
Marie-Lucie ChancyPrepared & Maintained by Emmanuel Ardouin; eard...@hotmail.com
Photos Courtoisie: Henri Armand, Be read more…

Photo Courtoisie Me Henri Armand.
Les premiers professeurs de l'Ecole des Hautes Etudes Internationales (Années 1958, 1959) devant le local de l'École à l'Avenue Christophe.
1er rang, de Gauche à Droite (3) : Leslie F. Manigat, Fondateur (pour l'Université d'Haiti) et Directeur ; Marie-Lucie Chancy-Manigat ; Raoul Nelson, Secrétaire Général
2eme rang (3) : Emile Brun ; Henri Armand ; Jn Baptiste Romain
3eme rang (5) : Joseph Chatelain ; Emmanuel Mompoint ; Edriss St Amant ; Pierre Petit ; René Piquion
4eme rang (3) : Max Chancy ; Gérard Gourgue (moitié de visage) ; Emmanuel C. Paul
Tôt ce matin, le doyen de la FMP, le Dr. Jean-Claude Cadet, m’a rappelé l’importance du jour. Puis, en consultant différentes interventions autour
de nos textes, j’ai lu de grands commentaires qui m’invitent à célébrer cette «fête des pères» avec les Éducateurs. G.M. 30/06/19
«L’équipe historique du projet Centre d’études secondaires était composée de : Pradel Pompilus, Jean Claude, PIerre Riché, Max Chancy, Marie Lucie Chancy, Leslie Manigat, Léon Kernizan, Cassiodore Volcy et M. Etienne (Titon). En 1954 l’École était logée à Turgeau juste en face de l’actuel local de la Digicel, puis- deux ans plus tard- elle fut logée à l’ange de l’Avenue N et l’avenue Jean-Paul II, jusqu’en avril 1974.
Après l’incendie qui détruisit le local de l’avenue N, l’école rouvrira ses portes en octobre 1974 au 24 de la premiere avenue du travail, son siège actuel.
Papi Pra enseignait le latin, le grec, la littérature haitienne et la littérature francaise. Jean assurait les enseignement de latin de grec, de francais et de philosophie (en année terminale) . Pierrot enseignait les mathématiques à partir de la classe de seconde. Max enseignait le latin, le francais et la philosophie. Leon Kernizan était professeur de sciences naturelles de la sixième à la classe de quatrième. Marie Lucie Chancy enseignait le latin, le francais et la litterature francaise, Leslie Manigat enseignant l’histoire en première et en terminale. Monsieur Volcy a quitté très tot l’équipe et s’est retrouvé parmi les premiers enseignants haitiens à travailler en Afrique francophone au lendemain des indépendances. En 1965 Max Chancy, Leslie Manigat et son épouse Marie Lucie ont été obligés de partir en exil. Max s’est retrouvé au Canada, Leslie aux USA puis en France. Histoire particulière d’une histoire plus générale de la dégradation de l’enseignement en Haiti sur fond de départs volontaires ou forcés de nos enseignants qui iront faire le succès d’autres systèmes éducatifs.
Les membres de l’équipe enseignaient également dans les lycées et à l’école normale supérieure. Leslie Manigat a été le fondateur de l’école des hautes études internationales (devenue l’INAGHEI). Pradel a été le directeur de l’école normale supérieure jusqu’à son limogeage en 1959. Pierrot a enseigné à la Faculté des Sciences. Il serait peut être temps de dire pour les nouvelles générations qui ne voient que l’échec des générations antérieure, qu’il y a eu dans ce pays des hommes et des femmes qui se sont mis avec passion au service de leur pays et au service de la jeunesse. Ils n’avaient pas pour horizon l’enrichissement personnel. Ils avaient une haute idée de leur mission et de leur pays. Pouvaient-ils en faire plus ? Peut-être oui, peut-etre non. Il faudra sereinement se replonger dans la période si particulière qui a servi de toile de fond à cette aventure.
Merci Gilbert de m’avoir permis de faire ce bref retour en arrière». Commentaires du professeur Guy Serge Pompilus. Ref. Texte sur Facebook «Vous avez dit «Centre d’études secondaires»? https://medium.com/@gilbertmervilus/vous-avez-dit-centre-d%C3%A9tudes-secondaires-dd219bab849d? ». Autre Intervenant : Barbara Benjamin Pasteur
Notes: FMP, Faculté de Médecine et de Pharmacie de l’Université d’État d’Haiti. Les accents attendront!
Publié le 2014-02-03 | lenouvelliste.com

Wébert Charles Marie-Lucie Chancy, ancienne directrice de l'École nationale des arts (Enarts), a un parcours beaucoup plus orienté vers les arts que vers la littérature. Quoique ancienne étudiante de la première promotion (1950) au département des lettres (à l'époque Lettres pures) de l'École normale supérieure, elle est surtout connue comme historienne de l'art et a même participé à la restauration du fameux tableau de Guillaume Guillon Lethière, Le serment des ancêtres. Elle vient de faire paraître sa première oeuvre de fiction, un petit livre de 122 pages illustré par des artistes de renom comme Dieudonné Cédor (en couverture), Jean Cavaillès, Jean-René Jérôme, Paul Beauvoir, Frankétienne... Caravelles est, selon l'auteure, un livre publié en hommage à sa fille Jessi Chancy Manigat, morte le 12 juin 2013. Divisé en trois parties, le livre donne beaucoup plus de plaisir à regarder qu'à lire. Les histoires de Danna, de Mauté et d'Abelle, teintées de poésie, sont assez confuses. Mais l'écriture est nette, soignée. Les tournures sont bien construites. Et la phrase bien charpentée. Le plaisir est beaucoup plus dans la forme que dans l'histoire. La première partie du livre (Caravelle...Caravelles...Un rêve...des rêves) est un récit composé de petits fragments, titrés ou pas, avec des illustrations alternées. Trois voix féminines se rencontrent, se parlent et se séparent, prenant chacune sa voie, sa caravelle. Les autres parties sont respectivement des réflexions diverses et des poèmes écrits en hommage à des disparus, dont, pour la plupart, des intellectuels, des écrivains et des artistes: Pradel Pompilus, Jean Fouchard, Jean Brièrre, Jacques Gabriel, Jean-René Jérôme, Lina Mathon-Blanchet... Si le livre peut être qualifié de fourre-tout, il faut considérer toutefois que les réflexions sur le rôle des parents sont d'une grande importance. Caravelles est donc un livre non pas à lire linéairement, mais à grapiller. Extrait choisi «Elle est née dans un jardin de roses en souriant à la vie ! Mais qu'en sais-je ? Je n'y étais pas encore... pas vraiment ! Elle s'est dépêchée d'avoir sa part de bonheur... oh, disons de joie du genre : le petit garçon qui lui tient la main pour la guider (attention, tu peux te faire écraser)...va demander ma main : c'est dire que l'on est fiancés! Et les autres ? ...sœurs, cousines vivaient si intimement dans ce "Manoir" où trônaient les aïeux ! Abelle et ses amies Danna et Mauté gravitaient autour de ce beau monde, s'en allant aux quatre coins du monde...juste en fermant les yeux.» Marie-Lucie Chancy, Caravelles, Port-au-Prince, décembre 2013.