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N4 ...

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benoit

unread,
Apr 12, 2011, 10:48:43 AM4/12/11
to
bonjour,
à lire, pas plus d'infos, à priori sur un 500m capelé.
http://www.varmatin.com/article/faits-divers/saint-cyr-un-plongeur-decede-en-passant-son-niveau4

benoit


benoit

unread,
Apr 12, 2011, 11:01:57 AM4/12/11
to
triste


Denis JEANT

unread,
Apr 12, 2011, 2:29:54 PM4/12/11
to
Bonjour Benoit,

benoit <ben...@benoit.com> wrote:

ACR comme Arrêt Cardio-Respiratoire

Malheureusement, c'est un grand classique et il y a plus de mort dans
notre activité avec comme cause principale des ACR que des accidents de
plongée proprement dits.

Une majorité des ACR chez l'adulte sont des fibrillations ventriculaires
et qui nécessite une défibrillation précoce dans les meilleurs délais
(idéalement avant les 5 minutes suite à l'ACR) en plus des techniques de
réanimation.

L'effort physique est un facteur favorisant, comme l'âge et le sexe.

Les femmes sont relativement protégées par leurs hormones jusqu'à la
ménopause et ensuite le risque rejoint celui des hommes.

Au-delà de 35/40 ans est un facteur de risque... la population des
plongeurs français veillit...je suis dans cette tranche d'âge et suis
donc aussi concerné.

La plongée en mer est souvent une situation d'éloignement par rapport
aux secours médicalisés...

A titre d'exemple, d'après des chiffres du CROSS-MED très expériementé
sur le sujet car la Méditerranée est une zone particulièrement
accidentogène, le délai médian d'arrivée des secours médicalisés est
d'une vingtaine de minutes...

Donc, souvent quand les secours médicalisés arrivent dans ce cas de
figure sur zone, c'est pour malheureusement constater un décès. Les
exemples comme celui qui vient d'arriver ne sont pas isolés.

Sinon, je voudrais féciliter cette mesure récente que j'ai pu lire dans
l'avant dernière résolution n° 437 du CDN de la FFESSM du 4,5 et 6
février 2011, même si ce n'est qu'un début à encourager:

8- Projet d'équipement en défibrillateurs :
Acquisition de DSA. Moyenne de 2 000 euros pour un équipement.
Possibilité de subvention à hauteur de 30 % par le CNDS. Montage
national d'un dossier (JM BRONER et R POTHIER) pour permettre
l'équipement d'un par région. Un mode opératoire sera mis à disposition
des Régions après l'AG. 1/3 à charge des Régions, 1/3 à charge du
National.

Source, page 27 de ce document PDF en ligne:
http://www.ffessm.fr/ffessm/PV_CDN/2011/PV_CDN_437_RESOLUTION.pdf

Pour ceux qui ne consultent ce forum que depuis récemment, je les invite
à taper les mots clefs: "DSA", "mort subite" et "défibrillation".

Nous avons beaucoup débattu sur le sujet, sur fr.rec.plongee, ces dix
dernières années et le sujet a fait couler beaucoup de pixels ;-)

Les vieux contributeurs de ce forum connaissent mon engagement déjà
ancien sur le sujet ;-)

On m'a traité parfois de tous les "noms de poissons" et je suis passé
parfois aux yeux de certains comme l'"empêcheur de palmer en rond"...

Il faut bien reconnaître que cela renvoit à notre mort, ce qui n'est pas
en soit très agréable et que c'est un des sujets semble-t-il tabou en
plongée...et bien évidemment cela a un coût... Mais à combien
estimez-vous votre vie ou celle des autres ? Moins de 2000 euros ?

Aujourd'hui, une majorité de piscine sont équipées de DSA, alors que la
loi ne les y obligent pas pour faire face au risque lié à la noyade.
Sans parler des aéroports, bibliothèques, gares, mairies...et différents
lieux publics...canots SNS de sauvetage en mer de la SNSM...

DSA comme Défibrilateur Semi-Automatique

En plongée, nous cumulons les risque liés à la noyade, à la plongée et à
l'éloignement médical.

A mon sens, la dotation de DSA dans le cadre des activités de plongée
devrait être privilégiée pour des situations avec efforts en plongée
comme le capelé, nages du Niveau 4, MF2, BEES 2° et lors de situation
d'éloignement...

Les navires de plongée seront-ils les derniers équipés en DSA ?

Mon premier article sur les défibrillateurs et la plongée, je l'avais
écrit en 1999 dans le magazine Subaqua:

Un défibrillateur à l'usage des secouristes, Denis JEANT, Subaqua n°167
de Novembre/décembre 1999.

Vous pouvez aller plus loin sur le sujet si vous êtes intéressés en
lisant ce document PDF que je propose au téléchargement en ligne:
http://www.aqua-web.net/tele/colloquePlsec2010denisjeant4.pdf

A+

Denis

--
www.denis-jeant.fr
Site contributif sur la plongée sous-marine:
www.aqua-web.net

Denis JEANT

unread,
Apr 12, 2011, 5:30:10 PM4/12/11
to
Salut à tous,

Denis JEANT <de...@cortexmail.com> wrote:

> Aujourd'hui, une majorité de piscine sont équipées de DSA, alors que la
> loi ne les y obligent pas pour faire face au risque lié à la noyade.
> Sans parler des aéroports, bibliothèques, gares, mairies...et différents
> lieux publics...canots SNS de sauvetage en mer de la SNSM...
>
> DSA comme Défibrilateur Semi-Automatique

Pour être exact, je voudrais préciser certains de mes écrits dans mon
précédent post.

Les lieux publics sont putôt équipés de DEA (ou DA) comme Défibrillateur
Entièrement Automatiques, même si rien n'interdit l'installation de DSA.

Une société savante de médecine d'urgence a fait cette préconisation ou
recommandation.

Appuyer sur un bouton pour déclencher un choc électrique pourrait faire
peur à certains simples témoins non formés (la majorité des gens en
France ne sont pas formées aux premiers secours)... De plus, en général
dans les lieux publics, il y a de la place pour s'écarter facilement....

La différence avec le DSA, tiend à un bouton. L'absence de bouton pour
déclencher le choc sur le DEA. C'est l'appareil qui déclenche seul le
choc électrique s'il le juge nécessaire...

DSA et DEA font parties des DAE comme Défibrillateurs Automatisés
Externes qui est l'appelleation générique.

Bonne soirée,

al12

unread,
Apr 13, 2011, 3:36:33 AM4/13/11
to
Bonjour

Je suis triste, triste qu'un bénévole puisse succomber à sa passion.

J'ai passé le N4 à 57 ans en faisant très attention; quelques semaines
avant il y avait déjà eu un décès sur l'épreuve de capelé.

Faut-il réserver le N4 aux jeunes exclusivement? et ce alors que les
clubs ont un pressant besoin de bénévoles?

Faut-il adapter l'épreuve? Le temps à réaliser est différent pour les
femmes; pourquoi ne pas l'adapter au plus de 50? Mon cardiologue
utilise des critères différents selon l'âge.

Est-il utile de faire un temps canon pour l'avoir?

Peut-être faut-il arrêter de mettre la pression sur le N4 qui n'est
plus qu'un guide de palanquée, arrêter cette mentalité de commando.

Est-il possible d'organiser pour cette qualification un contrôle
continu (la validation se faisant par un MF2 par exemple) qui éviterai
la surcharge, ne pas mettre le capelé après la 40. Quitte à donner une
compensation financière aux différents acteurs du N4 actuel.

Souhaitons que cet homme soit la dernière victime; vraiment le
dernier!

Amicalement
Alain

Bernard Caron

unread,
Apr 13, 2011, 4:03:37 AM4/13/11
to
C'est triste et condoléances à ses proches.

Cas identique il y a 3 ans sur le Léman.
Pas de statistiques pour pouvoir réagir éventuellement dans le sens de
la sécurité.
Bernard

JPP

unread,
Apr 13, 2011, 4:13:01 AM4/13/11
to

"Bernard Caron" <bernar...@freefree.fr> a écrit dans le message de news:
4da558ed$0$17356$426a...@news.free.fr...

Bonjour
Appliquons le principe de précaution et suspendons cette épreuve dans
l'attente d'une étude approprié. Le N4 n'est pas un stage pour les forces
spéciales.
JPP


Denis JEANT

unread,
Apr 13, 2011, 6:45:09 AM4/13/11
to
Bonjour Alain,

al12 <rouaul...@gmail.com> wrote:

Je suis également triste d'apprendre ce type de nouvelle.

Par contre, je pense qu'un guide de palanquée doit avoir malgré tout un
minimum de condition physique, sans nécessairement être un "commando".

Quand tu dois faire une assistance ou un sauvetage en plongée, en
situation réelle, cela peut servir ;-)

Sinon, je partage ton point de vue, que rien ne sert de mettre une
pression psychologique supplémentaire déjà à celle qui existe
naturellement à cause de l'enjeu, quand on est formateur ou jury à une
formation ou examen de plongeur Niveau 4.

Pour les arythmies graves, elles peuvent arriver n'importe tout et
concerne donc plutôt les hommes, après 35/40 ans...

Pas forcément des cardiaques connus, des obéses...ou personnes avec des
facteurs de risques cardio-vasculaires visibles ou connus...comme
certains pourraient l'imaginer...

Il arrive que des athlètes de haut niveau fassent des morts subites en
plein match... En général les secouristes avec le DSA ne sont pas
loin...

L'effort physique n'a qu'un effet favorisant, se cumulant à plusieurs
autres facteurs et aboutissant à l'accident...

C'est plus génant quand tu es en situation d'éloignement, à distance des
secours médicalisés. D'où l'intérêt d'avoir un DSA pour certaines
activités à risques de ce type ou situations d'éloignement...

A+

Nowell

unread,
Apr 13, 2011, 6:48:36 AM4/13/11
to
Le Wed, 13 Apr 2011 00:36:33 -0700 (PDT), al12
<rouaul...@gmail.com> a écrit :

>Bonjour
>
>Je suis triste, triste qu'un bénévole puisse succomber à sa passion.
>
>J'ai passé le N4 à 57 ans en faisant très attention; quelques semaines
>avant il y avait déjà eu un décès sur l'épreuve de capelé.
>
>Faut-il réserver le N4 aux jeunes exclusivement? et ce alors que les
>clubs ont un pressant besoin de bénévoles?
>
>Faut-il adapter l'épreuve? Le temps à réaliser est différent pour les
>femmes; pourquoi ne pas l'adapter au plus de 50? Mon cardiologue
>utilise des critères différents selon l'âge.
>
>Est-il utile de faire un temps canon pour l'avoir?
>
>Peut-être faut-il arrêter de mettre la pression sur le N4 qui n'est
>plus qu'un guide de palanquée, arrêter cette mentalité de commando.

Bonjour
il semble qu'il yen a qui se complaise dans cette mentalité (en France
spécialement)
Cela fait déjà un moment que la Plongée en Fance du style FFESM est
assimilée à un style militaire.
ils confondent plongée loisir/explo. avec plongée commando.
Quand à ceux qui se surchage de tas de bouteilles tec. , ils ne
regardent pas souvent la faune et la flore environante.
De plus ils risque souvent des accidents graves.

Denis JEANT

unread,
Apr 13, 2011, 6:59:31 AM4/13/11
to
Bonjour,

Denis JEANT <de...@cortexmail.com> wrote:

> Par contre, je pense qu'un guide de palanquée doit avoir malgré tout un
> minimum de condition physique, sans nécessairement être un "commando".
>
> Quand tu dois faire une assistance ou un sauvetage en plongée, en
> situation réelle, cela peut servir ;-)

A mon avis, face à une situation réelle d'assistance ou de sauvetage en
plongée, sans un minimum de condition physique ET de technique adaptée,
le risque, selon le contexte, la profondeur....est que la situation
finisse en panique avec un suraccident à la clef.

Suraccident entraînant la noyade ou la remontée panique de la victime et
du sauveteur.

Cela est déjà arrivé et encore plus valable comme remarque dans des
zones de profondeurs comme la tranche des 30-60 mètres...

La profondeur n'est pas l'unique facteur...à titre d'exemples aussi
comme facteurs, le gabari de la victime et du sauveteur et l'état de
panique de la victime. Cela peut très bien dégénérer que dans 20 mètres
d'eau...

Sans parler du tractage en surface parfois nécessaire, selon
l'organisation de la sécu surface et la remontée de la victime à bord
dépendant aussi des personnes présentes ou non sur le bateau pour
aider...

Une victime réelle, avec une perte de connaissance et d'un certain tonus
musculaire est beaucoup plus lourde à remonter ou à tracter qu'un cobaye
en exercice ou examen qui joue le rôle de la victime.

Association Redon Atlantique Plongée

unread,
Apr 13, 2011, 7:49:09 AM4/13/11
to
re-bonjour

Une petite suggestion peut être pas très conscensuelle: intégrer à la
formation N4 un module renforcé sur la conduite de palanquée.
Beaucoup insistent sur la réelle necessité d'une bonne forme physique;
on est d'accord!
Mais, dans la formation N4, ne faudrait-il pas insister sur la
nécessaire obligation de prudence du guide de palanquée.
J'ai apprécié la formation de la CTD35 parce qu'elle mentionnait les
risques et qu'elle insistait sur la responsabilité du bénévole. Ne
faut-il pas que l'évaluation prenne en compte autant les "savoir être"
que les "savoir-faire".
En résumé: avoir des guides de palanquée qui ne vont pas se mettre
dans des galères! le contrôle continu serait beaucoup plus à même de
valider cette compétence.

Au passage un grand merci à la CTD35; elle a permis à un "petit club"
de former un N4 dans un secteur géographique ou il ne suffit pas de
donner un coup de pied dans une pou...le pour trouver des E2 et plus!

Amicalement
Alain

Denis JEANT

unread,
Apr 13, 2011, 8:26:46 AM4/13/11
to
Salut Alain,

Association Redon Atlantique Plongée <rapr...@gmail.com> wrote:

> J'ai apprécié la formation de la CTD35 parce qu'elle mentionnait les
> risques et qu'elle insistait sur la responsabilité du bénévole. Ne
> faut-il pas que l'évaluation prenne en compte autant les "savoir être"
> que les "savoir-faire".
> En résumé: avoir des guides de palanquée qui ne vont pas se mettre
> dans des galères! le contrôle continu serait beaucoup plus à même de
> valider cette compétence.

Je partage ton point de vue.

La formation continue permet plus facilement d'évaluer le savoir être
sur une certaine durée, contrairement à l'examen final, où en général,
les candidats jouent le rôle que l'on attend d'eux..

La formation continue permet aussi aux gens de progresser alors que
l'examen final est une lecture purement instantanée...

A mon avis, la formation par alternance pourrait être aussi proposée.

Pour résumer, plusieurs formules de formation au plongeur Niveau 4
pourraient être proposées afin de tenir compte des exigences qui se
rattache à ce haut niveau de plongeur, sans faire de compromis sur la
qualité de formation, mais aussi pour concilier la vie actuelle qui ne
permet pas toujours de bloquer 15 jours d'affilés quand on a une vie
personnelle, voir familiale et professionnelle bien chargée.

Amicalement,

angelina.deschamps

unread,
Apr 13, 2011, 11:58:05 AM4/13/11
to
bonjour

on ne peut qu'etre triste pour cette personne décédée .

et pour rebondir sur tes écrits ci-dessous il est vrai qu'une pression
certaine est mise lors des passages N4 .
l'esprit commando prime et non le bénévola .

car si avant mon échec au N4 on m'avait prévenu que pour l'examen
alors j'avais été correct lors des exercices pendant mes semaines de
formation
et que seul comptait la remontée force >>la remontée sans embout
je n'aurai jamais risqué a 50 ans les essoufflements ,les bleus,coupures
etc.........
et tout cela aprés une année d'entrainement relativement intensive etc
................

tout cela pour dire

"Passer le N4 a 50 ans comme moi , même si t'es croyant et plein de bonne
volonté
il faut y regarder en deux fois ou alors trés bien choisir ton centre de
passage
bien se renseigner si les gens sont cool ,afin de ne pas etre en stress a
longueur de jounée
car tu auras beau plonger comme moi été comme hiver en manche ou mer du nord
toutes l'année
plongées qui ne sont pas toujours evidentes .
si le jour de passage d'examen tu foires "hé bin t'as les boules".

@+MARCO


"al12" <rouaul...@gmail.com> a écrit dans le message de news:
570bd70f-147d-402b...@r35g2000prj.googlegroups.com...

Le Fou

unread,
Apr 13, 2011, 1:21:29 PM4/13/11
to
Le 13/04/2011 09:36, al12 a écrit :
>
> Faut-il adapter l'épreuve? Le temps à réaliser est différent pour les
> femmes;

Ce qui est une aberration de plus de la part de la FFESSM !
En clair ça veut dire qu'une femme peut se permettre de mettre plus de
temps à venir te sauver la vie...
T'es au courant, à toi de faire avec ;-)

Chez les pompiers je crois que si la température dépasse les 150°, les
femmes n'ont pas à intervenir, ça fait couler leur Rimmel.

--
A' tchao

Le Fou
http://shippylelivre.free.fr/
http://gloupclub.free.fr/
http://www.ffessm-cd84.com/

mpn83

unread,
Apr 14, 2011, 2:03:51 AM4/14/11
to

Bonjour à tous,
cela est triste pour cet homme qui hélas est décédé lors de la
pratique de sa passion.
Triste pour sa famille, à qui je presente mes condéleances les plus
sincèrres.

Sans pour autant vouloir polémiquer, je ne crois pas que le N4 est le
"stage commando" par excellence, et que c'est la volonté de la 2F d'en
faire cela.
Ce qui est certain c'est qu'il faut arriver à cette semaine ou ces
deux semaines suivant la formule, qui précède l'examen, en forme et
ayant un minimum d'entrainement physique et technique.

Pour rappel le 500 capelé est fait ou non fait et le temps max est de
13 minutes.Cela ne sert donc à rien de vouloir faire l'epreuve en 10
minutes (j'en ai vu) on a pas plus de point. De plus le jury tiens
compte des conditions climatique (vent courant,...)lors du passage
donc c'est une epreuve abordable pour le commun des mortels à
condition d'avoir une bonne technique de palmage. .Quand au fait que
l'on soit homme ou femme cela ne change rien.

La pression qui est mise sur le candidat, et qui fait passer le N4
pour un stage commando , c'est du simplement à lui même.
Le N4 represente un investissement financier, physique, intellectuel,
et familliale important, tous ces facteurs font que le candidat se met
une pression du tonnerre sur lui même.
De grace arretons les demandes de moratoire et autre billevesée,
personne ne force quelqu'un à passer le N4, la personne le fait car
c'est son envie et son choix.
Et surtout n'oublions jamais que la plongée est et reste un sport
dangereux, à nous de nous connaitre et de connaitre nos limites.

Marc E3 qui sait qu'il ne deviendra jamais E4

Denis JEANT

unread,
Apr 14, 2011, 2:42:13 AM4/14/11
to
Bonjour Marc,

mpn83 <marc.po...@wanadoo.fr> wrote:

> On 13 avr, 19:21, Le Fou <hiller.ericA-EFFA...@free.fr> wrote:

(...)

> Sans pour autant vouloir polémiquer, je ne crois pas que le N4 est le
> "stage commando" par excellence, et que c'est la volonté de la 2F d'en
> faire cela.
> Ce qui est certain c'est qu'il faut arriver à cette semaine ou ces
> deux semaines suivant la formule, qui précède l'examen, en forme et
> ayant un minimum d'entrainement physique et technique.

Effectivement, la préparation est importante et à mon avis doit être
encore plus importante si on a 40 ou 50 ans comme déjà évoqué... On ne
récupére pas physiquement de la même manière à 20 ans qu'à 50 ans...même
si on a une bonen hygène de vie...

> Pour rappel le 500 capelé est fait ou non fait et le temps max est de
> 13 minutes.Cela ne sert donc à rien de vouloir faire l'epreuve en 10
> minutes (j'en ai vu) on a pas plus de point. De plus le jury tiens
> compte des conditions climatique (vent courant,...)lors du passage
> donc c'est une epreuve abordable pour le commun des mortels à
> condition d'avoir une bonne technique de palmage. .Quand au fait que
> l'on soit homme ou femme cela ne change rien.

Effectivement, mais ce n'est pas à mon avis le problème dans ce qui est
arrivé...

> La pression qui est mise sur le candidat, et qui fait passer le N4
> pour un stage commando , c'est du simplement à lui même.
> Le N4 represente un investissement financier, physique, intellectuel,
> et familliale important, tous ces facteurs font que le candidat se met
> une pression du tonnerre sur lui même.

Effectivement et c'est compréhensible... Il y a des enjeux.

> De grace arretons les demandes de moratoire et autre billevesée,
> personne ne force quelqu'un à passer le N4, la personne le fait car
> c'est son envie et son choix.

Je partage également ton avis sur le sujet.

> Et surtout n'oublions jamais que la plongée est et reste un sport
> dangereux, à nous de nous connaitre et de connaitre nos limites.

Là, je ne te suis plus ;-) La plongée n'a rien à voir avec ce qui s'est
passé. Cette personne aurait pu très bien faire une arythmie grave en
sortant de chez son médecin. L'effort physique a été un facteur
favorisant. Elle n'a pas nécessairement forcé au-delà de ses propres
limites habituelles en terme d'effort physique.

Toute activité humaine comporte des risques et que l'on ne pourra jamais
complétement supprimer. Le risque zéro n'existe pas en la matière. Ce
qui ne veut pas dire qu'il faut tomber dans le fatalisme et ne rien
faire...

Par contre, on peut à mon avis essayer de limiter les risques, de s'y
préparer à y faire face et essayer de les prévenir. L'éducation et la
progression dans la pratique sont à mon sens primordiaux.

Pour le risque lié aux arythmies graves, formation aux premiers secours
et défibrillation précoce sont la réponse, même si cela ne marche pas
toujours à 100%.

La plongée loisir de mon point de vue est une activité beaucoup moins
dangereuse que de conduire sa voiture lors d'un grand départ de vacances
sur l'autoroute...

> Marc E3 qui sait qu'il ne deviendra jamais E4

Amicalement,

mpn83

unread,
Apr 14, 2011, 9:59:17 AM4/14/11
to
On 14 avr, 08:42, de...@cortexmail.com (Denis JEANT) wrote:
> Bonjour Marc,

Bonjour Denis,

lorsque je dis que la plongée est dangeureuse cela je pense n'est pas
contestable, on a plus de rique en plongée qu' au ping pong.
je sais j'exagère.
Nous connaissons et apprenons à maitriser ces risques tout au long de
nos formations.
tu vois que finalement nous somme s d'accord sur le dernier point.
Quen à la présence d'un DEA sur un bateau, je ne comprnds pas que l'on
tergiverse encore et toujours, mettons le en place et point barre.
Que vaut le prix d'un DEA par rapport à une vie humaine sauvée. Qu'en
aux détracteur d'un DEA meme si il n'est pas efficace à 100% c'est
mieux que rien du tout.
Marc E3

Nowell

unread,
Apr 14, 2011, 11:35:45 AM4/14/11
to
Le Wed, 13 Apr 2011 19:21:29 +0200, Le Fou
<hiller.eri...@free.fr> a écrit :

>Le 13/04/2011 09:36, al12 a écrit :
>>
>> Faut-il adapter l'épreuve? Le temps à réaliser est différent pour les
>> femmes;
>
>Ce qui est une aberration de plus de la part de la FFESSM !
>En clair ça veut dire qu'une femme peut se permettre de mettre plus de
>temps à venir te sauver la vie...
>T'es au courant, à toi de faire avec ;-)
>
>Chez les pompiers je crois que si la température dépasse les 150°, les
>femmes n'ont pas à intervenir, ça fait couler leur Rimmel.

Bonjour
J'ai déjà vue un Niveau 4 me demander de l'air à -20m et le trainer
ainsi jusqu'au bateau !
il y en a qui ne save pas qu'à -20m on peut remonter facilement à la
surface.

mpn83

unread,
Apr 14, 2011, 12:53:41 PM4/14/11
to
On 14 avr, 17:35, Nowell <now...@orange.fr> wrote:
> Le Wed, 13 Apr 2011 19:21:29 +0200, Le Fou
> <hiller.ericA-EFFA...@free.fr> a écrit :

Il y a des boulets partout

Denis JEANT

unread,
Apr 14, 2011, 1:12:29 PM4/14/11
to
Bonjour Marc,

mpn83 <marc.po...@wanadoo.fr> wrote:


> lorsque je dis que la plongée est dangeureuse cela je pense n'est pas
> contestable, on a plus de rique en plongée qu' au ping pong.
> je sais j'exagère.
> Nous connaissons et apprenons à maitriser ces risques tout au long de
> nos formations.
> tu vois que finalement nous somme s d'accord sur le dernier point.
> Quen à la présence d'un DEA sur un bateau, je ne comprnds pas que l'on
> tergiverse encore et toujours, mettons le en place et point barre.
> Que vaut le prix d'un DEA par rapport à une vie humaine sauvée. Qu'en
> aux détracteur d'un DEA meme si il n'est pas efficace à 100% c'est
> mieux que rien du tout.

OK ;-) Au passage, nous pouvons ne pas être d'accord ou avoir un avis
plus nuancé ;-) On se rejoint donc sur ce dernier point.

Il y a une réalité économique qui est ce qu'elle est et ce n'est pas
toujours facile pour un petit club, une petite structure pro ou un
moniteur de plongée indépendant de budgétiser ce type d'achat, bien
qu'il puisse exister des possibilités de subventions qui nes ont pas
toujours connues. Voir à ce sujet le document PDF de mon intervention
lors du colloque de Poitiers de 2010).

Un DSA coûte de 1500 à 2300 euros environ, prix public TTC.

L'argument économique est beaucoup moins recevable pour une grosse
structure professionnelle en plongée, un comité régional ou
départemental, voir un gros club associatif.

Que représente cet achat comparativement à une journée de plusieurs
rotations à plusieurs navires bondés de plongeurs en pleine saison pour
un gros centre professionnel en plongée ou l'achat d'un compresseur ou
l'achat d'un deuxième ou troisième navire comme certains peuvent avoir ?

Au passage, attention, il y a DSA et DSA. Certains DSA vendus sur le
marché ne sont pas conformes aux guidelines 2005/2010 de l'ERC (la
référence dans le domaine) et ne peuvent pas par exemple détecter et
choquer certaines tachycardies qui sont aussi des arythmies graves et
indications avec les fibrillations ventriculaires. L'idéal est aussi
d'avoir des appareils IPX4 ou IPX3 qui sont bien étanches, pour être
résistants aux conditions d'emplois, surtout lors d'un emport en mer.

http://www.erc.edu/index.php/guidelines_download/enchangeMode=view/

http://www.erc.edu

Egalement important pour réduire les coûts de maintenance, certains DSA
s'auto-testent sur l'ensemble de leurs composants essentiels et
permettent d'auto-éditer un rapport, ce qui évite une visite tous les
ans de contrôle qui peut parfois couter jusqu'à 90 euros....

Pour finir, certains appareils ne sont pas "updatables"... On ne peut
pas mettre à jour le logiciel interne qui sert à la détection des
arythmies graves et à leur traitement électrique... Les guidelines de
l'ERC évoluent avec la recherche médicale dans le domaine...et sans
cette possibilité le matériel devient obsolète... C'est déjà arrivé en
2005, avec certains appareils, avec les nouvelles guidelines 2005 qui
avait changées en matière de défibrillation précoce. Pas d'évolution
majeur depuis 2005.

Par exemple, la forme des ondes de choc est passé de monophasique
(premiers appareils apparus sur le marché) à biphasique...Donc à
vérifier aussi que le logiciel interne de l'appareil puisse évoluer et
être mis à jour avec son cable interface PC.


Le DSA ne sauve pas à 100% les vies humaines comme tout dispositif
médical qui a toujours ses limites. Par contre, il augmente de manière
très significatve les chances de récupération et de survie de la victime
d'un ACR, mort subite, arythmie grave.

Aujourd'hui, toutes les raisons liées à l'eau, la place...pour ne pas
emporter des DSA à bord ne sont à mon sens que des prétextes (voir mon
argumentaire du colloque de Poitiers sur le sujet)...le problème de la
qualification est aujourd'hui résolu puisque que des simples témoins
sont habilités à l'emploi de défibrillateurs et il a même été démontré
que même sans aucune formation en premiers secours, ils arrivent à
sauver des vies...

A mon sens, la priorité devrait être de s'équiper pour les situations où
il y a des efforts physiques en plongée comme des nages, capelé..., qui
sont des facteurs favorisants, comme lors d'un niveau 4, MF2, BEES 2°.
`
J'ai développé un argumentaire que tu peux retrouver sur ce PDF proposé
au téléchargement en ligne et qui est le résumé de mon intervention lors
du colloque sur la sécurité en plongée de Poitiers en mars 2010:
http://www.aqua-web.net/tele/colloquePlsec2010denisjeant4.pdf

Amicalement,

Denis
--

CFrofro

unread,
Apr 14, 2011, 2:38:10 PM4/14/11
to
Bonjour ou Bonsoir à *JPP*
jpp...@wanadoo.fr qui nous disait ici
4da55b27$0$32434$ba4a...@reader.news.orange.fr :

|| Bonjour
|| Appliquons le principe de précaution et suspendons cette épreuve dans
|| l'attente d'une étude approprié. Le N4 n'est pas un stage pour les
|| forces spéciales.

Nager 500 m capelé n'est pas une activité de commando, enfin, pas au rythme
demandé par le MFT.
Le but est quand même de former des guides de palanquées, pas des brodeuses
de naperon !
Et encadrer des N2 à 40 m, en cas de problème, ça génère un stress largement
supérieur à n'importe quelle épreuve du N4.
Le N4, si on le rate, on peut toujours le repasser.
En mer, que le N4 soit un homme ou une femme, jeune ou vieux, quand il faut
intervenir, on n'a pas une deuxième chance.
J'en parle en connaissance de cause : ma 3eme plongée après mon N4, j'ai du
assister un N2 narcosé à 35m. Ca s'est bien passé merci. Mais ça permet de
bien se remettre les idées en place et d'être content d'avoir certains
automatismes, une certaine condition physique et un mental qui m'a permis de
me dire "ben ça, je l'ai déjà fait en exercice, je vais le refaire et ça va
bien se passer".
Alors il est toujours triste d'apprendre la mort de quelqu'un.
Mais pas plus par celle d'un aspirant N4 que par celle de ceux qui sont
morts dans l'incendie de l'immeuble ce matin. En revanche, si le malaise de
l'aspirant N4 était survenu lors d'un vrai sauvetage, on avait peut être 2
morts.
Et puis, s'il était décédé en courant après son train en tirant son sac de
plongée, aurait il fallu accuser aussi la FFESSM ?
C'est triste, mais le jour ou le pépin nous tombe dessus, c'est peut être en
faisant un effort en plongée, mais ça peut être aussi sur son canapé un
dimanche après midi calme. C'est bien l'état de santé qui est responsable,
pas l'élément déclencheur surtout quand celui ci est moins important que ce
que la vie nous réserve régulièrement.
--
A+ °°°[:]o)

CFrofro http://www.cfrofro.fr

Enlever le MASQUE pour me répondre


Bernard Caron

unread,
Apr 14, 2011, 2:59:00 PM4/14/11
to
Le 14/04/2011 20:38, CFrofro a écrit :
> Bonjour ou Bonsoir à *JPP*
> jpp...@wanadoo.fr qui nous disait ici
> 4da55b27$0$32434$ba4a...@reader.news.orange.fr :
>
> || Bonjour
> || Appliquons le principe de précaution et suspendons cette épreuve dans
> || l'attente d'une étude approprié. Le N4 n'est pas un stage pour les
> || forces spéciales.
>
> Nager 500 m capelé n'est pas une activité de commando, enfin, pas au rythme
> demandé par le MFT.
> Le but est quand même de former des guides de palanquées, pas des brodeuses
> de naperon !

> Et puis, s'il était décédé en courant après son train en tirant son sac de


> plongée, aurait il fallu accuser aussi la FFESSM ?

Non
par contre si la FFESSM tenait des statistiques des accidents/incidents
et en faisait une analyse à des fins de prévention ce serait quand même
mieux.

Par exemple l'augmentation d'un certain type d'accident (en formation,
en épreuve, en explo) devrait permettre de mettre en place des
correctifs limitant les accidents comme par exemple :

http://www.bsac.com/page.asp?section=1038

Dans ce seul forum si je compte cela fait donc 3 morts en 3 ans sur le
capelé 500m. Et tous les ans dans les grands lacs des incidents et
accidents non répertoriés.

Bernard

DuboisP

unread,
Apr 14, 2011, 3:32:44 PM4/14/11
to
Le Thu, 14 Apr 2011 20:59:00 +0200, Bernard Caron
<bernar...@freefree.fr> a écrit:


>
> Dans ce seul forum si je compte cela fait donc 3 morts en 3 ans sur le
> capelé 500m. Et tous les ans dans les grands lacs des incidents et
> accidents non répertoriés.
>

et 0 crise cardiaque en pilotant un planeur n'a été relatée ici.
j'en déduis donc que le vol à voile est moins dangereux.


--
Utilisant le client e-mail révolutionnaire d'Opera :
http://www.opera.com/mail/

Bernard Caron

unread,
Apr 14, 2011, 3:35:09 PM4/14/11
to
Le 14/04/2011 21:32, DuboisP a écrit :
> Le Thu, 14 Apr 2011 20:59:00 +0200, Bernard Caron
> <bernar...@freefree.fr> a écrit:
>
>
>>
>> Dans ce seul forum si je compte cela fait donc 3 morts en 3 ans sur le
>> capelé 500m. Et tous les ans dans les grands lacs des incidents et
>> accidents non répertoriés.
>>
>
> et 0 crise cardiaque en pilotant un planeur n'a été relatée ici.
> j'en déduis donc que le vol à voile est moins dangereux.
>
>
humm...
je ne déduis rien du tout.
C'est une information. Les déductions je n'en fais pas. Toi si.

Denis JEANT

unread,
Apr 14, 2011, 4:02:35 PM4/14/11
to
Bonsoir Bernard,

Bernard Caron <bernar...@freefree.fr> wrote:

> Dans ce seul forum si je compte cela fait donc 3 morts en 3 ans sur le
> capelé 500m. Et tous les ans dans les grands lacs des incidents et
> accidents non répertoriés.

Tu es malheureusement loin du compte...

Aujourd'hui, si je me fis aux statistiques qui ne sont que partiellles
comme tu sais, aux articles dans la presse... il semble que l'on meurt
plus des suites d'un Arrêt-Cardio Respiratoire lors d'une activité en
plongée, en France, que des suites d'accidents de plongée proprement
dit.

La population des plongeurs français vieillit d'une manière globale
semble-t-il.

Pour l'activité opérationnelle UNIQUEMENT du CROSS Méditerranée en 2010:

"...Pour l'activité de plongée avec bouteilles, le nombre de décès (11
contre 4 en 2009) augmente sensiblement.
Mais il est important de noter que sur le total des 108 opérations
enregistrées par le CROSS, l'accident hyperbare ne constitue qu'environ
50% des cas. ..."

A+

angelina.deschamps

unread,
Apr 15, 2011, 11:49:06 AM4/15/11
to
bonjour

ne serait il pas interressant d'avoir l'arbre des causes de ce malheureux
accident ?

cordialemnt

@+

cordialement
"Denis JEANT" <de...@cortexmail.com> a écrit dans le message de news:
1jzqi15.jj3a5yrcgjuoN%de...@cortexmail.com...

Jean-Baptiste Nizet

unread,
Apr 15, 2011, 2:52:42 PM4/15/11
to
Bonjour.

J'étais sur le bateau, en tant que stagiaire pédagogique MF1, lors de
cette épreuve de capelé qui s'est tragiquement terminée. Je tiens
d'abord à transmettre mes sincères condoléances à la famille et aux amis
de Georges qui pourraient lire ces lignes.

Le 13/04/2011 09:36, al12 a écrit :

> Faut-il adapter l'épreuve? Le temps à réaliser est différent pour les
> femmes; pourquoi ne pas l'adapter au plus de 50? Mon cardiologue
> utilise des critères différents selon l'âge.
>
> Est-il utile de faire un temps canon pour l'avoir?
>

Non, il n'est pas utile de faire un temps canon. L'épreuve est de type
fait/non fait, et les conditions étaient idéales (hormis la température
de l'eau) lors de cette épreuve : mer plate, pas de courant. De plus,
Georges n'a pas semblé tenter de suivre le rythme plus élevé des autres
candidats, plus jeunes que lui.

> Peut-être faut-il arrêter de mettre la pression sur le N4 qui n'est
> plus qu'un guide de palanquée, arrêter cette mentalité de commando.
>

Je ne saurais dire si Georges ressentait cette épreuve comme une épreuve
de commando. Ce qui est sûr, c'est qu'elle n'a pas été présentée comme
telle par le jury, qui était très bienveillant.

> Est-il possible d'organiser pour cette qualification un contrôle
> continu (la validation se faisant par un MF2 par exemple) qui éviterai
> la surcharge, ne pas mettre le capelé après la 40.

Ce sont des pistes intéressantes, mais tous ceux, plus compétents que
moi (personnel médical, médecin fédéral) auxquels j'ai parlé de cet
accident m'ont dit qu'un tel accident est très difficile à prévoir, et
aurait pu survenir dans de toutes autres circonstances. Par ailleurs,
l'épreuve était la première de la journée. La dernière plongée ayant été
effectuée à 20m, la veille.

> Quitte à donner une
> compensation financière aux différents acteurs du N4 actuel.
>
> Souhaitons que cet homme soit la dernière victime; vraiment le
> dernier!
>

Souhaitons-le, effectivement. Je crains malheureusement qu'il s'agisse
d'un voeux pieux. Les accidents de santé font partie de la vie, et il
n'y a pas de raison qu'ils ne se produisent pas en plongée.

Amicalement,

JB.

> Amicalement
> Alain

al12

unread,
Apr 15, 2011, 5:16:39 PM4/15/11
to
Bonsoir

> J'en parle en connaissance de cause : ma 3eme plongée après mon N4, j'ai du
> assister un N2 narcosé à 35m. Ca s'est bien passé merci. Mais ça permet de
> bien se remettre les idées en place et d'être content d'avoir certains
> automatismes, une certaine condition physique et un mental qui m'a permis de
> me dire "ben ça, je l'ai déjà fait en exercice, je vais le refaire et ça va
> bien se passer".

Sans doute suis-je un peu plus vieux et certainement moins bon! Après
quelques plongées comme E2 je n'ai toujours pas emmené de N2 dans
l'espace lointain.

Je persiste à penser que les "savoir être" doivent aussi être évalués.

Encadrer bénévolement ne suppose pas faire n'importe quoi.

Un bon plongeur et, a forciori, un bon encadrant est à mon avis celui
qui prend toutes les précautions pour n'avoir pas à porter assistance.
Qu'il doive pouvoir le faire me semble être un minimum.

Et je ne suis pas bien sûr que les "rambos" soient tous des gens
équilibrés capables d'analyser froidement une situation pour être le
plus efficace possible. Il n'empêche que pour les exercices physique
ils mettent une pile à tout le monde!

Aussi se repose la question de l'évaluation!

Amicalement
Alain

Phi2L

unread,
Apr 19, 2011, 2:51:15 AM4/19/11
to
Le 13/04/2011 12:59, Denis JEANT a écrit :

>> Par contre, je pense qu'un guide de palanquée doit avoir malgré tout un
>> minimum de condition physique, sans nécessairement être un "commando".

Si l'on accepte ce postulat, il faudrait envisager une sorte "d'épreuve
de recyclage" régulière.
Or une fois le N4 passé, jusqu'au MF2, il n'y a plus d'épreuves
physiques ...
Donc elles ne sont pas indispensables, donc ... etc.
Je serais curieux de savoir combien d'encadrants continuent à entretenir
leur forme physique, avec pour base les chronos du N4.

Denis JEANT

unread,
Apr 19, 2011, 5:13:24 AM4/19/11
to
Salut Philippe,

Phi2L <philippe....@wanadoo.fr> wrote:

> Si l'on accepte ce postulat, il faudrait envisager une sorte "d'épreuve
> de recyclage" régulière.
> Or une fois le N4 passé, jusqu'au MF2, il n'y a plus d'épreuves
> physiques ...
> Donc elles ne sont pas indispensables, donc ... etc.
> Je serais curieux de savoir combien d'encadrants continuent à entretenir
> leur forme physique, avec pour base les chronos du N4.

Effectivement, c'est plutôt conseillé....même si ce n'est pas toujours
fait par certains.

Ensuite, tout dépend ce que les dits encadrants font en pratique:
baptême dans 3 mètres d'eau ou encadrement dans la zone des 40 ans dans
des conditions engagées sur des épaves où il peut y avoir du courant....

Selon moi, ce n'est pas de pouvoir refaire l'épreuve initiale de
l'examen qui est importante en soit. C'est quand on est encadrant de
pouvoir faire face en terme de condition physique aux situations que
l'on est suceptible de rencontrer dans son contexte pratique personnel
d'encadrant.

On peut très bien envisager par exemple à titre carricatural un
encadrant de 70 ans qui continue à faire des baptêmes dans 3 mètres
d'eau mais qui se refuse d'encadrer des jury de Niveau 4 sur l'épreuve
de 40 mètres car il n'a plus la condition physique de ses 20 ou 40 ou 50
ans.

Comme on doit adapter sa pédagogie à son élève comme enseignant, je
pense qu'en tant qu'encadrant, il faut adapter ses conditions
d'encadrement à ses possibilités du moment.

Denis JEANT

unread,
Apr 19, 2011, 8:22:55 AM4/19/11
to
Salut,

Denis JEANT <de...@cortexmail.com> wrote:

> Ensuite, tout dépend ce que les dits encadrants font en pratique:
> baptême dans 3 mètres d'eau ou encadrement dans la zone des 40 ans dans
> des conditions engagées sur des épaves où il peut y avoir du courant....

Il fallait bien évidement lire 40 mètres et non 40 ans, même si âgé de
40 ans on peut plonger à 40 mètres... 0 -))

enzo diver

unread,
Apr 27, 2011, 8:01:14 AM4/27/11
to
On 12 avr, 20:29, de...@cortexmail.com (Denis JEANT) wrote:
> la Méditerranée est une zone particulièrement
> accidentogène,

Drôle de formulation ....

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