[copié de sci.math]
http://groups.google.com/group/sci.math/browse_thread/thread/00c49426d8aa585d#
Bonjour,
Ce message s'adresse à Jonathan Borwein et à l'Université Dalhousie
de Nouvelle-Écosse au Canada. Récemment un site a été ouvert :
http://glooscap.cs.dal.ca:8087/index qui contient du matériel qui
m'appartient
et qui a été développé au cours des années commençant en 1986.
J'écris cette note sur les newsgroup pour dénoncer ce vol de
propriété
intellectuelle. Je demande que ce site soit FERMÉ ou que mon nom
apparaisse comme étant la personne qui a créé les tables, les
programmes et l'idée de ce site web. J'avais inclus dans les tables
une trace électronique sous forme de constante apparaissant avec mon
nom justement pour prévenir ce genre de chose. Cette constante
(totalement insignifiante) est la constante : 0.7466675683331986 qui
est mon nom codé avec les touches du téléphone. Elle a été retirée
des
tables de ce site exprès.
Bases constants, Pi, e, sqrt(2), etc...
7466675683331986 = Simon Plouffe Electronic Signature
Jonathan Borwein est parfaitement au courant de cette situation et le
site a été ouvert sans mon consentement et surtout n'a PAS été
développé avec les subventions du CRSNG, les noms des personnes qui y
apparaissent ne sont pas en faute dans cette histoire, c'est
uniquement Jonathan Borwein qui est en cause et l'université
DALHOUSIE.
Ce site web est un vol de propriété intellectuelle et je dénonce cet
état de chose, j'exige que mon nom apparaisse sur ces pages web comme
étant le créateur de cette idée. Il y a également le nom de Adam Van
Tuyl et Paul Irvine qui à l'époque ont prêté leur talents à
l'ouverture du site ISC (Inverse Symbolic Calculator) et qui aussi
devraient avoir leur nom apparaissant sur le site web.
This message is written to denounce a theft of intellectual property
by the person
of Jonathan Borwein and the University of Dalhousie in Nova-Scotia,
Canada.
He recently opened a site at
http://glooscap.cs.dal.ca:8087/index which contains data that does
not
belong to him.
I personaly wrote and computed these tables over the years beginning
in 1986 and my name should appear as being the conceptor of the
tables
and programs.
When I created the tables, 1 constant was included in the tables
containing my name coded into a number which is 0.7466675683331986,
that insignificant constant was included into the tables to prevent
that situation. That number and proper credits were removed
explicitely.
Bases constants, Pi, e, sqrt(2), etc...
7466675683331986 = Simon Plouffe Electronic Signature
I demand that my name appear on this site
as the creator and initiator of that project. 2 other persons should
have their name cited as well : Adam Van Tuyl and Paul Irvine. These
2 persons helped to program the interface when the original site
opened in 1995-96.
Jonanthan Borwein is perfectly aware of that situation, this posting
is to denounce the theft of intellectual property and also the fact
that the web site was opened NOT with my consent.
I demand that my name appear in these pages as well as the 2 other
persons that created the original idea in 1995. If this is not done I
will continue to post these comments in the newsgroup.
This is exactly for that reason that I left the academic circles in
1997 and opened my own web site in 1998 (Plouffe inverter).
Juste une précision. Si je suis bien sûr prêt à soutenir toute
pression à l'égard de Borwein pour que la contribution de Plouffe (qui
est au regard de tout ce que je sais déterminante), que cette
contribution donc soit duement reconnue et citée, je n'en suis pas moins
un tout aussi fervent pourfendeur de cette idée de "propriété
intellectuelle". Je ne suis déjà pas un grand défenseur de la propriété
individuelle, ok, :-), mais cette notion là dépasse mon entendement :
que nul n'ait le droit de penser ce que quelqu'un d'autre aurait pensé
auparavant est un tentative de prise de contrôle d'un monde que je tiens
à laisser libre. On se répand partout en liberté de penser, liberté
d'expression, liberté de la presse et on laisserait passer cet accroc
immonde ???
Comment donc se situer si l'on est contre la notion de propriété
intellectuelle et pour la reconnaissance des travaux de chacuns ? Un
droit d'ajouter des références pourrait convenir, similaire au droit de
réponse dans la presse. Je n'ai pas de bonne solution sous la main, il
me semble que c'est plus la responsabilité individuelle qui entre en
jeu, bien sûr, mais que faire avec les escrocs ?
Le deuxième problème soulevé est celui de la parole académique. C'est
elle qui détermine la vérité, et je trouve cela satisfaisant, mais que
faire lorsqu'un groupe en position garde la parole et ne fait justement
pas montre de l'ouverture d'esprit censé aller de pair avec la
responsabilité ? Les linguistes ont eu de sérieux problèmes avec cela,
les psychiatres aussi -- On refuse de parler de ce que l'on appelle "la
sociologie de droite" à Lille, et on refuse de parler de "la sociologie
de gauche" à Bordeaux ; que se passerait'il si l'un des groupes venait à
occuper tous les postes ?? De façon moins alarmante, on aime beaucoup la
géométrie arithmétique en France et on lui attribue beaucoup de postes.
Je dispose d'encore moins de solutions à cette question (quelle est par
exemple la parole académique en matière d'économie et est-il raisonnable
de dire qu'il y en a une ??). Le botté en touche qui consiste à dire que
"la société civile" tranchera ne tient pas la route deux minutes,
pusique cette société civile va s'appuyer sur des rapports, des experts
qu'il faudra bien choisir --
Voilà.
Amitiés,
Olivier
> Comment donc se situer si l'on est contre la notion de propriété
> intellectuelle et pour la reconnaissance des travaux de chacuns ? Un
> droit d'ajouter des références pourrait convenir, similaire au droit
> de réponse dans la presse. Je n'ai pas de bonne solution sous la main,
> il me semble que c'est plus la responsabilité individuelle qui entre
> en jeu, bien sûr, mais que faire avec les escrocs ?
Un devoir d'ajouter des références, pas un droit. C'est le principe
d'antériorité qui doit fonctionner non ?
> mais que faire lorsqu'un groupe en position garde la parole et ne
> fait justement pas montre de l'ouverture d'esprit censé aller de
> pair avec la responsabilité ?
Ca se passe tous les jours dans les universités. C'est au moins un des
bons points de l'ANR (là, je sens que je vais me faire incendier) que
de déployer des petites structures qui squizzent le mandarinat et les
superstructures qui vont avec. Ceci étant dit, je ne vois pas le
rapport avec le problème de citer les gens correctement.
pg.
J'espère que tu n'ignores pas que l'ANR est aussi mafiatée par un
certain "grand" mandarinat. Donc ça déplace tout juste le petit
mandarinat au profit du grand. Il est possible que ce soit positif, qui
sait? Aux USA il y a un système similaire, la quasi totalité des
thésards qui finiront par avoir un poste sont à Harvard, Princeton et
quelques autres, les moins bons atterrissent dans les facs moins
prestigieuses, les meilleurs tournent entre les facs d'élite, et les
étudiants qui ont un doctorat des facs de second rang ont intérêt à
trouver du boulot dans le privé. Si un étudiant particulièrement
brillant est détecté dans une fac de second rang, on l'expédie faire sa
thèse dans une fac de premier rang. J'ai l'impression qu'on se dirige
tout droit vers un tel système.
--
Michel TALON
> J'espère que tu n'ignores pas que l'ANR est aussi mafiatée par un
> certain "grand" mandarinat. Donc ça déplace tout juste le petit
> mandarinat au profit du grand.
Je n'en savais rien mais en tout cas, on peut être soutenu par cette
structure même si on ne travaille pas dans le mainstream (je sais de
quoi je parle).
> Aux USA il y a un système similaire, la quasi totalité des thésards
> qui finiront par avoir un poste sont à Harvard, Princeton et
> quelques autres, (...)
Tu mélanges des questions qui n'ont rien à voir. L'analogue de l'ANR
aux USA est la NSF, avec plus de projets blancs et moins d'emprise du
politique.
pg.
Ca a beaucoup à voir, dans les deux cas c'est le pouvoir aux mains des
gens les plus "prestigieux" et non plus dilué dans la masse. Aux USA si
tu n'as pas de financement NSF ou similaire, tu n'apportes pas de sous
à ton université (overhead) donc tu vas très vite être mal vu, et soit
être viré si c'est possible, soit surchargé d'enseignement et tâches
administratives. D'où l'importance des missions d'évaluation truffées
d'éminences de Harvard, prix Nobel et autres, qui sont aussi les mêmes
consultés pour les grants, etc.
--
Michel TALON
Bon admettons: ton grand mandarinat est cet ensemble de personnes
prestigieuses. N'empêche que l'ANR a financé des projets comme le
nôtre qui n'est pas du tout mainstream. De plus il y a plus de 10000
experts extérieurs qui ont participé en 2007 à l'évaluation des
projets : c'est dans le rapport annuel de l'ANR. Donc je dirai que je
comprends ton raisonnement, mais que ce n'est pas en accord avec tout
ce que j'ai observé.
pg.
Non, un droit : quelqu'un doit pouvoir écrire à l'auteur et lui dire
d'ajouter la référence, même si l'auteur ne la reconnaît pas.
Bon, cela se marie avec un devoir, aussi :-)
>> mais que faire lorsqu'un groupe en position garde la parole et ne
>> fait justement pas montre de l'ouverture d'esprit censé aller de
>> pair avec la responsabilité ?
>
> Ca se passe tous les jours dans les universités. C'est au moins un des
> bons points de l'ANR (là, je sens que je vais me faire incendier) que
> de déployer des petites structures qui squizzent le mandarinat et les
> superstructures qui vont avec. Ceci étant dit, je ne vois pas le
> rapport avec le problème de citer les gens correctement.
Le rapport : comment décide-t-on qui de Plouffe ou de Borwein dit la
vérité ? Normalement en se référant aux spécialistes du domaine -- Car
tout exposition de la situation peut être tronquée.
A.O.
C'est cool, ya dans les 4000 mathématiciens en France (un peu moins si
j'ai bonne mémoire), on a donc déplacé plus de 2.5 évaluateurs par
personne :-) Et je ne parle même pas du secrétariat nécessaire ni du
temps passé à écrire les projets rejetés.
Amitiés Olivier
Tu es au courant que l'ANR finance autre chose que des maths ? :-) Je
n'ai pas les chiffres sur les maths seules car je n'ai pas eu le
courage de lire les 218 pages du rapport annuel.
pg.
> Non, un droit : quelqu'un doit pouvoir écrire à l'auteur et lui dire
> d'ajouter la référence, même si l'auteur ne la reconnaît pas. Bon,
> cela se marie avec un devoir, aussi :-)
Je parlais de celui qui utilise les travaux : il a bien le devoir de
citer ses sources. Sinon c'est du vol. Et c'est clairement le cas ici
que toute mention à l'auteur Plouffe a été retirée.
pg.
Alors c'est à comparer à 90000, c'est plus raisonnable, mais ça fait
quand même 10%.
O.
Je suppose qu'il a voulu dire, toutes matières confondues.
--
Michel TALON
Ben oui. D'où, à mon avis, une limitation du phénomène mandarinal, qui
est la plaie de la recherche scientifique.
pg.
Je ne vois pas ce qui te fait dire ça. J'ai l'impression que ça
le renforce au contraire considérablement, un tout petit nombre de gens
va faire la pluie et le beau temps absolument partout.
> pg.
--
Michel TALON
> J'ai l'impression que ça le renforce au contraire considérablement,
> un tout petit nombre de gens va faire la pluie et le beau temps
> absolument partout.
Connaissez-vous Usenet, cela semble pourtant être aussi le cas, même
depuis ce groupe de discussion semble-il?
Chefs d'entreprise, chefs de service, cadres y compris tous leurs
secrétariats: quels qui soient,*dans le domaine public comme privé*,
sont-ils aptes et compétents?
Où serait le problème à part quelques médias qui poseraient trop
souvent des problèmes? Merci-Cdt.
> Je ne vois pas ce qui te fait dire ça. J'ai l'impression que ça le
> renforce au contraire considérablement, un tout petit nombre de gens
> va faire la pluie et le beau temps absolument partout.
Au contraire non, puisque le nombre de rapporteurs correspond à 10% du
nombre de chercheurs. Ce n'est pas à un tout petit nombre de personnes
qui décident, mais un groupe de personnes correspondant à 10% de la
population scientifique. En plus, les rapporteurs peuvent être
étrangers. Sauf évidemment si l'ANR n'en fait qu'à sa tête et si les
rapports ne sont pas lus. C'est peut-être vrai. Mais une telle
affirmation nécessite des preuves.
pg.
Honnêtement, ce qui me gène, c'est
-- qui décide des rapporteurs ?
-- qui "uniformise" les rapports (quand l'un dit moyen,
cela veut dire très bon chez l'autre) ?
-- comment gère-t-on la compétition entre les rapporteurs
et les rapportés ?
Je ne connais qu'une réponse à ces questions : le groupe de directeurs
nommés au départ (à peu près 12 personnes) et in fine, le directeur de
tout. C'est tout ce que j'ai trouvé dans les textes.
Autre question, mais qui ne porte pas directement sur l'aspect plus ou
moins hiérarchique du machin :
-- en quoi les rapporteurs sont-ils plus compétents (c'est à dire au
moins autant) que les rapportés ?
Cette question est moins importante si l'on considère que l'ANR donne
de l'argent en plus, comme c'est plutôt le cas à l'heure actuelle. Elle
devient capitale quand cet argent sera si important qu'il aura un effet
structurant sur la recherche (c'est à dire dans deux ou trois ans).
A.O.
> Autre question, mais qui ne porte pas directement sur l'aspect plus ou
> moins hiérarchique du machin :
> -- en quoi les rapporteurs sont-ils plus compétents (c'est à dire au
> moins autant) que les rapportés ?
Et pour les referees qui écrivent des rapports sur les articles soumis
à des revues, tu t'es déjà posé la question ? :-)
pg.
Quid si en moyenne 10 rapporteurs sont directement dépendants d'un
mandarin, qui a fait nommer (*) en masse les membres de son labo ou
ses élèves? C'est exactement ce dont j'ai entendu parler, et qui
motivait mon assertion, que tu t'obstines à ne pas vouloir comprendre.
Dans un tel cas de figure on aurait 1% de gens rééllement influents
dans la communauté.
(*) Tu noteras que la nomination des membres des commissions de l'ANR
est d'une certaine opacité, le fonctionnement "démocratique" étant
explicitement considéré comme conduisant à la médiocratie par ses
promoteurs.
--
Michel TALON
Cela n'influe pas sur leur financement, au moins tant que l'indice de
citation n'est pas pris en compte. Mais cela joue sur le fait qu'un
article est plus ou moins lu, tout comme la notoriété *préalable* de
l'auteur --
Mes questions avaient juste pour but de montrer qu'un système
d'évaluation basé sur des experts est impossible, sauf à avoir
Dieu sous la main. Et ce tout simplement parce que *nous* sommes
les experts. Pour contrôler notre travail, passe encore, mais
pour l'orienter (ce qui est le but), c'est porteur de maladies
redoutables. Le système ancien : tout le monde a le droit de
faire tout mais peut en faire moins parce qu'il/elle a moins
de moyens. Le système nouveau : quelqu'un.e.s peuvent faire beaucoup.
Quand on faisait une connerie dans l'ancien (ou que l'on s'avance
quelques années dans une "mauvaise" direction), c'était grave moyen,
et l'idée était que le progrès ne se déplace pas seul : ce n'est pas
un individu mais un mouvement d'ensemble qui va dans une direction.
Ca a très bien fonctionné, contrairement à ce que l'on fait croire,
la France est a un niveau académique excellent (non, pas partout,
mais flute, on est quand même que 60 millions sur 4 milliards --
Vu à cette échelle, les résultats français sont exceptionnels. Si on
se restreint aux pays "très développés", cela reste vrai. Par exemple,
pour ne citer qu'une discipline censément sinistrée, la bio, c'est
quand même en France qu'on a identifié le virus du sida).
Le système nouveau : on met toutes nos pommes dans le même panier et
on espère que ce soit le bon panier -- Comment choisit on le panier ?
C'est justement la discussion du dessus.
J'ajouterai que l'ancien système n'était pas dénué de récompenses
plus ou moins au mérite. Mais cela laissait toujours assez d'air
aux autres.
Si l'on ajoute que l'ancien système permettait une distribution
sur le territoire qui se mariait assez agréablement avec une volonté
de diffusion de la culture académique, via l'enseignement, cela devient
un réquisitoire sans faille :-p Que l'on ait pêché et été vers de trop
petites universités, ok. Que des potentats locaux se développent, ok.
Les mathématiques ont très bien su minimiser cet effet en jouant
sur les recrutements non locaux, et qui plus est parfaitement
internationaux.
Bon, je retourne à mon niveau de distribution, ça va converger, je le sens !
A.O.
> Mes questions avaient juste pour but de montrer qu'un système
> d'évaluation basé sur des experts est impossible, sauf à avoir
> Dieu sous la main. Et ce tout simplement parce que *nous* sommes
> les experts. Pour contrôler notre travail, passe encore, mais
> pour l'orienter (ce qui est le but), c'est porteur de maladies
> redoutables.
Si tu fais allusion à la faible part des programmes blancs, en effet
c'est préoccupant. Je voulais juste dire (et rien d'autre !) que plus
on crée des petites structures qui changent régulièrement avec un
volume le plus important possible de rapporteurs, plus on élimine, à
mon avis, les risques d'orientation de l'argent de la recherche vers
un sens unique, risques qui existent de toute façon toujours. En sens
inverse, certains semblent en admiration devant les indices
bibliométriques (je fais allusion aux affaires récentes), ce qui va
évidemment exactement en sens inverse puisque ces indices favorisent
les gens travaillant dans le mainstream, puisqu'il faut être cité pour
avoir un indice élevé.
pg.
Suite et fin de l'incident :
---------- Forwarded message ----------
From: plouffe <simon.plou...@gmail.com>
Date: 2 déc, 03:34
Subject: Theft of intellectual property, vol de propriété
intellectuelle
To: sci.math, sci.math.symbolic
Hello,
after a brief exchange with Jon Borwein, my name was added
to the site in question :http://glooscap.cs.dal.ca:8087/index
This is all I asked.
************************************************************
Après négociations avec Jon Borwein, mon nom a été ajouté
au site web litigieux et tout est à peu près rentré dans
l'ordre comme je le demandais. Donc, le site
http://glooscap.cs.dal.ca:8087/index
mentionne mon travail sur les tables, c'est tout ce que je demandais.
************************************************************
For the ones interested in tables. I am now adding all the
tables I created recently to the UQAM server, 2 big disks (520 gigs).
are holding 2.68 billion math constants.
a preview of those tables (52 million entries) is
athttp://www.lacim.uqam.ca:16080/~plouffe/seq2real/
a complete copy of the 192 million constants of the
current by former version of the inverter is at :http://
www.lacim.uqam.ca:16080/~plouffe/plouffe_inverter_tables/
The old Inverse symbolic calculator with about 50 million entries +
engine is still available since july 18 1995 at :http://
oldweb.cecm.sfu.ca/projects/ISC/ISCmain.html
For the ones interested in the tables, let me state one thing.
All this data is freely available, it can be used in
any computation and there are no restriction on its usage
EXECPT one thing, please : mention the source of the data.
The current engine for Plouffe Inverter is a maple program
which can be found here :http://www.lacim.uqam.ca/~plouffe/
plouffeinverter.txt
I am working now on the 4'th version of that analyzer program.
Instructions on how to use it are within the file.
Simon Plouffe