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Droit d'hébergement : à quel âge l'enfant peut prendre l'initiative ?

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Mart.

unread,
Oct 10, 2007, 10:10:20 AM10/10/07
to
Bonjour,

Ma fille a 13 ans et il est arrivé qu'un des we d'hébergement prévu
chez son père (1er, 3è et 5è fixés par jugement) ne l'arrange pas
(sortie avec des copains, préparation d'un exposé).
Elle s'est heurté au refus de son père de modifier ledit we.
Mon intervention n'a fait qu'empirer les choses (menace de dépôt de
plainte pour non présentation d'enfant)
Résultat : sachant qu'une décision de justice est à respecter, elle
est allée à contre-coeur chez son père.

Ma question est donc de savoir : à partir de quel âge un enfant peut-
il juridiquement prendre l'initiative de ne plus systématiquement
accepter de se rendre chez son père quand la discussion et
"l'arrangement" est impossible ?

Merci de me renseigner.

MP

jojolapin

unread,
Oct 10, 2007, 11:00:41 AM10/10/07
to

"Mart." <picardm...@yahoo.fr> a écrit dans le message de news:
1192025420....@y42g2000hsy.googlegroups.com...
Bonjour,

Merci de me renseigner.

MP
-----------------------
En France ,c'est 18 ans au niveau de la loi pour le choix réel des droits
de visites


Par contre, ta fille peut demander à être entendu par le jaf pour demander
que le Droit de visite soit libre à sa convenance. Mais le JAF n'est pas
dans l'OBLIGATION de respecter ce choix.



mgf62

unread,
Oct 10, 2007, 11:05:27 AM10/10/07
to

"Mart." <picardm...@yahoo.fr> a écrit dans le message de news:
1192025420....@y42g2000hsy.googlegroups.com...
Bonjour,

<Ma fille a 13 ans et il est arrivé qu'un des we d'hébergement prévu
<chez son père (1er, 3è et 5è fixés par jugement) ne l'arrange pas
<(sortie avec des copains, préparation d'un exposé).
<Elle s'est heurté au refus de son père de modifier ledit we.
<Mon intervention n'a fait qu'empirer les choses (menace de dépôt de
<plainte pour non présentation d'enfant)
<Résultat : sachant qu'une décision de justice est à respecter, elle
<est allée à contre-coeur chez son père.

La réponse est dans la question : vous devez obligez votre fille à respecter
la décision de Justice. L'éducation consiste aussi à apprendre aux enfants
les limites de leur désir et qu'il faut parfois (voire souvent !) accepter
les contraintes.

<Ma question est donc de savoir : à partir de quel âge un enfant peut-
<il juridiquement prendre l'initiative de ne plus systématiquement
<accepter de se rendre chez son père quand la discussion et
<"l'arrangement" est impossible ?

A 18 ans.

mgf62

unread,
Oct 10, 2007, 11:06:26 AM10/10/07
to

"jojolapin" <jojola...@yahoo.fr.yahoo.fr> a écrit dans le message de
news: 470ce912$0$25953$ba4a...@news.orange.fr...

De jurisprudence constante, le droit de visite et d'hébergement n'est jamais
laissé à l'initiative d'un mineur.


Mart.

unread,
Oct 10, 2007, 11:26:18 AM10/10/07
to
Merci de vos éclaircissements.

"vous devez obligez votre fille à respecter
la décision de Justice. L'éducation consiste aussi à apprendre aux
enfants
les limites de leur désir et qu'il faut parfois (voire souvent !)
accepter

les contraintes. " : c'est exactement ce que j'ai fait et ma fille en
est tout à fait consciente et respectueuse ! Elle a simplement été
déçue de voir avec quelle facilité ses desirs peuvent être considérés
comme nuls. Sa réaction a été de me dire : "Je n'ai peut être que 13
ans, mais je suis une personne quand même !".

On 10 oct, 17:05, "mgf62" <mg...@wanadoo.fr> wrote:
> "Mart." <picardmartin...@yahoo.fr> a écrit dans le message de news:
> 1192025420.915009.14...@y42g2000hsy.googlegroups.com...

Papy Bernard

unread,
Oct 10, 2007, 11:55:56 AM10/10/07
to
Bonjour

De Mart.

> Merci de vos éclaircissements.
>
> "vous devez obligez votre fille à respecter
> la décision de Justice. L'éducation consiste aussi à apprendre aux
> enfants
> les limites de leur désir et qu'il faut parfois (voire souvent !)
> accepter
> les contraintes. " : c'est exactement ce que j'ai fait et ma fille en
> est tout à fait consciente et respectueuse ! Elle a simplement été
> déçue de voir avec quelle facilité ses desirs peuvent être considérés
> comme nuls. Sa réaction a été de me dire : "Je n'ai peut être que 13
> ans, mais je suis une personne quand même !".
>

DURA LEX, SED LEX.

Je veux ceci, je ne veux pas cela, j'ai envie de ceci, je n'ai pas envie de
cela ....... Et puis quoi encore ?

Par ailleurs, je vois effectivement mal le père venir *arracher* des bras de
SA mère une adolescente mais BORDEL de MERDE, quand donc les mères
comprendront qu'elles sont,*elles aussi*, responsables de la structuration
mentale et civique de *leur* progéniture.

--
A+
Papy Bernard


Mart.

unread,
Oct 10, 2007, 12:31:49 PM10/10/07
to
La mentalité est-elle a la hauteur des gros mots ?
clap clap clap...

Lumi

unread,
Oct 10, 2007, 12:56:00 PM10/10/07
to
"mgf62" <mg...@wanadoo.fr> a écrit dans le message de news:

>> Ma question est donc de savoir : à partir de quel âge un enfant peut-
>> il juridiquement prendre l'initiative de ne plus systématiquement
>> accepter de se rendre chez son père quand la discussion et
>> "l'arrangement" est impossible ?

>> En France ,c'est 18 ans au niveau de la loi pour le choix réel des

>> droits de visites
>> Par contre, ta fille peut demander à être entendu par le jaf pour
>> demander que le Droit de visite soit libre à sa convenance. Mais le JAF
>> n'est pas dans l'OBLIGATION de respecter ce choix.

> De jurisprudence constante, le droit de visite et d'hébergement n'est
> jamais laissé à l'initiative d'un mineur.

Je t'explique pas le bordel pour l'organisation des parents, si c'est la
demoiselle qui décide quand bon lui semble....
Elle a 13 ans !!!! elle doit respecter le jugement jusqu'a ses 18 ans, à
moins qu'une modification juridique ait été validée par un jaf (pour un
motif valable).
C'est aux parents de faire respecter cela a l'enfant.
Avez vous proposé au père d'inverser le week end dont il devait avoir sa
fille , avec l'un des week end chez maman (il l'aurait de ce fait eu durant
3 week end d'affilé)
Imaginez vous à la place du père, ne voir que 1 week end sur 2 votre propre
enfant .... ce qui correspond a 4 jours par mois !!!


jojolapin

unread,
Oct 10, 2007, 2:27:41 PM10/10/07
to

"mgf62" <mg...@wanadoo.fr> a écrit dans le message de news:
470cea81$0$27406$ba4a...@news.orange.fr...
quand sur un jugement il écrit à la libre appréciation de l'adolescent cela
veut dire quoi pour toi


jojolapin

unread,
Oct 10, 2007, 2:30:13 PM10/10/07
to

"mgf62" <mg...@wanadoo.fr> a écrit dans le message de news:
470cea81$0$27406$ba4a...@news.orange.fr...
J'ai bien dire que le JAF n'a pas OBLIGATION de DIRE Fait comme tu veux mais
il peut s'il estime écrire à la libre appréciation de l'ado.


mgf62

unread,
Oct 10, 2007, 4:55:18 PM10/10/07
to

"jojolapin" <jojola...@yahoo.fr.yahoo.fr> a écrit dans le message de
news: 470d1996$0$5109

(...)

> quand sur un jugement il écrit à la libre appréciation de l'adolescent
> cela veut dire quoi pour toi

Le JAF n'a pas le droit de décider que l'enfant est libre de décider
lui-même du droit de visite du parent qui ne vit plus avec lui. Dans la
pratique, pour des adolescents proches de la majorité, certains magistrats
cèdent pourtant à la pression. Cette pratique a été censurée par la Cour de
Cassation (2ème Cour de Cassation 2ème Chambre civile, 11/101985 bulletin
civil II N°232), arrêt confirmé par un avis allant dans le même sens
(Cassation 1ère Chambre civile 20/10/1987 arrêt N°1129).

Mart.

unread,
Oct 11, 2007, 4:20:22 AM10/11/07
to
Avez-vous correctement lu ce que j'ai écrit ?

Je n'ai pas dit que ma fille souhaitait n'en faire qu'à sa tête ni
qu'elle désirait SYSTÉMATIQUEMENT modifier son we chez son père.
C'est arrivé DEUX FOIS. Deux fois où elle a essuyé un refus net et
catégorique, sans discussion ni explications possibles !
Deux fois où j'ai tenté d'ouvrir un dialogue avec son père devant le
malaise provoqué et où j'ai tenté de plaider la cause de ma fille
sachant l'importance que cette réunion avec ses amis avait.
Deux fois où j'ai proposé d'INVERSER les we prévus.
Deux fois où je me suis fait menacer d'une plainte pour non
présentation d'enfant, alors que je ne souhaitais que MODIFIER et non
pas REFUSER un we !
Deux fois où j'ai du expliquer à ma fille que NON, son père ne voulait
pas discuter ni comprendre qu'elle arrive à un âge où on prévoit un
peu plus de choses avec ses amis !
Deux fois où j'ai rappelé à ma fille qu'un jugement se respecte et
qu'une décision d'un père se respecte aussi !
Deux fois où ELLE A RESPECTÉ ET J'AI RESPECTÉ nos DEVOIRS !

Alors Messieurs les moralisateurs et les donneurs de leçons, je pense
être suffisamment responsable et objectivement ouverte pour éduquer
mon enfant dans le respect de la législation et de l'autorité
parentale !
Je n'ai pas pour habitude d'accéder aux caprices de ma fille, mais je
ne supporte pas les attitudes butées, bornées et complètement
réfractaires à toutes discussions et j'estime FONDAMENTAL de pouvoir
maintenir un dialogue, une ouverture avec mon ado.
J'estime que même à 13 ans on peut avoir un avis et le donner et
attendre d'être RESPECTÉ en tant que PERSONNE comme les parents
souhaitent se voir respecter !

Sachez que le père de ma fille, malgré son DROIT d'hébergement des
1er, 3è et 5è we + la moitié des congés scolaires ne cherche sa fille
qu'une ou 2 fois tous les DEUX MOIS, prétextant un programme personnel
chargé, des horaires de travail ne convenant pas, un budget trop juste
pour mettre de l'essence dans la voiture.....

Permettez-moi donc de doucement rigoler en lisant certaines phrases
comme "Je veux ceci, je ne veux pas cela, j'ai envie de ceci, je n'ai


pas envie de cela ....... Et puis quoi encore ? "

ou "Imaginez vous à la place du père, ne voir que 1 week end sur 2
votre propre
enfant .... ".

Quoi qu'il en soit, j'ai bien noté qu'il fallait qu'elle attende ses
18 ans pour s'autoriser ce qui est perçu comme un caprice.
Pour l'instant je vais donc tenter d'être "responsable de la
structuration
mentale et civique de (ma) progéniture. " !

Merci.

MP

mgf62

unread,
Oct 11, 2007, 4:44:11 AM10/11/07
to

"Mart." <picardm...@yahoo.fr> a écrit dans le message de news:
1192090822.6...@19g2000hsx.googlegroups.com...

Merci.

MP

(..)

En réalité, vous êtes confrontée à un problème archi-classique ... dont vous
êtes (probablement) co-responsables, le papa et vous.

Votre fille est arrivée à un âge où les perturabations liées au conflit
parental se transforment en opposition. Le problème, c'est l'amalgame qui
pourrait être fait entre l'évolution normale d'une adolescente et la
rémanence de ce conflit parental.

Donc, durant tout le temps de son enfance, elle a (probablement et
classiquement) été prise en otage entre des parents séparés, qui ne se sont
jamais vraiment mis d'accords, et qui n'ont fait "qu'obéir" à une ordonnance
dans la stict limite de leur obligation ... le droit de visite n'étant
d'ailleurs pas compris comme obligation, mais (hélas) uniquement un droit,
dont trop souvent les bénéficiaires, non seulement se servent pour alimenter
des conflits (menaces de plaintes) mais n'usent pas forcément avec beaucoup
de rigueur.

Or les visites, il faut le rappeller, ne sont pas qu'un droit pour le parent
qui vit hors du foyer de l'enfant. Il s'agit bien d'un appendice de
l'exercice de l'autorité parentale, avec une continuité éducative certaine,
même si différente.

Aujourd'hui, au conflit ancien s'ajoute des demandes spécifiques de l'enfant
dont les activités personnelles viennent en concurrence avec le droit de
visite (mal géré) par son père. Votre réponse est logique ... mais
malheureusement incomplète (et conflictuelle également) si vous vous
contentez de lui dire qu'elle est "obligée" par la loi. C'est vrai mais pas
seulement.

Je vous conseille vivement, compte tenu de l'attitude de son père, de
RENONCER absolument à tenter auprès du père des demandes concernant le droit
de visite. Le père étant crispé dans le conflit, toute demande concernant
cette chasse gardée qu'est "son droit" sera "invité" (par vous !!!) à
poursuivre le conflit, et logiquement non seulement refusera, mais se fera
un malin plaisir de vous menacer, d'instrumentaliser la demande de votre
fille en faute de votre part.

En revanche, renoncez également (et cela, c'est nettement plus difficile,
mais c'est là où vous fera vraiment votre boulot parental), à dire à votre
fille qu'il y a espoir d'accord parental sur ce type de sujet, et qu'il est
donc inutile de VOUS demander quoi que ce soit à propos de ce qui concerne
SON PERE. Elle est en âge où vous pouvez lui montrer l'ordonnance, et
surtout le passage où il est dit "à défaut d'accords .... etc ...". Tout est
possible en cas d'accord parentale. En l'absence de cet accord (d'où
l'intérêt d'y travailler bien avant ce type de crise), c'est l'ordonnance et
la loi, uniquement, qui servent de référence, et il ne sert à rien de
négocier, tergiverser et autres.

Elle vous rétorquera sans doute avec la logique des ados, les manquements de
son père. Il vous incombe de lui rappeler que ce n'est votre problème ni
même le sien, mais bien le problème de son père. C'est à lui d'assumer ses
choix, ses comportements, ses erreurs ou ses fautes.

La limite étant clairement posée, vous pourrez alors lui ouvrir une voie
plus subtile, pour qu'elle puisse aussi s'opposer intelligemment. Vous
pouvez lui dire qu'elle a les mêmes droits et devoirs vis-à-vis de ses deux
parents, et qu'en conséquence, elle peut avoir la même attitude avec l'un ou
avec l'autre. Ce qui signifie que c'est à elle (et non à vous) de négocier
avec son père. A elle d'entrer en conflit pour défendre sa propre cause.

Son père refusera ? Ce n'est plus votre problème. Là, cela deviendra
clairement le problème de votre fille. Dites-lui qu'à partir du moment où
ELLE aura fait émerger un conflit PERSONNEL avec son père, c'est à ELLE de
trouver la solution avec SON PERE (et non avec votre ex-mari !).

Il s'exposera à des bouderies, à des portes qui claquent, et vous en
entendrez même peut-être parler. Vous serez peut-être accusée de la monter
contre lui. Peu importe ... Soyez ferme, et apprenez à votre fille, dans un
premier temps, à exprimer personnellement ses besoins et ses désirs. Dans un
deuxième temps, à exprimer sa colère et son opposition, c'est un passage
obligé de l'adolescence. Troisièmement, à accepter malgré tout l'éventuel
refus de son père ... (il est comme ça ... c'est comme ça ... c'est le même
problème que le prof débile qu'elle doit se taper en maths !)

Au final, si elle grandit bien, elle trouvera peut-être ELLE la faille
d'argumentation, ou mieux, le chemin affectif pour convaincre son père. Dès
lors où le dialogue sera personnalisé entre eux, et détaché du conflit
conjugal, il trouvera une solution par LEUR dialogue.

Très bon courage (et au père aussi, les ennuis ne font que commencer, vous
avez fait un enfant le même jour ... et elle a 13 ANS !!! ;-) ...)


jojolapin

unread,
Oct 11, 2007, 5:46:05 AM10/11/07
to

"mgf62" <mg...@wanadoo.fr> a écrit dans le message de news:
470d3c46$0$27406$ba4a...@news.orange.fr...
oui mais quand tu veux porter plainte , et qu'il est marqué au libre choix
de l'ado, tu ne peux rien faire.


Franck

unread,
Oct 11, 2007, 6:09:56 AM10/11/07
to

"Mart." <picardm...@yahoo.fr> a écrit dans le message de news:
1192090822.6...@19g2000hsx.googlegroups.com...

Merci.

MP


Bonjour
Je suis un peu dans le même cas que vous sauf qu'en ce qui me concerne il
s'agit d'une résidence partagée et que je suis le papa et que c'est avec sa
maman que ma fille a "quelques" soucis (Hé oui ce cas là existe aussi ;-) )
A chaque fois que ma fille a eu envie d'un arrangement (Par exemple pour
l'arbre de Noël de mon CE ou plus important un mariage d'un cousin) je me
suis toujours heurté moi aussi à un refus net de la part de la maman. J'ai
toujours expliqué à ma fille que c'était très dommage mais que je ne pouvais
pas faire grand chose. Cependant moi aussi je trouve que c'est un peu triste
qu'il ne puisse pas y avoir un tout petit peu de souplesse.

Pour moi il était hors de question de faire intervenir un juge (Cela serait
comme prendre une massue pour enfoncer une punaise dans un mur) mais je
voulais quand même faire quelque chose afin que je puisse me dire que
j'avais agit face à ce problème et d'un commun accord avec ma fille nous
avons décidé d'aller voir un psychologue, de lui expliquer notre problème et
ensuite de demander à la maman d'aller voir ce psychologue. Bien sur votre
ex mari aurait tout le loisir de refuser d'aller voir un spécialiste mais
moi en usant d'un peu de ruse et de bluff (Menace d'aller jusque devant le
juge si la maman n'allait pas voir la psychologue) j'ai réussi à la
convaincre. Et j'avoue que cela a porté (un petit peu) ses fruits puisque la
maman a promis un peu plus de souplesse si des événements particuliers
arrivaient et nécessitaient une inversion de we.
Le psy a aussi beaucoup discuté avec ma fille afin de bien lui expliquer ce
qu'était un évènement particulier. Par exemple une sortie ciné avec les
copines qui serait décidée le vendredi soir n'est pas un évènement
particulier.

Par contre il faut vous attendre à des moments pas très faciles avec le
psychologue car même si la psychologue a compris que j'étais plein de bonne
volonté elle m'a aussi fait mettre le doigt sur certaines choses dont je
suis aussi responsable que la maman de ma fille. Elle a aussi mis l'accent
sur certaines de mes attitudes qui bien que totalement inconscientes
n'étaient pas très heureuses. Bref rien de très agréable

Vous êtes dans un cas très classique mais pas simple. Alors bon courage.
Franck


jojolapin

unread,
Oct 11, 2007, 6:59:58 AM10/11/07
to
J'ai lu ton histoire
Je susi dans le même cas.
Mon ex considère que les arrangemetns ne sont possibles que pour elle.
C'est elle qui veut changer à la fois le jour elle ne peit pas garder les
enfants (donc que je els garde) et les jours de récupérations.

Par contre quand je demande un service, c'est une fin de non recevoir.
sa réponse est :"tu as voulu le divorce alors assume.


Donc je me retrouve dans "l'obligation" d'appliquer à la lettre le jugement
pour ne pas être le larbin (la nounou) de madame.


Franck

unread,
Oct 11, 2007, 7:10:22 AM10/11/07
to

"jojolapin" <jojola...@yahoo.fr.yahoo.fr> a écrit dans le message de
news: 470e0225$0$27403$ba4a...@news.orange.fr...

Effectivement ce n'est pas facile du tout comme situation. Encore une fois
pour moi la psy a eu l'air d'arranger les choses (Enfin, il n'y a pas encore
eu de mise en pratique) Mais comme je le disais tu ne peux pas forcer ton ex
à aller consulter. De mon coté il y a une chose qui a pesé c'est que la
maman de ma fille est dans le milieu médical et le fait que l'initiative
d'aller consulter un psy vienne de moi l'a un peu vexé. :-)


jojolapin

unread,
Oct 11, 2007, 7:19:13 AM10/11/07
to

"Franck" <fdeportV...@free.fr> a écrit dans le message de news:
fel0b4$a20$1...@s1.news.oleane.net...
Avant de divorcer j'ai demandé qu'elle aille consulter , chose qu'elle
faisait d'une façon assez peu soutenu. au bout de 3 ou 4 fois elle
s'arrêtait Un psy lui a dit que si elle continuait comme cela elle envoyait
son couple dans le mur.
Quand j'en ai eu mare, elle m'a annoncé qu'elle voyait 4 personnes. Je lui
ai demandé juste un nom pour que j'aille discuté pour savoir si elle faisait
des efforts ou c'était juste de la façade pour me faire "revenir". Bilan ;
aucun nom et plus de suivi.
donc face à ce genre de personne on en peut pas vraiment discuter.


Tof

unread,
Oct 11, 2007, 7:33:09 AM10/11/07
to
In article <470de26c$0$27402$ba4a...@news.orange.fr>, mg...@wanadoo.fr
says...
>

Bonjour mgf62,

Une fois de plus je trouve que vos interventions sont remarquable par
leur :

1. Précision,
2. Courtoisie,
3. Clarté,
4. Bon sens,
5. Compassion,
6. Pertinence,
7. Absence de moralisation et de revendication superfétatoire.

Je tenais à ce que cela vous sois dit.
--
Cordialement,
Tof (ignorant)

NM

unread,
Oct 11, 2007, 7:44:55 AM10/11/07
to
hello Tof you wrote

je plussois ++++
--
NM

Return adress valid anyway

mgf62

unread,
Oct 11, 2007, 7:59:37 AM10/11/07
to

"Tof" <cmelymelo_pasd...@tele2.fr> a écrit dans le message de
news: MPG.2178285b4...@nntpserver.tele2.fr...

Bonjour mgf62,

Je vous remercie beaucoup, tenant juste à préciser que mon engagement n'est
qu'un renvoi ascenseur. A une époque de ma vie, j'ai eu besoin d'aide moi
aussi dans le domaine de la famille et de la parentalies. J'en ai trouvé,
tiré un bénéficie incommensurable, et par reconnaissance, conviction
personnelle et, en quelques sortes facilité de moyens via Internet, je
trouve là un moyen (assez facile !) de consacrer un peu de temps pour
partager ce dont j'ai moi-même bénéficié.


mgf62

unread,
Oct 11, 2007, 8:02:09 AM10/11/07
to

"jojolapin" <jojola...@yahoo.fr.yahoo.fr> a écrit dans le message de
news: 470df0d4$0$27377$ba4a...@news.orange.fr...

Là où vous avez sans doute été mal conseillé, c'est qu'il aurait fallu faire
appel de ce jugement. Et si l'appel avait confirmé la première décision,
faire casser la décision ... Bien entendu, ce choix aurait entraîné d'autres
soucis, dont celui, non des moindres, de vous entraîner dans des années de
procédures pour finalement pas grand-chose, puisque dans la plupart des cas,
à l'adolescence, il s'instaure de fait une distorsion des pratiques en
faveur de plus de souplesse.


Cumbalero

unread,
Oct 11, 2007, 8:02:58 AM10/11/07
to
Mart. a écrit :

> Deux fois où j'ai du expliquer à ma fille que NON, son père ne voulait
> pas discuter ni comprendre qu'elle arrive à un âge où on prévoit un
> peu plus de choses avec ses amis !

Elle est aussi a un âge où elle peut comprendre que dans la vie, on ne
fait pas ce qu'on veut et qu'une décision de justice est une règle à
laquelle on est censé se soumettre, et je pense que vous devriez trouver
les mots pour lui expliquer cela en tant que "responsable de la
structuration mentale et civique de votre progéniture."

A+
JF

Tof

unread,
Oct 11, 2007, 8:04:58 AM10/11/07
to
In article <470e103b$0$5069$ba4a...@news.orange.fr>, mg...@wanadoo.fr
says...

Je vous remercie beaucoup, tenant juste à préciser que mon engagement
n'est
qu'un renvoi ascenseur. A une époque de ma vie, j'ai eu besoin d'aide
moi
aussi dans le domaine de la famille et de la parentalies. J'en ai
trouvé,
tiré un bénéficie incommensurable, et par reconnaissance, conviction
personnelle et, en quelques sortes facilité de moyens via Internet, je
trouve là un moyen (assez facile !) de consacrer un peu de temps pour
partager ce dont j'ai moi-même bénéficié.


hé ! Si vos "renvois d'ascenseur" sont tous de la même qualité, je vous
rends service sans problème, quand vous voulez, hein !

;)


--
Cordialement,
Tof (ignorant)

mgf62

unread,
Oct 11, 2007, 8:06:10 AM10/11/07
to

"Tof" <cmelymelo_pasd...@tele2.fr> a écrit dans le message de
news:

(...)

;)

;-D


Franck

unread,
Oct 11, 2007, 8:13:21 AM10/11/07
to

"jojolapin" <jojola...@yahoo.fr.yahoo.fr> a écrit dans le message de
news: 470e06a8$0$27399$ba4a...@news.orange.fr...

Oui, c'est vrai qu'en face d'un mur le dialogue ressemble plus à un
monologue. Peut être peux tu toi consulter une fois avec tes enfants et lui
dire ensuite "Moi je l'ai fait pour les enfants maintenant à toi de le
faire" Cela peut peut être la vexer. Essaye aussi le bluff. "Si tu n'y vas
pas j'irais voir le juge" cela peut peut être lui faire peur.
Par contre comme je le disais plus tôt la consultation peut être un moment
difficile pour toi aussi. Comme j'avais consulté plus de deux ans au début
de la mise en place de la résidence partagée j'étais un peu rodé :-)


mgf62

unread,
Oct 11, 2007, 8:23:51 AM10/11/07
to

"Franck" <fdeportV...@free.fr> a écrit dans le message de news:
fel416$bjm$1...@s1.news.oleane.net...


Tout cela, de façon tout à fait sincère, c'est encore retomber dans le piège
de l'emprise du conflit et de la co-dépendance. On ne demande pas à autrui
d'aller en thérapie ! Surtout pour qu'autrui se conforme à son propre désir
contrarié !

Il est préférable, dans un cas comme celui-ci, d'emmener la jeune ado en
rébellion voir un pédo-psychiatre spécialisé dans les troubles de
l'adolescence. La finalité de ces entrevues n'étant pas d'amener l'autre
parent à son point de vue par l'intermédiaire d'une demande détournée de
l'enfant et rapportée par le thérapeute qui deviendrait complice d'un
dialogue de sourds, mais au contraire, d'apprendre à se détacher les uns des
autres et à individuer l'enfant par rapport à ses parents (en tant que
couple parental, et couple en conflit) et aussi par rapport à ses père et
mère, chacun en tant que personne.

La crise doit être possible. Et pour qu'un enfant puisse exprimer son
opposition, il doit en avoir la permission. C'est cela qu'il faut
retravailler, car l'opposition d'un enfant du divorce est très souvent
polluée par le conflit conjugal, malgré le divorce, qui signifie rarement,
une véritable séparation.

Bien entendu, cela suppose avant tout un travail de la part du parent
"demandeur" ... qui doit par exemple, renoncer au bluff, à la menace etc ...

L'autre refuse ... tant pis. Il faut lâcher prise.


Mart.

unread,
Oct 11, 2007, 8:32:17 AM10/11/07
to
Merci, mais si vous relisez le tout, je pense que vous y verrez que
c'est ce que j'ai fait. Je l'explique très clairement.

Mart.

unread,
Oct 11, 2007, 8:41:03 AM10/11/07
to
Merci de vos témoignages.

Et merci en particulier à mgf62 qui me fait réaliser qu'effectivement,
le "lâcher prise" est la solution qui amènerait une dédramatisation de
la situation.
Il est bon que je puisse me contenter de mon rôle de mère, sans
toujours avoir le sentiment de devoir assumer les "manquements" du
père.
C'est bien difficile parfois, mais tout à fait possible.

Frank, une médiation avait été tentée il y a qq années, avec une
psychologue. Le papa n'a pas donné suite aux courriers du praticien,
prétextant qu'il n'avait pas besoin d'une tierce personne pour savoir
comment réagir avec sa fille et que surtout il n'était pas "fou"...


On 11 oct, 14:23, "mgf62" <mg...@wanadoo.fr> wrote:
> "Franck" <fdeportVIRERC...@free.fr> a écrit dans le message de news:
> fel416$bj...@s1.news.oleane.net...
>
>
>
>
>
>
>
> > "jojolapin" <jojolapin...@yahoo.fr.yahoo.fr> a écrit dans le message de
> >news: 470e06a8$0$27399$ba4ac__BEGIN_MASK_n#9g02mG7!__...__END_MASK_i?a63jfAD$z...@news.orange.fr...
>
> >> "Franck" <fdeportVIRERC...@free.fr> a écrit dans le message de news:
> >> fel0b4$a2...@s1.news.oleane.net...
>
> >>> "jojolapin" <jojolapin...@yahoo.fr.yahoo.fr> a écrit dans le message de
> >>>news: 470e0225$0$27403$ba4ac__BEGIN_MASK_n#9g02mG7!__...__END_MASK_i?a63jfAD$z...@news.orange.fr...

> L'autre refuse ... tant pis. Il faut lâcher prise.- Masquer le texte des messages précédents -
>
> - Afficher le texte des messages précédents -


mgf62

unread,
Oct 11, 2007, 9:16:31 AM10/11/07
to

"Mart." <picardm...@yahoo.fr> a écrit dans le message de news:
1192106463....@50g2000hsm.googlegroups.com...
Merci de vos témoignages.

<Et merci en particulier à mgf62 qui me fait réaliser qu'effectivement,
<le "lâcher prise" est la solution qui amènerait une dédramatisation de
<la situation.

Juste un petit rappel de bon sens .... lorsqu'on divorce ... c'est qu'on ne
"s'entend" plus ! ;-) On l'oublie malheureusement souvent après la
séparation effective, ce qui entrave l'individuation et le bien-être que
l'on peut aussi trouver à quitter une personne qui ne vous convient pas.

<Il est bon que je puisse me contenter de mon rôle de mère, sans
<toujours avoir le sentiment de devoir assumer les "manquements" du
<père.

C'est la principale difficulté que doivent assumer les parents chez qui
vivent les enfants à titre principal. Mais, pour aider, il faut se souvenir
des doléances des parents non gardiens, qui fantasment bien souvent (à tort)
sur les supposés avantages liés au fait d'être le parent hébergeant à titre
principal.

Or il n'y a pas plus d'avantage à l'une ou à l'autre situation. Le droit de
visite est une galère sans nom ! L'enfant vient plus ou moins en intrus
(même dans le meilleur des cas !). Il rompt des habitudes étalées sur le
temps et l'espace. Il doit s'habituer à d'autres références, à d'autres
personnes, à de nouveaux (elles) conjoints, de passage ou non ... Il doit
dormir dans un espace plus ou moins aménagé.

Et en plus ... supporter bien souvent les reproches faits au parent
hébergeant principal.

Chez le parent hébergeant principal, la galère est pire encore ! L'enfant
doit assumer la plus grosse part de corvées (école, sports à date fixe,
obligations familiales, devoirs quotidiens, obéissance basique, restrictions
sans concession dans la plupart des domaines, ne serait-ce que pour
préserver le fonctionnement normal de la cellule familiale. Il aussi
supporter un beau-parent, le plus souvent clairement installé à demeure.

Et supporter bien souvent les reproches faits au parent "droit de visite".

Pourtant, l'enfant grandissant commence, le plus souvent par s'en prendre au
parent hébergeant. Du fait de l'intimité, mais aussi parce que souvent, il y
a meilleur communication et lien plus serré. Le conflit ne met donc pas
vraiment en danger la relation. Et l'enfant, en confiance, s'en donne à
coeur joie ! Les premières portes qui claquent claquent normalement d'abord
"à la maison". Rarement chez le parent "droit de visite".

Chez le parent "droit de visite", il faut d'abord préserver le peu de lien
créé. Il y a souvent une grande timidité entre l'enfant et ce parent-là. Le
conflit latent entre les parent est un très gros obstacle et crée un mur qui
détourne l'agressivité de l'enfant en reproche plus ou moins mal exprimés et
qui parfois dérive gravement, surtout si jamais, la crise n'éclate pas
vraiment entre les bonnes personnes. Le pire qui puisse arriver à un enfant
étant un parent qui prétend "mais chez moi, cela ne se passe pas comme ça,
chez moi, il n'y a jamais de problème". Quant il n'y a pas de problème ...
c'est un problème !

A 13 ans, si un enfant commence à détourner son agressivité, consultez
rapidement. Le prétexte des amis à voir, ou des exposés à finir n'est que
fort rarement pertinent. Si votre enfant s'avère incapable de "pêter les
plombs" avec son père (qu'il ait tort ou raison, peu importe), consultez
(votre enfant). Non pour faire changer le père (il peut avoir raison !).
Mais pour déterminer l'origine cette soumission excessive.

Attendez-vous aussi à en prendre pour votre grade. Planquez vaisselle et
objets fragiles, bétonnez vos nerfs, armez-vous de patiente, car votre ado
vous considèrera probablement comme une double cible ! Interprétez ce
comportement plutôt comme un compliment. Si votre fille vous insulte et vous
hurle qu'elle ne vous aime pas, c'est précisément parce qu'elle vous aime
assez pour vous provoquer de manière violente. Avec un parent que l'on
craint, d'une manière ou d'une autre, rien ne s'exprime, et c'est là que les
vrais ennuis commencent.

Et puis ... à maline, maline et demi ... elle vous fait le coup de l'exposé
urgent (d'abord, rappellez-lui qu'elle peut AUSSI faire son travail scolaire
chez son père), mais ... profitez-en pour la féliciter sur son implication
scolaire et n'oubliez pas de lui dire que vous attendez de pied ferme le
résultat d'une telle implication.

En ce qui concerne les vrais occasions manquées, (cela arrive, hélas,
surtout à 13 ans), rappelez-lui que cela lui arrivera de plus en plus
souvent, ne serait-ce que parce que les occasions se multiplient avec l'âge.
Il y aura forcément LE concert du siècle qui tombera la veille d'un contrôle
... et qui génèrera un refus de VOTRE part, et autant de frustration.


Franck

unread,
Oct 11, 2007, 9:31:40 AM10/11/07
to

"mgf62" <mg...@wanadoo.fr> a écrit dans le message de news:
470e15e9$0$27378$ba4a...@news.orange.fr...


Je suis d'accord avec toi jusque un certain point. Mais j'ai aussi un
principe c'est qu'il ne faut pas accepter qu'on se moque de toi. De mon coté
j'ai trouvé (Et la psy était d'accord) que refuser un arrangement à sa fille
pour le mariage d'un cousin était "un peu" se moquer de sa fille et que vu
que la gamine était parfaitement équilibré et donc qu'il ne s'agissait pas
d'un caprice et d'autre part que la gamine a d'excellents résultats
scolaires la demande de la gamine était légitime et donc il était normal
d'essayer différentes démarches afin d'obtenir gain de cause.
J'avoue que je suis comme d'autre ici et que j'apprecie tes interventions
claires nettes et précises... Mais il ne faut pas toujours lacher prise. Je
ne crois vraiment pas que cela soit une bonne chose d'une part pour ton
équilibre perso (Qui est important pour l'enfant) et d'autre part vis à vis
de l'enfant. Et la dessus je suis rejoins à 100% par la spécialiste que je
consulte.
La politique du "tant pis je m'ecrase et parfois même je tend l'aure joue"
n'est à mon avis pas toujours bonne.
Ma fille est un être humain et à ce titre elle a droit de décision sur le
déroulement de son existence. Bien sur tout est affaire de limite et de
nuance. Mais même à 5 ans un enfant à le droit légitime d'exprimer ces
souhaits et ces souhaits doivent être écoutés. Et quand ces souhaits sont en
correspondances avec son age il est légitime d'essayer d'y apporter une
réponse positive.

Le point important dans ce que je viens d'écrire c'est "souhait en
correspondance avec l'age". Je ne pense pas que le souhait de décider de ne
plus (Ou moins) voir un des ses parents soit légitime à 13 ans. Par contre
certains faits peuvent amener un ado à exprimer son désir d'inverser deux
week end de garde par exemple. (Voir dans mes précédents post la remarque de
la psy sur le sortie ciné décidée le vendre soir qui n'est pas un évènement
important)
Et dans ce cas je trouve tout à fait légitime (Et la spécialiste que je
consulte est tout à fait d'accord avec moi) d'essayer par des moyens
raisonnables d'obtenir gain de cause. Et si je maintiens qu'une visite chez
le JAF n'est PAS un moyen raisonnable, je trouve qu'un petit coup de bluff
afin que l'autre parent rende visite à la psy afin que cette dernière essaye
de servir d'intermédiaire et un moyen tout à fait raisonnable.

Je trouve que l'attitude de Mart est trop excessive mais je ne suis pas
d'accord en tant qu'individu (Et un ado est un individu) sur le fait de ne
pas exprimer ses souhaits et d'essayer de les réaliser. Même si à la maison
c'est moi qui "décide" ;-) je serais mal à l'aise si quand je refuse
quelque chose à ma fille celle ci n'essayait pas quand même de me faire
changer d'avis et d'obtenir gain de cause. Et si cela s'applique à moi je
trouve normal que cela s'applique aussi à la maman. Quand ma fille ne
voulait plus aller chez sa maman j'ai fait ce que j'ai pu pour maintenir de
bonnes relations entre elle (Et je crois que j'y suis arrivé). Par contre
quand ma fille me dit : "Je suis déçue car j'ai demandé à maman d'inverser
deux we pour aller au mariage et elle ne veut pas" je lui répond : "On va
essayer de trouver une astuce pour décider maman". Si un jour ses demandes
se transforment en caprice régulier je changerais surement d'attitude mais
comme pour l'instant ce n'est pas le cas je n'ai aucun scrupule à tenter un
petit coup de bluff. Tu vas me répondre que ça implique que cela soit moi
qui juge si une demande est un caprice ou pas mais j'assume totalement et
c'est bien pour cela que la visite chez la psychologue est utile car elle
n'aurait pas hésiter à me remettre à ma place si elle l'avait jugé utile.

Tu sais "Bon" et "Bête" cela commence par la même lettre et cela est valable
pour n'importe qui... même un enfant


Franck

unread,
Oct 11, 2007, 9:41:13 AM10/11/07
to

"Mart." <picardm...@yahoo.fr> a écrit dans le message de news:
1192106463....@50g2000hsm.googlegroups.com...
Merci de vos témoignages.

Et merci en particulier à mgf62 qui me fait réaliser qu'effectivement,
le "lâcher prise" est la solution qui amènerait une dédramatisation de
la situation.
Il est bon que je puisse me contenter de mon rôle de mère, sans
toujours avoir le sentiment de devoir assumer les "manquements" du
père.
C'est bien difficile parfois, mais tout à fait possible.

Frank, une médiation avait été tentée il y a qq années, avec une
psychologue. Le papa n'a pas donné suite aux courriers du praticien,
prétextant qu'il n'avait pas besoin d'une tierce personne pour savoir
comment réagir avec sa fille et que surtout il n'était pas "fou"...

Evidemment dans ce cas là il n'y a pas grand chose à faire. L'important (A
mon avis) c'est que tu ais fait ce qu'il te semblait raisonnable pour
assouplir la situation. Et si je trouve que le recours au JAF est excessif
l'intervention d'un Psy est une chose raisonnable. Bien sur à partir du
moment où l'un des deux parents refuse alors la situation est bloquée et là
je rejoins mgf62 et effectivement il faut lacher prise car les moyens à
mettre en oeuvre risquent d'être plus destructifs que constructifs.

Ce que je voulais dire dans mon précédent c'est que le recours au juge me
semblait de trop mais pas qu'il fallait "lacher prise" tout de suite. C'est
pour cela que j'avais parlé de l'intervention d'un psy.

Bon courage.


mgf62

unread,
Oct 11, 2007, 11:04:04 AM10/11/07
to

"Franck" <fdeportV...@free.fr> a écrit dans le message de news:
fel8k7$die$1...@s1.news.oleane.net...


(...)


> Je suis d'accord avec toi jusque un certain point. Mais j'ai aussi un
> principe c'est qu'il ne faut pas accepter qu'on se moque de toi.

.-) Mais ... quelle importance ??? si ça l'amuse, il ne faut pas lui faire
le plaisir de lui prouver qu'elle a raison de vouloir se moquer de quelqu'un
qui cautionne ce comportement par un tel principe ! Si au contraire on dit
"peuh .... même pas mal" ça finit vite par lasser !


De mon coté
> j'ai trouvé (Et la psy était d'accord) que refuser un arrangement à sa
> fille pour le mariage d'un cousin était "un peu" se moquer de sa fille et
> que vu que la gamine était parfaitement équilibré et donc qu'il ne
> s'agissait pas d'un caprice et d'autre part que la gamine a d'excellents
> résultats scolaires la demande de la gamine était légitime et donc il
> était normal d'essayer différentes démarches afin d'obtenir gain de cause.


De deux choses l'une. Ou vous avez mal interprété les propos de cette dame.
Ou alors (cela arrive) la manque de formation juridique a fourvoyé votre
psy. D'autre part, il est étonnant qu'une professionnelle de la santé
psychique prenne à ce point dans un conflit. La réponse aurait dû avant tout
être "que dit le jugement" ? Si la demande MEME LEGITIME tombe sur un droit
de visite, et que (hélas) le détenteur du droit fait la sourde oreille,
vouloir contourner, d'une manière ou d'une autre ce refus est aussi absurde
que de contourner une fièvre de cheval pour passer au travers l'annulation
d'un voyage !


> J'avoue que je suis comme d'autre ici et que j'apprecie tes interventions
> claires nettes et précises... Mais il ne faut pas toujours lacher prise.
> Je ne crois vraiment pas que cela soit une bonne chose d'une part pour ton
> équilibre perso (Qui est important pour l'enfant) et d'autre part vis à
> vis de l'enfant. Et la dessus je suis rejoins à 100% par la spécialiste
> que je consulte.

A propos de la spécialiste, voir au-dessus. En ce qui concerne le "lâcher
prise", ce n'est pas tout à fait ça, et précisément, c'est au moment où l'on
lâche prise que l'équilibre revient, aussi bien perso que pour l'enfant.

Je ne parle que rarement de moi, mais là, je ne peux m'empêcher d'avoir à
préciser qu'en ce qui me concerne, le lâcher prise à été radical puisqu'il
s'est agi d'une hospitalisation. Il ne s'agissait plus là de savoir si l'un
ou l'autre avait cédé, qui avait tort ou raison, il a fallu s'organiser en
urgence ... ce qui a permis par la suite de rétablir un équilibre, certaines
habitudes étant nées de cette prise brutale de conscience. (Eh oui, on
oublie que parfois, le combat peut cesser ... faute de combattants !)

> La politique du "tant pis je m'ecrase et parfois même je tend l'aure joue"
> n'est à mon avis pas toujours bonne.

Il ne s'agit pas de ça (même si personnellement, j'ai aussi des convictions
religieuses).

> Ma fille est un être humain et à ce titre elle a droit de décision sur le
> déroulement de son existence. Bien sur tout est affaire de limite et de
> nuance. Mais même à 5 ans un enfant à le droit légitime d'exprimer ces
> souhaits et ces souhaits doivent être écoutés. Et quand ces souhaits sont
> en correspondances avec son age il est légitime d'essayer d'y apporter une
> réponse positive.

Vous faites une confusion entre "être entendu" et être "obéi" ! Ce n'est pas
structurant pour un enfant de croire que ses souhaits (même légitimes)
"doivent" être suivis d'une modification de l'état dans lequel il se trouve.
La première chose qu'un enfant doit apprendre pour grandir, c'est la
contingence. Accepter ... d'être là en cet état-là. L'action étant toujours
possible, mais pas nécessaire.


> Le point important dans ce que je viens d'écrire c'est "souhait en
> correspondance avec l'age". Je ne pense pas que le souhait de décider de
> ne plus (Ou moins) voir un des ses parents soit légitime à 13 ans. Par
> contre certains faits peuvent amener un ado à exprimer son désir
> d'inverser deux week end de garde par exemple. (Voir dans mes précédents
> post la remarque de la psy sur le sortie ciné décidée le vendre soir qui
> n'est pas un évènement important)

C'est déjà donner beaucoup trop de pouvoir à un enfant. Ce qui est très
angoissant. En revanche, il est important de dialoguer, de connaître les
besoins et les désirs de ses enfants, qu'ils soient OU NON légitimes, qu'ils
soient OU NON suivis d'une modification de l'état. Il est préférable de
laisser à l'initiative du parent détenteur du droit de visite le dialogue à
propos de la période où il a lui aussi, ce dialogue à mener avec l'enfant.

Et encore une fois, le refus, l'impossibilité, la frustration et même
l'injustice sont des données de l'existence même. Malheureusement, vous ne
pourrez pas prévoir l'avenir. Et peut-être que votre enfant devra affronter
des injustices autremement plus graves. Qu'il devra pourtant accepter.

> Et dans ce cas je trouve tout à fait légitime (Et la spécialiste que je
> consulte est tout à fait d'accord avec moi) d'essayer par des moyens
> raisonnables d'obtenir gain de cause. Et si je maintiens qu'une visite
> chez le JAF n'est PAS un moyen raisonnable, je trouve qu'un petit coup de
> bluff afin que l'autre parent rende visite à la psy afin que cette
> dernière essaye de servir d'intermédiaire et un moyen tout à fait
> raisonnable.

C'est de la manipulation ... et cela, c'est grandement néfaste. Mieux vaut
encore assumer le conflit dans sa radicalité et aller au clash en public, le
tiers n'étant plus un psy en apparence gagné à votre cause, mais un
magistrat soumis à obligation contradictoire et qui pourrait l'un et l'autre
(papa et maman) vous renvoyer dans vos cordes ... parfois à la surprise
générale, chez son collègue juge des enfants pour assistance éducative (près
de 2/3 des interventions n'ont plus grand-chose à voir avec l'idée que l'on
se fait de la "maltraitance" ou la "mise en danger" telles que l'on se
l'imagine. Il s'agit le plus souvent de conflits familiaux tels que cela
rend les parents inopérants en terme d'exercice de l'autorité parentale.


>
> Je trouve que l'attitude de Mart est trop excessive mais je ne suis pas
> d'accord en tant qu'individu (Et un ado est un individu) sur le fait de ne
> pas exprimer ses souhaits et d'essayer de les réaliser. Même si à la
> maison c'est moi qui "décide" ;-) je serais mal à l'aise si quand je
> refuse quelque chose à ma fille celle ci n'essayait pas quand même de me
> faire changer d'avis et d'obtenir gain de cause.

Sans trop vouloir m'avancer, je suppose que vous êtes un relativement jeune
parent.

Et si cela s'applique à moi je
> trouve normal que cela s'applique aussi à la maman. Quand ma fille ne
> voulait plus aller chez sa maman j'ai fait ce que j'ai pu pour maintenir
> de bonnes relations entre elle (Et je crois que j'y suis arrivé). Par
> contre quand ma fille me dit : "Je suis déçue car j'ai demandé à maman
> d'inverser deux we pour aller au mariage et elle ne veut pas" je lui
> répond : "On va essayer de trouver une astuce pour décider maman".

Et vous devenez (sans le vouloir bien sûr !) le chevalier servant de votre
fille contre sa maman ... ça ne vous rappelle rien (les déclarations d'amour
quand elle avait 3 ans !)

Si un jour ses demandes
> se transforment en caprice régulier je changerais surement d'attitude mais
> comme pour l'instant ce n'est pas le cas je n'ai aucun scrupule à tenter
> un petit coup de bluff.

Juste une petite question ... comment prendriez-vous de la part de votre
ex-femme une tentative de revenir sur l'un de vos refus, de cette manière là
? Vous le vivriez (à raison) comme une histoire entre vous et elle ... et
non entre un parent et son enfant. Donc, n'intervenez pas entre votre enfant
et sa mère. De même qu'une mère ne doit pas intervenir entre un enfant et
son père. Sauf danger, évidement.

Tu vas me répondre que ça implique que cela soit moi
> qui juge si une demande est un caprice ou pas mais j'assume totalement et
> c'est bien pour cela que la visite chez la psychologue est utile car elle
> n'aurait pas hésiter à me remettre à ma place si elle l'avait jugé utile.

Le problème n'est pas de savoir si c'est l'enfant qui a raison. Il s'agit de
lui faire admettre la réalité d'une impossibilité, qui n'a rien à voir avec
elle, précisément. Les enfants passent ... leur enfance à se prouver qu'ils
sont responsable de la séparation de leurs parents. En agissant ainsi, c'est
favoriser ce fantasme.

Cela n'a rien à voir avec elle.


> Tu sais "Bon" et "Bête" cela commence par la même lettre et cela est
> valable pour n'importe qui... même un enfant

L'intelligence, c'est de savoir s'adapter !


mgf62

unread,
Oct 11, 2007, 11:05:11 AM10/11/07
to

"Franck" <fdeportV...@free.fr> a écrit dans le message de news:
fel95u$dq1$1...@s1.news.oleane.net...


Le lâcher prise concerne tous les domaines de la séparation.


Cumbalero

unread,
Oct 11, 2007, 11:05:35 AM10/11/07
to
mgf62 a écrit :

>
> C'est la principale difficulté que doivent assumer les parents chez qui
> vivent les enfants à titre principal. Mais, pour aider, il faut se souvenir
> des doléances des parents non gardiens, qui fantasment bien souvent (à tort)
> sur les supposés avantages liés au fait d'être le parent hébergeant à titre
> principal.

Ahem... je vais me permettre de nuancer cela à l'aide de mon expérience
de parent n'hébergeant pas à titre principal, même si j'espère bien que
ma situation n'a pas (et n'aura jamais) le caractère aussi conflictuel
avec mon ex.

Vous n'avez pas idée du nombre de fois où j'ai entendu de la part de mon
ex le reproche d'avoir le beau rôle, de n'avoir pas à assumer au
quotidien, de me déresponsabiliser...

>
> Or il n'y a pas plus d'avantage à l'une ou à l'autre situation. Le droit de
> visite est une galère sans nom ! L'enfant vient plus ou moins en intrus
> (même dans le meilleur des cas !). Il rompt des habitudes étalées sur le
> temps et l'espace.


Il y a là aussi un revers à la médaille. Le parent "visité" doit
toujours tout calculer. Prévoir des sorties plusieurs semaines à
l'avance (j'ai acheté début septembre les billets du spectacle auquel
j'emmène ma fille dans 2 semaines...), tenter d'apporter à l'enfant ce
qu'il a envie de partager avec lui, mais toujours en se retenant.
J'imagine bien ce que dirait mon ex si sur les 4 jours où j'avais ma
fille (avant qu'on mette en place une garde partagée) on allait une fois
au cinéma, une fois au zoo, une fois au resto et une fois à la mer... cf
le reproche d'avoir "le beau rôle".

De même si mon ex retrouve un cousin éloigné qui l'invite à la dernière
minute à son mariage le 21 octobre, soit je renonce à un spectacle avec
ma fille prévu de longue date, soit je refuse d'être souple sur les
dates et mon ex poste un message ici pour se plaindre de ma
psychorigidité :-P


> Et en plus ... supporter bien souvent les reproches faits au parent
> hébergeant principal.


De même, je ne suis pas à l'aise quand ma fille me fait la liste de ce
qu'elle préfère chez moi, alors que je devrais en être flatté. C'est une
autre formulation des reproches qu'elle a envie de faire à sa mère...


Et vraiment, je ne suis pas pressé que ma fille ait 13 ans....

A+
JF

mgf62

unread,
Oct 11, 2007, 11:12:47 AM10/11/07
to

"Cumbalero" <cumb...@NOSPAM.yahoo.fr> a écrit dans le message de news:
fele47$ack$1...@reader1.imaginet.fr...

(...)


<Vous n'avez pas idée du nombre de fois où j'ai entendu de la part de mon
<ex le reproche d'avoir le beau rôle, de n'avoir pas à assumer au
<quotidien, de me déresponsabiliser...

Tout à fait normal, rassurez-vous ! Tout le monde croit que c'est mieux
"chez l'autre !"

>
> Or il n'y a pas plus d'avantage à l'une ou à l'autre situation. Le droit
> de visite est une galère sans nom ! L'enfant vient plus ou moins en intrus
> (même dans le meilleur des cas !). Il rompt des habitudes étalées sur le
> temps et l'espace.


Il y a là aussi un revers à la médaille. Le parent "visité" doit
toujours tout calculer. Prévoir des sorties plusieurs semaines à
l'avance (j'ai acheté début septembre les billets du spectacle auquel
j'emmène ma fille dans 2 semaines...), tenter d'apporter à l'enfant ce
qu'il a envie de partager avec lui, mais toujours en se retenant.
J'imagine bien ce que dirait mon ex si sur les 4 jours où j'avais ma
fille (avant qu'on mette en place une garde partagée) on allait une fois
au cinéma, une fois au zoo, une fois au resto et une fois à la mer... cf
le reproche d'avoir "le beau rôle".

De même si mon ex retrouve un cousin éloigné qui l'invite à la dernière
minute à son mariage le 21 octobre, soit je renonce à un spectacle avec
ma fille prévu de longue date, soit je refuse d'être souple sur les
dates et mon ex poste un message ici pour se plaindre de ma
psychorigidité :-P


> Et en plus ... supporter bien souvent les reproches faits au parent
> hébergeant principal.


<De même, je ne suis pas à l'aise quand ma fille me fait la liste de ce
<qu'elle préfère chez moi, alors que je devrais en être flatté. C'est une
<autre formulation des reproches qu'elle a envie de faire à sa mère...

Au risque de vous décevoir, elle agit en plus probablement de la même
manière chez sa mère. Rien de plus manipulateur qu'un enfant, et rien de
plus naïf qu'un parent ... surtout mis en concurrence avec l'autre.


<Et vraiment, je ne suis pas pressé que ma fille ait 13 ans....

C'est très rigolo pourtant !

Franck

unread,
Oct 11, 2007, 12:04:14 PM10/11/07
to

"mgf62" <mg...@wanadoo.fr> a écrit dans le message de news:
470e3b76$0$27384$ba4a...@news.orange.fr...

Il faut arrêter les délires (je plaisante bien sur) Je ne suis pas le
chevalier servant de ma fille contre sa maman. Par contre effectivement je
vais essayer de lui donner un moyen raisonnable et en rapport avec le besoin
d'obtenir ce qu'elle souhaite quand j'estime que ce qu'elle souhaite est
légitime et en rapport avec son age. Mais sur ce coup il n'y a que moi pour
juger (et éventuellement la psy) et donc je comprend que cela puisse vous
choquer.
En esperant bien sur que si un jour la situation inverse se présente (Et
cela a déja été le cas) ma fille se donnera tout les moyens dispo pour
obtenir de moi ce qu'elle souhaite. Quand me fille veut assister au défilé
de conscrit de sa mère cela ne me gêne pas qu'elle vienne me trouver l'air
de rien avec son cahier de note en me disant "regarde papa j'ai fait un
super boulot je peux aller en we avec maman ?" plutôt que d'apprendre plus
tard qu'il avait le défilé de sa maman mais qu'elle ne m'a rien dit parce
qu'elle pensait qu'un arrangement ne serait pas possible.

>
>
>
> Si un jour ses demandes
>> se transforment en caprice régulier je changerais surement d'attitude
>> mais comme pour l'instant ce n'est pas le cas je n'ai aucun scrupule à
>> tenter un petit coup de bluff.
>
> Juste une petite question ... comment prendriez-vous de la part de votre
> ex-femme une tentative de revenir sur l'un de vos refus, de cette manière
> là ? Vous le vivriez (à raison) comme une histoire entre vous et elle ...
> et non entre un parent et son enfant. Donc, n'intervenez pas entre votre
> enfant et sa mère. De même qu'une mère ne doit pas intervenir entre un
> enfant et son père. Sauf danger, évidement.
>
>
>
> Tu vas me répondre que ça implique que cela soit moi
>> qui juge si une demande est un caprice ou pas mais j'assume totalement et
>> c'est bien pour cela que la visite chez la psychologue est utile car elle
>> n'aurait pas hésiter à me remettre à ma place si elle l'avait jugé utile.
>
> Le problème n'est pas de savoir si c'est l'enfant qui a raison. Il s'agit
> de lui faire admettre la réalité d'une impossibilité, qui n'a rien à voir
> avec elle, précisément. Les enfants passent ... leur enfance à se prouver
> qu'ils sont responsable de la séparation de leurs parents. En agissant
> ainsi, c'est favoriser ce fantasme.

Je ne reprend pas l'intégralité de votre message mais vous ne m'empecherez
pas de ne pas être "complètement" d'accord. Ce qui me gène le plus C'est ce
petit passage "Il s'agit de lui faire admettre la réalité d'une
impossibilité, qui n'a rien à voir avec elle, précisément." Je suis tout à
fait d'accord que cela n'a rien à voir avec elle mais pas du tout sur le
fait que c'est une impossibilité. Je n'aime pas du tout ce mot et j'espère
bien que ma fille ne l'aimera pas non plus :-)) Surtout quand on n'essaye
rien. Je maintiens qu'aller devant le juge pour une histoire d'inversion de
we c'est de la bétise mais qu'essayer de trouver un moyen un peu moins lourd
est légitime. Et que ce n'est pas cela qui mettra en péril l'équilibre
psychologique de ma fille. (Enfin pas plus qu'il ne l'est déja du fait de la
séparation)
Mais mon avis (Qui n'engage que moi bien sur) et que la situation dans
laquelle se trouve ma fille n'est absolument pas son fait mais qu'il ne
serait pas bien pour elle qu'elle ne manifeste pas le désir d'avoir de temps
en temps un arrangement et qu'elle ne doit en aucun cas considérer cela
comme une impossibilité.

>
>> Tu sais "Bon" et "Bête" cela commence par la même lettre et cela est
>> valable pour n'importe qui... même un enfant
>
> L'intelligence, c'est de savoir s'adapter !

L'intelligence c'est aussi de ne pas prendre une massue pour enfoncer un
clou de tapissier mais ce n'est parce qu'une massue n'est pas l'outils
adequat qu'il ne faut pas essayer d'en trouver un autre plus adapté
(D'outils).

Bon j'arrête là car sur le fond je suis d'accord avec vous. Je n'aurais pas
liquidé ma boite, quitter le pays basque et mes amis et traverser le France
pour ne pas separer ma fille de sa maman si j'avais de profondes divergences
avec vous. Mais j'en ai quand même quelques une. :-))

mgf62

unread,
Oct 11, 2007, 12:32:38 PM10/11/07
to

"Franck" <fdeportV...@free.fr> a écrit dans le message de news:
felhi2$h9i$1...@s1.news.oleane.net...

(...)


>>
>> Et vous devenez (sans le vouloir bien sûr !) le chevalier servant de
>> votre fille contre sa maman ... ça ne vous rappelle rien (les
>> déclarations d'amour quand elle avait 3 ans !)
>
> Il faut arrêter les délires (je plaisante bien sur) Je ne suis pas le
> chevalier servant de ma fille contre sa maman.

Moi aussi je plaisante, bien sûr, même s'il faut toujours avoir en tête que
la puberté réactive le conflit oedipien. Il faut donc rester vigilant sur
les manoeuvres des petites filles, surtout lorsqu'elles ont pour objet de
mettre de l'huile sur le feu entre papa et maman.

Et puis, c'est tellement moins angoissant de croire que l'on est plus
l'objet du conflit de ses parents, mais au contraire le petit diable qui
tire les ficelles !

Par contre effectivement je
> vais essayer de lui donner un moyen raisonnable et en rapport avec le
> besoin d'obtenir ce qu'elle souhaite quand j'estime que ce qu'elle
> souhaite est légitime et en rapport avec son age. Mais sur ce coup il n'y
> a que moi pour juger (et éventuellement la psy) et donc je comprend que
> cela puisse vous choquer.
> En esperant bien sur que si un jour la situation inverse se présente (Et
> cela a déja été le cas) ma fille se donnera tout les moyens dispo pour
> obtenir de moi ce qu'elle souhaite. Quand me fille veut assister au défilé
> de conscrit de sa mère cela ne me gêne pas qu'elle vienne me trouver l'air
> de rien avec son cahier de note en me disant "regarde papa j'ai fait un
> super boulot je peux aller en we avec maman ?" plutôt que d'apprendre plus
> tard qu'il avait le défilé de sa maman mais qu'elle ne m'a rien dit parce
> qu'elle pensait qu'un arrangement ne serait pas possible.

Pourquoi a-t-elle le besoin de minauder ainsi ? Ne peut-elle pas,
simplement, vous demander sa permission ? Vous avez un rôle en tant que
père, c'est de ne pas la pousser dans cette voie (vous imaginez son attitude
avec les hommes en terme de séduction ?) Vous êtes son premier modèle.
Aprennez-lui à exprimer ses besoins de façon claire, franche et directe. Et
... à gérer les refus éventuels. Ce qui permet de prendre encore plus de
plaisir aux accords.

Bien sûr, il n'y a vraiment pas péril en la demeure dans ce que vous
décrivez. Mais ne soyez pas "trop" attentionné avec votre donzelle ! Vous
êtes son père, pas son copain. Quand on demande quelque chose à ses parents,
il faut que le moyen comme la réponse soient claires. C'est oui ... ou c'est
non. Et quand c'est non ... c'est non (non, il n'est pas interdit
d'interdire !)

(...)

>> Tu vas me répondre que ça implique que cela soit moi
>>> qui juge si une demande est un caprice ou pas mais j'assume totalement
>>> et c'est bien pour cela que la visite chez la psychologue est utile car
>>> elle n'aurait pas hésiter à me remettre à ma place si elle l'avait jugé
>>> utile.

Je cherche encore le pourquoi de ces consultations ... Il ne semble vraiment
pas y avoir péril en la demeure pour votre fille.

>>
>> Le problème n'est pas de savoir si c'est l'enfant qui a raison. Il s'agit
>> de lui faire admettre la réalité d'une impossibilité, qui n'a rien à voir
>> avec elle, précisément. Les enfants passent ... leur enfance à se prouver
>> qu'ils sont responsable de la séparation de leurs parents. En agissant
>> ainsi, c'est favoriser ce fantasme.
>
> Je ne reprend pas l'intégralité de votre message mais vous ne m'empecherez
> pas de ne pas être "complètement" d'accord. Ce qui me gène le plus C'est
> ce petit passage "Il s'agit de lui faire admettre la réalité d'une
> impossibilité, qui n'a rien à voir avec elle, précisément." Je suis tout à
> fait d'accord que cela n'a rien à voir avec elle mais pas du tout sur le
> fait que c'est une impossibilité. Je n'aime pas du tout ce mot et
> j'espère bien que ma fille ne l'aimera pas non plus :-))

L'impossibilité existe pourtant. Elle fait partie intégrante de la vie.
Comment apprendre à un enfant qu'il est "impossible" de changer le temps,
qu'on ne peut pas faire revenir un parent décédé, que la maladie implique
des contraintes terribles et que parfois, on ne gagne pas. Comment obliger
un enfant à renouveler tous les jours le même effort avec pour hypothétique
espoir, un avenir incertain ? Pourquoi obliger un enfant à se coucher quand
il serait "possible" de rester debout ? Etc ...

Il y a des choses possibles, des choses impossibles, et des choses
négociables. En ce qui concerne les limites imposées par la loi, il s'agit
toujours d'obligation "à défaut d'accord". Si l'accord existe, tant mieux.
Mais si le désaccord est flagrand, que seul la manipulation, le chantage, le
bluff ou autres manoeuvres sont le moyen de faire évoluer le refus, alors
c'est une mauvaise chose que de l'inculquer à un enfant.

Un refus peut avoir diversers raisons ... dont la liberté individuelle de la
personne qui refuse. Il faut aussi apprendre aux enfants à respecter la
divergeance. C'est même le B-A ba de la vie sociale.


Surtout quand on n'essaye
> rien. Je maintiens qu'aller devant le juge pour une histoire d'inversion
> de we c'est de la bétise mais qu'essayer de trouver un moyen un peu moins
> lourd est légitime. Et que ce n'est pas cela qui mettra en péril
> l'équilibre psychologique de ma fille. (Enfin pas plus qu'il ne l'est déja
> du fait de la séparation)

En réalité, ce que vous vivez (et heureusement), c'est que simplement, vous
arrivez à dialoguer avec votre ex-femme. Mais peaufinez votre approche en
évitant absolument de mêler votre enfant à vos négos d'adultes, car la mêler
(même sincèrement) à une décision parentale, c'est lui retirer le statut
d'enfant (passif par définition). Un enfant doit obéissance à ses (deux)
parents.


> Mais mon avis (Qui n'engage que moi bien sur) et que la situation dans
> laquelle se trouve ma fille n'est absolument pas son fait mais qu'il ne
> serait pas bien pour elle qu'elle ne manifeste pas le désir d'avoir de
> temps en temps un arrangement et qu'elle ne doit en aucun cas considérer
> cela comme une impossibilité.

Qu'elle manifeste ! lol ! ça n'engage à rien de bien méchant !


>>> Tu sais "Bon" et "Bête" cela commence par la même lettre et cela est
>>> valable pour n'importe qui... même un enfant
>>
>> L'intelligence, c'est de savoir s'adapter !
> L'intelligence c'est aussi de ne pas prendre une massue pour enfoncer un
> clou de tapissier mais ce n'est parce qu'une massue n'est pas l'outils
> adequat qu'il ne faut pas essayer d'en trouver un autre plus adapté
> (D'outils).


Tout à fait ! et de toute façon, aller chez le JAF pour ce genre de chose
est totalement inutile, la demande ne serait pas suivie.

> Bon j'arrête là car sur le fond je suis d'accord avec vous. Je n'aurais
> pas liquidé ma boite, quitter le pays basque et mes amis et traverser le
> France pour ne pas separer ma fille de sa maman si j'avais de profondes
> divergences avec vous. Mais j'en ai quand même quelques une. :-))

Oh là ! vous ne seriez pas un sportif sympa qui a joué dans une célèbre
équipe allemande avant de divorcer d'une ravissante épouse, vous ???

Et à propos de nos divergeances, :-)) !


jojolapin

unread,
Oct 11, 2007, 1:02:58 PM10/11/07
to

"mgf62" <mg...@wanadoo.fr> a écrit dans le message de news:
470e10d2$0$27383$ba4a...@news.orange.fr...
ce n'est pas moi qui ait eu ce "problème"


Message has been deleted

Henri

unread,
Oct 15, 2007, 9:20:43 AM10/15/07
to
Bonjour,

Lisez ce thread sur le même sujet :

http://groups.google.com/group/fr.misc.droit.famille/browse_thread/thread/399fc73a24cab618/644e850ca783d4cd?hl=fr#644e850ca783d4cd

Vous verrez que nous avons affaire à certain ayatollahs dans ce newsgroup.

Pour info, le père de mon beau-fils a compris qu'il avait beaucoup à
perdre s'il refusait d'aménager le droit de visite...
Tout ça sans JAF, bien évidemment.
Faites attention aux ayatollahs qui vont vous assommer avec toutes les
menaces possibles et inimaginables...
Ce sont bien évidemment des paroles en l'air...

Mart. a écrit :
> Bonjour,
>
> Ma fille a 13 ans et il est arrivé qu'un des we d'hébergement prévu
> chez son père (1er, 3è et 5è fixés par jugement) ne l'arrange pas
> (sortie avec des copains, préparation d'un exposé).
> Elle s'est heurté au refus de son père de modifier ledit we.
> Mon intervention n'a fait qu'empirer les choses (menace de dépôt de
> plainte pour non présentation d'enfant)
> Résultat : sachant qu'une décision de justice est à respecter, elle
> est allée à contre-coeur chez son père.
>
> Ma question est donc de savoir : à partir de quel âge un enfant peut-
> il juridiquement prendre l'initiative de ne plus systématiquement
> accepter de se rendre chez son père quand la discussion et
> "l'arrangement" est impossible ?
>
> Merci de me renseigner.
>
> MP
>

Djeel

unread,
Nov 4, 2007, 1:46:07 AM11/4/07
to
mgf62 wrote:

> Au final, si elle grandit bien, elle trouvera peut-être ...

J'arrive sur ce forum et parcours au hasard les messages ; je suis frappé
par la teneur du tien.
Félicitations, tant pour le ton que les arguments utilisés !

--
Djeel


angem...@gmail.com

unread,
Apr 27, 2017, 11:14:10 AM4/27/17
to
Bravo , tu as, selon moi,tout compris .

Je traverse la même chose avec ma fille de 16 ans et ça devenait vraiment dur à gérer .

Après deux ans de soucis à ce sujet,j'ai récemment décidé de dire exactement ce que tu conseilles à ma fille :
c'est quelque chose que TU dois régler avec ton père . Seuls lui et toi pouvez réussir à vous entendre sur ce point . Moi je ne fais que respecter une ordonnance et ne peux rien contre votre désaccord .

C'est super dur d'être impuissante face au désarroi de Doriane quand elle pense( selon moi à juste titre )que ce n'est plus un bébé et qu'elle a besoin de temps bien à elle à présent...

Bien sûr c'est difficile pour le parent qui ne voit déjà que très peu son enfant mais il faut se dire que celui qui a la garde , au final , ne le voit pas beaucoup plus ... enfin bien sûr il y a les repas , les bisous du matin et du soir mais au fond le reste du temps, c'est en coup de vent que nous croisons nos ados . Il faut donc que chacun des deux parents accepte de laisser grandir leur ado et par conséquent lui laisser plus de temps à lui.......


veget...@gmail.com

unread,
Aug 31, 2017, 11:38:24 AM8/31/17
to
Le mercredi 10 octobre 2007 16:10:20 UTC+2, Mart. a écrit :
> Bonjour,
>
> Ma fille a 13 ans et il est arrivé qu'un des we d'hébergement prévu
> chez son père (1er, 3è et 5è fixés par jugement) ne l'arrange pas
> (sortie avec des copains, préparation d'un exposé).
> Elle s'est heurté au refus de son père de modifier ledit we.
> Mon intervention n'a fait qu'empirer les choses (menace de dépôt de
> plainte pour non présentation d'enfant)
> Résultat : sachant qu'une décision de justice est à respecter, elle
> est allée à contre-coeur chez son père.
>
> Ma question est donc de savoir : à partir de quel âge un enfant peut-
> il juridiquement prendre l'initiative de ne plus systématiquement
> accepter de se rendre chez son père quand la discussion et
> "l'arrangement" est impossible ?
>
> Merci de me renseigner.
>
> MP

madame je crois que c est très bien pour votre fille qu'elle puisse aller parfois chez son père. Car quand j étais jeune le mien ne desirai plus me voir depuis son divorce avec ma mere, j avais 8 ans quand cela m est arrvivé et mon frere 6 et n a pas paye une seule fois une pension a mere, meme s ils c' etaient accorde que la valeur de la pension était 500chf, 250chf pour moi et 250 pour mon frere. Alors que mon pere avait les moyens car il etait policier d intervention. Donc svp dîtez à votre qu elle beaucoup de chance de voir le sien.

Serge

unread,
Sep 1, 2017, 5:42:13 AM9/1/17
to


a écrit dans le message de groupe de discussion :
5f317382-6a0f-4470...@googlegroups.com...
--------------------------------------------------------------------------------
Depuis 10 ans la solution a du être trouvée....

Maintenant j'ai connu un cas où la fillette était présentée au
commissariat de police, et c'est elle qui déclarait ne pas vouloir aller
passer le week-end chez son père, ceci dûment enregistré par un OPJ !

Avec cette déclaration, jamais eu de problème pour "non présentation
d'enfant mineur", car déclaré à l'avance....

Ceci même sur les conseils du commissariat...

Serge

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