La deuxième guerre froide terminée ?

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Bertrand Hugon

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Jan 28, 2026, 2:33:37 AM (13 days ago) Jan 28
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Bonjour,


Y-a-t-il eu deux guerres froides, comme il y a eu deux guerres du Golfe ? C'est que qu'a l'air de dire le Premier ministre canadien à Davos. Il cite dans son propos Vaclav Havel, qui rappelons-le fut le Haut Protecteur du 81ème UK à Prague.


Bonne lecture,

Bertrand  Hugon


 
Fréquence Populaire
Le premier Ministre canadien Mark Carney vient d’annoncer que l’Occident a perdu la deuxième guerre froide.

À Davos, Mark Carney reprend Havel et appelle États et entreprises à retirer « l’enseigne » de l’hégémonie américaine. En officialisant la fin d’un récit occidental, il ouvre l’ère des coalitions à géométrie variable et d’une souveraineté réelle — très proche de l’argument chinois.

Par Arnaud Bertrand • 28 janv. 2026
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Ne vous y trompez pas : le discours de Carney à Davos pourrait bien s’avérer être l’un des discours les plus importants prononcés par un dirigeant mondial au cours des trente dernières années.

C’est le genre de discours dont on se souviendra probablement dans les livres d’histoire pendant des siècles. Je n’exagère pas : il pourrait avoir une portée aussi considérable.

Je ne dis pas ça par sympathie pour le personnage. Au contraire, compte tenu de ses impeccables références au sein de l’establishment libéral, je m’attendais à ce que Carney soit taillé dans la même étoffe que la plupart de ses homologues européens. Je pensais qu’on allait avoir droit à un Trudeau 2.0, mais je suis forcé d’admettre qu’on se rapproche plutôt de quelque chose comme De Gaulle, avec un accent anglo-québécois.

Le discours de Carney s’articule autour de la célèbre analogie de l’épicier (ou du commerçant) de Václav Havel. Rien que cela, en soi, en dit déjà long.

Václav Havel était bien sûr le célèbre dissident tchèque qui — peut-être plus que quiconque — a annoncé la fin de l’Union soviétique et, par extension, celle de la guerre froide. Il a été à la fois le dernier président de la Tchécoslovaquie et, après la chute de l’URSS qu’il a contribué à provoquer, le premier président de la nouvelle République tchèque.

L’analogie de l’épicier, telle qu’elle est citée textuellement dans le discours de Carney, est la suivante :

[Václav Havel] a posé une question simple : comment le système communiste parvenait-il à se maintenir ?

Sa réponse commence avec un marchand de légumes. Chaque matin, ce commerçant place une pancarte dans sa vitrine : « Prolétaires de tous les pays, unissez-vous ! » Il n’y croit pas. Personne n’y croit. Mais il l’affiche quand même — pour éviter les ennuis, pour signaler sa conformité, pour être tranquille. Et comme chaque commerçant, dans chaque rue, fait la même chose, le système perdure.

Non pas par la seule violence, mais grâce à la participation de gens ordinaires à des rituels qu’ils savent, au fond d’eux, être mensongers.

Havel appelait cela « vivre dans le mensonge ». La force du système ne vient pas de sa vérité, mais de la volonté de chacun de jouer le jeu comme s’il était vrai. Et sa fragilité vient de la même source : dès qu’une seule personne cesse de jouer — lorsque le marchand de légumes retire sa pancarte — l’illusion commence à se fissurer.

La conclusion de Carney ? Il dit qu’« il est temps que les entreprises et les pays retirent leurs pancartes », la pancarte étant « l’hégémonie américaine ». Il ajoute, dans une autre référence à l’analogie de Havel : « On ne peut pas “vivre dans le mensonge” d’un bénéfice mutuel par l’intégration lorsque l’intégration devient la source de votre subordination. »

Mesurez à quel point c’est extraordinaire. L’un des alliés les plus proches des États-Unis — un pays du G7, des Five Eyes, un pays de l’OTAN, son voisin immédiat ! — a comparé directement et officiellement, sur la scène mondiale, l’hégémonie américaine à l’Union soviétique et en a explicitement appelé à la fin, en disant qu’il est temps d’arrêter de « vivre dans le mensonge ».

Je veux dire : WAOUH. Si vous comprenez quoi que ce soit aux structures de puissance mondiales, vous ne pouvez qu’être littéralement sidéré.

À l’instar de l’essai de Havel lui-même, ce que fait Carney ici revient essentiellement à annoncer que l’Occident a perdu la nouvelle guerre froide, dans la mesure où il y en avait une.

Ça y est. C’est LE discours. Il n’y a pas de retour en arrière possible : le secret est éventé. Carney et Havel ont raison : dès qu’un commerçant, surtout une « boutique » aussi symbolique que le Canada, décide de retirer l’enseigne, c’est terminé.

En tant que banquier central, Carney le sait mieux que quiconque : un ordre mondial — comme la confiance dans une monnaie ou dans un système financier — repose toujours, au fond, sur le maintien de la croyance. Les systèmes de pouvoir existent parce que leurs participants agissent comme s’ils existaient. La perception, c’est en grande partie la réalité. Une fois que les participants reconnaissent la fiction, comme Carney vient de le faire, le système lui-même se défait. C’est d’ailleurs un concept formel en théorie des jeux : le passage d’un savoir privé à un savoir commun est ce qui déclenche des cascades.

C’est ainsi que l’Occident a gagné la guerre froide — et que l’Union soviétique l’a perdue. Explicitement : George Kennan, l’architecte de la stratégie américaine de la guerre froide, disait que la victoire tenait à « créer parmi les peuples du monde, de manière générale, l’impression d’un pays qui sait ce qu’il veut, qui gère avec succès les problèmes de sa vie intérieure et les responsabilités d’une puissance mondiale, et qui possède une vitalité spirituelle capable de tenir tête aux grands courants idéologiques de l’époque ». Là encore : il s’agit de perception et de croyance.

Qui va continuer à « accrocher l’enseigne » de l’hégémonie américaine après les mots de Carney ? Tout le monde savait déjà en privé que c’était une comédie (comme Carney le reconnaît lui-même : « Nous savions que le récit de l’ordre international fondé sur des règles était en partie faux [mais] cette fiction était utile »). Mais après ce discours, tout le monde sait aussi que tout le monde sait : le savoir privé est devenu un savoir commun.

Starmer, Merz ou Takaichi pourront-ils encore, sans sourciller, soutenir qu’ils vivent dans un bloc cohérent et durable dirigé par les États-Unis après que Carney — l’un des membres « en règle » de ce club — a eu le courage de dire qu’il « retirait l’enseigne de la vitrine » et que « l’ancien ordre ne reviendra pas » ?

Ils pourront peut-être le faire un temps, comme certains pays du bloc soviétique ont mis plus longtemps que d’autres à affronter l’inévitable ; mais, dans les faits, l’Occident en tant qu’entité cohérente luttant pour maintenir un « ordre fondé sur des règles » n’existe plus. Et, par conséquent, la nouvelle guerre froide est terminée. Elle est perdue par l’Occident puisqu’il n’y a, concrètement, plus de projet cohérent à défendre.

Cela signifie-t-il pour autant que la Chine a gagné ? Ou que les BRICS ont gagné ? Ou que quelqu’un, au fond, a « gagné » ?

Cela dépend de votre point de vue. Carney n’appelle pas le Canada à rejoindre un ordre mené par la Chine, ni les BRICS, ni quoi que ce soit de ce genre. Au contraire : il dit que cette nouvelle ère est particulièrement dangereuse pour les puissances moyennes comme le Canada, parce qu’elles figurent au menu des grandes puissances. Il appelle à des coalitions de puissances moyennes : « [nous — les puissances moyennes — devons cesser] de rivaliser pour être les plus accommodantes. Ce n’est pas cela, la souveraineté. C’est la mise en scène de la souveraineté tout en acceptant la subordination. »

Donc, au moins selon Carney, nous ne sommes pas face à un monde où d’anciens vassaux des États-Unis commenceraient à rejoindre un ordre dirigé par la Chine comme les anciennes nations du bloc soviétique — et même la Russie — ont rejoint l’ordre libéral dirigé par les États-Unis. D’ailleurs, dans son discours, il reste attaché à nombre de totems libéraux : l’OTAN, l’Ukraine, ou encore les droits de l’homme, par exemple.

Avec une différence cruciale toutefois : il dépouille explicitement son libéralisme de tout messianisme. Pas un mot sur l’exportation de la démocratie, aucune conditionnalité, aucune idée selon laquelle l’engagement avec la Chine, le Qatar ou tout État non libéral devrait attendre — ou viser en dernière instance — leur réforme politique. Ainsi, ce que décrit Carney, c’est un Canada libéral chez lui, mais souverain parmi d’autres dans le monde. Ce n’est pas le libéralisme qui a bâti l’ordre d’après-guerre froide, mais un libéralisme comme compromis domestique qui a fait la paix avec ses propres limites.

Sur la Chine, il existe une idée fausse très répandue : qu’à l’image des deux pôles de la guerre froide, elle voudrait chausser les bottes de l’Amérique en tant qu’hégémon mondial. La vérité, c’est que la Chine a toujours rejeté le cadrage en « nouvelle guerre froide » précisément parce qu’elle refuse la logique des blocs. À aucun moment la Chine n’a, même de loin, dit qu’elle voulait diriger un bloc anti-occidental, et encore moins un nouvel ordre mondial. La dernière chose qu’elle veut, c’est d’être le gendarme du monde comme les États-Unis, ou de mener un effort global visant à convertir les pays au “socialisme à la chinoise” (ou au socialisme, tout court).

Cela ne signifie pas que la Chine ne veut pas un nouvel ordre — elle le veut, très clairement. Ce qu’elle défend à la place — et c’est manifeste, par exemple, lorsque l’on lit la dernière « Initiative pour la gouvernance mondiale (GGI) » du président Xi, publiée en septembre dernier — c’est un monde dans lequel :

  • L’égalité souveraine est réelle, pas seulement rhétorique (les pays devraient avoir « leurs affaires intérieures à l’abri de toute ingérence extérieure, le droit de choisir de manière indépendante leur système social et leur voie de développement »).
  • Aucune puissance unique ne dicte les règles, et aucun bloc idéologique n’exige l’allégeance (la GGI appelle à « davantage de démocratie dans les relations internationales » et affirme que les affaires mondiales « doivent être décidées par tous, le système de gouvernance construit par tous, et les fruits de la gouvernance partagés par tous »).
  • Les règles internationales s’appliquent de manière égale à tous, sans les doubles standards qui ont caractérisé l’ordre libéral (« Le droit international et les règles doivent être appliqués de façon égale et uniforme, sans aucun deux poids deux mesures ni imposition. Les grandes puissances, en particulier, doivent montrer l’exemple. »)
  • L’ONU est renforcée comme véritable forum multilatéral, et non vidée de sa substance pour servir de paravent à des préférences hégémoniques (« L’ONU est la plateforme centrale pour pratiquer le multilatéralisme et faire avancer la gouvernance mondiale ; son rôle doit être renforcé, non affaibli. »)
  • Les comportements hégémoniques et les logiques “avec nous ou contre nous” doivent céder la place à la coopération et au multilatéralisme (« La pratique de l’unilatéralisme doit être rejetée… toute disposition discriminatoire et exclusive doit être évitée… le principe d’une vaste concertation et d’une contribution conjointe pour un bénéfice partagé doit être défendu. »)

Remarquez quelque chose ? C’est presque indiscernable de ce que Carney vient de décrire dans son discours.

La souveraineté réelle, par opposition à une « mise en scène de la souveraineté tout en acceptant la subordination » ? C’est le thème central de Carney. Pas d’hégémon qui dicte ses conditions ? Carney met en garde à plusieurs reprises contre un monde où les pays « négocient bilatéralement avec un hégémon » et sont contraints, par faiblesse, « d’accepter ce qu’on leur propose ». Des standards identiques pour tous ? Carney dit que se taire sur la coercition venant d’amis tout en la condamnant lorsqu’elle vient d’adversaires, c’est simplement « laisser l’enseigne dans la vitrine ». Centralité de l’ONU ? Il place la Charte des Nations unies au cœur des valeurs fondamentales du Canada. Des coalitions flexibles plutôt que des blocs rigides ? Carney appelle à une « géométrie variable — des coalitions différentes selon les sujets » : l’exact opposé de l’alignement en blocs façon guerre froide.

Comme dit le mème, on retrouve Carney dans une période très chinoise de sa vie 😊

Alors, est-ce que la Chine a « gagné » ? Au sens de la guerre froide — un hégémon remplaçant un autre — non. Mais cela n’a jamais été l’objectif. La Chine puissance, au sens strict, n’a pas « gagné ». En revanche, la Chine comme argument est en train de gagner, et largement.

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Brilleaud Jean-Seb

unread,
Jan 28, 2026, 5:52:56 PM (12 days ago) Jan 28
to bertran...@spika.fr, ede-po...@googlegroups.com
《La langue internationale ? C'est déjà l'anglais!》

Quand est-ce qu'on décroche la pancarte?

Maintenant si la Chine veut réformer l'Onu, je ne suis pas contre si tous les états, les peuples et les classes sociales sont invités à donner leur avis et qu'on en tienne compte dans les compromis.

En tant que mondialistes tendance homaraniste, une gouvernance mondiale ne peut que nous convenir,  tant qu'il ne s'agit pas d'une entente entre dirigeants sur le dos des peuples.

Amike,

JSB 


Le mer., janv. 28, 2026 à 8:33, Bertrand Hugon
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Bertrand Hugon

unread,
Jan 29, 2026, 3:51:17 AM (12 days ago) Jan 29
to ede-po...@googlegroups.com
JSB:
> En tant que mondialistes tendance homaraniste, une gouvernance
> mondiale ne peut que nous convenir,  tant qu'il ne s'agit pas d'une
> entente entre dirigeants sur le dos des peuples.

Le problème, c'est qui si un gouvernement mondial ne peut pas s'appuyer
sur des États-nation démocratiquement solides, il va s'écrouler.

BH


Didier Janot

unread,
Jan 29, 2026, 4:13:33 AM (12 days ago) Jan 29
to EDE Polique
J’ai du mal à suivre le fil des messages. 

Le sujet est "La deuxième froide terminée".
De quoi s’agit-il ? 
En Europe on a connu une guerre froide depuis la fin de la seconde guerre mondiale jusqu’en 1991 avant qu’elle ne se transforme en guerre chaude au fur à mesure de l’expansion de l’OTAN d’abord en Yougoslavie puis dans le reste de l’Europe centrale et de l’est. 

On parle maintenant de gouvernement mondial, sujet tarte à la crème. 

Puisque EDE est sensé soutenir la démocratie (d’ailleurs ceux qui en parlent le plus la soutiennent le moins). Donc on suppose qu’il s’agirait d’un gouvernement mondial démocratique. Dans l’état actuel du monde constitué de civilisations très différentes, il n’est guère raisonnable l’imaginer des élections à un niveau mondial. Donc une autre solution serait un gouvernement mondial s’appuyant sur des États nations démocratiques. Là encore certains on une vision de la démocratie qui commence par des restrictions à la liberté de pensée et de parole, voire au non respect d’élections libres (pour rester dans l’UE, voire la Roumanie, et les États dont les gouvernements quoique issus d’élections en théorie démocratiques sont fortement rejetés par les peuples).

Quoiqu’il en soit pour ceux qui pensent que la démocratie (mondiale ou simplement européenne) commence par la liberté de parole, sans barrières linguistiques, voici un sujet à la portée de EDE : 
la promotion de l’espéranto langue commune, pour parler librement en Europe et dans le monde. 

Ĝis, 
DJ

Djemil Kessous

unread,
Jan 29, 2026, 4:15:28 AM (12 days ago) Jan 29
to ede-po...@googlegroups.com, Bertrand Hugon
Le meilleur État est celui qui gouverne le moins, si ce n'est pas du tout (Thoreau, père de l'écologie).

Il faut généraliser le principe de subsidiarité, chose que j'ai sommairement étudié dans mon Universalisme (publié en 1997 chez Acratie).

Djémil



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bresler lucien

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Jan 29, 2026, 4:20:52 AM (12 days ago) Jan 29
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Le livre de Djémil est disponible en français et en espéranto chez Sat-amikaro.

Lucien

Brilleaud Jean-Seb

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Jan 29, 2026, 8:35:27 AM (11 days ago) Jan 29
to Djemil Kessous, ede-po...@googlegroups.com, Bertrand Hugon
Je ne nous vois pas expliquer cela aux Haïtiens. Il doit manquer quelques conditions dans la formule...

Amike,

Le jeu., janv. 29, 2026 à 10:15, 'Djemil Kessous' via EDE-Politique

Brilleaud Jean-Seb

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Jan 29, 2026, 9:01:51 AM (11 days ago) Jan 29
to bertran...@spika.fr, ede-po...@googlegroups.com
Je parlais de gouvernance, c'est à dire un système pour résoudre les conflits autrement qu'en s'étripant. La forme politique et juridique reste à définir. Je laisse cela aux gens compétents.

Par contre, nous pouvons rêver d'un monde uni, et imaginer des récits dans lesquels nous pouvons nous projeter, sans se sentir obligés d'afficher les pancartes: "c'est la nature humaine ", "il y aura toujours des guerres", "sans capitalisme,  c'est le goulag", "l'espéranto a échoué ", "il faut sauver la planète,  mais ça peut encore attendre un petit peu", etc.

Une union mondiale,  "tuthomara granda rondo", ce n'est pas une tarte à la crème,  à moins d'en faire une pancarte de plus.

Parmi les gens qui viennent à l'espéranto pour des raisons idéalistes, je pense qu'il y en a plus qui sont attirés par le pacifisme que par la seule promotion de l'espéranto...

Amike,

JSB 
Le jeu., janv. 29, 2026 à 9:51, Bertrand Hugon
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Djemil Kessous

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Jan 29, 2026, 11:28:43 AM (11 days ago) Jan 29
to ede-po...@googlegroups.com, Bertrand Hugon, Brilleaud Jean-Seb
JSB

Je ne nous vois pas expliquer cela aux Haïtiens.

DK

Est-ce à dire qu'il on une tare intrinsèque?

Mais c'est déjà tellement difficile à expliquer à des proches...

Djémil


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