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Cher monsieur Saint-Fort,Après vous avoir lu une nouvelle fois, je maintiens ma position sur Danticat. Je suis seulement désolée pour certains mots et expressions que j'ai utilisés dans mon avant-dernier message. Je vous présente toutes mes excuses.Comme vous le pressentez si bien, nous n'arriverions apparemment jamais à voir d'un même oeil l'oeuvre Danticat. Alors, à chacun son opinion. Ainsi faisons la paix et tournons la page.Bien à vous,Yolette Dubuisson
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Objet: Re: [Forum culturel] Nouvelle Réponse pour Hugues Saint-Fort
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Date: Mardi 28 juin 2011, 23h03
Chère Madame Dubuisson,En vous traitant de "pauvre petite", de "pauvre Madame Dubuisson", je n'ai fait que répondre à la condescendance que vous avez manifestée à mon égard tout au long de votre texte en m'appelant "mon bon monsieur". C'est vous qui avez commencé, chère madame. Je vous ai répondu immédiatement et sur le même ton. C'est tout. L'expression "mon bon monsieur", dans un tel contexte, témoigne d'un sentiment de supériorité bienveillante mêlée de mépris à l'égard de l'interlocuteur. Je ne l'ai pas souligné dans mon mèl de réponse et j'ai préféré répondre du tac au tac. Vous avez pris la mouche et de quelle manière. Mais, moi, je ne vous ai pas insultée. La grossièreté de vos insultes vous révèle à nu. Mais cela révèle l'énorme différence entre nous deux. Les lecteurs jugeront.De toute façon, j'ai bien compris votre stratagème. Mais, vous n'allez pas vous en tirer si vite. Vous devez nous prouver que Danticat ne mérite pas la célébrité dont elle jouit dans la littérature mondiale, et que "la célébrité de Danticat doit beaucoup plus au pouvoir de l'argent et la magie de la publicité qu'au talent." J'attends de vous que vous procédiez à une déconstruction systématique de l'oeuvre littéraire de Mme Danticat pour révéler au monde qu'elle est une usurpatrice littéraire. Je vous signale, madame, qu'une usurpatrice est quelqu'un qui a acquis quelque chose de façon illégitime. Donc, quand vous claironnez que Danticat "doit beaucoup plus au pouvoir de l'argent et la magie de la publicité qu'au talent", vous dites tout simplement qu'elle est une usurpatrice.J'espère que vous pourrez nous prouver en quoi et pourquoi l'auteur de "Brother, I'm dying", pour ne citer que ce texte, est une usurpatrice littéraire. Encore une fois, je n'ai à prouver quoi que ce soit. C'est vous qui avez avancé une thèse et vous vous devez de la défendre. A la rigueur, si vous arrivez à le faire, je pourrais vous montrer ce qui fait le talent de Danticat. Mais, de grâce, défendez votre thèse !Finalement, je dirai ceci: le spectacle grossier que vous venez d'offrir sur ce forum me pousse à remettre en question ma participation à cette discussion qui, c'est évident, ne mènera nulle part. Je ne m'attendais pas du tout à ces attaques ad hominem et surtout à ces insultes alors que je n'ai fait que répondre du tac au tac. Encore une fois, les lecteurs jugeront.Hugues Saint-Fort--In a message dated 6/28/2011 9:18:30 P.M. Eastern Daylight Time, yoli...@yahoo.fr writes:--
Cher monsieur Saint-Fort,
Avant d’entrer dans le vif de mon sujet, permettez-moi tout d’abord, je vous en prie, de questionner un accroc à la bienséance élémentaire que j’ai relevé dans votre dernier texte.
D’où vous est venue la malheureuse idée, cher monsieur (si monsieur il y a), de me traiter de « pauvre petite » ? Je m’insurge contre cette marque d’insolence de votre part et j’en profite pour vous rappeler ou vous apprendre que mon nom est Marie Yolette Dubuisson. Que vous soyez un goujat, un mal dégrossi, un grossier personnage, c’est affaire qui vous regarde. Mais vous n’avez nullement le droit de m’adresser sous l’appellation de « pauvre petite » et de rien d’autre de ce genre. J’espère que le message est assez clair, bien reçu et que désormais vous aurez l’obligeance de garder votre impertinence pour vous. Je vous en remercie déjà.
Et puis, que vient chercher une telle épithète dans un contexte d’échanges purement littéraires entre compatriotes lettrés et éduqués? L’épithète, basse, vile et tendancieuse, dit que vous êtes tout, sauf un gentleman. Et dire que vous faites partie de cette catégorie de gens qui jouent à l’intellectuel, au leader, au démocrate et au directeur d’opinion dans la communauté haïtienne de New York!... Quel intellectuel, quel leader, quel démocrate et quel directeur d’opinion enfin quand vous ne pouvez même pas avoir vent d’une opinion contraire à la vôtre sans que vous vous mettiez à hennir comme une bourrique et à insulter votre vis-à-vis.
Et pourtant, sans votre sortie de malotru, j’aurais continué à supposer que « Le linguiste admiré du forum » était intellectuellement assez éduqué pour accepter et gérer la contradiction sans verser dans l’innommable et plonger aisément ses mains nues dans la fosse d’aisances pour en éclabousser celui ou celle qui ne partage pas son point de vue.
Que vous ayez agi ainsi par machisme ou par orgueil, par dépit ou par ignorance, par faiblesse morale ou par absence d’éducation, tout cela importe peu. Que vous me permettiez seulement, je vous en prie, de vous fourrer dans la tête, avec tout le respect que je vous dois, cher monsieur Saint-Fort, que vous êtes un mufle, un malappris. Pour mieux dire : un misérable digne de compassion.
Je comprends que vous soyez piqué à vif après avoir lu ma repartie. Je comprends aussi que vous n’admettez pas qu’on ose mettre à l’index et rejeter vos arguments, tout fallacieux qu’ils sont. Je comprends encore la déconvenue d’un linguiste à la renommée établie qui, mal lui en avait pris, était venu malencontreusement s’aventurer en matamore sur le terrain inconnu de la littérature pour faire le paon et mystifier les non-initiés. Toujours je comprends que je vous ai mis dans vos petits souliers. Mais, entre nous, que diable étiez-vous allé chercher dans cette galère!...
Maintenant que je me suis donné la peine de tirer les choses au clair, considérons que l’orage est passé et revenons à nos moutons, ou plutôt à nos chers oignons.
D’emblée, je vous annonce que vous allez piquer une nouvelle crise de nerfs. Et je ne saurais trop vous conseiller d’avoir vos médicaments à portée de main. Je compatis sincèrement à votre misère et je vous prie de croire que je vous l’aurais évitée s’il ne s’agissait pas de réaffirmer, de soutenir et de maintenir mon opinion sur une œuvre littéraire; opinion défavorable qui, à mon humble avis, est juste et bien-fondée, à moins qu’on parvienne à me convaincre du contraire. Ce que jusqu’ici, malheureusement, vous n’avez pas su faire, vous n’avez pas pu faire.
Tout d’abord, ne m’en voulez pas, monsieur Saint-Fort, si la pauvre petite que je suis se permet de vous conseiller de surveiller vos expressions. C’est quoi ça : « usurpatrice littéraire » ? « illégitime littérairement » ? Que faites-vous de « la justesse de l’expression » ?
Vous êtes allé jusqu’à dire que je déverse mes « propos pleins de fiel contre un écrivain de qualité qui fait honneur à la littérature haïtienne». Qualité? Décidément, on aura tout entendu. Quant à honneur, je suis forcée de vous le concéder. Seulement, dois-je préciser, madame Danticat ne fait pas honneur à la littérature haïtienne, elle ne fait honneur qu’à elle-même et au fanatique déchainé, aveugle et sourd que vous êtes, comme un tifosi ou un hooligan au faciès peinturluré dans les gradins de Wembley ou de Giuseppe Meazza.
Tout en maintenant la piètre opinion que j’ai d’Edwidge Danticat, je dois vous dire que je n’ai rien de personnel contre elle. D’ailleurs, je ne la connais même pas. Je ne me souviens pas de l’avoir déjà vue. Vos diatribes selon lesquelles je cherche à détruire la compatriote sont fausses. Si pour contrecarrer mon opinion vous n’avez pu trouver que cette banalité comme argument, vous n’avez pu avoir recours qu’à l’attaque ad hominem, c’est bien à défaut d’arguments solides, pertinents et convaincants que votre belle « tête bien pleine » de linguiste consacré est incapable de trouver. Mais encore, « que diable étiez-vous allé chercher dans cette galère! ».
Vous avez beau dire, beau insinuer, je souhaite cependant que l’auteur de « Brother, I am dying » fasse mieux pour justifier la montagne de lauriers dont on voit sa tête couverte. Je souhaite qu’elle réussisse à faire mieux pour faire mentir un jour mes critiques défavorables à son endroit. Et soyez en sȗr, je serais la première à lui dérouler le tapis rouge de la gloire cette fois-ci bien méritée.
Que cela soit dit en passant : Danticat et Laferrière, même mythe, même souhait.
Je souhaite également que vous vous releviez tout en espérant que vous ne vous êtes pas fait trop de mal, car vous êtes tombé sur la tête, monsieur Saint-Fort, au point de vous embourber dans un amas, dans une mare de contradictions D’une part, vous admettez que : « j'ai cité la quantité des prix littéraires prestigieux qui lui ont été attribués uniquement pour rappeler qu'on n'a pas affaire ici à n'importe qui». D’autre part, vous reconnaissez qu’il y a des : « magouilles qui ont cours dans les milieux des prix littéraires et dont tout le monde a entendu parler ». A quoi dois-je m’en tenir dans ce bourbier?
De toute façon, Mme Danticat est, je crois, assez perspicace pour comprendre que la distance critique que j’observe par rapport à son œuvre est beaucoup plus utile à l’avenir de sa carrière que le zèle aveugle et stérile que vous lui témoignez. Toutefois, il est très louable de votre part de la défendre du bec et des ongles. Il se peut que vous ayez de solides raisons pour ce faire. Qui sait? Néanmoins vous avez commis l’impair de la présenter comme une magicienne de la plume au sommet de son art. Impair, dis-je, car le lecteur avisé ne peut accorder foi à votre jugement parce que vous avez déjà démontré que toute votre aptitude à juger de la chose littéraire se conçoit uniquement au volume de bruit qui se répand autour d’un livre ou d’un écrivain. Impair, insisté-je, car vous avez, par conséquent, sombré malgré vous dans le ridicule sous les regards amusés de millions d’internautes. Et vous savez, mon bon monsieur Saint-Fort, que le ridicule tue. Voilà, vous venez de connaitre votre première mort et vous l’avez bien cherché. Je vous présente toutes mes sympathies, mais… ah! Que diable étiez-vous allé…
Tout cadavre que vous êtes, j’aimerais attirer votre attention sur le fait que Danticat a eu la bonne fortune d’être reçue à l’émission télévisée d’Oprah Winfrey. Et vous vous devez de convenir avec moi que n’importe quel texte fagoté par n’importe qui et recommandé par la reine du talk show, ne peut ne pas faire de bruit et devenir un best-seller. Tout le monde sait, excepté vous peut-être, mon bon monsieur Saint-Fort, que ce sont les media (radio, journal, télévision) qui pensent et choisissent pour les gens dans un milieu à la culture de trompe-l’œil, un milieu où on voit tout avec les yeux du propagandiste. Dis-moi qui tu écoutes, je te dirai qui tu applaudis, je te dirai qu’est-ce que tu achètes. Et alors?
-Why did you buy that book?
-Well, Oprah said it’s a good book.
Autre chose : je n’ai jamais déclaré que Danticat est médiocre. J’ai tout simplement affirmé: à la limite du médiocre. N’y a-t-il pas nuance ici, monsieur le linguiste? Si oui, alors pourquoi faire montre de tant d’improbité en me prêtant un propos que je n’ai jamais tenu?
Encore que vous parlez d’unanimité faite autour des ouvrages de Danticat comme œuvre de qualité. Et moi qui crois dur comme fer que la célébrité de Danticat doit beaucoup plus au pouvoir de l’argent et la magie de la publicité qu’au talent? Comment donc peut-il y avoir d’unanimité sans moi ? Et tous les autres qui, comme moi, ne partagent votre point de vue erroné? Ils ne comptent pas? En vérité, vous avez une drôle idée de l’unanimité, monsieur Saint-Fort.
Pour terminer, je reprends encore ces arguments qui ont la détestable manie de vous mettre hors de vos gonds. Avec votre permission et vos excuses, cher monsieur Saint-Fort.
1. "célébrité ne rime pas forcément avec génie ou talent"
2. "un best-seller n'est pas forcément un bon livre..."
3. "un écrivain couronné n'est pas nécessairement meilleur que Trissotin..."
4. "c'est à la lumière d'un tel état de fait qu'il faut comprendre la réaction de Jean-Paul Sartre qui alla jusqu'à décliner l'honneur de recevoir le Prix Nobel 1964".
Avec toute ma civilité,
Yolette Dubuisson
De: Hug...@aol.com <Hug...@aol.com>
Objet: Re: [Forum culturel] A monsieur Hugues saint-Fort
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Date: Lundi 27 juin 2011, 1h15
Chère Madame Dubuisoon,Normalement, après avoir lu ce mèl que vous venez de me faire parvenir, j'aurais du mettre fin à cet échange et tourner définitivement la page. Car, j'ai compris que votre objectif est de travailler à détruire ce que vous appelez "le mythe Danticat" et non à échanger nos idées sur un écrivain haïtien. Le problème, c'est que vous n'en avez pas les moyens et je me base en disant cela sur les explications que vous avez avancées pour "détruire ce mythe". Vous voulez nous faire croire que Danticat est une usurpatrice littéraire et vous la rapprochez de Massillon Coicou, ce poète haïtien du début du siècle passé dont Frédéric Marcelin a dit et vous le citez: "Nord Alexis, par une stupide fusillade, lui assura une immortalité que sa poésie ne lui aurait pas donnée".Qu'est-ce que vous avez proposé dans votre premier texte pour détruire ce que vous appelez "le mythe Danticat"? Vous vous glorifiez de me le rappeler triomphalement dans votre deuxième texte:1. "célébrité ne rime pas pas forcément avec génie ou talent"2. "un best-seller n'est pas forcément un bon livre..."3. "un écrivain couronné n'est pas nécessairement meilleur que Trissotin..."4. "c'est à la lumière d'un tel état de fait qu'il faut comprendre la réaction de Jean-Paul Sartre qui alla jusqu'à décliner l'honneur de recevoir le Prix Nobel 1964".Vous avez le courage ou l'audace d'appeler ces quatre points des arguments alors que ce ne sont que des opinions banales non soutenues par des preuves. Au sujet du 4ème point, je vous signale que les raisons avancées par Sartre pour justifier son refus du Nobel n'ont rien à voir avec la ligne des opinions banales que vous citez dans vos trois points ou avec les magouilles qui ont cours dans les milieux des prix littéraires et dont tout le monde a entendu parler. Vous semblez cependant, ma pauvre Madame Dubuisson, faire comme si vous me révélez un "scoop".Pour votre information, ma pauvre petite, sachez que Sartre a présenté 2 types de raisons pour expliquer son refus du Nobel: des raisons personnelles et des raisons objectives. Selon Sartre, "l'écrivain doit refuser de se laisser transformer en institution même si cela a lieu sous les formes les plus honorables comme c'est le cas."La deuxième sorte de raison que Sartre appelle des raisons objectives relève de ses engagements socialistes. Sartre a écrit: "Mes sympathies vont indéniablement au socialisme et à ce qu'on appelle le bloc de l'est, mais je suis né et j'ai été élevé dans une famille bourgeoise. J'espère cependant bien entendu que "le meilleur gagne", c'est-à-dire le socialisme. C'est pourquoi je ne peux accepter aucune distinction distribuée par les hautes instances culturelles, pas plus à l'est qu'à l'ouest, même si je comprends fort bien leur existence." La justification la plus claire de Sartre demeure cependant celle-ci: "J'ai refusé le Prix Nobel de littérature parce que je refusais que l'on consacre Sartre avant sa mort. ..Le Prix Nobel m'aurait élevé sur un piédestal alors que je n'avais pas fini d'accomplir des choses, de prendre ma liberté et d'agir, de m'engager."Je me suis attardé un peu longuement sur Sartre mais c'était pour vous signaler l'importance d'arguments soutenus et la nécessité de ne pas présenter des raisonnements faiblards. Si vous voulez vraiment détruire ce que vous appelez "le mythe Danticat", ma pauvre, il faudra venir avec des batteries d'arguments beaucoup plus solides que ceux avec lesquels vous êtes venu. Ce qui compte pour moi, c'est que vous présentez des arguments systématiques, érudits, basés sur la recherche universitaire. Ne dites pas n'importe quoi parce que vous voulez détruire un écrivain que vous assimilez à une usurpatrice littéraire. Prouvez-le. C'est à vous de nous montrer, à moi et aux universitaires d'Haïti, des Etats-Unis, d'Europe, de l'Amérique latine que Danticat est une usurpatrice littéraire.Vous essayez de vous montrer sarcastique à mon égard en m'attribuant un "circular reasoning" que vous exposez ainsi: "L'oeuvre est bonne parce que l'oeuvre est bonne, parce que l'auteur a reçu des prix."Ma pauvre, je n'ai même pas essayé d'avancer des arguments pour défendre Mme Danticat. J'ai cité la quantité des prix littéraires prestigieux qui lui ont été attribués uniquement pour rappeler qu'on n'a pas affaire ici à n'importe qui. Ce n'est pas à moi de convaincre avec des arguments. Vous avez avancé une thèse selon laquelle Danticat est illégitime littérairement. Vous vous devez de soutenir cette thèse.Vous dites que tout est corrompu et je vous l'accorde jusqu'à un certain point. Mais, quand il y a unanimité autour de l'oeuvre d'un artiste, ne croyez-vous pas qu'il est de notre devoir de regarder l'oeuvre de cet artiste de plus près? Votre raisonnement tient ainsi: Tout est corrompu. Même dans le domaine de l'art où on ne récompense que pour flatter des ego, et "de [les] amener à servir la cause [des maitres du monde] et rien que leur cause au moment venu." Mais, ce n'est pas vrai que tout le système soit complètement corrompu. Il existe encore de par le monde des artistes de qualité et, quelque part, au sein du système, on trouvera des juges et des jurys pour les tirer de l'obscurité. Encore une fois, ce n'est pas à moi "de faire ressortir la qualité de l'oeuvre." C'est à vous de montrer qu'elle est médiocre. Malheureusement, tout ce que vous vous êtes contenté de faire, c'est de déverser vos propos pleins de fiel contre un écrivain de qualité qui fait honneur à la littérature haïtienne et que tout le monde respecte non seulement en tant qu'artiste mais aussi pour ses qualités humaines. S'il vous plait, présentez-nous des arguments systématiques, soutenus, pour prouver que Danticat ne mérite pas la célébrité dont elle jouit dans la littérature mondiale.Vous dites que c'est "la veine créatrice, la profondeur de la pensée et l'originalité des idées qui font la valeur de l'écriture romanesque...Tout ça fait défaut chez Danticat. De manière criante. Pis, son style sec, comme le lit d'une rivière desséchée, est rebutant, et exige le lecteur à se faire violence pour aller jusqu'au bout."Ma pauvre petite, c'est avec ça que vous comptez faire admettre qu'Edwidge Danticat est une usurpatrice littéraire? Mais, vous allez être mangée toute crue. C'est puéril, tout ça! Je crois lire un passage d'une dissertation littéraire d'un élève de seconde qui récite des notes dictées par un professeur. Permettez-moi de vous dire que vous êtes pitoyable. Maintenant, je suis presque certain que vous n'avez pas lu l'oeuvre littéraire de Danticat. Comment définissez-vous une veine créatrice? S'il vous plait, allez lire les oeuvres de fiction les plus connues de Danticat, en particulier, Breath, Eyes, Memory, (1994); Krik? Krak! (1995); The Farming of Bones (1998); The Dew Breaker (2004); Brother, I'm Dying (2008). Vous comprendrez ce qu'on appelle une veine créatrice. Quant à la profondeur de la pensée et l'originalité des idées, on ne parle plus comme ça en 2011. Ma pauvre petite, vous en êtes restée à l'impressionisme du 19ème siècle alors que la critique universitaire a dépassé ce stade depuis fort longtemps.Sur la question de la langue utilisée par Danticat dans ses textes de fiction et de non-fiction, votre position est on ne peut plus confuse. Tantôt, vous applaudissez le fait que René Depestre et Dany Laferrière "adressent la problématique haïtienne au moins en français", tantôt vous ironisez sur le fait, dites-vous, qu'il ne resterait plus qu'à présenter Danticat en anglais dans notre système éducatif francophone", sous prétexte que vous avez lu une désastreuse traduction anglaise des "Fleurs du Mal".Votre question "est-ce que la littérature américaine aurait revendiqué Hemingway, tout américain qu'il est, pour l'un des siens si l'auteur de For whom the bell tolls , prix Nobel 1954, avait eu la lubie d'écrire en russe ou n'avait eu d'autre choix que d'écrire en chinois? prouve que vous n'avez pas du tout compris la problématique de la langue chez l'écrivain migrant. Nous sommes en présence depuis au moins les années 1980 d'une nouvelle problématique chez les écrivains issus de la seconde génération immigrante dans un grand nombre de pays d'accueil. Quelle langue utiliser quand on est un artiste qui est né au pays d'accueil ou qu'on y est venu très jeune? Le plus souvent, on maitrise mieux la langue du pays d'accueil car c'est là qu'on a grandi et qu'on a appris à écrire, à faire ses premières expériences. Mais, en même temps, on a baigné dans une ambiance toute particulière par rapport à ses pairs du grand public . La culture ethnique des parents est celle dans laquelle vous avez baigné, vous mangez ethniquement, vous connaissez relativement bien la culture de vos parents...Je vous cite cette phrase du théoricien français Roland Barthes repris par Danticat dans son livre : Create dangerously. The immigrant artist at work (2010). Voici la phrase: "L'unité d'un texte n'est pas dans son origine, mais dans sa destination." (A text's unity lies not in its origin but in its destination). Le public visé par Danticat, la destination de ses oeuvres de fiction reste le public haïtien bien qu'elle n'écrive qu'en anglais, une langue qui ne représente pas pour le grand public haïtien ce que représentent le créole et le français.Pourquoi monter en épingle le fait que Danticat a écrit tous ses textes littéraires en anglais, contrairement à d'autres écrivains migrants, comme Laferrière, Depestre, Dalembert, Jean-Claude Charles, etc. qui tous écrivent en français? La réponse est évidente. Edwidge Danticat est un écrivain de la seconde génération immigrante. Elle est arrivée aux Etats-Unis à l'âge de 12 ans. Sa langue dominante est l'anglais. Pourquoi voulez-vous qu'elle ne se serve pas de la langue dans laquelle elle a appris à écrire? Danticat possède certainement une compétence en français mais elle se sent plus à l'aise dans la langue dans laquelle elle a appris à écrire, c'est-à-dire l'anglais. Je trouve révoltant qu'on lui reproche de n'écrire que dans sa langue de travail.N'oubliez pas que j'attends de vous (surtout que vous affirmez que vous êtes en terrain connu, lorsqu'il s'agit de langue ou de littérature) que vous nous prouviez, car c'est votre thèse, que Edwidge Danticat est une usurpatrice littéraire.Hugues Saint-Fort--In a message dated 6/26/2011 4:51:45 P.M. Eastern Daylight Time, yoli...@yahoo.fr writes:--
Cher monsieur Saint-Fort,
Qu’entendez-vous par « mauvaise foi »? Ce que j’ai émis est tout simplement mon opinion basée sur ma lecture critique de l’œuvre de Danticat. Je suis à peu près certaine que vous n’avez jamais pensé que c’est la mauvaise foi qui a conditionné ce jugement de Frédéric Marcelin sur Massillon Coicou : « Nord Alexis, par une stupide fusillade, lui assura une immortalité que sa poésie ne lui aurait pas donnée ». Jugement acide, s’il en est. Sans penser vous faire la leçon, permettez-moi de vous dire que mille arguments plaident en faveur d’un tel jugement, mais cela n’empêche pas que Coicou est servi à la postérité par l’histoire littéraire traditionnelle comme l’un de nos plus grands poètes. En effet, ils sont nombreux, les mythes littéraires de chez nous à détruire. Et l’intellectuel que vous êtes ferait mieux de travailler en ce sens. Vous le devez à la société et aux générations futures. Au contraire, vous vous ingéniez à nous compliquer la tâche en voulant y ajouter le mythe-Danticat.
Supposons que, dans votre assez longue tirade, la seule vérité qui s’y trouve est que je m’y suis mise avec hargne sur le dos de Danticat, comme vous le prétendez, mais qui dit donc qu’on est tenu d’y aller avec le dos de la cuillère quand il s’agit de critiquer une œuvre littéraire? Vous ne pouvez ne pas vous rappeler, monsieur Saint-Fort, ces quatre vers vitrioliques énoncés contre Corneille, vers qu’on nous a fait apprendre par cœur pendant nos années d’Humanités chez les Frères et les Sœurs de Sainte-Croix :
Ingrat, rends-moi mon Cid jusque au dernier mot
Après tu connaitras, corneille déplumée,
Que l’espoir le plus vain est souvent le plus sot
Et qu’enfin tu me dois toute ma renommée
Qui, dans ce cas, a jamais parlé de mauvaise foi? En tout cas, pas vous, cher monsieur Saint-Fort. Du moins, pas à ma connaissance.
Lisant votre réaction à mon article, je suis navrée de constater qu’ils se portent encore bien, les vieux démons de l’intolérance. Pourquoi faut-il que ce soit de la mauvaise foi si une opinion ne va pas dans le même sens que la vôtre? Je ne cherche même pas à le savoir, car je m’y perds déjà.
Et mieux vaut m’y perdre que de me retrouver dans votre circular reasoning : « L’œuvre est bonne parce que l’œuvre est bonne, parce l’auteur a reçu des prix ». En effet, vous vous êtes battu comme un beau petit diable pour essayer de défendre l’auteur de « Brother, I am dying». Infortunément pour vous, et pour elle surtout, vous avez accompli un travail digne d’un sophiste. Vous avez tourné autour du pot sans rien démontrer, vous avez avancé tout un tas d’arguments fallacieux, sans arriver à convaincre qui que ce soit, pas même vous.
Est-ce que vous essayez de nous faire croire que Danticat est un superbe écrivain par le seul fait que, pour reprendre vos propres mots, elle a reçu des « prix littéraires prestigieux… McArthur Fellowship… cette récompense n’est pas réservée à n’importe qui ». Mais soyons sérieux, cher monsieur Saint-Fort, dirait le professeur Lesly Manigat : même le prix Nobel est prostitué. Ce n’est pas à moi, je suppose, de vous apprendre que plusieurs Seigneurs de la Guerre ont déjà reçu leur prix Nobel de la Paix.
Sur quelle planète vivez-vous, monsieur Saint Fort? N’êtes-vous pas de ce monde, de notre monde où tout est corruption, où tout est corrompu. La société, l’amour, la politique, l’amitié, l’art, la littérature, tout est corrompu. Je répète ce que j’ai déjà dit :
-célébrité ne rime pas forcément avec génie ou talent…
-un best-seller n’est pas forcément un bon livre…
-un écrivain couronné n’est pas nécessairement meilleur que Trissotin…
-c’est à la lumière d’un tel état de fait qu’il faut comprendre la réaction de Jean Paul Sartre qui alla jusqu’à décliner l’honneur de recevoir le prix Nobel de Littérature en 1964...
Pourquoi avez-vous délibérément choisi de ne pas tenir compte de ces arguments dans votre réplique?
Seriez-vous en enfant de chœur, monsieur Saint-Fort, pour ne pas savoir que les maîtres du monde, ont l’habitude de tôt coopter les intellectuels du Tiers-Monde en flattant leur ego avec des prix et des médailles non mérités, histoire de les amener à servir leur cause et rien que leur cause, au moment venu. Vous êtes-vous jamais demandé pourquoi en 2003-2004, quand le débat faisait rage autour de la demande de restitution pour l’escroquerie de 1825 et la demande de réparations pour les méfaits de la colonisation et de l’esclavage, un certain René Depestre, surgi de nulle part, avec une belle tête de revenant, a été parachuté au devant de la scène pour, sans même un semblant de gêne, prendre fait et cause pour l’Hexagone contre Haïti? Si vous pensez que ce n’était pas un service dû et rendu à de vieux amis et protecteurs qui l’ont exigé, je vous dis comme dirait l’américain : « think again!». Vous êtes-vous encore posé la question est-ce que Senghor aurait joui de l’insigne honneur d’être reçu membre de l’Académie Française s’il n’était pas le garant des intérêts du néo-colonialisme français au Sénégal et même sur toute l’Afrique francophone sur laquelle il a exercé une influence extraordinaire. D’ailleurs, Senghor, quant à lui, a trop écrit. Il n’aurait suffi que de sa perle « la raison est hellène, l’émotion est nègre » pour qu’il eût droit automatiquement à la consécration. Il n’aurait même plus besoin de se casser la tête pour pondre cet autre joujou qui est : « Seigneur, parmi les nations blanches, place à la France, à la droite du père! »
Dans votre réplique, monsieur Saint-Fort, vous vous limitez à mettre l’accent sur les honneurs et prix reçus par l’écrivaine, sans qu’à un aucun moment vous ne ressentiez la nécessité de faire ressortir la qualité de l’œuvre. De deux choses l’une : ou vous vous moquez des enfants du Bon Dieu ou vous souffrez de myopie. Dans le premier cas, vous n’êtes pas à prendre au sérieux ; et dans le second cas, vous êtes fort à plaindre.
Quant à votre argument, à savoir que Danticat adresse la problématique haïtienne dans ses écrits, cela ne tient pas. L’argument est aussi superficiel que l’ensemble de l’œuvre lui-même. Pensez-vous donc que « Gouverneurs de la Rosée » n’aurait pas été paré de la même auréole si le décor était non Fonds-Rouge, mais quelque autre coin perdu de la brousse africaine? Ce sont, entre autres, la veine créatrice, la profondeur de la pensée et l’originalité des idées qui font la valeur de l’écriture romanesque. Tout ça fait défaut chez Danticat. De manière criante. Pis, son style sec, comme le lit d’une rivière desséchée, est rebutant et exige le lecteur à se faire violence pour aller jusqu’au bout.
Si René Depestre et Dany Laferrière sont connus respectivement comme des écrivains français et québécois d’origine haïtienne, ils adressent la problématique haïtienne au moins en français. Ainsi l’étude de leurs œuvres dans nos salles de classe est facilement concevable et serait automatiquement chose faite. Mais on pourrait toujours traduire Danticat en français, soutiendriez-vous. Cependant, la traduction fidèle n’existe pas. Aucune traduction, aussi soignée soit-elle, ne peut rendre de manière authentique l’idée originale exprimée dans la langue de départ. J’ai lu une traduction anglaise des «Fleurs de mal » et je vous garantis que c’est un véritable désastre. Baudelaire n’en reviendrait pas. Alors? Il ne resterait plus qu’à présenter Danticat en anglais dans notre système éducatif francophone. Autant déclarer immédiatement l’anglais langue officielle. Allons donc! Qu’attendons-nous? Par égard pour les masterpieces de Danticat.
Certes, la langue est le moteur de la littérature, cependant il serait téméraire, chicanier et inconsidéré de ma part de baser mon jugement sur Danticat sur le fait qu’elle est anglophone. Toujours est-il qu’une question s’impose: est-ce que la littérature américaine aurait revendiqué Hemingway, tout américain qu’il est, pour l’un des siens si l’auteur de « For whom the bell tolls », prix Nobel 1954, avait eu la lubie d’écrire en russe ou n’avait eu d’autre choix que d’écrire en chinois.
Mon bon monsieur Saint-Fort, si en m’invitant à aller lire Danticat, vous insinuez que je suis assez irréfléchie et infatuée pour émettre une opinion sur un auteur sans l’avoir lu et relu, je m’en fiche. Si aussi vous laissez sous-entendre que je n’ai pas compris Danticat parce qu’elle écrit en Anglais, permettez-moi de vous dire, pour votre gouverne, mon cher monsieur Saint-Fort, que je maitrise l’Anglais aussi bien que vous le maitrisez, je présume. Encore mieux que Danticat, j’en suis certaine. Je n’ai jamais fait étalage de mes diplômes, titres, qualifications, honneurs et prix reçus sur le forum, mais je vous fais tout simplement savoir que je suis ici en terrain connu, qu’il s’agisse de langue ou de littérature.
Si vous essayez d’occulter la vérité en choisissant ou en feignant de ne pas la voir, la vérité, quant à elle, finira par vous crever les yeux.
Tous mes respects,
Yolette Dubuissson
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Objet: Re: [Forum culturel] Hommage aux Grandes Dames de la Littérature Haïtienne
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Date: Samedi 25 juin 2011, 21h50
Il est vraiment dommage que Yolette Dubuisson se soit attaquée avec tant de hargne à L'écrivaine haitiano-américaine Edwidge Danticat. En effet, voici quelques-unes de ses attaques tout à fait injustes. Parlant de ce qu'elle appelle "les Grandes Dames de la Littérature haïtienne", elle écrit ceci: "Elles ont pour nom Marie Chauvet Vieux, Marie-Thérèse Colimon,, Paulette Poujol Oriol, Mona Guérin, Marie-Célie Agnant, Yanick Lahens. Leur talent, réel, et non forgé à coups de publicité monnayée, a meublé et enrichi notre littérature d'ouvrages à figurer dans une anthologie de littérature mondiale. Malgré tout, elles partagent l'injuste sort d'être peu ou pas du tout connues dans le pays tandis que Danticat, de beaucoup de moindre envergure, d'une écriture quelconque, l'imagination en indigence, désespérément superficielle, à la limite du médiocre, anglophone de surcroit, (c'est moi qui souligne) jouit paradoxalement d'un statut de reine de l'écriture au pays des Bouqui que nous sommes devenus, que nous avons choisi d'être, on ne sait par quel masochisme ni pour quelle raison inavouable."J'ai mis en gras la partie composée de 22 mots énoncés par Mme Dubuisson parce que je pense qu'on peut difficilement verser autant dans la mauvaise foi. Tout d'abord, Danticat elle-même n'a jamais raté une occasion de rendre hommage aux grands écrivains haïtiens qui l'ont précédé (Jacques Stephen Alexis, et Marie Chauvet sont les deux plus grands qui me reviennent en mémoire que Edwidge a honorés). Yanick Lahens est une autre perle de notre littérature que Danticat a célébrée. Je n'arrive pas à comprendre comment Mme Dubuisson ait pu qualifier l'écriture de Danticat d'"écriture quelconque", ait pu décrire l'imagination de Mme Danticat comme une "imagination en indigence, désespérément superficielle, à la limite du médiocre", C'est à croire que nous ne parlons pas de la même personne. Mme Dubuisson dit de Danticat qu'elle est "anglophone de surcroit". Je me demande si ce n'est pas parce que Edwidge Danticat écrit en anglais que Mme Dubuisson s'est acharnée à ce point sur l'auteure de "Create dangerously. The immigrant artist at work" (Princeton University Press, 2010). Là encore, ce serait faire preuve d'un nationalisme étriqué et sans discernement car s'il est vrai que Mme Danticat n'écrit qu'en anglais, c'est tout simplement parce que c'est sa langue de travail et qu'elle réside dans une société anglophone. D'ailleurs, l'oeuvre littéraire d'Edwidge Danticat témoigne admirablement de la présence obsédante d'Haïti, de ses cauchemars, de ses difficultés existentielles, de son histoire sanglante. Danticat vit dans l'émigration et écrit en anglais mais n'importe quel lecteur de son oeuvre littéraire a pu découvrir Haïti dans tous ses textes de fiction.Enfin, Mme Dubuisson ne me fera pas croire que, à ce jour, les 63 articles, livres et chapitres de livres sur Edwidge Danticat écrits par des universitaires haïtiens et étrangers hautement qualifiés; les 16 thèses de doctorat écrites entre 1995 et 2007; ou les 8 entrevues de haute qualité sur Danticat parues dans des revues savantes sont des textes de pacotille qui ne valent rien ou que ces personnes ne savent pas de quoi elles parlent. Finalement, je voudrais rappeler à Mme Dubuisson que Danticat, en plus des nombreux prestigieux prix littéraires qu'elle a obtenus, a reçu en 2009 un "MacArthur Fellowship" connu aux Etats-Unis sous le nom de "Genius Prize". Cette récompense n'est pas réservée à n'importe qui.Je plains Mme Dubuisson et ses critiques méchantes contre une très grande écrivaine haïtienne. Je voudrais croire cependant qu'elle ne sait pas de quoi elle parle et je lui recommande d'aller lire Edwidge Danticat et son oeuvre littéraire superbe qui existe aussi en français pour la plupart au cas où elle a quelque chose contre l'anglais. Si, après cette traversée, Mme Dubuisson persiste à qualifier Edwidge Danticat d'écrivaine "à la limite du médiocre", m ap ba li legen.Hugues Saint-Fort--In a message dated 6/25/2011 5:05:28 P.M. Eastern Daylight Time, yoli...@yahoo.fr writes:--
Hommage aux Grandes Dames de la Littérature Haïtienne
En ce mois de Juin où la fièvre de « Livres en folie » brule les viscères de la couche lettrée de la population et se communique d’écrivains à lecteurs, l’éclat de l’événement, semble-t-il, ne serait pas garanti sans la présence d’Edwidge Danticat à titre d’invitée d’honneur. Question d’honneur, les lauriers pleuvent en effet depuis près d’une décennie sur la tête de l’auteure de « Brother, I am dying ». De toute évidence, sa célébrité n’est plus à faire. Il est seulement pénible de constater que, dans le cas Danticat, célébrité ne rime pas forcément avec génie ou talent, n’en déplaise à ceux qui se sont spécialisés dans l’art d’encenser toute chose, d’applaudir n’importe quoi, comme s’il suffisait de savoir tenir une plume pour que l’ensemble des mots couchés sur le papier soit un chef-d’œuvre.
Et en tant que journal qui ouvre impunément ses colonnes à la critique littéraire qui ne sait qu’encenser, Le Nouvelliste mérite le trophée de l’Indécence Journalistique. En ce sens, Le Nouvelliste ne rend service ni au pays, ni à la littérature, ni à la jeunesse, sinon à lui-même et à ses journalistes qui, reconnaissons-le, sont obligés de vendre leur plume aux Trissotin et aux Vadius pour faire bouillir la marmite.
Par ailleurs, c’est le même phénomène qu’il est donné d’observer aussi dans le domaine musical. A voir ce qu’on nous offre aujourd’hui de grands musiciens, ceux que la radio et la télévision exhibent comme modèles à la jeunesse en quête de référence, c’est à croire que Haïti est déjà morte et enterrée et qu’il n’y a plus rien à démontrer en termes de qualités, rien à défendre en termes d’honneur. Vive la médiocrité! Tout voum se do. Gracia Delva, maître Compas, grand chanteur. Bravo!... Belo choisit de singer Bob Marley en nous servant un reggae au rabais, pourtant on y met le prix… Si Sweet Micky a pu se métamorphoser de « Bandit Légal » à « Monsieur le Président »… J’ai encore du mal à y croire.
Qui pis est, dans notre pauvre pays, le conformisme desséchant est devenu culture. Personne ne pipe mot contre le bas, le piètre, le rien et l’insignifiant. On n’ouvre la bouche que pour flatter, même si on n’y croit pas. Dans le cas contraire, on se croise les bras et on garde le silence. Personne n’ose déranger personne. Et tout continue à mal aller. Et ceci, pour tout le monde.
Concernant « Livres en folie » et Danticat, j’ai voulu émettre un cri d’indignation (je ne m’en excuse pas). Davantage, je tiens à placer quelques points sur certains « i » et, du même coup, à me faire le devoir de rendre hommage aux Grandes Dames de la Littérature Haïtienne.
Elles ont pour nom Marie Chauvet Vieux, Marie-Thérèse Colimon, Paulette Foujol Oriol, Mona Guérin, Marie-Célie Agnant, Yanick Lahens. Leur talent, réel, et non forgé à coups de publicité monnayée, a meublé et enrichi notre littérature d’ouvrages à figurer dans une anthologie de littérature mondiale. Malgré tout, elles partagent l’injuste sort d’être peu ou pas du tout connues dans le pays tandis que Danticat, de beaucoup de moindre envergure, d’une écriture quelconque, l’imagination en indigence, désespérément superficielle, à la limite du médiocre, anglophone de surcroit, jouit paradoxalement d’un statut de reine de l’écriture au pays des Bouqui que nous sommes devenus, que nous avons choisi d’être, on ne sait par quel masochisme ni pour quelle raison inavouable.
Quoi qu’on dise, quoi qu’on pense, le monde est assez vieux pour que le phénomène-Danticat soit du « déjà vu ». En tout cas, plus rien n’étonne personne. Par exemple, c’est une chose tout à fait normale : un prix littéraire décerné à un écrivain pour des raisons qui n’ont rien à voir avec la littérature. C’est à la lumière d’un tel état de fait qu’il faut comprendre la réaction de Jean Paul Sartre qui alla jusqu’à décliner l’honneur de recevoir le prix Nobel de Littérature en 1964.
C’est causer du tort à un pays que de mal guider sa jeunesse destinée à prendre la relève. C’est d’autant plus un crime contre la nation que de fourvoyer une jeunesse qui malheureusement ne sait même pas encore qu’un best-seller n’est pas forcément un bon livre de même qu’un auteur couronné n’est pas nécessairement meilleur que Trissotin.
Combien de nos lycéens et universitaires sont capables d’opiner un tout petit peu sur des fleurons de notre production littéraire comme « Amour, Colère et Folie », « La dot de Sara », « Fils de misère », etc. Ils ignorent jusqu’au nom des auteures. Par contre, il est fort à parier que la grande majorité soit à même de vous nommer certains titres à sensation qui reviennent beaucoup plus souvent que d’autres dans les rubriques culturelles des journaux et dans les différentes émissions radiophoniques sur le livre haïtien, quoique sous ces titres se cache généralement un texte vide de substance, sans valeur thématique, construit sur les pilotis de l’anti-écriture, un texte à la « Comment faire l’amour avec un nègre sans se fatiguer » ou « Le diable dans un thé à citronnelle » ou encore « La marginale », de même que tous les autres titres qui auraient dû être laissés à leur juste place : dans les placards de la médiocrité.
Quant à « La Marginale », j’ai tout récemment entendu Margaret Papillon l’auteur en faire l’éloge sur Vision 2000. Et elle disait, la pauvre : « La marginale ne mourra pas ». Si ce n’est pas une pitié, ça! Toutefois, ce ne serait pas un camouflet pour le renom de notre littérature si la radio et la télévision ne s’évertuaient pas à présenter n’importe quoi pour du grand art. Et nous aurions laissé bouffons/nes et maîtres/esses de cirque à leurs tristes numéros. Et nous aurions été très heureuse d’avoir à rédiger un article sur un tout autre sujet.
Mais faut-il que nous en soyons à ça : Danticat est un mythe que les critiques littéraires honnêtes se doivent de détruire. En attendant qu’elle fasse mieux! Nous le souhaitons sincèrement.
Dans l’intervalle, l’honneur, le trône, les palmes et les prix reviennent sans conteste aux Grandes Dames de la Littérature Haïtienne.
Yolette Dubuisson
--- En date de : Sam 25.6.11, Hug...@aol.com <Hug...@aol.com> a écrit :
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Objet: [HaitiConnexion] Re: GRACIA DELVA : SIGNE DE LA FIN DE LA CULTURE HAITIENNE
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Date: Samedi 25 juin 2011, 11h49
Mme Sévère,Je suis rentré d'Haiti hier soir où j'étais allé lancer à Livres en folie mon récent livre "Haïti: Questions de langues, langues en question" (Editions de l'université d'Haïti, 2011) Je vous écris pour vous dire que je partage largement vos réflexions telles qu'elles sont exprimées dans votre article "Gracia Delva ou un signe clair de la mort de la culture haïtienne". Ma déception est immense en regardant Haïti, les relations entre les gens, les réalités de l'explosion démographique, la pauvreté qui sévit...Rien ne me permet d'espérer. Mon pessimisme a atteint son comble.Hugues Saint-FortIn a message dated 6/24/2011 7:01:47 P.M. Eastern Daylight Time, severee...@yahoo.com writes:GRACIA DELVA OU UN SIGNE CLAIR DE LA MORT DE LA CULTURE HAITIENNEOù va le pays? Où va la culture du pays? Ne peut-on trouver un seul homme ou une seule femme de courage dans le pays pour dénoncer ce qui ne va pas dans une bonne direction? Quel crime Haiti a-t-il commis pour avoir de nos jours des hommes littéralement ignorants dans toutes les trois branches de son gourvernement? Je vais considérer simplement un cas dans la branche legislative: le cas de Gracia Delva, le deputé de Marchand-Dessalines.Comme il fallait s’y attendre, Gracia Delva a été nommé président de la commission culturelle et tourisme de la chambre basse. Qui pis est encore, il a trouvé Marie-Laurence Jocelyn Lassègue, une Haitienne qui a une très bonne idée de la culture haïtienne, à l’applaudir, en depit de son ignorance proverbiale. Je demeure certaine que, à part d’être chanteur de Mass Konpa, Gracia Delva ne connait rien de la culture haitienne. A part d’etre chanteur (et quel chanteur, s’il vous plait!), je suis sûre que Gracia Delva n’a aucune idée du mot culture. Je suis sûre que Gracia Delva n’a jamais lu un livre ni de Jean Price Mars, ni d’aucun autre champion de notre culture. C’est vraiment triste de voir un pays doté d’une si belle et riche culture se trouver à un si bas niveau.Que vient chercher Gracia Delva dans une question de droit d’auteur? Quel est le niveau scolaire de Gracia Delva? On préfère se taire ou embrasser les ignorants afin de bénéficier d’un eventuel porte-feuille ministerial, car les marchandages vont bon train. Je suis certaine que Marie-Laurence Lassègue sait que Gracia Delva est un ignorant. Mais, elle doit faire preuve de prudence car elle aura besoin de Delva au cas d’une ratification pour un poste ministeriel ou pour d’autres genres de services.Dans un tel contexte, personne n’est plus qualifié que Gracia Delva pour représenter notre culture au Parlement haitien. Le chanteur de Mass Konpa n’aura alors aucun probleme à proposer le maintien de Madame Lassègue à son poste, surtout que celle-ci, véritable "pakapala", a servi toutes les administrations depuis Aristide I (en 1991) jusqu’au naufrage recent de Préval. Donc, servir Sweet Micky sera facile pour Madame Lassègue (qui avait appuyé Madame Manigat) car elle peut facilement évoquer la formule si chère aux intellectuels opportunistes haitiens: "Je sers mon pays et non un régime".C’est vraiment triste d’entendre cette dame cultivée placer le "rap" comme faisant partie de notre culture et de notre musique. Peut-être que le "rap" dans le sens de le "dialogue question -reponse" fait partie de la musique nègre en general, mais pas ce genre de musique qui a cause tant de violence dans le camp de la jeunesse haitienne. Madame Lassègue parle justement de "Gansta / Gangster Rap" qui loue la vie des voyous, ceux qu’on appelle "thugs" en anglais. C’est ce genre de musique, le "Gansta / Gangster Rap", que Wyclef Jean promeut dans le pays. C’est sans doute l’une des grandes contributions de Wyclef Jean à "la culture haitienne", cette nouvelle forme de "culture" qui nous a donné des adolescents, des enfants de 12 ans qui s’amusent dans les rues de la capitale et dans celles d’autres villes de province à s’adonner à la drogue et au sexe dans les "Ti Sourit et Reggae Night", cela avec le silence complice des responsables de la "culture" en Haiti. Quelle solution peut-on attendre de Gracia Delva pour résoudre cette pratique immorale alors que les intellectuels du pays, dont Madame Lassègue, n’ont jamais vu la nécessité d’en mettre fin?Puisque de nos jours, n’importe quel chanteur ou musicien sans classe devient un connaisseur de la culture haitienne, je m’attends à ce que le prochain ministre de la culture soit Shoubou, Cubano, Robert Martino ou l’un des autres amis qui avaient mené une campagne active pour leur Sweet Micky.En fait, je suis venue dans ce monde trop tard, car Gracia Delva n’a pas de compétence pour être député dans aucun pays au monde. Cependant, de nos jours, qui ne peut pas devenir, en Haiti, deputé, sénateur, ministre et même président? Si Sweet Micky est président d’Haiti, il n’y a aucun doute que King Kino ou Black Alex peuvent occuper egalement cette fonction. Master Dji et Coupé Cloué, honorés de maniere posthume par ee BHDA, pourraient facilement devenir président d’Haiti s’ils etaient encore vivants.Les médias haitiens sont les premiers responsables de la chute des valeurs du pays. Ils diffusent rarement des programmes ayant un véritable rapport avec la culture haitienne. A part le compas, aucun autre aspect de notre culture est offert à la jeunesse. Encore une fois, les intellectuels du pays sont restées bouche fermée. Pour ma part, je crois que l’intellectuel doit pouvoir guider le peuple. Sweet Micky est devenu président du pays parce que les intellectuels n’avaient pas rempli leurs devoirs. Gracia Delva est devenu deputé parce que les intellectuels du pays n’ont jamais appris au peuple et surtout à la jeunesse le rôle d’un député dans un pays. Je suis sure et certaine que dans cinq ans, un ignorant comme Wyclef Jean battra à plate couture n’importe quel intellectuel. Sweet Micky l’a dit et a prouvé que n’importe quell quidam peut occupier la function presidentielle dans le pays, en battant haut les mains une intellectuelle bien facaturée.Dans ces temps de descente aux enfers, où se trouvent les hommes qui connaissent vraiment l’histoire de ce pays? Que dit Frankétienne, ancien ministre de la culture, dans cette affaire combien triste? Où se trouvent Rony Desroches, Jean Fouchard, le sociologue Laenec Hurbon, le poète Syto Cavé, les écrivains Yannick Lahens, Lionel Trouillot, Dany Laferrière, Mimi Barthelemy, Gary Victor, etc? Se contentent-t-ils simplement de recueillir de la gloire personnelle? Donc, que le pays se meurt, pourvu que je sois honoré!Dans un pays où un soi disant président affirme dans "Livre en Folie" ne pas aimer lire (cela se voit sans lunettes), que peut-on attendre de sa jeunesse sinon que de continuer à "chat" 24 sur 24 sur internet et à grossir le rang des participants des "Ti Sourit et Reggae Night"? Je pense que l’un des roles d’un president haitien, c’est d’inspirer la jeunesse du pays. Donc, si le president ne lit pas, la jeunesse doit vraiment se refugier dans les "Ti Sourit et Reggae Night". Je me demande si Sweet Micky a jamais lu dix livres dans sa vie. Je me demande si Sweet Micky voit la nécessité, l’importance d’une ecole de musique dans le pays. Je me demande si Gracia Delva a déjà entendu citer les noms de Jean Price Mars, de Lorimer Denis, de Lamartiniere Honorat, de Louis Mars, d’Antenor Firmin, d’Hannibal Price. Je me demande si Wiclef Jean peut ecrire (en creole, en francais ou meme en anglais) une dissertation sur Gouverneur de la Rosée, sur Zoune chez sa nennenn, sur les œuvres de Jean Brierre, d’Emile Roumer? Or ce sont ces ignorants qui dirigent la culture du pays! Ce sont ces ignorants qui sont devenus les modeles de nos jeunes.Donc, Gracia Delva se classe d’emblée dans la même catégorie des Oswald Durand, Etzer Vilaire, Alphonse Henriquez, Emile Saint Lot, Daniel Fignolé, Castel Demesmin, Charles Fombrun et d’autres grands hommes qui jadis avaient tant œuvré pour la culture haitienne au parlement. Comment le pays a-t-il pu tomber dans cet état? J’attends la réponse des ignorants comme Gracia Delva qui viendront le défendre. Ils n’auront aucune honte à le faire, car si on a choisi un immoral et un ignorant comme Sweet Micky pour diriger le pays, on est capable de tout, sauf des bonnes choses pouvant relever la fierté de la nation. (Je connais déjà une partie des interventions de ces immoraux qui vont defendre Sweet Micky et Gracia Delva. Il vont demander d’aider Sweet Micky au lieu de le critiquer. Voici ma reponse: Pourquoi en 1991 ces mêmes vendeurs de patrie, ces memes immoraux, n’avaient-ils pas demandé d’aider le president Aristide? Au contraire, bien avant sa prestation de serment, on lui a fait au debut de janvier 1991 une tentative de coup d’etat. Finalement, le 30 septembre 1991, les defenseurs de Sweet Micky ont donné le coup d’etat le plus sanglant de notre histoire pour chasser au pouvoir le president Aristide.)Elizabeth SévèreFort-de-France24 juin 2011__._,_.___Nous sommes aussi sur Facebook, Myspace and Twitter: http://on.fb.me/hyLb0b -- http://twitter.com/haiticonnexion -- http://www.myspace.com/haiticonnexion Our Blog is:http://haiticonnexion.blogspot.com _______________________________________________
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Mme. Yolette Dubuisson
Mr. Hughes Saint-Fort,
Mme. Dubuisson,
Nous regrettons vivement de voir se terminer une si belle tentative d’analyse critique des œuvres littéraires de Mme. Edwigde Dandicat et de Mr. Laferrière respectivement. Nous avons beaucoup appris de cet échange,
Nous croyons que ce moment d’ajustement passé, vous daignerez revenir tous les deux, Mr. Saint-Fort et vous, sur votre décision de terminer cette noble et enrichissante critique de la littérature Haïtienne d’outre-mer.
La critique est un surtout un système de rétroaction positive qu’un auteur, bien trempé, utilise pour se placer dans l’univers de l’écriture et pour envisager les étapes qui l’aideront à suivre sa trajectoire. C’est un enrichissement d’une valeur inégalée. Nous appelons à votre bienveillance, car nous sommes fatigués de lire cette suite indéfinie de sottises et de bêtises qui pullulent dans nos forums.
Bien à vous,
Jedi (miroir d’Haïti)
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LA CONSPIRATION DU TEMPS CONTRE LES CLOCHES DE LA CATHÉDRALE DU CAP-HAÏTIEN
Prose poétique
PAR MARGARET PAPILLON
À tous les capois, pour leur
dire toute mon affection.
Elles étaient là, tout là-haut, altières et fières dans leur tour de bois et de pierres. Victorieuses ? Oui ! elles l'étaient aussi ; contre le temps !
En deux siècles, ce dernier n'avait pas réussi à les faire taire, et ceci, malgré son acharnement. Pourtant, il ne négligea rien pour parvenir à ses fins.
Il pria le soleil et la pluie de lui prêter main-forte. Le premier malgré l'ardeur de ses rayons dut capituler. Le second, sentant que ses fortes averses
ne suffiraient point, employa une arme plus pernicieuse : l'humidité. Celle-ci, de sa mousse verdâtre attaqua la lourde charpente qui chapeautait les reines de bronze,
espérant que cette dernière finirait par les laisser choir un beau jour de la Fête-Dieu. Hélas ! rien n'y fit. Elles carillonnaient de plus belle sans se soucier du temps
qui s'échinait à vouloir les museler, ayant décidé, de manière tout à fait prétentieuse, que rien ni personne ne devait lui résister.
Le temps se fit mauvais, il se fâcha puis se vengea sur la vieille horloge qui tenait lieu de compagne à ses ennemies. Il couvrit de rouille la belle mécanique de
celle-ci, ce qui porta un sérieux préjudice à ses engrenages. Un jour où la pluie faisait rage, elle s'arrêta de marcher trop essoufflée de cette course contre le temps.
Ne pouvant contenir sa joie, ce dernier s’esclaffa puis déclara : « Bien fait pour toi dame horloge ! Je déteste d'ailleurs ta détermination à vouloir me mesurer,
quand je te sais incapable de te mesurer à moi ! »
Enhardi par sa victoire facile sur l'horloge, l’enquiquineur s'acharna sur les belles de bronze. Il s'entendit même avec les longues cordes de pite pour qu'elles
cédassent au moment où le sonneur leur tirerait dessus. Par un sale temps, celles-ci se concertèrent dans un confus murmure ponctué d’éclats de rire et acceptèrent
ce vain marché, ce jeu de dupes, sans même réfléchir. Les sottes, elles furent les seules perdantes. Elles se rompirent et ricanèrent de joie avec le temps, mais ne
tardèrent pas à rire jaune. Elles furent jetées aux orties et remplacées par de plus neuves et de plus vigoureuses.
Le conspirateur fut surpris d'entendre sonner l'angélus comme à l’accoutumée. Alors, furieux, il s'attaqua aux poutres, qui, vermoulues, montrèrent des
signes de défaite. L'archevêque du Cap ne resta pas sourd à ces signaux de détresse ; il délégua une équipe d'ouvriers qui montèrent tout au faîte et
réparèrent les dégâts. Ce fut une fête !
De guerre lasse, deux cents ans plus tard, le vaincu, convaincu de son impuissance, consentit à demander humblement aux cloches, qui, d’une
forteresse n’avaient plus rien à envier, le secret de leur longévité que rien ne semblait pouvoir altérer.
« Eh bien, mon bel ami, répondirent-elles en chœur, sans rancœur aucune, notre secret réside en notre musique, beaucoup plus qu'en notre
lourde carapace de cuivre et d'étain. Beau temps, mauvais temps, nos carillons rappellent au bon souvenir des humains les heures importantes de leur vie,
le baptême de leurs enfants, leur mariage, leurs jours de prières, l'ultime adieu à leurs morts. Donc, nous leur sommes utiles et suscitons toujours chez eux
ce besoin de nous préserver. Tandis que vous, mon bel ami, du haut de votre toute-puissance, ils vous détestent et voudraient rendre caduques toutes vos
entreprises. Car vous voulez toujours leur ravir ce qu'ils ont de plus précieux : leur jeunesse ! »
La conspiration du temps contre les cloches de la Cathédrale du Cap-Haïtien, prose poétique, parue dans la Revue Cultura, 1999
Margaret Papillon, écrivain
1987 (La Marginale, roman) - 2011, vingt-quatre ans de carrière littéraire
e-mail : margaret...@hotmail.com http://www.lehman.cuny.edu/ile.en.ile/paroles/papillon.html http://www.Pikliz.com / http://vetasdigital.blogspot.com/ www.prodgentpromos.com



Cher monsieur Saint-Fort,Après vous avoir lu une nouvelle fois, je maintiens ma position sur Danticat. Je suis seulement désolée pour certains mots et expressions que j'ai utilisés dans mon avant-dernier message. Je vous présente toutes mes excuses.Comme vous le pressentez si bien, nous n'arriverions apparemment jamais à voir d'un même oeil l'oeuvre Danticat. Alors, à chacun son opinion. Ainsi faisons la paix et tournons la page.Bien à vous,Yolette Dubuisson