2017_07_04. HAÏTI: Appel aux linguistes créolophones francophones pour leur demander pourquoi ils ont le "e", "é" et "è" dans leur créole, sauf le selselwa.

45 views
Skip to first unread message

Dja Paul

unread,
Jul 4, 2017, 11:04:51 AM7/4/17
to Cardinal Chibly LANGLOIS, Rosny Desroches, Auguste D'Meza, Odette Fombrun, Jan Mapou D. Enis Jan, Secrétariat De M. l'Ambassadeur de France en Haiti, Nyrvah Florens Bruno, Jean-robert Placide, Steven I. Benoit, Secrétariat du MHAVE Haïti, Privert Jocelerme, Claude PIERRE, Daniel Supplice, Cholzer Chancy, P. Duly Brutus, Jacqueline - Miami Charles, Moise Jean Charles, Sen Rodolphe Joazile, Sen Simon D. Desras, Kaptenn Koukourouj, Senateur Evaliere Beauplan, Pauris Jean-baptiste


"Il ne faut jamais se décourager … et tu dois continuer.
Bonne inspiration et bonne journée".

Bonjour,

Uniquement aux membres féminins et masculins de mes groupes de contact qui ont été, même une (1) seule et unique fois, actifs dans les fora haïtiens du Net, et surtout "réactifs", approbateurs, correcteurs ou totalement réprobateurs divergents à 180° de mes opinions, convictions, voire mon CREDO respectif pour de multiples points et domaines!

Comme je sens que je me trouve confronté à un "déni des réalités" des linguistes, créolistes, terminologues haïtiens, des académiciens de l'Akademi Kreyòl Ayisyen (AKA), des compatriotes ayant "compétence, renommée et autorité" pour prendre des décisions idoines sur le kreyòl contemporain, comme je perds des interlocuteurs "passifs", je compte les remplacer par des étrangers linguistes, créolistes, terminologues, DIVERS (par souci d'exhaustivité), cependant membres de la Grande Famille Élargie de l'espace euro/franco - antillais - caribéen - océan indien, et avec qui j'entretiens déjà des relations épistolaires, à l'évidence avec certains d'entre eux, et qui plus est dont un couple d'entre eux est de renommée internationale.

Juste un exemple, VALDMAN, le "Pape" dans ces domaines à l'instar de celui éponyme au VATICAN! Il est le référant, le référé, la référence. Tous ses écrits sont des bibles, des anciens et nouveaux testaments, le coran, le talmud, divers, et tout cela réuni ensemble (sic). On ne peut pas lire un article traitant de la linguistique, de la créolistique sans que vos yeux tombent à plusieurs reprises sur ce nom.

"Godfèdoum", mes douleurs subites aux tympans me provoquent les souffrances du siècle à cause des remontrances tonitruantes de la bronca médiatique et autres, qui font plus que brasiller dans la presqu'île d'Haïti et dans ses diverses diasporas "all over the world"!

Ti Nèg, réèlman ou sé DJA, yon Afrikin, yon Kamèr! Ou pa Ayisyin ankò. Koman fè ké, é poukisa, ou mété 2 ou 3 moune étranjé, é pi pli grav ou vlé mété anpil moune étranjé nan bagay ki konsèné Ayiti. Sanblé ké ou pa konnin ou bliyé ké linj sal ayisyin doé lavé an famyil ayisyène é donk ou pa ka mété étranjé nan zafè antre nou. Sé yon fòt grav ké ou déja fè é pi grav ou apral komèt. Sé pi grav anpil ké yon péché mòtèl KATO [Nd DJA, il y a une chaîne de TV catholique en Europe qui s'est identifiée en langage phonétique, donc en ayisyin (ex-kreyòl bientôt), KATO].

Tatatatata ...., Mèdam, Mèsyé, .... Siouplé, kouté moin. Tandé défans moin. Toutt moune sé moune (sél bagay ki byin dé TITID! Mouché malad anpil dévan Létènèl, brui dé radyo-trotoà, bouch a zorèy) é dépi ké ou yon moune minm si moune-la sé DJA, li gin doa pou défann tèt-li li-minm ou ak "zaboka", MDR,O!.

Mèsi, kouté'm, tandé sa m'apral di pou défans moin é ki vérité.
Pi gran vérité ké sa dévan Létènèl ou dèd!

Pour atteindre cette finalité, donc ma défense en bonne et due forme, je vais vous communiquer trois (3) "copier-coller" d'articles du Net, le premier est d'un célèbre journaliste haïtien capois, ma ville natale, la ville héroïque septentrionale (Lol!), Cyrus Sibert (CS), lanceur d'alertes et défenseur des abusés sexuels, surtout des enfants dans un orphelinat haïtien qui était géré par un Américain; le second est d'un linguiste antillais (Il se reconnaîtra); le troisème d'un incognito haïtien.

Et enfin je souhaite à tous les diasporants afro-antillo-caribéens aux USA et à tous les Américains "Bonne fête nationale US". "Fanm, ti nèg, ti moune piti, jèn, vyé, sényò, jérontokrat, élatryé anpil zamuzman (ti punch, mojito, rom, ti zoazo, ..., soup joumou, ..., glas koko, bonbon siro)" dans l'ambiance musicale d'un Mix des musiques de cette aire avec quelques morceaux en provenance du continent originel de l'Humanité, donc de NOUS, l'Afrique.
Le "quick" signifie "bouger-bouger".
Mon style d'ambiance orgastique uniquement en faisant des pas en harmonie avec ma dame.
Ne pas oublier que je suis un bon cavalier. Je suis le Zorro de DEG. Lol!
Déhanchements, gouyad, whine, twerk, daggering, mapouka, kolé séré, ...
Despacito, raboday, konpa dirèk, zouk, salsa, azonto, kukere, ndombolo, soukous, ...
Mes deux (2) préférés parmi mes multiples favoris sont: compteur à 35.00 et surtout à 38.00.
Un africain frappe du tonnerre à 49.05.
Le DJ a soigné sa sortie à partir du 1.09.00.
Mixed by Dj Karate from 758 Sounds.
DE CYRUS SIBERT (CS):
Ce jeudi 29 juin 2017, nous (Cyrus Sibert) avions pris part à un panel composé de George Grant, Margaret Francis, Jerry George, Beverley Sinclair, John Kenneison, Atherton Martin, Catherine Edwards et de Netfa Safiya francis, tous des journalistes et des professionnels de la caraïbe, en vue de débattre de la situation de Madame Marjorie, cette femme haïtienne victime de viol à Turks and Caicos et menacée d’expulsion parce qu’elle a porté plainte. 

Suivant une approche globale, nous en avons profité pour aborder les défis du trafic humain dans la caraïbe, les problèmes liés à l’exploitation des femmes, des enfants, des réseaux criminels transnationaux qui menacent les résidents de la région et la nécessité d’un rapprochement des peuples de la zone dans un vrai mouvement civique, afin de mieux nous connaitre, d’étudier notre histoire et notre dynamique sociale, de vulgariser notre culture et de promouvoir notre histoire commune.

Cela passe par l’adoption, l’enseignement et le développement des langues (créole et anglais caraïbéens) qui peuvent faciliter la communication entre les peuples.

Fait étrange, dans notre caraïbe, un créole comme celui d’Haiti est compris et parlé à Sainte Lucie, à la Dominique, à Saint-Martin, à la Martinique, à la Guadeloupe, en Guyane et dans d’autres îles. Aussi, y a t-il l’anglais Caribbean...

D'UN INCOGNITO LINGUISTE ANTILLAIS:
... 1) dans le système graphique commun à Guadeloupe-Dominique-Martinique-Sainte-Lucie et Guyane, il y a le "e" qui est même écrit "ë".
2) Les nombreux immigrés haïtiens qu'il y a dans ces différents pays n'ont pas besoin d'interprètes pour se faire comprendre alors que les immigrés de Santo-Domingo (qui parlent espagnol) en ont besoin. Pourquoi ? Pourquoi un immigré haïtien n'a pas besoin d'interprète lorsqu'il parle à un Martiniquais ou à un Guyanais ? ...

D'UN INCOGNITO LINGUISTE HAÏTIEN:
On ne peut pas faire n'importe quoi, comme décréter que le son "e" n'existe pas en kreyòl alors que les locuteurs créoles prononcent des mots avec le son "e": (ere = heureux), (pye = pieux), (ble = bleu), (oraje = orageux), (me = meuh, le cri de la vache), ... J'ai utilisé vos exemples.

Ainsi en fin de compte, comme dans toutes les langues, il faut une norme valable, qui tient la route, qui n'aboutit pas à des impasses, voire à des aberrations. Si de tels manquements existent il faut les corriger.

Une norme valable, adéquate, exacte, ..., doit répondre parfaitement bien à des règles grammaticales, des règles syntaxiques et autres, car comme vous le dites vous-même, on ne peut pas dire, ni écrire n'importe quoi.

Je n'ai pas voix infaillible et impérative au chapitre. Toutefois, je peux vous soutenir moralement.

Je peux vous dire que vous avez raison, que l'ayisyin est la langue qu'il faut pour Haïti dans son contexte officiel bilingue franco-kreyòl à date.

Au vu, su et lu de ces extraits qui traitent de plusieurs thèmes on peut mettre en exergue celui qui rappelle à notre bon souvenir que tous les ressortissants de l'aire antillo-caribéenne, principalement, sont membres d'une grande famille dont les ancêtres viennent principalement de deux (2) continents, l'Europe et spécialement l'Afrique.

Par conséquent, comme nous sommes membres d'une même famille élargie, nous sommes en droit de laver nos linges sales entre nous.

De ce fait, étant en face d'un déni des réalités en provenance de mes compatriotes haïtiens DJA est en droit, et possède l'entière liberté de leur soumettre ses problèmes, ses opinions, ses convictions, son CREDO sur l'ayisyin qui doit remplacer le kreyòl contemporain qui présente des manquements, et très graves, et non pas accessoires, donc mineurs, à laisser tomber, au point de ne pas les prendre en considération.

Honni soit qui mal y pense!

CQFD!

Maintenant à ce stade-ci je m'adresse à toutes celles et tous ceux qui vont me lire, de ne pas pratiquer un silence de complaisance, voire même aussi un déni des réalités, uniquement pour obtenir des réponses aux questions suivantes dont précisément celle sur la ré-introduction du "e" dans le kreyòl officiel contemporain:
  1. Dans l'aire antillo-caribéenne Haïti est le seul pays à posséder deux (2) langues officielles, le kreyòl (langue maternelle vernaculaire et véhiculaire) et le français (la langue internationale, la base lexicale du kreyòl). Dans cet ensemble antillo-caribéen les autres pays n'ont qu'une (1) langue officielle, à savoir: le français, ou l'anglais, ou le néerlandais, ou ... La République des Seychelles, elle, a trois (3) langues officielles: le français, l'anglais et le selselwa. Alors pour les apprenants des deux (2) langues officielles haïtiennes ne serait-il pas très approprié que les deux (2) n'aient pas trop de différences sauf celles basées sur leurs constituantes intrinsèques, à savoir par un (1) exemple parmi de multiples autres que le français est basé sur un alphabet étymologique et le kreyòl sur un phonétique?
  2. Si la réponse est positive, donc OUI, alors ne serait-il pas judicieux d'enlever du kreyòl les codes graphiques phonétiques qui viennent de l'alphabet phonétique anglo-saxon, que certains qualifient même de "cabalistiques", à savoir: le "en" pour "in"; le "w" pour "ou" et non pour "v", voire même double v; ... Ainsi le kreyòl aurait le même alphabet que le français avec uniquement l'absence de "q", disons même l'inexstence du "q". Ce dernier serait remplacé par "k". Par conséquent l'alphabet du kreyòl aurait 25 lettres. Toutes les voyelles pourraient être affectées de diacritiques: accents aigu et grave; sauf le "y".
  3. Si la réponse à la première question est OUI ne serait-il pas impératif de fixer la norme du code graphique phonétique "u" pour transcrire le son "u"? Par conséquent, de ne plus accepter comme NORME l'accent "sirète", c'est-à-dire ne plus prononcer le code graphique phonétique "u" comme "i". Vous avez visionné les dégats qu'une telle règle "sirète" a occasionnés lors des prestations de serment des responsables de membres de Conseils d'Administration de Section Communale, CASECs, ex-Section Rurale.
  4. DIVERS (par souci d'exhaustivité).

Vu vos compétences en créolistique, vu votre intelligence et vos facultés de raisonnement, vu que vous n'avez point d'intérêts conscients ou non de devoir pratiquer le "déni de réalité", à mon avis, vous êtes à même de préciser si les Haïtiens ne doivent pas ré-introduire le "e" dans le kreyòl contemporain.

Vous avez lu ma troisième (3 ème) lettre ouverte, et depuis lors tous mes articles.

Je ne vous demande pas d'agir dans le sens de "comme piétiner les plate-bandes" de vos pairs haïtiens.
Je ne vous demander pas de porter un jugement de valeur, d'appréciation du créole antillo-caribéen par rapport au kreyòl, ou vice-versa.

Agir ainsi serait les prémices de zizanie, de conflits entre membres de la faille élargie antillo-caribéenne.

Je vous demande de dire simplement les raisons pour lesquelles vous, dans vos créoles, vous avez jugé bon de ne pas proclamer urbi et orbi l'inexistence du "e".

Moi, je vois et sais déjà les raisons.
Je les transmets en PROSE simple à mes interlocuteurs linguistes. Mais je devine qu'ils ne comprennent pas mon langage. Ils le trouvent trop plébéien, trop simple.
DEG du MIT ne veut même pas échanger directement avec moi. Il préfère le faire toutefois mais en prenant les détours de s'adresser à ses pairs et à un porte-parole, "pòte-voa, gelefonn", HSF.

Il faisait semblant de tirer sur EUX alors qu'en fait c'est moi, DJA, qui suis dans son viseur de snipper.

Vous tous, vous parlez le même langage "ampoulé" linguistique que les linguistes, créolistes, termilogues, divers, haïtiens, alors je suis "deep down inside me " persuadé que vous pourriez mieux les convaincre.

Dans le cas contraire, l'on déduira qu'ils font exprès d'avoir ce déni de réalité, de jouer à "ne rien voir, ne rien entendre et ne rien dire".

Afin d'être exhaustif il y a des linguistes haïtiens qui, néanmoins, perçoivent les manquements du kreyòl (D'ailleurs vous savez qu'il y a un pari, toujours ouvert, de 100.000 Euros pour tout individu qui arrive à transcrire le cri "meuh" de la vache en kreyòl officiel contemporain. Un Haïtien, a tenté le coup mais il a dû écrire "mijisman". Lol!) mais ils le font incognito.

A date, Il n'y a qu'un, Renauld GOVAIN (RG), qui le fait à découvert et qui, à mon avis, est d'accord avec moi pour la ré-introduction du "e". Mais dommage il ne le dit pas ouvertement. Il préfère écrire que l'AKA doit introduire l'accent aigu, en général. Doit-on déduire que s'il souhaite le "é" alors il compte utiliser le code "e" pour le son "e", d'une manière univoque?

DIGRESSION:
Je m'adresse à tous ceux, féminins et masculins, qui persistent à utiliser bi-univocité, bi-univoque. Pouvez-vous me dire la différence entre "univocité" et "bi-univocité"? Ce dernier terme existe dans un couple de dictionnaires de la langue française mais je n'ai pas vu la différence entre ces deux (2) mots. J'espère obtenir sous peu, dans les délais de convenance, votre réponse. Remerciements anticipés!
FIN DE LA DIGRESSION.

Dans l'attente de vos réponses,
En toute amitié,
Bien à vous.

N.B
Voici la liste des prénoms, sans mention des patronymes et des adresses émails, de tous ceux, féminins et masculins, linguistes, créolistes, terminologues, DIVERS qui vont me lire:
Michel, Robert, Hughes, Max, Max, Fritz, Bénédique, Zéphyr, Edmond, Max, Gregory, Adeline, Tanbou, Pierre-Michel, Wilner, Odette, Chibly, Michel Frantz, Michel Ange, Jean-Robert, Jean-Baptiste, Kopivit, J.-P., Joseph, Lainy, Fernand, Anne-Marie, feu Claude, Samuel, Pierre-André, Christian, Laurent, Clotaire, Robert, Raphaël, Jean-Claude Serge, Patrick, J. Marcel, Dorcil, Haiti-en-Marche, Haiti Observateur, Haiti-Nation, Renauld, Ti Michaëlle, Imma, Marie-Sabine, Ti Dany, Le National, Robenson, Le Nouvelliste, Patrick, Francisque, Liliane, Leslie, Pierre, Konakom, Luc, Jerry, Marie Alice, Fortenel, Yvan, Valdman, IRD, Legta, Bernadette, Jean-Bernabé, Michel, stéphane, Céline, Kate, Patrick, Bernadette, Corinne, EMZ, Gerry, Isabelle, Jocelyne, Lionel, Martine, Pierre, ...

Derechef
Paul DJA
Lanceur d'alertes et d'initiatives.

Permettez-moi de vous communiquer ici des échanges entre linguistes haïtiens susceptibles de vous intéresser.

Libre à vous de discuter avec vos pairs haïtiens!

A. Un transfert de HSF:

Bonswa tout moun,
 
Men yon lòt repons lengwis Michel Degraff fé parèt sou paj "facebook" li. Anpil moun va benefisye lè yo li atik kolèg lengwis Michel. M ap remèsye Michel pou tan li pran pou l mete bon bèt sa yo pou fè deba syantifik sa a avanse. An n li lengwis Michel DeGraff.
 
Hugues SF
 
----------------------------------

In a message dated 7/2/2017 9:47:09 P.M. Eastern Daylight Time, degraff writes:
Bonswa Kolèg Hugues pa m!

Mèsi anpil pou ankourajman sa a. Se sa nou bezwen wi pou n kontinye vanse sou wout pwogrè ak konesans sou lang kreyòl la.

Dwayen Govain reyaji sou reyaksyon m sou atik li a nan AlterPresse.   Deba piblik sa a soulve anpil kesyon fondamantal ki antre nan fondasyon teyorik divès itèm nan rezolisyon Akademi Kreyòl Ayisyen an.  Sa se fondasyon teyorik ke nou tout ta dwe metrize k ap fè entèvansyon sou dosye syantifik sa a.

An tou ka, sa bon anpil dèske Dwayen an gen kapasite pou l fè deba syantifik wot pòte sa yo.  Se piblik la tou ki va pwofite lè yo rive jwenn pi bon konesans sou lang kreyòl la.  

E m ap tou pwofite remèsye w pou atik pa w yo tou k ap simaye bon bèt sou divès aspè syantifik lang kreyòl la.

Men reyaksyon sou reyaksyon Dwayen an:

On Jul 2, 2017, at 9:02 46AM, HSF wrote:

Bonjou tout moun,
 
Diskisyon (ant lengwis yo) ap kontinye ak respè epi pwofesyonalis. Men yon ti degi lengwis Michel DeGraff voye pou kolèg lengwis Lemète Zephir ak kolèg lengwis Renaud Govain. M ap ankouraje tout kanmarad yo byen li repons lengwis DeGraff. Y a konprann ki jan lengwis reflechi sou fenomèn lengwistik, ki sa sa vle di pale yon lang, epi y a konprann tou ke moun pa kapab di nenpòt sa yo vle di sou lang. Donk, an n li bon bèt lengwis Michel DeGraff voye pou nou.   
 
Hugues S-FORT



From: DEGTo: RB-O, LEMCC: HSF
Sent: 7/1/2017 12:37:46 P.M. Eastern Daylight Time
Subj: Re: Konprann « Premye rezolisyon sou òtograf lang kreyòl ayisyen » an
 
Sa se yon ti degi pou Kolèg Lemète ki pibliye kritik pa li a sou sit entènèt Bob. Mwen mete yon diplis sou Facebook pou m kritike nouvo eleman nan kritik Lemèt yo-.  Nouvo eleman nan repons mwen an parèt anba nèt nan afich sa a---nan tèks ki kòmanse ak fraz sa a:

Kounye a, sa se yon ti degi apre mwen li vèsyon orijinal remak Kolèg Lemète yo sou sit Robert Berrouët-Oriol la:

https://www.facebook.com/michel.degraff/posts/10155479299528872
Sa se yon brase lide ak Kolèg Lengwis mwen, Pwòf Lemète Zéphyr nan Faculté de Linguistique Appliquée (FLA): Chè Kolèg Lengwis Lemète Zéphyr, Mèsi anpil pou analiz sa yo ke w pataje nan atik...
M ap tou mete tèks la nan mesaj sa a tou:

Kounye a, sa se yon ti degi apre mwen li vèsyon orijinal remak Kolèg Lemète yo sou sit RB-O la:
http://www.berrouet-oriol.com/linguistique/otograf-kreyol-ayisyen
Le site www.berrouet-oriol.com consigne des études, des articles et études dans les champs littéraire et linguistique. Il offre des textes de haute qualité ou qui ...
M ap sèlman montre 5 erè fondamantal ki nan vèsyon sa a sou sit Bob la:
1: "Twa grafèm (pami yo digraf ui) ki reprezante 3 demi vwayèl"
Digraf <ui> sa a pa ka reprezante yon "demi vwayèl"---paske li gen 2 segman ladan: ɥ epi i. Se sa lengwis rele "diftong" paske li gen 2 son ladan. Ki fè, li pa ka yon "demi vwayèl".
2: "M montre tradisyon akademi lang nan menm mare ak prejije ki fè moun kwè akademi la pou deside jan pou moun pale sou fòm preskripsyon. 2 sitasyon pi ba yo m pran nan premye rezolisyon sa a montre prejije sa a prezan nan lespri akademisyen ayisyen yo."
La, Kolèg la melanje 2 nivo lengwistik: lang pale ak lang ekri. Wi, sa li a se vre: syantifik pa dwe antre nan "deside jan pou moun pale sou fòm preskripsyon." Men, sistèm ekri a pa sou menm plan ditou pyès ak sistèm pale a: ekriti yon lang (soti nan alfabè rive nan òtograf ak lòt nòm pou ekriti) se yon ansanm règ ki soti nan yon sistèm PRESKRIPTIF ki baze sou analiz syantifik lang lan. Menm si gen analiz syantifik nan baz òtograf la, nòm yo se pa yon seri règ ki deja chita nan tèt lokitè yo. Pa gen okenn timoun k ap leve nan yon sosyete pou yo aprann ekri pou kont yo san yo pa pwofite de enstriksyon sou lekti ak ekriti. Se ka ki fè ekriti diferan de sistèm gramè mantal yon lang---ki devlope nan tèt timoun yo san okenn enstriksyon sou ban lekòl. Men, règ ekriti yon lang, se enpoze pou sosyete a enpoze règ sa yo. E sa pi bon toujou lè se ekspè yo (sitou moun ki gen ekspètiz nan lengwistik ak edikasyon) ki devlope règ sa yo pou sosyete a.
3. "AKA mande pou yo ekri non moun jan yo ekri nan dokiman legal ak administratif yo dabò epi pou yo ekri fòm kreyòl la ant parantèz. Apwòch la bliye gen twa gran gwoup òtograf sou latè."
Sa se yon bon kritik. Men, fòk nou souliyen ke lè AKA ap pale de "dokiman legal ak administratif", sa se dokiman ki pibliye ann Ayiti. Ki vle di se dokiman ki deja an franse (pou pifò ladan yo) oswa an kreyòl (yon ti zuit ladan yo). Ki fè, nan kontèks sa a, nou pa ta bezwen enkyete nou sou "kouman pou yo ekri non pwòp Jwif, Arab, chinwa, japonè..."
An tou ka, remak Kolèg Lemète la ta dwe ede @Akademi pou li pli klè nan esplikasyon sa yo.
4. "Gen kote “w” pa ka ranplase “ou” paske yo pa renmèt menm sans, yo p ap jwe menm fonksyon.” Pè egzanp rezolisyon an bay kòm esplikasyon an :
“(14) Se pa w (ki vle di : se pou ou).
(15) Se pa ou (ki vle di : se pou ou menm)”
pa kapab yon rezon pou ta gen enposiblite pwononsyasyon. Tou 2 fraz yo vle di menm bagay."
Genlè Kolèg Lemète mal li pati sa a nan rezolisyon an. Men egzanp egzak ki nan rezolisyon an:
(14) Se pa w (ki vie di: se pou ou).
(15) Se pa ou (ki vie di: se pa ou menm).
Diferans semantik lan dwe klè pou tout moun ki pale kreyòl: "Se pa w" vle di "se pou ou" ("c'est à vous" an franse); "se pa w" pa vle di "se pa ou menm" ("ce n'est pas vous").
Egzanp lan ka pi klè kon sa:
(14') Foto sa a se pa w (= ann franse: "Cette photo est à vous" = ann angle: "This photo is yours")
(15') Foto sa a se pa ou (= ann franse: "Cette photo n'est pas vous" = ann angle: "This photo is not you")
5. Finalman, etan Kolèg Lemète ap kritike fot òtograf nan dokiman AKA, li menm tou li fè plizyè fot òtograf nan menm dokiman kote l ap kritike fot òtograf:
Rezlisyon
Konsidrasyon
ponktyayon
rezoliyon
jisfikasyon
ilize
apostòf
fonèn
Ponpilus
6. An final, mwen pliz ou mwen dakò ak Kolèg Lemète lè li ekri kon sa:
"Òtograf kreyòl 1980 an prèske yon òtograf ideyal. Li prèske chita sou relasyon kif kif ant fonèm ak grafèm ki reprezante yo."
Sèlman, mwen pa ta "prèske" nan 2èm fraz la. Mwen ta di ke *ALFABÈ* kreyòl la chita 100% sou relasyon kik kif ant fonèm (son) ak grafèm (lèt) kote chak grenn fonèm/son marye ak yon grenn grafèm/lèt.
Mwen kontinye elabore sou sa nan repons ke m ekri pou yon kritik Dwayen Renauld Govain sou menm tematik sa yo:
Enben, Kolèg Lemète, m ap tann repons ou pou n kontinye deba a sou bon baz.
Ankouraje nan travay rechèch pa w tou. Epi an n vanse ansanm pou n byen konprann chapant lengwistik lang kreyòl nou an.
_______________________________________

On Jun 30, 2017, at 8:57 28PM, DeGraff wrote:

Bob, Mèsi anpil pou atik sa a.  

Renauld, Mèsi anpil pou kritik la.

Mwen fèk ekri yon repons pou Kolèg Renauld nan kapasite m kòm lengwis (se *PA* yon repons ke m ekri nan non AKA).  M espere repons sa a ava ede nou kontinye fouye zo nan kalalou pwoblèm syantifik sa yo---pwoblèm ki enteresan anpil wi. 

Se nan deba sou bon jan fondasyon ke n ap rive fè pwogrè nan dosye sa yo.


On Jun 28, 2017, at 10:56 20PM, Robert B-O wrote:
http://www.alterpresse.org/spip.php?article21797#.WVRrm7Rd73M
Renauld Govain* Dokiman sa a vin jwenn AlterPresse 27 jen 2017. Entwodiksyon. Akademi kreyòl ayisyen an (AKA) fèk pibliye premye rezolisyon sou grafi kreyòl ...

Konprann « Premye rezolisyon sou òtograf lang kreyòl ayisyen » an

Renauld Govain*
Dokiman sa a vin jwenn AlterPresse 27 jen 2017
Entwodiksyon
Akademi kreyòl ayisyen an (AKA) fèk pibliye premye rezolisyon sou grafi kreyòl ayisyen an (KA). Se yon siy ki montre enstitisyon an ap travay pou akonpli prensipal misyon li ki fè yo kreye li a. Men, ki sa ki nouvo ladan ? Plizyè medya kontakte mwen pou m kòmante li. Mwen refize chak fwa. Men, lè mwen konsidere yon seri fay nou kapab detekte fasilman ladan, mwen kwè li enpòtan pou mwen idantifye yo pandan mwen espere remak mwen yo va kapab fasilite yon pi bon konpreyansyon defi travay nan nivo sa a reprezante.
Yon refòm ki manke eleman nouvo
Rezolisyon sa a se yon mini-refòm ki gen objektif pote rezilta Ayisyen ap tann depi trannsenk an : « Sa fè plis pase trannsenk (35) lane depi òtograf 1979 la ki te nan esperimantasyon pou 4 lane, ap tann rezilta ». Yon refòm se yon aksyon ki itil, nesesè epi ki pote chanjman nan yon sitiyasyon, yon enstitisyon, yon sistèm yo vle ki bay pi bon rezilta. Li vize amelyore, senplifye, korije yon sitiyasyon yo jije ki pa satisfezan lè nou konsidere objektif yo te fikse yo. Lè nou ap monte yon refòm, nou dwe chèche konnen si li nesesè, itil, aplikab epi si li pwomèt yon bon nivo koreksyon sitiyasyon yo rekriminen an. Refòm nan kapab minè oswa majè, men li oblije pote kichòy ki nèf.
Sa ki nouvo nan rezolisyon sa a, se sitou apostwòf la yo retire, avèk tirè a yo pwopoze, menm si nou va wè manke rigè sou jan yo konseye pou nou sèvi ak tirè a. Mwen apresye preferans rezolisyon an pou espresyon « aksan grav » olye « aksan fòs ». Mwen konprann volonte pou nou adapte tout eleman yo an kreyòl, men mo « fòs » la pa jistifye : ki fòs li pote anplis la ? Anplis, si nou refize sèvi ak mo « grav » la, fòk nou ta refize sèvi avèk « aksan » tou. Rezolisyon an prefere sèvi ak espresyon « vwayèl oral / nazal » nan plas « vwayèl bouch / bouch nen » yo pwopoze nan kèk liv pou aprann fonksyònman kreyòl la. Li merite gwo aplodisman pou sa !
Rezolisyon an souliye li se konklizyon yon seri diskisyon yo te fè nan yon atelye sèt (7) jou AKA te òganize, kote li te envite anpil teknisyen, bò kote yo kèk kòlèg nan Fakilte Lengwistik Aplike (FLA). Mwen te pami kòlèg ki te patisipe yo, men mwen te pase yon jounen edmi sèlman. Konsta tout patisipan te ka tabli, sèke anpil teknisyen otorize tèt yo yon espètiz lengwistik wo nivo ki ta ka kite anpil moun konprann lengwistik se yon syans ki tèlman fasil ou pa bezwen etidye li pou ou espè ladan. Rezolisyon an se angajman konsèy syantifik AKA a jan li note sa : « Soti desanm 2015 rive me 2016, komisyon syantifik Akademi an te evalye pwopozisyon ki te soti nan atelye yo. Se nan Asanble Jeneral Akademi an, nan dat 3-5 jen 2016 la, Akademisyen yo te adopte rezolisyon sa yo ». Patisipasyon mwen nan atelye a pa te long ase pou ta pèmèt mwen jije rigè demach jeneral ki debouche sou rezilta sa yo. Men, mwen kapab mezire jistès yo.
Kounye a, an nou idantifye kèk fay nan rezolisyon an, jan mwen te anonse li nan entwodiksyon an.
Konsiderasyon son « oun » an se yon erè
Kèk otè tankou Cadely (2002), Vernet (1980) siyale egzistans yon vwayèl nazal (Ṽ) nan KA. Men son sa a sanble se youn nan espresyon tras lang afriken ki kontribye nan nesans KA. Nou jwenn li nan yon seri mo tankou ‘oungan’, ‘ounsi’, ‘ounfò’, ‘vodoun’ (vokabilè vodou) ki soti nan rasin‘houn’ nan lang fon peyi Benen, ki siyifi lespri byenfetè. Nou ta gendwa konsidere kèk lòt mo tankou ‘bounda’, ‘madoungoun’, ‘founda’, ‘kandjanhoun’, eks. Brousseau ak Lefebvre (2002), Fadaïro (2001) souliye egzistans Ṽ[ĩ] tankou nan sìn (dlo), epi [ũ] tankou nan fún (pwèl). Nou jwenn yon varyant atik endefini an nan depatman Sid Ayiti ki fonksyone sou fòm [ĩ] nazalize ki koresponn ak ‘yon’, oswa ‘on’.
Men nou pa toujou santi reyalizasyon li : gen moun ki pwononse‘ougan’, ‘ousi’, ‘oufò’, ‘bouda’, ‘madougou’, eks., lòt konn di ‘ongan’, ‘onsi’, ‘onfò’, ‘bonda’, eks. Anplis, gen moun ki kwè nou jwenn son [ũ] sa a nan kèk mo ki genyen yon kontèks fonolojik ki fasilite nazalizasyon an. An nou konsidere egzanp sa yo nou pran nan Cadely (2002) : ‘moun’, ‘voum’, (pou [ũ]) oswa ’min’, ‘larim’ (pou [ĩ]). Nan chak egzanp sa yo, nou jwenn yon konsòn ki fasilite nazalizasyon an. Epi, nou p ap bliye vwayèl ‘ou’ ak‘i’ kite nazalizasyon an touche yo fasilman, menm si yo pa koresponn ak okenn Ṽ. Nan ka sa a, nou pa annafè ak yon Ṽ, men avèk yon vwayèl nazalize. Kon sa tou, si AKA pran [ũ] an konsiderasyon, li ta gendwa pran [ĩ] a an konsiderasyon tou. Men, nou dwe rekonèt nou pa ka pran tout fenomèn oral nou anrejistre nan diskou nou yo an konsiderasyon, paske se pa yo tout ki genyen yon pètinans fonolojik.
An reyalite, [ũ] se yon varyant estilistik, men li pa yon vwayèl ki genyen yon pètinans fonolojik enkontestab. Valdman (2015) ak Zéphir (2005) gen rezon pa pran li an konsiderasyon nan envantè yo fè sou sistèm fonolojik KA. Mwen pa konnen fonksyònman lang fon an ase, men mwen ta menm gendwa kesyone egzistans fonolojik Ṽ [ĩ] ak [ũ] paske nou jwenn yon anviwònman egzanp otè yo pwopoze yo ki fasilite nazalizasyon an. Nou kapab ajoute sou sa vwayèl ‘ou’ ak ‘i’ sansib anpil anba presyon nazalizasyon. Kon sa, de (2) vwayèl sa yo genyen yon valè fonetik men pa yon valè fonolojik.
Absans afrike yo regretab
Envantè sistèm KA pa konsidere afrike [ʧ] ak [ʤ], esepte Sylvain (1936), Zéphir (2005), Valdman (2015). Jeneralman, yo analize yo chak tankou de (2) fonèm diferan : ‘t’ + ‘ch’, epi ‘d’ + ‘j’. Nou jwenn yo nan kòmansman mo tankou : ‘tchak’ ‘djak’ ; nan pozisyon mitan : ‘matchòk’ ‘madjòk’ ; oswa nan finisman mo : ‘match’, ‘badj’, eks. Jan egzanp sa yo montre sa, nou jwenn pè minimal nan kòmansman, nan mitan, sof nan finisman. Men nou jwenn anpil mo ki genyen de (2) afrike yo nan finisman, menm si yo pa fòme pè minimal. Jan nou kapab wè li nan egzanp sa yo, pè minimal la se yon « koup mo ki prezante menm fòm, sof nan yon sèl pwen, epi ki pa genyen menm sans » (Gardes-Tamine, 1990 : 13). Li enpòtan pou pran yo an konsiderasyon nan sistèm fonolojik KA.
Nesesite pou entwodui yon lòt siy dyakritik ki ta kapab aksantegi
Dispozisyon 7 rezolisyon an te okazyon pou entwodui yon lòt siy dyakritik pou nou mete sou ‘o’, lè li vini anvan ’n’ pou li ka konsève son [o], men pa [ɔ̃]. Menm jan an tou, nou ta kapab mete li sou ‘e’, lè li vini anvan ’n’ pou li kapab bay son [e], men pa [ɛ̃]. Dyakritik sa a kapab aksantegi. Paregzanp, nou konn tande [ʒɔ̃] ’jon’, [ʒɔn] ‘jòn’oswa [ʒon] ‘jón’ ; kon sa tou nou abitye tande moun di [sejɛ] ‘seyè’, [sɛ̃jɛ] ‘senyè’ oswa [senjɛ] ‘sényè’. Si nou pa ajoute dyakritik sa a nou p ap kapab jwenn son orijinèl [o] oswa [e] nan kontèks sa a. Nou ta gendwa sèvi avèk dyakritik sa a tou nan menm kontèks la sou ‘a’ pou nou kenbe son [a] pase pou nou ta sèvi avèk aksan grav tankou nan egzanp 32 rezolisyon an.
Nan nivo tèminolojik
Rezolisyon an manke jistès nan chwa tèminolojik li yo. Sanble li konfonn òtograf, alfabè, grafi yon pa, epi yon lòt pa, li konpòte tèt li tankou yon trete òtograf, jan nou kapab verifye sa nan dispozisyon 2, 4, 5, 8, 9. Dispozisyon 4 ak 5 pa konsène òtograf KA, li plis konsène chwa nou genyen ant plizyè posiblite. Men tou, pwopozisyon ki konsène tirè a pa fin konplè, kote egzanp yo pwopoze de (2) siy diferan pou menm reyalite tirè a.
Poze diferans ant òtograf, alfabè, grafi ak ekriti sanble enpòtan. Alfabè a deziyen yon kantite (lis) siy presi nou prezante jeneralman nan yon lòd konvansyonèl epi ki sèvi pou note fonèm yo. Paregzanp, nou konnen alfabè franse gen 26 lèt. Pa KA a gen yon ti kras mwens pase sa (ni franse, ni kreyòl sèvi ak alfabè laten). Òtograf la se ansanm règ ak izaj ki reprezante nòm pou moun ekri kòrèkteman mo ki sèvi pou fòme enonse nan pratik diskou nan yon lang. Règ sa yo konsène akò gramatikal ak leksikal. Ekriti a deziyen tout sistèm grafik ki sèvi pou ekri yon lang. Sistèm sa a tante reprezante inite siyifikatif oral lang nan. Oral la dewoule nan tan epi li gen yon sipò natirèl (lapawòl) alòske ekriti a dewoule nan espas selon yon sipò teknolojik. Semyografi etidye siy ekri sa yo ki se espresyon mo yo jan yo ye nan diksyonè, men li anglobe òtograf gramatikal tou. Grafi a menm deziyen mànyè yo ekri nan yon lang espesifik. Nou kapab asosye grafi a ak òtograf, men tou, nou kapab menm opoze yo. Reyèlman, grafi a deziyen konbinezon diferan eleman alfabè a kote yo chak reprezante yon fonèm, ki vle di inite minimal nou pa ka dekonpoze nan reprezantasyon fonolojik yon segman oral.
Yo konsidere grafi KA a fonografik paske li tabli yon korespondans fidèl ant inite fonik yo ak reprezantasyon grafik yo. Kon sa, nou ka konsidere li transparan. Sa fè li vle sanble avèk pa espànyòl la oswa finwa a. Men, transparans sa a pa vle di senplisite. Li ase konplèks lè nou konsidere fenomèn ki soti nan « sandhi » ki se rezilta lyezon KA eritye nan franse. E se sitou eleman sa yo ki bay kèk ti pwoblèm nan ekriti a. Ministè Edikasyon nasyonal te menm parennen òganizasyon yon atelye sou sa an 2013, men sa pa te bay rezilta nou te kapab ap tann yo.
Tretman eleman sa yo chita sou yon nivo fonksyònman lang nan ki pi sofistike ki se fonoloji. Li mande yon seri règ ki pi konplèks pase sa yo pwopoze pou grafi ofisyèl la ki merite refòme a. Dimansyon fonografik sa a mete tèt li o sèvis semyografi a (Fayol et Jaffré, 2008).
Kèk erè konseptyalizasyon
Lide pou pwopoze 3 egzanp pou chak fonèm yo pèmèt yo teste kapasite yo chak genyen pou parèt nan 3 pozisyon yo : kòmansman mo, mitan, finisman. Nan yon silab, nou atann nou konsòn kapab okipe 2 pozisyon espesifik : nan atak (pozisyon konsòn ki vini anvan nwayo silab la ki toujou yon vwayèl) epi nan koda (pozisyon konsòn ki vini apre nwayo a). Kon sa, nan pwen 1.2.1 rezolisyon an, gen twa egzanp ki pa gen okenn valè agimantatif, yo sèlman jwe yon wòl ranplisay : li pa posib pou fè ‘h’ parèt nan pozisyon koda. Donk, twazyèm egzanp lan pa te nesesè.
Yon lòt kote, nou jwenn son [ŋ] ‘ng’ reprezante a nan koda sèlman. Kon sa, yon sèl egzan te sifi. De (2) lòt yo vin ranpli espas. Men, rezolisyon an byen fè lè li pran son sa a an konsiderasyon : li gen yon pètinans nan sistèm fonolojik KA. Lè nou ap dekri sistèm fonolojik yon lang, nou tabli envantè diferan eleman fonemik ki parèt nan pratik diskou lokitè yo. Se apre sa nou idantifye fonèm ki nan pozisyon distenktif yo pandan nou ap sèvi avèk teknik pè minimal la. Envantè sa a dwe chita sou fonèm ki genyen yon egzistans fonolojik nan lang nan, men tou sou reyalizasyon kontekstyèl yon fonèm. Men, si nou konsidere kontèks nou jwenn [ŋ], nou va wè li kapab li se rezilta yon asimilasyon nazal, kote [g] ki vini apre yon Ṽ (ki kapab [ɑ̃], [ɛ̃] ou [ɔ̃]) transfòme an [ŋ]. Se sa ki rive nan egzanp ki pral vini la yo lè yo soti an franse rive an KA : /lɑ̃g/ > [lɑ̃ŋ], /pɛ̃gʁ/ > [pɛ̃ŋ], /kɔ̃gʁ/ > [kɔ̃ŋ]. Kon sa, [ŋ] pa fòme okenn pè minimal ak okenn lòt fonèm li tan nan opozisyon fonksyonèl ak li. Se nan pozisyon koda sèlman nou jwenn li.
Yo ta gendwa di gen kèk mo tankou ‘ling’, ‘zing’ kote [ŋ] pa vini antan okenn Ṽ. Men, mwen t ap reponn jeneralman ‘i’ kite nazalite a travèse li fasilman, menm si li pa gen okenn Ṽ ki koresponn ak li fòmèlman. Se poutèt sa lè yon mo fini ak ‘i’ ki vini pye-pou-pye apre yon konsòn nazal ([m] oswa [n] paske [ŋ] pa ka vini nan pozisyon sa a : nou fèk ekri li toujou nan pozisyon koda), li rele detèminan nazalize ‘an’ : ‘pitimi an’, ‘cheni an’. [ŋ] parèt souvan apre yon Ṽ ki vini anvan [k] oswa [g] kote gen yon lòt fenomèn yo rele velarizasyon, ki lyannen avèk nazalizasyon, ki fasilite li, men li pa fè [k] oswa [g] disparèt. Men, nou pa ekri li nan ka sa a. Nou abitye tande li, kon sa, nan kèk mo tankou ‘bengo’ yo pwononse [bɛ̃ŋgo], ‘bankal’ > [bɑ̃ŋkal], ‘kongo’ > [kɔ̃ŋgo], ‘senk kòb’ > [sɛ̃ŋkɔb], eks. Nou menm abitye tande moun pwononse mo ‘tankou’ [tɑ̃ŋku]. Esperyans sa a pa espesifik a KA. Li prezan nan kèk lòt lang tankou angle.
Twazyèm ka a ki gen karaktè yon espektak, se egzanp ‘sèr’ ki pou yo fè‘r’ parèt nan pozisyon koda silab. Fòm sa a egziste nan Nò se vre, men yon grafi pa mete aksan sou tout patikilaris yo paske yon trete òtografik ap detaye sa. Pratik pi gwo kantite lokitè a se sa ki enterese demach sa a pandan nou dwe rekonèt egzistans patikilaris yo.
Rezolisyon an fè erè lè li konsidere ‘w’ et ‘y’ kòm « demi vwayèl » oswa « demi konsòn ». Si nou pran tan pou nou byen obsève twa egzanp li pwopoze yo, nou va wè yo fonksyone tankou nenpòt konsòn.
Yon lòt pa, rezolisyon an mal konseptyalize izaj tirè a. Kòman pou li kapab fè « make yon dire, yon entèval, oubyen pou nou òdone yon lis », san nou pa asosye li avèk youn oswa plizyè lòt eleman ? An reyalite, se pa tèm tirè a yo te dwe anplwaye nan kontèks sa a, men se trèdinyon ki kapab itil jan mwen ap pwopoze sa nan yon atik ki an preparasyon.
Konklizyon
Rezolisyon an montre volonte AKA pou fè koz kreyòl la vanse nan bon direksyon. Li merite pou nou salye li pou sa. Men li montre kèk ti feblès ak lejète nan jan li konseptyalize kèk nan diferan eleman dispozisyon yo. Enstitisyon an te dwe pran tan pou li plis devlope refleksyon li sou yon sijè ki enpòtan kon sa. Men nesesite pou remanyen grafi a evidan. Sa pouse nou kwè akademisyen lengwis yo pa mete tout pwa yo nan balans lan. Petèt yo sibi lwa majorite a. Men majorite a pa toujou gen rezon. Sitou nan domèn syantifik.
* Dwayen Fakilte Lengwistik Aplike
Referans nou site yo
Brousseau Anne-Marie & Lefebvre Claire (2002), A Grammar of Fongbe. Berlin, De Gruyter Mouton.
Cadely Jean-Robert (2002), « Le statut des voyelles nasales en créole haïtien ». In Lingua, vol. 112 n° 6, 435-464.
Fadaïro Dominique (2001), Parlons Fon, langue et culture du Bénin. Paris, L’Harmattan.
Gardes-Tamine Joëlle, 1990, La grammaire. 1 / Phonologie, morphologie, lexicologie. Paris, Armand colin.
Jaffré Jean-Pierre & Fayol Michel (2008), Orthographier, Paris, PUF.
Sylvain Suzanne (1936), Le créole haïtien. Morphologie et syntaxe. Port-au-Prince, Chez l’auteur et Wetteren (Belgique), De Meester.
Valdman Albert (2015), Haitian Creole. Structure, Variation, Status, Origin. Sheffield, Bristol : Equinox.
Valdman Albert (1978), Le créole : structure, statut et origine. Paris, Klincksieck.
Vernet Pierre (1980), Technique d’écriture du créole haïtien. Port-au-Prince, Le Natal.
Zéphyr Flore (2005), « Rôles respectifs du créole et du français dans l’identité culturelle de la diaspora haïtienne ». Dans Valdman, Auger et Piston-Hatlen (dir.), Le français en Amérique du Nord. État présent, Québec, Presses de l’Universitaires Laval, 455-475.
_____________________________________________

Lemète Zéphyr dénonce les lacunes de la Résolution de l’AKA sur l’orthographe du créole

Lemète Zéphyr dénonce les lacunes de la Résolution de l’AKA sur l’orthographe du créole

Lundi, 19 Juin, 2017 - 10:42
La première Résolution sur l’orthographe du créole haïtien adoptée par « l’Akademi kreyòl Ayisyen » a soulevé pas mal de débats au sein de la communauté universitaire du pays. Dans cette série, des linguistes et d’autres professionnels évoluant dans le domaine de la didactique des langues et ayant accumulé des expériences dans l’enseignement du Créole haïtien, exposent à tour de rôle, leurs points de vue et formulent des considérations imprégnées d’arguments théoriques et scientifiques quant au premier travail de l’AKA publié le 1er juin dernier.
Lemète Zéphyr, professeur à la faculté de Linguistique appliquée (FLA) et à l’École normale supérieure (ENS), émet des réserves quant à la Résolution de l’AKA sur l’orthographe du créole haïtien. D’entrée de jeu, le professeur rappelle que la majorité des propositions faites par « l’Akademi kreyòl Ayisyen » ne présentent rien de nouveau dans la mesure où elles étaient déjà appliquées dans les pratiques rédactionnelles en créole haïtien des professionnels de niveau avancé. M. Zéphyr, après analyse des différentes dispositions prises par les académiciens haïtiens, a répertorié au moins quatre principales lacunes au sein de la première Résolution de l’AKA. Il s’agit selon le didacticien de faiblesses stylistiques, sociolinguistiques, logiques et phonologiques.
Les problèmes stylistiques auxquels il fait référence se trouvent au niveau de la justification de la résolution. Selon lui, l’utilisation, entre autres, du verbe « tanmen » – dans la phrase : « Akademi kreyòl Ayisyen an tanmen yon demach an patenarya ak ministè edikasyon nasyonal »- comme synonyme de « kòmanse, lanse » est inappropriée. Il avance que, contrairement au registre dans lequel le verbe « Tanmen » est utilisé par les académiciens, en créole haïtien celui-ci est surtout utilisé en registre familier.
 En ce qui a trait à la conception quasi générale de plus d’un de la vocation d’une académie de langue – l’Académie française en particulier – entité dont le rôle est de statuer (sous forme prescriptive) sur la façon dont les locuteurs doivent s’exprimer ; l’AKA, à travers sa résolution, n’en a fait la moindre démarcation, soutient le professeur. « Les académiciens haïtiens s’érigent unilatéralement en donneurs de leçon avec leur formule « nou pa dwe » / « se pou n itilize » respectivement dans les dispositions 3.1 et 6.1 », souligne le professeur Zéphyr, ajoutant qu’ils auraient mieux fait d’appuyer leurs propositions par des démonstrations scientifiques.
En outre, le linguiste et didacticien en langues étrangères, dit avoir observé des faiblesses sur le plan logique, notamment dans les dispositions 4 et 5 traitant des noms propres, des noms de villes et de rues. Les académiciens préconisent que le locuteur écrive les noms propres tels qu’ils sont dans les documents administratifs suivis de parenthèses pour inclure la forme « créole ». Le professeur Zéphyr fait remarquer que cette approche ne tient pas compte des trois groupes d’orthographe qui existent dans le monde qui sont : l’orthographe alphabétique qui se sert de lettres pour représenter les phonèmes, l’orthographe syllabique utilisée en japonais et l’orthographe idéographique utilisée pour le chinois.
De grandes faiblesses théoriques liées à la phonologie diminuent aussi le mérite de résolution de l’AKA, croit le professeur. Celles-ci s’illustrent par la reconduction de « ng » et « oun ». Selon lui, il s’agit d’une erreur de l’alphabet qu’aurait pu corriger l’AKA. Ces sons ne sont produits que dans des contextes précis, comme le cas de « ng » qui se réalise quand « g » se trouve après une voyelle nasale. Ces failles ont été révélées, poursuit-il, dans les conclusions des chercheurs Fayol et Jaffree (2008) qui démontrent que la prononciation d’un phonème peut se modifier selon son contexte, selon le groupe social et la région auquel appartient le locuteur.
La démarche utilisée par les 33 académiciens pour parvenir à cette résolution paraît peu convenable à Lemète Zéphyr. Si le consensus est utilisé dans le cadre de la résolution de conflits, de la décision d’une assemblée, cette approche n’est point valable dans le domaine scientifique, soutient-il. Il rappelle que « toute décision scientifique doit être le résultat d’analyses de données dans le cadre des théories et méthodologies valables communes à tous les scientifiques ».
 En dépit des considérations qu’il a formulées, Lemète Zéphyr dit reconnaître que cette résolution apporte certaines clarifications sur des points qui divisaient des locuteurs. « La plus grande contribution est la reconnaissance des académiciens de la différence qui existe entre le « r » et le « w » ainsi que l’élimination de l’apostrophe parmi d’autres ».
Remixon Guillaumme

_________________________________________
Consigné sur Facebook, 19 juin 2017 :

DEG:
 
soutient Lang matènèl=FONDASYON Konesans, Libète, Dwa Moun, Lajistis & Devlòpman avec Akademi Kreyòl Ayisyen.
 
Sa se yon brase lide ak Kolèg Lengwis mwen, Pwòf Lemète Zéphyr nan Faculté de Linguistique Appliquée (FLA):
Chè Kolèg Lengwis Lemète Zéphyr,
Mèsi anpil pou analiz sa yo ke w pataje nan atik Remixon Guillaume jounal @LeNationalHaiti sou "premye rezolisyon" @AkademiKreyol sou òtograf kreyòl la:
M ap reyaji sou analiz ou yo ak konpetans mwen kòm lengwis. Reyaksyon mwen sa a se *PA* nan non Akademi Kreyòl Ayisyen. Jan mwen deja esplike nan lòt afich sou Facebook, "Premye Rezolisyon" sa yo pibliye pandan te toujou gen deba nan AKA sou kèk detay fondamantal nan rezolisyon sa yo.
Sa mwen ta renmen diskite avè w, Kolèg Lemète kòm lengwis, se analiz lengwistik ke w fè sou son ke n ekri avèk lèt sa yo: <ng> epi <oun>. M ap pran analiz ou yo youn apre lòt.
Sou lèt ("grafèm") <ng> ki reprezante son ("fonèm") /ŋ/ ki nan "zing", "hing hang", "ping pong", elatriye:
Ou ekri ke nou sèlman jwenn son (fonèm) /ŋ/ sa a lè <g> vin pwononse apre yon vwayèl nazal.
Men, gen plizyè done ki montre ke jeneralizasyon w lan pa kòrèk. E sa tou montre ke nou bezwen lèt <ng> a pou n reprezante son /ŋ/.
Konsidere pa egzanp mo "mango" a. Nou pa gen son /ŋ/ nan "mango" menm si <g> vin apre yon konsòn nazal <an>. Lèt ki nan "mango" se: <m> <an> <g> <o>. Sonje ke alfabè kreyòl la tabli yon korespondans ki djanm ant grafèm ak fonèm.
Men, nou jwenn son /ŋ/ sa a nan vèsyon *ANGLE mo "mango" a.
Ki vle di: nan lang kreyòl la, se pa paske gen yon vwayèl nazal ki vin anvan <g> ki fè nou gen son /ŋ/ sa a ki vin apre.
Gen lòt egzanp kon sa tou, kote li klè ke nou pa oblije gen son /ŋ/ sa a apre yon vwayèl nazal. Nan tout mo sa yo, lèt <g> sa a pwononse /g/, li pa pwononse /ŋ/:
angle
angrè
angran
angrese
angrenay
engra
marengwen
longè
oungan
oungennikon
Wi, nan tout mo sa yo, se fonèm /g/ a nou jwenn. Nou pa jwenn /ŋ/ menm si gen yon vwayèl nazal ki vin anvan lèt <g> a.
Epi tou, nan egzanp tankou "hing" epi "ping", nou pwononse /ŋ/ kòm konsòn final ke n ekri <ng>. Men, nan ka sa yo nou pa gen yon vwayèl nazal kòm *FONÈM* nan reprezantasyon mo sa yo. Nou konn sa paske lang kreyòl la pa gen okenn *FONÈM* ki se yon vèsyon nazal pou fonèm /i/. Ki fè, nan analiz ke m fè sou mo sa yo ("hing", "ping", eks.), vwayèl nazal ke n tande a se yon efè nazalizasyon regresif kote se *konsòn* nazal /ŋ/ ki fè vwayèl la sonnen kòm si li nazal. Men, nazalite a pa soti nan vwayèl la dirèk; se nan konsòn ki vin apre a ke l soti. Se yon efè fonetik sou vwayèl la; li pa fonemik. Se pou sa nou pa bezwen yon lèt espesyal pou n ta reprezante vwayèl nazal nan mo tankou "hing" ke n ekri <h> <i> <ng> (ki vle di: an kreyòl, pa gen yon vwayèl nazal *FONEMIK* ki fè kontras ak vwayèl /i/)
Ki fè, nou pa ka di ke nou sèlman jwenn son (fonèm) /ŋ/ sa a lè <g> vin pwononse apre yon vwayèl nazal. O kontrè, nazalite a chita nan konsòn lan menm e se pou sa nou bezwen yon lèt ki pou reprezante fonèm sa a. Lèt sa a se <ng> selon sa òtograf ofisyèl 1979 la te bay.
Sou lèt ("grafèm") <oun> , ou pa esplike ki sa ou gen kont li. Wi, son sa a, menm jan ak tout lòt nan tout lòt lang, yo gen kontèks yo ("contextes précis"). Son ("fonèm") /ũ/ sa a, nou jwenn li nan mo sa yo "oungan", "ounfò", "ounsi", elatriye. Sa se mo ki soti nan eritaj afriken nou. Wi, gen varyant sou mo sa yo: gen moun ki di "ougan" nan plas "oungan". Men, nou jwenn "oungan" (ansanm ak tout lòt mo orijin afriken sa yo) nan bouch anpil ayisyen. Mwen kwè se yon bon bagay si òtograf la ban nou mwayen pou n reprezante vwayèl nazal sa a ki kenbe tras zansèt afriken nou yo.
Enben, Kolèg Lemète, m ap tann repons ou pou n kontinye deba a sou bon baz.
Ankouraje nan travay rechèch pa w tou. Epi an n vanse ansanm pou n byen konprann chapant lengwistik lang kreyòl nou an.

________________________________

Nd DJA:

J'ai cherché à-la-va-vite sur le Net et n'ai pas trouvé la première partie, la 1 de 2.
Mille excuses!

------------------------------------------

Culture & Société

Réponse de Leslie Pean à Lemète Zéphyr : Le danger d’une approche superficielle d’une question complexe (2 de 2)

Publié le jeudi 21 avril 2016 16:23
Leslie Péan, 8 avril 2016  --- Nombre de démarches apparemment bien intentionnées sur la question sociolinguistique proposent une approche corrective pour diminuer les inégalités dans le domaine de l’éducation avec l’enseignement en créole. Dans le statu quo actuel, l’expérience révèle que les résultats ne sont pas au rendez-vous et qu’au contraire les écarts qu’on voulait combler se sont élargis. On ne peut plus voiler les dommages qui frisent la catastrophe. « L’enfer est pavé de bonnes intentions », dit-on. Il faudrait plutôt avoir une autre philosophie consistant à adopter une démarche préventive consistant à éviter ces écarts a priori. Cette manière de voir privilégie une ventilation anticipatrice et offre des pistes à exploiter pour traiter la question linguistique complexe à partir d’une lecture moderne de la société haïtienne et de ses besoins de renouvellement.
En ce sens, j’ai écrit : «  La mise en valeur du capital linguistique créole haïtien ne doit pas conduire à une nouvelle exclusion des masses. Le but poursuivi par l’État marron haïtien a toujours été de marginaliser la majorité des paysans. C’est l’exclusion du peuple sur les plans politique et économique qui a pour conséquences son exclusion sur les plans éducatif, linguistique et culturel. D’où notre insistance à appeler les partisans du créole à lutter pour le changement dans la gestion globale de la société. Comme le dit Jacques Barros, " L’éducation haïtienne est le reflet d’une situation d’oppression, elle ne changera qu’avec elle[1]." Sans les livres permettant une réelle transmission des savoirs, la mise en valeur de notre capital linguistique créole risque de donner lieu à une marche en arrière. Le mal de la privatisation du système éducatif haïtien opérée sous le jean-claudisme a créé un désordre dans les esprits et un vide dans les consciences d’une jeunesse qui ne parle et n’écrit ni français ni créole. » 
Il n’y aucune vision condescendante dans cet exposé. L’essai est volontairement provocateur pour remonter les bretelles aux populistes dans le domaine linguistique et combattre la mise à sac complète du système éducatif haïtien comme il se produit actuellement. La situation de bassesse extrême observée dans les comportements politiques n’a pas épargné l’éducation. Comme l’écrivait Jean Dominique « le créole peut aussi bien servir à nous libérer de nos liens, qu’à prolonger et renforcer notre aliénation[2]. » On ne saurait accuser Jean Dominique de vouloir en remettre une couche dans la querelle opposant le créole au français. Mais tout en cassant le symbolisme négatif attaché au créole, loin d’être atteint du virus de la pensée unique, il a tenu à mettre en garde contre les néophytes qui se livrent au jeu d’ombres et de masques. Dans les coulisses.

Le créole peut aussi nous desservir 

Dans le domaine linguistique comme dans d’autres, les choses sont on ne peut plus claires qu’on ne peut pas continuer avec la politique du silence devant la gabegie. Jean Dominique avait raison de dire que « le créole peut aussi nous desservir »[3]. Tout comme l’impunité consistant à ne pas sanctionner les bandits sous prétexte de ne pas mettre le pays à feu et à sang. Pourtant, il a fallu une guerre pour se libérer de l’esclavage. Les voix discordantes doivent être bienvenues, sinon c’est faire le jeu de la culture cannibale qui nous fait régresser systématiquement. Nous ne pouvons pas continuer à réinventer le théorème de Pythagore.
Des avancées scientifiques réalisées depuis le Moyen-Age recommandent l’apprentissage de plusieurs langues et surtout de celle qui est à la pointe du progrès scientifique. On l’a vu avec l’Angleterre au 16e siècle, dont des cadres maintiennent l’enseignement en latin tandis qu’ils s’appliquent à l’étude des mathématiques pour faire avancer la navigation et les sciences. À ce sujet, l’ouvrage The Mathematical Practitioners of Tudor and Stuart England d’Eva Germaine Rimington Taylor[4] est d’une capitale importance. Cet ouvrage montre, entre autres exemples, un Henry Billingsley traduisant du latin en anglais la géométrie d’Euclide, pour laquelle le célèbre John Dee écrit en 1570 la Préface Mathématique. Les Anglais ont pris conscience du peu de savoir scientifique développé dans leur langue. Ils ne se sont pas renfermés sur eux-mêmes. Ils ont appris des Portugais, des Espagnols, des Italiens et des Allemands plus avancés qu’eux dans les mathématiques et les sciences.
La question du créole n’est pas une affaire uniquement de linguistique ou de sociolinguistique. C’est beaucoup plus que cela. Primo, pour enseigner, il faut des outils (écoles, professeurs, livres, vidéo, bibliothèques, laboratoires, ipads, moyens de transport, etc.) et c’est à partir de l’économie et du degré de développement des forces matérielles que ces outils sont créés. Sans une aide financière adéquate de l’État, l’éducation demeure rabougrie sinon inexistante. Secundo, il faut tenir compte de l’existant. La Sorbonne créée en 1257 n’a pas disparu quand le Collège de France a émergé en 1530. En Haïti, même dans un cadre linguistique pur, il faut faire la promotion du français ou/et de l’anglais. Faire la promotion du créole sans le français revient à enfermer les élèves terminant leurs études secondaires dans un ghetto. La formation créolophone ne donne accès à rien du tout. Nombre de pays tels que l’Inde, la Chine, la Russie où il existe 40, 60 ou 100 langues l’ont bien compris et mènent une politique appropriée. Par exemple en Fédération de Russie, les langues officielles sont le russe et l’une des 21 langues locales (adyguéen, ossète ou tatar, etc.). Tertio, on ne peut pas continuer à réinventer la roue. Il n’est pas question de faire des choix aveugles. L’intelligence nous est donnée pour apprendre des expériences des autres peuples. Le local sans l’international est une voie de garage surtout dans un pays dépendant.  

Sispann pran wont sèvi kolè

Pour qu’Haïti sorte de l’auberge, les leçons de l’histoire doivent servir à quelque chose. Cela doit commencer par mettre un frein aux fausses querelles. Le problème haïtien a assez d’équations et il ne faut pas ajouter une de plus. Tous les pays de la Caraïbe ont pris une longueur d’avance sur nous parce que nous persistons dans nos attitudes carnavalesques, nos âneries et nos haitianeries. Aucune modernité, modernisation et développement durable ne sera possible si nou pa sispann pran wont sèvi kolè. Nous sommes engagés dans une course de fond et nous invitons ceux qui tardent à avancer au rythme voulu à se dépêcher. En ce sens, nous avons écrit :
« Il importe de mettre de côté tout ce qui peut créer la division dans le camp des démocrates. Cela ne signifie pas qu’on ne doive pas discuter de pied ferme en dénonçant avec tolérance les idées fausses. Le récent accord signé au Massachusetts Institute of Technology (MIT) pour l’enseignement de la science et de la technique en créole haïtien est un pas dans la bonne direction. C’est un fait, mais quel sens lui donner ? C’est une énorme gageure qui n’est pas gagnée d’avance. Combien d’itinéraires de ce genre ont été empruntés avec tout le tapage requis par les effets d’annonce pour être ensuite abandonnés à la cloche de bois ? Combien de ces cheminements antérieurs se sont révélés de fausses pistes ?
On applaudit au don d’un million de dollars pour cinq ans obtenu de la National Science Foundation par le professeur Michel DeGraff afin d’adapter en créole haïtien des outils pédagogiques destinés à l’enseignement de la science, de la technologie, du génie et des mathématiques (STEM en anglais). Mais, on est aussi en droit de se demander si les Haïtiens ne devraient pas s’abreuver à leur propre source, c’est-à-dire financer eux-mêmes leur propre apprentissage dans la production de leurs savants. Les autres continueront de nous prendre pour des mauvais comédiens tant que nous n’aurons pas fait ce pas décisif de notre prise en charge par nous-mêmes. Le gouvernement haïtien aurait pu financer DeGraff au lieu de financer des carnavals ! (Nd DJA, vu les résultats de DEG actuellement Haïti a eu raison de financer des carnavals! C'est triste à écrire mais c'est la déplorable aberrante vérité) Gouverner, quand on n’est pas bête et méchant, c’est être capable de faire de tels choix. En refusant d’exclure le français.
Quand l’insignifiance est élevée au rang de principe, quand le gouvernement revêt la défroque des assassins qui se sont succédé au pouvoir pendant un demi-siècle, quand des pratiques financières occultes permettent à un petit groupe de s’emparer des fonds publics, aucun événement linguistique, aussi positif qu’il puisse être, ne peut faire consensus. Encore moins donner des résultats positifs. Dans la gestion d’un pays, l’établissement des priorités, la planification des étapes et la capacité d’anticipation sont incontournables. N’en déplaise à ceux qui persistent à faire croire que tout se vaut et que l’ordonnancement n’est pas nécessaire. Il est venu le temps de se réconcilier avec le temps long de la pensée. »

Les coquins ont plus d’audace que les honnêtes gens

(Nd DJA, très juste pour MM, LM, HSF, MAPL, ...).
Le drame haïtien réside dans le fait que les coquins ont plus d’audace que les honnêtes gens. Le pourrissement de la situation d’Haïti vient justement de cet héritage des traineurs de sabre gravé dans les esprits. Ce tropisme culturel doit être chassé sans ménagement.  
Nous avons montré que Lemète Zéphyr voit les mots à l’envers. Mais nous constatons également qu’il voit aussi les choses à l’envers. Le plein est fait avec les mots et les choses ! Nous lui disons que ce ne sont pas les « bonnes personnes » qu’il s’agit de défendre mais les bonnes causes. Cette attitude infantile consistant à voir les personnes et non les bonnes causes doit être attaquée à boulets rouges car elle est à la racine de la culture de loups-garous qui a conduit à l’assassinat des trois femmes sourdes et muettes la semaine dernière dans les faubourgs de la capitale. La dénonciation des croyances moyenâgeuses martelées par les trafiquants de l’imaginaire de la maudite école des Griots ne saurait être assimilée à une « attitude hautaine d’un intellectuel ». Tout reste à faire dans ce domaine et l’intelligentsia haïtienne n’a pas encore fait son travail de traquer cette engeance de malheur qui a détruit les consciences. La critique scientifique doit être mise en avant sans concessions. L’offensive doit être menée sur tous les fronts contre les forces obscures qui alimentent les tendances morbides de notre société.
Leslie Pean
Economiste - Historien

[1] Jacques Barros, Haïti – de 1804 à nos jours, Tome 2, Paris, L’Harmattan, 1984, p. 635.
[2] Jean Léopold Dominique, « Une quête d’haïtianité », Conjonction, no 129, 1976, p. 152.
[3] Ibid., p. 155.
[4] Eva Germaine Rimington Taylor, The Mathematical Practicioners of Tudor and Stuart England, Cambridge, 1954, p. 34.



Dja Paul

unread,
Jul 4, 2017, 11:10:41 AM7/4/17
to Odette Fombrun, Cardinal Chibly LANGLOIS, Claude PIERRE, Jan Mapou D. Enis Jan, Jean-robert Placide, Nyrvah Florens Bruno, Rosny Desroches, Secrétariat De M. l'Ambassadeur de France en Haiti, Auguste D'Meza, Steven I. Benoit, Privert Jocelerme, Secrétariat du MHAVE Haïti, Edwin M. Paraison, Director Caricom Representation Office Haiti, Paul Evans, Cholzer Chancy, P. Duly Brutus, Moise Jean Charles, Senateur Edmonde Beauzile, Daniel Supplice, Mirlande Manigat, Kaptenn Koukourouj, Sen Rodolphe Joazile, Sen Simon D. Desras, Kawonabo1500 via Tout-Haiti, Senateur Evaliere Beauplan, Thebuildhaitifund Info, Max MANIGAT, Hughes St Fort, Michel DeGraff, Fritz Deshommes, Bénédique PAUL, Robert BERROUËT-ORIOL, Jean MENDIET, Dorismond Max, edm...@un.org, Myrthofelix, Mapou Mapou, Josue Pierre Louis, Haïti LIbre, Pauris Jean-baptiste

Dja Paul

unread,
Jul 4, 2017, 11:47:33 AM7/4/17
to Michel DeGraff, Robert BERROUËT-ORIOL, Hughes St Fort, Max MANIGAT, Odette Fombrun, Claude PIERRE, Fritz Deshommes, Fritz Lubin, Bénédique PAUL, Jean-robert Placide, Jan Mapou D. Enis Jan, Cardinal Chibly LANGLOIS, Nyrvah Florens Bruno, Rosny Desroches, Auguste D'Meza, Jacqueline - Miami Charles, Patrice Fouche, Secrétariat De M. l'Ambassadeur de France en Haiti, Paul Evans, Privert Jocelerme, Secrétariat du MHAVE Haïti, Steven I. Benoit, Cholzer Chancy, P. Duly Brutus, Edwin M. Paraison, Daniel Supplice, Director Caricom Representation Office Haiti, Moise Jean Charles, Senateur Edmonde Beauzile, Kaptenn Koukourouj, Jacques Salnave, Kawonabo1500 via Tout-Haiti, Mirlande Manigat, Sen Rodolphe Joazile, Valmann, Serge Bellegarde, Marielle BRUYNINCKX, Mirlande Butler, patrick.c...@gmail.com, Darline Cothière, J. Marcel-Saint-Louis De Mertine, rogeda...@yahoo.fr, Camoinsdorvil, Haiti-nation, haiti-e...@hughes.net, haiti-e...@direcway.com, Haïti Progrès, ha...@haiti-science.org, Georgemain Prophete, Govain Renauld, Laënnec HURBON, Lyonel Trouillot, Lionel Jean-Baptiste, Francophoniedesameriques Info, michael...@francophonie.org, ap...@francophonie.be, marie-sab...@francophonie.org, imma...@francophonie.org, Dany LAFERRIERE, Wilson Laleau, Laurent Lamothe, Lemete Zephyr, Lemete Zephyr, MAYAS Marie Michelle, Le National Journal Le National, Journal Le National, Haiti Observateur, Pierre Pean, Pierre Pean, ppe...@gererhaiti.com, Konakom, Jerry Tardieu, Jerry Tardieu, Mrie Alice Theard, Thelusma Fortenel

gerard bissainthe

unread,
Jul 4, 2017, 10:32:28 PM7/4/17
to tout-...@googlegroups.com, Michel DeGraff, Robert BERROUËT-ORIOL, Hughes St Fort, Max MANIGAT, Odette Fombrun, Claude PIERRE, Fritz Deshommes, Fritz Lubin, Bénédique PAUL, Jean-robert Placide, Jan Mapou D. Enis Jan, Cardinal Chibly LANGLOIS, Nyrvah Florens Bruno, Rosny Desroches, Auguste D'Meza, Jacqueline - Miami Charles, Patrice Fouche, Secrétariat De M. l'Ambassadeur de France en Haiti, Paul Evans, Privert Jocelerme, Secrétariat du MHAVE Haïti, Steven I. Benoit, Cholzer Chancy, P. Duly Brutus, Edwin M. Paraison, Daniel Supplice, Director Caricom Representation Office Haiti, Moise Jean Charles, Senateur Edmonde Beauzile, Kaptenn Koukourouj, Jacques Salnave, Mirlande Manigat, Sen Rodolphe Joazile, Valmann, Serge Bellegarde, Marielle BRUYNINCKX, Mirlande Butler, patrick.c...@gmail.com, Darline Cothière, J. Marcel-Saint-Louis De Mertine, rogeda...@yahoo.fr, Camoinsdorvil, Haiti-nation, haiti-e...@hughes.net, haiti-e...@direcway.com, Haïti Progrès, ha...@haiti-science.org, Georgemain Prophete, Govain Renauld, Laënnec HURBON, Lyonel Trouillot, Lionel Jean-Baptiste, Francophoniedesameriques Info, michael...@francophonie.org, ap...@francophonie.be, marie-sab...@francophonie.org, imma...@francophonie.org, Dany LAFERRIERE, Wilson Laleau, Laurent Lamothe, Lemete Zephyr, Lemete Zephyr, MAYAS Marie Michelle, Le National Journal Le National, Journal Le National, Haiti Observateur, Pierre Pean, Pierre Pean, ppe...@gererhaiti.com, Konakom, Jerry Tardieu, Jerry Tardieu, Mrie Alice Theard, Thelusma Fortenel
Tous ces débats sur le créole, alors que le pays ouvertement et subrepticement, mais toujours anticonstitutionnellement  est occupé par des forces étrangères qui y font la pluie et le beau temps, rappellent les savantes chicaneries des religieux byzantins sur le sexe des anges, alors que les Turcs étaient aux portes de leur ville.


--
--
--------
Vous recevez ce message de "Tout-Haiti"
 
Les meilleurs articles sont publiés en permanence sur www.touthaiti.com
 
Tout Haiti est un espace ouvert à tous ceux qui sont intéressés à contribuer au progrès d'Haiti
 
Tout Haiti est un espace de pensées libres pour la promotion et la circulation des idées et des approches pertinentes pour aider au développement d’Haiti et de l'homme Haïtien
 
Pour s’inscrire a ce groupe si vous n’avez pas un account gmail : insc...@touthaiti.com
 
Pour participer, envoyez vos messages à tout-...@googlegroups.com
 
Retrouvez Nous sur Facebook: http://www.facebook.com/touthaiti
 
Pour plus d'informations et options, visitez nous a: http://groups.google.com/group/tout-haiti?hl=en?hl=fr
 
Pour résilier, envoyez un e-mail à l'adresse tout-haiti+unsubscribe@googlegroups.com

---
Vous recevez ce message, car vous êtes abonné au groupe Google Groupes "Tout-Haiti".
Pour vous désabonner de ce groupe et ne plus recevoir d'e-mails le concernant, envoyez un e-mail à l'adresse tout-haiti+unsubscribe@googlegroups.com.
Pour obtenir davantage d'options, consultez la page https://groups.google.com/d/optout.

kawona...@aol.com

unread,
Jul 5, 2017, 5:15:22 AM7/5/17
to tout-...@googlegroups.com, deg...@mit.edu, ori...@yahoo.fr, hug...@aol.com, maxma...@aol.com, odet...@hotmail.com, sephor...@outlook.com, fritzde...@yahoo.fr, fed...@yahoo.com, bened...@yahoo.fr, jpla...@hotmail.com, mapo...@bellsouth.net, officeduca...@gmail.com, opl...@gmail.com, rosnyde...@yahoo.com, senate...@gmail.com, jcha...@miamiherald.com, pfo...@verizon.net, secretariat-ambassade...@diplomatie.gouv.fr, epa...@hotmail.com, prij...@hotmail.com, secretar...@gmail.com, senateurst...@yahoo.com, depute...@yahoo.fr, duly....@diplomatie.ht, e_par...@hotmail.com, dsup...@hotmail.com, dccre...@gmail.com, senateurmois...@yahoo.fr, edmondb...@yahoo.com, michelang...@rogers.com, jasal...@gmail.com, mhma...@yahoo.fr, roroj...@yahoo.fr, val...@indiana.edu, sbell...@comcast.net, marielle....@umh.ac.be, mirland...@gmail.com, patrick.c...@gmail.com, darline....@yahoo.fr, marceld...@gmail.com, rogeda...@yahoo.fr, camoin...@yahoo.fr, haiti-...@googlegroups.com, haiti-e...@hughes.net, haiti-e...@direcway.com, edi...@haiti-progres.com, ha...@haiti-science.org, gep...@hotmail.com, rgo...@yahoo.fr, lhu...@yahoo.com, zoma...@hotmail.com, lionel.jea...@gmail.com, in...@francophoniedesameriques.com, michael...@francophonie.org, ap...@francophonie.be, marie-sab...@francophonie.org, imma...@francophonie.org, danylaf...@hotmail.com, wilsl...@gmail.com, laurent...@gmail.com, lemet...@yahoo.ca, lemet...@yahoo.ca, mayasmari...@gmail.com, reda...@lenational.ht, frandle...@gmail.com, haiti_ob...@yahoo.com, pea...@outlook.com, pe...@yahoo.fr, ppe...@gererhaiti.com, kon...@hotmail.com, jerryt...@gmail.com, jerryt...@oasishaiti.com, marieali...@gmail.com, fort...@hotmail.com
Mwen pa dakò. Ou pa ka konpare kesyon Kreyòl la ak “sexe des anges.” Kesyon Kreyòl la se yon kesyon ki gen arevwa a lavni ak sivivans politik Pèp Ayisyen an menm. Ou pa konpare Ayiti ak "Empire Romain" nonplis paske politisyen Ayisyen yo pou laplipa, boujwa yo mare sosis yo ak fòs etranjè yo e fin kraze peyi d Ayiti kontrèman a relijye bizanten yo: “les Turcs étaient aux portes de leur ville.” E sosyete yo a te pi solid e te gen yon gwo lame solid. Sepandan, ann Ayiti, se tout a refè, rebati, rekonstui. Ositou, tout kontribisyon de konpatriyòt kapab pote bienveni.  Ou pa ka bati yon kay ak dlo sèlman menmsi dlo a enpòtan. Fòk gen siman, blòk, bwa, sab ets. Se konsa, lengwis konsyan ak konsekan yo va pote sa yo konnen. Atis konsyan ak konsekan yo ap pote kontribisyon pa yo; Militan politik konsekan yo ap pote pa yo tou. Se tout moun ki pou pote sa yo genyen nan kalbas tèt yo pou fè konstriksyon an, sètadi lavi miyò nan peyi d Ayiti ak mond la.
 
Kanmarad Kawonabo

kawona...@aol.com

unread,
Jul 5, 2017, 5:32:05 AM7/5/17
to tout-...@googlegroups.com

Dja Paul

unread,
Jul 5, 2017, 6:18:36 AM7/5/17
to tout-...@googlegroups.com, Michel DeGraff, Robert BERROUËT-ORIOL, Hughes St Fort, Max MANIGAT, Odette Fombrun, Claude PIERRE, Fritz Deshommes, Fritz Lubin, Bénédique PAUL, Jean-robert Placide, Jan Mapou D. Enis Jan, Cardinal Chibly LANGLOIS, Nyrvah Florens Bruno, Rosny Desroches, Auguste D'Meza, Jacqueline - Miami Charles, Patrice Fouche, Secrétariat De M. l'Ambassadeur de France en Haiti, Paul Evans, Privert Jocelerme, Secrétariat du MHAVE Haïti, Steven I. Benoit, Cholzer Chancy, P. Duly Brutus, Edwin M. Paraison, Daniel Supplice, Director Caricom Representation Office Haiti, Moise Jean Charles, Senateur Edmonde Beauzile, Kaptenn Koukourouj, Jacques Salnave, Mirlande Manigat, Sen Rodolphe Joazile, Valmann, Serge Bellegarde, Marielle BRUYNINCKX, Mirlande Butler, patrick.c...@gmail.com, Darline Cothière, J. Marcel-Saint-Louis De Mertine, rogeda...@yahoo.fr, Camoinsdorvil, Haiti-nation, haiti-e...@hughes.net, haiti-e...@direcway.com, Haïti Progrès, ha...@haiti-science.org, Georgemain Prophete, Govain Renauld, Laënnec HURBON, Lyonel Trouillot, Lionel Jean-Baptiste, Francophoniedesameriques Info, michael...@francophonie.org, ap...@francophonie.be, marie-sab...@francophonie.org, imma...@francophonie.org, Dany LAFERRIERE, Wilson Laleau, Laurent Lamothe, Lemete Zephyr, Lemete Zephyr, MAYAS Marie Michelle, Le National Journal Le National, Journal Le National, Haiti Observateur, Pierre Pean, Pierre Pean, ppe...@gererhaiti.com, Konakom, Jerry Tardieu, Jerry Tardieu, Mrie Alice Theard, Thelusma Fortenel
Conformément à mes mots récurrents "mentalité haïtienne idoine" vous risquez d'avoir une crise d'apoplexie puisque vous allez constater que je ne rentre pas dans votre jeu stratégique de me lancer dans la voie d'un conflit avec vous.

Vous allez lire que j'abonde dans votre sens, uniquement et exclusivement  pour le point que l'on est en train de tuer le temps, de perdre du temps qui a un immense coût d'opportunité pour Haïti, car c'est du temps perdu, car il aurait pu être consacré à résoudre d'autres problèmes d'Haïti.

Mes interlocuteurs nous font perdre du temps, ME font perdre du temps. Je ne suis pas co-responsable de cette perte de temps. J'en suis la victime expiatrice.

Mon D., que j'aimerais que l'on aboutisse rapidement à une conclusion et qu'ainsi je puisse passer à autre chose!

Je n'ose pas écrire que tous les autres problèmes d'Haïti sont "moins" urgents. Tous les problèmes extériorisés par Haïti contemporain sont urgents (santé, emploi, migration, environnement, production, énergie, ...), mais l'on peut toutefois établir des priorités, et dès lors faire une catégorie hiérarchisée pour l'implémentation de leurs résolutions en débutant par les plus prioritaires ou par ceux réclamant une longue période de temps pour voir poindre des résultats positifs bénéfiques, par exemple l'ENSEIGNEMENT.

C'est d'une priorité absolue de former-éduquer-enseigner des apprenants correctement dans les deux (2) langues officielles d'Haïti en évitant de créer des hiatus, des différences, des divergences qui sont inutiles entre les deux (2) langues . Mais on a le devoir de maintenir les différences indispensables, nécessaires, "sine qua non".

Deux (2) exemples pour expliquer mes écrits:
  1. C'est inutile, futile et même aberrant de créer un alphabet kreyòl différent de l'alphabet français. L'alphabet français est composé de 26 lettres, alors le kreyòl aurait dû avoir aussi 26 lettres.
  2. Mais l'alphabet français étant "étymologique" et celui du kreyòl "phonétique" c'est inutile, futile, aberrant d'avoir la lettre "q" dans le kreyòl. Le son "k" remplace quasi parfaitement le son "q". Et comme en phonétique la règle fondamentale, qui ne doit souffrir d'aucune exception, est l'univocité suivante: "yon sèl lèt pou yon sèl son é yon sèl son pou yon sè lèt", alors l'on ne peut pas avoir en kreyòl un son "k" qui serait codé graphiquement tantôt comme "k", et tantôt comme "q". Ces mots français qui vont suivre sont des aberrations du point de vue "phonétique", sauf tous les mots débutant par "k": klaxon, kiwi, caca, queue, chaos, ...

Vous êtes conscient, sans nul doute, que la formation-éducation-enseignement est la priorité des priorités pour les gentilés d'un pays. La jeunesse du pays conditionne son avenir. Une jeunesse bien instruite est la condition "sine qua non" d'un éventuel avenir radieux de ce pays, excepté si ce pays par une baguette magique puisse devenir membre de la catégorie des pays COMPLEXES PARADOXAUX: Haïti maintenant, mais jadis aussi le QATAR, les ÉMIRATS ARABES UNIS, ...

Vous allez me dire que vous pouvez me citer au moins un exemple qui démontre que ce que j'avance est faux, et vous allez considérer une femme sexy bimbo dada dodu canon d'enfer et une intellectuelle comme la journaliste Ti LiLi.

Ti LiLi vit aisément avec ses activités de journaliste mais elle est vilipendée par un cac.crate, MM, un plébéien musicien grivois qui lui est même devenu Président d'Haïti.
Mais MM, ou une "Madan Papa" sexy bimbo ... sont nettement plus riches que Ti Lili.

DIGRESSION musicale et simplement humoristique:


Voici le cas de "Mari Manman"!


Pas oublier que le cas de Macron et de Brigitte va être classé prochainement dans la catégorie: Mari Granma ou Granma Mari. LOL!
FIN DE LA DIGRESSION

Mais sur qui parmi les deux (2) personnages (MM et Ti LiLi) Haïti aurait dû compter pour rebondir, pour sortir de sa situation de pays le plus pauvre de l'hémisphère américain.
Je vous laisse le choix.

Je tiens à vous dire cependant que ce vous voyez là est un PARADOXE. Celui d'Haïti!
Mais comme l'on vit dans une ère médio - média - ... - podo - cacocratique vous avez des brasillements pareils dans d'autres pays: les Philippines avec DUTERTE, les USA avec TRUMP, la France (vous allez comparer Simone VEIL et NABILLA).





Et pourtant NABILLA vit matériellement à l'aise grâce à ses talents plébéiens incultes. Elle est friquée.
Prochainement elle va être présentatrice d'une émission à la télé française privée, de bas niveau, TF1.

TF1 veut faire du fric. C'est la pub le filon. Pour des spots chers il faut un bon audimat. La bonne audience est fournie par la plèbe majoritaire devant l'écran. Alors on diffuse les programmes de bas niveau mais susceptibles d'intéresser la plèbe du boulot - métro - dodo.

De nos jours, c'est vrai les jeunes ne doivent pas être instruits pour réussir. Il suffit de se mettre dans le commerce illégal: traite humaine, pédopornographie, produits illicites, kidnapping, ...
Et pour compléter:
. si membre de la gent féminine, avoir: "gro lolo, gro dada dodu", ... et l'on devient "madan papa";
. si membre de la gent masculine, avoir: "poatrine bà chokolaté, gro zizi/zozo", .... et l'on devient "gigolo bonatoufè".

En conclusion, si vous voulez ne plus lire des articles sur ces discussions qui vous horripilent vous avez trois (3) alternatives:
  1. Ne plus lire les articles qui parlent de kreyòl et d'ayisyin;
  2. Soyez actif en prenant position circonstanciée, mais non linguistique, pour le kreyól ou pour l'ayisyin. Demandez à vos amis et connaissances de faire de même;
  3. Si vous êtes dans le brouillard complet dans les domaines de la linguistique et de la créolistique, demandez, exigez que les ayants (droit, cause, autorité) dans ces domaines répondent aux questions au lieu de faire perdre du temps par des pinaillages et pinailleries.

En face d'évidences palpables avérées, mes interlocuteurs féminins et masculins, par déni de réalités pour de multiples motifs, font perdre du temps en pinaillant.

Je sue eau et sang, et ce depuis 2005 en dilettante mais en recherches plus focalisées depuis 2009, pour uniquement obtenir des réponses, positives ou négatives, à des questions concernant le kreyòl. Qui plus est, il y a des réponses qui pourraient être simplement "oui", et "oui" mais en même temps macronien "non", et enfin uniquement "non".

Il faudrait cependant motivé par des arguments même "en béton armé" les réponses "à la normande, à la présidence macronienne" ou totalement "non".

Bien à vous.



De : gerard bissainthe <gerardbi...@gmail.com>
À : tout-...@googlegroups.com
Cc : Michel DeGraff <deg...@mit.edu>; Robert BERROUËT-ORIOL <ori...@yahoo.fr>; Hughes St Fort <hug...@aol.com>; Max MANIGAT <maxma...@aol.com>; Odette Fombrun <odet...@hotmail.com>; Claude PIERRE <sephor...@outlook.com>; Fritz Deshommes <fritzde...@yahoo.fr>; Fritz Lubin <fed...@yahoo.com>; Bénédique PAUL <bened...@yahoo.fr>; Jean-robert Placide <jpla...@hotmail.com>; Jan Mapou D. Enis Jan <mapo...@bellsouth.net>; Cardinal Chibly LANGLOIS <officeduca...@gmail.com>; Nyrvah Florens Bruno <opl...@gmail.com>; Rosny Desroches <rosnyde...@yahoo.com>; Auguste D'Meza <senate...@gmail.com>; Jacqueline - Miami Charles <jcha...@miamiherald.com>; Patrice Fouche <pfo...@verizon.net>; Secrétariat De M. l'Ambassadeur de France en Haiti <secretariat-ambassade...@diplomatie.gouv.fr>; Paul Evans <epa...@hotmail.com>; Privert Jocelerme <prij...@hotmail.com>; Secrétariat du MHAVE Haïti <secretar...@gmail.com>; Steven I. Benoit <senateurst...@yahoo.com>; Cholzer Chancy <depute...@yahoo.fr>; P. Duly Brutus <duly....@diplomatie.ht>; Edwin M. Paraison <e_par...@hotmail.com>; Daniel Supplice <dsup...@hotmail.com>; Director Caricom Representation Office Haiti <dccre...@gmail.com>; Moise Jean Charles <senateurmois...@yahoo.fr>; Senateur Edmonde Beauzile <edmondb...@yahoo.com>; Kaptenn Koukourouj <michelang...@rogers.com>; Jacques Salnave <jasal...@gmail.com>; Mirlande Manigat <mhma...@yahoo.fr>; Sen Rodolphe Joazile <roroj...@yahoo.fr>; Valmann <val...@indiana.edu>; Serge Bellegarde <sbell...@comcast.net>; Marielle BRUYNINCKX <marielle....@umh.ac.be>; Mirlande Butler <mirland...@gmail.com>; "patrick.c...@gmail.com" <patrick.c...@gmail.com>; Darline Cothière <darline....@yahoo.fr>; J. Marcel-Saint-Louis De Mertine <marceld...@gmail.com>; "rogeda...@yahoo.fr" <rogeda...@yahoo.fr>; Camoinsdorvil <camoin...@yahoo.fr>; Haiti-nation <haiti-...@googlegroups.com>; "haiti-e...@hughes.net" <haiti-e...@hughes.net>; "haiti-e...@direcway.com" <haiti-e...@direcway.com>; Haïti Progrès <edi...@haiti-progres.com>; "ha...@haiti-science.org" <ha...@haiti-science.org>; Georgemain Prophete <gep...@hotmail.com>; Govain Renauld <rgo...@yahoo.fr>; Laënnec HURBON <lhu...@yahoo.com>; Lyonel Trouillot <zoma...@hotmail.com>; Lionel Jean-Baptiste <lionel.jea...@gmail.com>; Francophoniedesameriques Info <in...@francophoniedesameriques.com>; "michael...@francophonie.org" <michael...@francophonie.org>; "ap...@francophonie.be" <ap...@francophonie.be>; "marie-sab...@francophonie.org" <marie-sab...@francophonie.org>; "imma...@francophonie.org" <imma...@francophonie.org>; Dany LAFERRIERE <danylaf...@hotmail.com>; Wilson Laleau <wilsl...@gmail.com>; Laurent Lamothe <laurent...@gmail.com>; Lemete Zephyr <lemet...@yahoo.ca>; Lemete Zephyr <lemet...@yahoo.ca>; MAYAS Marie Michelle <mayasmari...@gmail.com>; Le National Journal Le National <reda...@lenational.ht>; Journal Le National <frandle...@gmail.com>; Haiti Observateur <haiti_ob...@yahoo.com>; Pierre Pean <pea...@outlook.com>; Pierre Pean <pip...@verizon.net>; "ppe...@gererhaiti.com" <ppe...@gererhaiti.com>; Konakom <kon...@hotmail.com>; Jerry Tardieu <jerryt...@gmail.com>; Jerry Tardieu <jerryt...@oasishaiti.com>; Mrie Alice Theard <marieali...@gmail.com>; Thelusma Fortenel <fort...@hotmail.com>
Envoyé le : Mercredi 5 juillet 2017 4h32
Objet : Re: [Tout-Haiti] 2017_07_04. HAÏTI: Appel aux linguistes créolophones francophones pour leur demander pourquoi ils ont le "e", "é" et "è" dans leur créole, sauf le selselwa.

... 1) dans le système graphique commun à Guadeloupe-Dominique- Martinique-Sainte-Lucie et Guyane, il y a le "e" qui est même écrit "ë".
Pour résilier, envoyez un e-mail à l'adresse tout-haiti+...@googlegroups.com


---
Vous recevez ce message, car vous êtes abonné au groupe Google Groupes "Tout-Haiti".
Pour vous désabonner de ce groupe et ne plus recevoir d'e-mails le concernant, envoyez un e-mail à l'adresse tout-haiti+...@googlegroups.com.

Dja Paul

unread,
Jul 5, 2017, 6:20:43 AM7/5/17
to gera...@orange.fr, gerardbi...@gmail.com, Tout Haïti, yahoogroups, yahoogroups, yahoogroups, yahoogroups



----- Mail transféré -----
De : Dja Paul <dja_...@yahoo.fr>
À : "tout-...@googlegroups.com" <tout-...@googlegroups.com>
Cc : Michel DeGraff <deg...@mit.edu>; Robert BERROUËT-ORIOL <ori...@yahoo.fr>; Hughes St Fort <hug...@aol.com>; Max MANIGAT <maxma...@aol.com>; Odette Fombrun <odet...@hotmail.com>; Claude PIERRE <sephor...@outlook.com>; Fritz Deshommes <fritzde...@yahoo.fr>; Fritz Lubin <fed...@yahoo.com>; Bénédique PAUL <bened...@yahoo.fr>; Jean-robert Placide <jpla...@hotmail.com>; Jan Mapou D. Enis Jan <mapo...@bellsouth.net>; Cardinal Chibly LANGLOIS <officeduca...@gmail.com>; Nyrvah Florens Bruno <opl...@gmail.com>; Rosny Desroches <rosnyde...@yahoo.com>; Auguste D'Meza <senate...@gmail.com>; Jacqueline - Miami Charles <jcha...@miamiherald.com>; Patrice Fouche <pfo...@verizon.net>; Secrétariat De M. l'Ambassadeur de France en Haiti <secretariat-ambassade...@diplomatie.gouv.fr>; Paul Evans <epa...@hotmail.com>; Privert Jocelerme <prij...@hotmail.com>; Secrétariat du MHAVE Haïti <secretar...@gmail.com>; Steven I. Benoit <senateurst...@yahoo.com>; Cholzer Chancy <depute...@yahoo.fr>; P. Duly Brutus <duly....@diplomatie.ht>; Edwin M. Paraison <e_par...@hotmail.com>; Daniel Supplice <dsup...@hotmail.com>; Director Caricom Representation Office Haiti <dccre...@gmail.com>; Moise Jean Charles <senateurmois...@yahoo.fr>; Senateur Edmonde Beauzile <edmondb...@yahoo.com>; Kaptenn Koukourouj <michelang...@rogers.com>; Jacques Salnave <jasal...@gmail.com>; Mirlande Manigat <mhma...@yahoo.fr>; Sen Rodolphe Joazile <roroj...@yahoo.fr>; Valmann <val...@indiana.edu>; Serge Bellegarde <sbell...@comcast.net>; Marielle BRUYNINCKX <marielle....@umh.ac.be>; Mirlande Butler <mirland...@gmail.com>; "patrick.c...@gmail.com" <patrick.c...@gmail.com>; Darline Cothière <darline....@yahoo.fr>; J. Marcel-Saint-Louis De Mertine <marceld...@gmail.com>; "rogeda...@yahoo.fr" <rogeda...@yahoo.fr>; Camoinsdorvil <camoin...@yahoo.fr>; Haiti-nation <haiti-...@googlegroups.com>; "haiti-e...@hughes.net" <haiti-e...@hughes.net>; "haiti-e...@direcway.com" <haiti-e...@direcway.com>; Haïti Progrès <edi...@haiti-progres.com>; "ha...@haiti-science.org" <ha...@haiti-science.org>; Georgemain Prophete <gep...@hotmail.com>; Govain Renauld <rgo...@yahoo.fr>; Laënnec HURBON <lhu...@yahoo.com>; Lyonel Trouillot <zoma...@hotmail.com>; Lionel Jean-Baptiste <lionel.jea...@gmail.com>; Francophoniedesameriques Info <in...@francophoniedesameriques.com>; "michael...@francophonie.org" <michael...@francophonie.org>; "ap...@francophonie.be" <ap...@francophonie.be>; "marie-sab...@francophonie.org" <marie-sab...@francophonie.org>; "imma...@francophonie.org" <imma...@francophonie.org>; Dany LAFERRIERE <danylaf...@hotmail.com>; Wilson Laleau <wilsl...@gmail.com>; Laurent Lamothe <laurent...@gmail.com>; Lemete Zephyr <lemet...@yahoo.ca>; Lemete Zephyr <lemet...@yahoo.ca>; MAYAS Marie Michelle <mayasmari...@gmail.com>; Le National Journal Le National <reda...@lenational.ht>; Journal Le National <frandle...@gmail.com>; Haiti Observateur <haiti_ob...@yahoo.com>; Pierre Pean <pea...@outlook.com>; Pierre Pean <pip...@verizon.net>; "ppe...@gererhaiti.com" <ppe...@gererhaiti.com>; Konakom <kon...@hotmail.com>; Jerry Tardieu <jerryt...@gmail.com>; Jerry Tardieu <jerryt...@oasishaiti.com>; Mrie Alice Theard <marieali...@gmail.com>; Thelusma Fortenel <fort...@hotmail.com>
Envoyé le : Mercredi 5 juillet 2017 12h18
Reply all
Reply to author
Forward
0 new messages