Cher(e)s collègues,
Vous trouverez ci-dessous une synthèse en français des éléments
apportés par les participants à ce forum virtuel, permettant ainsi
aux membres francophones de suivre le débat
Joan Chicon (Responsable des Relations Internationales de la ville de
Terrassa)
Un des objectifs de l’Union Européenne cette année, est de se
consacrer à la lutte contre la pauvreté et à l’exclusion sociale,
c’est précisément sa réduction à travers la participation de tous les
niveaux de l’administration publique.
Les municipalités en tant qu’acteurs principaux qui mettent en œuvre
les politiques publiques qui émanent de Bruxelles et qui ont un impact
sur la population. L’avis des municipalités doit être pris en compte
dans la conception et la mise en œuvre de ces politiques par les
niveaux supra municipaux afin que la réalité locale soit prise en
considération.
De cette façon, la lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale
pourra avoir un impact décisif dans son éradication, même si cette
tâche se révèle difficile, l’engagement pris à travers la solidarité
de tous et la justice sociale est cruciale. Par conséquent, cette
année européenne de la lutte contre l’exclusion sociale est d’une
importance vitale au niveau de la sensibilisation de l’opinion
publique autour de l’inclusion sociale.
Tim Feng (Fédération des Municipalités canadiennes)
• La mise en œuvre des droits de l’homme est considérée comme une
compétence qui incombe aux gouvernements nationaux et provinciaux
• Suite au projet concernant les travailleurs immigrés en Chine,
réalisé par la Fédération des Municipalités canadiennes visant à
soutenir des gouvernements locaux (Fushun et Sheong) dans la
protection des droits des travailleurs immigrés face à la
discrimination et aux atteintes à leurs droits sur le marché du
travail. L’expérience a permis de souligner le rôle que peuvent jouer
les gouvernements locaux dans la protection des droits de l’homme,
principalement en termes d’infrastructures, de services, de liens
communautaires, de renforcement des processus d’inclusion sociale et
de répercussions sur leurs droits.
• Le partage d’expertise et d’expériences avec les différents niveaux
administratifs, directement responsables, a permis le renforcement des
droits de l’homme.
• Les autorités municipales peuvent avoir une contribution directe
dans la mise en œuvre des dispositifs de protection des droits de
l’homme, en intégrant les principes d’inclusion sociale et des droits
de l’homme au sein des services aux citoyens.
• A travers ce projet, nous avons observé que le rôle des
gouvernements locaux ne réside pas uniquement dans l’application des
normes nationales de l’inspection du travail mais d’assurer que tous
les aspects de la planification et de la prestation de services
attachent une attention particulière aux droits des citoyens
particulièrement vulnérables qui rencontrent des obstacles sociaux et
institutionnels pour pouvoir accéder à leurs droits.
• Ce projet a permis aux gouvernements locaux de développer des plans
stratégiques pour les droits des travailleurs immigrés à travers un
engagement politique et de définir des objectifs et des priorités qui
sont articulés autour des besoins des travailleurs immigrés.
• Bien que les gouvernements locaux ne jouissent pas des mêmes
compétences législatives et exécutives, elles peuvent néanmoins
améliorer l’accès à l’information et aux services afin d’aider les
groupes les plus vulnérables à prévenir des atteintes aux droits dont
ils peuvent faire l’objet.
• Les gouvernements locaux sont le terrain d’essai pour les pratiques
créatives pouvant être transférées aux autres niveaux de gouvernement
afin d’améliorer l’accès et la qualité des services aux citoyens.
• Les gouvernements locaux sont souvent responsables des droits et des
attentes de la population sans disposer pour autant de ressources
adéquates. Cela les incitent à expérimenter de nouvelles possibilités
pour répondre aux besoins de la population. De par leur taille, les
gouvernements locaux ont plus de liberté que les gouvernements
nationaux et provinciaux pour adopter les services aux besoins
individuels des citoyens.
Alison Brown (Université de Cardiff)
• Les gouvernements locaux ont une immense responsabilité dans la
promotion des droits de l’homme et beaucoup sont novateurs en allant
au-delà de leurs responsabilités
• Des instruments tels que la Charte-Agenda Mondiale des Droits de
l’Homme dans la Cité de CGLU sont cruciaux à la fois comme une
plateforme pour les gouvernements locaux pour partager les
expériences, et comme point de repère pour évaluer leurs propres
performances. A travers ce forum, les pratiques intéressantes de
Cuenca, Medellin, Utrecht, de Barcelone se sont révélées intéressantes
Il y a, cependant, des défis dans la mise en oeuvre de ces droits.
Premièrement, les droits doivent être consacrés de manière à ne pas
être soumis aux changements politiques au pouvoir. Un changement de
gouvernement ou d'un nouveau maire peut annoncer l'abandon des
politiques initiées par l'ancienne administration, avec une volonté
d'innover ou de fournir une nouvelle marque de gouvernement. Un désir
de changement peut parfois porter atteinte aux gains réels en matière
d'inclusion et de gouvernance. Des droits qui s'appuient sur la Charte-
Agenda Mondiale, peuvent fournir une base qui s’inscrit dans la
continuité.
Deuxièmement, la société civile doit jouer un rôle actif dans la
revendication des droits et dans la poursuite des responsabilités qui
accompagnent ces droits. Il est beaucoup plus facile pour les
autorités locales de négocier avec des organisations qui représentent
une voix collective dans le domaine de l'exclusion sociale, qu’avec
des myriades d'individus, néanmoins des organisations de citoyens
doivent également être prêtes à négocier et à reconnaître la
différence. Deux exemples de bonnes pratiques peuvent illustrer cette
pensée :
• En 2007, à Dakar, au Sénégal, les vendeurs de rue se sont révoltés
pour protester contre les expulsions visant à améliorer l'organisation
de l'espace et la circulation dans le centre-ville. Après une semaine
de protestation, avec le soutien du président, les commerçants ont été
invités à constituer des organisations afin qu'ils puissent négocier
avec les autorités. La Mairie de Dakar a maintenant des réunions
hebdomadaires avec les différents opérateurs »et les organisations
pour améliorer la gestion de l'espace urbain.
• UNESCOCAT, le Centre UNESCO de Catalogne, créé en 1984 pour
promouvoir les valeurs de l'UNESCO en Catalogne et pour faire
connaître la culture catalane à un large public, conseille les
gouvernements locaux sur la gestion de la diversité culturelle et
religieuse. A Badalone, dans la périphérie de Barcelone, UNESCOCAT
favorise le dialogue inter-religieux à travers un large éventail
d'activités communautaires pour encourager la compréhension entre les
groupes minoritaires et les communautés locales.
Un aspect essentiel de l'inclusion sociale est l'inclusion de tous les
citadins dans les avantages de la vie urbaine, un idéal de base dans
le concept du «droit à la ville», énoncés dans la Charte-Agenda
Mondiale.
Ainsi, les droits de l’enfant, des femmes, des minorités, des
migrants, des migrants pendulaires et tous ceux qui ont un intérêt
dans la ville, doivent être inhérent à un programme de droits de
l'homme. Il y a maintenant plusieurs innovations très intéressantes
dans la construction au Brésil du «droit à la ville »et dans d'autres
pays en Amérique latine. "
Claudio Sule (Secrétaire exécutif de l’Association Ciudad Sur du
Chili)
• Pour les Latino-américains, le concept d'inclusion sociale a une
connotation plus large qui tend à inclure la population dans la prise
de décisions aux cotés de ceux gèrent l'appareil étatique, incluant
également les exclus du modèle de développement comme les migrants ou
marginaux économiques. Pour nous le modèle actuel de développement est
exclusif, le modèle de la démocratie représentative est exclusif et la
tentative des groupes de pouvoir de privatiser la gestion sociale en
privatisant les services publics, l’est également.
• La participation citoyenne doit être la nouvelle force
d’articulation contrôlant les excès du marché qui est utilisé par une
minorité qui va à l’encontre de la durabilité et d’une meilleure
répartition des chances et de la richesse.
• La participation des citoyens doit être un processus bien établi
grâce auquel nos villes, nos régions et nos pays se développent
durablement. Les sociétés futures pour être réellement durables,
doivent se construire du bas vers le haut à travers des processus
participatifs et inaliénables.
• Est-il possible de recycler s'il n'y a pas de séparation à la source
des déchets? Et si il n’y a pas de participation
• Les dépenses de l’Etat sont-elles pertinentes, légitimes, efficaces,
sans connaître en profondeur les besoins et les priorités de notre
communauté sans que cela soit débattu à travers un dispositif
participatif ?
• Peut-on articuler et coordonner efficacement les dépenses des
différents niveaux du gouvernement en réponse aux demandes des
citoyens si elles ne sont pas écoutées par la communauté?
• L'équipe municipale, compte tenu de l'incertitude et l'exclusion
générée par le modèle actuel de «développement» est appelée à
développer des outils de planification à travers une réelle
participation des citoyens et qui devra aborder les thèmes de manière
globale et coordonnée.
• Nous savons que notre gestion doit être faite avec une approche
régionale des petites zones aux territoires plus vastes, il faut
institutionnaliser la participation, nous devons avoir une base de
données construite par tous et utilisés par tous.
• Nous devons approcher à la majorité des plans qui créent un langage
commun nécessaire afin de gérer un maximum de synergies et les
intrants qui permettent d’améliorer la décentralisation et la
planification de bas en haut d’un Etat efficace, coordonné, et globale
qui se gouverne grâce à une véritable démocratie participative qui
donne lieu à une démocratie véritablement représentative.
• la participation des citoyens doit être un processus qui a des
répercussions sur tous les thèmes de notre gestion, des expériences
isolées sont un bon exercice, mais elles disparaissent avec le temps
en usant la crédibilité du peuple.
Robert Kesten (PDHRE, New-York)
• Les villes sont les mieux placées pour faire avancer les droits de
l’Homme mais si les citoyens ne les connaissent pas ils n’auront pas
plus d’impact.
• Lorsque la majorité des gens pensent aux droits de l'homme, ou
organisations pour les droits de l’homme, ils ont à l’esprit Amnesty
International ou Human Rights Watch. Ce sont des organisations de
surveillance, la police de la communauté en terme des droits de
l’homme. Ensuite, il y a des organisations comme la mienne, PDHRE,
font un travail de plaidoyer, mais pour que les villes soient plus
efficaces, elles doivent reconnaître que les travaux relatifs aux
droits
• Les éducateurs, infirmières, médecins, agriculteurs, sont des
militants des droits de l’Homme car ils répondent à nos droits de
l'homme en terme d’éducation, de santé, de logement, d’aliments sains,
d'accès à l'eau potable.
• Il est impératif que nous nous éloignons de la vision des droits de
l'homme prenant en compte que les violations ou en appelant à la
responsabilité du gouvernement. Les droits de l'homme c’est ce que
nous faisons au quotidien, notre façon d'interagir, de négocier nos
relations avec autrui et d'améliorer notre qualité de vie collective
en mettant en œuvre la Déclaration universelle des droits de l'homme
dans le cadre de notre existence quotidienne.
• Les villes sont faites pour que chaque femme, homme et enfant
soient capables d'agir sur leurs droits. Ainsi chaque ville a le
potentiel pour être une ville des droits de l’Homme, où les lois du
gouvernement, les opérations des entreprises et les actions de la
société civile interagissent sur la base commune de la Déclaration
universelle.
Poème de Davinder Lamba (Président de la Coalition Internationale de
Habitat,HIC)
La dignité humaine dépend du bien vivre, entre autres
Le bien vivre dépend du logement, entre autres
Le logement dépend de la terre, entre autres
Donc, le bien vivre dépend du duo logement – terre, entre autres
La dignité humaine, du trio bien vivre – logement – terre, entre
autres
La dignité humaine représente la base juridique et philosophique des
droits de l’homme
Civils, politiques, économiques, sociaux et culturels
Et le trio bien vivre – logement – terre fait partie intégrale des
droits de l’homme
La lutte pour le droit à la ville ne cédera pas avant
Que partout, tous et toutes, au lieu des élites, aient un (en)droit où
vivre
En toute dignité et en fonction des droits de l’homme
A ne pas oublier, entre autres
Un ordre social qui maintienne à flot le vaisseau Terre
Davinder Lamba, Président de HIC
Giovanni Allegretti (chercheur sur processus participatifs au Centre
d’Etudes Sociales de Coimbra – Portugal - et membre de la Commission
CISDP de CGLU)
• Suite aux contributions apportées par les différents animateurs du
forum, la définition de l’inclusion sociale tend vers celle de Axel
Honneth et Nancy Fraser : que la conjugaison de la «reconnaissance et
la redistribution" dans le même temps, il me semble impossible de
penser les processus d'inclusion sana qu’ils soient participatifs, car
dans un monde marqué par la fragmentation et la différenciation des
besoins, "papier" les désirs et besoins est de plus en plus difficile
chaque fois. Dans le même temps, il est vrai que tous les processus
participatifs sont des espaces inclus.
• L’inclusion doit être un objectif explicite et des mesures
cohérentes doivent être prises pour ne pas faire l’erreur de
reproduire dans la démocratie participative les injustices qui ont
marqué nos sociétés néolibérales. (qui ont intronisé les valeurs
économiques comme paramètre de l’action politique et publique).
• L’idée faussement républicaine qu’il suffirait seulement de créer
des espaces ouverts au dialogue afin que chacun puisse participer et
contribuer à résoudre ses problèmes, reste une idée erronée, qui sert
davantage à apaiser nos consciences qu’à réduire les déséquilibres de
nos sociétés. Cette réflexion, je pense, se place au cœur des
processus participatifs permettant de défier les injustices et de
contribuer à la justice socio spatiale (comme l’évoquent les ouvrages
d’Edward Soja).
• Le second point sur lequel les autorités locales peuvent contribuer
de façon concrète à des projets d'intégration qui puissent donner
forme à de nouveaux «droits» ou mettre en place des politiques d
'«inclusion» capables d’inclure, de satisfaire et de protéger les
droits des citoyens, c’est la «centralité» de ces politiques dans
l'organisation administrative.
• Aujourd’hui l’inclusion est considérée davantage comme une tâche
appartenant au secteur des affaires sociales et non comme une
politique transversale et holistique.
• Les processus participatifs apparaissent au second plan dans
l’organigramme politique municipal, produisant que peu d’effets et
limitant également l'impact des investissements réalisés.
• Il est nécessaire de miser davantage sur les politiques d’inclusion
par des mesures comme « le Bilan Social» qui permet d'analyser les
impacts au niveau social des différentes politiques publiques d'une
autorité locale. Au final il est nécessaire en particulier d'avoir
"confiance dans l'intelligence sociale». L’objectif est un pari mutuel
lors de chaque processus participatif - avec des moyens spécifiques -
afin de créer une «pédagogie de la solidarité" et d'améliorer
l'altruisme des participants.
Muhamed Mesic (conseiller au cabinet du maire de Tuzla, Bosnie-
Herzégovine)
• La ville est un espace fondamental pour les interactions entre les
citoyens, dans laquelle les autorités municipales doivent servir de
plateforme pour l’intégration sociale.
• En tant de crise grave, la ville doit adopter certaines mesures
d’intégration sociale pour s’assurer la survie de ses citoyens. La
première consiste à la protection des droits et des libertés de tous
les groupes vivant dans la ville, en particulier les plus minoritaires
afin de lutter contre les violations des droits de l'homme grâce à la
protection de ces droits.
• La mosaïque multiethnique de la ville de Tuzla est basée sur la paix
et la coexistence harmonieuse des populations diversifiées.
La"coexistence" ne signifie pas seulement vivre cote à cote mais l’un
avec l’autre
• Lors du conflit en ex-Yougoslavie, face à l’arrivée massive de
réfugiés, les fonctionnaires municipaux se sont engagés à s'opposer à
toute forme de discrimination. En leur expliquant que la ville de
Tuzla s’engagerait à les soutenir et à préserver son climat de
coexistence comme un élément indispensable pour survivre face aux
horreurs de la guerre. C'est ce consensus démocratique – de défense
des valeurs universelles
et nos propres - qui nous a permis d’adopter, le 4 avril 1992 à
l'unanimité un ensemble de normes pour défendre la ville en protégeant
tous ses citoyens.
• Un élément clé de ces règles a été notre engagement pour soutenir la
société civile de Tuzla, la vie culturelle et en particulier les
institutions
citoyennes de quartier, afin que nous puissions faire vivre notre
politique à travers la municipalité. Nous avons cru que, par
la décentralisation du pouvoir local et l'ouverture de l'espace public
pour tous ceux qui veulent participer, produiraient un élan
d'énergie beaucoup plus grand pour faire en sorte que la ville se
préserve et fonctionne plus ou moins normalement.
• Une partie de notre politique, cependant, était de traiter de façon
active avec tous les citoyens, et leur expliquant de quelle manière
ils pouvaient participer activement à la gouvernance de la ville, mais
aussi pourquoi il était important pour eux de le faire.
• Tuzla est ainsi devenu une enclave de paix » (comme la nommait un
temps le Conseil de l'Europe), et une fois la guerre terminée,
nous nous sommes joints à d'autres villes semblables, non seulement à
travers un réseau de récupération du patrimoine européen et mondial,
mais
également dans le renforcement de notre idéal de participation
citoyenne par la création d’un organe consultatif pour aider le
Conseil municipal et le maire dans la formation de tous les éléments
de la politique civile - un organe composé de représentants au contact
des groupes desquels ils sont issus ou avec lesquels ils travaillent
au quotidien.
• Cela comprenait des représentants des étudiants et des retraités,
réfugiés et des rapatriés, des institutions publiques et les petits
entreprises, les communautés religieuses et les minorités, les
athlètes et les artistes et ainsi de suite - une trentaine de
personnes universellement
reconnue dans la ville pas principalement (ou uniquement) pour leurs
réalisations, mais par le fait qu'ils soient proches
des structures citoyennes, et qu’ils puissent informer le conseil sur
les besoins et les attentes des groupes qui forment le tissu de
la ville. Son rôle dans le développement de la ville, ses stratégies
et ses politiques a été énorme. Il a également contribué à façonner
une plus grande participation
citoyenne à Tuzla et dans le pays: le conseil obligatoire des
minorités ethniques au niveau municipal a été introduit en
Bosnie-Herzégovine en 2008, mais la ville de Tuzla en était dotée
depuis 2001.
• Cela a été complété, non seulement par les réunions de citoyens,
mais aussi par l'usage régulier d'enquêtes et de visites au porte à
porte
afin de veiller à ce que la ville puisse apprendre autant que possible
de ses citoyens. La réaction des citoyens a été très positive comme
l’ont été les résultats. En effet à l’origine, la plupart des
politiques de la ville ont été conçues par les citoyens en dehors du
conseil des élus.