Est-ce que nous pouvons être libre psychologiquement, sans tomber dans l'illusion que l'on est libre ? cette illusion souvient lorsqu'on se dit: <<Je dois me libérer de la peur >> ce qui est le mouvement du désir. Ayant compris la nature du désir et de son mouvement, ses images, ses conflits , on peut alors regarder en face la peur , au lieu de se faire croire qu'on en est y psychologiquement exempt. Alors , on peut approfondir tout le problème de la peur , non pas une quelconque forme particulière de peur; mais aller droit à la racine de la peur ce qui est beaucoup plus simple et plus rapide que d'entreprendre tailler chacun des rameaux de cette arbre . En observant la peur dans sa totalité , en atteindre la racine . On ne peut atteindre la racine que si l'on observe dans leur globalité les diverses de peurs , les observer, en prendre conscience, mais ne pas chercher à faire quoi que se soit à leur propos. On observant l'arbre de la peur en entier toutes ces ramification toutes ces qualités diverses, toutes ces divisions, aller droit à sa racine.
Quelle est psychologiquement, la racine de la peur ? cet racine , n'est ce pas le temps ? ce qui risque d'arriver demain, ou dans l'avenir . Le temps en tant que passé , le temps en tant qu'évolution possible du présent ou de l'avenir , la racine de la peur n'est ce pas la pensée ?
La racine de la peur est le mouvement du temps, c'est-à-dire la pensée comme mesure. Pouvons nous observer , prendre conscience de ce mouvement, sans vouloir le contrôler, le supprimer, ou le fuir , mais se contenter de l'observer, d'être présent à son mouvement dans sa totalité ? On prend conscience de ce mouvement total de la pensée en tant que temps et moyen de mesurer ce que j'ai été , ce que je veux être, ce que j'espère être, on est simplement conscient de ce fait, sans faire d'exclusive, en restant en se présence , sans chercher à fuir ce qui est la réalité . Or , ce qui est en réalité , c'est le mouvement de la pensée , qui nous fait dire : ( J'ai été blessé dans le passé et j'espère de ne plus l'être à l'avenir ) ce processus même de pensée est la peur , comme le prouve cet exemple . Là où il y a peur ,il ne peut évidemment y avoir ni affection ni amour.