Chacun de nous a sa vie personnel, d'après ce que nous disons.Quelqu'un a dit : c'est ma vie et c'est à moi de la vivre de ma propre façon. Donc on vis une vie dans chacun a sa propre vie. La vie c'est des instants. mais chaque instant peut être la derniére.
Moi je dis je vis ma vie, je suis heureux, j'ai mal , . je souffre. quel est le sens de souffrance? Qu'est ce qui souffre, en fait? Quand on dis ( je souffre ), qui est ce qui souffre? Qui est le centre qui dis je suis dans les affres de la jalousie , de la peur, de deuil ?Quel est ce centre, cette *essence* de l'être humain qui dis je souffre? Est ce le mouvement de la pensée comme temps, 'qui crée ce centre ?
comment naît ce (je) qui, une fois né dis( je souffre), (je suis angoissé) , (j'ai peur), (je suis jaloux) , (je suis seul).Ce (je ) n'est jamais stationnaire, il est toujours en mouvement: je désire ceci ,et je désire cela et ensuite je désire une autre chose il est constamment en mouvement. Ce mouvement est le temps, ce mouvement c'est la pensée.
Le (je), ainsi qu'on le remarque, dis j'ai besoin de cela, et quelque jour plus tard il a besoin de tout autre chose. Il y a le mouvement constant de désir, le mouvement constant du plaisir, le mouvement constant de ce qu'on veut être , et ainsi de suite. ce mouvement est la pensée en tant que temps
psychologique.Le (je) qui dis je (souffre) est suscité par la pensée . La pensée dit (je suis mhamed), (je suis john), (je suis ceci , je suis cela) la pensée s'identifie avec le nom et avec la forme; elle est le (je) dans tout le contenu de la consience, elle est l'essence de la peur , du mal subi, du désespoir, de l'angoisse , de la quête de plaisir ,du sentiment de solitude; tout le contenu de la conscience .Quand on dit (je souffre) c'est l'image que la pensée a élaborée à partir d'elle mémé , de la forme, du nom, qui est en paroi au chagrin. Plus le défi a d'intensité,plus qu'il faut d'énergie pour le relever. Le chagrins est le défi. On relever ce défi. Mais si on y répond en le fuyant, en cherchant à s'en délivrer , alors on gaspille l'énergie même dont on a besoin pour faire front. Il n'y a pas d'issue , parce que si on essaie de fuir, le chagrin est toujours là ,à nos cotés, aussi fidèle que notre ombre, que notre visage, alors restez en sa compagnie sans aucun mouvement de la pensée .Si on le fuit , on n'a rien résolu. Mais si on reste face a lui sans s'identifier avec lui sous prétexte qu'on souffre , alors toute votre énergie est présente pour la confrontation avec cette chose extraordinaire qui se produit. Cette souffrance donne naissance à la passion