Mon parcours et 1 an de rémission

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Ella

unread,
Nov 24, 2014, 9:42:11 AM11/24/14
to trichotilloman...@googlegroups.com
Bonjour à toutes et tous,

J'ai envie de revenir parler un peu sur ce forum car il m'a toujours aidé à tenir le coup avec cette sale maladie.
Voilà, ça fait un moment que je n'ai rien partagé avec vous, mais voilà cela va faire 1 an que je suis en rémission, ce qui me paraît encore incroyable alors je voulais revenir sur mon parcours en espérant que cela pourra aider.
Pour résumer, voilà un peu ma vie de trichotillomanie...J'ai commencé à l'âge de 11 ans. Avec des fréquences differentes, la maladie était là, lancinante, je construisais ma vie avec elle, à côté. Elle contrôlais ma manière d'être , mon rapport aux autres, à mes proches, ma Personnalité. J'ai grandit avec elle, comme avec une grosse épine, une grosse souffrance coincée en moi.Cela jusqu'à la fin de mes études. là j'ai eu un gros Craquage de nerf, une prise de conscience et j'ai eu une petite rémission spontanée mais qui n'a pas duré, mais ce fut quand même une bouffée d'air frais qui m'a donné un nouveau départ, une nouvelle coupe de cheveux, rencontrer mon chéri, me sentir enfin un peu "normale" et libre. En attendant j'ai fait mon entrée dans le monde du travail, qui n'a pas été simple, surement dû à mon manque de confiance en moi, l'impression d'être scrutée et jugée tout le temps.Je n'ai pas supporté cette pression et après la fin de mon contrat, ou la tricho avait repris depuis longtemps et plus puissante encore j'ai décidé de rester travailler à la maison, pour me protéger du regard des autres. Ce fut alors la descente aux enfer, libre d'arracher tranquillement en l'espace de 3 ans je suis devenue presque complètement chauve. Je me suis retrouvée donc coincée chez moi, je n'osais plus sortir, pour moi j'était un monstre retranché dans sa tanniére. Pendant ce temps, desesperee j'avais quand même eu la force d'entamer une thérapie,cherchant une porte de sortie. La solution à été également d'opter pour un complément capillaire, qui se fondait avec le reste de chevelure qui me restais. Cela m'a rendu la vie un peu plus facile durant quelque temps, mais cela n'a pas duré. Passé les 6 premiers moi euphorique d'avoir à nouveaux des cheveux, je me suis rendu compte que je n'acceptais pas ces "faux cheveux" je me voyais moi, et eux posés sur ma tête. J'avais honte comme jamais, en permanence, persuadée que les autres s'en rendaient compte et que je devais passer pour une folle. En plus, la maladie n'avait plus de limite, je passais mon temps a arracher, sous ma prothèse. J'arrache is tellement que je n'arrivais même plus a savoir si mes cheveux poussaient encore en dessous. Pression maximum, je n'avais plus de vie, contrôlée entierement par la maladie, dans un cercle vicieux car je voulais retravailler dehors pour ne plus avoir le temps d'arracher mais comment trouver un boulot quand on se pense monstrueuse devant se cacher du regard des autres ? En plus je croyais que mes cheveux ne pousserai plus, que j'avais ete trop loin. Je n'avais plus le choix, il fallait guérir. La 1ère therapie entamée n'a pas suffit à arreter, car si j'avais annalysé le fond du pb, les "raisons" de mon basculement dans la maladie, cela n'a pas agit sur le comportement auquel j'était accro, l'arrachage.Difficilement, j'ai trouvé un spécialiste des troubles du comportement et j'ai pris un Rdv. Inutile de vous dire combien ca a été difficile. Cela m'a pris au moins 3 mois rien que pour avoir le courage de téléphoner. Au premier Rdv, le psy avait 10 min de retard : j'ai faillis profiter de cela pour m'enfuir en de la salle d'attente. Je ne sais pas encore quelle force m'a fait rester. Mais aujourd'hui, je ne regrette pas. Cela fait 1 an, je suis toujours suivie par ce psy. Au départ, c'était un Rdv par semaine, maintenant c'est tous le 4 mois, cela a été progressif. Au départ il m'a donné des exercices pour me désintoxiquer de ce gestes, puis quand j'ai réussis, c'était uniquement du suivis. C'était dur mais ca vaux tellement le coup ! J'ai compris maintenant, j'était accro, je le serai toute ma vie.Ce n'ai pas notre faute comme l'alcoolisme c'est maladie.On ne peux pas s'en sortir seul durablement, il nous faut de l'aide de personnes compétentes, de traitement et de suivis, comme toute maladie.
C'est pour cela que je vous encourage à toutes et tous vous trouver un médecin qui vous comprendra et pourra vous soigner ! Il n'y a que cette solution, il faut trouver en vous le courage de l'appliquer.
Aujourd'hui, mes cheveux on repoussés, je n'arrache plus. Cela fait un an et je commence tout juste à reprendre le contrôle de ma vie et à réparer peu à peu tout ce qu'a brisé la trichotillomanie.Je sent que ce sera encore long, je l'ai compris, notre combat, c'est un marathon. Courage.
Ella

Bastet

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Nov 27, 2014, 8:06:13 AM11/27/14
to trichotilloman...@googlegroups.com
Bonjour,

Ça me fait très plaisir de savoir que tu es en rémission, ça redonne espoir à tous ceux et celles qui sont encore pris dans l'engrenage. 
Je me reconnais beaucoup dans ton histoire, sauf que j'ai commencé plus tôt, mais je me retrouve dans tes attentes, tes réactions et ton isolement aussi. Malheureusement, je pense qu'on passe tous par là avec cette maladie. 
Personnellement, je ne suis pas en rémission totale (et je n'ai jamais trouvé un médecin qui essaie de faire autre chose que me donner des cachets...) mais la différence est tout de même flagrante, donc je ne peux que me réjouir de ma progression.

Bonne continuation,
Bastet.

Ella

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Dec 9, 2014, 8:52:09 AM12/9/14
to trichotilloman...@googlegroups.com
Bonjour Bastet,

Tiens bon, courage, et ne te démotive pas de trouver le bon thérapeute, celui qui te fera t'en sortir, qui te comprendra et qui saura te guider. Si veux je peut te donner les coordonnées du miens en message privé ( il est sur Paris donc je sais pas si cela te convient ). Dès notre 1 et entretien il m'à déconseillé les cachets alors que j'en voulais car selon lui c'est reporter une addiction sur une autre. Pour info et pour t'aiguiller dans tes recherches c'est un psychologue comportementaliste, il s'occupe des addictions liées à un comportement comme la boulimie, l'anorexie, trichotillomanie....
Bon courage encore !

Bastet

unread,
Dec 14, 2014, 8:21:19 AM12/14/14
to trichotilloman...@googlegroups.com
Bonjour,

J'avoue que j'ai carrément laissé tomber l'idée de trouver un bon thérapeute à proximité. Je suis de Marseille, dommage sinon j'aurais bien consulté le tiens, c'est tellement rare un psy qui déconseille les médicaments ! Je suis passé à des méthodes qui fonctionnent bien pour moi, comme la méditation et le yoga par exemple. Je ne suis pas en totale rémission, la route est un peu longue, mais les rechutes sont minimes et de plus en plus rares, du coup je m'y accroche.
Merci pour ton message !!

Bonne continuation :) 


Ella

unread,
Dec 21, 2014, 1:55:33 PM12/21/14
to trichotilloman...@googlegroups.com
Bonjour bastet,

C'est un combat de longue haleine, c'est vrai...et la relaxation cela aide beaucoup, tu as raison d'en faire ! Mais ne lâche pas l'affaire pour trouver LE bon thérapeute, celui qui t'aiderai a t'en sortir, qui aura la bonne méthode pour te guider et saura te donner les clefs pour avancer. C'est important de ne pas perdre courage, la tricho est une vraie maladie il ne faut pas rester sans se faire soigner, il n'y a pas de raison ! Chaque maladie à son medecin, son traitement, et cela est valable pour nous aussi. Courage pour continuer tes recherches, je sais que c'est dur, mais cela vaux le coup de savoir que l'on a un vrai soutient, meme apres une rémission c'est comme un filet de sécurité qui permet de ne pas replonger.
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