Page "Mallonga gramatiko de Uropi"

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Silvàn

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Sep 1, 2010, 8:49:14 PM9/1/10
to Uropi
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Bertràn

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Sep 21, 2010, 11:12:07 AM9/21/10
to Uropi
I av lisen id relisen de "Kurti Uropi Gramatik" id i volev koparto eke
od mi kritike o inprese...

Prim i vol davo mi personi menad ov gramatik generalim, id po da i
prigus proslogo in Franci. Vole ʒe skuzo ma.

Pour moi, une grammaire est en quelque sorte une analyse détaillée et
objective de la structure et du fonctionnement d'une langue ou d'un
langage. Elle cherche surtout à mettre en évidence puis à exposer les
règles et les exceptions et à les justifier. Attention toutefois de ne
pas confondre exceptions et irrégularités (que l'on devrait chercher
à supprimer ou au moins à atténuer).

Il existe plusieurs sortes de Grammaire, la grammaire qui cherche à
exposer le plus simplement et le plus clairement possible les règles
de base de langue, ou bien la grammaire comparative ou encore la
grammaire critique, etc... Je pense que s'il s'agit de présenter
brièvement la langue, et a fortiori dans une autre langue, le premier
type de grammaire me semble le plus adéquat. Les comparaisons n'ont
alors pas lieu d'être sauf pour expliquer certains points comme par
exemple au niveau de la prononciation (ex.: "ʒ" se prononce comme "j"
en français ou comme "ĵ" en Esperanto, etc.) ou pour éclaircir
certaines notions qui n'existent pas dans la langue dans laquelle la
grammaire est écrite (le génitif, le parfait, la forme durative, etc.,
etc.) ...

Ces premières considérations m'ont été en fait inspirées par
l'introduction de la KUG (ou "mallonga gramatiko de Uropi") :

« Gramatiko de Uropi ne estas plene regula, kaj logiko ludas en ĝi
malpli centran rolon ol en tiu de Esperanto. Tamen, ĝi estas
nekompareble pli regula kaj facila ol tiu de iu ajn natura lingvo, sed
samtempe donas al la lingvo pli naturecan aspekton ol Esperanto.

Fine, Uropi estas tre densa lingvo. »

(La grammaire de l'Uropi n'est pas totalement régulière et la logique
y joue un rôle moins central qu'en Espéranto.Cependant, elle est
incomparablement plus régulière et facile que n'importe quelle langue
naturelle, mais en même temps donne à la langue un aspect plus naturel
(ou naturaliste ?) que l'Espéranto.

Finalement, l'Uropi est une langue très dense.)

Je ne suis pas d'accord à la fois sur le fond mais aussi sur la forme.

Commençons par la forme : s'agissant d'une "brève grammaire" de
l'Uropi, comme son nom l'indique, on ne s'attend pas, dès les
premières phrases, à une critique ou peut-être à un questionnement sur
la langue, en tout cas à une comparaison entre l'Espéranto et l'Uropi,
qui semble désavantager ce dernier. En effet on pourrait comprendre de
prime abord que l'Uropi n'est ni logique, ni régulier (ce qui est
inexact, nous le verrons), contrairement à l'Espéranto (qui ne l'est
pas vraiment plus d'ailleurs). Puis on remarquera, secondairement que
l'Uropi est quand même plus régulier et plus facile que n'importa
quelle langue naturelle. Cependant le fait que l'Uropi paraisse plus
"naturel" que l'Espéranto semble être un inconvénient. Je pense que la
deuxième partie de la proposition (juste après le "sed"/"mais") ne se
trouve pas au bon endroit.

Sur le fond, je dirais que l'Uropi est parfois plus logique que
l'Espéranto, par exemple en ce qui concerne l'accent tonique et que
l'on peut même parler dans ce cas de régularité. J'ajouterai aussi que
l'Uropi me semble même plus facile que l'Espéranto, à certains égards
et sans doute du fait de son côté plus "naturel" que je ne vois,
personnellement, que comme un avantage, même si cela peut entraîner
des exceptions (il y en a aussi en Espéranto) qui ne sont pas
forcément des irrégularités (il y en a aussi en Espéranto).

Cependant le propos n'est pas de comparer de façon critique l'Uropi
avec l'Espéranto, sinon la grammaire aurait dû s'appeler "Kompara
Gramatiko de Uropi kaj Esperanto", ou peut-être "Lingvaj Demandoj pri
Uropi" s'il ne s'agit que de questions ou de demandes
d'éclaircissement sur certains aspects de l'Uropi.
Néanmoins je poursuis mon analyse et mon questionnement, car je ne
comprends pas très bien la conclusion de l'introduction :
Fine, « Uropi estas tre densa lingvo. » (Finalement, l'Uropi est une
langue très dense).
Que signifie "densa" ? Cela veut-il dire que l'Uropi est "touffu" ou
"lourd", donc peut-être peu ou pas clair ? Peut-être est-il nécessaire
de développer cela, ou de l'omettre si l'on veut faire court et
clair ? A mon avis, il s'agirait alors plus d'une discussion ou d'un
jugement sur l'Uropi (qui pourrait d'ailleurs être tout à fait
intéressant) que de la présentation de sa grammaire.

Des exemples de comparaisons utiles se trouvent dans la partie "Sonoj
kaj literoj". Elles sont pratiques, objectives et même indispensables
à la compréhension de la prononciation, d'ailleurs très simple, de
l'Uropi.

En revanche, en ce qui concerne le paragraphe décrivant l'
accentuation ("Akcento"), j'ai encore quelques critiques à faire.
Je ne dirais pas que la règle de l'accentuation est plus difficile en
Uropi qu'en Espéranto, mais qu'elle est plus sophistiquée et aussi
beaucoup plus logique . L'accentuation est en tout cas plus naturelle
et plus euphonique (j'ajouterais aussi moins artificielle et moins
mécanique). Une fois la règle principale comprise : accent sur la
racine (ce qui me paraît très logique ou en tout cas sensé, voire
essentiel), les modalité de son application coule de source : on
n'accentue pas les préfixes, suffixes et désinences, pour le reste il
y a un accent écrit, qui d'ailleurs ne concerne que quelques
catégories de mots.

Il y avait aussi un paragraphe, visiblement dans une ancienne version,
qui parlait de "falsaj kunmetaĵoj" (fausses compositions) et dont le
contenu me paraissait un peu farfelu, si j'ose dire, à part la
première phrase :" Ekzistaj radikoj en kiuj oni povas rekoni aliajn
radikojn, kvankam ili ne vere estas kunmetaĵoj." (il existe des
racines dans lesquelles on peut reconnaître d'autres racines, bien
qu'il ne s'agit pas véritablement de mots composés). Il est vrai qu'il
existe parfois une certaine "parenté" entre certains mots, bien que
les racines soient distinctes ... Le paragraphe étant supprimé, je ne
m'étendrai pas davantage sur le sujet.

A propos des mots composés, je me demande si on peut parler de mots
composés lorsqu'on ajoute simplement un préfixe ou un suffixe. Ne faut-
il pas réserver l'appellation "mot composé" à la composition de
racines ? Il s'agit juste d'une question que je me pose ...

Voilà l'essentiel de mes critiques qui sont avant tout des
impressions, donc tout à fait discutables et ... criticables. Elles
cachent ou plutôt elles suscitent également une question : Quel est
l'objectif de cette Kurti Gramatik ? ... brève présentation de l'Uropi
en Espéranto, grammaire comparative et/ou critique, questionnement sur
l'Uropi ? Les trois objectifs ont tous une certaine valeur et
uncertain intérêt. On pourrait même réunir les trois objectifs d'un
coup, mais ça risquerait de ne plus vraiment être
"mallonga" (kurti) ... Si je peux me permettre il faudrait que cela
soit plus clair dans le titre et dans l'introduction.

Merci de m'avoir lu jusque là et bon courage pour la suite du travail


On 2 sep, 02:49, Silvàn <silv...@cooptel.qc.ca> wrote:
> Ĝi kreskas. Bonvolu komenti ĝin.
> Je gres. Prijim komento ja.
>
> Cliquez surhttp://groups.google.com/group/uropi/web/mallonga-gramatiko-de-uropi

Silvàn

unread,
Sep 21, 2010, 1:52:44 PM9/21/10
to Uropi
Merci bien d'avoir lu ma grammaire.
En fait, ce que je voulais faire, c'est présenter la grammaire de
l'uropi aux Espérantistes. Par conséquent, il est évident que je fais
des comparaisons à la grammaire espéranto.
Et j'ai commencé par une présentation générale, détaillant les
principaux traits de l'uropi, bien entendu en comparaison avec
l'espéranto, puisqu'il s'agit de deux langues hautement comparables,
selon moi, du moins dans leur but, sinon dans leur structure.

Maintenant, quelques points:
quand je dis que l'uropi est densa, je veux dire que ses énoncés sont
souvent plus courts que des énoncés similaires en espéranto. Tout
simplement. Merci d'avoir noté le manque de clarté. Un texte est
toujours clair pour son auteur.

Quant à l'accent tonique: la règle en uropi est vraiment plus
compliquée. De plus, il est faux d'affirmer que l'accent tombe sur la
racine, puisque ce n'est plus vrai quand on a deux suffixes. Et puis,
dire que l'accent tombe sur la racine ne nous avance pas beaucoup,
puisqu'on ne sait pas où sur la racine. Il faut aussi tenir compte de
ce qu'on pourrait appeler des pseudo-suffixes. En fait, il faudrait
parler l'uropi devant d'autres uropistes avant de pouvoir affirmer
être certain de maîtriser cette règle. (C'est pourquoi j'avais proposé
que nous utilisions Skype, mais personne ne semble intéressé.)
L'accent tonique espéranto n'est pas vraiment non-naturel: le français
accentue régulièrement la dernière syllabe; le polonais, l'avant-
dernière; le hongrois ou le finnois, la première, et personne ne s'en
plaint.

Quant aux "faux composés", j'aimerais bien savoir qui a éliminé ce
paragraphe sans même le mentionner. Je trouve cela indélicat. Je
trouve cette réalité de l'uropi particulièrement intéressante.

Silvàn

unread,
Sep 21, 2010, 2:00:34 PM9/21/10
to Uropi
À UK:

Est-ce bien vous qui avez effacé une section de ce que j'avais écrit
sans même en parler? Pourquoi donc? Niez-vous qu'on puisse voir une
parenté entre Lun, dia et Lundia, ou entre keb, vil et kevìl?

On 21 sep, 11:12, Bertràn <bertrand.care...@laposte.net> wrote:

Silvàn

unread,
Sep 21, 2010, 2:31:06 PM9/21/10
to Uropi
Toujours à UK: J'aimerais aussi savoir si vous comptez un jour finir
de corriger la fameuse vordilist. Il y reste des centaines de mots à
astérisque. Je reste persuadé que vous pourriez le faire en une heure
ou deux. Mais le plus important est que vous êtes LE SEUL à pouvoir le
faire et qu'il n'existe donc toujours encore aucun document accessible
contenant l'ensemble du lexique uropi. Je suis bien prêt à participer,
mais il y a des choses que seul vous pouvez faire et sans lesquelles
on ne peut pas avancer. Et je ne compte pas parmi ces choses le fait
de mettre de la couleur dans votre dico étymo, ni même de mettre en
forme les caractères grecs, cyrilliques ou autres. Ça, d'autres
peuvent le faire. Si on leur en offre l'occasion. Sur un wiki que je
suis bien prêt à démarrer dès que j'aurai du matériel autre que mes
propres dictionnaires. (Pourquoi, à ce propos, ne pas me faire
parvenir des textes en version traitement de texte?)

Par ailleurs, dès juillet, je vous avais demandé s'il serait possible
de recevoir les autres langues du dictionnaire de 4000 mots en onze
langues. Même s'il s'agit du grec ou du russe, je reste convaincu que
je pourrais en tirer quelque chose. Il ne vous faudrait qu'une minute
pour me le faire parvenir, et on aurait de quoi offrir à d'autres
personnes intéressées.

Pendant ce temps, le lingua franca nova offre des dictionnaires en
français, en anglais, en espagnol, en portugais, en allemand, en
danois, en néerlandais et en italien. Ils contiennent des erreurs,
certes, mais personne ne s'en plaint et une communauté travaille à les
corriger.

Bertràn

unread,
Sep 22, 2010, 5:29:09 AM9/22/10
to Uropi

On 21 sep, 19:52, Silvàn <silv...@cooptel.qc.ca> wrote:
> Merci bien d'avoir lu ma grammaire.
> En fait, ce que je voulais faire, c'est présenter la grammaire de
> l'uropi aux Espérantistes. Par conséquent, il est évident que je fais
> des comparaisons à la grammaire espéranto.
> Et j'ai commencé par une présentation générale, détaillant les
> principaux traits de l'uropi, bien entendu en comparaison avec
> l'espéranto, puisqu'il s'agit de deux langues hautement comparables,
> selon moi, du moins dans leur but, sinon dans leur structure.
>

Leur but est en effet comparable avec quelques nuances malgré tout,
mais ceci pourrait faire l'objet d'une autre discussion.
Quant à la structure, elle est évidemment comparable aussi, ce qui ne
signifie pas qu'elle soit similaire ... bien que l'on puisse
rencontrer parfois quelques similitudes, mais c'est vrai aussi quand
on compare l'Uropi avec d'autres langues.

>
> Maintenant, quelques points:
> quand je dis que l'uropi est densa, je veux dire que ses énoncés sont
> souvent plus courts que des énoncés similaires en espéranto. Tout
> simplement. Merci d'avoir noté le manque de clarté. Un texte est
> toujours clair pour son auteur.
>

Peut-être avez-vous voulu dire "konciza" ?

>
> Quant à l'accent tonique: la règle en uropi est vraiment plus
> compliquée. De plus, il est faux d'affirmer que l'accent tombe sur la
> racine, puisque ce n'est plus vrai quand on a deux suffixes.
>

Il s'agit alors de faciliter la prononciation, car l'accent sur
l'avant-avant-avant-dernière syllabe n'est pas commun, ni pratique.
En Espéranto, l'accent systématique sur l'avant-dernière syllabe
entraîne parfois un prononciation peu naturelle, et pour laquelle il
faut parfois faire plus d'effort que pour placer correctement l'accent
en Uropi.
Je pense à un mot comme "revolucio" [révolouts-I-o], par exemple.
Combien de fois j'ai buté sur ce genre de mots, et pendant des années,
et comment j'ai pu constaté qu'il était très peu apprécié que l'on
prononce [révolOUssio] pourtant plus naturel, et plus international.

En Uropi, il faut bien comprendre les règles de l'accentuation puis
ensuite "se laisser aller" en quelque sorte, ne pas s'infliger une
gymnastique contre nature. De plus, je pense qu'une faute d'accent
n'est pas si grave en fait, sauf pour certains mots, que l'on pourrait
confondre avec d'autres, mais dont l'accent est écrit de toute
manière, donc pour lesquels donc cela ne pose pas vraiment de
difficulté.

>
> Et puis,
> dire que l'accent tombe sur la racine ne nous avance pas beaucoup,
> puisqu'on ne sait pas où sur la racine. Il faut aussi tenir compte de
> ce qu'on pourrait appeler des pseudo-suffixes.
>

Les racines en Uropi sont souvent monosyllabiques, donc ça ne devrait
pas poser de problème. Quant aux pseudo-suffixes, ils sont reconnus
comme tel parce qu'ils ont le plus souvent un caractère
"international". Dans la plupart des langues, ils ne sont pas
accentués non plus (sauf peut-être en français parfois, à cause de
l'accent tonique) et donc la racine devient évidente naturellement.
Pour les mots dits "internationaux", l'accent tombe en général sur la
dernière syllabe et il est donc écrit.

>
> En fait, il faudrait
> parler l'uropi devant d'autres uropistes avant de pouvoir affirmer
> être certain de maîtriser cette règle. (C'est pourquoi j'avais proposé
> que nous utilisions Skype, mais personne ne semble intéressé.)
>

Personnellement, j'ai encore une vieille machine, sans micro (ou un
micro très moyen que je n'utilise jamais) et sans web-cam, sur
laquelle j'ai déjà installé pas mal d'applications qui exigent
beaucoup de mémoire pour fonctionner : logiciels photos, musiques,
traitement de texte (style OpenOffice, très gourmand), etc..., et
j'essaie de limiter un peu l'encombrement afin de pouvoir l'utiliser
encore un moment, jusqu'à ce qu'il me soit possible d'en changer
;-)

>
> L'accent tonique espéranto n'est pas vraiment non-naturel: le français
> accentue régulièrement la dernière syllabe; le polonais, l'avant-
> dernière; le hongrois ou le finnois, la première, et personne ne s'en
> plaint.
>

Effectivement, mais si on peut faire mieux, et un peu plus
"international" par la même occasion, en tout cas moins monotone et
peut-être plus audible quant au sens d'une une phrase dans laquelle
les mots essentiels, ou plutôt les racines essentielles, ressortent
mieux ...

Par ailleurs, en français, l'accent tonique n'est toujours sur la
dernière syllabe qu'en apparence. Il faut tenir compte des syllabes
"muettes" que l'on peut entendre en poésie ou parfois lorsque le
français est parlé avec un accent "méridional". On a même l'impression
quelquefois qu'il n'y a pas d'accent tonique en français, ce qui
laisse le loisir d'insister sur une syllabe particulière lorsque le
besoin s'en fait sentir : par exemple, si on voulait distinguer
"évolution" et "révolution", on pourrait dire [É-volution] et [RÉ-
volution] en appuyant sur les premières syllabes, un accent tonique
secondaire, plus léger, tombe alors sur la dernière syllabe.

J'ai remarqué ce phénomène en Uropi avec les mots composés : un léger
accent, secondaire est posé sur la racine du premier mot (mot
secondaire d'ailleurs qui précise le sens du mot principal) mais
l'accent principal est bien sur la racine du deuxième mot. C'est en
partie pour cette raison que je disais précédemment qu'on devrait
réserver le terme de "mots composés" à la composition des racines et
utiliser un autre terme pour lorsqu'on ajoute à une racine des affixes
ou des désinences. Dans ce cas le mot semble avoir une structure
différente, qui non seulement se voit, mais s'entend aussi : l'accent
tonique est alors unique.

On pointe ici une différence de structure importante entre l'Uropi et
à l'Espéranto. La structure de l'Espéranto étant fortement
conditionnée par son accent tonique et sa prononciation un peu
mécanique (cf. les "I" et les "U" qui se prononcent détachés). En
Espéranto il y a aussi les préfixes et les suffixes qui n'en sont pas
vraiment, puisqu'ils sont utilisés comme des racines à part entière
(avec parfois un sens un peu différent), donc la notion de "kunmetita
vorto" (koseten vord) n'est pas tout à fait la même qu'en Uropi.

>
> Quant aux "faux composés", j'aimerais bien savoir qui a éliminé ce
> paragraphe sans même le mentionner. Je trouve cela indélicat. Je
> trouve cette réalité de l'uropi particulièrement intéressante.
>

Dans ce paragraphe, seule la phrase suivante me semblait
intéressante : " Ekzistaj radikoj en kiuj oni povas rekoni aliajn
radikojn, kvankam ili ne vere estas kunmetajoj." (il existe des
racines dans lesquelles on peut reconnaître d'autres racines, bien
qu'il ne s'agit pas véritablement de mots composés). Les exemples et
le titre étaient plutôt incohérents avec cette introduction.

Par exemple :
- "Lundia" est un mot à part entière. Ce n'est ni un mot composé, ni
un "faux composé". On peut y reconnaître "lun" et "dia" qui évoque la
lune, et le jour, comme dans "Lundi" en français("-di" que l'on
rencontre dans "midi" = le milieu du jour), ou "Lundo" en Espéranto,
pour lequel l'analogie ne s'arrête qu'à "lun". On constate d'ailleurs
qu'on ne dit pas non plus "Lunotago" ou "Luntago" en Espéranto.
- "Kevìl" est aussi un mot à part entière, avec son étymologie
propre, même si on peut y voir "vil" (poil) et peut-être,
secondairement, "keb" (tête) avec une étymologie commune

Il existe en Uropi des mots qui ont ce "lien de parenté" (je pense que
ce n'est peut-être pas le bon terme, mais je n'en trouve pas d'autre
pour le moment).
ex.: hel (ciel) et hol (haut), keb (tête) et kibel (sommet) et aussi
kap (chapeau), pour ne citer que ceux qui me viennent immédiatement à
l'esprit

Cela existe aussi dans d'autres langues, peut-être moins en Espéranto
dont le vocabulaire est plus "artificiel" qu'en Uropi, qui, lui,
partage une origine commune avec un grand nombre de langues
naturelles. Ce qui peut expliquer les similitudes entre certains mots,
dues précisément à l'étymologie. Encore une différence importante,
sinon fondamentale entre l'Uropi et l'Espéranto.

Pour conclure, j'ajouterais que, à mon humble avis et pour le moment,
je pense que seul Urkreator peut écrire une grammaire cohérente et
sensée de l'Uropi. Il en existe déjà différentes versions, courtes,
résumées et complète, que nous pouvons (et peut-être devrions) nous
contenter de traduire, dans un premier temps, quitte à en développer
ou discuter certains points par la suite dans d'autres ouvrages ou
essais.
Si l'on veut que la plupart des gens (ici il s'agira surtout d'
Espérantistes) s'intéressent à l'Uropi, pour l'adopter ou même le
critiquer ou en discuter ensuite (ce qui ne peut être que bénéfique),
il vaut mieux, selon moi, le leur présenter clairement et simplement,
sans pointer d'emblée les points sujet à discussion ou à explication.
Sinon ils risquent de ne pas aller plus loin que les premières lignes,
et l'on perdra par la-même le bénéfice d'éventuels échanges fructueux.

urkreator

unread,
Sep 22, 2010, 6:58:15 AM9/22/10
to Uropi
Moi, c'est la FORMULATION que je trouve indélicate "faux composés",
"absences de règles", "pas clair", etc… Si on voulait débiner l'Uropi
aux yeux des Espérantistes, on ne s'y prendrait pas autrement.

Vous prenez aussi des initiatives sans en avertir personne: un seul
exemple: la "vordilìst" qui a été tronquée et est maintenant
INUTILISABLE…

Je cite:
…FALSAJ kunmetaĵoj

Ekzistaj radikoj en kiuj oni povas rekoni aliajn radikojn, kvankam ili
NE VERE ESTAS KUNMETAĴOJ.
Ekzemple: Lundia (kaj ne Lunidià); kevìl (kaj ne kebivìl).
Ankaŭ ekzistaj vortofamilioj NE LIGITAJ PER KLARAJ REGULOJ: pos
(post), posen (malfrua), posni (lasta).

Tradutad :

 Falsi kosetade


Je ste rode in kele un moz rukono alten rode, obte lu se ne verim
kosetade.
Po samp : Lundia (id ne "Lunidià"); kevìl (id ne "kebivìl").
Je ste os vordifamile we vid ne vigen ki klar regle : pos, posen,
posni
Naturim di se de naturi usvolpad lingus: in Franci os un dez ne "jour
de la lune", ba lundi, id os in Esperanto lundo (in wen je ste
apsolutim ne "tago") se mol min klar te Lundia (in wen un viz klarim
lun & dia)

Voici ma réponse:
"Kevile" se wim Franci "cheveux": in di vord nun Franc ve rekono
"chef" (< lat. caput) id jok min "poil" (< lat pilus). In Uropi
bemìn, un moz rekono "vile" (id "keb" in "kev" ki u poj imaʒinad).

Ov "pos, posen, posni", je se klar te wa se "posen", ven "pos" alten
zoce (altenzatim, je ven od Slavi: rus "pozdno", pol "późno" = posen,
idmàj je inklùz de skandinavi vorde: Swe, Da, Nor "sen, sent" = posen.
Ov de kovigad intra "posen" id posni", vize germàni lingas: Eng "late"
> "last", Niz "laat" > laatste", Swe "sen(t)" > "sist"…

"Lundia" se ne u "luni dia" = jour de lune ou jour lunaire, "kebivile"
"poils de tête" est beaucoup trop long, et trop peu "poétique" pour
"cheveux"

En outre, il ne s'agit pas ici de GRAMMAIRE, mais de LEXIQUE où il est
nécessaire d'avoir beaucoup plus de souplesse, de laisser un peu de
place à l'imagination, à la poésie


On 21 sep, 19:52, Silvàn <silv...@cooptel.qc.ca> wrote:

Silvàn

unread,
Sep 22, 2010, 8:56:11 AM9/22/10
to Uropi
Selon moi, la lexicologie fait partiellement partie de la grammaire.*
Et je trouve fantastique que l'on puisse retrouver une parenté entre
pos, posen et posni.
Par ailleurs, je crois qu'on peut avoir plusieurs points de vue sur
une même réalité et que cela peut constituer une richesse. Nous ne
comprenons pas tous les choses de la même façon.
Quand j'étais jeune, on parlait en grammaire française d'articles et
d'adjectifs, dont les adjectifs possessifs et démonstratifs.
Maintenant, on regroupe ces trois types de mot dans la catégorie
déterminants, et les adjectifs ont perdu des plumes. Il y a donc
plusieurs grammaires possibles pour une langue donnée.
À propos, une chose qui manque à la grammaire, pcq je ne la comprends
pas, c'est l'usage du réflexif sia, siu, sio.

Wikipédia:
La grammaire descriptive étudie les règles qui régissent une langue
donnée et permettent de construire des énoncés reconnus corrects par
les locuteurs natifs de cette langue. Elle comporte plusieurs
disciplines qui étudient :
les sons et leur prononciation :
* phonétique ;
* phonologie ;
* orthophonie ;
les mots :
* morphologie ;
* orthoépie ;
* orthographe ;
les phrases et propositions :
* syntaxe.
> ...
>
> plus de détails »

Silvàn

unread,
Sep 22, 2010, 9:17:18 AM9/22/10
to Uropi
La vordilst n'est pas inutilisable. TOUS LES MOTS VÉRIFIÉS SONT DANS
LES LISTES BILINGUES. Et ils sont tous, en plus, dans la sous-liste
koregen vorde. Tout pourra être remis ensemble quand vous aurez pris
deux heures pour finir de passer au travers des mots non vérifiés: il
vous suffit d'effacer les astérisques (pour les mots corrects) ou les
mots (pour les mots incorrects). En fait, si vous me dites que tous
les mots sont vérifiés, j'effacerai moi-même les astérisques. Et ça
fait six mois que ça dure.
En fait, vous pourriez même tout remettre ensemble vous-même, mais ne
vous attendez pas à ce que je passe de nouveau au travers de 10 000
mots pour mettre ensemble les mots nouvellement corrigés et les mots
déjà dans les listes bilingues. C'est alors que la vordilist serait,
peut-être pas inutilisable, mais en tout cas inutile.
Contrairement à vous, je veux une liste publique. Je ne comprends pas
que vous vouliez garder la vordilist secrète. Voulez-vous que les gens
apprennent l'uropi, ou non? Moi, je crois qu'une langue a besoin de
locuteurs et de nombreux points de vue. Et, comme je l'ai déjà
expliqué, il n'est pas possible de gérer une liste si longue en
plusieurs langues: google docs s'y refuse. C'est dommage mais c'est
comme ça. Et les listes bilingues ont tout à fait le format convenable
pour être wikifiée.
Si vous avez des mots à rajouter, il vous suffira d'en faire une liste
et je me ferai un plaisir (enfin, peut-être pas un plaisir, mais je le
ferai quand même) de les rajouter dans toutes les listes bilingues.
Vous ne devez pas croire que vous devez tout faire vous-même;
concentrez-vous donc plutôt sur ce que vous êtes le seul à pouvoir
faire. Et aussi sur ce qui peut permettre à d'autres de participer.

Par ailleurs, je ne crois pas que ce que j'ai écrit fasse honte à
l'uropi pour les espérantistes. Au contraire, je crois qu'une
présentation mesurée, présentant forces et faiblesses, est plus à même
de faire gagner des adeptes qu'une publicité trop évidente ou encore
qu'une critique acerbe de la concurrence, comme j'ai pu en lire sur
votre site.

Dernièrement, je n'ai jamais parlé "d'absence de règle" dans mon
mallonga gramatiko.

On 22 sep, 06:58, urkreator <ur-krea...@wanadoo.fr> wrote:
> ...
>
> plus de détails »

urkreator

unread,
Sep 24, 2010, 7:57:43 AM9/24/10
to Uropi
VORDILISTE

Les listes bilingues ne sont pas UTILISABLES car elles ne sont pas
sous forme de TABLEURS. Si Googledocs n'accepte pas une liste si
longue en 4 langues, peu importe. Moi, il me suffit d'avoir une liste
COMPLETE Uropi-français (incluant les mots avec astérisque et mots
corrigés) sur un TABLEUR pour pouvoir corriger. Je ne travaille pas
sur des listes incomplètes (j'ai sufisamment de travail avec les
dictionnaires: je crois que vous ne vous rendez pas compte par exemple
de ce que cela représente de rajouter une colonne dans un polyglotte
de 4000 mots: pour le russe, par ex: il faut tout refaire et vérifier:
mot par mot). D'ailleurs Bertràn et aussi Henrìk ont également réclamé
des listes complètes.

FORCES, FAIBLESSES ET CRITIQUES
Je persiste et je ne pense pas que "Lundia, kevile, pos, posen, posni"
représente une faiblesse de l'Uropi bien au contraire, il s'agit là de
TRANPARENCE même si celle-ci n'est pas à 100%. En tous cas elle l'est
plus que dans LUNDO ou dans HAROJ qui est pour le moins ambigu (comme
HAIR en anglais).

Vous avez droit à vos propres opinions naturellement, nous sommes en
démocratie, mais la présentation d'une grammaire se doit d'être
OBJECTIVE et ne pas laisser place à des opinions.

Quant à la CRITIQUE ACERBE DE LA CONCURRENCE comme vous dites, je ne
sais pas de quoi vous parlez: pouvez-vous donner des exemples.
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Silvàn

unread,
Sep 24, 2010, 8:13:18 AM9/24/10
to Uropi
Vous savez, vous pouvez vous les mettre en tableur en... 15 secondes,
les listes bilingues. Il suffit de copier, de remplace les : par des
tabulations, et de tout copier dans un tableau. Je fais fréquemment
ce genre de choses. Mais présenter une liste sous forme de tableur,
c'est laid, et c'est surtout très lourd.
Et je ne vois pas vraiment à quoi ça peut servir (sinon pour faire
l'ordre alphabétique).

Et je crois que le français n'est pas suffisant. Même pour bien
comprendre le sens des mots.

Par ailleurs, je n'ai pas affirmé que les familles de mots comme pos,
posen, posni constituaient une faiblesse, au contraire. Je me demande
comment vous avez pu le croire.

Dernièrement, si TOUT LE MONDE demande la liste complète, donnez-nous-
la donc. On pourra en faire une travail collectif. Pas besoin de
travailler chacun dans son coin.

Exemple de critique (mais je m'en souviens d'autres):

«La plupart des Langues Internationales Auxiliaires (I.A.L =
International Auxiliary Languages) se sont fort peu préoccupées de
leur degré d’internationalité, c’est à dire qu’elles se sont rarement
demandé si (et en quoi) elles étaient vraiment internationales.
De l’Esperanto, qui est à plus de 70% d’origine latine[1], au Neo[2]
qui augmente ce pourcentage à plus de 75 % et à l’Interlingua qui
atteint les 100%, la question de l’internationalité ne semble pas
vraiment avoir été posée; la tendance au “naturalisme” s’est
accentuée, et pourtant, une I.A.L se doit d’être par définition
internationale .»
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