Le 23/09/2023 à 12:52, Richard Verret a écrit :
> Le 22/09/2023 à 23:11, Richard Hachel a écrit :
>> Les expérimentations montrent que la notion de terre plate, ou d'espace absolu
>> sont incohérentes.
> Je ne sais pas bien ce qu’est un espace absolu, mais de ce que j’en
> comprends, ce serait une sorte d’éther sans éther, un espace vide qui
> servirait de référence. On peut postuler ou non son existence, cela ne
> changerait pas grand chose.
Cela change tout.
Si tu poses un espace absolu, tu poses une métrique absolue.
Par exemple les 12 années-lumière qui nous séparent de Tau Ceti sont
douze années-lumière pour tout le monde.
Or, cela n'est pas vrai.
Stella qui fuit la terre avec ses trois vitesses relativistes exprimables
(Vr=1.333c, Vo=0.8c, Vapp=0.444c) voit Tau Ceti, là bas, à 36
années-lumière d'elle.
L'idée qui est juste, mais tellement choquante pour l'esprit non
préparé, déboussolle : "Comment peut-on être plus loin alors qu'on
s'en approche!!!"
> Objection votre honneur! Il y a la solution avec un temps absolu, puisque
> l’hypothèse d’un temps relatif conduit à une contradiction: t’ > t et t >
> t’.
Il est dommage que je doive répéter sans cesse les mêmes choses.
C'est la CHRONOTROPIE d'autrui qui est symétriquement plus faible (le
temps passe moins vite).
Cela parait absurde si l'on ne prend pas en compte l'anisochronie.
>> Tout ce que j'ai mis en équation me semble correct. Je ne pense pas qu'il y
>> ait d'autres choix théoriques.
> Il est clair pour tout le monde, à part toi, que le temps est uniforme dans un
> référentiel,
"le temps est uniforme dans un référentiel", ça ne veut rien dire.
C'est du la phrasologie à la Python, ça.
Si tu veux dire "le flux du temps est le même en tout point d'un
référentiel donné", c'est évident.
Sauf absurdité, les aiguilles de toutes les montres d'un référentiel
battent à la même vitesse.
La chronotropie y est la même pour tout le monde.
Mais si tu penses en même-temps que la notion de simultanéité des
événements y est la même, c'est à dire qu'il n'y a pas d'anisochronie,
alors il faut t'avouer que c'est une pensée abstraite. L'univers n'est
pas fait comme ça.
Je te supplie de bien comprendre quelque chose de très simple qu'un
enfant pourrait comprendre.
Fais-tu la différence entre relativité de la chronotropie et
relativité de la notion de simultanéité
présente?
C'est très important.
C'est la base même de toute compréhension de ce que je dis.
Si on n'a pas les idées absolument claires et précise sur les mots
employés, il est inutile de discuter avec moi.
> car il ne peut pas dépendre de la distance.
Respirez, soufflez! Baby steps!!!
La chronotropie ne dépend pas de la distance. Tristan sur ce banc et
Pauline sur cet autre, bien que séparés par une distance, ont exactement
la même chronotropie. Leurs montres battent à la même vitesse. Ils
mesurent le temps de la même façon.
Par contre, la chronotropie dépend de la vitesse, s'ils sont en
mouvement relatif, le mécanisme interne des montres d'autrui semble
fonctionner moins vite. To=Tr/sqrt(1-Vo²/c²) et de façon réciproque
sans qu'il y ait d'absurdité si l'on écoute ENFIN ce que je dis.
Respirez, soufflez!
Reste la notion d'anisotropie, la notion de simultanéité par contre,
varie avec la distance.
L'instant présent de Paul n'existe pas encore à l'instant présent de
Pauline, et réciproquement.
Une synchronisation la plus correcte possible de leur montre n'y changera
rien, chacune avancera sur l'autre d'une durée incompressible de t=AB/c.
Ils resteront éternellement séparés par cet "écart-temps".
Le notion de temps présent universel est une notion aussi abstraite que
la notion de terre ronde.
Bien sûr, en physique classique, cet écart-temps (noté Et dans mes
équations) n'est pas mesurable,
et ne vaut que 3.33 nanosecondes par mètre.
Mais si l'on va très vite (particule dans les labos) ou si l'on regarde
très loin (révolution des lunes de Jupiter) sa réalité devient
absolument apparente.
Sauf que Römer ne va pas le comprendre, et mal interpréter ses mesures
en attribuant ça à une vitesse observable de la lumière.
R.H.