2017_08_29. HAÏTI: Zombification + Arrestation colonel retraité Joseph BAPTISTE

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Dja Paul

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Aug 29, 2017, 6:05:00 PM8/29/17
to Cardinal Chibly LANGLOIS, Rosny Desroches, Auguste D'Meza, Odette Fombrun, Nyrvah Florens Bruno, Secrétariat De M. l'Ambassadeur de France en Haiti, Jan Mapou D. Enis Jan, Paul Evans, Jean-robert Placide, Secrétariat du MHAVE Haïti, Privert Jocelerme, Steven I. Benoit, Daniel Supplice, Jacqueline - Miami Charles, Cholzer Chancy, P. Duly Brutus, Claude PIERRE, Moise Jean Charles, Sen Rodolphe Joazile, Kaptenn Koukourouj, Sen Simon D. Desras, Senateur Evaliere Beauplan, thierr...@gmail.com, Jean MENDIET, Pauris Jean-baptiste, Lemete Zephyr, MGR Pierre Andre Dumas, Lainy Rochambeau, Dany LAFERRIERE, michael...@francophonie.org, Clotaire Saint-Natus, Raphaël Confiant, Raphaël Confiant, robert.d...@martinique.univ-ag.fr, Patrick Chamoiseau@gmail. Com, SEPHORA


Un dossier sur la zombification qui m'a toujours interpellée, et qui persévère à date, et que je livre à votre lecture, à votre sagacité.
C'est l'un des meilleurs morceaux dansants de FEU Douk SAGA. On dit qu'il est mort du SIDA. Il était trop adulé par la gent féminine.
"l'Ennemi de l'Homme, c'est l'Homme. Les gens n'aiment pas les gens. Affaire de gros dada... Seul les travail paie, silence... ici on travail ! Le feu sans le feu ...
Ce second clip est le morceau du film favori de HSF qu'il a vu et adoré lors de son dernier passage à PARIS. Le titre du film: Mais qu'est-ce qu'on a fait au bon Dieu ...
Mastiboula = gros dada dodu (sic). "Mastok"!
NOUVEAU : "Album Sans Frontières" disponible sur iTunes, précommande l'album et reçois gratuitement le titre Maria mi Amore ! CLIQUE ICI http://po.st/LinoVersace ...

J'ose espérer que le présent dossier vous incitera à implémenter vos recherches personnelles sur ce pan spécifique important de l'identité culturelle individuelle et collective d'Haïti.
J'ai uniquement cinq (5) commentaires:
  1. En principe la zombification ne devrait pas être associée au vaudou. Pourtant, jadis et à date, elle y est pourtant. Les zombies, les poupées vaudou, la "magie noire", le "négatif", ..., en principe devraient être inexistants dans le vaudou, celui idoine originel du Bénin et du Togo. C'est une religion, et en principe comme toute obédience religieuse, elle est allouée au 3B (Beau - Bon - Bien) par essence, par nature, par constitution intrinsèque, DIVERS (par souci d'exhaustivité). Pourtant, c'est comme l'Islam qui a ses Intégristes Djihadistes. Pourtant, même si les clergés et les adeptes béninois et togolais disent que parfois, et même souvent, ils pratiquent la "magie", mais ce n'est que de la "magie blanche". DIGRESSION: Encore un cas flagrant d'acculturation culturelle intellectuelle d'assoicier le 3B au Blanc et le 3M (Moche - Mauvais - Mal) au Noir. Qui plus est, le vaudou africain pratique la "magie noire". Une de ses composantes est le TCHAKATOU. C'est normal, c'est terretre, c'est humain.  https://amikpon.net/1999-foret/34a.html. Toute FORCE a deux (2) pans, le Bien et le Mal, comme une pièce de monnaie à un côté "pile" et l'autre "face".  
  2. Comme la toxine causale de la zombification vient du poisson globe, d'une toxine inhérente, selon les conclusions quasi mais pas tout à fait scientifiques à date, qui constitue un mets dangereux et très recherché au Japon, le FUGU, ce sont ces derniers qui font des recherches scientifiques très poussées sur la zombification. Ils veulent arriver à utiliser cette toxine "maîtrisée" à des fins d'anesthésie pour des opérations chirurgicales complexes, et non.
  3. Haïti n'est point au même niveau de recherches, surtout pour les 3B, mais les Haïtiens ont pu tout de même entreprendre des recherches pour savoir les effets de la toxine, son origine (source), la méthode d'extraction de la toxine, la dose à utiliser, l'antidote à utiliser (atropine), ... Mais c'est pour le Mal, pour se venger d'un affront, d'un soi-disant et réel ennemi, de s'enrichir en ayant un zombie esclave bon à tout faire, ... Et ils n'ont pas poussé les recherches pour que le zombie retrouve son état mental, même après avoir ingéré du sel. Haïti n'est pas focalisé sur la Science, le SAVOIR (exemple, pas modifier le kreyòl pour l'ayisyin), mais sur l'Obscurantisme, l'Empirisme, l'A-peu-près, les 3M (Moche - Mauvais - Mal)... Haïti doit y ajouter le SURNATUREL, le SACRE, le TABOU ("changé kreyòl an ayisyin toutt gason apral gin madougou é pap ka bandé ankò, é toute fanm èstéril é kipizè san klitoris". MDR,O!")
  4. Ah, ce sel! Si un zombie arrive à avaler du sel, il revient à son état normal mais très souvent avec des séquelles psychiques, "moune fou", "moune fol", ...
  5. En écrivant sur ce sel je me souviens subitement d'une pratique que maints kids pratiquaient en Haïti, notamment au Cap. Quand les parents d'une "boul grès", de tout niveau de vie et d'honnêteté, vous invitaient à entrer dans leur maison, les kids refusaient toujours de s'asseoir sur la chaise indiquée par l'un des maîtres de maison. S'ils ne pouvaient pas la refuser ils devaient s'y plier et tout de suite, subrepticement, jeter autour de la chaise du sel pris dans l'une de ses poches, la gauche pour les gauchers, la droite pour ... Ainsi en allant à l'invitation l'on faisait son stock de sel. Au Bénin, un Béninois en général (il y a des exceptions), même s'il est votre meilleur ami, - vous recto, lui verso -, il va refuser de boire une boisson qui n'est destinée qu'à lui et qui n'a pas une étanchéité d'usine. Jamais dans un verre! Jamais dans une bouteille décapsulée! On doit faire le décapsulage devant lui. Certains réclament même de faire l'opération eux-mêmes. S'ils doivent accomplir un besoin physiologique, ils boivent tout le contenu de leur verre avant d'y aller. S'ils ont oublié ce geste, à leur retour ils ne boivent plus le reste de la boisson dans le verre. Ils jettent ce contenu. Ils réclament une autre bouteille et un autre verre. La prudence va même que maintes personnes boivent à la bouteille et non dans un verre. A l'évidence, il n'y a pas ce niveau de précautions si le mets ou le liquide se trouve dans un grand plat ou dans un contenant (cocktail) destiné à tout le monde, pas à un individu féminin ou masculin en personne.
FIN

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HAÏTI : CES ZOMBIS QUI ONT REGAGNE LEURS FAMILLES

HAÏTI : CES ZOMBIS QUI ONT REGAGNE LEURS FAMILLES
Vendredi, 18 Août, 2017 - 20:47
Eunide Lazare, 34 ans, atteinte d’une grave maladie, a été déclarée morte et inhumée au cimetière de Turgeau en avril 2008.  Quatre mois plus tard, elle a été retrouvée au marché de Pétion-Ville le visage complètement abattu, le corps maculé de blessures et quasiment muette, rapporte Le Nouvelliste du 16 septembre 2008 (1). La jeune femme n’était pas en mesure de raconter ses déboires au moment des retrouvailles. Contrairement à Michelet Dieu (Nd DJA, avec son nom DIEU, il se devait de ressusciter) qui a été décédé le 10 juin 2009 et enterré le lendemain à la suite des funérailles chantées en l’église de Dieu de Solon. Le 10 novembre 2014, à la surprise générale, il est retourné chez lui. Dans la petite localité de Solon à Saint-Louis du Sud où il résidait, il a été l’objet d’une grande curiosité. Des personnalités connaissant bien Solon m’avaient confirmé la nouvelle.
Mieux entretenu qu’Eunide Lazare, Michelet Dieu a pu répondre aux questions du journaliste Jean Kechnord Edmond le jeudi 13 novembre 2014. Il raconte : « J’étais conscient la nuit de ma veillée funèbre tenue le 10 juin 2009 et j’ai entendu toutes les chansons interprétées par l’assistance ». Il indique avoir été exhumé et conduit à Fond-des-Nègres par un certain Jocelyn Charles non identifié (2).«Il ne m’avait pas battu mais m’a ligoté les bras après m’avoir forcé à boire un Seven up. Ensuite, on a pris une camionnette », révèle-t-il, précisant qu’il a été placé dans un centre commercial à Fond-des-Nègres où il travaillait. Il poursuit : « Après avoir travaillé à Fond-des-Nègres, j’ai été conduit à Marseillan où j’ai également travaillé pendant un bon bout de temps.»
Michelet Dieu est convaincu que s’il retourne à Fond-des-Nègres, il pourra montrer la maison où il a travaillé pendant des années. Le propriétaire du centre commercial où il a été retenu en esclavage n’étant plus dans la zone, il a pu rejoindre ses parents. Dans ce centre-là, il était surveillé par un certain Bruno qui le transportait en camionnette à Marseillan en plein jour, selon son témoignage.
Valério Saint-Louis, journaliste de Télé Image, très connu à New York, retrace l’histoire d’Adelin Séide (3), ce jeune compatriote de 30 ans du département du Nord-Est, père de deux enfants, qui a été déclaré mort le 2 mai 2010. Ses funérailles ont été chantées le 7 mai 2010 en l’église catholique de sa zone de résidence. Le soir venu, quand on a été récupérer le zonbi, son père, Janthène Séide, muni d’une gigantesque bouteille aux allures effrayantes, a alors intercepté les malfaiteurs et recouvré son fils. L’histoire est racontée avec un luxe de détails par le père de la victime, plutôt fier de son exploit.
La Police nationale d’Haïti (PNH), à travers le commissaire Fritz Saint-Fort, avait prêté main-forte à M. Janthène Séide. Son fils, une fois rattrapé des mains des malfrats, a été transporté chez le prêtre de l’église qui avait célébré ses funérailles pour « lui passer les cordons », comme le veut la tradition. Adelin Séide, au moment du reportage de Télé Image disponible sur YouTube (3), se trouvait en République dominicaine où il recevait les soins sanitaires que nécessitait son cas puisque sa mésaventure, pour le moins rocambolesque, avait laissé des traces néfastes sur sa santé. Sans des soins médicaux intenses, confirmait son père, il serait de nouveau mort. Et cette fois-ci, pour de vrai. Selon les dernières nouvelles, Adelin a retrouvé toutes ses facultés cognitives et est devenu prédicateur d'évangile.
L’agronome Jean Erich René raconte le cas de Ciliane, cette femme décédée en 2005 et qui est revenue chez ses parents le vendredi 11 juillet 2008 à Bande du Nord, section communale de la commune de Cap-Haïtien. Selon l’agronome René, « elle a pu rejoindre sa famille à Fort-Bourgeois, à la suite du décès du houngan bien connu à Port-Margot sous le sobriquet de Ti Bòs qui l'avait gardée en captivité pour profiter de sa force de travail avec beaucoup d’autres esclaves clandestins libérés par les fils de Ti Bòs ».
Dans de nombreuses zones en Haïti, on a vécu des scènes similaires. D’où la nécessité de poursuivre la réflexion scientifique et légale sur le sujet. Les autorités, les vodouisants et les chercheurs disposent donc d’un échantillon assez représentatif pour faire la lumière sur le phénomène de zombification et ses méfaits sur la société haïtienne. Le docteur Lamarque Douyon avait réalisé des études scientifiques intéressantes, particulièrement sur les cas de Clairvius Narcisse, Natagette Joseph et Francine Iléus. Le Dr Frantz Bernadin a publié des articles de presse sur le sujet (4).
Roland Littlewood du département d’anthropologie et de psychiatrie de la « University College » de Londres et  Chavannes Douyon de la polyclinique Medica de Port-au-Prince ont publié dans la revue scientifique médicale britannique The Lancet un article intitulé « Clinical Findings in Three Cases of Zombification ».
Ces auteurs mentionnent que pour la majorité des Haïtiens, la zombification est un phénomène empiriquement vérifiable. Il ne s’agit pas donc pas que des ouï-dire. Littlewood et Douyon (1997) ont étudié, dans leur article, trois cas de zombification : FI, 30 ans; WD, 26 ans et MM, 31 ans. Nous reviendrons en détail sur ce texte dans une prochaine chronique. Nous voulions seulement mentionner ici le fait que le phénomène de zombification haïtienne a déjà fait l’objet de recherche et de publication scientifique.
Pour l’agronome René, « un zombi est un homme ou une femme dont le décès a été cliniquement constaté et dont les funérailles ont eu lieu au su et au vu de tout le monde. À la faveur de la nuit, une bande de malfaiteurs cassent la tombe, font sortir le cercueil et lèvent le mort. Il n'y a rien de mystique. C'est du vagabondage pur et simple (Nd DJA, ?????). Un conteur ou conducteur l'enveloppe dans son linceul et le conduit chez un bòkò qui le garde dans une maisonnette ordinairement appelée Jwal, située dans un endroit hors de la vue des passants. Ces zombis seront loués aux cultivateurs, moyennant argent comptant, pour les travaux de sarclage, d'arrosage, etc. » M. René évoque toutes sortes de maléfices à l’origine du phénomène. Il retrace l’histoire d’une plante communément appelée concombre zombie que les fossoyeurs peuvent utiliser (Nd DJA, Agro, ne serait-ce pas le nom kreyòl du DATURA ????).
Le Dr René Toussaint a, pour sa part, fait des recherches sur la zombification en Haïti (5). Il écrit : « Le premier tour de l'opération de zombification est en effet une intoxication dont la caractéristique essentielle est qu'elle permet d'induire un état de faiblesse tellement marqué que la victime évolue vers l'atonie musculaire. Les muscles volontaires encore appelés muscles de relation ou muscles de la vie sont sélectivement atteints tandis que les muscles lisses comme les muscles participant à la mécanique respiratoire, les muscles cardiaques, c'est-à-dire ceux dont la mobilisation est indépendante de la volonté du sujet sont touchés dans une moindre proportion. » 
À ce niveau, les battements du cœur que l'on considère comme signe de vie sont tellement faibles qu'on ne peut pas les entendre même avec un instrument acoustique comme le stéthoscope que possèdent les médecins dans les hôpitaux sous-équipés. La victime est ensuite mise en terre.
La zombification et le sous-développement d’Haïti
L’agronome Jean Erich René relate un des procédés de remise en vie impliquant un réseau contenant les maçons des cimetières, les croquemorts et les malfaiteurs qui, indique-t-il, sont obligés de garder le silence pour éviter d’être victimes à leur tour. Selon lui, la zombification a des retombées néfastes sur l'économie, la société et la politique nationale. « Nous sommes victimes à la fois de la misère, de l'ignorance, de la jalousie, de la haine, de la méchanceté de nos compatriotes et de la démission de l'État haïtien. Nous devons épurer le vodou de ces gangs pour amorcer le développement économique d'Haïti.» La confusion entre le vodou et la sorcellerie pousse beaucoup de personnes à prendre leur distance du vodou, n’étant pas en mesure de faire la différence entre les deux.
L’agronome René indique avoir pu collecter ces informations tout au long de sa carrière. « Au cours de mes pérégrinations dans nos communautés rurales, comme agronome de terrain, je me suis mis à l'école de certains acteurs du vodou tant à Jérémie, à Jean Rabel dans le Nord-Ouest qu'aux Gonaïves dans l'Artibonite et ses environs. Ils m'ont livré certains secrets moyennant certaines gratifications.»Littlewood et Douyon (1997) ont également interrogé des bòkò à l’origine des cas de zombification.
Les secteurs organisés du vodou ont tout intérêt à faire la lumière sur ce phénomène qui ternit son image. Le fait de prétendre qu’il s’agit de simples cas de vengeance populaire liés à la sorcellerie et au dysfonctionnement du système judiciaire ne suffit pas. 
Frantz Alix Lubin a produit un texte sur le processus de zombification en Haïti (6).  Il distingue deux catégories de zombis en Haïti. D’abord, il y a les revenants qui sont des êtres de chair et de sang, et ensuite les « esprits » piégés dans des cruches d’argile ou des bouteilles de verre méticuleusement préparées à cet effet.
Les zombis du premier groupe sont des hommes ou des femmes qui ont été séquestrés suite à un état comateux profond et à la faveur de l’inhumation qui en découle. On les retrouve soit comme domestiques dans une maison familiale, dans un magasin, soit comme  esclaves dans les  champs. Très souvent,  explique-t-il, ils sont vendus très loin de leur lieu de résidence. Mais il arrive qu’ils soient volontairement libérés par leurs propriétaires ou par les héritiers de ces derniers. Depuis l’affaire Clervius Narcisse, leur existence est scientifiquement attestée, conclut M. Lubin.
Les zombis de la seconde catégorie correspondent à la fois à l’âme et à la force vitale d’un défunt. Il précise : « On peut les assimiler au « ba » et au « ka » de la kabbale égyptienne. Eux aussi font l’objet d’un fonds de commerce. Extirpés du corps du défunt selon des rites maléfiques, exécutés  par  un  sorcier, le  bòkò,  ils  peuvent  être  transférés  dans d’autres substrats tels que : biceps ou jambes  d’un homme en vie, stylographe, etc. Ils sont manipulés pour rendre fort ou intelligent selon les caractéristiques physiques ou psychologiques de l’ancien propriétaire et les exigences de l’acquéreur. On les surnomme également souvent baka. Mais les vrais revenants, plus faciles à observer, fascinent les anthropologues beaucoup plus que les insaisissables  esprits.»
Pour l’agronome René, la sorcellerie est une contrainte majeure au développement économique d'Haïti. « Tant et aussi longtemps qu'on n'arrive pas à résoudre la problématique de la sorcellerie scientifiquement, Haïti demeurera un pays économiquement atrophié. »
Cette affirmation peut paraître exagérée mais elle n’est pas dénuée de sens. Le moins que l’on puisse dire, c’est que le phénomène de zombification crée une méfiance généralisée chez les Haïtiens qui nuit à toute forme de collaboration et de gestion efficace et rentable. La peur qu’il génère empêche très souvent la grande majorité, y compris certains dirigeants, de poser les problèmes nationaux de façon scientifique et rationnelle. Cela conduit également à une mauvaise utilisation des finances publiques: le cas de ces dirigeants qui ne veulent pas utiliser les véhicules neufs et les biens meubles laissés de leurs prédécesseurs par crainte d’être victimes de zombification.
Il est quasiment impossible de trouver un contrenaître pour continuer un chantier initié par un autre. Il est presque devenu une norme en Haïti qu’un travailleur manuel doit refuser de poursuivre le travail entamé par un autre, ce qui peut réduire la concurrence et influe négativement sur le rapport qualité/prix des travaux. Un gestionnaire ou un chef de projet va réfléchir plus d’une fois avant de révoquer un employé inefficace quand celui-ci menace de le « zombifier ».Un parent refusera à ses enfants de prêter un ouvrage à leurs camarades de classe. Cette absence de confiance mutuelle limite les coopérations et collaborations efficaces dans les secteurs public et privé. Elle peut expliquer pourquoi plus de 90 % des entreprises privées sont des entreprises individuelles.
La croyance très répandue sur l’existence des zombis façonne donc le comportement des Haïtiens à travers une méfiance quasi généralisée. Ce comportement peut se révéler contreproductif et néfaste au développement économique. De plus, tous les cas reportés ici sont des jeunes gens qui font partie de la population active. Il s’agit donc d’un gaspillage de main-d'œuvre. Il y a également les conséquences psychologiques néfastes pour les parents éplorés et les pertes financières associées à ces décès. Tous ces facteurs influent négativement sur le développement économique.
Pour l’agronome Jean Erich René, sans une épuration et une réglementation des pratiques du vodou qui l’écartent de la sorcellerie et de la zombification, il n'y aura pas de développement économique pour Haïti. La grande question : comment  les réglementer?  C’est le grand défi que le sénateur Jean Renel Sénatus se propose de relever avec le nouveau code de procédure pénale.
Ce n’est pas la première fois qu’un législateur haïtien s’intéresse à une pareille législation. Nous y reviendrons dans une chronique ultérieure. Faut-il penser uniquement à réglementer le vodou ou toutes les religions? Qu’en est-il de la liberté des cultes?
Mais, à côté des lois, il faut une prise de conscience nationale sur le phénomène. Un économiste béninois m’a appris qu’au Bénin, chaque village dispose d’un chef spirituel du vodou à qui l’on peut s’adresser si l’on se croit être victime d'actes de sorcellerie. Il a un pouvoir de contrôle sur les adeptes de cette religion, évite les dérapages et œuvre à la cohésion sociale du village. C’est une des pistes qui pourrait être explorée en Haïti. 

Nd DJA:
Il faut vous souvenir que le vaudou et le surnaturel au Bénin empêche une gestion efficace, correcte et rentable d'un parc automobile.
Impossible de covoiturage: les passagers ont peur que l'on ait jeté un sort à l'un d'entre eux. Ainsi tout le monde subira l'accident.
Impossible de programmer une mission avec un ordre de mission précis: date et heure de départ, nom du chauffeur (il est choisi par le chargé de mission aléatoirement), trajet, étapes de transit et une course à faire pour le projet, date et heure de retour, quantité quasi précise des tickets d'essence car le chargé de mission peut changer de trajet, etc.
Impossible de réserver l'hôtel où le chargé de mission va loger.
DIVERS

5)         « De la mort à la vie. » Essai sur le phénomène de la zombification en Haïti, docteur René Toussaint, Edition IFE , Toronto 1993
6)         Frantz Alix Lubin, le processus de zombification en Haïti


http://www.zombiesworld.com/le-virus-de-la-zombification-demasque/
Le voilà donc, l'affreux, l'abominable virus responsable de la zombification ! Sale gueule, comme tous les virus ! Mais curieusement, celui-ci n'est pas sous

https://fr.wikipedia.org/wiki/Tetraodontidae
Arothron nigropunctatus Classification Règne Animalia Embranchement Chordata Sous-embr. Vertebrata Super-classe Osteichthyes Classe Actinopterygii Sous-classe ...
https://fr.wikipedia.org/wiki/T%C3%A9trodotoxine
La tétrodotoxine (TTX) est une toxine (neurotoxique) isolée pour la première fois en 1909 et présente chez certaines espèces de poisson, les tétraodons.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Zombie
Un zombie (emprunt à l'anglais bien que plus usité en français) ou zombi (terme utilisé à l'origine en français, dérive de zonbi en créole haïtien ; nzumbe ...
Les secrets de la zombification
Le mot « zombie », bien qu'il soit tiré directement du folklore haïtien, renvoie pourtant à deux types de créatures distinctes. Les morts-vivants des films de George Romero par exemple, n'ont pas ou peu de liens avec les zombies du vaudou, car ils sont l'actualisation du mythe du spectre putréfié du moyen âge. Ces morts-vivants se lèvent, continuent de pourrir et transforment les humains en zombies par simple contact (la morsure le plus souvent). Ils seraient une allégorie de la peur ancestrale de la peste, les premières représentations de « revenants putrides » se retrouvant à la fin du moyen-âge.
Le zombie haïtien, bien qu'il partage la résurrection et son apathie avec ses « cousins » est différent ; en effet leur corps n'est pas censé se décomposer, il ne peut pas transformer ses anciens congénères et sa volonté est soumise au sorcier qui l'a ensorcelé. Humain à l'origine, c'est suite à un envoûtement qu'un individu devient un mort vivant. Le rituel consisterait à placer de la « Bombazon » la poudre à zombie, autour du lit de l'individu pendant son sommeil. A son lever, celui absorbe la poudre par la plante des pieds. Quelques nuits plus tard, la victime paraît morte et le sorcier capture son âme (le ti-bon-ange) qu'il conserve dans une bouteille. La possession du ti bon'ange assure au bokor un contrôle total sur le « zombie » une fois réanimé. Si un zombie vaudou est à vos trousses, le sel est votre meilleure arme car il repoussera votre assaillant et le mettra hors d'état de nuire si vous lui en remplissez la bouche (bon courage tout de même). En cas d'attaque massive de zombie « infectés », le remède incontesté et mainte fois éprouvé est la destruction du cerveau, théorisé dans World War Z puis dans Guide de survie en territoire zombie de Max Brooks et mis en pratique dans toutes ses déclinaisons dans les jeux vidéos Dead Rising 1 et 2.

Le vaudou est une religion animiste (la nature est gouverné par des esprits ou des forces primaires dont il faut s'attirer les faveurs), née dans les Antilles pendant les débuts du commerce d'esclaves africains (Nd DJA, l'origine du vaudou est l'Afrique, précisément le Togo et le Bénin en ordre décroissant d'importance mais contraire en tant que réputation internationale). Pour éviter les persécutions des esclavagistes blancs, le vaudou et les religions affiliées telles que la Macumba et le Candomblé se sont souvent teintées de christianisme, utilisant les Saints pour renommer leurs divinités. Le vaudou a fait l'objet de nombreux clichés suite à la redécouverte d'Haïti au début du vingtième siècle, le plus répandu étant sans doute la poupée d'envoûtement lardée d'aiguilles qui est en fait connue dans la magie occidentale depuis l'antiquité.

Ce reportage diffusé sur Canal D, retrace l'investigation de Wade Davis, ethno-botaniste sur les cas de zombification, afin d'en déterminer la cause. Le cas le plus célèbre de zombie est celui de Clairvius Narcisse, déclaré mort et enterré en 1962, revenu dans son village 18 ans plus tard. Clairvius était en litige avec sa famille dont il a essayé de vendre la terre sans autorisation. Cet acte, considéré comme un crime plus grave que le meurtre dans la justice du vaudou, l'a condamné auprès des siens à devenir un zombie. La zombification est un acte de magie noire, accompli par un sorcier bokor, différent du prêtre hougan, qui lui pratique la magie blanche. L'ingénieur en bio-chimie Max Beauvoir, également grand prêtre hougan, explique que les actes de justices sont à la charge des « sociétés secrètes » et non à celle du culte général, basé sur l'observation de la morale. La zombification est aussi un moyen de se débarrasser des criminels sans pour autant les tuer.

Clairvius prétend se souvenir de son propre enterrement, et montre comme preuve la blessure causée par un clou du cercueil. Quelques temps après la mise en terre, Clairvius Narcisse a été réveillé à l'aide d'une potion et emmené auprès des autres zombies à la merci du bokor qui l'avait ensorcelé. Deux ans plus tard, le maître des zombies meurt et ses esclaves-zombies sont libérés de son emprise. Il revient dans son village 16 ans plus tard, et aborde sa sœur, qui l'avait reconnu mort sur son acte de décès. Celle ci le repousse, mais peu à peu elle et les autres villageois acceptent son retour en tant que zombie. L'histoire de Clairvius Narcisse fait grand bruit à l'époque et des soupçons de tromperie commencent à poindre. Certains comme le docteur Leslie Desmangles pensent à une erreur d'identité, car le corps de Clairvius a été réfrigéré pendant une vingtaine d'heures, ce qui est impossible à supporter pour le corps humain, tandis que d'autres, dont Wade Davis croient à l'histoire de ce zombie bien vivant.

Wade Davis, diplômé d'anthropologie et de botanique, a voulu éprouver scientifiquement le phénomène de la zombification, et d'en trouver la recette. Pour cela, il a du dépasser les clichés véhiculées par la culture occidentale et se confronter à la culture haïtienne. Les zombies y sont connus non par les livres ou les films hollywoodiens mais par la mythologie et la tradition orale. Pour percer le mystère des zombies, Wade Davis a du s'adresser à des bokors, les praticiens de la magie noire. Grâce à Max Beauvoir, Wade Davis rencontre le bokor Marcel Pierre, spécialiste de la poudre à zombie. Celui lui remet contre rémunération du «bombazon », que Wade Davis compare à d'autres échantillons recueillis auprès d'autres bokors. Les ingrédients varient d'une préparation à l'autre mais sont généralement un mélange de restes humains et animaux. Des analyses révèlent la présence systématique de restes de poisson-globe qui sécrète un poison violent, la tétrodotoxine. Présent dans les mers des antilles et près du Japon, où il est un met raffiné connu sous le nom de fugu. Les propriétés toxiques de ce poisson y sont bien connues, puisque la préparation des filets est réservée à des chefs spécialisés. La chair elle même n'est pas porteuse de poison, localisé dans les organes sexuels, le foie et le système digestif, puisqu'il serait extrait d'une algue dont le poisson-globe se nourrit. En comparant les symptômes d'un empoisonnement à la tétrodotoxine aux effets d'une zombification, Wade Davis tient un début d'explication. En dessous de la dose mortelle, le poison provoque une paralysie générale et la diminution des fréquences cardiaques et respiratoires, qui peuvent conduire à une mauvaise constatation de décès. Le fluide utilisé pour ranimer le zombie est sans doute un antagoniste de la tétrodotoxine, comme l'atropine.

Wade Davis reconnaît que malgré cette correspondance entre les effets de la tétrodotoxine et ceux de la zombification, celle ci n'est pas fréquente ni systématique, mais le simple fait que celle ci soit « possible » lui donne tout son pouvoir de suggestion. De plus, la création de zombie ne serait pas un phénomène constant ni même mesurable, tout spécialement si les victimes sont crues mortes. Les effets d'un empoisonnement et d'un passage par un cercueil varieraient de la mort à la totale récupération, en passant par divers stades d'atteintes cérébrales. C'est ainsi qu'en 1979, Francina Illeus, surnommée par la suite « Ti-femme » a été reconnue comme ayant été zombifiée trois ans plus tôt. La sentence de zombification aurait été prononcée après ses infidélités et le comportement scabreux de sa jeunesse. Ti-femme est réapparue mentalement diminuée, le regard vide et ne parle presque plus, et répond à bon nombre de clichés du zombie. L'examen de la tombe de Francina Illeus révèle que celle ci est vide, alourdie par des pierres.

Ce nouveau cas de zombie soulève encore des débats, mais les intervenants sceptiques apparaissent ici au mieux mal informés, au pire de mauvaise foi. Wade Davis n'a fait que constater que la présence de poison dans le poisson-globe est sans doute connue des bokors et que ceux ci parviennent exceptionnellement à doser la bonne quantité pour produire un effet « zombifiant ». En effet, depuis les cas de Clairvius Narcisse et de Ti-femme, aucun zombie ne s'est plus levé de sa tombe...

Cette vidéo édifiante permet non seulement de mieux comprendre la religion vaudoue, mais aussi découvrir que le phénomène des morts-vivants pourrait bien avoir une cause rationnelle. L'empoisonnement, suivi de l'hypoxie (manque d'oxygène) dans le cercueil participe sans doute à laisser un individu diminué qui, une fois exhumé, est à la merci de celui qui l'a empoisonné et déterré. Sans pour autant avoir à craindre une invasion de zombies purulents, les scientifiques semblent encore une fois traîner les pieds pour reconnaître l'existence d'un tel phénomène. La faute en revient peut être à John Carpenter, et à son très mauvais « L'Emprise des Ténèbres » (« The Serpent and the Rainbow »), libre adaptation du livre de Wade Davis qui ridiculise plus le phénomène qu'autre chose, transformant une enquête objective en fiction d'horreur grand-guignol.

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Le colonel retraité Joseph Baptiste a été arrêté pour avoir comploté afin de soudoyer des responsables haïtiens

Par Travis Andersen GLOBE STAFF 29 AOUT, 2017
Un colonel de l'armée américaine à la retraite a été arrêté mardi devant une accusation fédérale alléguant qu'il avait conspiré à Boston pour soudoyer les responsables du gouvernement Haïtien pour obtenir un soutien pour un projet portuaire dans ce pays.

Joseph Baptiste, 64 ans, de Fulton, Md., est accusé dans le tribunal de district des États-Unis à Boston avec une conspiration pour violer la Loi sur les pratiques de corruption courante et commettre un acte de blanchiment d'argent.

Il devait faire une première apparition mardi après-midi en cour fédérale dans le Maryland, selon le bureau de William D. Weinreb, l'avocat américain en exercice dans le Massachusetts. On ne savait pas clairement qui représente Baptiste.

Selon les procureurs, Baptiste est tombé dans le mirage des Feds en août 2014, lorsque le FBI a commencé à enquêter sur les hommes d'affaires Haïtiano-américains qui ont proposé de faciliter les pots-de-vin aux hauts fonctionnaires du gouvernement en Haïti, de sorte que les payeurs pourraient obtenir ou conserver des affaires dans le pays.

Baptiste, qui a une pratique dentaire au Maryland, a été approché par des agents secrets du FBI qui se sont révélés être des investisseurs potentiels pour un projet de développement portuaire de 84 millions de dollars dans la région de Mole-Saint-Nicolas d'Haïti, ont annoncé les procureurs.

Le projet a été promu par une entité identifiée dans les dossiers judiciaires comme «Société A», dont le conseil comprenait Baptiste, selon les dépôts légaux.

Baptiste a rencontré à plusieurs reprises des agents secrets du FBI à Boston et a eu des conversations téléphoniques avec eux, où il a exposé sa méthode pour soudoyer les responsables haïtiens, montrent les procès-verbaux. Les réunions et les appels ont été enregistrés.

Il aurait déclaré qu'il emballait les pots-de-vin à travers une organisation à but non lucratif haïtienne qu'il contrôlait.

Au cours d'une réunion avec un agent infiltré dans une chambre d'hôtel luxueuse en novembre 2014, Baptiste a décrit les pots-de-vin comme un pourboire, selon un affidavit déposé dans l'affaire.

"Je dirais que, comme nous, nous les inclinons à faire le bon choix", a déclaré Baptiste à l'agent, selon le dépôt. Il a déclaré dans une correspondance distincte qu'il fallait «graisser la chose pour les faire avancer», se référant aux fonctionnaires.

Pour le projet portuaire, Baptiste aurait ordonné aux agents secrets de transférer des paiements totalisant 50 000 $ à son organisme à but non lucratif pour être utilisés comme pots-de-vin.

Il a même envoyé un courrier électronique à un agent infiltré illustrant comment son organisme de bienfaisance serait utilisé pour dissimuler un pot-de-vin de 25 000 $ en tant que contribution de bienfaisance à l’organisation à but non lucratif.

Selon l'affidavit, le courrier électronique contenait une pièce jointe à l'en-tête de l’organisation à but non lucratif en remerciant l'agent pour le «don généreux». La lettre indiquait que les fonds allaient directement aider les [défavorisés] d'Haïti et les efforts médicaux en cours de [l’organisation à but non lucratif] qui nous permettront de sauver plus de vies ", a déclaré l'affidavit.

En fin de compte, cependant, Baptiste n'a même pas daigné laver le prétendu pot-de-vin à travers son organisme à but non lucratif, selon les procureurs. Au lieu de cela, il a dépensé les 50 000 $ pour lui-même et a été prêt à plaider coupable après que les enquêteurs l'ont confronté en décembre 2015.
Il a conclu un accord de plaidoyer avec le gouvernement ce mois-ci, mais a inversé le cours, indiquant par l'intermédiaire de l'avocat qu'il n'avait pas l'intention de faire face aux accusations, selon le dépôt.
Mais avant de changer d'avis, Baptiste a signé une déclaration sous peine de parjure où il a déclaré qu'il utilisait les 50 000 $ à des fins personnelles et prévoyait transmettre les paiements futurs d'un agent infiltré aux responsables haïtiens, a déclaré l'affidavit.

Travis Andersen peut être contacté à
travis....@globe.com. Suivez-le sur Twitter @TAGlobe.
L’article peut être trouvé à ce lien : https://www.bostonglobe.com/…/5KMJXQ6aaOrTwrjTcy…/story.html
Traduit de l’Anglais par Kerlens Tilus





Dja Paul

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Aug 29, 2017, 6:26:12 PM8/29/17
to Odette Fombrun, Cardinal Chibly LANGLOIS, Jan Mapou D. Enis Jan, Auguste D'Meza, Rosny Desroches, Nyrvah Florens Bruno, Jean-robert Placide, Secrétariat De M. l'Ambassadeur de France en Haiti, Claude PIERRE, Privert Jocelerme, Secrétariat du MHAVE Haïti, Paul Evans, Steven I. Benoit, Edwin M. Paraison, Cholzer Chancy, P. Duly Brutus, Director Caricom Representation Office Haiti, Moise Jean Charles, Senateur Edmonde Beauzile, Daniel Supplice, Sen Rodolphe Joazile, Mirlande Manigat, Kaptenn Koukourouj, Kawonabo1500 via Tout-Haiti, Sen Simon D. Desras, Senateur Evaliere Beauplan, Thebuildhaitifund Info, edm...@un.org, Max MANIGAT, Hughes St Fort, Michel DeGraff, Jean MENDIET, Robert BERROUËT-ORIOL, Fritz Deshommes, Bénédique PAUL, Pauris Jean-baptiste, Dorismond Max, consull...@bellsouth.net
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