Re: [Grands Débats] Re: Ni Duvalier, ni Aristide: Deux faces de la meme medaille!

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Serge Pierre-Pierre

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May 2, 2013, 7:06:10 AM5/2/13
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Changement et Rupture: Ni Duvalier, Ni Aristide : Deux faces d’une même médaille !
Par : Georgemain PROPHETE*
9 avril 2013
Pourquoi toutes ces polémiques autour des Duvalier et d’Aristide ?
Il faut en débattre parce que nos chers anciens présidents, en l’occurrence, François et Jean-Claude Duvalier d’un côté et Jean-Bertrand Aristide, de l’autre, représentent les deux faces de la même médaille. Ils incarnent, chacun à leur manière, le projet d’émancipation manquée des masses haïtiennes après la Révolution de 1946. Ce sont deux moments importants de notre histoire de peuple qui ont eu le même objectif, choisi le même itinéraire, appliqué les mêmes méthodes pour, finalement et malheureusement, donner le même résultat : la Déconstruction du Pays, le naufrage du Bateau Haïtien. Rappelez-vous le «Naje pou soti» du Président Préval !
 
Nous devons en parler parce que nous avons réalisé que ni Duvalier, ni Aristide ne sont parvenus à prendre conscience de leur état propre et pas seulement de celui du Pays et du Peuple. Ils vivent dans un état intermédiaire qui les retient coupés de la réalité des choses terre à terre. Ce n’est pas qu’ils s’en moquent. Ils n’en ont aucune conscience.
 
Nous devons nous en inquiéter et le faire savoir parce que ni Duvalier, ni Aristide n’ont démontré, à ce jour, aucune capacité de s’ajuster en fonction des profondes mutations qui se sont opérées dans le monde et des réalités existentielles haïtiennes qui ont transformé l’environnement immédiat dans lequel ils sont revenus vivre. Beaucoup de choses ont changé ! Haïti, aujourd’hui, accueille des sommets de Chefs d’État et de Gouvernement de la Caraïbe et des Amériques. C’est une transformation majeure de notre image qui mérite d’être encouragée et non d’être banalisée. Au contraire!
 
Nous nous devons de le leur rappeler parce que ni Duvalier, ni Aristide ne veulent accepter le principe de la nécessité du changement de paradigmes entre les gouvernants et les gouvernés, en particulier, du principe de la reddition des comptes, même quand on n’a pas été comptable des deniers publics. Nous sommes plusieurs à penser que leur position et leur fonction passées, l’immense popularité dont ils ont joui à un moment de leur tenure du pouvoir, la fin brutale de leur mandat, la mise à sac de leur demeure respective et tant d’autres aléas et vicissitudes qui ont marqué leur vie auraient dû les interpeler et les préparer à avoir une nouvelle approche de la réalité haïtienne contemporaine. Peine est de constater, néanmoins, qu’il n’est rien. Ni pour l’un, ni pour l’autre ! Ni chez l’un, ni chez l’autre !
 
Comment ont-ils pu croire, en effet, qu’ils vont continuer à jouir des privilèges et prérogatives d’anciens Présidents sans être disposés à payer la plus petite contrepartie qui est, en cet instant précis de notre vie de peuple, de descendre de leur piédestal. La démystification du statut des détenteurs du pouvoir d’État fait partie du cahier de charges du peuple revendicatif. Elle s’adresse aussi à eux.
 
L’heure est venue pour eux de nous démontrer qu’ils sont prêts à se conformer aux exigences de notre démocratie naissante.
 
S’il y a mandat de comparution devant un juge, le minimum que nous attendions de quiconque, même s’il s’appelle Duvalier ou Aristide, est qu’il se présente le plus humblement du monde pour y répondre. Ces tentatives maladroites de nous distraire pour échapper à la justice est un très mauvais précédent pour la construction de l’État de Droit que nous appelons tous de nos vœux.
 
Il n’est même point besoin d’entrer dans le débat du fonds des choses reprochées à nos anciens présidents, il faut qu’ils se conforment à la forme de la procédure. Or, le minimum est qu’ils répondent à toutes les convocations qui leur sont régulièrement présentées. «Anything less is unacceptable».
 
 
Georgemain PROPHETE
Cap-Haïtien

Patriotiquement,

Serge
 

HAITIAN INTERNATIONAL GROUP
"UNE PUISSANCE ÉCONOMIQUE POUR UNE HAITI MODERNE, LIBRE ET PROSPÈRE"
(www.haitianinternationalgroup.com), au service des citoyennes et des citoyens Haïtiens concernés du globe.




From: Georgemain Prophete <gep...@aol.com>
To: grands...@yahoogroups.com
Cc: "Serge Pierre-Pierre <sergeppierre"@yahoo.com
Sent: Wednesday, May 1, 2013 12:17 PM
Subject: Re: [Grands Débats] Re: Ni Duvalier, ni Aristide: Deux faces de la meme medaille!

 
Changement et Rupture: Ni Duvalier, Ni Aristide : Deux faces d’une même médaille !
Par : Georgemain PROPHETE*
29 avril 2013
 
Je suis né à la fin du règne de Paul Eugene Magloire. J’ai grandi sous celui de Duvalier Père. Il n’y a pas vraiment grand-chose dont je me souvienne si ce n’est qu’à la mort de François Duvalier, nous avions eu peur même de chuchoter la nouvelle de sa mort. Peur que ce ne fut une rumeur comme il y en eut tant d’autres à cette époque. Si nous colportions la nouvelle et que ce n’était pas vrai, nous courrions le risque de très grandes représailles.
 
J’ai commencé à avoir une conscience de la chose politique sous Jean-Claude Duvalier. Son père avait fait la révolution politique alors que lui, disait-il, nous promettait la révolution économique. Nous étions très excités à l’idée de cette transformation économique et étions très curieux de voir à quoi ressemblait un Président à Vie. Et quand, en 1971, il fit sa première visite officielle au Cap-Haïtien, nous étions en nombre imposant, sur la place de la Douane, pour le voir de près et écouter son discours. Nous étions jeunes, enthousiastes et pleins de rêves pour l’avenir de ce pays.
 
Puis se succédèrent des évènements en cascade qui ont changé le cours des choses en Haïti : l’assassinat de Gasner Raymond en juin 1976, la rafle des journalistes du 28 novembre 1980, la visite du Pape Jean-Paul II en Haïti en 1983 et le départ de la famille présidentielle pour la France en 1986 pour un exil qui aura duré 25 ans.
 
Le début de la Transition
J’étais dans les rues, ce vendredi 7 février 1986 devant le Palais National, pour assister à l’intronisation du Conseil National de Gouvernement, puis aux Gonaïves le mardi 11 février pour participer à la célébration de la naissance de la Nouvelle Haïti, Haïti Libérée, comme nous l’appelions et, enfin, le mardi 25 février pour la montée du Bicolore Bleu et Rouge en remplacement du Drapeau Noir et Rouge.
 
J’ai suivi, avec beaucoup d’intérêt, les péripéties du CNG pour mettre en place le premier Conseil Électoral Provisoire (CEP), en particulier, les échanges entre feu Me François St-Fleur, Ministre de la Justice et Jean L. Dominique qui, par une simple intervention au cours de la conférence de presse du Gouvernement pour présenter la loi électorale, a changé le cours des évènements politiques en Haïti.
 
J’ai suivi le massacre de la Ruelle Vaillant, l’instrumentalisation de ses conséquences politiques et la décision de ne pas proclamer Me Gérard GOURGUE, comme Président Élu de la République.
 
J’ai suivi la mascarade du dimanche 18 janvier 1988 qui a vu le Professeur Lesly François MANIGAT être nommé Président de la République au grand dam d’un autre candidat moins disant. Quatre (4) mois plus tard, il a été renversé alors qu’il festoyait en compagnie des siens. On rapporte qu’il n’avait rien vu venir.
 
J’ai suivi le Coup d’État qui a porté au pouvoir l’Autoproclamé Général-Président Prosper Avril, le 18 septembre 1988 et le déchoucage en règle qui en est suivi : Capitaines, Colonels, Généraux et plusieurs hauts gradés de la défunte armée ont laissé leur peau et leur grade au cours de ces moments mouvementés de notre histoire.
 
J’ai suivi la tentative de Coup d’État des Colonels Rébu, Qualo et Biamby et la guerre militaro-militaire qui s’en est suivi. D’un côté, les unités militaires du Palais appuyés par le Corps des Engins Lourds, de l’autre, les Casernes Dessalines et le Corps de Léopards. Le Général-Président gagna la bataille mais cet affrontement aura laissé des fissures profondes au sein de l’institution militaire. C’était la goutte d’eau qui allait faire déverser le verre des Forces Armées d’Haïti. Le compte à rebours a, alors, commencé. La descente aux enfers pour nos gens en arme était devenue inéluctable. Ca fait 19 ans que cela dure !
 
Et quand, Clarens Renois, éminent journaliste à Radio Métropole, a été reçu dans les bureaux du Général-Président pour une interview sur la dégradation de la situation politique et que le Général Avril a suggéré qu’une démonstration des forces du béton (mobilisation de masse dans les Rues de la Capitale) lui suffisait pour remettre le pouvoir, le Général Abraham n’avait qu’à se frotter les mains. Les portes du pouvoir intérimaire lui étaient grandes ouvertes.
 
Il y siégera, en effet, pendant 72 heures : Le temps de désigner un successeur au Général-Président. Il fallait quelqu’un qui acceptait d’organiser des élections libres, honnêtes et démocratiques en Haïti. Madame Ertha Pascal Trouillot accepta de relever le défi et reçut l’intronisation des mains du Général Abraham. On se rappelle ces paroles célèbres du Général au Garde à vous : Madame la Présidente, les Forces Armées d’Haïti sont à vos ordres !
 
J’ai eu le privilège et l’honneur d’être reçu au Palais National par cette grande Dame dans le cadre des démarches pour la participation du FICA au Championnat des Clubs Champions de la CONCACAF. Ce fut un moment exceptionnel. Le paysage politique haïtien pâtit du manque de ces êtres humbles de tempérament mais forts de caractère et de personnalité qui respectent la parole donnée, c’est-à-dire, qui cultivent cette noble qualité de s’en tenir à leurs engagements quand ils les prennent.
 
Elle avait promis d’organiser les élections. Elle les a organisées en dépit des difficultés de tous ordres rencontrées sur sa route, en dépit des défections au sein de son Gouvernement, en dépit du déchoucage qui a suivi ce putsch manqué, en dépit du risque personnel qu’elle encourait vu les circonstances de l’époque.
 
Après coup, elle témoignera au micro de Valery Numa, sur Radio Vision 2000, que sa plus grande peine est qu’elle soit obligée de porter, encore aujourd’hui sur le dos, une tâche rouge sur sa robe immaculée. Elle faisait référence à son arrestation et son emprisonnement au Pénitencier National après avoir remis le pouvoir à Jean-Bertrand ARISTIDE.           
 
L’Election d’Aristide et le régime Lavalas : Ce devait être la fin de la Transition !
Recruté sur concours, en mars 1976, comme beaucoup d’autres qui, comme moi, ont fréquenté l’École Nationale des Douanes,  je suis de la génération de douaniers d’expérience tels que : Edouard Vales Jean-Laurent et Jean Jacques Valentin, tous les deux plusieurs fois Directeur Général des Douanes, Fritz Deshommes, actuel Vice-recteur à l’Université d’État d’Haïti, Allrich Nicolas, Boursier du Gouvernement allemand, ancien ambassadeur d’Haïti en Allemagne et ancien Ministre des Affaires Étrangères dans le Gouvernement de Madame Michèle Pierre-Louis, le professeur Camille Charlmers, grand altermondialiste de son état, Aliette Joseph, les frères Charles et Serge Audate et j’en passe.
 
En 1990, j’ai profité du fait que la Direction Générale des Douanes m’ait refusé une promotion que je croyais me revenir de droit pour demander au Directeur Général d’alors, mon ami Claude Grand-Pierre, ma mise en disponibilité pour une période indéterminée. La lettre était datée du 4 décembre. Les élections présidentielles étaient programmées pour le 16 décembre.
 
J’ai assisté, à la Barriere Bouteille, à l’entrée triomphale du candidat Jean-Bertrand Aristide au Cap-Haïtien. Après avoir écouté son intervention sur la place Toussaint Louverture de la Rue 3 devenue, depuis, le plus grand magasin de la ville, il ne faisait aucun doute dans mon esprit que le prêtre des pauvres allait gagner les élections. Le contraste entre son intervention et celui de K-Plim était trop saisissant. Il y avait comme de la magie dans le verbe d’Aristide. J’ai su que j’avais fait le bon choix en démissionnant de la Douane parce que l’avalanche qui s’annonçait allait tout emporter sur son passage.
 
Lavalas est effectivement arrivé au pouvoir et a tout balayé, ou presque. En tout cas et juste pour donner une idée des dégâts au niveau de l’Administration publique haïtienne, sur les 40 employés qui émargeaient au Budget de l’Administration Générale des Douanes pour la Douane du Cap-Haïtien, une commission a débarqué dans la ville une fin de semaine et a, sans aucun ménagement, aucune forme et aucuns égards, révoqué 39 employés sur les 40 de sorte que, le lundi matin, il était impossible pour la Douane de liquider les taxes pour les marchandises importées faute de cadres capables de préparer un bordereau. On a du repêcher un Sous-Directeur et un employé pour combler le vide en attendant le recrutement des militants.
 
En cette année 1991, le régime Lavalas paraissait solide comme un roc. Sauf qu’à un certain niveau dans les sphères du Consensus de Washington, la décision était prise d’en finir avec lui. Ces rumeurs ont été reçues avec beaucoup d’incrédulité que ce soit de la part du pouvoir, encore plus de la part de beaucoup d’observateurs : Un pouvoir aussi populaire ne pouvait pas être renversé ! Surtout après avoir célébré la réconciliation avec l’Armée qui n’avait, tout de même, pas apprécié la mise à pied des membres de son Ã‰tat-major le jour même et au cours du discours d’intronisation du Président.
 
Et pourtant, comme Manigat avant lui, le Président Aristide a été renversé par le Coup d’État du 30 septembre 1991 bien que, contrairement à son prédécesseur et trois (3) ans plus tard, il sera rétabli dans ses fonctions grâce à la diligence du Président américain Bill Clinton qui a mis, pour cela, vingt mille (20 000) soldats de l’Armée Américaine à sa disposition.
 
Le Retour d’Aristide : Retour à la case-départ !
J’ai fait la connaissance de Me Emile Jonassaint à Port-de-Paix en 1983. Je venais d’être installé comme Directeur de la Douane et le Directeur sortant a eu l’amabilité de me faire faire un tour de ville. Je fus introduit au patriarche qui prit beaucoup de plaisir à me rappeler qu’il a vécu au Cap-Haïtien dans les années 1940 et fréquenté, lui aussi, le Collège Notre-Dame du Perpétuel Secours.
 
Donc, quand il a pris sur lui la décision de laisser entrer les américains pour éviter le bombardement de Port-au-Prince, comme on l’en menaçait, je savais qu’il avait mesuré toute la gravité de la situation mais réalisé, tout d’un coup, qu’il venait de signer l’acte de capitulation sans avoir reçu un coup de canon, pas même une égratignure, seulement des menaces. L’une des conséquences évidentes est que l’ancienne armée devait faire place à la nouvelle. C’était aussi simple que cela et les évènements survenus au quartier général de la Police du Cap-Haïtien allaient donner la preuve à cette assertion : Quand vous laissez entrer votre rival dans votre demeure, vous dégagez. Sinon !!!
 
Suite au retour du Président Aristide et à la démobilisation des Forces Armées d’Haïti qui s’en est suivi, les opérations de déchoucage ont repris de plus belle sur presque toute l’étendue du territoire, comme aux plus beaux jours. C’est que les différentes armées et missions d’occupation ont toujours répété à qui veut l’entendre que les forces étrangères présentes sur le terrain n’avaient pas pour mission de protéger les haïtiens encore moins d’interférer dans leurs différends et conflits. Seulement de s’interposer. Et, ils ont tenu parole. C’est leur credo encore aujourd’hui, je crois.
 
Les seules fois que j’ai eu conscience de leur intervention, ce furent pour empêcher que le Président Aristide ne s’octroie une prolongation de son mandat en 1995 et déclarer les élections de 2010 sous le mandat du Président Préval. Les autres fois, des concours de circonstances ou des petits gestes ou exercices de cooptation des autorités constituées avaient suffi pour leur livrer, sur un plateau d’argent, leurs quatre (4) désirs et volontés.
 
Pourquoi toutes ces polémiques autour des Duvalier et d’Aristide ?
Il faut en débattre parce que nos chers anciens présidents, en l’occurrence, François et Jean-Claude Duvalier d’un côté et Jean-Bertrand Aristide, de l’autre, représentent les deux faces de la même médaille. Ils incarnent, chacun à leur manière, le projet d’émancipation manquée des masses haïtiennes après la Révolution de 1946. Ce sont deux moments importants de notre histoire de peuple qui ont eu le même objectif, choisi le même itinéraire, appliqué les mêmes méthodes pour, finalement et malheureusement, donner le même résultat : la Déconstruction du Pays, le naufrage du Bateau Haïtien. Rappelez-vous le «Naje pou soti» du Président Préval !
 
Nous devons en parler parce que nous avons réalisé que ni Duvalier, ni Aristide ne sont parvenus à prendre conscience de leur état propre et pas seulement de celui du Pays et du Peuple. Ils vivent dans un état intermédiaire qui les retient coupés de la réalité des choses terre à terre. Ce n’est pas qu’ils s’en moquent. Ils n’en ont aucune conscience.
 
Nous devons nous en inquiéter et le faire savoir parce que ni Duvalier, ni Aristide n’ont démontré, à ce jour, aucune capacité de s’ajuster en fonction des profondes mutations qui se sont opérées dans le monde et des réalités existentielles haïtiennes qui ont transformé l’environnement immédiat dans lequel ils sont revenus vivre. Beaucoup de choses ont changé ! Haïti, aujourd’hui, accueille des sommets de Chefs d’État et de Gouvernement de la Caraïbe et des Amériques. C’est une transformation majeure de notre image qui mérite d’être encouragée et non d’être banalisée. Au contraire!
 
Nous nous devons de le leur rappeler parce que ni Duvalier, ni Aristide ne veulent accepter le principe de la nécessité du changement de paradigmes entre les gouvernants et les gouvernés, en particulier, du principe de la reddition des comptes, même quand on n’a pas été comptable des deniers publics. Nous sommes plusieurs à penser que leur position et leur fonction passées, l’immense popularité dont ils ont joui à un moment de leur tenure du pouvoir, la fin brutale de leur mandat, la mise à sac de leur demeure respective et tant d’autres aléas et vicissitudes qui ont marqué leur vie auraient dû les interpeler et les préparer à avoir une nouvelle approche de la réalité haïtienne contemporaine. Peine est de constater, néanmoins, qu’il n’est rien. Ni pour l’un, ni pour l’autre ! Ni chez l’un, ni chez l’autre !
 
Comment ont-ils pu croire, en effet, qu’ils vont continuer à jouir des privilèges et prérogatives d’anciens Présidents sans être disposés à payer la plus petite contrepartie qui est, en cet instant précis de notre vie de peuple, de descendre de leur piédestal. La démystification du statut des détenteurs du pouvoir d’État fait partie du cahier de charges du peuple revendicatif. Elle s’adresse aussi à eux.
 
L’heure est venue pour eux de nous démontrer qu’ils sont prêts à se conformer aux exigences de notre démocratie naissante. S’il y a mandat de comparution devant un juge, le minimum que nous attendions de quiconque, même s’il s’appelle Duvalier ou Aristide, est qu’il se présente le plus humblement du monde pour y répondre. Ces tentatives maladroites de nous distraire pour échapper à la justice est un très mauvais précédent pour la construction de l’État de Droit que nous appelons tous de nos vœux.
 
Il n’est même point besoin d’entrer dans le débat du fonds des choses reprochées à nos anciens présidents, il faut qu’ils se conforment à la forme de la procédure. Or, le minimum est qu’ils répondent à toutes les convocations qui leur sont régulièrement présentées. «Anything less is unacceptable».
 
 
Georgemain PROPHETE
Cap-Haïtien
-----Original Message-----
From: Serge Pierre-Pierre
To: grandsdebats ; kerlens tilus
Sent: Wed, May 1, 2013 11:14 am
Subject: Re: [Grands Débats] Re: Ni Duvalier, ni Aristide: Deux faces de la meme medaille!

 
Prière de nous renvoyer le Texte ci-dessous.��

Merci,

Serge
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HAITIAN INTERNATIONAL GROUP
"UNE PUISSANCE ÉCONOMIQUE POUR UNE HAITI MODERNE, LIBRE ET PROSPÈRE"
(www.haitianinternationalgroup.com), au service des citoyennes et des citoyens Haïtiens concernés du globe.




From: Georgemain Prophete
To: grands...@yahoogroups.com
Sent: Monday, April 29, 2013 4:40 PM
Subject: [Grands Débats] Re: Ni Duvalier, ni Aristide: Deux faces de la meme medaille!

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Changement et Rupture: Ni Duvalier, Ni Aristide�: Ce sont les deux faces de la même médaille�!
Par�: Georgemain PROPHETE*
29 avril 2013
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Je suis né � la fin du règne de Paul Eugene Magloire. J’ai grandi sous celui de Duvalier Père. Il n’y a pas vraiment grand-chose dont je me souvienne si ce n’est qu’� la mort de François Duvalier, nous avions eu peur même de chuchoter la nouvelle de sa mort. Peur que ce ne fut une rumeur comme il y en eut tant d’autres � cette époque. Si nous colportions la nouvelle et que ce n’était pas vrai, nous courrions le risque de très grandes représailles.
�
J’ai commencé � avoir une conscience de la chose politique sous Jean-Claude Duvalier. Son père avait fait la révolution politique alors que lui, disait-il, nous promettait la révolution économique. Nous étions très excités � l’idée de cette transformation économique et étions très curieux de voir � quoi ressemblait un Président � Vie. Et quand, en 1971, il fit sa première visite officielle au Cap-Haïtien, nous étions en nombre imposant, sur la place de la Douane, pour le voir de près et écouter son discours. Nous étions jeunes, enthousiastes et pleins de rêves pour l’avenir de ce pays.
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Puis se succédèrent des évènements en cascade�qui ont changé le cours de choses en Haïti : l’assassinat de Gasner Raymond en juin 1976, la rafle des journalistes du 28 novembre 1980, la visite du Pape Jean-Paul II en Haïti et le départ de la famille présidentielle pour la France � l’aube de ce vendredi 7 février 1986 pour un exil qui aura duré 25 ans.
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Le début de la Transition
J’étais dans les rues, ce vendredi 7 février 1986 devant le Palais National, pour assister � l’intronisation du Conseil National de Gouvernement, puis aux Gonaïves le mardi 11 février pour participer � la célébration de la naissance de la Nouvelle Haïti, Haïti Libérée, comme nous l’appelions et, enfin, le mardi 25 février pour la montée du Bicolore Bleu et Rouge en remplacement du Drapeau Noir et Rouge.
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J’ai suivi, avec beaucoup d’intérêt, les péripéties du CNG pour mettre en place le premier Conseil Électoral Provisoire (CEP), en particulier, les échanges entre feu Me François St-Fleur, Ministre de la Justice et Jean L. Dominique qui, par une simple intervention au cours de la conférence de presse du Gouvernement pour présenter la loi électorale, a changé le cours des évènements politiques en Haïti.
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J’ai suivi le massacre de la Ruelle Vaillant, l’instrumentalisation de ses conséquences politiques et la décision de ne pas proclamer Me Gérard GOURGUE, comme Président Élu de la République.
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J’ai suivi la mascarade du dimanche 18 janvier 1988 qui a vu le Professeur Lesly François MANIGAT être nommé Président de la République au grand dam d’un autre candidat moins disant. Quatre (4) mois plus tard, il a été renversé alors qu’il festoyait en compagnie des siens. On rapporte qu’il n’avait rien vu venir.
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J’ai suivi le Coup d’État qui a porté au pouvoir l’Autoproclamé Général-Président Prosper Avril, le 18 septembre 1988 et le déchoucage en règle qui en est suivi�: Capitaines, Colonels, Généraux et plusieurs hauts gradés de la défunte armée ont laissé leur peau et leur grade au cours de ces moments mouvementés de notre histoire.
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J’ai suivi la tentative de Coup d’État des Colonels Rébu, Qualo et Biamby et la guerre militaro-militaire qui s’en est suivi. D’un côté, les unités militaires du Palais appuyés par le Corps des Engins Lourds, de l’autre, les Casernes Dessalines et le Corps de Léopards. Le Général-Président gagna la bataille mais cet affrontement aura laissé des fissures profondes au sein de l’institution militaire. C’était la goutte d’eau qui allait faire déverser le verre des Forces Armées d’Haïti. Le compte � rebours a, alors, commencé. La descente aux enfers pour nos gens en arme était devenue inéluctable. Ca fait 19 ans que cela dure�!
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Et quand, Clarens Renois, éminent journaliste � Radio Métropole, a été reçu dans les bureaux du Général-Président pour une interview sur la dégradation de la situation politique et que le Général Avril a suggéré qu’une démonstration des forces du béton (mobilisation de masse dans les Rues de la Capitale) lui suffisait pour remettre le pouvoir, le Général Abraham n’avait qu’� se frotter les mains. Les portes du pouvoir intérimaire lui était grande ouvertes.
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Il y siégera, en effet, pendant 72 heures�: Le temps de désigner un successeur au Général-Président. Il fallait quelqu’un qui acceptait d’organiser des élections libres, honnêtes et démocratiques en Haïti. Madame Ertha Pascal Trouillot accepta de relever le défi et reçut l’intronisation des mains du Général Abraham. On se rappelle ces paroles célèbres du Général�au Garde � vous : Madame la Présidente, les Forces Armées d’Haïti sont � vos ordres�!
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J’ai eu le privilège et l’honneur d’être reçu au Palais National par cette grande Dame dans le cadre des démarches pour la participation du FICA au Championnat des Clubs Champions de la CONCACAF. Ce fut un moment exceptionnel. Le paysage politique haïtien pâtit du manque de ces êtres humbles de tempérament mais forts de caractère et de personnalité qui respectent la parole donnée, c’est-�-dire, qui cultivent cette noble qualité de s’en tenir � leurs engagements quand ils les prennent.
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Elle avait promis d’organiser les élections. Elle les a organisées en dépit des difficultés de tous ordres rencontrées sur sa route, en dépit des défections au sein de son Gouvernement, en dépit du Coup d’État manqué du 7 janvier 1991, en dépit du déchoucage qui a suivi ce putsch manqué, en dépit du risque personnel qu’elle encourait vu les circonstances de l’époque.
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Après coup, elle témoignera au micro de Valery Numa, sur Radio Vision 2000, que sa plus grande peine est qu’elle soit obligée de porter, encore aujourd’hui sur le dos, une tâche rouge sur sa robe immaculée. Elle faisait référence � son arrestation et son emprisonnement au Pénitencier National après avoir remis le pouvoir � Jean-Bertrand ARISTIDE.�����������
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L’Election d’Aristide et le régime Lavalas�: Ce devait être la fin de la Transition�!
Recruté sur concours, en mars 1976, comme beaucoup d’autres qui, comme moi, ont fréquenté l’École Nationale des Douanes,� je suis de la génération de douaniers d’expérience tels que�: Edouard Vales Jean-Laurent et Jean Jacques Valentin, tous les deux plusieurs fois Directeur Général des Douanes, Fritz Deshommes, actuel Vice-recteur � l’Université d’État d’Haïti, Allrich Nicolas, Boursier du Gouvernement allemand, ancien ambassadeur d’Haïti en Allemagne et ancien Ministre des Affaires Étrangères dans le Gouvernement de Madame Michèle Pierre-Louis, le professeur Camille Charlmers, grand altermondialiste de son état, Aliette Joseph, les frères Charles et Serge Audate et j’en passe.
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En 1990, j’ai profité du fait que la Direction Générale des Douanes m’ait refusé une promotion que je croyais me revenir de droit pour demander au Directeur Général d’alors, mon ami Claude Grand-Pierre, ma mise en disponibilité pour une période indéterminée. La lettre était datée du 4 décembre. Les élections présidentielles étaient programmées pour le 16 décembre.
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J’ai assisté, � la Barriere Bouteille, � l’entrée triomphale du candidat Jean-Bertrand Aristide au Cap-Haïtien. Après avoir écouté son intervention sur la place Toussaint Louverture de la Rue 3 devenue, depuis, le plus grand magasin de la ville, il ne faisait aucun doute dans mon esprit que le prêtre des pauvres allait gagner les élections. Le contraste entre son intervention et celui de K-Plim était trop saisissant. Il y avait comme de la magie dans le verbe d’Aristide. J’ai su que j’avais fait le bon choix en démissionnant de la Douane parce que l’avalanche qui s’annonçait allait tout emporter sur son passage.
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Lavalas est effectivement arrivé au pouvoir et a tout balayé, ou presque. En tout cas et juste pour donner une idée des dégâts au niveau de l’Administration publique haïtienne, sur le 40 employés qui émargeaient au Budget de l’Administration Générale des Douanes pour la Douane du Cap-Haïtien, une commission a débarqué dans la ville une fin de semaine et a, sans aucun ménagement, aucune forme et aucuns égards, révoqué 39 employés sur les 40 de sorte que, le lundi matin, il était impossible pour la Douane de liquider les taxes pour les marchandises importées faute de cadres capables de préparer un bordereau. On a du repêcher un Sous-Directeur et un employé pour combler le vide en attendant le recrutement des militants.
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En cette année 1991, le régime Lavalas paraissait solide comme un roc. Sauf qu’� un certain niveau dans les sphères du Consensus de Washington, la décision était prise d’en finir avec lui. Ces rumeurs ont été reçues avec beaucoup d’incrédulité que ce soit de la part du pouvoir, encore plus de la part de beaucoup d’observateurs�: Un pouvoir aussi populaire ne pouvait pas être renversé�! Surtout après avoir célébré la réconciliation avec l’Armée qui n’avait, tout de même, pas apprécié la mise � pied des membres de son�État-major le jour même et au cours du discours d’intronisation du Président.
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Et pourtant, comme Manigat avant lui, le Président Aristide a été renversé par le Coup d’État du 30 septembre 1991 bien que, contrairement � son prédécesseur et trois (3) ans plus tard, il sera rétabli dans ses fonctions grâce � la diligence du Président américain Bill Clinton qui a mis, pour cela, vingt mille (20 000) soldats de l’Armée Américaine � sa disposition.
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Le Retour d’Aristide�: Retour � la case-départ�!
J’ai fait la connaissance de Me Emile Jonassaint � Port-de-Paix en 1983. Je venais d’être installé comme Directeur de la Douane et le Directeur sortant a eu l’amabilité de me faire faire un tour de ville. Je fus introduit au patriarche qui prit beaucoup de plaisir � me rappeler qu’il a vécu au Cap-Haïtien dans les années 1940 et fréquenté, lui aussi, le Collège Notre-Dame du Perpétuel Secours.
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Donc, quand il a pris sur lui la décision de laisser entrer les américains pour éviter le bombardement de Port-au-Prince, comme on l’en menaçait, je savais qu’il avait mesuré toute la gravité de la situation mais réalisé, tout d’un coup, qu’il venait de signer l’acte de capitulation sans avoir reçu un coup de canon, pas même une égratignure, seulement des menaces. L’une des conséquences évidentes est que l’ancienne armée devait faire place � la nouvelle. C’était aussi simple que cela et les évènements survenus au quartier général de la Police du Cap-Haïtien allaient donner la preuve � cette assertion�: Quand vous laissez entrer votre rival dans votre demeure, vous dégagez. Sinon�!!!
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Suite au retour du Président Aristide et � la démobilisation des Forces Armées d’Haïti qui s’en est suivi, les opérations de déchoucage ont repris de plus belle sur presque toute l’étendue du territoire, comme aux plus beaux jours. C’est que les différentes armées et missions d’occupation ont toujours répété � qui veut l’entendre que les forces étrangères présentes sur le terrain n’avaient pas pour mission de protéger les haïtiens encore moins d’interférer dans leurs différends et conflits. Seulement de s’interposer. Et, ils ont tenu parole. C’est leur credo encore aujourd’hui, je crois.
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Les seules fois que j’ai eu conscience de leur intervention, ce furent pour empêcher que le Président Aristide ne s’octroie une prolongation de son mandat en 1995 et déclarer les élections de 2010 sous le mandat du Président Préval. Les autres fois, des concours de circonstances ou des petits gestes ou exercices de cooptation des autorités constituées avaient suffi pour leur livrer, sur un plateau d’argent, leurs quatre (4) désirs et volontés.
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Pourquoi toutes ces polémiques autour des Duvalier�et d’Aristide�?
Il faut en débattre parce que nos chers anciens présidents, en l’occurrence, François et Jean-Claude Duvalier d’un côté et Jean-Bertrand Aristide, de l’autre, représentent les deux faces de la même médaille. Ils incarnent, chacun � leur manière, le projet d’émancipation manquée des masses haïtiennes après la Révolution de 1946. Ce sont deux moments importants de notre histoire de peuple qui ont eu le même objectif, choisi le même itinéraire, appliqué les mêmes méthodes pour, finalement et malheureusement, donner le même résultat�: la Déconstruction du Pays, le naufrage du Bateau Haïtien. Rappelez-vous le «Naje pou soti» du Président Préval�!
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Nous devons en parler parce que nous avons réalisé que ni Duvalier, ni Aristide ne sont parvenus � prendre conscience de leur état propre et pas seulement de celui du Pays et du Peuple. Ils vivent dans un état intermédiaire qui les retient coupés de la réalité des choses terre � terre. Ce n’est pas qu’ils s’en moquent. Ils n’en ont aucune conscience.
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Nous devons nous en inquiéter et le faire savoir parce que ni Duvalier, ni�Aristide n’ont démontré, � ce jour, aucune capacité de s’ajuster en fonction des profondes mutations qui se sont opérées dans le monde et des réalités existentielles haïtiennes qui ont transformé l’environnement immédiat dans lequel ils sont revenus vivre. Beaucoup de choses ont changé�! Haïti, aujourd’hui, accueille des sommets de Chefs d’État et de Gouvernement de la Caraïbe et des Amériques. C’est une transformation majeure de notre image�qui mérite d’être encouragée et non d’être banalisée. Au contraire!
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Nous nous devons de le leur rappeler parce que ni Duvalier, ni Aristide ne veulent accepter le principe de la nécessité du changement de paradigmes entre les gouvernants et les gouvernés, en particulier, du principe de la reddition des comptes, même quand on n’a pas été comptable des deniers publics. Nous sommes plusieurs � penser que leur position et leur fonction passées, l’immense popularité dont ils ont joui � un moment de leur tenure du pouvoir, la fin brutale de leur mandat, la mise � sac de leur demeure respective et tant d’autres aléas et vicissitudes qui ont marqué leur vie auraient dû les interpeler et les préparer � avoir une nouvelle approche de la réalité haïtienne contemporaine. Peine est de constater, néanmoins, qu’il n’est rien. Ni pour l’un, ni pour l’autre�! Ni chez l’un, ni chez l’autre�!
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Comment ont-ils pu croire, en effet, qu’ils vont continuer � jouir des privilèges et prérogatives d’anciens Présidents sans être disposés � payer la plus petite contrepartie qui est, en cet instant précis de notre vie de peuple, de descendre de leur piédestal. La démystification du statut des détenteurs du pouvoir d’État fait partie du cahier de charges du peuple revendicatif. Elle s’adresse aussi � eux.
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L’heure est venue pour eux de nous démontrer qu’ils sont prêts � se conformer aux exigences de notre démocratie naissante. S’il y a mandat de comparution devant un juge, le minimum que nous attendons de quiconque, même s’il s’appelle Duvalier ou Aristide, est qu’il se présente le plus humblement du monde pour y répondre. Ces tentatives maladroites de nous distraire pour échapper � la justice est un très mauvais précédent pour la construction de l’État de Droit que nous appelons tous de nos vœux.
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Il n’est même point besoin d’entrer dans le débat du fonds des choses reprochées � nos anciens présidents, il faut qu’ils se conforment � la forme de la procédure. Or, le minimum est qu’ils répondent � toutes les convocations qui leur sont régulièrement présentées. «Anything less is unacceptable».
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Georgemain PROPHETE
Cap-Haïtien


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Changement et Rupture : L’Enjeu central ne doit être ni Duvalier, ni Aristide, mais comment trouver une solution durable à la crise haïtienne contemporaine !
Par : Georgemain PROPHETE*
28 mai 2013
 
Un cyber-zombi, qui n’a de zombi que son nom virtuel, a réagi à l’un de mes articles intitulé : «Ni Duvalier, ni Aristide, deux faces d’une même médaille». Il a profité de l’occasion pour tirer un «Plon gaye» sur mes idées autant il a mélangé les sujets et les époques. Pour lui, Sweet Micky est un héritier du duvaliérisme, Nord Alexis est un féodal, Jean-Claude Duvalier est un sénile, Aristide est un démocrate et les manifestations de rues sont une expression du libéralisme démocratique.
Ce que notre internaute ne comprend pas, c’est que la crise haïtienne contemporaine n’est en rien une transposition des faits et comportements passés tels qu’ils nous ont été rapportés par les intellectuels et d’historiens d’autrefois, comme ceux d’aujourd’hui de son calibre. Comme quoi, il peut ressusciter les modèles que nous avons expérimentés au siècle passé et les remettre au goût du jour. Cher ami, le Nationalisme de Salomon, le Libéralisme de Bazelais, l’indigénisme des Griots, le socialisme de Jacques Stephen Alexis tout comme l’anarco-populisme Lavalas ont vécu ! Il nous faut autre chose. Quelque chose de plus moderne, de plus démocratique, de plus transformateur, de plus productif, de plus haïtien !
La crise haïtienne contemporaine, telle que nous la vivons, est le résultat de l’incapacité des élites actuelles à nous proposer autre chose que le provisoire comme mode de gouvernement, les coups d’état, militaire ou électoral, comme moyen de prise de pouvoir, le bourrage des urnes comme expression du suffrage universel, les autoproclamés leaders comme vitrine et façade du pouvoir, la pression du béton comme moyen de négociations pour forcer le résultat des élections et force de chantage pour décaisser les fonds publics, le bannissement, la prison et la mort comme couronnement de carrière politique, l’exil ayant toujours été un pis-aller.
La crise haïtienne contemporaine, c’est cette expression de notre incapacité à monter un mouvement social et politique authentique pour exorciser cette malédiction de misère qui nous poursuit comme notre ombre : «Kouri pou la pli, Tonbe la rivyè!» ; «Soti nan Duvalier, Tonbe nan Lavalas!». Le comble du ridicule est qu’on a tous fini par croire qu’on est «Lavalas» dès qu’on vit dans un ghetto et «Gran Don» dès qu’on possède un lopin de terre. Et pourtant, rien n’est plus faux. Mais, comment clarifier cette ambiguïté si la seule option qui reste est de partir pour l’étranger ou s’inféoder au statu quo ambiant ?
Je ne sais pas pourquoi notre cybernaute a tellement peur d’accepter la réalité. Je vis en Haïti et je l’assume. Je suis de la génération d’Aristide et pourtant, contrairement à beaucoup d’autres, je ne l’ai rencontré que très tard quand il était déjà Président de la République. En 1974, j’aurais pu avoir une possibilité de le connaitre mais il avait laissé le Cap-Haïtien, cette année-là, pour faire sa Rhéto ailleurs. Je ne peux, donc, pas dire que je l’ai connu avant au Collège Notre-Dame. Par contre, j’ai rencontré Duvalier avant lui quand celui-ci était, également, Président de la République. J’étais Directeur de la Douane de Port-de-Paix quand il nous a reçus à son bureau au Palais National. Autant dire que je peux avoir le même recul vis-à-vis de l’un comme de l’autre Président. En tout cas, c’est de cette façon que j’appréhende et analyse leur parcours, leur cheminement, leur comportement et leur destin.
Mais rassurez-vous, cher ami. Il y a longtemps que nous avons fait le deuil du Duvaliérisme. Depuis le 7 février 1986. Pour le remplacer par quoi ? C’est cela la grande préoccupation de l’heure. Pas par Lavalas, en tout cas, qui n’existait pas encore au 7 février 1986. D’ailleurs, Lavalas nous a montré tout ce dont il était capable au cours des élections du 21 mai 2000. Mais, dites-nous donc : Pourquoi Lavalas avait-il tant besoin de forcer le report des élections qui devaient se tenir le 19 mars 2000 ? Qu’y avait-il de si démocratique dans la démarche ? Et, pour quels résultats ?
Avant Lavalas, nous avons connu les TKL «Ti Kominote Legliz» ou  Communautés Ecclésiales de Base qui existaient depuis 1985. Nous avons connu la Théologie de la Libération, cette nouvelle expression du Christo-Marxisme, qui avait pris naissance au Brésil avec Leonardo Boff et a connu de beaux jours en Haïti. Nous avons connu, aussi, des groupes d’opposition à Duvalier, à l’intérieur comme à l’extérieur du pays, qui auraient pu prétendre recueillir l’héritage duvaliérien. Il y a eu la filière nord-américaine, la filière mexicaine, la filière européenne, la filière haïtienne, la filière duvaliériste aussi.
Et pourtant, comme aujourd’hui, ces groupes politiques n’inspiraient aucune confiance et n’avaient, dans les conditions normales, aucune chance de se voir doter d’une quelconque légitimité. La raison était bien simple : L’illustration des valeurs républicaines et la défense des intérêts politiques n’étaient pas des préoccupations existentielles chez le commun des mortels de l’époque et la façon de les exprimer n’entrait pas dans leurs paradigmes de pensée et d’action. C’était un nouveau champ d’expérimentation qui mériterait, encore aujourd’hui, d’être enseigné et vulgarisé. Ce n’est pas le cas et c’est dommage !
En tout cas, trente (30) ans de duvaliérisme et vingt (20) ans de transition Lavalas n’ont préparé presque personne pour le combat et les luttes politiques dans un contexte de démocratie représentative. Ceux qui croyaient maitriser la praxis haïtienne s’étaient retrouvés bredouille et très «aloral» sur le terrain politique : Lesly Manigat, Feu Marc Bazin, Serge Gilles, K-Plim, Charlito Baker et tous les autres. 
Mais quant à savoir quels rôles ces diverses structures ont joué dans la saga pour nous maintenir dans cette «transition qui ne finit pas», je n’ai pas la réponse à cette question. Je peux seulement affirmer que beaucoup d’entre nous n’ont pas compris et digéré la gestion qui a été faite de l’après-Duvalier, en particulier la mise en branle, sans ménagement aucun, de ce processus de destruction et de déstructuration du système social et économique, déstructuration  commanditée et encouragée par les puissances tutrices certes, mais réalisée de façon maladroite par une certaine classe politique aussi improvisée, aussi incompétente qu’arrogante qui a cru pouvoir tout prendre en otage. Ne nous étonnons donc pas que les fruits n’aient pas tenu la promesse des fleurs car le processus portait en lui le germe de son propre échec. À part quelques sauvetages individuels, il a, tout naturellement, piteusement et lamentablement échoué.
En fait, il a paru évident pour les esprits avisés que les conditions objectives n’étaient pas réunies pour réussir le saut qualitatif vers la démocratie, le respect des droits de l’homme, le respect de la propriété privée, le décollage économique, la réduction de la pauvreté et le développement durable. Pas d’idéologie assumée, pas de compétences politiques éprouvées, pas de bases sociales fortes, pas d’encrage au niveau des forces vives de la Nation, pas de système économique et de mesures d’accompagnement ! Rien que des approximations, rien que de l’amateurisme, rien que des messages creux, rien que des messagers autoproclamés qui se sont vite faits nommer au premier poste électif ou nominatif à prendre. Ce n’était pas sérieux ! A force de jouer au plus malin, ils ont tous fini par se faire prendre au jeu, chacun à son tour ! C’est vrai, certains se sont enrichis. Mais, est-ce cela notre consolation ?
Duvalier a perdu le pouvoir pour avoir refusé non seulement d’engager les reformes économiques mais surtout pour avoir refusé d’ouvrir son régime dans le sens de la démocratie et du respect des droits de l’homme. S’il n’avait pas écouté le chant des sirènes de l’époque qui lui faisait croire que la Présidence à vie n’était pas négociable, il n’aurait pas passé le plus clair de sa vie dans un exil que nous croyons avoir été impie. Il avait la possibilité de changer le cours de l’histoire entre 1983 et 1985. Hélas, il en était incapable.
De même, Aristide a perdu le pouvoir, à chaque fois, parce que lui non plus n’a voulu entreprendre aucune réforme économique sérieuse. Il se croyait, à tort, être le dépositaire d’un pouvoir sans limite et se permettait trop de libéralités. Il n’a pas su réaliser que le contexte international, l’environnement politique local et l’esprit démocratique du moment se prêteraient difficilement à de pareils excès parce que c’était tout simplement contraire aux prescrits de la Constitution. Il n’a pas su réaliser qu’il lui était devenu impossible de promettre une chose à Washington et de faire une toute autre chose à Port-au-Prince. Les règles du jeu avaient changé et nos chers Présidents, que ce soit Aristide, que ce soit Duvalier et presque tous les autres, ne s’en sont même pas rendu compte. Pour leur malheur et pour celui du Pays !
Je persiste à penser que Duvalier comme Aristide ont perdu le pouvoir, en définitive, pour avoir sous-estimé le caractère incompressible de la demande sociale, politique et économique des masses urbaines et rurales qui, comme nous tous, sont branchées en temps réel sur le reste du monde dans le contexte de fin et de post-guerre froide. Elles ne demandent, rien d’autre, qu’une amélioration de leurs conditions. Qui n’a pas un parent à l’étranger ? Qui n’a pas un enfant vivant en ville, même en correspondance chez un parent et qui étudie ou travaille dans un bureau public, dans un établissement commercial même si c’est comme messager, comme comptable, administrateur ou gérant ? Le contraste est trop flagrant !
Combien de gens d’origine modeste ont eu accès au savoir et à la propriété, pas seulement foncière ? Ils sont devenus entrepreneurs, chefs d’entreprises, bureaucrates, etc. Ils ont gouté à la sauce des bonnes choses de la vie et ne demandent, rien de plus, qu’une plus grande ouverture du marché des opportunités économiques. Il est très problématique de la leur refuser et d’espérer qu’ils vont retourner vivre dans leur patelin d’origine ou dans les ghettos qui sont devenus la destination naturelle de ceux qui nous viennent des mornes ou du pays profond. Est-il besoin de rappeler que les ghettos sont des foyers de frustrations et d’agitation permanente, une sorte de miasme, un baril de poudre qui peut exploser à tout moment.
Donc, le plus grand défi actuel est de pouvoir construire une réelle capacité de production d’éléments de savoir moderne pour faciliter l’émergence d’un nouveau leadership ayant la vision, les compétences et le sens de l’engagement citoyen capable de proposer une alternative sérieuse à la crise de la sureté, à la crise économique, à la crise sociale, à la crise politique, à la crise de l’éducation pour tous, mais, surtout, capable de nous rendre moins vulnérables aux chocs externes et aux aléas naturels.
Le vrai défi est de pouvoir transcender les antagonismes et de savoir profiter des opportunités de la situation actuelle pour nous constituer en partenaires légitimes capables de négocier, en tant d’interlocuteurs crédibles avec la Communauté internationale, le passage de la société haïtienne vers la modernité et réussir notre intégration dans le Nouveau Monde en devenir. C’est de cela dont il s’agit.
La bonne nouvelle, c’est que nous pouvons faire en sorte que l’enjeu soit tout autre que les tentatives de diversions du moment. L’enjeu, c’est comment réussir le saut vers la modernité et le progrès là où d’autres avant nous ont échoué. L’enjeu, c’est quelle peut être la meilleure contribution que nous serions prêts à apporter, en tant qu’Haïtiens, à l’avancement du projet politique de la Modernité dans le monde ? Serions-nous prêts, par exemple, à développer la Fraternité comme Doctrine politique de l’Haïti Nouvelle, telle que nous l’a léguée le grand doctrinaire et visionnaire que fut Toussaint Louverture ?
C’est à ce carrefour que nous attendent les générations futures! Il serait intéressant de voir ce que vous, vous vous proposez de leur laisser comme héritage? Car, il ne tient qu’à vous d’en décider. Alors, faites vos jeux !
 
Georgemain PROPHÈTE
Cap-Haïtien
-----Original Message-----
From: Sept Laetitiah <sept...@yahoo.com>
To: grandsdebats <grands...@yahoogroups.com>; debanasyonal <debana...@yahoogroups.com>; tout-hati <tout...@googlegroups.com>; touthaiti <tout...@yahoogroup.com>; haitianconnexion <haitianc...@yahoogroups.com>; forumculturel <forumc...@googlegroups.com>; 5rgroup <5rg...@yahoogroups.com>
Cc: ""Serge Pierre-Pierre <sergeppierre\""@yahoo.com
Sent: Thu, May 2, 2013 11:20 pm
Subject: [Grands Débats] Ni Duvalier, ni Aristide: Un refrain creatif destine a masquer la vrai chanson!!! Deux faces de la meme medaille!

 
Polemique entre Duvalier et Aristide? Depuis quand? Duvalier avait deja ete dechouque d'Haiti lorsqe le nom d'Aristide apparut sur la scene. Toute la carriere d'Aristide en Haiti s'est joue en l'absence du Duvalier. Alors ou l'auteur a-t-il trouve cette polemique? Qu'est ce qui lui donne l'idee que l'homme apparemment hebete, Jean-Claude Duvalier, et l'homme qui garde un silence total, Jean_Bertrand Aristide, sont les deux principales enjeux sur le terrain Haitien actuellement?
 
"Ni Duvalier, ni Aristide"! Ce refrain n'est pas nouveau. Il a ete deja utilise a cor de chasse de sanglier par une autre, un "historien" du nom d'Herold Jean-Francois en Fevrier 2011 afin dans le but de creer un aura autour de St Michel, alias Sweet Micky. Pour ce faire, l'historien avait essaye de lier les Haitiens au terrorisme international en tirant de son kepi macoutique, un certain Operation Bagdhad I, II, III et meme IV! Dieu, merci, Herold, bien des actes terroristes ont prit place a travers le monde et jusqu'ici, aucun de nos compatriotes Haitiens n'a encore ete condamne. Je prie ardemment que notre bonne chance continue, nous, Haitiens dans ce monde sauvage! 
 
Ce refrain est une charade, une leurre, car ceux qui le maintiennent savent bien que les noms comme Aristide et Duvalier ont deja laisse leurs marques dans l'histoire du pays. Ils utilisent ce refrain de le simple but d'essayer de ce faire entendre dans un refrain repetitif sans chanson substantielle. Ils veulent donner l'impression qu'ils sont en sandwich dans un systeme bipolaire tout en essayant de masquer leurs appartenances a l'un ou a l'autre, possiblement aux deux suivant les opportunites du moment. Donc le mot ici est simple: Opportunisme.
 
Georgemain prophete essaie de convier l'impression que Martelly est une troisieme petit David entre deux Goliaths, donc merite la sympathie. Cependant, germain doit d'abord nous convaincre que Jean-Claude Duvalier n'est pas Duvalieriste, heritier de son pere, et que Martelly n'est pas un Duvalieriste heritier du feodalisme traditionnel des pouvoir macoute. Pour cela, il ne peut pas invoquer l'excuse que bien que ne a la fin de Magloire, il ne se souvient pas trop bien de la periode de Francois. Admettons qu'il fut ne en 1956, deniere annee de Magloire, il avait 7 ans en 1963, 10 ans en 1966, 14 ans en 1970. Assez vieux pour se rappeler du regne des VSN, de la terreur, des arrestations, des disparations, des couvre-feux. S'il ne s'en souvient pas reellement, il est nemoriquement fragile; s'il s'en souvient et pretend de ne pas s'en souvenir, il ment. La terreur Duvalierienne a bien couvert une periode de 30 ans de la vie de notre analyste.
 
Nous n'allons pas accuser Georgemain Prophete de partisannerie. Notre intention ici n'est ni pas d'innocenter ou de blamer Aristide ou Duvalier, ou Martelly, ou aucun autre citoyen. Nous voulons tout simplement faire observer que l'analyse des evenement historiques sans un examen paranoramique et profonde de l'histoire, nous risquons d'arriver a de fausses conclusion et de repeter des refrains plutot que de comprendre la chanson.
 
Ainsi, Ni Aristide, Ni Duvalier ne signifie nullement qu'Aristide ou Duvalier ne seront pas de la partie. Aujouird'hui, peu de gens eprouvent des sentiments affectifs face a l'episode Antenor Firmin-Nord Alexis, a part les inities de l'histoire comme Roger Gaillard, Max Pean, Yves L. Auguste, etc et ceux qui ont appris d'eux. Dans Tme IV, la Deroute de l'Intelligence, Gaillard etait au bord des larmes. Ainsi, les noms d'Antenor Firmin et de Nord Alexis ne sont plus d'actualite, mais les ideologies qu'ils representaient continuent a sous-tendre notre existence socio-politique, donc economique!
 
Aujourd'hui, celui qui chanterait le refrain: "Ni Firmin, ni Alexis" se fourvoierait royalement, car les lignes de forces du firminisme et du feodalisme de Nord Alexis sont aussi puissants en Haiti qu'elles ne furent au 19ieme et au 20ieme siecle malgre les inflexions qu'elles subirent sous les influences de plusieurs occupation etrangeres, de changements du contextes mondiaux et nationaux. La carte du pays reste la meme: une societe domine par l'ideologie dominante du  feodalisme constamment interroge par les mouvements de masses qui sont regulierement reprimes et les questionnements des intellectuels qui sont regulierement baillonnes ou decimes lorsque leurs contestations deviennent trop embarassantes.
 
Au temps des Duvalier, le contexte ideologique est l'absolutisme feodal. Ce contexte est aussi vieux qu'Haiti et impregne les esprits de tel sorte qu'il deviennent la regle. Dans le contexte feodal, l'absolutisme est la regle de l'exercice du pouvoir: systeme punitif, societe rigide, permanence au pouvoir, normalisation de la repression, controle des esprits, intolerance, repression. Le feodalisme est incompatible avec les idees modernes, est-ce pourquoi qu'elle ne peut exister que par la coercion dans le monde contemporain.
 
Au temps d'Aristide, le Contexte ideologique est celui de la democratie liberale enterinee par la Constitution de 1987. Dans ce contexte, les pouvoir est partage, non seulement au niveau de l'executif, mais aussi aux niveau des autres instances gouvernementaux tels que le parlement, le systeme judiciaire, la court des compte et du contentieux.
 
Il est facile alors de comprendre que ces deux systemes ne sont pas les meme, que les coups d'etat armes viennent toujours du cote des gens associes a Duvalierisme et les manifestations de rues, expression du liberalisme, viennent du cote des gens associes a Aristide.
 
En tant qu'adulte de 2013, l'on peut toujours consulter la documentation abondante, a analyser les evenements et de deduire le cours socio-historique qu'ils ont suivi afin de ne plus reclamer l'amnesie comme argument attenuant de la periode de Francois Duvalier. On realisera alors que le meme pouvoir feodal base sur l'absolutisme de Nord Alexis fut celui de Francois Duvalier. En d'autres mots, Francois Duvalier fut un Nord Alexis avec un doctorat.
 
La passation du pouvoir a son fils, Jean-Claude Duvalier, est un autre signe de ce feodalisme debilitant. L'occupation Americaine de 1915 avait compartementalisee  ce feodalisme en Haiti en centralisant le pays autour de Port-au-Prince pour creer une base plus moderniste pour ses exploitations agro-industrielles.  Cependant, l'occupant n'avait pas reellement touche  la base feodale de l'arriere pays. Il lui aurait trop coute. Une fois au pouvoir, Francois Duvalier a reinstitutionalise cette base feodalisme afin de l'utiliser comme sa base de pouvoir, ainsi a-t-il maintenu sa base feodale dans les provinces avec les chefs regionaux tels les Zacharie Delva, les Madam Max Adolphe. Toutefois il conserva aussi la structure industrielle des Americains qui etait lucrative pour lui, et qu'il ne pouvait pas, d'ailleurs, touche impunement. Donc a aucun moment les Americains n'avaient aucun interets a infliger des coups d'etat a Francois Duvalier, et cela n'a jamais arrive. A son arrivee au pouvoir Jean-Claude Duvalier a voulu jouer le meme manege: maintenir le feodalisme dans les provinces et la base industrielle a Port-au-Prince. D'ailleurs, cet arrangement est a la base de l'etat ultracentralise (gouvernement, education, voyages internationaux formels, activite militaires, rien ne se faisait en dehors de Port-au-Prince).
 
cependant, le monde avait change. A partir de 1972, environ, la globalisation atteignait sa vitesse de croisiere. On tendit la boite a bonbon de l'aide internationale des institutions de Bretton-Wood a Jean-Claude Duvalier. Il s'en regala avec gourmandise et endetta le pays jusqu'au cou dans le proces. Lorsqu'on s'endette, on perd son autonomie. Alors on lui demanda de nettoyer sa maison s'il en veut davantage d'argent. Comment? Par les fameux programmes d'ajustements structurels: austerite, "modernisation des entreprises publiques", un autre mot pour "privatisation", et fermeture des entreprises d'etat, tout liquider au prive, qu'elles soit sociales, rentables ou deficitaires... Ainsi plutot que d'etre un chef d'etat, c'est-a-dire d'une entite politique, sociale et administratif, Jean-Claude Duvalier et ses superministres devinrent des PDG d'une boite privee. Nom de la Boite? le GOH, "Gouvernement of Haiti". Proprietaire de cette boite? Les detenteurs de la dette internationale. Gardien de la Boite? FADH. Le but de Jean-Claude de conserver la structure de l'etat semi-feodal qu'il avait herite de son pere commenca a devenir moins soutenable. En fait, Haiti n'etait plus un etat semi-feodal: il etait en passe de devenir un etat Neo-Feodal, experience nouveau pour les Duvalieristes!
 
La societe neo-feodal Haitienne est domine par la structure feodale bien que les bases objectives n'existent presque plus. En effet, a propriete terrienne demeure la plus puissante forme de propriete en Haiti bien que la production agricole ait ete absorbe et demantele par la globalisation. La force laborieuse Haitienne produit les biens a l'etranger et remet une portion en Haiti. Ainsi, les institutions financieres internationales ont vassalises les finances en absorbant le commerce (le riz par exemple), la production electrique, les banques, les telecommunications. Ainsi, la SFI (Societe Financiere Internationale), aile d'investissement de la Banque Mondiale facilite et finance la Sogener, la E-Power
la Sogebank, la Digicel, l'Oasis, le Natcom, des projets agricoles, l'importation de produits commerciaux au rapport de 65-75% pour la Banque Mondiale et 25-35% pour les entrepreneurs locaux (afin de s'assurer qu'ils seront de son cote). Ainsi, la Finance d'Haiti est effectivement vassalise par la Finance Globale qui suce les pauvres recettes d'Haiti jusqu'a la derniere goutte, y compris l'aide internationale! C'est ce que l'on appelle la societe neo-feodale Haitienne. Cette forme d'exploitation continue a empecher toute accumulation de capitale necessaire aux investissement dans le developpement social, economique et politique d'Haiti. Afin de s'assurer la permanence de ce neo-feodalisme envers et contre le peuple Haitien, la Minustah est installe dans les entrailles du pays afin de nous garder sous cette domination anachronique.
 
Ainsi, ce neo-feodalisme qui a commence sous le gouvernement de Duvalier, contre sa volonte, mais par ses oeuvres lorsqu'il se plongea ses griffes dans les emprunts predateurs, fut perfectionne entre la periode 1987-1994 par les generaux de l'Armee d'Haiti (FADH) sous l'instigation economiquement criminelle de Lesly Delatour, emporta Aristide par deux fois parce qu'il voulait au moins mitiger les consequences, fut toleree par Rene Preval dans son "naje pou soti" et continue jusqu'a nos jours sous Martelly.
 
 
Si la vraie chanson que Georgemain prophete veut chanter ici est: "Vive Martelly/Lamothe, vive Tet Kale, a bas la Competition Politique", il fait fausse route, historiquement, car les blancs menent la valse en Haiti depuis 2004 et continuent a la mener sous Martelly. Maintenant, il n'existe que deux forces politiques reellement viable en Haiti: l'extreme-droite macoute, adepte des coups-d'etats et des massacres, et les masses Haitiennes qui n'hesitent pas a occuper le beton dans les grands moments. Si le but de Prophete est simple de trouver une troisieme voie en conjurant ces deux forces qu'il contrevoit comme etant les seules menaces a son pouvoir Tet Kale, il n'a qu'a s'allier aux partis politiques impotents qui se sont pleinement discredites durant les annees de braise de la lutte populaire en Haiti.
 
Prophete sait pertinemment que Jean-Claude Duvalier, en pleine senilite precoce, n'est pas le depositaire actif du pouvoir de l'extreme-droite, et que Jean Bertrand Aristide, mis dans les fers du silence dans son proche pays, n'est pas non plus le depositaire actif des masses.
 
Par ailleurs, il est aussi conscient de ce fait: Preval a decu les masses lorsqu'il choisit de se constituer prisonnier des interets transnationaux au palais National, allant de sa reponse apres les emeutes de la faim de 2008, reponse qui consistait a reunir les interets predateurs du traffic du riz importe au salon jaune, jusqu'a l'exclusion massive du parti le plus populeux lors des elections de 2008, en passant par sa tentative d'ecarter tous les noms qui ont fait son gouvernement pour imposer un inconnu a l'apparence de gamin (Jude Celestin) en 2010. Jusqu'ici, il n'a pas expliquer les raisons de ce choix, car n'importe quel autre candidat connu qu'il aurait choisi, de la chambre du senat, parmi ses anciens premiers ministres, des economistes de renom, aurait ete elu haut la main.
 
En plus, Georges Prophete n'ignore pas qu'une partie de la base Lavalas, maitre du beton, avait livre le beton a Martelly le jour des elections parce qu'ils avaient l'impression distincte que personne ne les representait dans ces elections, specialement pas Mirlande Manigat dont le mari, Lesly les avait traites de "chiens" et de  "vomissures de chiens" (degoutant vieil homme!!!)
 
Georgemain Prophete a fait d'excellents points dans son article. Pourtant nous lui dirons que les deux faces d'une meme medaille peuvent etre totalement differentes l'une de l'autre. Si la medaille est Haiti, une face est celle de la societe dominante et qui joue pieds et mains pour maintenir sa dominance, et l'autre c'est la face des domines qui se debattent comme des diables pour renverser cette domination qui detruit le pays tout entier.
 
En somme, la solution de Georgemain Prophete est simpliste. S'il pense que des comparutions de Jean-Claude Duvalier et Jean Bertrand Aristide par-devant les tribunaux suffisent pour jouer le truc, nous avons des nouvelles pour Georgemain: Jean-Claude Duvalier est apparu par devant le tribunal et a traite de "Delinquants", des prisonniers que son gouvernement fit assassiner sans jugement a Fort-Dimanche et cela n'a cause pas meme un hoquet a la societe en general, excepte chez les proches des victimes.
 
Maintenant, que dire d'Aristide qui est interpelle pour l'assassinat de son ami, Jean Dominique? Il dira tout simplement qu'il n'etait meme pas president lorsque Dominique fut assassine! Car la regle courante veut que celui qui est au pouvoir soit responsable de tous les crimes qui prennent place sous son regne. Anachronique, il est vrai, mais c'est la realite Haitienne. Peut-etre que dix ans plus tard, on fera comparaitre Martelly pour les mort de Serge Bernard, Honorat, le frere Canadien Joyal, n'est-ce pas? Haiti est le pays des anachronismes.
 
Qu'avait dit Rene Preval a ce sujet lors de son interpellation?
 
Alors on interpelle des gens par devant les tribunaux et ils apparaissent et cela suffit pour dedouaner la democratie? Notre douanier semble ignorer que la democratie ne se dedouane pas comme on dedouane des marchandises au port!
 
Peut-etre que Sony Thelusma, alias Ti Sony, ancien beneficiaire des bienfaits de "Lafanmi se la vi" a ete motive par cette meme logique lorsqu'il accusa l'organisation d'Aristide de n'avoir fait plus que "prendre soin de lui durant sa jeunesse misereuse, agremente sa vie d'enfants de rue par quelques voyages a l'etranger..." Comme s'il dirait: "Toi qui m'a tout appris des joies de la vie, tu me dois tout dans le futur!"
 
C'est le jeu qui se joue actuellement en Haiti: le Legalisme superflu et a outrance! L'on n'a qu'a convoquer des gens par-devant les tribunaux et cela reglera l'affaire. Mais Georgemain, va-t-il ignorer que les Martelly, les Lamothe, etc... peuvent etre invites a suivre le meme chemin de croix? Alors le nouvel epouvantail aura pour nom: La Justice. Gouvernants et gouvernes se lancent les pages de la loi a coeur joie. Ainsi, apres avoir ete mis a pieds par le Comissaire Jean Renel Sannon, le "commissaire Zokiki", Jean Renel Senatus lanca un accusation de detournement de mineure aux trousses de son aciens chefs. Pendant ce temps, des criminels connus comme Valentin Calixte ou Louis Jodel Chamblain font la mardelle sous les yeux du public.
 
Pendant ce temps, ou est Clifford Brandt? Oui, Clifford le Kidnappeurs accuse! Ou sont ces juges? Ou sont les 270 policiers accuses de complicite dans les actes de kidnapping de Clifford, dont plusieurs commissaires de Police qui ont prit le large apres son arrestation? A-t-on des mandats contre eux?
 
En passant, dans la galaxie des criminels en cavale, il y a de petites etoiles, mais tres brillantes qui meriterait de se faire voir par un juge: Louis Jodel Chamblain! Guy Philippe!
 
Ah! On allait oublier les super etoiles qui, par malheur pour l'urgence a la justice de Georgemain Prophete, sont toujours vivants: Prosper Avril, massacreurs des prisonniers de La Toussaint: son jugement penal attend! Henry Namphy, Franck Romain, generaux et coloneux de leurs etats militaires, mastermind des meutres en Mars 1988 a St Jean Bosco et en Novembre 1988 a la Ruelle Vaillant!
 
Peut-on essayer d'extrader Cedras, Michel Francois, Dorelien, ces sergents qui couraient, armes jusqu'aux dents dans les rues de Port-au-Prince dans les premiers jours du pouvoir Martelly?
 
Il y a toute cette gamete de personnages lugubres a revoir apres Jean-Claude et Aristide qu'on ne peut plus attendre. Le plus amusant pour Georgemain est que la vaste majorite des partisans ou personnes qu'on pourrait associer a Aristide qui auraient pu defiler sur le banc des accuses ont ete deja arrete ou executes sommairement par les anti-Aristide: Wilme, Tupac, Metayer.., alors que deux morceaux tres visibles des tueurs de 2004 font la une de temps a autre: Chamblain et Philippe!
 
Bon COurage,Gorgermain.
 
L. Sept
2 Mai 2012
 
 

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Grands D�bats

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Changement et Rupture-Ni Duvalier, Ni Aristide (2e partie).doc

Serge Pierre-Pierre

unread,
Jun 1, 2013, 8:24:34 AM6/1/13
to haiti-...@googlegroups.com, grands...@yahoogroups.com, con...@haitination.org, haitian...@yahoogroups.com, 5rg...@yahoogroups.com, debana...@yahoogroups.com, reseauc...@yahoogroupes.fr, tout-...@googlegroups.com, haitiant...@yahoogroups.com, vin...@yahoogroupes.fr, serge...@yahoo.com, forumc...@googlegroups.com

Le 1er juin 2013

Nous cherchions à surligner les passages les plus intéressants et dignes de discussion mais nous sommes trouvé obligé de surligner le Texte dans son intégralité, "meaning" "Tout est Pertinent"!!!

Je, SPP, me demande ce qu'en pensent les "idéologues à découvert des Fora" (Willy et Letitiah-originale) et les autres plus timides qui jugent peut-être plus prudent de "bay yon bèl vag" par peur de reçevoir de ces anarchistes des années 2000-2004, "Ça yo tan sipoze Merite".  En d'autres termes, Kòm Kwa Yo Ta Gen la Krentif Chimè, geriyewo iben, teworis, kidnapè elatriye vinn depacha!!!!!!


Male wi.

Serge

28 mai 2013
 
Changement et Rupture : L’Enjeu central ne doit être ni Duvalier, ni Aristide, mais comment trouver une solution durable à la crise haïtienne contemporaine !
Par : Georgemain PROPHETE*
 
Un cyber-zombi, qui n’a de zombi que son nom virtuel, a réagi à l’un de mes articles intitulé : «Ni Duvalier, ni Aristide, deux faces d’une même médaille». Il a profité de l’occasion pour tirer un «Plon gaye» sur mes idées autant il a mélangé les sujets et les époques. Pour lui, Sweet Micky est un héritier du duvaliérisme, Nord Alexis est un féodal, Jean-Claude Duvalier est un sénile, Aristide est un démocrate et les manifestations de rues sont une expression du libéralisme démocratique.
Ce que notre internaute ne comprend pas, c’est que la crise haïtienne contemporaine n’est en rien une transposition des faits et comportements passés tels qu’ils nous ont été rapportés par les intellectuels et d’historiens d’autrefois, comme ceux d’aujourd’hui de son calibre. Comme quoi, il peut ressusciter les modèles que nous avons expérimentés au siècle passé et les remettre au goût du jour. Cher ami, le Nationalisme de Salomon, le Libéralisme de Bazelais, l’indigénisme des Griots, le socialisme de Jacques Stephen Alexis tout comme l’anarco-populisme Lavalas ont vécu ! Il nous faut autre chose. Quelque chose de plus moderne, de plus démocratique, de plus transformateur, de plus productif, de plus haïtien !
La crise haïtienne contemporaine, telle que nous la vivons, est le résultat de l’incapacité des élites actuelles à nous proposer autre chose que le provisoire comme mode de gouvernement, les coups d’état, militaire ou électoral, comme moyen de prise de pouvoir, le bourrage des urnes comme expression du suffrage universel, les autoproclamés leaders comme vitrine et façade du pouvoir, la pression du béton comme moyen de négociations pour forcer le résultat des élections et force de chantage pour décaisser les fonds publics, le bannissement, la prison et la mort comme couronnement de carrière politique, l’exil ayant toujours été un pis-aller.
La crise haïtienne contemporaine, c’est cette expression de notre incapacité à monter un mouvement social et politique authentique pour exorciser cette malédiction de misère qui nous poursuit comme notre ombre : «Kouri pou la pli, Tonbe lan rivyè!» ; «Soti nan Duvalier, Tonbe nan Lavalas!». Le comble du ridicule est qu’on a tous fini par croire qu’on est «Lavalas» dès qu’on vit dans un ghetto et «Gran Don» dès qu’on possède un lopin de terre. Et pourtant, rien n’est plus faux. Mais, comment clarifier cette ambiguïté si la seule option qui reste est de partir pour l’étranger ou s’inféoder au statu quo ambiant ?
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