(Tant que les êtres humains seront dépourvus d'ordre au fonds d'eux-mêmes, le désordre régnera, à jamais.)
C'était la dernière phrase d'un message que j'ai envoyé à mon groupe google (un monde abstrait), le 6 mars 2006, sous titre (comment se connaître soi-même.)
Aujourd'hui je revient pour dire que : Si le monde est plongé dans le désordre, c'est parce que nous sommes plongés dans le désordre, tous autant que nous sommes.
Sommes nous conscients de notre désordre, ou n'est ce pour nous qu'une vue de l'esprit ? Sommes nous réellement conscients du désordre, ou s'agit-il seulement d'une idée abstraite, qu'on nous a soufflée, et que nous acceptons ?
L'acceptation d'une idée est une abstraction, c'est s'abstraire de (ce qui est). L'abstraction c'est se soustraire à (ce qui est), et nous
vivons sur tout dans l'abstraction et à distance des faits. Acceptons-nous le désordre en tant que concept abstrait, ou sommes-nous conscients de notre désordre ? Saisissons-nous la différence entre les deux ?
Lorsque nous prenons conscience, s'agit-il de la prise de conscience en soi ?
Nous vivons essentiellement dans le passé, mais nous espérons, en vivant pur un idéal
situé dans le futur, modifier le présent. Alors qu'il suffirait de voir quelle est l'attitude juste face à (ce qui est), pour que le futur perde son importance
. La question n'est pas d'accepter (ce qui est), mais de rester en sa présence.