le politique à reconnaître le nihilisme qui le constitue. En ce sens, l’impolitique cacciarien rejette toute catégorie de Valeur comme Principe ultime, comme arkhé. Il s’agit au contraire de réaliser une critique des catégories traditionnelles comme condition pour penser ce que celles-ci obturent.

Guillermo Bialakowsky est docteur en philosophie de l’Université de Buenos Aires et de l’Université Paris 8. Il enseigne la métaphysique à la Faculté de Philosophie et Lettres de l’Université de Buenos Aires. Il est chercheur de l’Institut de Philosophie de la Faculté de Philosophie et Lettres de l’Université de Buenos Aires. Ses travaux portent sur le problème métaphysico-politique de la représentation et l’analyse de ses présupposés historico-temporels, en particulier dans la philosophie post-nietzschéenne. 

 

 

L’équipe du séminaire des Dialogues Philosophiques

Direction scientifique : Stéphane Douailler, Éric Lecerf, Georges Navet, Bertrand Ogilvie, Patrick Vauday et Patrice Vermeren (Université Paris 8) ; Marie Cuillerai, Martine Leibovici (Université Paris 7), Nelson Vallejo-Gomez (FMSH) ; Jean-René Garcia (Université paris 13) ; Louise Ferté (Université de Lille)

Équipe de Recherche : Julie Alfonsi (Paris 7), Daniel Alvaro (UBA), Marie Bardet (Paris 8 / Espacio Eclectico Buenos-Aires), Andrea Benvenuto (EHESS), Mercedes Betria (Universidad de Rosario), Laura Brondino (Lille 3), Jean-Jacques Cadet (Paris 8), Gustavo Celedon (Universidad de Valparaiso), Carlos Contreras (Universidades de Chile y de Valparaiso), Elena Donato (UBA), Louise Ferté (Université de Picardie), Maria Soledad Garcia (Universidad nacional de Colombia), Nicolas Garibaldi (Universidad de Cordoba), Obed Frausto Gatica (UNAM), Claudia Guitérrez (Universidad de Chile), Marco Iazzetta (Universidad Nacional de Rosario), Camille Louis (Paris 8), Luz Maria Lozano Suarez (Universidad del Atlantico, Barranquilla), Martin Macias (Paris 8/UDELAR), Geoffroy Mannet (Paris 8), Julio Miranda Canhada (Universidade de Sao Paulo), Angélica Montes (ESSEC/LLCP-Paris 8), Carlos Pérez López (Conicyt-Chile / Universidad de Chile /Pontificia Universidad Católica de Valparaíso), Nelson F. Roberto (Paris 8), Soledad Nivoli (Universidad de Rosario), Senda Inés Sferco (CONICET, IIGG-UBA), Pauline Vermeren (Paris 7), Aurélie Veyron-Churlet (Terra), Agostina Weler (Paris 8), Karen Wild Diaz (Paris 8).

Site d’information et abonnement aux nouvelles : http://groups.google.com/group/infos-dialoguesphilosophiques
Site de la Maison de l’Amérique Latine :
http://www.mal217.org/


 





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