Re: [Tout-Haiti] Haiti: L'Ile d'Extinction des Races

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Hug...@aol.com

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May 17, 2013, 9:48:58 AM5/17/13
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Cher M. Jean-Rony Monestime André,
 
Je lis toujours vos textes sur nos forums avec beaucoup d'intérêt et j'ai pris un certain plaisir à lire ce dernier. Il est dommage cependant que vous ayez sacrifié à une tendance de plus en plus grandissante dans certains milieux de la réflexion sur Haïti qui consiste à expliquer l'évolution de ce pays en termes de mystère, de fatalité et de malédiction. Je suis de ceux qui croient qu'il n'y a rien de mystérieux dans l'évolution lamentable d'Haïti depuis la conquête de l'indépendance en 1804. Il n'y a pas d'exceptionalisme ou de fatalité dans l'histoire d'Haïti qui est faite par nous Haïtiens (et autres) dans des conditions sociales contradictoires, à l'intérieur d'un conflit historique interminable entre les forces sociales productives et les relations sociales de production. 
 
Vous écrivez que "six ethnies ont disparu miraculeusement dans les nuées quisqueyennes au cours des ans: les atlantes, les ciguayens, les siboneys, les caraïbes, les arawaks et les tainos." 
 
A part les Atlantes, sur lesquels je reviendrai plus loin, la "disparition" des cinq autres est parfaitement expliquable. L'histoire nous apprend qu'elles ont été victimes des ravages du capitalisme naissant en Europe. Il n'y a absolument aucun mystère là-dessus. 
 
En ce qui concerne les Atlantes, il y a plusieurs mythes qui circulent autour d'eux. Tout le monde a entendu parler de ce fameux soit-disant continent disparu nommé Atlantide. Vous citez Platon comme l'un de ceux qui l'ont mentionné. Il arrive même que des amateurs de science-fiction rapprochent l'Atlantide du fameux "Triangle des Bermudes" dont l'histoire a fait la joie de mon adolescence en Haïti. Je doute cependant qu'on ait jamais situé Haïti sur ce continent complètement mythique.  
 
En intitulant votre texte : Haïti: L'ile d'extinction des races, il est clair que vous suivez une progression qui mènera, selon vous, à la catastrophe qui attend Haïti dans un certain avenir. Vous écrivez même ces phrases extraordinaires "Cette ile d'Haïti demeure plus magique que la magie elle-même."  ; "Haïti n'est point une terre simple"; "C'est une ile mangeuse d'hommes". "Gare aux incrédules".  M. Monestime, soyons sérieux! Que faites-vous de la géologie? Certains textes de recherche géologique appliquée à Haïti et écrits par des chercheurs haïtiens et étrangers ont circulé sur nos forums. Il est temps que nous nous débarassions de cette mentalité magique qui nous retarde tellement.   
 
Hugues Saint-Fort     
 
 
 
In a message dated 5/16/2013 5:16:49 P.M. Eastern Daylight Time, leporte...@hotmail.com writes:

                                 Haïti: L’Ile d’Extinction des Races

Contrairement à ce que pourraient croire les amants de fictions, ce constat est beaucoup plus choquant que romanesque, plus touchant que fabuleux : un si petit lopin de terre dans l’espace caribéen a vu périr tant d’âmes et a légué tant d’amertumes à l’humanité. Ce récit navrant n’est qu’une violente intoxication pour le moral des historiens qui ne cessent point d’en chercher les causes alors que les effets se font encore sentir et demeurent transcendentalement dévastateurs. C’est même une source d’effroi pour les anthropologues qui tentent de punir le hasard d’avoir permis les croisades interraciales semant souvent le deuil et ils blâment aussi, sans répit, la conception de la matière humaine trop vulnérable et débile. À ce stade, seule une analyse circonspecte des faits puissent nous placer en interaction avec le réel.

Loin de la déclarer sur le ton de l’évidence, l’origine d’Haïti coïncide avec les dérives des continents, selon des géologues. Et, cette ile a su obtempérer à toutes les normes de la création d’être une bonne hôte pour les vivants. Verdures, rivières, fontaines naturelles, fruits et féculents dominaient son univers. Néanmoins, elle a décliné en plusieurs périodes d’être le paradis eternel d’un nombre proliférateur de races et d’ethnies. Cette posture de Terre Mystérieuse n’arrange pas la futurologie qui a droit à de pertinentes interrogations sur l’avenir de ce fragment de terre assis au large des Antilles.

Six (6) ethnies ont disparu miraculeusement dans les nuées quisqueyennes au cours des ans : les atlantes, les ciguayens, les siboneys, les caraïbes, les arawaks et les tainos. Et, en dépit des cris de victoire de l’archéologie, l’anthropologie, l’ésotérisme et la génétique, aucune raison convaincante n’est, jusqu’ici, donnée pouvant justifier ces hécatombes.

Les Atlantes

Platon est l’un des premiers chercheurs qui ont su souligner le passage des atlantes sur la terre. Il leur a octroyé une civilisation très avancée. Selon lui, ce peuple, à la fois  mystique et religieux, a été englouti par la colère de l’océan. Plus tard, une marée d’historiens a confirmé que les atlantes habitaient dans les Antilles, en particulier, en Haïti vers 425 AV J.C. et a été effectivement anéanti suite à un cataclysme. Aujourd’hui, presque tous les repères historiques crédibles existent pour crédibiliser la vie du peuple atlantique. Même si les débats et les interrogations ne manquent pas. Cependant, le nom de l’ile d’Haïti, inséré dans la liste des pays hôtes des atlantes, doit être analysé avec parcimonie. Notre ile a offert trop de surprises aux sceptiques. La nature est beaucoup complexe dans cet espace entouré d’eau. D’ailleurs, plusieurs autres ethnies ont suivi le pas magique des atlantes vers l’inconnu. Ces premiers habitants de chez nous ont influé irrémédiablement sur les croyances, la foi et l’écriture. On ne peut parler des grands événements de ce monde sans mentionner l’anéantissement des atlantes. Ces derniers ont été enlevés de Quisqueya dans la plus grande discrétion.

 Les Ciguayens

C’est une peuplade autochtone du caciquat de la Magua dirigé par Guarionex. Peu nombreux mais très politisés, les ciguayens occupaient la vaste plaine de la Vega-Real. Ils furent décimés lors de l’invasion de cette immense plaine par les espagnols.  Le secours des voisins se révélait insignifiant, ils moururent à coup de poignards, sous les pieds des chevaux et à la pendaison.

Les Siboneys

Ce groupe vivait surtout à Tiburon, dans le sud d’Haïti et dans l’Ouest de Cuba. Leur tranquillité était si remarquable et semblable aux Tainos qu’on les appelait Siboneys-Tainos. Nonobstant, leur droit à la vie était hypothéquée. Une marrée d’entre eux était détruite par les maladies suite au contact avec les colons espagnols. On les enterrait dans des fosses communes contrairement à leurs traditions qui requièrent des cérémonies de longue durée.  Le reste a eu le sort commun : massacré.

 Les Caraïbes :

Le nom caraïbe signifie « guerrier ». Les caraïbes furent les plus intrépides des iles. Ils sont originaires des petites Antilles, en particuliers de La Martinique et Guadeloupe. Ils ont envahi souvent les grandes Antilles et y mangent des hommes de différentes ethnies: arawaks, siboneys, ciguayens et tainos se trouvent parfois sous les dents impardonnables de ces cannibales. D’ailleurs, on accuse les caraïbes d’avoir été les principaux prédateurs ante-Colombiens des arawaks naïfs et paisibles. Inhumainement, ces mangeurs d’hommes furent, aussi, tués en masse par les criminels espagnols. Les rescapés du premier grand massacre ont été exterminés en 1504 à Higüey, après la capture de Cotubanama, le cacique Taino de la région, sous les ordres de Nicolas Ovando. Car, Higüey a été le caciquat Taino ou vivait séparément le plus grand nombre de Caraïbes.

 Les Arawaks

Connus pour leur naïve hospitalité, les arawaks sont le groupe le plus important des hommes à peaux rouges qui vivaient dans l’Ile D’Haïti. On a tendance à les confondre avec les tainos qui étaient une ethnie distincte des Grandes Antilles, même si leur langue se trouvait dans la bouche des autres. Ces pacifiques avaient reçu en premier Christophe Colomb dans la baie de l’Acul-du-Nord, non loin de St-Michel Plage. Dans le Marien, en 1492, leur cacique Guacanagaric a offert l’or et hommage aux colons espagnols. Nourritures, eau et fruit ne manquaient pas. Cependant, au départ de Colomb, le calvaire de ces malheureux commençait : viol de leurs femmes, assassinat, pillage de leur bien, pour en citer peu. C’est par eux que l’esclavage est entré dans l’ile. Les arrawak ne sont exempts de l’extermination. Les plus braves se suicident.

 Les Tainos

C’est une ethnie peu ordinaire. Nombreux historiens comparent leur mythologie et leur symbolique aux Mayas. Leurs idoles serpents se ressemblent bien. Ce peuple se rebellait en vain contre les envahisseurs espagnols. On leur doit trois classes sociales : les Bohiques étaient des prêtres, les Nitainos, des riches et les Naborias, des villageois- cultivateurs. Leur sort n’était non plus heureux. Sous les verges des commandeurs européens, au milieu des plantations, ils étaient décimés tristement.

 C’est-a-dire, cette Ile d’Haïti demeure plus magique que la magie elle-même. On ne comprend point ce destin fou. Cinq ethnies sont exterminées manu sanguinis et une autre sous le courroux de la nature. En 1508, on ne compte pas plus de 60,000. Oexmelin raconte qu'à son époque, vers 1670 : « on ne voit plus guère d'autochtones indiens mais que les flibustiers trouvent des montagnes d'ossements, là où ils se sont laissés mourir ». Les hommes à peaux rouges et les Atlantes ont été tous enrayés de la surface de la terre d’Haïti, sous les yeux puissants du créateur. Les causes semblent être connues tandis que les raisons demeurent mystérieuses. Haïti a vu disparaitre trop d’humains en si peu de temps. Les haïtiens d’aujourd’hui doivent questionner la futurologie sur leur devenir. Déjà, de multiples cataclysmes naturels ont emporté beaucoup de nos semblables. On se souvient des cyclones Azel, David, Jeanne. On ne cure pas encore les plaies du tremblement du 12 Janvier 2010. Or, les menaces pèsent toujours. Haïti n’est point une terre simple. C’est une ile mangeuse d’hommes. Gare aux incrédules !

 

Jean-Rony Monestime André

BA en Connaissances Générales

BS en Médecine Nucléaire

Correspondant de Haïti Progrès à New Jersey

Sources:

1.-Encyclopædia Britannica, vol. 3, p. 313: "Ciboney" and p. 773: "Cuba (History)". Chicago, 1989.

 2.-Histoire des Caciques d'Haïti/Emile Nau. - Port-au-Prince : Presses nationales, 2003. -
ISBN 99935-37-18-7
                   

  3.-   « Manuel d’Histoire d’Haiti »J.C. Dorsainvil, 1942 ;                

                      « biografiasyvidas.com » 2004


 
 

 

 
 

 

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Le Porte Parole

unread,
May 17, 2013, 10:40:08 AM5/17/13
to tout haiti haiti
Salut Hugues,
Je comprends vos inquietudes sur ce dernier texte. Les elements de la geologie, de l'archeologie et des autres sciences sont toujours apprecies et respectes dans mes ecrits. Ce pendant, je comprends mal qu'autant d'hecatombes ont vu le jour dans notre Ile. Les Mysteres existent bien, meme si les envahisseurs ont extermine' les cinq ethnies citees , on peut toujours s'interroger sur le pourquoi de ce libre acces aux sanginaires europeens. ils ont commis un nombre en serie de genocides sans remission. Voila, ma preoccupation. Voila tout ce qui m'inspire a publier ce texte. Hugues, je suis un scientifique, historien et ami de la verite. La fatalite m'est etrangere, par contre, trop de malheurs ont influe' sur l'histoire de ce petit coin de terre  d'HAITI.
 
Merci...
Patriotiquement votre
Jean-Rony Monestime

 

From: Hug...@aol.com
Date: Fri, 17 May 2013 09:48:58 -0400
Subject: Re: [Tout-Haiti] Haiti: L'Ile d'Extinction des Races
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