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Je vous félicite pour votre apport, mais je dois vous dire qu'il existe bon nombre de théories dont la plus répandue est celle qui donne cette responsabilité à François Duvalier pour avoir ordonné le déboisement de nos normes par crainte de "kamoken". Celle que vous venez d'énoncer c'est une théorie très jeune, même trop. Mais quand même elle en fait partie de cette situation désastreuse.
Ce déboisement excessif a commencé sous le règne d'Elie Lescot en même temps que le phénomène d'exorde massif de nos paysans qui vendaient tout pour aller à Cuba travailler dans les bateys. Certains y revenaient pour cultiver leurs terres, on les appelait des "vejos" c'était à l'époque du 1er mandat de Batista, période ou Jacques Roumain s'est inspiré de ce phénomène pour écrire " Gouverneurs de la rosée". Vu la production excessive de charbons et la vente de leurs denrées alimentaires pour aller chercher fortune en terre étrangère à l'époque, ces propriétaires abandonnaient leurs terres avec l'espoir d'y retourner pour les mettre en valeur.
À la chute de Batista et la prise du pouvoir par Castro en 1959 prés de 13% de la population haïtienne, évaluée à 500 000 personnes y résidait, la plupart de ces paysans possédant des terres en Haïti. Ces terres non cultivées ayant étaient déboisées durant cet exorde ont été complètement délaissées par les paysans sur place par manque de moyen. La production du charbon continuait a accéléré d'où une couverture forestière de 5% dans les années 60-70 puis 3.5% en 70-80 et de 90 à aujourd'hui de 1%. En 1923 elle était de plus de 70%.
J'aimerais souligner un point monsieur Estor, c'est que le café est supposé d'être cultivé dans l'ombre, Puisque cette culture a été modifié en ajoutant des engrais chimiques pour plus de rendement, cause de la déforestation massive, le manque de structure de racines d’arbres dans le sol provoque une érosion accrue et un ruissellement toxique de ce type de plantation.
Chose curieuse c'est qu'à l'heure actuelle, ces Haïtiens et leurs descendants représentent à Cuba la même proportion qu'il représentaient en Haïti autrefois soit 13% de la population. Donc nous avons hérité d'un problème existant près de 3/4 de siècle et nous ne faisons rien pour le combattre, au contraire.
En me basant sur les réflexions de Serge, je peux dire qu'a ce niveau le pays a déjà disparu, car à l'arrivée de Christophe Colomb cette terre avait une couverture forestière estimée à plus de 80% . Aujourd'hui il ne reste que 1%. Donc il est évident qu'on ait un chef ayant une vision qui tient compte de la qualité de vie du peuple pour pouvoir résoudre ce problème d'érosion. Ce personnage n'a pas besoin d'être plus patriote qu'un autre, mais d'avoir une compétence qui lui permet de voir les priorités du pays et non des filous qui viennent piller une nation.
En ce qui concerne ma préférence pour le Paulawnia Serge, c'est qu'il est l'arbre le plus rentable et recherché au monde actuellement, pour un investissement initial de 25 dollars, durant les premiers 4 ans il peut facilement rapporter 5 000.00 dollars sur cette même période et mesurer entre 10 et 15m. D'autant plus qu'il est tout à fait adapté à notre environnement. Nous pouvons rabattre l'arbre à la fin de l'hiver afin qu'il se régénère au printemps. Dans ce cas, il poussera de 3 à 4 m dans l'année et formera des feuilles plus grandes (jusqu'à 60 cm). En revanche, il ne fleurira pas car les fleurs apparaissent uniquement sur du bois de deux ans. Sinon nous le gardons tel quel s'il est utilisé pour l'apiculture.
Quant au vétiver, bien que c'est une plante ou des herbes qui ne donnent pas d'ombre, dont le soleil continuera à " fan'n tèt cretien vivan 2 bout" il a bien sûr son utilité pour les haies, pour renforcer la terre ou peut être même utilisé conjointement avec le Paulawnia comme produit commercial, mais sa rentabilité n'est pas aussi extraordinaire qu'on le pense. Sinon comme 1er producteur d'huile de vétiver au monde le peu de compagnies qui exporte ce produit aurait créé des milliardaires Haitiens. Ce qui veut dire qu'Agri-Supply qui exporte plus de 2/3 de notre production locale est une compagnie dont le revenu brut avoisinerait des billions de dollars. Illusion totale!
Vous me mettez dans une situation réellement embarrassante, car j'aurais bien aimé correspondante avec vous, mais d'une autre manière. Avec tout l'égard que j'ai pour vous, je n'aimerais pas que nos échanges soit stériles, parce que vous avez trop de capacité et d'autant plus vous ne faites pas partie des démagogues.
C'est pourquoi je vous conseille de vous relire, car vous avez parlé dans votre 1er texte d’une période de 1980 à nos jours (32ans) en ce qui concerne la dégradation de l’environnement en disant que l’un des phénomènes qui a rendu cela possible est "la généralisation de l’agriculture de subsistance", ce que je ne partage pas d'ailleurs. Vous me parlez d’une augmentation insignifiante de l’érosion de 2% que vous appeliez « l’accélération exponentielle de l’érosion. » Pourtant, il s’agit au fait d’une érosion de près de 70% de 1923 à nos jours. D'autant plus que la culture du café a aussi contribué à ce phénomène. Il faut avoir un peu de discernement, moins de 32 ans n'est pas très jeune par rapport à 90 ans d'après vous?
Dans votre second texte, j’ai été stupéfié par la première phrase m’informant l'ouvrage d’un monsieur du nom de Georges Adam parlant de La crise de 1960: Sylvain Salnave. Je m’excuse, mais je n’ai pas pu continuer. Effectivement en 1960 c'était le début d'une autre crise celle de papa Doc.
Le seul Sylvain Salnave que je connais fut président d’Haïti de 1867-1870. Donc j’imagine que vous vouliez parler de celui-ci. Par contre, 1960 est encore très jeune par rapport à 1867 et 1869. Si c'est bien du même Sylvain Salnave que nous parlions, accepteriez-vous que vous l'avez rajeuni de beaucoup?
Je connais également André-Georges Adam qui écrivit: "Une crise haïtienne, 1867-1869: Sylvain Salnave" et non: la crise de 1960.
Johnny mon ami je vous le répète, vous avez trop de potentiel pour être aussi entêté, c'est pourquoi je suis obligé d'user beaucoup de tact. Vos théories sont trop jeunes mon ami. Il y a des choses que je n’oserais pas dire, vous pouvez éviter ce genre de correspondance, car vous avez une bonne base. J’espère que vous avez compris. Évitons les échanges de la sorte, je vous en supplie.
Merci de cette rectification, mais suite à votre entêtement j'ai pris l'initiative de vous rendre un grand service. Celui de prendre un passage de chacun de vos textes à l'exception de cette faute de frappe dont vous mentionnez et de vous demander de faire votre auto-évaluation à la suite de mes jugements. De cette manière, vous comprendrez à quoi je fais allusion. Bien que je vous considère comme quelqu'un de très respectueux, vous avez une manie de tout contredire qui rend les échanges presque inutiles.
Texte1
Estor
"Il nous faut comprendre que la dégradation accélérée de l’environnement du pays est causée, selon nous, par deux phénomènes sociaux particuliers :
1) La généralisation de l’agriculture de subsistance (maïs, pois, petit-mil, patate, piment, etc.), qui a débuté à la première partie des années 1980, suite à la baisse des prix du café sur le marché international. Avant, le café était la principale denrée d’exportation du pays, donc était cultivée dans la plupart de nos mornes un peu partout à travers le pays. Nous savons que le café reste en terre durant plusieurs années, donc aidait par sa culture à la conservation du sol. On raconte que les cultivateurs auraient mis le feu dans la plupart des caféières, en réaction à ce qui s’est passé. Ils ont substitué le café par les produits suscités, dont leur période de renouvellement au sol est beaucoup plus courte, c’est-à-dire de 3 à 4 mois. Donc, met le sol à l’épreuve des intempéries sur une périodicité beaucoup plus courte, d’où l’origine de l’accélération exponentielle de l’érosion."
P.A.
Monsieur Estor je vous répète que la dégradation accélérée dont vous parliez est de 2% de 1980 à nos jours, et ne peut pas être une accélération exponentielle de l'érosion comme vous le dites. En 1923 la couverture forestière était de plus de 70%, nous devons considéré cette déforestation à partir de cette période ou encore une autre beaucoup plus réaliste.
Monsieur Estor c'est le contraire au sujet de la culture du café, celle-ci a contribué à l'érosion en Haïti.
Texte2
Déjà rectifié pour faute de frappe, mais ce n'est pas une suite du premier texte qui se basait uniquement sur l'intervalle de 1980 à nos jours, voici la référence du 1er texte: "Il nous faut comprendre que la dégradation accélérée de l’environnement du pays est causée, selon nous, par deux phénomènes sociaux particuliers :
1) La généralisation de l’agriculture de subsistance (maïs, pois, petit-mil, patate, piment, etc.), qui a débuté à la première partie des années 1980, suite à la baisse des prix du café sur le marché international...
2) Le développement des bidonvilles qui s’est rapidement accéléré dans la deuxième moitié des années 1980."
Texte 3
Estor
"Et d’autre part, je ne pense pas que votre idée d’importer certaines plantes pour combattre le déboisement comme vous le dites est viable. Car, il faudrait se demander ce qui s’est passé avec ceux que nous avions eu ? Et tant qu’on ne soit pas sur de connaitre la raison de leur disparition se serait peine perdu de venir avec d’autres, de peur que « les mêmes causes ne produisent pas les mêmes effets », c’est-à-dire, leur disparition également. Donc, votre projet viendrait dans un deuxième temps, après avoir identifier, appréhender et trouver le problème."
P.A.
Vous êtes en train de contredire le proverbe malien qui dit: il faut d'abord arrêter l'hémorragie puis l'empêcher de refaire surface. Ce qui veut dire reboiser d'abord puis empêcher l'érosion de se reproduire et non le contraire.
Cherchez les causes d'une hémorragie pendant qu'un malade saigne abondamment au lieu de l'arrêter immédiatement et dites-moi la suite.
Pour conclure
Monsieur Estor, ne trouvez-vous pas que ce genre d'exercice est lassant et entretient un dialogue de sourds? Je ne veux pas que vous vous sentiez mal, au contraire je vous demande un peu de compréhension. D'ailleurs, je n'avais jamais l'habitude de vous lire , sinon je saurais dès le départ à quoi m'attendre.
Savez-vous que je me suis fait corriger à plusieurs reprises et j'ai toujours remercié mes correcteurs lorsqu'ils ont raison? Il y a même une personne qui m'a envoyé un courriel en me disant: "vous vous laissez traiter d'ignorant par ce type irrespectueux et vous ne réagissez pas." Ma réponse était très flexible, I. Une chance que mon correspondant très prévoyant m'avait déjà averti que quelqu'un le détestait. Sinon, on ne sait jamais, peut-être que j'aurais pu me laisser influencer.
Tout cela c'est pour vous dire de bien vérifier vos affirmations avant de les énoncer car vous avez beaucoup de talents. Je regrette sincèrement, mais je trouve cet exercice "trè raz" donc, je ne pourrai pas le recommencer. Je suis vraiment navré.
Bonne soirée
P.A.
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Mme Sept, Serge,
Je vous remercie pour vos interventions tout à fait pertinentes prouvant que vous avez réellement cerné le problème.
En septembre 2009 un haïtien détenant un Phd dans le domaine de l’énergie était de passage en Haïti avec un collègue malgache responsable de l'expérimentation du Paulawnia vietnamien dans son pays.
Le premier voulait faire un acte patriotique en faisant cadeau au gouvernement d'alors un package incluant l'étude qu'il avait réalisée sur le plan énergétique en Haïti concernant des moyens efficaces de production de l'électricité et les différentes localisations des sites simulés dans le pays. Le second voulait avoir la participation des membres du gouvernement pour faire une démonstration du modèle chinois apparenté aux domaines Kin qui prennent de plus en plus d'ampleur de nos jours en remplaçant les eco-villages qui poussaient partout comme des champignons. Malheureusement ou heureusement, rien n'a été fait, suite à un incident malheureux qui est arrivé à ces experts aux bureaux du ministère des Travaux publics.
Étant donné que ce Phd dans le domaine de l'énergie est l'un de mes meilleurs condisciples de classes, je peux facilement lui demander de contacter son collègue malgache à ce sujet. Cet un projet que je suis bien imbus et dont je peux vous informer sur les différents types de Paulawnia.
Un projet de la sorte nécessite obligatoirement l'implication du gouvernement. Car il est d'ordre national. C'est certain que c'est qu'une question de temps, un jour nous aurions un gouvernement qui tiendra compte de nos frères vivant dans cet état misérable. Voir le Paulawnia vietnamien ci-dessous.
Paulawnia vietnamien expérimenté à Madagascar
Bonne soirée
P.A.