Contenu éventuel de la feuille de route des négociations
Problématique
-Des négociations toujours truquées
Chaque partie pense tirer la ficelle de son coté sur la base de principes mêmes qui les divisent. La presse tend á faire croire que la présidence est la seule branche du pouvoir á incriminer alors que tous les pouvoirs issus de la constitution de 1987 n’arrivent pas á s’harmoniser ou se compléter au bénéfice de la population..
Une presse partisane incapable de rester au dessus de la mêlée
Pour une raison ou pour une autre la presse qui devrait éclairer la lanterne de l’opinion publique sur la vraie nature de la crise a perdu sa neutralité et se positionne en presse partisane, engagée ou défenderesse du statut quo. Elle est en train de fabriquer des leaders politiques sans forces politiques réelles.
Société civile
Une société civile très affairiste moud á sa façon l’opinion publique sans souci des conséquences de leur inconséquences sur l’orientation de la gouvernance du pays.
Un parlement qui a pris la république en otage
Un groupe politique ayant succédé á la dictature duvaliériste chassée du pouvoir en 1986 et une constitution partisane, théorique faite de passions et de préjugés politiques ont installé un régime parlementaire qui a pris la république en otage
Un pouvoir parlementaire sans partage bloque le processus démocratique
Les Parlementaires avares des prébendes collatérales amenées par la constitution et jaloux de leur pouvoir sans partage de nommer, de contrôler de révoquer le gouvernement , mêmes non majoritaires par rapport á un parti politique , exigent leur participation dans la formation de tous les gouvernements et refusent la moindre concession qui réduirait leur pouvoir d’enrichissement illicite.
Les pouvoirs exécutifs issus de la constitution de 1987 utilisent la corruption pour se dégager des étreintes constitutionnelles
Tous les gouvernements qui se sont succédés au pouvoir de 1987 á 2013 sous l’égide de cette constitution l’ont violée indistinctement pour se libérer de ses entraves .N’ayant pas le pouvoir de renvoyer le parlement et de convoquer de nouvelles élections pour constituer une nouvelle majorité parlementaire pro gouvernementale, ils ont violé la constitution en organisant des élections truquées pour avoir la majorité parlementaire non pas pour opérer les reformes institutionnelles exigées par cette constitution, mais pour instituer un régime officieux de« monoparti » á caractère dictatorial qui assure la permanence au pouvoir de leurs partisans.
Lorsque ces gouvernements n’ont pas la majorité parlementaire requise pour asseoir leur pouvoir, ils utilisent la corruption et font usage du trésor public pour acheter les actes parlementaires. (CPP, ESPOIR, INITE, PSP.( Des Caractéristiques de l’administration de Préval )
Le pouvoir au palais national n’a jamais accepté le principe républicain de gouvernance attribué á la Primature. Il se croie en monarchie..Il se comporte en monarque et laisse un rôle de second plan au gouvernement auquel la constitution reconnaît le droit de gérer les affaires de la république
Le judiciaire
Il a été asservi par l’exécutif de 1987 á 2011.En 2013 il y a une lutte entre l’exécutif et le parlement pour le contrôler
Aggravation de la crise avec les élections de 2010-2011
L’arrivée au pouvoir, á l’occasion des élections maudites de Gayot Dorsainvil et de la communauté internationale, d’une majorité parlementaire acquise á l’INITE de PREVAL et d’un exécutif recruté de la classe politique exclue dans un premier temps des affaires politiques du pays pour dix ans , puis traitée en paria politique de 2000 á 2011 par la constitution de 1987, , a eu pour effet d’aggraver la crise politique du pays. Ces élections ont mis Martelly á l’exécutif et INITE au Parlement. La lutte entre ces deux formations pour le contrôle du gouvernement et des finances publiques est á l’origine de la crise actuelle. Cette lutte a donné naissance á des cabinets techniques de ministres totalement improductifs et á une plateforme de plusieurs formations politiques lavalas, Inite, GNbistes déçus et neo duvaliériste, regroupés dans la nébuleuse MOPOD, á coté de l’OPL qui voudrait faire cavalier seul..
Des amendements qui n’ont jamais amendé la constitution divisant de 1987
Un amendement constitutionnel déjà mal ficelé par l’équipe sortante de Préval pour assoter le pouvoir pendant les cinquante années á venir a perdu sa faisabilité avec les élections controversées de 2010-2011. En prévision de Martelly á l’exécutif, la constitution déjà mal amendée a du subir de nouvelles profanations avec la publication d’une version modifiée par des sacrificateurs retranchés dans la stratosphère de l’administration sortante de Préval. Cette version falsifiée de l’amendement qui a été facilitée par la bande á Rony Desroches n’a jamais fait l’unanimité ni au niveau des forces politiques aux affaires ,ni au niveau de la classe politique dans l’opposition .Elle a contribué au plus á prolonger le retard observé dans le respect du calendrier de l’agenda constitutionnel et au renforcement du bras de fer entre le sénat des vingt et la présidence pour le respect des attributions constitutionnelles dans le choix des membres des organismes stratégiques comme le CEP ou la CSCCA. Le strict respect des prescrits de la constitution piégée participe lui aussi de l’alimentation de la crise. L’exécutif ne peut pas respecter les prescrits constitutionnels sans creuser lui-même son propre tombeau. Pour survivre il est obligé d’utiliser la corruption en soudoyant les votes parlementaires. Au sénat des vingt où la gloutonnerie a dépassé les limites de la voracité ,( Dieuseul Simon Desras avoue a la radio que souvent ou lui propose des pitances ).La pilule de la corruption n’a pas porté ses fruits..C’est pourquoi il est navrant de constater que des groupes qui entendent imposer á l’opinion le non respect des prescrits constitutionnels par l’exécutif, ignorent magistralement les redevances constitutionnelles foulées au pied par le parlement quand elles ne jouent pas en faveur de ce dernier .
Imbroglio politique
La famille duvaliériste retournée au pouvoir avc Martelly n’entend pas perdre ses privilèges reconquis
La famille Lavalas veut se venger du coup d’état de 2004 des GNbistes au pouvoir avec Martelly et dans une alliance contre nature s’associe avec le MOPOD pour renverser le pouvoir de Martelly.
Martelly de son coté cherche le ralliement d’avec certaines grosses têtes de l’administration de Rene Preval qui craint un retour grimaçant de fanmi Lavalas, son pire ennemi politique d’aujourd’hui .
A travers tous les mouvements de déstabilisation politique déclenchés par Lavalas et le MOPOD, aucune issue n’est claire. On cherche á renverser Martelly. Derrière la position musclée de l’opposition á Martelly se cache la volonté des quatre vingtsixards de faire obstacle á un retour des partisans de Duvalier qui ont déjà été blanchis par le fameux article 291 de la constitution de 1987 qui les avait exclus de la gestion politique du pays pour dix ans. Cette classe et une partie des nouveaux riches de l’administration Préval au pouvoir avec Martelly resisteront et montreront leurs griffes .L’opposition á l’unisson réagira .La question de couleur aura refait surface et c’est la guerre civile qui frappe aux portes de la population victime de l’intransigeance des politiciens.…
Conclusion
Il est né du système politique haïtien une caste politique déguisée en maffia qui draine du coté du parlement tous les fonds publics destinés á l’exécution des projets dans les ministères, pendant qu’au niveau de l’exécutif bicéphale , le calcul du budget est fait pour s’attribuer la part du lion pour payer des salaires juteux á la faune politique haïtienne recrutée de toutes les horizons et aux hauts cadres de l’administration publique appelés á expliquer la justesse des décisions politiques prises généralement dans l’intérêt des membres de l’exécutif. Dans les cabinets privés du président de la république, du premier ministre et des ministres du gouvernement on retrouve une cohabitation entre conseillers d’acabits politiques divers, lavalassiens purs sang, prévaliens riches et poltrons , neoduvalieristes instables qui produisent l’effet d’ensemble d’un virus sans nom qui mine tout le systeme immunitaire de l’administration de Martelly. Les mêmes hommes qui travaillent pour Martelly travaillent aussi pour l’opposition. Tout se sait et l’un a peur de l’autre. La crise se nourrit des intérêts mesquins des groupes arrivés á l’exécutif et au parlement. Le fonds et l’objet réel de la crise n’ont jamais été inscrits au menu des discussions entre les fractions politiques qui se disputent la gestion politique du pays. Quelle sera la réaction de l’international ?
Les élections, la constitution et le dénouement de la crise
L’international tient mordicus á la réalisation des élections selon un calendrier qui ne lui demande pas de gaspiller son argent comme le veut la constitution de 1987. Tout le monde est d’accord que ces élections n’apporteront aucune contribution á la résolution de la crise..Elles aggraveront la crise, parce que leurs réalisations sous l’égide de la constitution amendée ne permettra pas de dégager le nouveau consensus pour l’élaboration d’une constitution balancée. Puisque toutes les revendications s’articulent autour de la constitution de 1987 ou de son amendement qui nourrissent la crise, la solution de la crise passe par l’ignorance de la constitution de 1987 et par la rédaction d’une nouvelle constitution avec la participation á part égale de l’exécutif, du législatif, du judiciaire , des partis politiques, des constitutionalistes , des représentants de la bourgeoisie et des organismes des droits humains..Cette décision aura enlevé au parlement le droit exclusif de bloquer la démocratie depuis 1990 et á la presse la faculté de manipuler l’information á des fins inconnues d’elle-même..
Dialogue et formation d’un gouvernement de consensus
Tout le dialogue dont parle le public se ramène á l’entente sur la rédaction d’une nouvelle constitution dépouillée des passions, des préjugés et des projections politiques obscures. Il démarrera avec la formation d’un gouvernement de consensus issus d’ un remaniement ministériel en profondeur capable d’inspirer confiance á toutes les parties en présence. Ce remaniement une fois fait, le président de la république convoquera la formation d’une assemblée constituante dont la composition sera définie par les parties á l’origine de la formation du gouvernement.
Un délai de trois mois sera fixé pour la rédaction de cette constitution
Un pardon généralisé sera accordé á tous les groupes politiques ayant gouverné le pays sous l’égide de la constitution de 1987 sur la base de concessions á faire de part et d’autre
La présidence et le parlement continueront de siéger sous l’égide de la nouvelle constitution. Ils travailleront pour la mise en place des institutions devant garantir l’observance de la nouvelle constitution. Un consensus est obtenu pour éviter les dérives financières reprochées tant á l’exécutif qu’au législatif.
A la fin de 2014 , l’élection pour le renouvellement des 2/3 du sénat est faite. Le branle bas est donné pour la réalisation en 2015 des élections devant renouveler le personnel politique et voila la transition qui n’en finit pas finie et la crise en voie de résolution. Tout le reste est mensonge et duperie politiques.
13 novembre 2013.