A vous Tous,
Je vous propose de lire l'article du docteur Fritz Dorvilier. Et vous
trouverez mes commentaires par rapport a' ses propositions.
Dmitri Benjamin
POUR TOURNER LE DOS A LA REPUBLIQUE DOMINICAINE, par le professeur
Fritz DORVILIER
Publié le samedi 21 décembre 2013
Une ile, deux État-nations, deux situations politiques et économiques
grandement différentes. D’un pôle, à l’Est, la République Dominicaine,
un pays politique stable et économiquement moyen du point du vue du
développement. De l’autre, à l’Ouest, un pays politiquement instable
et économiquement stagnant et moribonde, donc une formation sociale
déstructurée et faillie, convulsant au bord du gouffre de l’Histoire.
Les causes de cette étonnante différenciation insulaire ont été
largement étudiées et sont donc connues. Quant à ses conséquences
naturelles, elles peuvent être expliquées à la lumière des théories
biopolitiques de l’instinct de survie et de l’attraction
démographique. C’est dire qu’elles se sont manifestées et se
manifestent encore par la ruée de la population haïtienne vers l’Est
et, par surcroit, par la surexploitation et par la déshumanisation des
migrants. Et, comme on le sait, le summum de cette injustice est
symbolisé par l’arrêt « TC/0168/13 » de la Cour constitutionnelle
dominicaine jetant dans l’apatridie des centaines de milliers de
citoyens dominicains d’origine haïtienne. Alors, Que faire ?
La réponse à cette question classiquement révolutionnaire doit avoir
une base temporelle. Il est donc mieux de se demander que faire quand.
Et la temporalité dépend de la posture et des agissements de la
République dominicaine. En effet, dans cette conjoncture pré-guerrière
où ce pays-voisin nous fabrique comme leur fondamental ennemi, au sens
schmittien sinon naziste du terme, il faut que les Haïtiens
contre-agissent à court et à moyen termes.
En ce moment, il convient d’admettre que les agissements du
Gouvernement haïtien sont corrects et efficaces. Car, paradoxalement,
il n’a pas comme d’habitude bêtement vociféré, mais a plutôt opté pour
une silencieuse et intelligente diplomatie mettant la Communauté
internationale post-westphalienne devant ses obligations morale et
légale. Il faut donc, à court terme, qu’il continue à
internationaliser le conflit, compte tenu du fait que le monde est à
une phase cosmopolitique sinon post-nationale et ne tolère pas les
velléités injustement et haineusement offensives d’un État vis-à-vis
d’un autre. Le Gouvernement haïtien, suite à l’intelligente saisie de
la CARICOM, doit se préparer à recourir à l’arbitrage ou, au pire, au
jugement de l’OEA, de l’ONU et finalement du Conseil de Sécurité en
tant qu’état-major de l’Armée globale, en vertu de l’article 15 de la
Déclaration universelle des droits de l’homme et de l’article 20 de la
Convention américaine relative aux droits de l’homme.
À moyen terme, les Haïtiens doivent tourner le dos à la République
dominicaine qui, de toute évidence, a et aura pendant longtemps pour
ne pas dire toujours du mal à nous accepter et nous aimer, car leur
haine à notre égard semble être radicale.
Autrement dit, les Haïtiens vont devoir faire en partie un revirement
vers le Sud-Ouest et le Sud-Est. C’est dire qu’il faudra
particulièrement recourir au Groupe BRICS (Brésil, Russie, Inde,
Chine, Afrique du Sud) et les Caraïbes (Jamaïque, Bahamas, Colombie,
Panama, Guyana). Car, il est évident que les États-Unis, le Canada et
la France n’ont aucune volonté d’investir en Haïti. Ils avaient
l’occasion de le faire mais ils ne l’ont pas fait. Ils avaient préféré
soutenir sinon tolérer une dictature rétrograde et sanguinaire, et
financer des coups-d’État (1987, 1991, 2004) ; ils ont donc plutôt
contribué, pour des raisons géopolitiques et idéologiques, à
déstructurer et à affaiblir les sphères politique et économique de
notre pays.
Ainsi, faute de capitaux suffisants au niveau national, il nous faudra
promouvoir et mettre en œuvre en Haïti un modèle de développement
régional axé sur la coopération économique et technique avec les
BRICS. Cette nouvelle coopération doit être basée sur le commerce
portuaire et l’investissement dans l’agro-industrie et les services.
Autrement dit, l’État haïtien doit rouvrir et céder les ports
régionaux, par acte de bail à durée déterminée (25 ou 50 ans), ou en
faire construire ou restaurer d’autres, au BRICS et à certains pays de
la CARICOM.
Dans cette perspective économique pragmatique et donc dénuée du
coutumier nationalisme vide, en termes d’exemple, le port de
Port-de-Paix et le littorale du Mole-Saint-Nicolas pourrait être cédés
ou affermés à la Chine ou à des entrepreneurs de Bahamas ou de Panama
pour respectivement développer le commerce international et y
construire une superbe station balnéaire ; le port des Cayes aux
entrepreneurs Jamaïcains ou Colombiens ; le Port des Gonaïves aux
Brésiliens ; le port du Cap et de Fort-Liberté aux Sud-Africains ou
aux Indiens. Ces pays devront aussi investir beaucoup de capitaux dans
la mise sur pied de Parcs industriels dans le domaine de
l’agro-alimentaire, du textile, de l’informatique, et dans le secteur
du service touristique.
Cependant, cette stratégie d’internationalisation ciblée doit être
accompagnée d’une panoplie de politiques publiques, notamment une
politique de population qui anéantira la trappe d’équilibre de bas
niveau causée par le décalage entre la croissance démographique et la
croissance économique, et donc qui puisse rompre le cercle vicieux de
la pauvreté ; une politique éducative, plus particulièrement une
politique d’enseignement supérieur et de recherche en vue de fabrique
un stock de capital humain adéquat à la forme et au niveau de
l’économie-monde ; une politique de sécurité nationale qui, en
attendant la remobilisation intelligente de l’Armée nationale,
impliquera la formation d’une Unité de Police frontalière de deux
mille (2.000) membres, bien équipée à l’instar des Polices-militaires
(radars, véhicules tout terrain, fusils mitrailleurs, lance-roquette,
hélicoptères, etc.), laquelle unité défensive peut être déjà
rapidement constituée avec des agents bien entrainés des Unités
spéciales de la Police Nationale (Swatt, CIMO, USGPN).
En cas d’attaque de l’Armée dominicaine, l’Unité policière frontalière
sera à l’avant-garde défensive et elle devra être nécessairement
secondée par la population civile en âge de se battre pour la Patrie,
laquelle population qui a d’ailleurs dans son capital culturel les
stratégies de mobilisation et de combat de l’Armée civile. En outre,
la République dominicaine doit savoir qu’une population civile
attaquée, dont l’État est dépourvu d’une Armée conventionnelle pour la
défendre, est appelée à recourir à des stratégies de défense et
surtout d’attaque non conventionnelles. En effet, si la République
dominicaine nous attaque, elle sera indubitablement confrontée à une
longue et terrible guerre de Guérilla, ce qui fragilisera voire
ruinera son économie.
Aussi, l’État haïtien, en guise de stratégie d’éloignement à court
terme, doit commencer par dissuader les citoyens haïtiens, toute
catégorie sociale confondue, à se rendre en République dominicaine.
Comme le font certains pays à son encontre, il doit mettre un warning
sur les voyages dans ce pays-ennemi, et ce pour éviter qu’on l’accuse
de non-assistance à ses citoyens en danger. C’est dire que les
citoyens haïtiens doivent également se responsabiliser quant à
l’odieuse attitude dominicaine. Il doit par ailleurs demander aux
citoyens haïtiens qui ont un contrat de travail en bonne et due forme
en Dominicanie, de déposer deux copies-conformes à l’Ambassade et aux
Consulats haïtiens, et ce pour pouvoir saisir les instances de
régulation et de jugement internationales, en l’occurrence
l’Organisation Internationale du Travail (OIT/ Convention n° 97, 143,
105 ), le Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU et la Cour
Internationale de Justice, en cas de violation massive des droits des
travailleurs migrants.
Néanmoins, compte tenu de la pression démographique qui entraine de
plus en plus notre pays dans le gouffre de la pauvreté, l’État
haïtien, comme je l’ai ailleurs explicité, doit mettre en œuvre une
politique d’émigration choisie consistant à faire émigrer de façon
permanent et continue un nombre important de ses habitants dans des
pays riches et civilisés (États-Unis d’Amérique, Canada, France,
Angleterre, Allemagne, Australie) et à conclure pour certains de ses
citoyens désireux de pratiquer l’émigration saisonnière des contrats
de travail à durée déterminée et obligation de retour avec le Canada,
les États-Unis d’Amérique, l’Argentine, le Chili, le Brésil, la
France. Cette politique contribuera doublement à faire baisser la
forte pression démographique et rentrer des devises au pays.
Parallèlement à cette politique d’émigration choisie, l’État haïtien
doit faire une sérieuse enquête sur l’évasion financière et l’évasion
fiscale en direction de la République dominicaine. Car, il n’est pas
moralement ni économiquement admissible que certains fortunés membres
du Secteur des Affaires haïtien aillent épargner leur argent et
investissent environ deux (2) milliards de dollars américains de
l’autre côté de la frontière. Or le pays souffre atrocement d’un
manque de capitaux, ce qui handicape grandement sa croissance
économique. Cela est d’autant plus inacceptable que, suite au
catastrophique séisme du 12 janvier 2010, le Centre-ville de
Port-au-Prince, l’endroit où les riches familles haïtiennes ont fait
fortune, demeure dans un état de délabrement. Ces capitaux auraient pu
être investis dans la reconstruction du Centre-ville, ce qui
génèrerait des emplois et diminuerait subséquemment l’incidence de la
pauvreté. L’État haïtien doit donc trouver un moyen pour freiner la
fuite des capitaux et même en rapatrier une bonne partie. D’où la
nécessité d’une efficace politique publique d’investissement.
En définitive, d’aucuns peuvent mystiquement penser que nous avons
choisi le mauvais côté de l’île d’Hispaniola. Là ne réside nullement
le mal haïtien, car le propre de l’être humain est de se rendre, par
le biais de l’esprit rationnel, comme maître et possesseur de la
nature. Ce qui revient à dire que nous pouvons contrôler et
transformer notre environnement naturel en vue de notre développement
et notre bien-être. Pour ce faire, il faut nous délester des
représentations magico-symboliques, du fatalisme et des pratiques
politiques et économiques archaïques, et nous mettre sur la voie de la
modernité. Commençons immédiatement par nous rendre rationnels,
pragmatiques et productifs. Ainsi pourrions-nous faire face – en
l’ignorant – à court et moyen termes à la posture dominicaine
bassement caractérisée par le racisme, l’inhumanité, l’arrogance,
l’exploitation et l’injustice.
Fritz DORVILIER,
Docteur ès Sciences sociales
[Développement-Population-Environnement],
Professeur d’Université.
Port-au-Prince, le 30 Novembre 2013.
A quand l’avènement des patriotes à la tète du pays
Connaissant l’histoire de la République Dominicaine et pour l’avoir
visité en maintes occasions, nous avons besoin de mettre de l’ordre
chez nous, avant de chercher à savoir si telle ou telle personne est
raciste, xénophobe, haitianophobe et naziste. J’invite tous ceux qui
s’intéressent à l’histoire des deux pays de lire les réflexions du
docteur Fritz Dorvilier. Vous verrez tous mes désaccords par rapports
à ses approches.
Les réflexions du docteur Fritz Dorvilier tombent à point normé, car
il permet à d’autres compatriotes de prendre part aux débats, dans un
sens ou dans un autre. A l’Ouest, un Etat-nation qui n’existe que de
nom, où ses élites (dans leur grande majorité) sont des prédatrices et
des laquais des étrangers, particulièrement du blanc traditionnel. A
l’Est, les élites ne sont pas des saintes, mais elles ne considèrent
pas leur patelin comme une grande savane. Depuis des décennies, elles
se débrouillent quand bien que mal à faire de leur pays un espace
vivable. Les pays de la CARICOM abondent dans le même sens. Les
dirigeants dominicains n’ont pas leurs femmes, leurs enfants, leurs
pieds et demi et leurs maitresses aux Etats Unis. De plus en plus, ils
s’activent à trouver une formule à faire mieux marcher leur pays.
Que faire quand ? A proprement parler, il n’y a pas une réponse
immédiate à cette question. Bien avant de trouver une réponse
appropriée à cette question, nous devons cesser nos querelles
intestines à n’en plis finir et s’engager résolument à créer une
Nouvelle Société Haïtienne (NSH). Pour y arriver, le pays doit être
doter d’une nouvelle Constitution, des lois adaptées, le
rétablissement de la peine de mort, une prison à haute sécurité dans
chaque département du pays sur le modèle des prisons fédérales aux
Etats Unis, un nouveau Curriculum au niveau de l’Education Nationale,
l’élimination du poste de Premier ministre, l’introduction du poste de
vice-président, la continuation du processus d’épuration de la PNH,
une Force Armée Nationale…
« Il faut que les haïtiens contre-agissent à court et à moyen terme. »
Il est plutôt d’une extrême urgence de travailler à l’avènement de la
NSH. Le Parti Unifié des Communistes Haïtiens (PUCH), par
l’intermédiaire du feu René Theodore avait préconisé une Conférence
Nationale, en vue de jeter les bases de la nouvelle nation. Depuis sa
mort, le docteur Turneb Delpé du PNDPH, a pris la relève. Depuis
quelques temps, le politologue docteur Sauveur Pierre Etienne parle de
la nécessité des Etats Généraux de la nation. Il est du devoir de tout
un chacun de s’atteler à la tache en vue de rendre possible ce
dialogue national, définitivement plus que nécessaire. Car, le système
qui avait vu le jour au lendemain du 17 Octobre 1806, est à bout de
souffle. Dans le cas contraire, les élections continueront à nous
diviser et à rendre le pays ingouvernable. Au-delà de la démagogie, je
mets quelque soit la personne en défi de me prouver la différence
entre les années de pouvoir lavalas et l’administration
Martelly/Lamothe. Les mêmes vieilles formules creuses lavalasiennes
pour le maintien du pouvoir, la ruée vers l’or (le pillage des deniers
publics) et la mise à mort des institutions.
« Il convient d’admettre que les agissements du Gouvernement haïtien
sont correctes et efficaces.» Le gouvernement haïtien a été contraint
d’agir ainsi pour éviter de connaitre le sort de Sténio Vincent et son
acolyte Elie Lescot. L’agronome William Michel l’a si bien signalé, «
Martelly doit veiller à ne pas être le sténio Vincent de 2014 pour les
dominicains. » L’équipe Martelly/Lamothe a un seul choix : se ravaler.
Les liasses de billets verts des dominicains poussent à la retenue ou
à la capitulation. Comme d’habitude, les dirigeants dominicains ne
jouent pas avec les assoiffés d’argent en Haïti.
« A moyen terme, les haïtiens doivent tourner le dos à la République
Dominicaine …» Certainement pas. Dans le cadre de la NSH (avec de
nouveaux hommes), les dirigeants dominicains vont redéfinir leurs
positions vis-à-vis de leurs homologues haïtiens. Ils deviendront plus
modernes.
Dans le cadre de NSH, le Ministère de l’Education Nationale doit
introduire dans le Curriculum l’enseignement de l’histoire de la
République Dominicaine (dans les classes primaires et à l’université).
On pourrait même encourager les étudiants à soutenir leurs mémoires de
sortie sur la République Dominicaine.
Les élites dominicaines ne s’approprient pas de la culture africaine
et le peuple dominicain est dans une grande confusion sur la question
de l’épiderme et des races (enquêtes sur le terrain). Une bonne partie
des noirs dominicains ne se considèrent pas comme faisant partie de
cette race. Ils brandissent qu’ils sont des indios à peaux claires et
à peaux foncées. Dans un tel pays, les noirs ne peuvent être le
bienvenu et, surtout ceux qui sont des pauvres.
« Les haïtiens vont devoir faire en partie un revirement vers le
Sud-ouest et le Sud-est… » Il est évident, dans le cadre de la NSH,
nous allons diversifier nos relations diplomatiques. Comme les Etats
Unis, la France et le Canada, nous devons chercher nos avantages
partout. Il doit être un impératif pour le Nouvel Etat de recourir au
groupe BRICS.
Tout vrai démocrate doit condamner non seulement les coups d’Etat,
mais aussi les apprentis dictateurs qui manipulent les votes des
citoyens. En tout premier lieu, nous devon condamner les politiciens à
courte vue et en quête de devenir des millionnaires l’espace d’un
cillement, avant de jeter toute la responsabilité de nos échecs sur
les Etats, la France et le Canada. En 1973, le général Augusto
Pinochet ne se contentait pas d’assassiner et d’extorquer les deniers
publics, il organisait aussi son pays. Depuis la fin de la dictature,
tous les nouveaux dirigeants continuent dans la même voie économique
tracée par Pinochet, tout en apportant certaines innovations. Les
nouveaux dirigeants chiliens ne se comportent pas comme de vils
politiciens et des laquais d’un patron quelconque. De 1990 à
aujourd’hui, toutes les échéances constitutionnelles sont toujours
respectées. Depuis la fin du règne du général Pinochet, le Chili a
connu cinq présidents. Ils ont toujours prêté serment à la date du 11
Mars. C’est ainsi la nouvelle élue Michelle Bachelet va recevoir
l’écharpe présidentiel entre les mains du président Sébastian Pinera,
le 11 Mars 2014. De Patricio Aylwin à Sébastian Pinera, le chili
marche résolument sur la voie de la démocratie et le progrès. Je me
limite qu’à ces constations.
Il n’y avait pas que les années des coups d’Etat. Avec des dirigeants
patriotes, les années 1994 et 2004 peuvent être aussi des occasions en
or pour donner une nouvelle direction au pays. Les copains de tous
bords préféraient s’en régaler. Les USA, la France et le Canada sont à
blâmer, mais ils ne peuvent pas apprendre aux élites haïtiennes
d’aimer leur pays.
« La pression démocratique qui entraine de plus en plus notre pays
dans le gouffre de la pauvreté. » Etant donné, nous allons réorganiser
le pays, le Ministère de la Sante Publique et de la Population ne sera
plus ce qu’elle est aujourd’hui. En matière de la pression
démographique, tout en tenant compte des spécificités haïtiennes, la
Chine va être d’un grand apport. Dans la même veine, l’Etat haïtien
n’aura pas besoin de ‘mettre en œuvre une politique d’émigration
choisie’. Si le pays va s’engager dans de grands travaux de
développement avec les BRICS et les anciens amis, le pays aura besoin
de sa main d’œuvre. Comme aujourd’hui, le citoyen haïtien pourra
librement décider d’émigrer là où il veut, l’Etat doit rester en
dehors de ces histoires.
« L’état haïtien doit faire une sérieuses enquête sur l’évasion
financière et l’évasion fiscale en direction de la République
Dominicaine. Car, il n’est pas moralement ni économique admissible que
certains fortunés du Secteur des affaires haïtien aillent épargner
leur argent et investissent environ deux (2) milliards de dollars
américains de l’autre coté de la frontière. » Plus que jamais, ce ne
serait pas une mauvaise initiative. Maïs, cela ne vaut pas la peine,
c’est l’occasion de laisser ces secteurs traditionnels en paix avec
leurs magots. Au contraire, c’est plutôt une occasion de travailler à
doter le pays d’une bourgeoisie nationale. La bourgeoisie compradore
n’a aucun intérêt dans le développement du pays. Rien d’étonnant, si
ces secteurs ont choisi de faire fructifier leur argent ailleurs.
« D’aucuns peuvent mystiquement penser que nous avons choisi le
mauvais coté de l’Ile d’Hispaniola. » Loin de là ! Je suis en parfaite
harmonie avec vous. Nous n’avons pas choisi le mauvais coté de l’Ile
d’Haïti. Nous n’avons jamais eu des dirigeants vraiment patriotes
capables de jeter les bases de la NSH, tant rêvé par les générations
des Jacques Stephen Alexis, René Theodore, Jean Price Mars et Camille
Loti Malebranche. En dehors des dirigeants patriotes, les générations
des Loti passeront comme les autres sans voir l’éclosion de la
Nouvelle Société Haïtienne.
Dmitri Benjamin
> Mr. Michel William,Mr. Marc Arthur Pierre Louis
> caresser notreego, oh non, non ethos.
>
> L'intervention douteuse de Mr. Noriega dans cette conjecture nous laisse
> perplexe. Voici le bilan de Mr. Roger Noriega, courtoisie de Wiki:
>
> In 2000, Noriega played a key role in engineering the fall of Haiti's
> elected President Jean-Bertrand Aristide. Noriega was a vocal critic of the
> Aristide government and circulated demands for the removal of Aristide at
> the OAS. After the US helped to overthrow him, Noriega quickly applauded the
> ascension of Prime Minister Gerard Latortue, who came to office despite the
> fact that he was living in Floridaat the time and was therefore ineligible
> for the presidency under Haitian constitutional law. Amid rampant violence
> and chaos, Noriega celebrated the overthrow of Haiti's government, stating
> to Congress: "Now we can make a new beginning in helping Haiti to build a
> democracy that respects the rule of law and protects the human rights of its
> citizens." 7 After Noriega's involvement, Haiti became the standard example
> of anarchy in the 21st century.
> At the time of Posada Carriles' arrest in the U.S. in 2005, Noriega stated
> that the charges against Mr. Posada, whose extradition has long been sought
> by Venezuela, "may be a completely manufactured issue," and that Posada
> "might not have been in the United States."[2]
> Noriega was a major force behind the Bush Administration’s policy of
> aggression towards Cubaand Venezuela.[3]
> In 1996, Noriega co-authored the Helms-Burton lawwhich tightened the
> 40-year-old embargo on Cuba.[4]
> In April 2002, Noriega publicly clashed with United States Secretary of
> StateColin Powellwhen he applauded the short-lived coup d’étatin Venezuela,
> forcing Powell to distance himself from Noriega’s comments after Hugo Chávez
> was returned to power.8
> Noriega resigned from the State Department in 2005 to join the private
> sector.[5] In 2009, he was hired as a U.S. lobbyist by the interim
> government in Honduras during the 2009 Honduran constitutional crisiswhen
> then President Manuel Zelaya was ousted for attempting to side step the
> Honduran constitution. [6]
> Since leaving office, Noriega has written on Western Hemisphere issues,
> including a claim that Iran has helped Venezuela start their own secret
> nuclear program.[7]
> As Assistant Secretary of State for Western Hemisphere Affairsunder
> PresidentGeorge W. Bush,[8] Ambassador Noriega was responsible for managing
> été encore plus loin. Lejournaliste du Nouvelliste Savanah Savary va plus
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