Intrusion de drones : Francken sommé de s'expliquer

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Roland Marounek

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Apr 18, 2026, 10:48:22 AM (19 hours ago) Apr 18
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« le ministre Francken a trop rapidement conclu que les drones en question étaient pilotés dans l’intérêt de la Russie. Plus léger encore, le ministre a poussé des images aux journalistes du Laatste Nieuws. Images soi-disant d’un drone, alors qu’en réalité ce sont les images d’un hélicoptère de police chargé de vérifier la présence ou non de drones au-dessus de l’aéroport de Zaventem la nuit. » !

Après nous avoir longuement matraqué avec « la menace des drones qui ne peuvent être que russes », les journalistes commencent enfin à oser écrire :  « la présence de drones hostiles au-dessus de la Belgique n’est, à ce stade, pas étayée. » 

 « Si ce n’est pas la Russie, qui d’autre !» concluait un journaliste de la RTBF en novembre (https://groups.google.com/g/alerte-otan/c/Lw8vb9r0XFc/m/FmulGHjIAwAJ)

Rappelons au passage que l’histoire de « la guerre hybride de la Russie contre les câbles de la Baltique » s’est elle aussi complètement dégonflée : https://groups.google.com/g/alerte-otan/c/YZ2xf36dcxA/m/EZoPIj7IAQAJ - même si on continuera bien sûr de l’invoquer. Quand on gratte un peu, de la guerre hybride de Poutine il finira par pas rester grand-chose....

 

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La revue de presse : Theo Francken, qu’a-t-il à dire pour sa défense ?

Nicolas Vandenschrick, RTBF, 17 avril

https://www.rtbf.be/article/la-revue-de-presse-theo-francken-qu-a-t-il-a-dire-pour-sa-defense-11711128

Après le reportage de la VRT dans l’émission PANO, Theo Francken (N-VA) a été sommé de s’expliquer à la Chambre. "La transparence doit redevenir la règle" rappelle la presse.

"La transparence des milliards de la Défense" (De Tijd.)

La Belgique va consacrer 34 milliards d’euros à la modernisation de sa Défense. C’est une somme importante. L’effort était nécessaire [« L’effort était nécessaire » : ça c’est le dogme qu’on ne peut pas remettre en question]. Et c’est une première : notre pays renoue avec des dépenses militaires à hauteur de 2% du produit intérieur brut.

Observé par la presse ce matin, l’achat d’un dispositif de défense contre les drones, d’une valeur de 50 millions d’euros. La décision a été prise à la suite d’informations faisant état de la présence (présumée) de drones dans notre espace aérien.

Rien, à ce jour, n’indique que la procédure d’achat n’ait pas été correctement respectée. L’inspection des finances a émis un avis négatif, mais il a été écarté par l’ensemble du Conseil des ministres.

Ce qu’a souligné un reportage de la VRT, explique De Tijd, c’est que le ministre Francken a trop rapidement conclu que les drones en question étaient pilotés dans l’intérêt de la Russie. Plus léger encore, le ministre a poussé des images aux journalistes du Laatste Nieuws. Images soi-disant d’un drone, alors qu’en réalité ce sont les images d’un hélicoptère de police chargé de vérifier la présence ou non de drones au-dessus de l’aéroport de Zaventem la nuit.

Entre panique ou sens de l’urgence, l’éditorialiste rappelle la nécessité – vu les montants et vu l’enjeu – d’agir ici avec la plus grande transparence.

C’est l’exigence de départ, estime Het Laatste Nieuws. Informer correctement le Parlement, au travers de la Commission des achats, c’est une deuxième exigence. La troisième sera d’expliquer à la population où va l’argent. Voilà, à terme, ce que Theo Francken aura à dire pour sa défense.

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Intrusion de drones : Francken sommé de s’expliquer  

Marine Buisson, le Soir, 17 avril

La Défense belge aurait dépensé 50 millions d’euros en urgence pour des systèmes antidrones via une procédure décriée, a pointé la VRT dans un reportage diffusé ce mercredi. Le ministre   de la Défense s’est expliqué à la Chambre

« Ils sont en train d’essayer de créer de la panique en Belgique. Ça ressemble à une opération d’espionnage. » En novembre dernier, Theo Francken, ministre de la Défense (N-VA), est catégorique au micro de La Première : la Belgique n’est pas en mesure d’assurer la sécurité de ses citoyens face aux incursions de drones. Quelques semaines auparavant, l’inquiétude planait après l’annonce du survol de drones au-dessus, notamment, de nos bases militaires et de l’aéroport de Zaventem. Dans la foulée, Francken a plaidé pour débloquer des moyens pour faire face à la menace. Mais un reportage de la VRT diffusé ce mercredi soir interrogeait : ladite menace était-elle formellement établie ? L’urgence était-elle suffisante pour débloquer 50 millions d’euros pour s’équiper ?

L’enquête de la VRT sème le doute : malgré un avis négatif de l’Inspection des finances, la Défense a engagé 50 millions d’euros via des procédures d’urgence sans appel d’offres, faisant craindre des entorses aux règles et des surcoûts. Nos confrères pointent également des achats potentiellement surévalués, tandis que la menace invoquée – la présence de drones hostiles au-dessus de la Belgique – n’est, à ce stade, pas étayée. Enfin, la communication autour de ces incidents a aussi été mise en cause. Notamment la diffusion par le ministre Francken de certaines photos de drones présentées comme preuves, dont la fiabilité est aujourd’hui contestée.

Un feu de critiques

Assez de zones troubles, en somme, pour que Theo Francken se retrouve sous le feu nourri des critiques de l’opposition à la Chambre ce jeudi. Staf Aerts (Groen-Ecolo) a accusé le ministre d’avoir fait de la Défense sa « plaine de jeux ». Le PTB a, de son côté, dénoncé la mise en place d’un climat de panique pour faire passer un plan : « Il y a des ministres qui ont déjà dû démissionner pour moins que cela », a déclaré Peter Mertens (PTB). « Nous n’avons pas besoin d’un Rambo 2.0 mais de crédibilité et vous l’avez perdue aujourd’hui », a lancé Kjell Vander Elst (Anders).

Dans les rangs de la majorité, aussi, les critiques ont fusé. « Il est bon qu’un ministre de la Défense prêche le calme et l’apaisement en ces temps d’inquiétude, et ne crée pas plus de confusion. Il faut éviter cela à l’avenir », a lancé Koen Van den Heuvel (CD&V). Axel Weydts (Vooruit) a insisté sur la confiance dont ces achats militaires devaient bénéficier dans la population et plaidé pour un renforcement du contrôle de qualité sur le service des achats de l’armée.

Du côté de Francken, on réfute (et on résume l’intervention à la Chambre, sur X) : « Y avait-il des drones non autorisés au-dessus de sites militaires ? Oui. La Défense avait-elle besoin de matériel pour les détecter et les neutraliser ? Oui. Cette commande pouvait-elle attendre la procédure normale d’appel d’offres ? Non. La loi a-t-elle été respectée dans ce cadre ? Oui. L’Etat-major a-t-il choisi les meilleurs systèmes disponibles ? Oui. Un prix conforme au marché a-t-il été payé ? Oui. La loi a-t-elle été respectée dans l’ensemble du processus ? Oui. Cet achat accéléré a-t-il reçu l’accord du gouvernement et de la commission parlementaire des achats militaires ? Oui. » Dans les rangs de l’opposition, les justifications n’ont pas toutes convaincu. Et l’on promet de continuer à creuser.

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Belga : Une information judiciaire est ouverte à charge de X du chef d’entraves aux enchères publiques et corruption publique, a annoncé vendredi le parquet de Bruxelles à la suite de la diffusion d’un reportage sur le plan antidrones du ministre de la Défense, Theo Francken (N-VA, photo). L’enquête est confiée à l’Office central pour la répression de la corruption (OCRC).

M. Francken a salué la décision. « De cette façon, tout soupçon de partialité dans la procédure pourra être définitivement écarté », a-t-il affirmé.

Le ministre est sous le feu des critiques depuis la diffusion par la VRT d’un reportage sur ce plan de 50 millions d’euros adopté en urgence après l’intrusion de drones dans l’espace aérien belge. Ces incidents avaient mené à la fermeture de l’aéroport de Bruxelles-National et avaient été imputés à la Russie. Mais des questions se posent sur l’attribution du marché à plusieurs sociétés belges et une étrangère par le biais d’une procédure négociée, justifiée par l’urgence, et non un classique appel d’offres.

Jeudi, à la Chambre, le ministre a affirmé qu’aucune loi n’avait été « contournée ». Vendredi, il a annoncé la réalisation d’un audit sur le service d’achats de la Défense.

 


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