Semaine de la fashion week de la mode : Ils ne sont pas très connus, mais...

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yiwenzi

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Mar 4, 2013, 2:33:49 AM3/4/13
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La semaine de la mode parisienne a démarré. Et, comme à Tout Chose, on ne sert pas la soupe aux grandes marques, c'est l'occasion de présenter des « créateurs pas encore très connus ». Le Moine tricote, par exemple, vient de présenter sa collection automne-hiver 2013. Pas de défilé, mais une présentation statique de pièces très travaillées qui montrent que le fait-main revient en force. On l’a déjà dit, mais après les chaises tricotées par des mamies, en voici une nouvelle preuve. Derière cette cette toute jeune marque se cache Alice Lemoine, 27 ans. Formée au Japon et passée chez l’Américain Rick Owens, Alice Lemoine se veut au croisement des méthodes traditionnelles et d'une modernité portable plutôt minimaliste. Un peu trop à mon goût. Trop de noir, trop de « vrai chic parisien ». Alice Lemoine a le tricot strict. Elle est pourtant souvent présentée comme l’un des meilleurs espoirs de sa génération. A vérifier une autre fois chemise femme...

Du côté de chez Aganovich, un duo formé à Londres en 2008, un seul mot comme indice à la nouvelle collection : « Machine ». Allait-on assister à un défilé robotique ? Pas vraiment, plutôt un agréable voyage sur des sonorités mystico-planantes. Du bronze, du bleu vif, de l’asymétrique, des chemises qui se changent en robes et même des bottes violettes... La femme Aganovich ne marche pas au pas, elle avance lentement, drapée dans les matières sensuelles et enveloppée de mystère, quelque part entre ours en peluche et glam rock, cirque et monastère bouddhiste. C’est audacieux, souvent très beau, il y a de l'humour, mais c’est un peu de la « mode pour modeux », comme le dernier album de tel super musicien que seuls quelques initiés connaissent.

On termine avec Nicolas Andreas Taralis. Originaire de Toronto, ce trentenaire, ancien assistant de Hedi Slimane chez Dior Hommes, défile depuis 2005. Musicalement, il a placé sa saison sous le signe de Chopin et de Talk Talk. Une mélancolie assez rock qui colle à ses vêtements, avec coupes très nettes et détails japonisants. Quelques têtes se hérissent de crêtes punk ou d'auréoles de madones. Est-ce qu’on a envie de voir ça dans la rue ? Mais oui.

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