Contenu éventuel de la feuille de route des négociations

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Michel William

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Dec 30, 2013, 7:34:25 AM12/30/13
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Contenu éventuel de la feuille de route  des négociations

 

Problématique

-Des négociations toujours  truquées

Chaque partie pense tirer la ficelle de son coté  sur la base de principes mêmes qui les divisent. La presse  tend á faire croire que la présidence est la seule branche du pouvoir á  incriminer  alors que tous les pouvoirs issus de la constitution  de 1987 n’arrivent pas á  s’harmoniser ou se compléter au bénéfice de la population..

Une presse partisane incapable de rester au dessus de la mêlée

Pour une raison  ou pour une autre la presse qui devrait éclairer la lanterne de l’opinion publique sur la vraie nature de la crise a perdu sa neutralité et se positionne en presse  partisane, engagée ou défenderesse  du statut quo. Elle est en train de fabriquer des leaders politiques sans forces politiques réelles.

Société civile

Une société civile  très affairiste moud  á  sa façon  l’opinion publique  sans souci  des conséquences  de leur inconséquences sur l’orientation de la gouvernance  du pays.

Un  parlement qui a pris la république en otage

Un groupe politique ayant succédé  á  la dictature duvaliériste   chassée du pouvoir  en 1986 et  une constitution partisane, théorique faite  de passions et de préjugés politiques  ont  installé  un régime parlementaire  qui a pris la république en otage

Un pouvoir parlementaire sans partage bloque le processus démocratique

Les Parlementaires avares des prébendes collatérales amenées par la constitution  et jaloux de leur pouvoir sans partage  de nommer,  de contrôler  de révoquer   le gouvernement , mêmes  non majoritaires par rapport á  un parti  politique , exigent  leur participation  dans la formation de tous les gouvernements et refusent  la moindre concession qui réduirait leur pouvoir d’enrichissement illicite.

Les pouvoirs exécutifs issus de la constitution de 1987 utilisent la corruption pour se dégager des étreintes constitutionnelles

Tous les gouvernements qui se sont succédés au pouvoir  de 1987 á  2013 sous l’égide  de cette  constitution  l’ont violée indistinctement pour se libérer de ses entraves .N’ayant pas le pouvoir de renvoyer le parlement et de convoquer de nouvelles élections  pour constituer une  nouvelle majorité parlementaire pro gouvernementale, ils ont  violé la constitution en organisant des élections truquées  pour  avoir  la majorité parlementaire  non pas pour opérer les reformes institutionnelles exigées par cette constitution, mais  pour instituer un régime  officieux de« monoparti » á  caractère dictatorial qui  assure  la permanence au pouvoir de leurs partisans.

Lorsque ces gouvernements  n’ont pas la majorité parlementaire requise  pour asseoir leur pouvoir, ils utilisent la corruption et font usage du trésor  public pour acheter les actes parlementaires. (CPP, ESPOIR, INITE, PSP.( Des Caractéristiques de l’administration  de Préval )

Le pouvoir  au palais national n’a jamais accepté  le principe républicain de gouvernance attribué á   la Primature.  Il se croie en monarchie..Il se comporte en monarque et laisse  un rôle de second plan au gouvernement auquel la constitution reconnaît le droit de gérer les affaires de la république

Le judiciaire

Il a été asservi par l’exécutif de 1987 á  2011.En 2013 il y a une lutte entre l’exécutif et le parlement pour le contrôler

Aggravation de la crise avec les élections de 2010-2011

L’arrivée  au pouvoir, á  l’occasion des élections  maudites de Gayot Dorsainvil et de la communauté internationale, d’une majorité parlementaire acquise á  l’INITE de PREVAL et d’un exécutif recruté  de la classe politique  exclue dans un premier temps  des affaires politiques du pays pour dix ans , puis traitée en paria politique  de 2000 á  2011 par la constitution de 1987, ,  a eu pour effet d’aggraver la crise politique du pays. Ces élections ont mis Martelly á  l’exécutif et INITE au Parlement. La lutte entre ces  deux formations pour le contrôle du gouvernement  et des finances publiques est á  l’origine de la crise actuelle. Cette lutte a donné  naissance á des cabinets techniques de ministres totalement improductifs et á  une plateforme de plusieurs formations  politiques lavalas, Inite, GNbistes déçus et neo duvaliériste,  regroupés dans la nébuleuse MOPOD, á  coté de l’OPL qui voudrait faire cavalier seul..

Des amendements qui n’ont jamais amendé la constitution divisant de 1987

Un amendement constitutionnel  déjà mal ficelé par l’équipe sortante de Préval pour assoter le pouvoir pendant les cinquante années á  venir  a perdu  sa faisabilité avec les élections controversées de 2010-2011. En prévision de Martelly á l’exécutif, la constitution déjà mal amendée  a du subir de  nouvelles  profanations  avec  la publication d’une version modifiée par des sacrificateurs  retranchés dans la stratosphère de  l’administration sortante de Préval. Cette version falsifiée   de l’amendement  qui a  été facilitée par la  bande á  Rony Desroches n’a jamais fait  l’unanimité  ni au niveau des forces politiques aux  affaires ,ni au niveau de la classe politique  dans l’opposition .Elle a contribué au plus á  prolonger  le retard observé dans le respect du calendrier de l’agenda constitutionnel et au renforcement du bras de fer entre le sénat des vingt et la présidence pour le respect des attributions constitutionnelles dans le choix des membres des organismes stratégiques comme le CEP ou la CSCCA. Le strict respect des prescrits de la constitution piégée participe lui aussi de l’alimentation de la crise. L’exécutif ne peut pas respecter les prescrits constitutionnels sans creuser lui-même  son propre tombeau. Pour survivre il est obligé d’utiliser la corruption en soudoyant les votes parlementaires. Au sénat  des vingt où la gloutonnerie a dépassé  les limites de  la voracité ,( Dieuseul Simon Desras avoue a la radio que souvent ou lui propose des pitances ).La pilule de la corruption n’a pas porté ses fruits..C’est pourquoi il est navrant  de constater  que  des groupes qui entendent imposer á  l’opinion le non respect des  prescrits constitutionnels par l’exécutif, ignorent  magistralement les redevances constitutionnelles foulées au pied par le parlement quand elles ne jouent pas en   faveur  de  ce dernier .

Imbroglio politique

La famille duvaliériste retournée au pouvoir  avc Martelly n’entend pas perdre ses privilèges reconquis

La famille Lavalas  veut se venger du coup d’état de 2004 des GNbistes au pouvoir avec Martelly  et dans une alliance contre nature  s’associe avec le MOPOD  pour renverser le pouvoir de Martelly.

Martelly de son coté cherche le ralliement  d’avec certaines grosses têtes  de l’administration de Rene Preval qui craint   un retour grimaçant de fanmi Lavalas, son pire ennemi politique d’aujourd’hui .

A travers  tous les mouvements  de déstabilisation politique déclenchés  par Lavalas et le  MOPOD, aucune issue  n’est claire. On cherche á  renverser Martelly. Derrière la position musclée de l’opposition á  Martelly  se cache la  volonté des  quatre vingtsixards de faire obstacle á  un retour des partisans de Duvalier qui ont déjà été blanchis  par le fameux article 291 de la constitution de 1987 qui les  avait exclus de la gestion politique du pays pour dix ans. Cette classe et une partie des  nouveaux riches de l’administration Préval au pouvoir avec Martelly  resisteront  et montreront leurs  griffes .L’opposition á  l’unisson réagira .La question de couleur aura refait surface et c’est la guerre civile qui frappe aux portes de la population victime de l’intransigeance des politiciens.…

Conclusion

Il est né  du système politique  haïtien  une caste politique déguisée en maffia  qui draine du coté du parlement tous les fonds publics destinés á l’exécution des projets dans les  ministères, pendant qu’au niveau de l’exécutif bicéphale , le calcul du budget est fait pour s’attribuer la part du lion  pour  payer des salaires juteux  á la faune  politique haïtienne recrutée de toutes les horizons  et aux  hauts cadres  de l’administration publique  appelés  á  expliquer la justesse  des décisions politiques prises généralement dans l’intérêt des membres de  l’exécutif. Dans les cabinets privés du président de la république, du premier ministre et des ministres du gouvernement on retrouve une cohabitation entre conseillers d’acabits politiques  divers, lavalassiens purs sang, prévaliens riches et poltrons , neoduvalieristes instables qui produisent l’effet d’ensemble d’un virus  sans nom  qui mine tout le systeme immunitaire de l’administration de Martelly. Les mêmes hommes qui travaillent pour Martelly travaillent aussi pour l’opposition. Tout se sait et l’un a peur de l’autre. La crise se nourrit des intérêts mesquins des groupes arrivés á  l’exécutif et au parlement. Le fonds et l’objet réel de la crise  n’ont jamais été inscrits au menu des discussions  entre les fractions politiques qui se disputent la gestion politique du pays. Quelle sera la réaction de l’international ?

Les élections, la constitution et le dénouement de la crise

L’international  tient mordicus á  la réalisation des élections  selon un calendrier  qui ne lui demande pas de gaspiller  son argent comme le veut  la constitution de 1987. Tout le monde est  d’accord  que ces élections  n’apporteront aucune contribution á  la résolution de la crise..Elles aggraveront la crise, parce que  leurs réalisations  sous l’égide  de la constitution amendée ne permettra pas  de dégager le nouveau consensus pour l’élaboration d’une constitution balancée. Puisque toutes les revendications   s’articulent autour de la constitution de 1987  ou de son amendement  qui nourrissent la crise, la solution de la crise passe  par l’ignorance de la constitution de 1987 et par  la rédaction d’une nouvelle constitution avec  la participation á  part égale de l’exécutif, du législatif, du judiciaire , des partis politiques, des constitutionalistes , des représentants de la bourgeoisie et des organismes des droits humains..Cette  décision aura enlevé au parlement le droit exclusif de bloquer la démocratie depuis 1990 et á la presse la faculté de manipuler l’information á des fins inconnues d’elle-même..

Dialogue et formation d’un gouvernement de consensus

Tout le dialogue dont parle  le public se ramène á l’entente sur la rédaction d’une nouvelle  constitution dépouillée des passions, des préjugés et des projections politiques obscures. Il démarrera  avec la formation d’un gouvernement de consensus  issus d’ un remaniement ministériel en profondeur capable d’inspirer confiance á toutes les parties en présence. Ce remaniement une fois  fait, le président de la république   convoquera  la formation d’une assemblée constituante  dont la composition sera définie  par les parties á  l’origine  de la formation du gouvernement.

Un délai de trois  mois  sera fixé pour  la rédaction de cette constitution

Un pardon généralisé sera  accordé á  tous les groupes politiques ayant gouverné le pays sous l’égide  de la constitution de 1987 sur la base de  concessions á  faire de part et d’autre

La présidence et le parlement continueront de siéger  sous l’égide  de la nouvelle constitution. Ils travailleront pour la mise en place des institutions devant garantir  l’observance  de la nouvelle constitution. Un consensus est obtenu pour éviter les dérives financières  reprochées  tant á  l’exécutif qu’au législatif.

A la fin de 2014 , l’élection pour le renouvellement des 2/3 du sénat est faite.  Le branle  bas est donné  pour la réalisation en 2015 des élections   devant renouveler le personnel politique et voila la  transition qui n’en finit pas  finie et la crise en voie de résolution. Tout le reste est mensonge et duperie politiques.

michelwi...@hotmail.com

13 novembre 2013.

 

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