Si ce sont les œuvres suivantes, parlant de viol, d'avortement, de crimes contre l'humanité, de dictature, de l'enfance en domesticité, de la lutte contre l'analphabétisme, de corruption de l'appareil de l'État, de préjugés de couleur, de classe et d'autres préjugés de toutes sortes, de protection de l'environnement, de deux femmes instruites et cultivées qui préfèrent devenir lesbiennes pour pouvoir voler l'argent d'un homme, qui sont taxées de "roman à l'eau de rose " alors là, on est en présence d'un lecteur aveugle et de très mauvaise foi.
La méchanceté gratuite n'est jamais profitable à quiconque trop longtemps!

List Price: $20.00
6" x 9" (15.24 x 22.86 cm)
Black & White on Cream paper
260 pages
ISBN-13: 978-1453883167
ISBN-10: 1453883169
BISAC: Fiction / Romance / General
Une jeune fille de la haute société haïtienne, Sabine Roland, se fait violer en plein carnaval, alors qu’elle n’a que dix-neuf ans, un soir de Mardi gras.
Dans l’Haïti des années 70, le viol est un sujet tabou.
Pour comble de malchance, elle tombera enceinte à la suite de ce tragique événement. Elle est abasourdie ! Ses parents, désespérés, passant outre leurs convictions religieuses, pourtant très solides, la pressent d’avorter afin de mettre fin à ce cycle infernal de malheur.
Sabine, malgré son désarroi, leur tient tête. Elle n’est pas prête à subir ces deux chocs à la fois ; un viol et un avortement. Elle décide donc de garder son enfant envers et contre tous.
Elle part pour les États-Unis et met son bébé au monde. Elle revient au pays cinq ans plus tard avec son fils Sébastien.
Dans un pays plein de préjugés de toutes sortes cette jeune femme pourra-t-elle trouver la paix et le bonheur qu’elle recherche tant ? L’homme dont elle va tomber éperdument amoureuse saura-t-il transcender les tabous afin de pouvoir la rendre heureuse ? La chute de la dictature des Duvalier lui permettra-t-elle enfin de croire en des lendemains meilleurs ?
La Marginale, un roman de passion, d’amour et de foi inébranlable en la vie.
La Marginale, une œuvre qui prouve que le bonheur est toujours possible malgré les vicissitudes de la vie.

List Price: $20.00
6" x 9" (15.24 x 22.86 cm)
Black & White on Cream paper
318 pages
ISBN-13: 978-1456378356
ISBN-10: 145637835X
BISAC: Fiction / Action & Adventure
Martin Toma un adolescent illettré de famille pauvre, se laisse convaincre par Aristote, un vendeur de rêves, de se rendre à la capitale que ce dernier lui décrit comme une « Terre promise ».
Arrivé dans la Grande Ville, affaibli et affamé, il découvre dans l’environnement des bas quartiers un approfondissement de sa misère.
Il trouvera tout de même un ami parmi les jeunes voyous de la ville et affrontera en sa compagnie ce que les grandes agglomérations réservent aux gens de sa condition, la faim qui n’en finit pas, les nuits froides sous les porches, la compagnie des mendiants, les persécutions par les agents de l’ordre…
Puis, un beau jour, il rencontrera Bertrand Delbeau, un vieillard qui voulut bien l’aider.
Qu’adviendra-t-il de Martin ? Saura-t-il un jour lire et écrire ? S’en sortira-t-il ?
Roger Dorsainvil, 1988
Martin Toma est le premier roman de notre littérature qui se propose d’être une leçon d’éducation civique et patriotique. Ce livre, très beau, constitue un levain d’espérance pour une jeunesse désemparée.
Jean Fouchard, 1988.

List Price: $15.00
6" x 9" (15.24 x 22.86 cm)
Black & White on Cream paper
132 pages
ISBN-13: 978-1456560393 (CreateSpace-Assigned)
ISBN-10: 1456560395
BISAC: Biography & Autobiography / Personal Memoirs
Quand elle conçoit le J’M, en 1980, pour les restaurants McDonald’s du Canada, Margaret Papillon n’a que vingt et un ans. La combinaison des deux lettres qu’elle dessine en jaune sur papier rouge est une déclaration d’amour. Le J’M fait J’aime avec, de plus, le M de McDonald’s, les deux arches jaunes qui symbolisent ce géant du fast-food. D’après plus d’un, une idée encore plus brillante que I love NY des Américains puisque c’est le M de McDonald’s qui sert de verbe aimer dans un langage tout à fait phonétique. Aussi cette déclaration d'amour, considérée comme un chef-d'œuvre dans le monde entier, et ayant gagné plusieurs prix internationaux, a fait du chemin, vingt ans plus tard, en 2003, McDonald's reprend cette déclaration d'amour et la met dans son réseau mondial dans toutes les langues: c'est ça que j'm, I'm loving it, me encanta, etc.
C’est par une journée glaciale, en plein mois de novembre 1980, qu’elle se rend à la maison mère de McDonald’s à la rue de Miniac (Ville Saint-Laurent) pour soumettre ses dessins au directeur de la publicité d’alors qui est M. Michel Labelle.
Plus d’un mois plus tard, le 23 décembre 1980, elle reçoit une lettre émanant de la Ronald Reynolds, l’agence publicitaire de McDonald’s et signée de Mme Nora Farah, la remerciant pour le concept fourni, mais celle-ci se dit incapable de l’utiliser parce que la publicité de McDonald’s exige des concepteurs un long apprentissage et que tout était maintenant prêt pour une longue période à venir.
Pourtant, deux ans plus tard, en 1982, le J’M était à l’affiche et ladite campagne, surprise, est produite par Cossette & associés, agence fondée et dirigée par M. Claude Cossette, nouvellement engagé par McDonald’s en août de cette même année. Margaret Papillon intente alors un procès à la multinationale pour plagiat ; et c’est cette palpitante histoire, qui dure depuis près de trente ans, qu’elle nous raconte dans ce livre touchant et émouvant, mais tout aussi révoltant.
Margaret Papillon va-t-elle gagner cette grande bataille pour recouvrer ses droits d’auteur ?
La raison des plus forts… serait-t-elle toujours la meilleure ?
J'M
Ce panneau-réclame de Cossette Communication Marketing pour les restaurants McDonald est un chef-d'œuvre : une image du produit, un titre-argumentation clair et bref, une signature. Ici le titre est en même temps l'argumentation et la signature. On ne peut faire mieux. Aussi cette campagne a-t-elle gagné plusieurs prix internationaux.
dixit Claude Cossette de Cossette Communication
in "Comment faire sa publicité soi-même"

List Price: $10.00
5.5" x 8.5" (13.97 x 21.59 cm)
Black & White on Cream paper
134 pages
ISBN-13: 978-1463516512
ISBN-10: 1463516517
BISAC: Fiction / General
Haïti 1935: À Grande-Croix, une localité du Sud-Est, deux familles, les Boucard et les Décastro vont s'affronter et se détruire pour une sordide affaire politique. Depuis ce jour, où il y eut mort d'hommes, elles ne s'adresseront plus jamais la parole malgré leurs liens étroits de parenté et leurs intérêts communs. L'été 1995, soixante ans plus tard, Philippe Boucard s'amourache de Monica Décastro et désire l'épouser. Damoclès Boucard et Camille Décastro vont-ils effacer le drame de Grande-Croix pour permettre à un jeune amour de s'épanouir ? Les vieux fantômes du passé s'évanouiront-ils pour qu'enfin la haine et la rancœur cèdent la place au pardon et à la réconciliation ?
La Saison du Pardon : Un récit simple et puissant d'un drame engendré par la politique. Une formidable fresque, de la vie des grandes familles de province dans une lutte acharnée pour le pouvoir, dépeinte par l'auteur, Margaret Papillon, avec le grand sens du suspens et de l'humour dont elle nous a déjà fait montre dans ces deux précédents romans, "La Marginale" et "Martin Toma", qui ont connu un vif succès auprès du public tant Haïtien qu'étranger. La Saison du Pardon, une œuvre inspirée d'une histoire vraie, poignante et émouvante, est aussi une description d'une partie de notre vécu et de notre folklore qui recèle des richesses parfois insoupçonnées.
« Ce livre est fascinant, il se laisse lire. Je n'ai arrêté ma lecture qu'une fois, à la page 119, vaincu par la fatigue. Quant à la fin... elle est sensationnelle!»
Dr. Pradel POMPILUS

List Price: $10.00
5.5" x 8.5" (13.97 x 21.59 cm)
Black & White on Cream paper
156 pages
ISBN-13: 978-1463568719
ISBN-10: 1463568711
BISAC: Fiction / Short Stories
"Passion Composée" recueil qui comporte deux nouvelles : l’une sur les préjugés de couleur des Noirs sur les Noirs et l’autre sur la problématique du sida.
[…] Margaret Papillon est une toute jeune femme qui n’a pas encore 38 ans et qui fait montre déjà d’une sensibilité profonde, d’une perspicacité étonnante, d’une solide perception du milieu joint à une remarquable maîtrise de la langue écrite ! […]
Paulette Poujol Oriol
(Congrès « Haitian studies » novembre 1996)

List Price: $24.00
Née dans une famille mulâtre, Alessandra Lagardère est la seule à avoir la peau foncée et les cheveux noirs tout en boucles. En effet, sa mère et ses sœurs, Sybil et Allison, ont le teint pâle et une chevelure blonde et soyeuse.
Dans l’Haïti des années 60, pétrie d’exactions et croulant sous la dictature de François Duvalier, la vie est loin d’être facile pour la haute bourgeoisie dont fait partie la famille Lagardère.
Alessandra est une adolescente tourmentée par sa différence, qui n’a qu’une
envie : percer le terrible secret de sa naissance, car elle vit douloureusement l'insensibilité de sa mère à son égard.
Encore pubère, elle nourrit de tendres sentiments pour la seule âme qui semble lui accorder un peu de compréhension, un jeune et beau prêtre du nom de Stéphane de Vastey. Ce dernier finira-t-il par succomber aux avances de cette jeune fille à la beauté du diable ?
La Mal-aimée nous entraîne dans l’Haïti écorchée de Papa Doc puis de Baby Doc et de leurs fameux tontons macoutes. Cet émouvant récit nous fait comprendre la profondeur du malaise ayant existé à une époque où la haine faisait loi sur ce bout de terre bercé par la mer des Caraïbes. Ce roman-fleuve, à vous couper le souffle, va de rebondissement en rebondissement vers un dénouement tout à fait imprévisible. Une saga haletante qui scotche le lecteur au livre jusqu’à la dernière page dans le pur style papillonien.
Sujet de La Mal-aimée : Haïti dans les années 60 - Maritza Lagardère une mulâtresse à la peau, blanche, laiteuse, se trouve obligée de devenir la maîtresse de Danel Bèrette un homme fort du régime duvaliériste, bras droit du ministre de l’Intérieur, pour sauver sa famille des persécutions de Duvalier.
[…] Maritza n’avait partagé sa couche que pour sauver sa famille d’un désastre économique, au pire, d’une mort certaine. Elle s’était prêtée de mauvaise grâce à ce jeu de coucherie pour soustraire ses proches aux affres de la dictature. […]
Sujet de La Mal-aimée qui joue sur deux volets : 1) le pouvoir dictatorial et ses engrenages infernaux 2) les préjugés de couleur et de classe.
La Mal-aimée, extrait 1:
[…] – Cette histoire débuta en 1961, l’année d’avant celle de ta naissance. La dictature de François Duvalier faisait déjà rage, et sa haine des mulâtres croissait de jour en jour. Il s’était juré d’avoir notre peau, et je t’assure qu’il s’y attelait. Ses sbires semaient la terreur partout dans le pays. Les cagoulards, ancêtres des makoutes, défonçaient nos portes pour violer les femmes, les jeunes filles et parfois des fillettes de sept ou huit ans, à peine sorties de la prime enfance. Nos magasins faisaient l’objet de mises à sac régulières, condamnant des familles entières à l’exil. Ce furent des temps réellement durs pour nombre d’entre nous. Les crimes les plus odieux ont été commis au nom de la soi-disant révolution de 57. Des assassinats, il y en a eu par centaines. Papa Doc voulait asseoir son régime dans le sang. Il fit de la terreur son fer de lance. Pour avoir raison de nous, les entrepreneurs, il bloqua toutes nos importations de matières premières servant à faire fonctionner nos usines. Nous dûmes renvoyer une bonne partie de notre personnel dans un premier temps. Des mois passèrent sans que le veto ne fût levé. La faillite devint presque inévitable. Mon père essaya vaine- ment de faire fléchir le pouvoir en place. Il promit tout ce qui était possible et imaginable. Mais rien n’y fit ! Et puis, un jour, la « Providence » prit la forme et le visage de Danel Bèrette. Du moins mon père le crut un instant. Comme il se trompait ! Homme de main du dictateur, bras droit du ministre de l’Intérieur, il pouvait servir d’intermédiaire afin de nous éviter la banqueroute totale. Quand papa le contacta sous l’instigation de son très bon ami, Rudolf Attié, il était loin de s’imaginer le prix fort, le lourd tribut qu’il aurait à payer.
Ta mère a toujours été une très belle femme. Tout de suite, Bèrette tomba follement amoureux d’elle, bien qu’elle fût déjà promise à ton père. Pour les hommes de pouvoir, le fait d’être fiancé ou marié ne constituait pas un obstacle. Au contraire, ils éprouvaient comme une sorte de fierté, d’ivresse à dire qu’ils couchaient la femme d’un autre, une mulâtresse en plus. Ils prônaient le noirisme mais ne rêvaient que de se taper une femme à la peau claire. Alors, ce monsieur Bèrette posa ses conditions qui se résumèrent à une seule chose : ta mère ! Un grand coup de massue n’aurait pas pu être aussi percutant que ce choix qui plongea la famille entière dans une profonde consternation. Papa fut totalement abasourdi. Le pire, c’est que c’était ça ou la misère et la pagaille totale. Un soir, ne pouvant se résigner à donner une de ses filles en pâture à un vaurien, un rapace comme Bèrette, il nous demanda de faire nos valises pour fuir la dictature.
Malheureusement, à notre arrivée à l’aéroport le lendemain, une interdiction de départ, signée par le ministre de l’Intérieur et de la Défense nationale, nous frappait tous. Nous dûmes rebrousser chemin, la tête basse, le désespoir dans l’âme. Les larmes de maman ne tarissaient pas. Nous étions faits comme des rats. Le comble fut les coups de feu tirés en direction de la maison familiale tard dans la nuit qui suivit, brisant plusieurs lames de vitre et le lustre qui pendait au plafond du salon. Cette attaque fit un vacarme de tous les diables qui effraya tout le quartier. Il en résulta que papa fut terrassé par sa première crise cardiaque qui faillit l’emporter. Le lendemain de ce jour funeste, la police arrêta deux hommes de la famille, en exécuta un autre. Un bébé de deux ans, Céline, fille de l’oncle Antoine, fut attrapé à la baïonnette lors d’une descente de lieu. C’était l’horreur dans sa dimension la plus affreuse.
Bèrette était derrière tout cela, et ta mère le savait. Désirant éviter de nouvelles catastrophes, elle voulut se dévouer afin de sauver le reste de la famille. Elle décida d’accéder aux désirs de Danel Bèrette. À maman qui pleurait, elle dit : « Ne t’abîme pas les yeux, manmie ; de toutes les manières, cela ne tue pas ! » Au grand dam de ma mère, Maritza se plia aux exigences de ce malotru. Ton père, la mort dans l’âme, se courba lui aussi, ne pouvant offrir aucune autre solution aux problèmes de la famille. Il sanglota comme un bébé quand il la vit monter dans la voiture de ce monsieur comme on va à la potence. Depuis ce jour, ta mère devint une autre femme. Ayant perdu tous ses rêves et toutes ses illusions, la dureté s’installa dans son cœur et elle bannit les scrupules de sa vie. Elle en arriva même à faire chanter le maître chanteur qui poussa son sans-gêne jusqu’à exiger d’elle un enfant. Il voulait d’un petit mulâtre. Il voulait accomplir ainsi le plus grand fantasme de tout homme noir. « Tu vas y mettre le prix ! » disait ta mère qui exigea de lui une somme faramineuse pensant, du coup, le décourager : un million de dollars ! Elle croyait qu’en exagérant, il renoncerait à son utopie. Rien n’y fit. Il paya rubis sur ongle. Ton père crut en devenir fou et en voulut à la terre entière. Il souhaita partir. Mais cela arrangerait quoi de quitter une femme qu’on aime au moment où elle avait le plus besoin de vous ? Il se trouva lâche et resta. Dieu ! comme nous avons été malheureux à cette époque-là ! [...]

List Price: $10.00
5.5" x 8.5" (13.97 x 21.59 cm)
Black & White on Cream paper
122 pages
ISBN-13: 978-1461172406
ISBN-10: 1461172403
BISAC: Drama / American
Une femme découvre, un beau jour, au-dessus de l’armoire de sa chambre à coucher les preuves de l’infidélité de son mari. Des photos compromettantes qui vont lui fournir le prétexte qu’il fallait pour se remettre en question elle-même et aussi son couple. Dans des dialogues enlevés, crus et osés, l’éternelle question de la différence existant entre les hommes et les femmes sera soulevée par un mari volage et trois générations de femmes ayant subi, à des degrés divers, le machisme le plus primaire, les trahisons les plus abjectes et toutes sortes d’humiliations sans pour autant baisser les bras. Dans un échange de propos cinglants, chacun exprimera son mal-être existentiel.



Merci Pascale,
J’ai vécu durant 28 ans avec un artiste et crois-moi je connais cette frustration d’être dégradé au 2ème ou 3ème rang à cause d’un autre artiste qui est à la mode ou a des contacts dans des cercles « hautement placés ».
L’art doit nous plaire d’abord et d’ailleurs, qui n’a pas déjà savouré en cachète un roman d’amour de seconde classe ? Il existe cependant des critères qui nous permettent de classer un ouvrage dans une certaine catégorie, peut importe notre gout ou le plaisir que nous éprouvons en appréciant l’œuvre en question.
Un artiste capable peut aussi accoucher d’une médiocrité atroce et il est important à ce moment-la d’avoir quelqu’un à ses cotés qui nous réveille et exige de faire mieux. Durant ma philo, j’ai présenté une dissertation littéraire et au moment de la remise de note, mon professeur (qui m’adorait) me regardait d’un air dégouté en me disant « Quelle merde. Continuez comme ca et vous ratez votre bac pour sur ». J’ai eu 10/10 au bac et c’est grâce aux critiques acides de mon prof – que j’aurais pu étrangler pour son commentaire ce jour-la.
Je trouve que cet échange est une bouffée d’air frais après les courriels des dernières semaines et Mme Danticat pourra en tirer un bénéfice certain si elle accepte le défi lancé. Partout au monde, nous avons des critiques d’art qui sont sanglantes, injustes, flatteuse ou à leur juste valeur. Je me trompe peut-être, mais je n’ai pas l’impression que cet artiste international a été rejeté d'un revers de main, juste à cause de certaines phobies nationalistes.
Une chose est sure, ton texte me donne encore davantage envie de lire un livre de cet auteur et ceci est un résultat très positif de cet échange.
Je t’embrasse
Anne-Rose
Chère Mme Dubuisson,
Je vous remercie de cette échange qui d’après moi fait honneur à un forum culturel. Je ne suis peut-être pas de votre avis, mais étant donné que je ne connais pas l’œuvre en question, je ne peux pas encore me prononcer. Cet échange a cependant une conséquence positive, immédiate et directe – surtout aux yeux des défenseurs de Mme Danticat - qui est que je m’achèterai un livre de l’auteur en question, afin de pouvoir juger de moi-même qui a tort et qui a raison dans ce débat.
J’aimerais aussi ajouter un petit mot pour compléter ou, si vous voulez, renforcer une de vos déclarations. Depuis toujours le fait d’applaudir tout et rien, souvent avec « standing ovation », m’a toujours donné une certaine malaise. Il faut reconnaitre et apprécier l’effort d’un artiste ou présentateur (ce que je fais toujours), de là lui offrir une couronne pour n’importe quelle médiocrité c’est une autre chose totalement différente. A la question inévitable « pourquoi tu ne te lèves pas », j’ai toujours la même réplique: « Désolée mais je ne me lève pas pour « CA » quand même ». Parfois ma réaction n’est pas compris, parfois on m’appelle arrogante ou snob… parfois je suis insensible, un « Black le Rock » ou trop « réactionnaire ». Parfois on me répond que « oui, tu as raison, mais tout le monde se lève, je ne peux alors pas rester assis ».
Nous ne rendons service à personne en appréciant une médiocrité en tant qu’œuvre d’art, danse ou musique exceptionnelle ou discours extraordinaire. Seule la critique constructive nous permet de devenir meilleur et atteindre notre sommet.
Cordialement
Anne-Rose Schoen
Cher monsieur Saint-Fort, Qu’entendez-vous par « mauvaise foi »? Ce que j’ai émis est tout simplement mon opinion basée sur ma lecture critique de l’œuvre de Danticat. Je suis à peu près certaine que vous n’avez jamais pensé que c’est la mauvaise foi qui a conditionné ce jugement de Frédéric Marcelin sur Massillon Coicou : « Nord Alexis, par une stupide fusillade, lui assura une immortalité que sa poésie ne lui aurait pas donnée ». Jugement acide, s’il en est. Sans penser vous faire la leçon, permettez-moi de vous dire que mille arguments plaident en faveur d’un tel jugement, mais cela n’empêche pas que Coicou est servi à la postérité par l’histoire littéraire traditionnelle comme l’un de nos plus grands poètes. En effet, ils sont nombreux, les mythes littéraires de chez nous à détruire. Et l’intellectuel que vous êtes ferait mieux de travailler en ce sens. Vous le devez à la société et aux générations futures. Au contraire, vous vous ingéniez à nous compliquer la tâche en voulant y ajouter le mythe-Danticat. Supposons que, dans votre assez longue tirade, la seule vérité qui s’y trouve est que je m’y suis mise avec hargne sur le dos de Danticat, comme vous le prétendez, mais qui dit donc qu’on est tenu d’y aller avec le dos de la cuillère quand il s’agit de critiquer une œuvre littéraire? Vous ne pouvez ne pas vous rappeler, monsieur Saint-Fort, ces quatre vers vitrioliques énoncés contre Corneille, vers qu’on nous a fait apprendre par cœur pendant nos années d’Humanités chez les Frères et les Sœurs de Sainte-Croix : Ingrat, rends-moi mon Cid jusque au dernier mot Après tu connaitras, corneille déplumée, Que l’espoir le plus vain est souvent le plus sot Et qu’enfin tu me dois toute ma renommée Qui, dans ce cas, a jamais parlé de mauvaise foi? En tout cas, pas vous, cher monsieur Saint-Fort. Du moins, pas à ma connaissance. Lisant votre réaction à mon article, je suis navrée de constater qu’ils se portent encore bien, les vieux démons de l’intolérance. Pourquoi faut-il que ce soit de la mauvaise foi si une opinion ne va pas dans le même sens que la vôtre? Je ne cherche même pas à le savoir, car je m’y perds déjà. Et mieux vaut m’y perdre que de me retrouver dans votre circular reasoning : « L’œuvre est bonne parce que l’œuvre est bonne, parce l’auteur a reçu des prix ». En effet, vous vous êtes battu comme un beau petit diable pour essayer de défendre l’auteur de « Brother, I am dying». Infortunément pour vous, et pour elle surtout, vous avez accompli un travail digne d’un sophiste. Vous avez tourné autour du pot sans rien démontrer, vous avez avancé tout un tas d’arguments fallacieux, sans arriver à convaincre qui que ce soit, pas même vous. Est-ce que vous essayez de nous faire croire que Danticat est un superbe écrivain par le seul fait que, pour reprendre vos propres mots, elle a reçu des « prix littéraires prestigieux… McArthur Fellowship… cette récompense n’est pas réservée à n’importe qui ». Mais soyons sérieux, cher monsieur Saint-Fort, dirait le professeur Lesly Manigat : même le prix Nobel est prostitué. Ce n’est pas à moi, je suppose, de vous apprendre que plusieurs Seigneurs de la Guerre ont déjà reçu leur prix Nobel de la Paix. Sur quelle planète vivez-vous, monsieur Saint Fort? N’êtes-vous pas de ce monde, de notre monde où tout est corruption, où tout est corrompu. La société, l’amour, la politique, l’amitié, l’art, la littérature, tout est corrompu. Je répète ce que j’ai déjà dit : -célébrité ne rime pas forcément avec génie ou talent… -un best-seller n’est pas forcément un bon livre… -un écrivain couronné n’est pas nécessairement meilleur que Trissotin… -c’est à la lumière d’un tel état de fait qu’il faut comprendre la réaction de Jean Paul Sartre qui alla jusqu’à décliner l’honneur de recevoir le prix Nobel de Littérature en 1964... Pourquoi avez-vous délibérément choisi de ne pas tenir compte de ces arguments dans votre réplique? Seriez-vous en enfant de chœur, monsieur Saint-Fort, pour ne pas savoir que les maîtres du monde, ont l’habitude de tôt coopter les intellectuels du Tiers-Monde en flattant leur ego avec des prix et des médailles non mérités, histoire de les amener à servir leur cause et rien que leur cause, au moment venu. Vous êtes-vous jamais demandé pourquoi en 2003-2004, quand le débat faisait rage autour de la demande de restitution pour l’escroquerie de 1825 et la demande de réparations pour les méfaits de la colonisation et de l’esclavage, un certain René Depestre, surgi de nulle part, avec une belle tête de revenant, a été parachuté au devant de la scène pour, sans même un semblant de gêne, prendre fait et cause pour l’Hexagone contre Haïti? Si vous pensez que ce n’était pas un service dû et rendu à de vieux amis et protecteurs qui l’ont exigé, je vous dis comme dirait l’américain : « think again!». Vous êtes-vous encore posé la question est-ce que Senghor aurait joui de l’insigne honneur d’être reçu membre de l’Académie Française s’il n’était pas le garant des intérêts du néo-colonialisme français au Sénégal et même sur toute l’Afrique francophone sur laquelle il a exercé une influence extraordinaire. D’ailleurs, Senghor, quant à lui, a trop écrit. Il n’aurait suffi que de sa perle « la raison est hellène, l’émotion est nègre » pour qu’il eût droit automatiquement à la consécration. Il n’aurait même plus besoin de se casser la tête pour pondre cet autre joujou qui est : « Seigneur, parmi les nations blanches, place à la France, à la droite du père! » Dans votre réplique, monsieur Saint-Fort, vous vous limitez à mettre l’accent sur les honneurs et prix reçus par l’écrivaine, sans qu’à un aucun moment vous ne ressentiez la nécessité de faire ressortir la qualité de l’œuvre. De deux choses l’une : ou vous vous moquez des enfants du Bon Dieu ou vous souffrez de myopie. Dans le premier cas, vous n’êtes pas à prendre au sérieux ; et dans le second cas, vous êtes fort à plaindre. Quant à votre argument, à savoir que Danticat adresse la problématique haïtienne dans ses écrits, cela ne tient pas. L’argument est aussi superficiel que l’ensemble de l’œuvre lui-même. Pensez-vous donc que « Gouverneurs de la Rosée » n’aurait pas été paré de la même auréole si le décor était non Fonds-Rouge, mais quelque autre coin perdu de la brousse africaine? Ce sont, entre autres, la veine créatrice, la profondeur de la pensée et l’originalité des idées qui font la valeur de l’écriture romanesque. Tout ça fait défaut chez Danticat. De manière criante. Pis, son style sec, comme le lit d’une rivière desséchée, est rebutant et exige le lecteur à se faire violence pour aller jusqu’au bout. Si René Depestre et Dany Laferrière sont connus respectivement comme des écrivains français et québécois d’origine haïtienne, ils adressent la problématique haïtienne au moins en français. Ainsi l’étude de leurs œuvres dans nos salles de classe est facilement concevable et serait automatiquement chose faite. Mais on pourrait toujours traduire Danticat en français, soutiendriez-vous. Cependant, la traduction fidèle n’existe pas. Aucune traduction, aussi soignée soit-elle, ne peut rendre de manière authentique l’idée originale exprimée dans la langue de départ. J’ai lu une traduction anglaise des «Fleurs de mal » et je vous garantis que c’est un véritable désastre. Baudelaire n’en reviendrait pas. Alors? Il ne resterait plus qu’à présenter Danticat en anglais dans notre système éducatif francophone. Autant déclarer immédiatement l’anglais langue officielle. Allons donc! Qu’attendons-nous? Par égard pour lesmasterpieces de Danticat. Certes, la langue est le moteur de la littérature, cependant il serait téméraire, chicanier et inconsidéré de ma part de baser mon jugement sur Danticat sur le fait qu’elle est anglophone. Toujours est-il qu’une question s’impose: est-ce que la littérature américaine aurait revendiqué Hemingway, tout américain qu’il est, pour l’un des siens si l’auteur de « For whom the bell tolls », prix Nobel 1954, avait eu la lubie d’écrire en russe ou n’avait eu d’autre choix que d’écrire en chinois. Mon bon monsieur Saint-Fort, si en m’invitant à aller lire Danticat, vous insinuez que je suis assez irréfléchie et infatuée pour émettre une opinion sur un auteur sans l’avoir lu et relu, je m’en fiche. Si aussi vous laissez sous-entendre que je n’ai pas compris Danticat parce qu’elle écrit en Anglais, permettez-moi de vous dire, pour votre gouverne, mon cher monsieur Saint-Fort, que je maitrise l’Anglais aussi bien que vous le maitrisez, je présume. Encore mieux que Danticat, j’en suis certaine. Je n’ai jamais fait étalage de mes diplômes, titres, qualifications, honneurs et prix reçus sur le forum, mais je vous fais tout simplement savoir que je suis ici en terrain connu, qu’il s’agisse de langue ou de littérature. Si vous essayez d’occulter la vérité en choisissant ou en feignant de ne pas la voir, la vérité, quant à elle, finira par vous crever les yeux. Tous mes respects, Yolette Dubuissson --- En date de : Sam 25.6.11, Hug...@aol.com <Hug...@aol.com> a écrit :
|

Yolette Dubuisson et Anne Rose Shoen avez-vous jamais lu Margaret Papillon ?
Même mes livres jeunesse ne sont pas des romans à l’eau de rose !
Ils parlent de la manière dont les enfants peuvent vaincre leurs peurs (Babou chez le faiseur de songes). Ils parlent de protection de l’environnement,
de sauvegarde du patrimoine national. Ils ont été conçus de manière à démontrer aux jeunes haïtiens qu’ils ont reçu un magnifique pays en héritage,
un pays qui a un passé glorieux dont nous devons être fiers certes, mais qu’il faut défendre du bec et des ongles, afin de continuer la lutte pour sortir
celui-ci des ornières de la misère.
L’aventure a commencé en 1999 avec La Légende de Quisqueya dont l’action principale se déroule au pic Macaya classé patrimoine mondial
par l’UNESCO, car mon but est de créer des aventures partout où il y a nos patrimoines les plus importants, et ceci, dans les neuf départements
géographiques du pays pour apprendre aux enfants à apprécier ce qu’ils possèdent ; un pays que d’autres nous envient et dont nous, nous ne
faisons rien ou si peu. Le questionnement de la Légende de Quisqueya par les Taïnos, premiers habitants de l’île, et les héros de la guerre de
l’Indépendance : qu’avez-vous fait de ce magnifique pays et de cette indépendance reçus en héritage ? Un plaidoyer très puissant pour la protection
de l’environnement et la valorisation de nos richesses culturelles. Quant à La Légende de Quisqueya II, ce livre mène une véritable guerre contre le
colonialisme et contre le système esclavagiste dans sa globalité.
Le voyage se poursuit avec Le Trésor de la Citadelle Laferrière. La Citadelle Laferrière est aussi classée patrimoine mondial par l’UNESCO et
le roi Henri Christophe que je fais revivre dans ce texte le dit lui-même aux jeunes : sachez que les monuments historiques que nous vous avons
légués sont votre plus grande richesse. Si vous les exploitez comme il faut, grâce au tourisme, vous aurez l’assurance de ne jamais mourir de faim !
Avec Sortilèges au carnaval de Jacmel, dont le titre est très évocateur (le carnaval de Jacmel fait partie aussi de notre longue liste de patrimoines
que le monde entier nous envie), les jeunes font connaissance avec une autre sorte de fortune, celle de notre culture. À travers ce texte, ils vont se
familiariser avec la manière dont on peut s’y prendre pour accélérer le processus de richesse seule capable de permettre au pays de sortir du trou où
l’enfonce la « fausse » aide étrangère. Somme toute, ils apprennent à ne pas tendre la main pour demander l’aumône quand ils peuvent par leurs propres
moyens accéder au bien-être. Donc, une quête de dignité qui nous fait tant défaut, et ceci, depuis de trop nombreuses années.
Alors, pourquoi vouloir induire les membres des forums en erreur ?
Je crois qu’il est inutile de vous dire que vous pouvez bien rendre hommage à marie Vieux Chauvet, Paulette Poujol Oriol, Yanick
Lahens, Marie Célie Agnant, sans pour autant chercher à avilir Edwidge Danticat, Gary Victor ou Margaret Papillon.
La critique est aisée mais l’art est difficile !








En france 42 % des jeunes de 17 ans ont déjà consommé du cannabis.

Un ami lui offre le premier joint gratuit
L'offre, le plus souvent, n'est pas inoffensive. Il s'agit d'un avant-goût inclus dans une opération marketing visant à chercher des débouchés pour leurs produits. Ce stratagème est couramment utilisé par les passeurs de drogue. Les joints suivants seront vendus aux initiés. Désormais, l'enfant est définitivement tombé dans les filets des narco-trafiquants. Cette sensation d'euphorie et d'excitation que l'adolescent éprouve le place définitivement sur le circuit de la drogue. De jour en jour, il en veut davantage. Il finit par tout renifler. Avec le temps, il passe à des drogues plus dures. Il bifurque vers le haschich ou la marijuana, la cocaïne, l'héroïne. Et voilà, il est définitivement addicté et devient toxicomane


En pleine euphorie
Certains parents demeurent convaincus que leurs enfants ne seront jamais impliqués dans la drogue. A leur humble avis leurs tourtereaux et leurs tourterelles sont à l"abri de ces tentations plus fréquentes dans les classes sociales défavorisées et particulièrementchez les Noirs. Hélas! La vague atteint toutes les couleurs de peau et touche toutes les couches sociales même les plus fortunées. L'enfant docile et gentil que l'on connaissait, silencieusement change à l'insu de leurs parents. Qui pis est, il y a une très grande solidarité à la maison entre frères et soeurs, cousins, cousines, amis de quartier et condisciples d'école. Ils observent la loi de l'omerta (Mafia). Ils constituent à eux seuls un vrai gang selon le principe: une orange pourrit l'autre. Il est un fait certain que pour succomber à la tentation de la drogue, il faut avoir un profil psychologique bas. Le fil conducteur de la propagation de la drogue, ce sont les contacts d'amis.
2.- Comment découvrir que sa fille ou son garçon est impliqué(e) dans la drogue ?

a) perte de rendement en classe
L'élève qui était très bon baisse subitement et change sans raison apparente. Il néglige ses études et ne fait plus ses devoirs. Il enfreint la discipline de l'établissement et se trouve souvent en contravention avec la direction et le professeur de sa classe
b) changement d'attitude à la maison
Il devient nerveux et ne tolère plus les remontrances et même les moindres remarques de ses parents, de ses camarades et de son professeur
c) Isolement
Il adopte une attitude pensive et s'isole. Il veut à tout prix sa liberté. Souvent il répond par des agressions verbales.
d) Comportement violent
Au moindre choc, le jeune drogué menace de frapper ses camarades de classe, ses soeurs, ses frères et même ses parents. Pourquoi ? Parce qu'il a le sentiment qu'il est détesté, rejeté et persécuté par son entourage. Il devient très fragile et nourrit certains complexes. Certains sentiments racistes qui sommeillaient dans son subconscient commencent à se réveiller. Il pense parce que :
- il est Blanc ou Mulâtre il n'a rien à en découdre avec de sales nègres
- il est noir on lui décroche les mauvaises notes en classe
- ses parents sont pauvres qu'on l'engueule
- il ne porte pas de beaux habits que tout le monde le regarde de travers.
e) Tendance à l'isolement
L'attitude la plus tendancieuse c'est de faire une fugue. Il affiche une nette tendance à l'isolement. Il projette d'abandonner la maison afin de vivre loin du monde de ses connaissances qu'il déteste amèrement en le rendant responsable de sa triste situation. Il préfère se poster au coin des rues, dans les stations de train, de camionnettes et d'autobus, en somme là où il y a une intense activité afin de casser sa monotonie et se distraire.
Il a une piètre estime de soi et ressent un sentiment d'impuissance. Il crache sur tout et rêve de reformater ce monde à sa façon.
d) perte d'appétit et déliquescence des moeurs
Il mange peu et affiche une perte progressive d'appétit. Il quémande au coin des rues et va jusqu'à voler pour se procurer un peu d'argent surtout pour se procurer de la drogue dont le prix est très élevé. Souvent, faute d'argent, il se contente d'avaler n'importe quelle saloperie qui détériore rapidement sa santé. Il ne s"intéresse plus à sa mise et néglige sa toilette. Ses habits sont cirés, ses chaussures déchirées et ses cheveux hirsutes. Il sent le bouc sans éprouver aucune gêne
e) excentricité des goûts et des préférences
Il adore la musique engagée et contestataire dominée par le son du cuivre. Il vénère les artistes débraillés aux chevelures ébouriffées ou tressées. Il cherche un modèle sur lequel il copie son comportement. Le plus souvent il cible les stars en vogue et tapisse les mûrs de sa chambre avec leurs posters. Autrefois leur idole c'était Bob Marley qu'il cherche à ressembler en tout point.
3.- L'atmosphère familiale pousse-t-elle les ados à se droguer ?
Souvent certains ados sombrent dans la drogue par suite de la perte subite d'un parent proche ou d'un divorce mal ressenti. Parfois c'est pour échapper à certains jurons qui les blessent au tréfond de leur âme: aloufa,crétin, cochon, malpropre, imbécile, pitit Cécile etc. Ils se sentent trahis, abandonnés. Par manque de support moral, ils se réfugient dans la drogue pour s'y enfoncer définitivement.
- Un échec à l'école, un manque de concentration en classe ou des examens mal préparés peuvent conduire au découragement. Dans nos écoles il n'y a pas de ressources humaines à la disposition des élèves en vue de les aider à combler leurs lacunes. On leur colle carrément un gros zéro, sans aucune possibilité de reprise du cours.C'est la condamnation de l'ado pour la délinquance. Souvent leurs parents sont analphabètes et vivent dans de pires conditions économiques. Ils ne sont pas en mesure de leur payer des leçons particulières.

- Une déception amoureuse non exprimée , un chagrin d'amour chronique

En Haiti les parents dressent une cloison étanche entre eux et leurs enfants dont ils ignorent totalement les sentiments et leur vie intime. Pour eux l'amour est un fruit interdit aux adolescents(es) qui sont obligés d'en goûter en cachette. Cette stupidité conduit leurs fils et leurs filles à pratiquer le marronage. Des amis(es) inexpérimentés(es) deviennent leurs meilleures(es) confidents(es). Une déception amoureuse telle qu'infidélité, jalousie, une grossesse précoce, les basculent dans la drogue. La Nouvelle Donne (LND) qui se fixe l'objectif de réparer le tissu social haitien, en dénonçant scientifiquement nos travers, vous invite à jeter aux oubliettes vos préjugés mesquins et vos complexes démesurés qui causent la perte de vos enfants. On peut tout choisir pour son fils et sa fille, excepté son chum c'est à dire son ami(e) de coeur.

Le trafic de la drogue génère aux USA 63 milliards de dollars par an
Au Mexique, depuis 2008, la guerre entre Cartels de drogue a fait plus de 10.000 morts. Selon le rapport annuel de l'Organe International de Contrôle des Stupéfiants (OICS), les problèmes de drogue sont généralement dus à l'instabilité politique, la corruption étatique, la pauvreté des familles, la criminalité généralisée. Ces coordonnées suffisent pour vous permettre de brosser avec précision le drame de la société haitienne actuelle. Nous avons accumulé la gamme complète des ingrédients explosifs :

Cocaïne
La plupart de nos jeunes sont issus des bidonvilles ou encore de conditions économiques vraiment humbles. Ils ne résistent pas à la tentation du trafic des stupéfiants qui souvent tournent mal. La tâche qu'on lui demande n'est pas difficile : déposer un sachet dans une poubelle de la station ou à quelqu'un qui est posté quelque part moyennent $ 1000. Difficile de résister lorsqu'on n'a pas le sou. Face au désespoir et à l'incertitude de l'avenir, la drogue constitue une source d'enrichissement rapide. Parfois les adolescents s'y jettent parce que leurs parents sont empétrés dans la crasse et la misère. Ils veulent s'affranchir de leurs conditions infrahumaines.




Bonjour Mme Papillon,
je vous remercie de votre courriel, mais je ne comprends pas vraiment pourquoi vous vous adressez à moi. Je trouvais l’échange entre M. Saint Fort et Mme Dubuisson intéressant au point où je disais de vouloir me procurer d’un livre de Mme Danticat pour comprendre le bien-fondé ou non des déclarations émises.
Je n’ai critiqué personne. Je n’ai pas non plus émis une opinion sur votre œuvre ni celui de Mme Danticat.
Pour répondre à votre question : Non, je n’ai ni lu votre œuvre, ni celui de Mme Danticat – c’est d’ailleurs la raison pour laquelle je ne suis pas entrée dans le débat per se. J’ai par contre donné mon avis par rapport à l’habitude d’applaudir souvent trop, et trop abondamment, pour n’importe qui et n’importe quoi en Haiti.
Cordialement
Anne-Rose Schoen