https://lecridespeuples.substack.com/p/la-russie-accuse-paris-et-londres
Jusqu'à quand pourra-t-on jouer la comédie de part et d'autre d'une guerre "entre l'Ukraine et la Russie" ? L'OTAN est complètement engagée dans cette guerre, les productions d'armes servant à frapper "l'ennemi russe" dans la profondeur sont délocalisées en Europe occidentale, dans la propre "profondeur stratégique" de l'Ukraine, a priori intouchable sauf à provoquer une guerre directe qu'on imagine mal ne pas vite devenir nucléaire.
Quel que soit notre opinion sur la Russie, sur "Poutine", sur les raisons de cette guerre, il devrait être évident pour tous que l'implication de plus en plus transparente des pays d'Europe occidentale dans les frappes sur la Russie (frappes objectivement 'terroristes', cf ci-dessous) nous conduit petit à petit vers le scénario d'une "réponse" russe au véritable expéditeur : c'est à dire une guerre directe entre la Russie et l'OTAN, qu'on imagine mal ne pas devenir rapidement nucléaire.
Et ce n'est pas en censurant toutes les sources d'information russes, sous prétexte de 'lutte contre la désinformation', qu'on va modifier cette réalité. Le seul effet est de nous enfermer davantage dans le récit de la "menace russe d'agression non provoquée". Refuser d'écouter "l'ennemi" c'est le meilleurs moyen de foncer droit vers la guerre.
Ci-dessous des mises en garde très claires de la porte parole du ministère des Affaires étrangères russe et de la représentante (par intérim) de la Russie à l’ONU. Il est malheureux de ne pas vouloir les écouter.
A ceux qui estiment que l'Ukraine ne fait que répondre 'à bon droit' à des attaques terroristes russes - comme c'est la seule 'vérité' qu'on nous montre : il n'y a sûrement pas à "absoudre" la Russie, la guerre entraîne les crimes de guerre, mais peut-être à mettre un peu en perspective les informations que les médias 'certifiés 100% véridiques' nous servent au quotidien.
Un petit exemple : le 16 juin, la Russie frappait et détruisaient à Kiev les parait-il légendaires studios de cinéma "Dovzhenko". Commentaire de la partie ukrainienne : " La Russie continue de s'en prendre délibérément non seulement aux infrastructures civiles et aux habitants pacifiques, mais aussi aux institutions culturelles qui préservent l'identité, la mémoire et l'histoire ukrainiennes. La destruction des centres culturels constitue une tentative visant à porter atteinte à la mémoire, à l'histoire et à l'identité propre du peuple ukrainien"
Hélas! les photos qui accompagnaient cet acte de 'culturocide' barbare montraient clairement que ces studios étaient utilisés... pour l'assemblage de drones :


Pas très certain que les enfants tués au début du mois sur une plage de la Mer Noire, ou que ceux qui fêtaient le Nouvel an à Khorly ( https://groups.google.com/g/alerte-otan/c/pi0SXbXLtkk/m/70rh9CQ5BQAJ) étaient en train d'assembler des drones.
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1. Commentaire de la porte-parole du ministère des Affaires étrangères Maria Zakharova concernant l’intensification des activités terroristes des Forces armées ukrainiennes
Source : Ministère des Affaires étrangères
de la Fédération de
Russie, 31 juillet 2026
Traduction : lecridespeuples.substack.com
Le régime de Kiev, choyé par les pays occidentaux, a intensifié ses attaques terroristes contre les civils à l’intérieur de la Russie. Du 24 au 31 juillet, au moins 61 personnes ont été tuées et 327 autres blessées lors de bombardements et d’attaques de drones ukrainiens. Des enfants figurent parmi ces victimes : un enfant a été tué et 13 blessés.
Un crime ukrainien récent et choquant a été l’attaque de drone contre un autobus de ligne régulière sur la route Lougansk-Svetlodarsk le 29 juillet, au cours de laquelle dix personnes — sept femmes et trois hommes — ont été blessées. Une attaque de drone contre une voiture dans la République populaire de Lougansk a tué un moine, assistant du prêtre de l’église du Saint-Mandylion au monastère Cheremenetski Saint-Jean-le-Théologien, diocèse de Gatchina de l’Église orthodoxe russe, et blessé le prêtre de cette même église.
Les héritiers modernes de Bandera n’ont pas seulement attaqué les transports publics et privés, mais aussi des immeubles d’habitation et des maisons privées, des installations d’aide sociale et d’enseignement, endommageant gravement une école, un jardin d’enfants, un centre culturel, des magasins alimentaires, des installations agricoles et commerciales, ainsi que des véhicules utilitaires.
Plus d’une centaine de mines antipersonnel « Papillon » de type amélioré, retrouvées à travers le Donbass et la Novorossiya, ont été larguées par des drones ukrainiens afin d’accroître le nombre de victimes civiles.
Cette campagne de terreur est menée avec l’entière approbation des commanditaires occidentaux du régime de Kiev, qui fournissent aux forces ukrainiennes les armes nécessaires pour attaquer les civils de notre pays. Les attentats terroristes contre ceux qui n’ont jamais tenu une arme sont une tactique éprouvée des ennemis de la Russie, qui n’ont jamais, à travers l’Histoire, été en mesure d’affaiblir notre pays, et encore moins de le vaincre sur le champ de bataille, et qui cherchent frénétiquement les moyens et méthodes de déstabiliser la situation sociopolitique.
La contribution destructrice des pays impliqués dans les attaques contre les régions russes n’échappe à personne et est soigneusement consignée. Il ne fait absolument aucun doute que les responsables des attaques susmentionnées seront amenés à rendre des comptes après l’effondrement inévitable de leurs sbires ukrainiens. Qu’ils sachent d’ores et déjà que ce jeu avec le feu déstabilise davantage la situation politique internationale et compromet les perspectives de paix et de sécurité sur notre continent. Nous les exhortons à condamner immédiatement les attaques barbares des néonazis ukrainiens contre les civils en Russie et à se distancier du soutien militaire et politique au régime criminel de Kiev.
La Russie poursuivra ses efforts vigoureux pour protéger ses citoyens et la sécurité de notre État, en utilisant tous les moyens disponibles avec précision et efficacité. Nous disposons de toutes les ressources nécessaires, de la volonté politique et du mandat populaire pour y parvenir.
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2. Déclaration de la Chargée d’affaires par intérim Anna Evstigneeva, représentant la Russie à l’ONU, lors d’une séance d’information du Conseil de sécurité sur l’Ukraine, le 27 juillet 2026.
Source : Représentation permanente de la
Fédération de Russie à
l’ONU
Traduction : lecridespeuples.substack.com
https://lecridespeuples.substack.com/p/la-russie-accuse-paris-et-londres
Monsieur le Président,
Le régime de Kiev poursuit ses attaques terroristes contre des civils russes pacifiques. Dans la nuit du 25 juillet, des drones ukrainiens ont frappé un camp touristique dans la région de Zaporojie, tuant 12 personnes, dont cinq enfants ; 19 autres personnes ont été blessées. Le même jour, six personnes ont été tuées et 26 blessées à la suite d’une frappe de missile contre une installation dans la ville de Kirov. Le 20 juillet, un autobus de voyageurs a été attaqué sur l’autoroute Belgorod-Chebekino. À la suite de cette frappe de drone, quatre femmes et un adolescent de 16 ans ont été tués, et 27 personnes blessées. Entre le 13 et le 19 juillet, 433 civils russes ont été touchés par les bombardements des nazis ukrainiens : 364 personnes ont été blessées, dont 12 enfants, et 69 personnes ont été tuées, dont deux enfants. Au total, les troupes ukrainiennes ont tiré 7 168 munitions sur des cibles civiles en territoire russe.
Les militants ukrainiens poursuivent leur campagne de terreur contre le personnel de la centrale nucléaire de Zaporojie (CNZ). Le 15 juillet, l’ingénieur en chef de la centrale, Alexandre Iakovlev, et son chauffeur ont été tués lors d’une frappe ciblée de drone ukrainien contre un véhicule de service. L’assassinat de spécialistes chargés de la sûreté et de la sécurité nucléaires et radiologiques démontre l’intention de Kiev de perturber la gestion de la CNZ et de créer le risque d’une catastrophe technologique de grande ampleur.
Comme nous l’avons souligné lors de la précédente séance du Conseil de sécurité, la terreur exercée par le régime de Kiev prend une portée de plus en plus internationale. Ni le territoire européen ni les opérateurs étrangers n’y échappent plus désormais. Du 17 au 20 juillet, plusieurs pétroliers ont été délibérément attaqués près du terminal maritime du Consortium Caspian Pipeline, au large de Novorossiisk, y compris des navires affrétés par Tengizchevroil et KazMunayGas pour le compte de l’industrie pétrolière kazakhe. Il s’agissait déjà de la cinquième attaque contre des installations civiles du consortium, qui réunit de grandes compagnies énergétiques de Russie, du Kazakhstan, des États-Unis et d’Europe occidentale.
Chers collègues, aucune personne saine d’esprit ne saurait justifier des frappes délibérées contre des touristes endormis ou des autobus transportant des civils, même si le représentant du Royaume-Uni a tenté de le faire. Mais nous nous permettrons d’avancer l’hypothèse suivante. Zelensky compte, à tort, se servir de telles attaques pour renverser la situation extrêmement défavorable à laquelle il fait face sur le champ de bataille, intimider la population civile russe et fabriquer un récit victorieux à l’intention des médias ukrainiens et occidentaux, afin de continuer à recevoir des armes et des fonds de ses commanditaires.
La complicité et l’implication des pays occidentaux dans ces attentats terroristes ne font aucun doute. Considérons le résultat de la quinzième réunion de la « coalition des volontaires », tenue à Paris le 13 juillet sous la coprésidence de la France et du Royaume-Uni. Les participants à cette rencontre ont déclaré leur intention de poursuivre les livraisons d’armes à Kiev, d’accroître la pression sur la Russie et d’apporter leur soutien à l’Ukraine. Dans le même temps, ils ont exigé un cessez-le-feu immédiat selon leurs propres conditions, l’ouverture de négociations avec la Russie en position de force et avec la participation obligatoire des Européens, la poursuite du blocage des avoirs russes et un durcissement supplémentaire des sanctions. Ils ont également réaffirmé leur intention, après un cessez-le-feu, de fournir au régime de Kiev des garanties de sécurité, que les participants à la réunion ont tenté de présenter comme étant exclusivement de nature "défensive". Or, le contenu du document final dément ce camouflage verbal. Il y est explicitement indiqué que des "forces multinationales" seraient nécessaires pour restaurer les capacités de l’armée ukrainienne et fournir à Kiev un appui "sur terre, dans les airs et en mer".
Autrement dit, derrière les nobles slogans sur la paix se cache un plan sans détour : profiter du répit pour réarmer Kiev et préparer un nouveau round de confrontation avec la Russie.
Nous avons déjà vu ce film. Il ne se reproduira pas. Je m’adresse aux participants européens de la "coalition des volontaires" : le déploiement de contingents militaires de vos pays sur le territoire ukrainien constituerait une intervention étrangère, créant une menace directe pour la sécurité de la Russie. Nous considérerons vos unités comme des cibles militaires légitimes.
Cependant, les capitales européennes ont depuis longtemps dépassé le stade de la préparation de contingents étrangers. Lors de cette même rencontre évoquée plus haut, elles ont annoncé la création d’une coalition "antimissile" réunissant neuf pays. Sous couvert d’assurances selon lesquelles cette initiative serait "exclusivement défensive", les Européens entendent mutualiser leurs industries de défense, développer la production d’armements en Ukraine et utiliser son territoire comme terrain d’essai. Il est significatif qu’immédiatement après la réunion, le président Macron a annoncé que l’Ukraine se verrait octroyer des licences pour la production de missiles de croisière SCALP, de missiles sol-air Aster-30 destinés au système de défense aérienne SAMP/T, ainsi que de bombes guidées AASM Hammer.
Cela démontre clairement l’hypocrisie des membres de la "coalition" : derrière le discours sur la défense se cache une politique visant à étendre l’arsenal à longue portée de Kiev et à intensifier davantage le conflit avec la Russie. Ont-ils conscience de ce que tout cela peut entraîner pour leurs propres pays ? C’est une grande question.
Cependant, Monsieur le Président, ils savent parfaitement ce que cela signifie pour les Ukrainiens. Car le cynisme des protecteurs occidentaux de Kiev est sans limite. Zelensky fournira l’infrastructure nécessaire à tous ces plans militaires et, surtout, il sacrifiera le peuple ukrainien pour que cela se réalise.
Les Ukrainiens ordinaires ne sont rien d’autre qu’une matière consommable pour la poursuite de la guerre contre la Russie jusqu’au dernier Ukrainien. L’Union européenne a approuvé un prêt de plusieurs milliards d’euros pour Kiev, mais à condition que l’Ukraine remédie à la pénurie de personnel militaire, ce qui ne peut être obtenu que par une mobilisation plus stricte et un abaissement de l’âge de conscription. Or, les Ukrainiens eux-mêmes ne veulent pas mourir pour les intérêts du régime corrompu de Kiev. On assiste en Ukraine à une véritable chasse à l’homme visant les hommes en âge de porter les armes. Des gens sont raflés dans la rue et arrachés de leurs véhicules ; des perquisitions illégales sont menées dans des maisons et des appartements privés, à l’issue desquelles les personnes sont envoyées de force au front. Ceux qui résistent sont brutalement battus, parfois jusqu’à la mort.
Cette frénésie de conscription a rendu folle la société ukrainienne, comme en témoignent clairement les événements récents survenus à Lvov. Lorsqu’un officier des centres territoriaux de recrutement a poussé un homme dans un véhicule, des centaines de riverains ont encerclé les recruteurs, saccagé leur véhicule et arraché les vêtements de l’un des officiers. Les gens sont désespérés, et ils sont effectivement prêts à mettre en pièces les "chasseurs d’hommes" à mains nues. Même un représentant des autorités ukrainiennes, le médiateur Dmitri Loubinets, n’a pu se retenir et a déclaré : « la société se transforme en une sorte de tribunal populaire [lynch mob] et a pratiquement atteint le point d’ébullition ».
Les pays occidentaux se soucient-ils des droits de l’homme en Ukraine ? Certainement pas. Ils ont déjà versé des milliards de dollars pour la vie de ces esclaves et considèrent cela comme un assez bon investissement. Les membres européens du Conseil de sécurité choisiront une fois de plus de garder le silence sur ce qui se passe. Ils feront également la sourde oreille aux déclarations du nouveau commandant en chef des forces armées ukrainiennes, M. Drapatyi, qui a affirmé que « la nation russe n’a pas le droit d’exister ». Sommes-nous les seuls, encore une fois, à voir ce néonazisme flagrant pour ce qu’il est ? Il est révélateur que ce soit précisément des personnes partageant de telles opinions que l’Occident souhaite voir l’emporter. Encore et encore, ils répètent des affirmations sur un prétendu "tournant" sur le champ de bataille, tout en refusant d’admettre la logique élémentaire : si tel était effectivement le cas, pourquoi Zelensky a-t-il décidé de nommer un nouveau ministre de la Défense et un nouveau commandant en chef ? S’agit-il d’une désinformation délibérée ou d’un aveuglement volontaire ? Dans un cas comme dans l’autre, le choc entre leurs illusions et la réalité est inévitable.
Et la réalité est que l’armée russe étend progressivement sa zone de contrôle, entrave le transfert des réserves, désorganise l’approvisionnement de l’armée ukrainienne et met systématiquement hors d’usage les installations soutenant la machine de guerre ukrainienne. La tentative, par exemple, de contester la prise de Konstantinovka par les Forces armées russes s’est soldée par la capture de propagandistes ukrainiens qui y avaient été envoyés porteurs d’un drapeau ukrainien et de portraits de Zelensky et de Syrsky. L’illusion ne s’est jamais concrétisée, mais au moins deux Ukrainiens ont été laissés en vie.
Dans la nuit du 19 juillet, les Forces armées russes ont mené une frappe massive au moyen d’armes de précision et de drones d’attaque contre des entreprises du complexe militaro-industriel ukrainien et des installations logistiques militaires à Kiev ainsi que dans les régions de Kiev et d’Odessa. Parmi les cibles touchées à Kiev figuraient les entreprises Radionix, Spetsoboronmach, Meridian et Oakline. Ces usines participent à la production de composants pour les missiles Flamingo, FP-7, FP-9 et Neptune-MD, à la maintenance de systèmes aéronautiques, ainsi qu’à la fabrication et au stockage de drones. Des frappes ont également été menées contre un centre de tri de Nova Poshta et un centre logistique à Tarassovka, utilisés pour la livraison et la distribution de produits à double usage et de composants de drones. Au port de Youjny, des réservoirs de stockage de carburant destinés à approvisionner les Forces armées ukrainiennes ont été détruits.
Le 24 juillet, une frappe coordonnée a été menée contre une installation dans la banlieue de Kiev où se déroulait une démonstration de drones de fabrication ukrainienne et étrangère, utilisant les mêmes types de drones que ceux employés pour frapper des installations civiles en territoire russe.
Nous tenons à souligner une fois encore que les Forces armées russes ne frappent que des installations précises impliquées dans le soutien à l’armée ukrainienne. La simple classification formelle d’une cible comme civile ne modifie en rien la nature de son usage réel. Kiev, pour sa part, installe délibérément des sites de production militaire, des équipements et des entrepôts dans des zones urbaines densément peuplées, utilise des entreprises et des transports civils à des fins militaires, puis exploite les conséquences qui en résultent en imputant à la Russie ce qui n’est en réalité que le résultat de la propre pratique de Kiev consistant à militariser les infrastructures civiles et à violer le droit international humanitaire. Cela est attesté par de nombreuses vidéos montrant des détonations secondaires dans de telles installations, comme ce fut le cas à Vichnevoïe, dans la banlieue de Kiev, et sur des navires en mer Noire.
En conclusion, nous tenons à souligner que la Russie n’a pas l’intention de modifier ses plans et est déterminée à continuer de répondre aux hostilités déclenchées par le régime de Kiev, avec le soutien occidental, contre les régions du sud-est de l’Ukraine et contre la Russie. Nous n’accepterons aucun pseudo-accord qui ne prendrait pas en compte les intérêts nationaux de la Russie. Et à ce jour, aucune proposition viable n’est sur la table. C’est pourquoi nous continuerons à poursuivre les buts et objectifs déclarés de l’opération militaire spéciale.
Je vous remercie.