|
L'Edito des autres |
|
Haïti: Circuler en Haïti, marche arrière |
--
--------
La théorie du complot du président Martelly
-La théorie du complot .
Le complot de la théorie contre le président Martelly. La théorie du complot de Martelly. Vite, vite des Ophtalmologues Louverturiens, Desssaliniens et Christophiens au chevet de la presse haïtienne frappée de presbytie et de myopie politique.Telles ont été les manchettes élaborées pour cet article. L’une d’entre elle a été retenue, mais les trois s’équivalent pour moi. On est presbyte politique quand on ne voit pas très bien de prés la situation politique. On est myope quand on ne la voit pas de loin. Aujourd’hui on a besoin de presse stratège qui sait se positionner par rapport aux grands problèmes socio-économiques qui affectent la population. Ce sont en Haïti , l’éradication du Cholera, la surpopulation, la sécurité intérieure de l’état, l’éducation fonctionnelle, la sécurité des investissements étrangers et nationaux, l’insécurité alimentaire, la protection des bassins versants avec leurs corollaires, la destruction a répétition des vies et des biens de la paysannerie, les risques du développement touristique, la destruction des infrastructures économiques, la baisse cumulée de la production alimentaire, le chômage et l’explosion sociale. Si nous sommes des élites, ces points devraient être suffisants pour nous cimenter autour d’un projet de société. Tous les autres problèmes évoqués sont des déviances qui ont l’effet mirage de l’arbre qui cache la forêt.
La théorie du complot nait aux Etats-Unis avec le refus d’une bonne partie de la société civile de croire á la version officielle exprimée par le gouvernement américain des événements du 11 septembre 2001. Cette strate intellectuelle de la société américaine appuierait ses doutes sur l’écroulement ordonné des deux tours jumelles qui s’apparente á une démolition contrôlée . Elle fonderait encore ses hypothèses sur les préoccupations des faucons du parti républicain de contrôler les réserves pétrolières du moyen orient pour occuper cette route géostratégique de survie et sur le mensonge de l’existence des armes de masse destruction défendue aux nations unies pour envahir l’Irak. Le monde occidental semblerait récidiver aujourd’hui encore dans l’invasion de la Lybie et antérieurement dans celle de l’Afghanistan avec l’OTAN.
En Haïti il appert qu’á travers les sorties insolites du Président Martelly, les réponses hors du commun données á la presse en deux ou trois occasions et ses démêlés politiques avec le parlement , est créé dans l’esprit du quatrième pouvoir, un soupçon de la théorie du complot de Martelly qui obstruerait les yeux des journalistes et soustrairait leur compréhension aux jeux dangereux que jouent les nostalgiques du pouvoir anarcho-populiste et certains leaders de l’opposition démocratique.
Un projet présidentiel inconnu
Face á ce soupçon, la presse se positionne et semble engager un procès d’intention contre un projet caché du président Martelly de rétablir la dictature et d’appuyer la corruption sous une autre forme et avec des courtisans d’un passé politique récent. Cela fait dangereusement mal car je vois que nos héros de la liberté de la presse se laissent embarqués dans un projet politique inconnu mille fois plus redoutables de destruction de l’économie que le projet avéré d’une nouvelle équipe de rétablir la dictature du droit. Mes analyses confirment pour la presse que le président Martelly est porteur d’un projet de dictature. La question est de savoir si ce projet de dictature soutient un projet réel de société en faveur de la majorité ? Si oui quel est ce projet et quels sont les sacrifices communs á consentir pour le supporter ensemble ? Martelly parle le langage du peuple. Il est le héros cornélien haïtien qui peut demander á la population de se serrer la ceinture pour surmonter les épreuves du quotidien et de l’avenir. La presse est le héros racinien haïtien appelé á faire passer les messages de Martelly et á soutenir chez la population la flamme de la motivation qui une fois éteinte fera tout avorter.
Qu’est-ce qui devrait être le point de mire de la presse haïtienne
Il existe un gang du droit en Haïti, « On ne peut jamais se servir du droit pour démanteler le gang du droit infiltré dans le droit de l’exercice du pouvoir en Haïti. Il faut seulement l’utilisation éclairée de la presse par la presse comme le pouvoir des pouvoirs pour acculer le gang du droit á la défensive et créer des brèches louverturiennes á travers les méandres scabreuses de sortie d’un état de droit »Michel William dixit
Ma compréhension du labyrinthe politique haïtien est d’abord une quête de l’UNITE pour le sauvetage du patrimoine terre et le redressement de l’économie du pays avec la participation obligée de la population active dont la paysannerie estimée á plus de 5 millions d’âmes. La participation de cette force á bon marché á la fois constructive et destructive ne présente aucune garantie sans la contribution éclairée des élites de la presse haïtienne. Martelly a le parler pour entrainer la population dans une œuvre épique et la presse en détient les armes c'est-à-dire les canaux de communication du message de Martelly. Je meurs de contrition en ne pouvant pas m’expliquer la dichotomie qui divise Martelly de la presse. j’ai dit que la presse haïtienne aurait besoin d’une batterie d’ophtalmologues louverturiens, Dessaliniens, et Christophiens pour l’aider a voir clair dans le projet de Martelly et pour y apporter sa participation ».Je demande pardon á la presse d’en appeler á des ophtalmologues de la guerre de l’indépendance á son secours. J’ai voulu dire que nous avons besoins des journalistes stratèges revêtus de l’uniforme Louverturienne Dessalinienne et christophienne pour participer objectivement á la saga de la reconstruction nationale..
Nous avons relevé que le cheval de bataille de la presse a choisi son parcours dans les sentiers des erreurs commises par le président. Simultanément le raidissement du parlement devient des peccadilles á ignorer malgré la présence en son sein d’élus qui ont comploté avec le président Préval l’embarras politique actuellement vécu par la population et l’imbroglio de l’amendement constitutionnel..
Le président est accusé de prélever des taxes en dehors de l’autorisation du parlement
Le président est accusé de gérer en dehors de la loi sur le budget l’argent recueilli pour alimenter le fond national d’éducation. Le président est accusé de ne pas respecter la presse. Le président est accusé de vouloir détruire le parlement. Le président est accusé d’inaugurer les écoles dont la construction remonte au moment politique de Préval, comme si les fonds alloués provenaient des entreprises privées du président sortant. Ouf , le président Martelly serait un ennemi public á abattre.
L’opinion de la presse américaine
A propos de l’opinion des journaux américains sur l’initiative présidentielle combien appréciée par la paysannerie de rétablir l’armée dans ses droits historiques, lisez plutôt les raisons évoquées par Washington Post et amplifiées dans la presse haïtienne :
« Reconstituer une armée en Haïti, comme le souhaite son président Michel Martelly, dans un pays où l'armée est «traditionnellement un instrument de la répression», est une «idée horrible», Le catalogue des besoins critiques d'Haïti est sans fin», «Mais s'il y a bien une chose qui ne fait pas partie des priorités d'Haïti, c'est de reconstituer une armée.»
«Pendant des années, en l'absence de menaces extérieures, l'armée a d'abord été un instrument sanguinaire dédié à la répression», «M. Martelly entretient des relations approfondies avec des groupes très à droite, comme les alliés de l'ancien dictateur Jean-Claude Duvalier, dont le régime a commis des abus atroces».
La reconstruction de l'armée va coûter 95 millions de dollars à Haïti. Cet argent «pourrait être bien mieux utilisé» pour lutter contre le choléra qui a fait des milliers de morts ou pour revenir sur les conséquences dramatiques du séisme dévastateur de janvier 2010 »
Les opinions des journaux étrangers sur les orientations politiques d’Haïti et en l’occurrence l’inutilité d’un retour á l’armée ont reçu dans la presse locale le plus large écho possible et y sont traitées comme des vérités sacro-saintes. La presse locale est devenue haineuse á ce point qu’elle n’a même pas jugé utile d’éclairer l’opinion nationale sur le caractère opportuniste de ces articles. Elle ne trouve pas utile d’opposer á ces jugements confus ou partisans la présence de neuf mille cinq cent bottes étrangères qui remplissent mal depuis plus de dix ans les fonctions assignées á l’armée d’Haïti. La presse a échoué de voir dans les articles de cette presse américaine le jeu subtil des officiels américains qui soufflent sur le chaud et le froid pour semer la confusion dans l’esprit des haïtiens .La presse nationale oublie le caractère opportuniste et aléatoire de la diplomatie internationale selon le profil de l’occupant du palais national et refuse de croire que . que si celle-là n’y avait pas donné son accord á celui-ci sur le retour de l’armée , Mr Martelly ne pourrait pas retourner même avec la première lettre A de l’armée. Qu’on se rappelle cette parole sacro sainte de Gérard Latortue qui disait : « son ayisyen dil jodia, li ka retounen ak lame dayiti, li ta renmen konen fos neg sa gen yen ».C’était une vérité politique d’hier. La presse a oublié royalement qu’en politique les vérités d’hier ne sont pas toujours et forcement les vérités d’aujourd’hui, comme celles d’aujourd’hui ne seront pas toujours celles de demain.
La presse se fait exploiter naïvement par les partisans de l’ancien régime qui aujourd’hui semblent lui donner l’absolution sans confession . Hier l’ANMH était clouée au pilori par ces mêmes politiciens qui l’accusaient de partisane au point de susciter la scission de la presse en deux nouvelles associations respectivement et ironiquement indexées de partisane et indépendante.
Le retour aux méthodes de restriction de la circulation
La graine de cerise sur le gâteau est cet article crédité du MENTOR Hérold Jean François qui aurait décelé dans un récent effort de l’exécutif de contrôler l’insécurité et de gagner la confiance des investisseurs , une mesure de retour aux pratiques duvaliéristes surannées de restreindre la liberté de circulation des Haïtiens . Tu quoque mi filii, dirait Daly Valet !. Cet article de Hérold Jean François reflète-il l’opinion de la presse nationale ?.Même lu sur internet, je doute qu’il soit écrit par Hérold qui m’avait dit « tu vaux plus que ça ».Je veux retourner l’ascendeur á mon tour á mon confrère Hérold en souhaitant que cet article n’était pas de sa plume.
Ma compréhension de cette mesure est toute autre. Depuis vingt cinq ans, nous subissons les assauts répétés des kidnappeurs qui ont tué enfants, jeunes vieillards, riches pauvres, opposants politiques. Ils ont fait des banques commerciales des endroits chargés de risques pour les épargnants. L’Epargne nationale ! En prenant ces mesures drastiques de fouille systématique, le président aurait annoncé les couleurs aux chasseurs en eau trouble. Le président par empathie, aurait dit, ou bien nous laissons le champ libre aux criminels pour nous tuer , ou bien nous acceptons de céder un peu de notre liberté pour permettre á la police de traquer les hors la loi. La même chose quand nous montons un avion de nos jours. Ou bien nous acceptons qu’un terroriste s’infiltre parmi les passagers et nous explose en plein ciel, ou bien nous acceptons de nous priver de certaines libertés en permettant que l’état pratique une fouille en règle de tous les passagers avant l’embarquement pour garantir la sécurité des voyageurs et protéger le business de l’aéronautique.. Mr Préval et Mr Alexis ayant choisi de gouverner par la terreur pour sequestrer le pouvoir avaient choisi de négocier avec les bandits leur impunité contre la sécurité de la population .Ce sont des choix de politiques. Martelly a fait un choix. On peut reprocher au Président Martelly de n’avoir pas á communiquer au prima bord son projet de sécurité de la population avant sa mise en application. Son choix est louable. Aux journalistes de monter la garde autour de ce choix sans mettre la charrue avant les bœufs.
Les solutions á la théorie du complot du Président Martelly
Entre mon appui critique á la compréhension puérile peut être d’un projet politique louverturien connu seulement du president Martelly et la critique négative tout azimut par la presse des actions de Martelly il y a une différence profonde. J’ai foi dans les non dits de Martelly. La presse ne croit que ses yeux et ses oreilles. Je ne crois pas non plus que je pourrais avoir raison sur l’ensemble de la presse. Mais je crois fermement dans ma capacité d’analyse et je suis prêt á défendre ma conviction jusqu’au bout. » Il y a dans le génome de l’amendement la constitution de 1987 un projet macabre de séquestrer le pouvoir politique pour en faire une république de saltimbanques. « Bal la dwe fini ».
J’avais suggéré, il y a tantôt deux mois, l’organisation d’un atelier de la presse pour discuter du problème des relations de cette dernière avec la présidence .J’avais suggéré la création d’une sous association des journalistes du palais national qui aurait le privilège exclusif de couvrir toutes les sorties du président et qui recevrait une formation spéciale pour ce nouveau métier. Pourquoi pas la conception immédiate de ce projet d’atelier par le ministère de l’Intérieur, celui de la culture, de l’économie et de la justice avec les propriétaires des grands media de Port-au-Prince et des provinces pour préparer l’organisation rapide de cet événement et l’ explication plausible du projet de société de Martelly , si projet il en existe un. Je suis de la presse. La différence entre moi et le reste de la presse est que je crois dans les démarches politiques de Martelly et que la presse n’y croit pas. Je souhaite me tromper grandement la-dessus. Il faut á Martelly de faire les premiers pas en direction de la presse pour résoudre le conflit. Il n’y a pas qu’une seule solution et les excuses publiques ne sont pas la solution non plus. Que le président lance rapidement ce projet d’Atelier de la presse avec tous les fastes que mérite un tel événement pour opérer entre ces deux pouvoirs le déclic combien urgent á la reprise politique d’Haïti. « Kot granmounn ye, kay pa boule »
NY 19 Octobre 2011.Phone 646-420-1852.