lu dans le journal (de tete, en gros) :
une jeune fille de 20 ans est morte noyé lors d'un bapteme de plongee a agde
A+
steph
"jean" <jeloyabcdef...@club-internet.fr> a écrit dans le message de
news: 44fb2375$0$21147$7a62...@news.club-internet.fr...
Aïe ! Quelqu'un aurait plus d'info ?
--
Fred, dit le poulpe, plongeur professionnel au Pastox
"steph.leb" <steph....@wanadoo.fr> a écrit dans le message de
news:44fb5cc8$0$6506$636a...@news.free.fr...
>Merci par avance, ça compte beaucoup pour moi. Mon e-mail est le
>suivant: Alqu...@caramail.com Merci beaucoup.
Réponse sur ton email privé.
Frédéric.
C'est bien triste, et toutes nos condoléances à ces proches.
je n'ai pas d'infos sur ce grand malheur, il faut donc rester prudent
quand à l'analyse. Il existe ce que l'on nomme des accidents "immérités"
comme par exemple une malformation,une crise cardiaque,un évenement
pouvant être générateur de stress au pire et pour ratisser large un
accident mécanique, comme une embarcation qui vous percute,un animal
agressif ou venimeux (mers tropicales), ce genre de chose qui vous tombe
dessus sans crier gare et peut tout à fait se produire dans une autre
activité. Par contre, une chose dont on peut être certaine, c'est qu'il
ne peut en aucun cas ( si les prérogatives ont été respectées) s'agir
d'un accident de décompression.
à part ces "cas", j'ai beau faire le tour, en éliminant les soucoupes
volantes, hormis bien entendu une très grosse bavure de l'encadrement,
je vois mal comment ont peu perdre quelqu'un lors d'un baptême, ce n'est
pas par curiosité morbide, mais j'avoue humblement que j'aimerai bien
connaître le fin mot de cette tragédie.
Crdlt !
Chab
alquimico a écrit :
Plongée sur le site des des Tables (profondeur max 12 m) - Club de
plongée "Alizé plongée dirigée par Mr BOFFETI.
Circonstances du drame:
Un jeune apprenti moniteur (???) a emmené deux baptêmes de plongée
avec lui, dont votre amie. Le "moniteur" a perdu de vue la jeune fille
(manque de visibilité + courant) au cours du baptême. Celle-ci a
été retrouvée 20 minutes plus tard et n'a pus être ramenée à la
vie malgré les tentatives des sauveteurs.
Il ne peut s'agir d'un accident de décompression. Il semble qu'il y
ait eu noyade. Une enqûete judiciaire est actuellement en cours et le
club est fermé.
Connaissant le club en question pour l'avoir toujours évité, il
s'agit d'un accident stupide qui n'aurait jamais du arrivé (un
baptême=1 moniteur breveté). Tous les moniteurs de cette structure
sont suspendus (suspension automatique de 6 mois, jusquà la fin de
l'enquête).
Je vous présente toute mes condoléances, pour cet accident tragique
qui aura emporté une jeune fille de 21 ans, suite à la grandeur de la
bêtise humaine...
alquimico a écrit :
Il faut être sérieux en pratiquant notre activité, et son essort passe
par ce sérieux.
Eric
Pour autant, il existe de très bonne structures de plongée sur le cap
d'agde, on ne peut plus sérieuses, il y a simplement trois clubs a
éviter (et maintenant seulement deux).
Bonjour,...
Mai c'est grave ce que je lis là !! 3 clubs à éviter pour une ville
de seulement 20 000 habitants !!!
Il ne devrait pas y avoir de clubs à éviter, la plongée c'est trop
sérieux pour se le permettre.
Toutes mes condoléances à la famille et aux amis de la jeune femme
décédée.
La plongée est un sport merveilleux, dans lequel les accidents
devraient restés rarissimes. Malheureusement, comme dans toute
activité à risques, certaines structures/personnes restent totalement
irresponsables et ce malgré les contrôles administratifs qui ont lieu
tous les ans. Nous apellerons cela les brebis galeuses du métier...
Les plongeurs confirmés savent ou aller lorqu'ils vont au Cap d'agde,
malheureusement le touriste de passage qui ne connaît pas l'activité
et qui vient pour un baptême ou des premières bulles ne sait pas
toujours ou s'adresser ni juger du sérieux de la prestation proposée.
Quand au reste, là encore tout est affaire de formation et de sérieux
professionnel. Je connais des club commerciaux (France et Etranger) qui
ne lésineront jamais sur le sérieux de la formation et la délivrance
des diplomes. Je connais un club associatif qui a délivré un diplome
de niveau1 à une personne qui a réussi une remontée genre balle de
tennis lachée à 20 m, après une panique liée à un vidage de
masque...(lors de la plongée d'évaluation finale en mer)... que dire
et que faire. L'inverse est tout aussi vrai et le débat n'est
évidemment pas de critiquer tel ou tel type de structure, mais
simplement d'éliminer progressivement les mauvais...
gerald....@gmail.com a écrit :
Bonjour Jean-Michel,
> La plongée est un sport merveilleux, dans lequel les accidents
> devraient restés rarissimes.
Le risque 0 n'existe pas dans toute activité humaine. Vivre, c'est
continuellement essayer d'évaluer les risques et d'éviter d'en prendre
qui puisse être fatals ou accidentogènes...
Les accidents de plongée sont multifactoriels et il n'est pas toujours
possible de contrôler tous les paramètres.
A titre d'exemple, tu ne sais pas nécessairement si le plongeur qui
compose la palanquée est reposé...s'il a des problèmes pyschologiques...
Pour dire que les accidents ne sont pas nécessairement dû à
l'incompétence des moniteurs ou des structures....
C'est le fait de laisser croire cela qui conduit au déni en cas
d'accident de plongée, de la part de la victime ou de son entourage...
ou le fait que certains essayent de cacher leurs accidents plutôt que
d'y faire face avec une certaine efficacité...
Il y a des moniteurs sérieux et des structures sérieuses qui ont
parfois des accidents de plongée dans le cadre de leurs acivités...
Bien évidemment tout accident doit entraîner à posteriori une analyse,
une remise en question et des mesures correctives...C'est de cette
manière que l'on progresse et que l'on évite de reproduire des
situations similaires...
> Malheureusement, comme dans toute
> activité à risques, certaines structures/personnes restent totalement
> irresponsables et ce malgré les contrôles administratifs qui ont lieu
> tous les ans. Nous apellerons cela les brebis galeuses du métier...
Par contre, il est vrai que PARFOIS, on rencontre des gens
irresponsables et qui n'ont que professionnels le nom.
Je ne connais pas la structure dont il est question, je ne pourrais donc
pas me prononcer sur le sujet.
Par contre, il serait intéresserait de connaître la véritable forme
juridique de cette structure...
Sans faire d'amalgame car je ne connais pas cette structure, je pense
que les structures associatives en plongée qui ont une activité
commerciale déguisée sur la côte ou/et qui emploient de manière
régulière et généralisée des moniteurs de plongée, dans le cadre de
travail dissimulé courcourent pour une bonne majorité à des situations
comme décrite par tes soins.
Dans ce domaine, nous avons une part de responsabilité à encourager un
tel certain système...
Je vous encourage donc à boycoter toutes les structures associatives
déguisées qui ont une activité commerciale sur la côte en France...
J'exclus bien évidement les clubs véritablement associatifs sans
activité commerciale (qui ne devraient pas accueillir d'autres plongeurs
en dehors de leurs membres), les SCA de la FFESSM, les sociétés
commerciales en plongée autres: ANMP, PADI, SSI... (à ne pas confondre
avec les simples armateurs ou commerçants), les travailleurs
indépendants en plongée...
Je t'invite à ce sujet, à lire l'article dans lequel, je décris ma
propre vision de la plongée en France:
http://www.aqua-web.net/joom/content/view/426/45
A+
Denis
--
Site contributif sur la plongée sous-marine:
http://www.aqua-web.net
Contact: http://minilien.com/?LbxLZqgRj8
> Pour dire que les accidents ne sont pas nécessairement dû à
> l'incompétence des moniteurs ou des structures....
Complétement d'accord !
> Par contre, il serait intéresserait de connaître la véritable forme
> juridique de cette structure...
Procès d'intention !
De plus légèrement contradiictoire avec ce que tu évoque précédemment me
semble t-il ! non ?!
> Sans faire d'amalgame car je ne connais pas cette structure, je pense
> que les structures associatives en plongée qui ont une activité
> commerciale déguisée sur la côte ou/et qui emploient de manière
> régulière et généralisée des moniteurs de plongée, dans le cadre de
> travail dissimulé courcourent pour une bonne majorité à des situations
> comme décrite par tes soins.
Là non plus je n'adhère pas, en quoi le statut juridique de la structure, en
quoi le statut réél du moniteur (bénévol ou salarié) permet de définir
qu'une structure est plus sérieuse qu'une autre (en termes de sécurité).
Je connais des structures associatives qui marchent sur les plates bandes
des structures pro mais qui le font dans toutes les règles de sécurité et je
connais aussi des structures pro ou il vaut mieux ne pas trop souvent
plonger.
> Je vous encourage donc à boycoter toutes les structures associatives
> déguisées qui ont une activité commerciale sur la côte en France...
Sur le principe suis ok !
Chabi
Bonjour Chabi,
> > Par contre, il serait intéresserait de connaître la véritable forme
> > juridique de cette structure...
>
> Procès d'intention !
> De plus légèrement contradiictoire avec ce que tu évoque précédemment me
> semble t-il ! non ?!
Aucunement. J'ai un très grand respect pour les vrais bénévoles,
moniteurs bénévoles et clubs associatifs. Nombreux sont très compétents
et se dévouent sans compter dans un contexte loin d'être facile.
Par contre, j'en ai peu pour ceux qui profitent du système bénévole pour
faire une certaine forme de commerce...
Aujourd'hui, il y aucun prétexte à être sous forme associative pour
faire du commerce...Il existe même le statut de SCA au niveau de la
FFESSM...comme le prévoit les nouveaux statuts des fédérations agréées
en France.
les SCA sont les Scrutures Commerciales Agréés de la FFESSM (centres pro
de la FFESSM).
> > Sans faire d'amalgame car je ne connais pas cette structure, je pense
> > que les structures associatives en plongée qui ont une activité
> > commerciale déguisée sur la côte ou/et qui emploient de manière
> > régulière et généralisée des moniteurs de plongée, dans le cadre de
> > travail dissimulé courcourent pour une bonne majorité à des situations
> > comme décrite par tes soins.
>
> Là non plus je n'adhère pas, en quoi le statut juridique de la structure, en
> quoi le statut réél du moniteur (bénévol ou salarié) permet de définir
> qu'une structure est plus sérieuse qu'une autre (en termes de sécurité).
Dans sa démarche, on est pro ou on ne l'est pas...
Mon but n'est pas d'opposer les moniteurs bénévoles aux moniteurs pro
BEES. C'est au passage, ce discours qui a été longtemps été tenu par
certains responsables de la FFESSM par le passé...
Je pense que les moniteurs bénévoles méritent le respect.
Avant d'être professionnel, j'ai été de nombreuses années enseignant
bénévole: initiateur club, MF1 puis MF2.
Je suis licencié à la FFESSM depuis 1976 (30 ans).
http://minilien.com/?b7W08busrK
Ils existent même des passerelles qui leur permettent d'accèder du MF1
assez facilement au BEES 1°. Même chose pour l'OWSI PADI.
Je pense que c'est le système actuel de travail dissimulé qui fait pour
une bonne part qu'une majorité de BEES 1° en plongée (niveau Bac+2) sont
encore payés parfois à des salaires proches du SMIC (revenu minimum
français) alors qu'il travaillent sur des emploi saisonnier le plus
souvent et avec des responsabilités...
Même chose en ce qui concerne la concurrence déloyale faite par
certaines structures associatives déguisées à de vrais centres pro (SCA
de la FFESSM, sociétés, travailleur indépendant) sur la côte....
D'autre part, le plus souvent quand il s'agit de bénévoles qui
travaillent de manière dissimulée, il s'agit le plus souvent le temps
des vacances . Le turn over est souvent très important.
Tout le monde sait que le diplome constitue en quelque sorte le permis
d'enseigner. Ensuite, sur le terrain, le moniteur doit apprendre et
s'adapter aux spécificités des lieux et de la structure.
Pour prendre un exemple carricatural et extrème. Il faut par exemple
presque 6 mois pour bien former un BEES 1° pour qu'il soit autonome dans
les plongées dans les passes de Rangiroa, en Polynésie française...
> Je connais des structures associatives qui marchent sur les plates bandes
> des structures pro mais qui le font dans toutes les règles de sécurité et je
> connais aussi des structures pro ou il vaut mieux ne pas trop souvent
> plonger.
Cela arrive effectivement, mais globalement, je pense que le fait de
faire appel au travail au noir peut avoir des conséquences sur la
sécurité dans de nombreux cas.
Il n'y a pas qu'en plongée. Regarde dans le BTP pour t'en rendre
compte...
Tu ne peux pas avoir les mêmes exigences avec quelqu'un que tu paies et
quelqu'un qui travaille au noir, chez toi quand tu es dans une
structure qui fait de la plongée de type commercial sur la côte...
Dans cette logique certains seront moins regardant car ne souhaitent pas
que le dit "moniteur" parte de leur structure. Quand tu paies quelqu'un,
tu es en droit d'attendre de lui un minimum de qualité dans son
travail...C'est établi de manière contractuelle...par un contrat de
travail. Dans le cas du travail au noir, le contrat est le plus souvent
oral...
> > Je vous encourage donc à boycoter toutes les structures associatives
> > déguisées qui ont une activité commerciale sur la côte en France...
>
> Sur le principe suis ok !
OK
Peux tu me conseiller un ou deux club sur le Cap d'Agde?
merci
Didier
"N3CMAS" <jean.mi...@wanadoo.fr> a écrit dans le message de news:
1157869258.5...@d34g2000cwd.googlegroups.com...
--------------------------------------------------------------------------------
J'utilise la version gratuite de SPAMfighter pour utilisateurs privés.
43 e-mails spam ont été bloqués jusqu'à maintenant.
Les utilisateurs payant n'ont pas ce message dans leurs e-mails.
Essayez SPAMfighter gratuitement maintenant!
Tout a fait d'accord avec toi sur a peu près tout ce que tu as dit.
Peut être me suis je mal exprimé: loin de moi l'idée de promouvoir
le fait que les accidents sont liés à l'incompétence des moniteurs
ou des structures, bien au contraire..
Je me souviens de tous mes moniteurs (sauf 1). Il m'arrive très
souvent encore de plonger avec eux juste pour le plaisir et c'est une
excellente manière de continuer mon apprentissage... C'est grâce au
sérieux de la formation que j'ai reçue, qu'aujourd'hui je peux
plonger en autonomie en toute confiance et je pense en sécurité pour
mon binôme et pour moi même. Cette formation je l'ai reçue aussi
bien dans des structures commerciales qu'associatives.
J'ai lu ton article sur ta vision de la plongée française. Il est
intéressant et soulève des problèmes réels que toutes les grandes
structures devraient prendre en compte.
Une certaine évolution de la plongée française...
La course aux niveaux que tu évoques me parait un point important.
Pourquoi ne pas imposer dans le cursus du plongeur un nombre minimal de
plongée avant de passer au niveau supérieur. J'ai vu des plongeurs
niveau 2 se présenter au niveau 3 alors qu'ils n'avaient que 20
plongées à leur actif. Cela me paraît trop peu pour un plongeur
supposé évolué en autonomie et en co-responsabilité, dans un espace
s'étendant jusqu'à 60m.
Il n'y a pas uniquement qu'une logique commerciale, beaucoup de clubs
de terre poussent leur plongeurs dans une course au niveau effrénée.
Certains avaient déjà validés la théorie du Niveau III, avant même
d'avoir finis le niveau II... Petite anecdote : Inscrits avec ma
femme à un club du centre de la France, pour le niveau II, nous avons
palmé toute l'année en piscine, passés le niveau II en une semaine
au cours d'un stage en mer (dans le cadre du club) pour s'entendre
dire au retour ... « Maintenant vous vous inscrivez au niveau III pour
la saison prochaine, les entraînements recommenceront au mois de
septembre». Nous aurions alors palmé et palmé pendant 6 mois ...
Nous avons quittés le club pour pratiquer et acquérir de
l'expérience. Ce n'est qu'après une centaine de plongées que
nous nous sommes décidés à passer au niveau 3.
Beaucoup de plongeurs sont des occasionnels...
Tout a fait d'accord. Il faut donc prendre en compte et adapter
progressivement la structure de la plongée (et l'apprentissage) pour
tenir compte de cette nouvelle population de plongeurs. Ceci dit, il
faut veiller à ce que ces plongeurs soient responsables de leurs
actes, qu'ils apprennent véritablement ce que c'est de plonger en
binôme et qu'ils maîtrisent les techniques indispensables.
La plongée de loisir en France doit également se professionnaliser.
Le système pseudo commercial que tu décris doit évidemment
disparaître. Les moniteurs - quelque soit leur formation (MF ou BEES)
- pratiquant une activité commerciale doivent pouvoir prétendre à
une rémunération décente, ce qui passe automatiquement par une
revalorisation du prix des plongées proposées au public.
Ceci suppose cependant qu'il n'y ait pas une concurrence acharnée
sur le terrain, avec 7 écoles de plongées au m2. Car alors, c'est
une guerre des prix annoncés, qui se fera malheureusement au
détriment de la qualité et de la sécurité. Notamment, certains
jeunes moniteurs ont quelquefois la tête trop pleine, et pensent
qu'après seulement une ou deux saisons, ils vont pouvoir monter leur
propre structure. Avec quelques aides à l'emploi, ils montent un
club dans une cave et concurrencent pendant une ou deux années
(jusqu'à épuisement des aides financières) leurs aînés en
cassant le marché et en attirant les plongeurs occasionnels. Ceci est
à mon sens dommageable à terme à l'activité plongée dans son
ensemble. Ne pourrait on pas imposer aux jeunes moniteurs une période
minimale avant qu'il ne puisse s'installer à leur compte. Ceci
leur permettrait de progresser et d'acquérir de l'expérience
professionnelle avant de franchir le pas. Ce qui me fait rapidement
rebondir sur la dispute classique entre MF et BEES. Vu de
l'extérieur, ce n'est à mon sens qu'une querelle de clocher
qu'un jour il faudra bien régler définitivement.
Le mélange des genres est inévitable dans une activité qui sort
progressivement et difficilement de l'âge de pierre (plongée
réservée aux initiés machistes). Comme tu le signales justement, la
plongée française pour pouvoir s'adapter et à terme survivre doit
entamer une réflexion profonde impliquant tous les acteurs et en
regardant ce qui se fait ailleurs. Sans vouloir être vexant, les
organismes français ne sont guère connus (et reconnus) à
l'extérieur de l'hexagone et à l'heure de la mondialisation
pourquoi vouloir créer une spécificité française...
Au sujet de la pédagogie, tu touches un point important. Etre
pédagogue suppose à mon sens deux qualités : l'une c'est
d'être à l'écoute de l'autre (l'élève) pour comprendre et
être à même de corriger ce qui ne va pas. L'autre c'est de
savoir expliquer en des termes accessibles à tous. Les méthodes
pédagogiques ne sont qu'un outil à la disposition du futur moniteur
et ne doivent pas être dogmatiques. Ceci dit là encore, la pratique
est indispensable pour le jeune moniteur et pour cela rien de mieux
qu'un suivi par un collègue plus expérimenté (coaching).
Une petite anecdote à ce sujet, lors d'une session en club, l'an
dernier, j'effectue une prise d'assistance que m'avait apprise un
copain - plongeur Tec et instructeur en Australie - Il m'a été dit
par le moniteur que ma prise était nulle et non conforme à ce que
l'on apprenait à la fédération... Mais ou avais je donc eu mon
niveau III... Etant d'un naturel un peu sanguin et ayant une sainte
horreur prolongée du palmage en piscine, tu peux imaginer qu'elle
fut ma réaction... Depuis lors, je ne mets plus les pieds dans une
structure de club et je vais tout simplement plonger en mer chaque fois
que je le peux.
Il me semble important que la plongée sorte de ses carcans
"technique" et "trop scientifique".
Là encore, je ne peut qu'appuyer ton discours. La plongée loisir
devrait être une plongée plaisir. Si je suis convaincu que les
techniques de base doivent être apprises et maîtrisées, elles ne
sont certainement pas une finalité en soi. Dans les formations, toute
plongée technique devrait comporter une partie d'exploration,
surtout lorsqu'il s'agit des niveaux I et II. C'est en faisant
des plongées d'explorations encadrées que j'ai fini par
maîtriser naturellement ma flottabilité, ma vitesse de remontée...
en singeant d'abord mon moniteur, après avoir observé son
comportement sous l'eau (hors du stress de l'exercice) puis en
expérimentant moi même.
En général, le plongeur aspire beaucoup plus à devenir un plongeur
naturaliste qu'un biologiste sous-marin dans le sens scientifique du
terme.
Je fais de la photo, et j'avais pensé faire la formation
d'animateur Bio proposée par la fédération. J'en ai été un peu
échaudé. Regardant des photos que j'avais prise en corse, un
animateur Bio m'a déclaré d'un ton pédant : « Ta photo de
Langoustinus Corsicus est vraiment excellente» Si c'est cela la
formation Bio, alors non merci. Je préfère une approche un peu plus
naturaliste pour devenir moins idiot, mais je n'ai pas besoin que
l'on me gave la tête de noms latins, j'ai eu ma part en mon temps
à l'école...
J'en profite pour rebondir sur la formation des moniteurs. Le
moniteur a un rôle de formateur mais il devrait avoir aussi un rôle
de guide du « parc marin » dont il a la charge. Trop souvent je vois
encore des moniteurs qui prennent une palanquée et partent faire une
randonnée aquatique sans s'arrêter un seul instant pour observer et
faire observer. Je trouve cela fort dommage.
J'ai eu la chance de rencontrer Georges Antoni et Geneviève
récemment en Corse, quel plaisir de les entendre raconter leurs
plongées... Toujours en Corse, une monitrice du club et amie nous a
emmenée ma femme et moi pour une plongé mystérieuse... à la
découverte d'un homard gigantesque qui au dire de notre guide était
là depuis 9 années... Je ne sais pas si c'est vrai, mai peu importe
cela fait partie de la magie de la plongée d'exploration et j'en
garderai encore longtemps l'image dans ma tête. Je rêve de pouvoir
plonger avec des véritables guides de la mer tout en progressant du
point de vue technique. En attendant, j'explore avec ma femme
quelques fonds marins et même si je n'ai pu tout voir, cela me
suffit pour entretenir ma passion.
Je n'ai pas l'intention de passer le niveau IV, et donc à fortiori
le monitorat. Je pense m'orienter vers la plongée profonde et un peu
plus technique, de manière à continuer à progresser. Ma femme quant
à elle va peut être prendre une tournure un peu plus bio. Mais
quoiqu'il en soit nous plongerons tous les deux autant que nous
pourront, juste pour le plaisir.