HAÏTI - Politique: Bilan-diagnostic de Michaëlle JEAN (1er commentaire: Immortalité)

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Dja Paul

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May 16, 2012, 11:49:31 AM5/16/12
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Michaëlle JEAN, une icône d'origine haïtienne connue et appréciée à sa juste valeur mondialement, a exprimé des opinions sur la situation actuelle de son pays natal, Haïti.

Est-ce prétentieux de ma part de vouloir formuler des commentaires, et même des convictions contradictoires, voire divergentes à 180° aux siennes? A mon avis, que nenni!

Alors voici mon premier (1er) commentaire!

Il a pour objet "l'immortalité d'une nation". Elle a confondu "Nation" et "Etat", "Etat-Nation".

La "Nation" est immortelle, du moins jusqu'à l'Apocalypse, la Fin du Monde.

Une digression: Maintenant, tant mieux pour les superstitieux et les incrédules qui y croyaient, la Fin du Monde n'arrivera plus au 21.12.2012. Pourquoi? On vient de découvrir d'autres calendriers Mayas couvrant des périodes de très loin postérieures à cette date. On peut vaquer à ses occupations, perpétrer ses bombances et libations et déviances, sans crainte du châtiment funeste pour la fin de l'année 2012. Pas vrai? Ce n'est pas encore l'heure de la repentance pour mériter le Paradis, n'est-ce pas? On peut continuer le rondo habituel. 

Même après la disparition d'un territoire, des populations, de la faune, de la flore, de tout (ex., l'Atlantide a disparu "corps et biens" depuis bien des siècles) on parlera jusqu'à l'Apocalypse de la Nation, celle des Atlantes.

L'État, voire l'État-Nation, est mortel. L'Histoire du Monde est jalonnée de morts d'États-Nations", et de leurs créations aussi. Juste deux (2) exemples parmi de multiples autres:
1. L'État congolais (de Kinshasa) était "mort" pour devenir Zaïre puis est ressuscité en redevenant l'État congolais sous le vocable de la République Démocratique du Congo (RDPC);
2. La Tchécoslovaquie est morte en donnant naissance à la Tchéquie et à la Slovaquie.

Les notions de "Nation" et d'"Etat", d'"État-Nation", sont complexes. Pour plus d'informations consulter les sites GOOGLE et WIKIPEDIA. Voici un texte "copié-collé" ci-dessous. On  trouve la distinction entre Nation et État. 

Et aussi le fait suivant: Si la République d'Haïti venait à disparaître "corps et biens" à une certaine date (rayée de la carte du Monde), alors l'on dirait l'État haïtien (le Pays, le Peuple) a disparu, est "mort". Mais l'on ne pourrait pas dire que la Nation haïtienne est "morte", vu la persistance des Haïtiens des deux (2) sexes en diaspora, au Canada, aux USA, en Europe, en Asie, en Afrique, du fin fond de la Sibérie à la forêt dense de la Papouasie. Les différentes diasporas sont des composantes de la Nation haïtienne.

NATION, subst. fém.
A. − Vx. Groupe d'hommes dont les membres sont unis par une origine réelle ou supposée commune et qui sont organisés primitivement sur un territoire. Synon. gent1, tribu.Ces derniers [les Bitchys] habitaient plus au sud, mais peut-être à moins de sept à huit lieues: car ces nations, comme celles du Canada, changent de nom et de langage à chaque bourgade (Voy. La Pérouse, t.3, 1797, p.62):
1. Il est bon de prévenir le lecteur pour qu'il ne se laisse pas éblouir par l'expression imposante de nation [it. ds le texte]. Elle ne signifie rien autre chose que chaque tribu de sauvages, assujettie sous un même chef, dont la langue et quelques usages diffèrent un peu des autres; en sorte qu'une nation n'est souvent pas composée de deux mille individus, et qu'on rencontre des villages ou des nations beaucoup moins considérables. Baudry des Loz.,Voy. Louisiane, 1802, pp.20-21.
B. −
1.
a) Groupe humain, généralement assez vaste, dont les membres sont liés par des affinités tenant à un ensemble d'éléments communs ethniques, sociaux (langue, religion, etc.) et subjectifs (traditions historiques, culturelles, etc.) dont la cohérence repose sur une aspiration à former ou à maintenir une communauté. Esprit, génie, humeur, moeurs d'une nation; nation barbare, civilisée, cultivée, instruite, policée. Le caractère, les opinions, et surtout les langues, constituent l'unité des nations dans l'ordre moral; et, dans l'ordre physique même, elles sont dessinées par des caractères éminemment distinctifs (J. de Maistre,Corresp., t.3, 1810, p.482).L'historien et le philosophe cherchent une définition objective de (...) la nation : la nation est-elle fondée sur la langue commune ou sur les conceptions de la vie? (Merleau-Ponty,Phénoménol. perception, 1945, p.417):
2. ... l'idée même de nation en général ne se laisse pas capturer aisément (...). Le fait essentiel qui les constitue [les nations], leur principe d'existence, le lien interne qui enchaîne entre eux les individus d'un peuple, et les générations entre elles, n'est pas, dans diverses nations de la même nature. Tantôt la race, tantôt la langue, tantôt le territoire, tantôt les souvenirs, tantôt les intérêts instituent diversement l'unité nationale d'une agglomération humaine organisée. Valéry,Regards sur monde act., 1931, p.37.
♦ Sagesse* des nations.
Rem. 1. Il convient de distinguer en ce sens nation et état. Nation implique une idée de spontanéité, de communauté d'origine. État implique une idée d'organisation politique et administrative. Une nation peut être partagée, appartenir à plusieurs états, un état peut comprendre plusieurs nations. 2. Nation désigne un groupe humain envisagé sous le rapport de la communauté d'origine, de langue; peuple désigne un groupe humain envisagé du point de vue du gouvernement et des rapports politiques. Ces familles ainsi réunies en un corps, forment une nation sous le rapport de la communauté d'origine, un peuple sous le rapport de la communauté de territoire, un état sous le rapport de la communauté de lois (Bonald, Législ. primit., t.2, 1802, p.74).
b) En partic.
− [Au Moy. Âge] Groupement de maîtres et d'étudiants à l'intérieur des universités, selon un découpage linguistique. La faculté des arts de l'université de Paris comprenait quatre nations: anglaise (incluant les Allemands), française (incluant Italiens et Espagnols), picarde (incluant les Flamands), normande (FédouMoy. Âge1980).
− Au plur. [Dans l'Ancien Testament] Peuples idolâtres, ceux qui ne font pas partie du peuple élu. Synon. gentil1.Toute (...) guerre est une guerre sainte dans laquelle Jahvé intervient nécessairement pour porter secours à son peuple et anéantir les nations et leurs divinités (Allmen1956).
c) Synon. de nationalité (v. ce mot B 1).Le port est encombré de vaisseaux de toutes nations et de différents tonnages (Gautier,Tra los montes,1843, p.12).Dans l'intimité les Américains se laissent aller quelquefois à dire: «Nous sommes la nation qui a la peau la plus blanche du globe!» Et cette conviction les amène à traiter les hommes de toutes les autres nationalités blanches comme des nègres (Goncourt,Journal,1879, p.53).
− MAR. Pavillon de nation. Signe distinctif de la nationalité hissé à la corne des navires. (Dict. xixeet xxes.).
2. Groupe humain stable, établi sur un territoire défini constituant une unité économique, caractérisé par une auto-conscience ethnique (marquée par l'idée de la communauté d'origine et de destinée historique), une langue et une culture communes, formant une communauté politique personnifiée par une autorité souveraine et correspondant à un stade évolué du mode et des rapports de production. Des colonnes de conscrits, de soldats et de volontaires se croisaient, se mêlaient bruyamment (...). Madame de Béranger avait peur de ces rencontres fréquentes (...). Les volontaires criaient souvent Vive la nation! et elle se croyait en 93 (Sand,Hist. vie, t.2, 1855, p.414).Aucune [personne humaine] ne doit être privée des moyens positifs de travailler librement, sans dépendance servile à l'égard de qui que ce soit. C'est donc dans la nation que le droit de tous les individus, aujourd'hui, demain et toujours, trouve sa garantie (Jaurès,Ét. soc., 1901, p.132):
3. L'étude de la nation française nous a montré un cas où la plupart des composantes de la nation (marché national constitué ou en voie de constitution, langue nationale développée, unification politique, État centralisé) se trouvaient en place sans que pour autant puisse se créer la nation. Celle-ci ne put apparaître, en tant que telle, à la surface des rapports sociaux, qu'au moment où se cristallisèrent les contradictions de classes, où elles nécessitèrent l'intervention directe des masses populaires. R. Martelli,La Nation, Paris, Éd. soc., 1979, p.69.
SYNT. Nation commerçante, exportatrice, importatrice, industrialisée, industrielle, maritime; nations alliées, bélligérantes, ennemies; nations voisines; nations européennes, germaniques, latines, occidentales; nations civilisées, développées, en voie de développement; grandes nations.
Rem. À partir de la Révolution nation prend un sens politique précis et désigne une forme d'organisation sociale spécifique. Conjointement à cette acception, nation s'applique encore à cette époque à des groupes humains ayant eu des expériences d'organisation politique autonome, groupes qui ont en partie survécu à leur intégration dans le royaume de France avant 1789. Ces organisations possédaient les traits caractéristiques de toute ethnie et formaient un ensemble spécifique qui à la fin de l'Ancien Régime était désigné par province. La nation provençale (...) n'auroit pu céder les Avignonois au pape. La reine Jeanne le pouvoit-elle, contre les réclamations mêmes de la nation provençale? Non; les Avignonois sont donc toujours restés de droit une portion intégrante de la Provence, et par conséquent, de la nation françoise à laquelle la Provence a été incorporée (Robesp., Discours, Pétit. peuple avign., t.6, 1790, p.588).
♦ DR. INTERNAT. Clause de la nation la plus favorisée. Clause insérée dans un traité international et stipulant que l'État signataire s'engage à accorder aux ressortissants de son cocontractant tous les avantages déjà accordés ou qui pourront être accordés à un pays tiers. La nouvelle note iranienne annoncera la dénonciation de cet accord aux termes duquel l'Angleterre jouissait de la clause de la nation la plus favorisée (Le Monde, 19 janv. 1952, p.3, col. 4).La clause de la nation la plus favorisée crée des compétitions entre les divers pays, qui sont généralement tous désireux de l'obtenir, et par là, contribue à l'abaissement des tarifs douaniers et à l'extension des accords de réciprocité entre les pays. Mais par ailleurs, elle soude les économies de pays associés et contribue à la formation de «blocs» économiques opposés les uns aux autres (Bouv.-Ibarr.1975).
♦ Société* des Nations. Organisation* des Nations Unies.
3. P. méton. Territoire occupé par ce groupe humain. Synon. patrie, pays.Une nation est une grande association séculaire (...) entre des provinces en partie congénères formant noyau, et autour desquelles se groupent d'autres provinces liées les unes aux autres par des intérêts communs (Renan,Réf. intellect., 1871, p.202).
C. − [Désigne un ensemble de pers.]
1. Ensemble des personnes qui composent ce groupe (B2). Il traita de la paix, mais avec le consentement unanime de sa nation. Quelques révoltés, il est vrai, refusèrent de ratifier le traité; mais quel poids pouvoient avoir leurs réclamations après le voeu contraire, exprimé librement par la masse entière du peuple! (Genlis,Chev. Cygne, t.1, 1795, p.176).Quand on n'a pas pour soi l'opinion publique, c'est-à-dire la nation... on peut susciter des troubles, des complots, on peut faire des révoltes, mais non pas des révolutions! (Scribe,Bertrand, 1833, i, 6, p.134).Il tenait en profond mépris le gros de la nation française, ce ramassis de paysans et de manoeuvres qu'on appelle le peuple, ou la vile multitude (About,Nez notaire, 1862, p.8).
2. [Désigne un ensemble de pers. appartenant à une catégorie partic.]
− Vieilli ou littér. Ensemble des personnes formant un groupe homogène, qui ont des traits caractéristiques (physiques, psychiques, comportementaux, etc.) communs. Nation des poètes. C'est un coup-d'oeil charmant que toute cette nation citadine réunie sous l'ombrage d'arbres magnifiques et sur les gazons dont le Danube entretient la verdure (Staël,Allemagne, t.1, 1810, p.118).À peine ces trois rangées de maisons de la place Royale furent-elles dressées (...) que la nation des gens de justice envahit la place entière (Nerval,Nouv. et fantais., 1855, p.182).Toute la nation littéraire s'ordonnait en un petit nombre de tribus, selon les lois naïves des contrastes que l'on croyait exister entre l'art et la nature (Valéry,Variété IV, 1938, p.12).
− HIST. [Pendant la Révolution française] Ensemble des personnes formant le Tiers État. Le Tiers embrasse donc tout ce qui appartient à la nation; et tout ce qui n'est pas le Tiers ne peut pas se regarder comme étant de la nation (Sieyès,Tiers état, 1789, p.32).Au fur et à mesure que s'approfondissent les luttes révolutionnaires, la nation tend, dans le langage du temps, à s'identifier au peuple révolutionnaire qui a abattu la monarchie (R. Martelli,La Nation, Paris, Éd. soc., 1979, p.22).
− Vieilli. Ensemble des personnes appartenant à une même nation qui vivent dans un pays étranger. Synon. colonie.Toutes les «nations» de l'hôtel montrent beaucoup de gentillesses (Barrès,Amit. fr., 1903, p.51).
D. −
1. [Désigne une collectivité p. oppos. à un individu, une classe, un groupe] Collectivité nationale. Intérêts de la nation. Il ne faut plus nous dire continuellement: la France est un état monarchique; et faire découler ensuite de cet axiôme les droits du roi, comme la première et la plus précieuse partie de la constitution; et secondairement la portion de droits que l'on veut bien accorder à la nation (Robesp.,Discours, Contre veto, t.6, 1789, p.88).Pour lui, il n'était de joli départ pour les frontières qu'après avoir nettoyé le pays de la gangrène réactionnaire qui rongeait les forces vives de la nation (Aymé,Jument, 1933, p.89).La nation garantit l'égal accès de l'enfant et de l'adulte à l'instruction, à la formation professionnelle et à la culture (Constitution du 27 oct.1946,préambule).
2. DR. CONSTIT.
a) ,,Élément de l'État constitué par le groupement des individus fixé sur un territoire déterminé et soumis à l'autorité d'un même gouvernement. La nation est la substance humaine de l'État`` (Cap. 1936). L'idée de consulter la nation était lancée dans la circulation et s'associait à l'idée de liberté (Bainville,Hist. Fr., t.2, 1924, p.22).
b) [Dans la théorie classique issue de la Révolution française] ,,Personne juridique constituée par l'ensemble des individus composant l'État, mais distincte de ceux-ci et titulaire du droit subjectif de souveraineté`` (Cap. 1936). L'homme de leur choix sera constamment celui qui, à tous égards, offrira le plus de garanties comme administrateur local, et comme électeur des députés dont le mandat doit émaner de la nation entière (Lamennais dsL'Avenir,, 1831, p.277).Il tordait dans sa main le collet brodé du député de l'Aisne. «Le peuple me connaît. Il ne vous connaît pas. Je suis l'élu de la nation. Vous êtes les délégués obscurs d'un département» (A. France,Lys rouge, 1894, p.42).Dans la doctrine française, telle qu'elle a été exprimée dans nos constitutions de l'époque révolutionnaire et de 1848, la nation est le titulaire originaire de la souveraineté. La nation est une personne avec tous les attributs de la personnalité, la conscience et la volonté. La personne nation est, en réalité, distincte de l'État; elle lui est antérieure (L. Duguit,Traité de dr. constit., t.1, 1927, p.607 ds Rob.).



Haïti - Politique : La Nation n'est pas immortelle, elle agonise (dixit Michaëlle Jean)
15/05/2012 07:34:45


Propos de Michaëlle Jean :
« L'heure est grave. La Nation n'est pas immortelle, elle agonise. Le pays est à bout de souffle, à bout de tout. Le monde entier assiste, sans plus d'illusion, au spectacle désolant des impasses politiques haïtiennes qui se succèdent à coup de rivalités partisanes et stériles, d'inquisition sur des questions insensées comme celle de la double nationalité, alors qu'Haïti a besoin du concours de toutes ses filles et de tous ses fils, de les voir répondre à l'appel des aïeux, si souvent sublimé, mais si peu suivi, devenu lettres mortes : « l'union fait la force! » De l'union nous n'avons que faire, nous lui préférons la division et les affrontements sans fin. Tant et si bien, que nous n'avons pour force que celle d'enfoncer davantage notre terre et toute une population dans la précarité, l’abjecte pauvreté, la misère, le désarroi.

Il m'arrive, je l'avoue, d'avoir honte de cette pitoyable trahison de nos exploits et de nos conquêtes d'antan. Trahison de nos aspirations les plus nobles à la liberté, l'égalité et la fraternité. Trahison de nos rêves les plus grands de briser toutes les chaînes.

J'ai mal à mon cœur d'Haïtienne d'être interpellée par ceux, sourire en coin, qui tirent la ligne et ne voient plus en Haïti qu'un pays foutu, déliquescent, sans boussole, sans État, sans avenir, un tronc pourri, un monde de corruption et, certains n'hésitent pas à le dire, d'incapables.

J'assistais récemment à une table ronde où le verdict à propos d'Haïti était impitoyable, tant la situation bloquée des derniers mois est accablante. Voir des élus déterminés non pas à se retrousser les manches, mais à sacrifier l'intérêt de l'ensemble sur l'hôtel de l'obstruction systématique, sans retenue, sans foi ni loi, est insoutenable. L'exercice perdure et il est d'une cruelle irresponsabilité. Ce désordre assassine un pays et le plonge dans les ténèbres, dans une confusion telle que des esprits nostalgiques se prennent à regretter l’ordre des anciennes dictatures.

Le mouvement violent des plaques tectoniques n'est rien à côté. On aurait cru cette catastrophe, sans commune mesure, capable de rappeler à la raison et à la discipline.

On espérait un sursaut d'humanité, un pas décisif vers une éthique du partage. Chassez le naturel, il revient au galop. L'équipée est bien relancée dans la médiocrité. Car médiocres nous sommes si nous ne nous ressaisissons pas. Médiocres, si nous n'arrivons pas à réaliser l'unité nécessaire et à mettre de côté l’égoïsme et nos intérêts particuliers. Médiocres, si nous refusons le dialogue et le compromis historique salutaire au nom du bien commun, du pays à refonder, d'une Haïti nouvelle à créer. Médiocres, si nous restons englués dans l'indifférence chronique et la fuite en avant qui nous caractérisent devant l'échec qui pourtant crève cruellement les yeux à chaque carrefour. Médiocres, dans notre manque d'audace, de courage et de cohérence. Médiocres, dans notre complaisance, notre contentement aveugle, et notre fatalisme alors qu'il faut de toute urgence, ensemble, redoubler d'efforts. Médiocres, face à la jeunesse en mal de modèles à suivre et d'opportunités, pour le présent comme pour l'avenir.

Pourtant, il pourrait en être autrement. Nous pourrions montrer ce dont nous sommes capables, cesser de renaître du désespoir, faire preuve de vision, créer de toute notre énergie, de tous nos cœurs et nos cerveaux volontaires, l’espoir. Encore faut-il que nous le voulions. La volonté collective nous fait défaut, elle n'est toujours pas au rendez-vous. Autrement, nous investirions tout pour un gouvernement au plus vite constitué; un État viable; des institutions fortes; une fonction publique remembrée et compétente; un accès universel à des services de santé sur tout le territoire; des écoles et des programmes de qualité avec des maîtres formés; une université d'État remise sur les rails avec un campus dans le Nord à démarrer et d'autres à construire dans chaque région du pays; un système de justice accessible, efficace, indépendant et fiable; une police nationale professionnelle capable de garantir la sécurité des lieux, des personnes et des frontières et de participer au développement; des collectivités plus fortes qui participent de manière décentralisée à la croissance locale, régionale et nationale; des organisations de la société civile incluses dans le mouvement de relève et impliquées dans la recherche de solutions aux problèmes affligeants; une économie diversifiée pour un redressement de la production nationale et la création d’emplois, de leviers et de niches sur tout le territoire; l'agriculture priorisée, la pêche et les métiers de la mer organisés; l'entreprenariat facilité; des lois, des règles, des codes édictés pour la sécurité publique et pour mettre fin au chaos général, à l'incurie dangereusement mortifère; une politique énergétique et de reboisement innovatrice; la propreté et la salubrité partout pour notre plus grande fierté, notre intégrité et notre sens de la dignité; des citoyennes et des citoyens dont on reconnait les droits et libertés, mais qui sont aussi conscients de leurs devoirs.

Il y a exactement un an, un Président démocratiquement élu passait la cocarde à un autre, légitimement choisi lui aussi par la voie des urnes. Le nouveau Président de la République n’aura pas eu la partie facile pour former un gouvernement et le consolider, tant le terrain est miné. Que l’on comprenne qu’empêcher, retarder la formation d’un gouvernement est pur sabotage, irresponsable et suicidaire. Le temps est compté, chaque jour, chaque mois dans l’impasse est un coup de massue asséné à la Nation. Le monde nous regarde non plus désolé, mais décontenancé face à un tel bourbier politique totalement déshonorant. Sans gouvernement, le pays, déjà au bord du précipice, ne se relèvera pas, tous les efforts seront engloutis.

Le pays c'est nous, chacune et chacun d'entre nous. Sa réussite dépend aussi de nous.

Je dis «nous», ne cherchant pas à m’extraire du destin de la terre qui m’a vue naître.

Il est de notre entière responsabilité de montrer ce que nous sommes vraiment capables d’accomplir. »

Michaëlle Jean








KONAKOM

unread,
May 16, 2012, 1:59:41 PM5/16/12
to tout-...@googlegroups.com
Nous suivons parfaitement et partageons votre premier commentaire sur la mauvaise utilisation par madame Jean du terme "nation" qui nous semble tout à fait justifié...  Nous attendons vos autres commentaires, car nous aussi nous avons noté certains écarts de langage, de malheureux choix de mots, des critiques injustifiées et déséquilibrées de madame Jean qui nous gênent aussi...Malgré tous les égards et le respect que nous devons à madame Michaëlle Jean, nous sommes bien obligés de constater qu'aujourd'hui, face aux contradictions qui traversent notre société,  elle se noie dans des généralités, des considérations moralistes et des jugements de valeurs qui ne nous permettent pas d'avancer à pas assurés sur le combien difficile chemin de notre lutte politique, économique et sociale à la recherche d'un développement harmonieux, équilibré et durable. Aujourd'hui, malheureusement, nous pensons qu'elle commence à avoir le regard condescendant, biaisé et souvent intéressé de beaucoup de membres de la dite "communauté internationale" sur notre système politique et notre cheminement vers la démocratie, notre modernisation et notre propre émancipation... Nous pensons qu'au lieu d'une autocritique tranquille et mesurée ( car nous pensons qu'elle reste et demeure une haïtienne...), elle verse un peu trop vite dans une  sorte d'auto-flagellation et arrive même à remettre en question la volonté du peuple haïtien consacrée dans la constitution de 1987 en qualifiant "d'insensée" la controverse tout à fait justifiée concernant les limites imposées comme dans tous les pays à la multiple nationalité. Nous croyons cette attitude aussi dangereuse pour la redéfinition, la refondation et la protection de notre état-nation qui se bat comme il peut pour la défense de ses intérêts propres dans l'ordre injuste du marché-roi de la mondialisation qui ne fait la partie belle qu'aux riches et aux puissants... 
 
KONAKOM: Le parti politique moderne pour le renouveau d'Haiti


De : Dja Paul <dja_...@yahoo.fr>
À :
Envoyé le : Mercredi 16 mai 2012 11h49
Objet : [Tout-Haiti] HAÏTI - Politique: Bilan-diagnostic de Michaëlle JEAN (1er commentaire: Immortalité)

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Jeanhcharles

unread,
May 16, 2012, 5:55:21 PM5/16/12
to kon...@yahoo.com, tout-...@googlegroups.com

Cher Monsieur

KONAKOM est passe a cote d'un debat qui est au coeur meme de la
problematique haitienne

Madame Michaelle Jean a voulu mettre le point sur cette problematique
mais les critiques comme

KONAKOM sont passes a cote.

Pour l'edification de tous je voudrais re-editer cet essai sur Nation
building 101 vieux de 8 ans. (2004)

Salutations patrotiques

Jean Herve Charles
Relations Publiques
Repons Peyizan


Building 101
The case of Haiti at the dawn at its Bicentennial
An assessment
mardi 30 décembre 2003
| +

Nation Key points :
1- The 1804 Haiti revolution should be seen in its proper context :
i.e. an event of global proportion and of worldwide consequences.

2- The 1804 Revolution was much more profitable to the rest of the
world than it was for Haiti. It is languishing until today into a
defacto apartheid system.

3- Haiti two hundred years of self government enjoyed very little
progressive governance. Apart from the nation building policies of
Toussaint Louverture, Jean Jacques Dessalines and Henry Christophe
(1800-1815), the remaining governments from Alexandre Petion to Jean
Bertrand Aristide have used Haiti as their private enterprise dedicated
to the benefit of their cronies and their family.
Haiti life story in a nutshell can be described in this vignette :

a- fifty years (50) of bad education in its formative years, with the
governance of Alexandre Petion and Jean Pierre Boyer (1846)

b- one hundred years (100) of corrupt governance with presidents who
could barely read and write. ( 1946)

c) fifty years (50) of populist and dictatorial regimes that kidnapped
the concept of nationhood in order to satisfy the venal desire of
remaining in power and ransacking the national treasure (1946-2004)
The salvation for Haiti will stem from a policy that I have defined as
a possible solution for achieving peace, stability not only in Haiti
but also in the LDC countries. It called for the concept of nationhood
as defined by
Ernest Renan the French philosopher. The shared vision of the future
must be accepted and enforced by all, including the civil society and
the government to enjoy a stable and democratic nation.

I dare to say that this concept by itself can accomplish what the
communism and the socialism have boasted to realize (a just society)
but have failed miserably. Haiti in 2004 can accomplish a second
revolution by embracing the concept of nationhood (a country hospitable
to all including the majority peasant population). It can also share
this concept with the rest of the world, uplifting millions from
squalor.
By
Jean H Charles [1]

At the dawn of Haiti Bicentennial, it is fitting to stop, reflex and
ponder on where Haiti has been, where it is now and where it is going ?
The majestic feat of the Haitian Founding Fathers - Toussaint
Louverture- Jean Jacques Dessalines and Henry Christophe to break away
from 300 years of slavery is nothing but spectacular. It should be
recorded as a universal event that shapes the conscience of the world,
for the best and forever.

Haiti has sounded the alarm for the liberation of oppressed people
everywhere, at a time when the Christian Church was silent, when the
Literature of the learned sages gave their endorsement to rationalize
the concept of slavery.

(Voltaire : "in the tropics at some point apes had subdued some of our
girls and the Negro race had thus come into existence"

Montesquieu : "it is improbable that we should have to assume that
those black beings over there are human, because, if we have to
consider them human beings, we might as well believe that we ourselves
are no longer Christians).

The rest of the world owes an eternal debt to Haiti and to its
Founders. The citizens of Haiti, the descendants of those Titans must
greet each other with the motto : Honor, Respect and Glory. They must
also receive from all people of the world the same reverence of :
honor, respect and glory !

Haiti glorious past lasted only the span of the bloom of a rose.
Toussaint Louverture who had the support of the young United States in
his quest for nationhood was taken into the trap of the megalomaniac
Napoleon Bonaparte. He was kidnapped, thrown out into a cold jail and
died a year later, in France. The torch of Liberty was passed on to
Jean Jacques Dessalines ; he carried the mission with gusto and bravado
when his brethren assassinated him on October 17, 1807

Henry Christophe who fought in Savannah to facilitate the American
Independence, succeeded Dessalines in bringing the torch of liberty to
another high, equal to the mighty Citadel he built on the top of a
mountain to repel future foreign invasion. But his comrades in arms
misunderstood him. He killed himself out of desperation of not being
able to carry its mission of nation building.

The initial abysmal downfall of the creative Haitian inspirational
Revolution had its origin in a change of government in the United
States. John Adams the second American President was supportive of
Toussaint Louverture, providing him with arms to combat Britain and
France. He bestow Toussaint with favorable commercial treaties, opening
up the American market for the commerce of molasses enriching on both
sides of the Atlantic the merchants of Rhode Island and the coffers of
planters in Hispagnola. Being rich like a Creole was a "cool aspiration
"for many Americans at that time. Toussaint Louverture succeeded in
rebuilding the economy of the island to the scale equal to the colonial
prosperity. He was respected by both white and black in his nation
building skills.

Thomas Jefferson who succeeded John Adams sided with Bonaparte in his
plan to restore slavery in the island. The fact is, Bonaparte with the
blessing of the new American foreign policy embarked on a major
expedition to bring Hispagnola back into the then world order : the
subjugation of black people into eternal slavery. Through his Foreign
Minister Talleyrand, Bonaparte instructed the British and the American
that the expedition to Haiti was being conducted in the interest of
Western Civilization It was a crusade against the barbarians.

The Haitian Founding fathers succeeded in reversing the course of
history. Haiti exploded into birth, forcing the march towards Black
Emancipation in the United States some sixty years later. Bonaparte
plan, to use

Haiti as the jewel corner in building a colonial Empire in the Western
Hemisphere, was defeated. As such Jefferson obtained from Bonaparte the
surprise deal of the bargain price of 15 million dollars for the
Louisiana Purchase, a by-product of the Haitian successful revolution.

The new Republic was soon seen as a black sheep all over the world. To
start with, France demanded and received an amount equivalent to 21
billion dollars for indemnity to recognize Haiti independence. The
United States waited until 1860 with the advocacy of John Brown and
Frederic Douglass to send its first Ambassador to Haiti. The countries
of Latin America such as Columbia, Venezuela and Bolivia received money
and arms from Haiti in their struggle for independence. Yet, they all
have shunned Haiti from participating in international conferences and
in financial transactions. Germany, France, and Holland interfered with
Haiti politics to extract, blackmail, and extort vast sum of money from
successive Haitian governments. Such resources could be used for
national development.

Finally the United States in 1915, under the pretext of preventing
mayhem and national chaos, invade Haiti to protect the financial
interests of City Bank. To their credit the American occupation
introduced Haiti to a public health infrastructure and a public
security apparatus by organizing the Haitian army. But critics are
unanimous to conclude that the American technicians sent to Haiti were
very poor in nation building skills.

They reinforced the prejudice against dark skin Haitians by promoting
and aligning mainly with the elite mulatto. In fact, the Americans did
not seed deeply the roots of democracy in Haiti by failing to empower
the paysantry.

Using the yardstick set by the French Historian, Ernest Renan to
measure the conditions for building a nation, we find that you need a
defined territory, peopled by citizens, which glow in the same
historical past and dream of the same vision of the future.

The Haitian people are all proud of their historical past, but they
definitely do not share the same vision of the future. Toussaint,
Dessalines, Christophe wanted to create a nation where the children -
black and mulatto, former slaves and freemen would have their place at
the same table enjoying the fruits of liberation through diligence,
hard work and equal opportunity.

This concept was not shared amongst the rest of the Founding Fathers ;
they saw in the new Republic a continuation with a slight revision of
the colonial regime practice. Education should be a privilege reserved
only for a few. Ownership of the land should be confined to the
generals, their immediate family and to those who possess title before
the independence. Economic dominance and political power was to be
exercised by the very few with the right last name.

Indeed the following presidents, Alexandre Petion and Jean Pierre Boyer
who led Haiti formative stage during the next fifty years, stamped the
country with the virus of easy life or"laissez graining and map roolee
(faking diligence). That culture is still prevalent today. The State
treasure and resource became a source of looting or "dechoukaille" by
those who can put their hands on the key. The citizenry expected every
thing from the State without learning to put its own contribution in
building a nation. The Haitian process of development entered into a
vicious circle where the seed is eaten before it is planted.

President Mbke of South Africa in a soul searching address to the
Caribbean Chief of States probed the question of why Haiti fared so low
in its self governance. Beyond the usual cliché of victimization, it is
important to look into the Homo sapiens Haitianis to seek why the
American Revolution of 1776 and the French Revolution of 1789 have
produced vibrant democracies while the Haitian Revolution of 1804 has
degenerated into a failed state.

The American founding fathers, George Washington, James Madison, Thomas
Jefferson, Alexander Hamilton, and Benjamin Franklin have individually
and collectively framed and shaped the psyche of the young America.
They have instilled the virtues of pluralistic tolerance, pragmatism
and community cooperation. The United States is a patchwork of
self-governed communities.

In contrast, Haiti formative years were shaped by two rulers (Alexandre
Petion and Jean Pierre Boyer) who lasted (50) years but had a scant
view of education and of nation building. The mass of former slaves
went into the mountains where they still resided with no service from
and no demand to the Haitian governments.

Haiti languished for the next one hundred (100) years with presidents
who could barely write their names, but were led by invisible hands and
different factions that need to share the spoils of the national
treasure for their personal benefit. Last but not least, Haiti in the
last fifty- (50) years has suffered the kidnapping of the concept of
nationhood by the emergence of a new type of rulers who used the mantra
of populism and of reaching out to the neglected.

Yet, Dumarsais Estime, Francois and Jean Claude Duvalier and Jean
Bertrand Aristide cared only for their political cronies and of
maintaining themselves in power at any cost. As a result they have
pauperized not only the small middle class but have sinked the country
deeper into misery, while forcing the local intelligentsia to leave and
remain outside the country for the foreseeable future

Estime is still one of the most cherished Haitian Chief of State. Yet a
cursory review of his mandate indicates that the Haitian peasantry was
slowly enriching itself through the program of selling banana to the
Standard Fruit Company. Estime, to satisfy his political ambition of
buying off the Haitian Senate, nationalized the Standard Fruit
Cooperative Market and distributed the buying outposts to influential
Senators ; within a year the whole operation came to a close, putting
in motion the pauperization process of the rural peasants.

Francois and Jean Claude Duvalier introduced in Haiti the concept that
the Haitian peasantry is a force to be reckoned with. While they
catered to the lower instincts of the masses by arming them and
bringing them to the Capital for their many intimidating rallies, they
both failed to create good schools, good heath clinics and road
infrastructure in the country side. The immediate and the long term
result are the massive emigration of the Haitian brain force towards
the United States and the Canada with the strong internal peasant
migration towards Port au Prince creating shantytowns all around the
cities.

Jean Bertrand Aristide took power with the slogan that the rocks that
glazed in the sun will now enjoy the cool feeling of those rocks long
immersed into water. Indeed the masses have stand up behind him at his
election, and his return from exile .Yet the result of his governance
is on the negative side. Using the victimization process, the
government has squandered millions of dollars in foreign Aid. It has
lost the good will of the populace and worst it is postponing at best,
say, preventing through bad governance and organized insecurity the
return of the large mass of the Diaspora that is ready and willing to
invest in the Haitian reconstruction. at the eve of the Bicentennial

Indeed Haiti today, is still the land of a revisionist colony.
Eighty-five (85%) of the population still lives in a de facto apartheid
system. The 555 rural counties of Haiti have no running water, no
decent schools, no functioning health clinics, no roads, no
electricity, no telephone, no post office box and no designated share
of the national budget. Desperate, those peasants flood the shanty-
towns of City Soleil (Port au Prince), La Fossette (Cape Haitian), and
Raboteau (Gonaives). They are now at the gates of the cities, opening
up a new shantytown at the rate of one a month into any available open
space. They are also selling all their belonging to secure passage into
a clandestine leaky boat for a trip towards a better future in Little
Haiti, Belle Glade, Pahokee, Immokalee, Delray Beach or Fort Pierce,
Florida.

The state of Haiti at this present time is in a shamble. At the eve of
its Bicentennial, the mood for celebration is at a dime light. The
first generation of émigrés, those who left Haiti in the 60’ at the
peak of the state sponsored terrorism of the dictatorship of the
Duvaliers, are now at the age of retreat. Armed with financial and
intellectual muscle they are ready to help in the rebuilding of the
nation. But they are now parked in Hollywood, Boca- Raton, Kendall,
Wellington or Kissimmee, awaiting the appropriate wind of security,
peace and democracy from Haiti to land in the motherland.

That wind had been shut tight since 1956. The country has known for the
past 50 years, the dictatorship of the Duvaliers, the militarism of the
Namphy, Avril and Cedras. It is now under the illiberal democracy of
the Lavalas regime. The international aid has been curtailed because of
the imbroglio between the Government and the Opposition concerning
irregularities in the past legislative election. Irrespective of such
foreign aid, it is the right of each citizen to expect at least the
services of public security and of public health from its government.
Those two basics needs, are not met in Haiti. Cape Haitian, the tourist
capital of the country is in state of squalor so vivid that the city is
off-limit to the thousand of cruise ship vacationers who visit Labadie
every week. Yet Labadie is located at only fifteen minutes from Cape
Haitian, a world heritage site. Foreign investment, voire expatriate
transaction is seeking a better climate.

On the other side of the spectrum, the Convergence (the Coalition of
some 184 organizations and political parties) is embarking into a
"caravan of hope". Its leaders go from cities to cities sharing the
Covenant for a new Haiti. While the schedule of the caravan and the
harassment of the government supporters against that caravan are well
publicized, there is little publicity about the content of the
covenant. Does it contain a revised and extended version of the Lavalas
slogan that : the cool water should be spread to all, including those
who knew the cool and fresh feeling and to those who never taste it ?
Did it include first and foremost the plan for building a nation with
an affirmative action program on behalf of the Haitian peasant class ?

The rogue nature of successive Haitian governments is well documented,
the impact or the lack thereof of the international organizations in
facilitating the improvement of the lot of Haitian peasantry is
deconcerting The last major involvement of the United Nations in Rural
Haiti was in 1940 with the Marbial experience. The USAID major
involvement in rural Haiti ended in 1963 with the closure of the
integrated project Pote Cole in the northern part of Haiti.

Since Haiti is 90% rural, the highest rate in the world according to
the Swedish economist and scholar on Haiti Mats Lhundal, one would
expect that the policies of the major donors would be to force rural
development on the recipients for the grant money. The concentration of
the not for profit organizations in Port au Prince, the capital of
Haiti is an indication that the priorities are not in the right place.

The Haitian middle class, ten per cent of the population, has homes in
Boca Raton and a mountain villa in the cool hideaway of Fermathe or
Laboule.(Port au Prince) He shops in Miami and vacations in the
Dominican Republic. The concern should be on and above all for the
peasantry. Significant improvement in the lot of the Haitian masses
could be seen if a coordinated effort was made by the European
Community, the USAID, and the Canadian Agency for Development, Japan
and the Republic of Taiwan on rural Haiti.

They can jointly and individually urge each NGO to adopt one to three
rural counties ; backed by their financial and technical expertise
Haiti would soon flourish.

Furthermore, the United States government in using some creative
planning can and should divert 10 to 25% of its interdiction at sea
budget for a rural renaissance project in the Haitian country side. The
vista of those migrants who took the sea for a better future towards
Florida would soon disappear. It is smarter and cheaper to stop the
clandestine migration at its source. Making rural Haiti hospitable and
attractive for the paysant is the quickest way to put an end to
internal and external migration

In the end, the future of Haiti is in the hand of the Haitian people
themselves. The more than two dozens trips by the Organization of
American States to solve, to no avail, the political issue, is a clear
indication, that the creation of a nation, hospitable to all is the
business of its own constituents.

The people of Haiti must face the requirements of Nation building 101.
It calls for the acceptance of and the militancy towards equal
opportunity for all, albeit through diligence and hard work from each
It demands that no child be left behind with the best education made
possible by the Government and by the private sector.

It includes the development of the resources of each locality with the
view that the locals enjoy first the benefits of their environment.

It calls for nurturing a moral and civic compass amongst the citizenry
so the spirit of brotherhood and of fraternity is the concern for all.

Last but not least it demands, enhancing and protecting the environment
for the enjoyment of future generations.

I dream of a 2004 Haiti.One that is inspired by the Titans of 1804 in
accomplishing the task of creating a nation hospitable to all, rich and
poor, black and mulattoes, rural and city folks. This proud Haiti will
continue to create a better world for all, a world where the African
brethren will be urged to forgo their tribal culture of killing each
other while the resources of their land is stashed in Switzerland by
agent provocateurs.

A world where the African transported into the West Indies will
understand their land is prime real estate to be cherished and valued,
where the sun, the sand and the spice are prime commodity for the
benefit of its citizens first and foremost.

Last but not least, the African American brothers and sisters in the
United States will use the strength of their education, their talent
and their money to share the skills that will uplift not demean the
human race in general, the world black population in particular.

The lesson for Haiti is the same as for Iraq, Bosnia, Afghanistan,
Venezuela, Zimbabwe Mexico or Argentina. The process of rebuilding
calls first for a momentum from all the segments of the society to
forge the same vision of the future. The United States, at its creation
in 1776, did not contain the concept of equality for the large black
population. It was only in 1860, that Abraham Lincoln went to war in
the South to impose the vision that Black American should be equal to
White American in term of pursuit of justice, welfare and happiness.
Yet we have to wait one hundred (100) years for the true implementation
of that concept with the ratification of the Civil Rights Bill under
President Lyndon Johnson in 1964. It was the beginning of the true
creation of the American Nation. Since then, the United States has
accomplished much more in the last forty years for the emergence of the
Black American population than any Black nation has done for its
citizens in the last two hundred years.

South Africa under the De Clerk regime was not yet a nation ; it is
only with the election of Nelson Mandela that the vision of one
country, one people, was being crafted for a brighter future for all,
black and white. Indeed, the entire continent of Africa is peopled with
non-nation countries. Whether it is Rwanda where one million Tutsis
were butchered by their brethren ; whether it is Nigeria where tribal
fights caused dozens of death daily ; Whether it is Liberia where the
descendants of the pioneering Black Americans look down upon the
natives fueling a lasting civil war ; the lesson is clear, creating a
true nation is the condition sine qua non for peace and prosperity in a
country. .

President George W. Bush and Ambassador Paul Bramer III in the nation
building process in Iraq must first call for the education of the
Iraqis in seeing that the Shiites, the Sunni Muslims, the Kurds, and
the Baathists are members of the same Iraqis family. The vista of
Iraqis looting, state hospitals and state universities is a clear
indication that the concept of nationhood has not been taken place in
that country. Alongside with security, creating the concept of
nationhood must be on the high priority list for the United States if
they want to be successful and exit gracefully in their policy of
implementing democracy forever in Iraq.

The same principle applies to Afghanistan. The fast road to bring about
democracy and development to the country is to instill the notion that
all Afghan including warlords land have the same right and the same
obligations. Good school, health clinics and opportunity for all. The
security system cannot be confined to the City of Kabul.

Furthermore the task of repairing the wrong of the past cannot be
delegated to a charismatic, messianic, demagogic leader who uses the
concept of nation building to oppress the opposition groups in the
country. Saddam Hussein has used the Bahatist party as a weapon of
destruction upon the rest of the population. Robert Mugabe is using the
veteran soldiers as its instrument of weapon of destruction upon the
white population and the opposition parties. The Bolivares in Venezuela
could be seen in the same light as instrument of mass destruction upon
the opposition members.

Fast forward to Haiti, the subject of our focus in nation building 101,
the Bicentennial Jubilee is a window of opportunity to start over in
the right path. Haiti needs a government that teaches its citizens that
all the sectors of the society, city and rural people must share in the
budget for education, health, infrastructure, habitat and economic
stimulation. To catch up with 200 years of desolation and neglect, an
affirmative action program on behalf of rural Haiti must receive the
support and the cooperation of all.

There is a Haitian proverb that says : The days before the event will
tell you about the success of the day of celebration. At the dawn of
Haiti Bicentennial, the light is on the dim shift. According to that
Haitian proverb, the 2004 Celebration will be at best subdued at worst,
a non-event in Haiti. Yet there is no reason for the celebration not to
take place in full force in the offshoots of Haiti, in Florida, New
York, New Jersey and Massachusetts. The States of Florida and of New
York are home to some 400.000 Haitians each, while Massachusetts and
New Jersey have around 200.000 Haitians each.

The Haitian liberation against slavery was an uplifting event for the
whole universe. As such, the Bicentennial cannot and should not be the
business of only the Haitian people. It is fitting that the Governor
and the Legislature of Florida (and by extension, New York, New Jersey
and Massachusetts) use this window of opportunity to look into the
State of the Haitian Diaspora within their Commonwealth. A bird sight
view of Florida a la De Tocqueville would indicate that the state of
the Haitian Diaspora is not on the bright side. Traveling on Route 80,
from West Palm Beach to Fort Meyers two cities noted for their
extraordinary quality of life, you face the desolation of Belle Glade,
Pahokee, South Bay, and Immokalee all with a large concentration of
Haitians.

Those outposts can become centers of mixed-use industry, manufacture
services and of course agriculture. A joint initiative from Governor
Bush and the Florida Legislature can lead (with proper tax incentives)
foreign corporations to invest in those blighted areas. In promoting
the renaissance of Belle Glade, Pahokee, South Bay, Immokalee and Fort
Pierce, the State of Florida would improve the lives of the Haitian
migrants. Above all, it will enrich the State by eliminating those dark
spots in a canvass of developed and manicured cities, towns and
villages.

It was two hundred years ago that another invasion of Haitians
transformed the State of Louisiana into a Creole preserve, where
Mardi-Gras, jambalaya, fine cuisine, made a "big easy" culture where
tourists flock today en masse to enjoy the taste of good life.

Florida with its tropical vegetation that reminds us of Haiti, with its
large Haitian population eager to contribute its culture to the
American ethos, is the best training ground for Haitians to learn the
process of rebuilding their own country. (Ditto for New York, New
Jersey and Massachusetts) By using the Bicentennial of Haiti
Independence as a window of opportunity to make the life of the Haitian
migrants an uplifting one, America will present a deserving thank you
note, to a gallant country. It has projected to the world some two
hundred years ago that man and woman, whether black or white are God
made creature endowed with spirituality, intelligence, and the urge for
love, dignity and justice.

[1] Jean H Charles, MSW, JD. is executive director of AIDNOH Inc,
(Association for the integrated development of the North of Haiti Inc )
a non profit organization dedicated to curtail the immigration of
Haitians to South Florida by making Haiti more hospitable to the
Haitian people in particular those living in the country side. E-mail :
Jeanhc...@aol.com
Visitez le nouveau site du Groupe Medialternatif,
mis en ligne le 20 octobre 2011 à l'occasion de ses 10 ans



.............................................
Dans la même rubrique :
De : Dja Paul &lt;dja_...@yahoo.fr&gt;
Nation Building 101.docx

Dja Paul

unread,
May 16, 2012, 7:09:30 PM5/16/12
to
Nous suivons parfaitement et partageons votre premier commentaire sur la mauvaise utilisation par madame Jean du terme "nation" qui nous semble tout à fait justifié...  Nous attendons vos autres commentaires, car nous aussi nous avons noté certains écarts de langage, de malheureux choix de mots, des critiques injustifiées et déséquilibrées de madame Jean qui nous gênent aussi...Malgré tous les égards et le respect que nous devons à madame Michaëlle Jean, nous sommes bien obligés de constater qu'aujourd'hui, face aux contradictions qui traversent notre société,  elle se noie dans des généralités, des considérations moralistes et des jugements de valeurs qui ne nous permettent pas d'avancer à pas assurés sur le combien difficile chemin de notre lutte politique, économique et sociale à la recherche d'un développement harmonieux, équilibré et durable. Aujourd'hui, malheureusement, nous pensons qu'elle commence à avoir le regard condescendant, biaisé et souvent intéressé de beaucoup de membres de la dite "communauté internationale" sur notre système politique et notre cheminement vers la démocratie, notre modernisation et notre propre émancipation... Nous pensons qu'au lieu d'une autocritique tranquille et mesurée ( car nous pensons qu'elle reste et demeure une haïtienne...), elle verse un peu trop vite dans une  sorte d'auto-flagellation et arrive même à remettre en question la volonté du peuple haïtien consacrée dans la constitution de 1987 en qualifiant "d'insensée" la controverse tout à fait justifiée concernant les limites imposées comme dans tous les pays à la multiple nationalité. Nous croyons cette attitude aussi dangereuse pour la redéfinition, la refondation et la protection de notre état-nation qui se bat comme il peut pour la défense de ses intérêts propres dans l'ordre injuste du marché-roi de la mondialisation qui ne fait la partie belle qu'aux riches et aux puissants... 
 
KONAKOM: Le parti politique moderne pour le renouveau d'Haiti


De : Dja Paul <dja_...@yahoo.fr>
À :
Envoyé le : Mercredi 16 mai 2012 11h49
Objet : HAÏTI - Politique: Bilan-diagnostic de Michaëlle JEAN (1er commentaire: Immortalité)

Roland Montas

unread,
May 16, 2012, 8:10:50 PM5/16/12
to tout-...@googlegroups.com
Prière de relire la lettre ouverte de M. Jean LENTEMENT et de poser des questions pertinentes si vous ne comprenez pas le contenu
car elle s'adresse directement a vous, les "politiciens".

Roland Montas


De : KONAKOM <kona...@yahoo.com>
À : "tout-...@googlegroups.com" <tout-...@googlegroups.com>
Envoyé le : Mercredi 16 mai 2012 13h59
Objet : Re : [Tout-Haiti] HAÏTI - Politique: Bilan-diagnostic de Michaëlle JEAN (1er commentaire: Immortalité)

KONAKOM

unread,
May 17, 2012, 12:07:35 PM5/17/12
to tout-...@googlegroups.com
Prière de relire lentement et intelligemment les justes réserves et critiques de Dja Paul et du KONAKOM face au pathétisme creux et partisan de madame Jean.  Si vous ne les comprenez pas, sans arrogance, demandez des explications supplémentaires car ces critiques s'adressent aux patriotes éclairés, aux gens avisés et aux esprits libres...
Les hommes et les femmes politiques du KONAKOM
 
KONAKOM: Le parti politique moderne pour le renouveau d'Haiti


De : Roland Montas <mtim...@yahoo.fr>
À : "tout-...@googlegroups.com" <tout-...@googlegroups.com>
Envoyé le : Mercredi 16 mai 2012 20h10

Pakapala93

unread,
May 17, 2012, 1:10:53 PM5/17/12
to tout-...@googlegroups.com

‎voici une énoncée de madame Michaelle Jean qui devrait attiré lattention des poulins du KONAKOM puisquils sont des politiciens tres intelligents et chevronnés le reste nest que la description de notre réalité amertume et chagrin pour nous autres qui suit de prêt la déchéance à tous les niveaux qui ronge haïti 

"Le monde entier assiste, sans plus d'illusion, au spectacle désolant des impasses politiques haïtiennes qui se succèdent à coup de rivalités partisanes et stériles, d'inquisition sur des questions insensées comme celle de la double nationalité..." Michaelle JEAN


 



Sent via the Samsung Galaxy S™ II Skyrocket™, an AT&T 4G LTE smartphone.

Max Jeanty

unread,
May 17, 2012, 3:35:00 PM5/17/12
to tout-...@googlegroups.com, forum culturel, Max Jeanty
Au lieu de decortiquer le message pour montrer notre capacite en langues et nos habiletes individuelles...pourquoi pas se concentrer sur le fond du message qui selon moi est tres clair....Unissons nous tous pour que la nation , le pays ne disparaisse a jamais....
Haitiens/Haitiennes nous sommes tous super doues en paroles.....joignons maintenant nos actions a ces mots...

Max Jeanty


From: Pakapala93 <pakap...@yahoo.com>
To: tout-...@googlegroups.com
Sent: Thursday, May 17, 2012 1:10 PM
Subject: Re: Re : [Tout-Haiti] HAÏTI - Politique: Bilan-diagnostic de Michaëlle JEAN (1er commentaire: Immortalité)

Pakapala93

unread,
May 17, 2012, 4:14:05 PM5/17/12
to tout-...@googlegroups.com, forumc...@googlegroups.com, madma...@yahoo.com
MR Max 

NOU CHAJE KOKOBE MENTAL NAN PEYI NOU 

KOUNYE A NEG YO AP MANDE KI KOTE YO WE DEBA MINISTERYEL TELE DIFIZE 

TANKOU YOU PA JANM GADE ESPN 1 2 3 4 ak AP pil lot ki sou net 

Kenbe red 

PFA

unread,
May 17, 2012, 4:55:20 PM5/17/12
to tout-...@googlegroups.com, Koze Mande Chez, vinoush, Grand Debats, Max Jeanty
Max,
 
Sans vouloir chercher la petite bête, j'aimerais savoir comment et par où on devrait commencer à s'unir.
 
kenbe fem!
 
PFA

From: Max Jeanty <madma...@yahoo.com>
To: "tout-...@googlegroups.com" <tout-...@googlegroups.com>; forum culturel <forumc...@googlegroups.com>
Cc: Max Jeanty <madma...@yahoo.com>
Sent: Thursday, May 17, 2012 2:35 PM
Subject: Re: Re : [Tout-Haiti] HAÏTI - Politique: Bilan-diagnostic de Michaëlle JEAN (1er commentaire: Immortalité)

Au lieu de decortiquer le message pour montrer notre capacite en langues et nos habiletes individuelles...pourquoi pas se concentrer sur le fond du message qui selon moi est tres clair....Unissons nous tous pour que la nation , le pays ne disparaisse a jamais....
Haitiens/Haitiennes nous sommes tous super doues en paroles.....joignons maintenant nos actions a ces mots...

Max Jeanty

From: Pakapala93 <pakap...@yahoo.com>
To: tout-...@googlegroups.com
Sent: Thursday, May 17, 2012 1:10 PM
Subject: Re: Re : [Tout-Haiti] HAÏTI - Politique: Bilan-diagnostic de Michaëlle JEAN (1er commentaire: Immortalité)

‎voici une énoncée de madame Michaelle Jean qui devrait attiré lattention des poulins du KONAKOM puisquils sont des politiciens tres intelligents et chevronnés le reste nest que la description de notre réalité amertume et chagrin pour nous autres qui suit de prêt la déchéance à tous les niveaux qui ronge haïti 
"Le monde entier assiste, sans plus d'illusion, au spectacle désolant des impasses politiques haïtiennes qui se succèdent à coup de rivalités partisanes et stériles, d'inquisition sur des questions insensées comme celle de la double nationalité..." Michaelle JEAN

 


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-------- Original message --------
Subject: Re : [Tout-Haiti] HAÏTI - Politique: Bilan-diagnostic de Michaëlle JEAN (1er commentaire: Immortalité)
From: KONAKOM <kona...@yahoo.com>
To: "tout-...@googlegroups.com" <tout-...@googlegroups.com>
CC:


Prière de relire lentement et intelligemment les justes réserves et critiques de Dja Paul et du KONAKOM face au pathétisme creux et partisan de madame Jean.  Si vous ne les comprenez pas, sans arrogance, demandez des explications supplémentaires car ces critiques s'adressent aux patriotes éclairés, aux gens avisés et aux esprits libres...
Les hommes et les femmes politiques du KONAKOM
 
KONAKOM: Le parti politique moderne pour le renouveau d'Haiti

De : Roland Montas <mtim...@yahoo.fr>
À : "tout-...@googlegroups.com" <tout-...@googlegroups.com>
Envoyé le : Mercredi 16 mai 2012 20h10
Objet : Re : [Tout-Haiti] HAÏTI - Politique: Bilan-diagnostic de Michaëlle JEAN (1er commentaire: Immortalité)

Prière de relire la lettre ouverte de M. Jean LENTEMENT et de poser des questions pertinentes si vous ne comprenez pas le contenu
car elle s'adresse directement a vous, les "politiciens".

Roland Montas

De : KONAKOM <kona...@yahoo.com>
À : "tout-...@googlegroups.com" <tout-...@googlegroups.com>
Envoyé le : Mercredi 16 mai 2012 13h59
Objet : Re : [Tout-Haiti] HAÏTI - Politique: Bilan-diagnostic de Michaëlle JEAN (1er commentaire: Immortalité)

Nous suivons parfaitement et partageons votre premier commentaire sur la mauvaise utilisation par madame Jean du terme "nation" qui nous semble tout à fait justifié...  Nous attendons vos autres commentaires, car nous aussi nous avons noté certains écarts de langage, de malheureux choix de mots, des critiques injustifiées et déséquilibrées de madame Jean qui nous gênent aussi...Malgré tous les égards et le respect que nous devons à madame Michaëlle Jean, nous sommes bien obligés de constater qu'aujourd'hui, face aux contradictions qui traversent notre société,  elle se noie dans des généralités, des considérations moralistes et des jugements de valeurs qui ne nous permettent pas d'avancer à pas assurés sur le combien difficile chemin de notre lutte politique, économique et sociale à la recherche d'un développement harmonieux, équilibré et durable. Aujourd'hui, malheureusement, nous pensons qu'elle commence à avoir le regard condescendant, biaisé et souvent intéressé de beaucoup de membres de la dite "communauté internationale" sur notre système politique et notre cheminement vers la démocratie, notre modernisation et notre propre émancipation... Nous pensons qu'au lieu d'une autocritique tranquille et mesurée ( car nous pensons qu'elle reste et demeure une haïtienne...), elle verse un peu trop vite dans une  sorte d'auto-flagellation et arrive même à remettre en question la volonté du peuple haïtien consacrée dans la constitution de 1987 en qualifiant "d'insensée" la controverse tout à fait justifiée concernant les limites imposées comme dans tous les pays à la multiple nationalité. Nous croyons cette attitude aussi dangereuse pour la redéfinition, la refondation et la protection de notre état-nation qui se bat comme il peut pour la défense de ses intérêts propres dans l'ordre injuste du marché-roi de la mondialisation qui ne fait la partie belle qu'aux riches et aux puissants... 
 
KONAKOM: Le parti politique moderne pour le renouveau d'Haiti

PFA

unread,
May 17, 2012, 6:03:03 PM5/17/12
to tout-...@googlegroups.com, Koze Mande Chez, Grand Debats, vinoush, Marc-Arthur Pierre-Louis
Michaelle Jean, est-elle Martellyste?
 
Il n y a pas qu'une façon de regarder une realité donnée. Si l'on devait s'en tenir à l'unicité de chaque etre humain, on dirait qu'il existe plus de 7 milliars de façons d'apprehender, d'observer, d'analyser et d'opiner sur une realité quelconque. Neanmoins, dans le creuset du temps, de l'environnement geopolitique, des contraintes socioculturelles et de la simple contagion sociale, les perceptions individuelles tendent à s'harmoniser, le grouthink tend à emerger, et le regard que jette le nord-américain tend à etre different de celui que jette l'européen, l'africain, l'asiatique, le latino, et le caraibbéen. De plus, les pays ayant des interets communs se partagent aussi des manières de voir, des ideologies, des reflexes et des façons de faire. De ce fait, quand un citoyen d'une region donnée regarde un autre citoyen d'une autre region, ce sont des generations de philosophes, de poètes, de stratèges politiques et de leaders religieux et economiques qui s'affontent dans un monde convergeant de plus en plus vers l'uniformité. Et la raison du plus fort est toujours la meilleure.
 
Michaelle Jean a vu juste. L'heure est grave. Pi mal pase sa se lanmò. Mais au delà du diagsnostic de l'Honorable ex-gouverneure génerale, j'ai bien peur qu'elle ait examiné notre realité Haitienne avex les memes outils obsolètes, le meme regard paternaliste et condescendant, les memes reflexes imperialistes de nos chers missionnaires de la Communauté Internationale.
 
En fait, ces chers missionnaires sont toujours prompts à rejeter toute responsabilité dans nos luttes steriles et fratricides. Selon eux, ce sont toujours les Haitiens incapables qui choisissent leurs leaders, leurs infortunes et leurs misères. Eux ils se contente comme à l'accoutumée d'assister, impuissants, à notre descente aux enfers. N'est-ce pas nous autres Haitiens qui avions financé nos coups d'Etat chroniques, l'embargo commercial de 1991, Guy Philippe et son armée, la Minustah, nos elections et leurs resultats? Et Pour qui se prennent nos bienveillants patrons de la Communauté Internationale pour decider que les articles de notre Chartre Fondamentale (sur la double nationalité) étaient insensées? Mme Jean serait-elle martellyste?
 
Et Pourtant il y en a qui croient que la mort n'est pas toujours une mauvaise chose. Pa gen omlèt san ze kase. Qui sait? S'ils nous laissent mourir, peut-etre que nous regenererons plus unis, plus consequents, moins indigents, moins corrompus que jamais!
 
Enfin, que Mme Jean nous montre les etapes à suivre pour eviter la mort! A l'heure où nous en sommes, les discours generiques ne vont rien changer.
 
PFA

PFA

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May 17, 2012, 6:05:19 PM5/17/12
to Koze Mande Chez, Tout- Haiti Googlegroups, vinoush, Grand Debats

Michaelle Jean, serait-elle Martellyste?

Max Jeanty

unread,
May 17, 2012, 6:30:03 PM5/17/12
to tout-...@googlegroups.com, Koze Mande Chez, vinoush, Grand Debats, Max Jeanty
Que l'on commence avec les simple "win-win"....
si je peux manger...que j'offre a quelqu'un qui ne peut pas (La kou system)
si je sais que je peux faire 300% sur un produit...que je reduisse ce profit et que j'offre a quelqu'un qui ne peut pas, 50%.....
utopique dans les regles du capitalisme mais pas dans nos regles de freres (neg d'antan...neg ginen...)...
mais surtout par action......

Max Jeanty


From: PFA <fap...@yahoo.com>
To: "tout-...@googlegroups.com" <tout-...@googlegroups.com>; Koze Mande Chez <koze-ma...@googlegroups.com>; vinoush <vin...@yahoogroupes.fr>; Grand Debats <grands...@yahoogroups.com>
Cc: Max Jeanty <madma...@yahoo.com>
Sent: Thursday, May 17, 2012 4:55 PM

Max Jeanty

unread,
May 17, 2012, 6:32:39 PM5/17/12
to tout-...@googlegroups.com, forumc...@googlegroups.com
Wesly...ou vle di c-Span pa vre?

Max Jeanty


From: Pakapala93 <pakap...@yahoo.com>
To: tout-...@googlegroups.com; forumc...@googlegroups.com
Cc: madma...@yahoo.com
Sent: Thursday, May 17, 2012 4:14 PM

Pakapala93

unread,
May 17, 2012, 6:52:42 PM5/17/12
to tout-...@googlegroups.com, koze-ma...@googlegroups.com, grands...@yahoogroups.com, vin...@yahoogroupes.fr, b...@brbmi.com
PFA 

Sa move anpil wow mes felicitations ou toujou dip nan bagay yo mwen al dako ak ou a 50% 

Pa bliye politician nou yo ce makak yo ye depi yo jwen fig fok yo danse les voleurs deshonorent toujours leurs familles 
Nos politiciens ne font que nous humiliès aux yeux du monde 

Tu ne pas oublier tout largent qu'ils nous ont donné nous les avons dechepiye acheter de jolies maisons en floride sur la côte dazur beaucoup sont dans les banques suisses île caiman nous avons plus dargents investis chez nos voisins que dans notre propre pays 

Un tout petit rappel ces internationaux sont partout chez nos voisins dans les pays asiatiques sud américain africain caraïbéens est que ces pays sont comme nous autres est ce qu'ils ont été indépendant en même temps que nous est ce qu'ils ont embrassé la technologie l'économie le commerce leducation en même temps que nous 

PFA le problème est purement haïtiens tout simplement haïtiens  tu prends lhaitien tu le place dans un autre environnent la même chose comme tu dis on peut avoir un zilion de moyens d analyse les choses la vérité et la réalité reste de même 

Ce crab nou ye pa bliye sa 

Au contraire nous devons les rermercier de nous protéger contre nous mêmes c'est déjà beaucoup 

Kenbe red 


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Subject: Re: Re : [Tout-Haiti] HAÏTI - Politique: Bilan-diagnostic de Michaëlle JEAN (1er commentaire: Immortalité)
From: PFA <fap...@yahoo.com>
To: "tout-...@googlegroups.com" <tout-...@googlegroups.com>,Koze Mande Chez <koze-ma...@googlegroups.com>,Grand Debats <grands...@yahoogroups.com>,vinoush <vin...@yahoogroupes.fr>
CC: Marc-Arthur Pierre-Louis <b...@brbmi.com>


Michaelle Jean, est-elle Martellyste?
 
Il n y a pas qu'une façon de regarder une realité donnée. Si l'on devait s'en tenir à l'unicité de chaque etre humain, on dirait qu'il existe plus de 7 milliars de façons d'apprehender, d'observer, d'analyser et d'opiner sur une realité quelconque. Neanmoins, dans le creuset du temps, de l'environnement geopolitique, des contraintes socioculturelles et de la simple contagion sociale, les perceptions individuelles tendent à s'harmoniser, le grouthink tend à emerger, et le regard que jette le nord-américain tend à etre different de celui que jette l'européen, l'africain, l'asiatique, le latino, et le caraibbéen. De plus, les pays ayant des interets communs se partagent aussi des manières de voir, des ideologies, des reflexes et des façons de faire. De ce fait, quand un citoyen d'une region donnée regarde un autre citoyen d'une autre region, ce sont des generations de philosophes, de poètes, de stratèges politiques et de leaders religieux et economiques qui s'affontent dans un monde convergeant de plus en plus vers l'uniformité. Et la raison du plus fort est toujours la meilleure.
 
Michaelle Jean a vu juste. L'heure est grave. Pi mal pase sa se lanmò. Mais au delà du diagsnostic de l'Honorable ex-gouverneure génerale, j'ai bien peur qu'elle ait examiné notre realité Haitienne avex les memes outils obsolètes, le meme regard paternaliste et condescendant, les memes reflexes imperialistes de nos chers missionnaires de la Communauté Internationale.
 
En fait, ces chers missionnaires sont toujours prompts à rejeter toute responsabilité dans nos luttes steriles et fratricides. Selon eux, ce sont toujours les Haitiens incapables qui choisissent leurs leaders, leurs infortunes et leurs misères. Eux ils se contente comme à l'accoutumée d'assister, impuissants, à notre descente aux enfers. N'est-ce pas nous autres Haitiens qui avions financé nos coups d'Etat chroniques, l'embargo commercial de 1991, Guy Philippe et son armée, la Minustah, nos elections et leurs resultats? Et Pour qui se prennent nos bienveillants patrons de la Communauté Internationale pour decider que les articles de notre Chartre Fondamentale (sur la double nationalité) étaient insensées? Mme Jean serait-elle martellyste?
 
Et Pourtant il y en a qui croient que la mort n'est pas toujours une mauvaise chose. Pa gen omlèt san ze kase. Qui sait? S'ils nous laissent mourir, peut-etre que nous regenererons plus unis, plus consequents, moins indigents, moins corrompus que jamais!
 
Enfin, que Mme Jean nous montre les etapes à suivre pour eviter la mort! A l'heure où nous en sommes, les discours generiques ne vont rien changer.
 
PFA
 
 
 
 

Pakapala93

unread,
May 17, 2012, 7:59:01 PM5/17/12
to tout-...@googlegroups.com, forumc...@googlegroups.com

Non Max ou ce youne nan moune seryè sou forum yo map di w pa pedi tan w fe logik ak KOKOBE mantal sa yo

 yo pap konprann yo pap janm ka konprann 

Kenbe red 


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Subject: Re: Re : [Tout-Haiti] HAÏTI - Politique: Bilan-diagnostic de Michaëlle JEAN (1er commentaire: Immortalité)
Wesly...ou vle di c-Span pa vre?

Max Jeanty


From: Pakapala93 <pakap...@yahoo.com>
To: tout-...@googlegroups.com; forumc...@googlegroups.com
Cc: madma...@yahoo.com
Sent: Thursday, May 17, 2012 4:14 PM
Subject: Re: Re : [Tout-Haiti] HAÏTI - Politique: Bilan-diagnostic de Michaëlle JEAN (1er commentaire: Immortalité)
MR Max 

NOU CHAJE KOKOBE MENTAL NAN PEYI NOU 

KOUNYE A NEG YO AP MANDE KI KOTE YO WE DEBA MINISTERYEL TELE DIFIZE 

TANKOU YOU PA JANM GADE ESPN 1 2 3 4 ak AP pil lot ki sou net 

Kenbe red 


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Subject: Re: Re : [Tout-Haiti] HAÏTI - Politique: Bilan-diagnostic de Michaëlle JEAN (1er commentaire: Immortalité)
Au lieu de decortiquer le message pour montrer notre capacite en langues et nos habiletes individuelles...pourquoi pas se concentrer sur le fond du message qui selon moi est tres clair....Unissons nous tous pour que la nation , le pays ne disparaisse a jamais....
Haitiens/Haitiennes nous sommes tous super doues en paroles.....joignons maintenant nos actions a ces mots...

Max Jeanty


From: Pakapala93 <pakap...@yahoo.com>
To: tout-...@googlegroups.com
Sent: Thursday, May 17, 2012 1:10 PM
Subject: Re: Re : [Tout-Haiti] HAÏTI - Politique: Bilan-diagnostic de Michaëlle JEAN (1er commentaire: Immortalité)
‎voici une énoncée de madame Michaelle Jean qui devrait attiré lattention des poulins du KONAKOM puisquils sont des politiciens tres intelligents et chevronnés le reste nest que la description de notre réalité amertume et chagrin pour nous autres qui suit de prêt la déchéance à tous les niveaux qui ronge haïti 
"Le monde entier assiste, sans plus d'illusion, au spectacle désolant des impasses politiques haïtiennes qui se succèdent à coup de rivalités partisanes et stériles, d'inquisition sur des questions insensées comme celle de la double nationalité..." Michaelle JEAN

 


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PFA

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May 17, 2012, 8:06:51 PM5/17/12
to tout-...@googlegroups.com, koze-ma...@googlegroups.com, grands...@yahoogroups.com, vin...@yahoogroupes.fr, b...@brbmi.com
Wesly,
 
Oui nos politiciens sont de miserables voleurs qui n'hesiteraient pas à vendre leurs organes (foie, poumons, reins...), s'ils le pouvaient, pour de l'argent comptant.  Mais tu devrais savoir que les politiciens d'ailleurs ne sont guere differents. Suis-tu par hasard la chute libre de John Edwards des hauteurs du pouvoir à l'infamie la plus abjecte? Les politiciens d'ailleurs ont des comptes à rendre. Si yo volè lajan leta, yo prale nan prizon, reputation yo ap tou fini. (They will be forever infamous for their misconduct). C'est là la difference Wesly.
 
La democratie n'est pas une denrée d'exportation qui se vend à cinq gourdes la marmite. Il faut des balises pour la democratie: société civile, independence des pouvoirs, check and balance, education, santé, liberté d'expression, presse libre et independante... Ce n'est pas un beau matin qu'on force un peuple quelconque à accepter des politiques d'ajustements structurels lui dictant la democratie (comme systeme de gouvernement). Et le pire, quand c'est un peuple essentiellement macoute, essentiellement glouton, essentiellement inégal, essentiellement analphabte...quand c'est un peuple pour qui pale franse vle di lespri...devan pòt tounen deyè kay. La preuve? Nous sommes le seul pays de l'hemisphere qui necessite une force de securité des Nations Unies, nous sommes le seul peuple restavèk de l'Amerique, nous sommes tellement cons qu'on nous occupe en nous laissant croire que nous sommes granmoun.
 
 Enfin, tu dis que c'est l'Hatien le probleme. Oui dans une certaine mesure, nous sommes le probleme, mais ne respectons-nous les lois quand nous somems chez le blanc? C'est quand nous sommes en Haiti où tout moun fè sa yo pito que la loi c'est pour les autres. Moi j'aurais preféré l'occupation ouverte, en bonne et due forme. Ce qui me pique c'est l'occupation sournoise avec des puppets au pouvoir et la main du blanc oeuvrant dans le background. Enfin, la "mort" peut être notre seule porte de sortie! Je regardais avant hier à la tele une dame nt la jambe a été amputée à la suite d'une episode de "flesh eating bacteria."  Le choix c'etait entre sa jambe et sa vie. En gens eclairés, ils ont choisi la vie de la dame. Haiti est gangrenée à l'heure actuelle, le mieux pour tout le monde c'est de la laisser mourir de sa belle mort. De nos racines profondes et nombreuses, un autre peuple aura la chance d'emerger.
 
kenbe fem!
 
PFA

PFA

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May 17, 2012, 8:11:51 PM5/17/12
to koze-ma...@googlegroups.com, tout-...@googlegroups.com, grands...@yahoogroups.com, vin...@yahoogroupes.fr, b...@brbmi.com

Subject: [KozeMandeChez] Re: Re : [Tout-Haiti] HAÏTI - Politique: Bilan-diagnostic de Michaëlle JEAN (1er commentaire: Immortalité)

Wesly,
 
Oui nos politiciens sont de miserables voleurs qui n'hesiteraient pas à vendre leurs organes (foie, poumons, reins...), s'ils le pouvaient, pour de l'argent comptant.  Mais tu devrais savoir que les politiciens d'ailleurs ne sont guere differents. Suis-tu par hasard la chute libre de John Edwards des hauteurs du pouvoir à l'infamie la plus abjecte? Les politiciens d'ailleurs ont des comptes à rendre. Si yo volè lajan leta, yo prale nan prizon, reputation yo ap tou fini. (They will be forever infamous for their misconduct). C'est là la difference Wesly.
 
La democratie n'est pas une denrée d'exportation qui se vend à cinq gourdes la marmite. Il faut des balises pour la democratie: société civile, independence des pouvoirs, check and balance, education, santé, liberté d'expression, presse libre et independante... Ce n'est pas un beau matin qu'on force un peuple quelconque à accepter des politiques d'ajustements structurels lui dictant la democratie (comme systeme de gouvernement). Et le pire, quand c'est un peuple essentiellement macoute, essentiellement glouton, essentiellement inégal, essentiellement analphabte...quand c'est un peuple pour qui pale franse vle di lespri...devan pòt tounen deyè kay. La preuve? Nous sommes le seul pays de l'hemisphere qui necessite une force de securité des Nations Unies, nous sommes le seul peuple restavèk de l'Amerique, nous sommes tellement cons qu'on nous occupe en nous laissant croire que nous sommes granmoun.
 
 Enfin, tu dis que c'est l'Hatien le probleme. Oui dans une certaine mesure, nous sommes le probleme, mais ne respectons-nous les lois quand nous somems chez le blanc? C'est quand nous sommes en Haiti où tout moun fè sa yo pito que la loi c'est pour les autres. Moi j'aurais preféré l'occupation ouverte, en bonne et due forme. Ce qui me pique c'est l'occupation sournoise avec des puppets au pouvoir et la main du blanc oeuvrant dans le background. Enfin, la "mort" peut être notre seule porte de sortie! Je regardais avant hier à la tele une dame dont la jambe a été amputée à la suite d'une episode de "flesh eating bacteria."  Le choix c'etait entre sa jambe et sa vie. En gens eclairés, ils ont choisi la vie de la dame. Haiti est gangrenée à l'heure actuelle, le mieux pour tout le monde c'est de la laisser mourir de sa belle mort. De nos racines profondes et nombreuses, un autre peuple aura la chance d'emerger.

PFA

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May 17, 2012, 9:48:17 PM5/17/12
to koze-ma...@googlegroups.com, tout-...@googlegroups.com, grands...@yahoogroups.com, vin...@yahoogroupes.fr, b...@brbmi.com
Hola Natania,
 
Il ne s'agit pas de pessimisme. c'est plutot une autre forme d'optimisme. Pa gen omlèt san ze kase...En plus, tu as raison en ce qui a trait au rejet de la nationalité francaise par Mme Michaelle Jean. Pourtant, elle n'a pas trouvé son geste insensé. Bien au contraire! Ce n'est que quand on parle d'Haiti que les prescrits constituitonnels sont insensés! Ca alors!
 
Bonsoir!
 
PFA

Jeanhcharles

unread,
May 17, 2012, 10:10:48 PM5/17/12
to madma...@yahoo.com, tout-...@googlegroups.com
Cher Monsieur Jeanty

Je voudrais ajouter ma quote part dans cette discussion concernant le
commentaire de son Excellence Michaelle Jean sur le concept de Nation
et d'Etat en parlant d'Haiti.

Je voudrais dire au prime abord que la reflexion du Parti Politique
KONAKOM est malheureuse meme dangereuse parce qu' en prostituant l'idee
mere du concept de nation pronee par Madame Jean pour le devenir
d'Haiti, la reflexion baigne dans le ridicule au lieu d'arriver dans le
leadership d'une masse critique qui forcera le changement dans la
societe haitienne.

Le concept de nation fut prone par Ernest Renan dans sa conference de
1888 ( google Ernest Renan et le concept de Nation) Il a echafaude
pour les Etats qui avaient l'ambition de former une nation apres la
dislocation des empires Prusse et Ottoman cette structure encore
valable aujoud'hui pour les Etats qui veulent devenir des nations.

Renan propose que cette nation devra avoir:

1- Une armee qui non seulement protege la nation mais aussi impregne
les citoyens du sentiment de la gloire du passe et incite a batir
ensemble un avenir partage par tous. Le service obligatoire des jeunes
riches et pauvres servira a mouler la nation dans cette optique.

2- L'etat qui a l'ambition de devenir une nation devra enraciner sa
population avec sa culture dans sa localite afin qu'elle ne soit pas un
nomade vagabondant de la campagne vers la ville et de la vers
l'etranger. Cet enracinement sera accompagne des institutions, de
l'infrastructure et de l'incubation pour chaque citoyen afin qu'il
s'epanouisse dans toute sa grandeur.

3- L'etat qui veut devenir un etat-nation veuillera a ce qu'aucun
groupe ne soit laisse en arriere. Des actions affirmatives seront
entreprises pour ceux qui ont subi une discrimination dans le passe.

Voici les grandes lignes de l'Etat Nation

Le cri de coeur de Madame Jean veut que nous sortions de notre
mediocrite pour nous embarquer dans cette voie entreprise par l'Afrique
du Sud apres Nelson Mandela, par les Etats Unis apres l'entente entre
Lyndon Johnson et Martin Luther King , par Singapour qui explique son
zenith dans le developpement economique, enfin par le pays Scandinaves
comme la Finlande, la Suede, la Norvege et le Danemark

J'espere que cette contribution servira a replacer le cri de coeur de
Madame Michaelle Jean dans sa vraie place pour l'avenir d'Haiti

Patriotiquement votre

Jean Herve Charles
Plateforme politique Repons Peyizan
Responsable Relations publiques et internationales.

.


-----Original Message-----
From: Max Jeanty <madma...@yahoo.com>
To: tout-haiti <tout-...@googlegroups.com>; forumculturel
<forumc...@googlegroups.com>
Sent: Thu, May 17, 2012 3:32 pm
Subject: Re: Re : [Tout-Haiti] HAÏTI - Politique: Bilan-diagnostic de
Michaëlle JEAN (1er commentaire: Immortalité)

Wesly...ou vle di c-Span pa vre?


Max Jeanty


De : Roland Montas &lt;mtim...@yahoo.fr&gt;
À : "tout-...@googlegroups.com" &lt;tout-...@googlegroups.com&gt;
Envoyé le : Mercredi 16 mai 2012 20h10
Objet : Re : [Tout-Haiti] HAÏTI - Politique: Bilan-diagnostic de
Michaëlle JEAN (1er commentaire: Immortalité)


Prière de relire la lettre ouverte de M. Jean LENTEMENT et de poser des
questions pertinentes si vous ne comprenez pas le contenu
car elle s'adresse directement a vous, les "politiciens".


Roland Montas


De : KONAKOM &lt;kona...@yahoo.com&gt;
À : "tout-...@googlegroups.com" &lt;tout-...@googlegroups.com&gt;
De : Dja Paul &lt;dja_...@yahoo.fr&gt;

Serge Pierre-Pierre

unread,
May 18, 2012, 7:03:03 AM5/18/12
to grands...@yahoogroups.com, Koze Mande Chez, Tout- Haiti Googlegroups, vinoush, Deba Nasyonal, Forum Culturel, Grands Debats, Haiti Connexion, Haiti Nation, haitian thinktank, Haitian Advocacy, haiti...@ymail.com, Natania, tout-haiti@googlegroups.com tout-haiti@googlegroups.com, vinoush

Le 18 mai 2012

Compatriotes,

Nous qui avions questionné, dans le passé, l'apport de Mme. Michaelle Jean au relèvement d'Haïti, retenons ce passage de son cri d'alarme :

"Le monde entier assiste, sans plus d'illusion, au spectacle désolant des impasses politiques haïtiennes qui se succèdent à coup de rivalités partisanes et stériles, d'inquisition sur des questions insensées comme celle de la double nationalité, alors qu'Haïti a besoin du concours de toutes ses filles et de tous ses fils, de les voir répondre à l'appel des aïeux, si souvent sublimé, mais si peu suivi, devenu lettres mortes : « l'union fait la force! » De l'union nous n'avons que faire, nous lui préférons la division et les affrontements sans fin. Tant et si bien, que nous n'avons pour force que celle d'enfoncer davantage notre terre et toute une population dans la précarité, l’abjecte pauvreté, la misère, le désarroi."

Mais, il n'est pas trop tard pour Mme. Jean, représentante de l'UNESCO en Haïti pour l'Éducation, d'Initier et Financer, à travers cette organisation mondiale, l'Implantation dans chacun des dix (10) Départements de la République d'Haïti, de CENTRES D'ÉTUDES GÉNÉRALES ET PROFESSIONNELS (CEGEP) du type Canadien qui sont des Centres Pré-Universitaires qui fonctionnent très bien dans ce pays.

Qu'attend-elle pour nous montrer qu'elle ne démérite pas ce poste?  Sous sa supervision, le Porgramme d'Éducation Gratis du président Martelly a-t-il bénéficié du soutien de l'UNESCO et sous quelles formes????

Patriotiquement,

Serge
 

HAITIAN INTERNATIONAL GROUP
"UNE PUISSANCE ÉCONOMIQUE POUR UNE HAITI MODERNE, LIBRE ET PROSPÈRE"
(www.haitianinternationalgroup.com), au service des citoyennes et des citoyens Haïtiens concernés du globe.




From: PFA <fap...@yahoo.com>
To: Koze Mande Chez <koze-ma...@googlegroups.com>; Tout- Haiti Googlegroups <tout-...@googlegroups.com>; vinoush <vin...@yahoogroupes.fr>; Grand Debats <grands...@yahoogroups.com>
Sent: Thursday, May 17, 2012 6:05 PM
Subject: [Grands Débats] Michaelle Jean, serait-elle martellyste?

 

Michaelle Jean, serait-elle Martellyste?
 
Il n y a pas qu'une façon de regarder une realité donnée. Si l'on devait s'en tenir à l'unicité de chaque etre humain, on dirait qu'il existe plus de 7 milliars de façons d'apprehender, d'observer, d'analyser et d'opiner sur une realité quelconque. Neanmoins, dans le creuset du temps, de l'environnement geopolitique, des contraintes socioculturelles et de la simple contagion sociale, les perceptions individuelles tendent à s'harmoniser, le grouthink tend à emerger, et le regard que jette le nord-américain tend à etre different de celui que jette l'européen, l'africain, l'asiatique, le latino, et le caraibbéen. De plus, les pays ayant des interets communs se partagent aussi des manières de voir, des ideologies, des reflexes et des façons de faire. De ce fait, quand un citoyen d'une region donnée regarde un autre citoyen d'une autre region, ce sont des generations de philosophes, de poètes, de stratèges politiques et de leaders religieux et economiques qui s'affontent dans un monde convergeant de plus en plus vers l'uniformité. Et la raison du plus fort est toujours la meilleure.
 
Michaelle Jean a vu juste. L'heure est grave. Pi mal pase sa se lanmò. Mais au delà du diagsnostic de l'Honorable ex-gouverneure génerale, j'ai bien peur qu'elle ait examiné notre realité Haitienne avex les memes outils obsolètes, le meme regard paternaliste et condescendant, les memes reflexes imperialistes de nos chers missionnaires de la Communauté Internationale.
 
En fait, ces chers missionnaires sont toujours prompts à rejeter toute responsabilité dans nos luttes steriles et fratricides. Selon eux, ce sont toujours les Haitiens incapables qui choisissent leurs leaders, leurs infortunes et leurs misères. Eux ils se contente comme à l'accoutumée d'assister, impuissants, à notre descente aux enfers. N'est-ce pas nous autres Haitiens qui avions financé nos coups d'Etat chroniques, l'embargo commercial de 1991, Guy Philippe et son armée, la Minustah, nos elections et leurs resultats? Et Pour qui se prennent nos bienveillants patrons de la Communauté Internationale pour decider que les articles de notre Chartre Fondamentale (sur la double nationalité) étaient insensées? Mme Jean serait-elle martellyste?
 
Et Pourtant il y en a qui croient que la mort n'est pas toujours une mauvaise chose. Pa gen omlèt san ze kase. Qui sait? S'ils nous laissent mourir, peut-etre que nous regenererons plus unis, plus consequents, moins indigents, moins corrompus que jamais!
 
Enfin, que Mme Jean nous montre les etapes à suivre pour eviter la mort! A l'heure où nous en sommes, les discours generiques ne vont rien changer.
 
PFA
 
 
 
 


Haïti - Politique : La Nation n'est pas immortelle, elle agonise (dixit Michaëlle Jean)
15/05/2012 07:34:45


Propos de Michaëlle Jean :
« L'heure est grave. La Nation n'est pas immortelle, elle agonise. Le pays est à bout de souffle, à bout de tout. Le monde entier assiste, sans plus d'illusion, au spectacle désolant des impasses politiques haïtiennes qui se succèdent à coup de rivalités partisanes et stériles, d'inquisition sur des questions insensées comme celle de la double nationalité, alors qu'Haïti a besoin du concours de toutes ses filles et de tous ses fils, de les voir répondre à l'appel des aïeux, si souvent sublimé, mais si peu suivi, devenu lettres mortes : « l'union fait la force! » De l'union nous n'avons que faire, nous lui préférons la division et les affrontements sans fin. Tant et si bien, que nous n'avons pour force que celle d'enfoncer davantage notre terre et toute une population dans la précarité, l’abjecte pauvreté, la misère, le désarroi.

Il m'arrive, je l'avoue, d'avoir honte de cette pitoyable trahison de nos exploits et de nos conquêtes d'antan. Trahison de nos aspirations les plus nobles à la liberté, l'égalité et la fraternité. Trahison de nos rêves les plus grands de briser toutes les chaînes.

J'ai mal à mon cœur d'Haïtienne d'être interpellée par ceux, sourire en coin, qui tirent la ligne et ne voient plus en Haïti qu'un pays foutu, déliquescent, sans boussole, sans État, sans avenir, un tronc pourri, un monde de corruption et, certains n'hésitent pas à le dire, d'incapables.

J'assistais récemment à une table ronde où le verdict à propos d'Haïti était impitoyable, tant la situation bloquée des derniers mois est accablante. Voir des élus déterminés non pas à se retrousser les manches, mais à sacrifier l'intérêt de l'ensemble sur l'hôtel de l'obstruction systématique, sans retenue, sans foi ni loi, est insoutenable. L'exercice perdure et il est d'une cruelle irresponsabilité. Ce désordre assassine un pays et le plonge dans les ténèbres, dans une confusion telle que des esprits nostalgiques se prennent à regretter l’ordre des anciennes dictatures.



Le mouvement violent des plaques tectoniques n'est rien à côté. On aurait cru cette catastrophe, sans commune mesure, capable de rappeler à la raison et à la discipline.

On espérait un sursaut d'humanité, un pas décisif vers une éthique du partage. Chassez le naturel, il revient au galop. L'équipée est bien relancée dans la médiocrité. Car médiocres nous sommes si nous ne nous ressaisissons pas. Médiocres, si nous n'arrivons pas à réaliser l'unité nécessaire et à mettre de côté l’égoïsme et nos intérêts particuliers. Médiocres, si nous refusons le dialogue et le compromis historique salutaire au nom du bien commun, du pays à refonder, d'une Haïti nouvelle à créer. Médiocres, si nous restons englués dans l'indifférence chronique et la fuite en avant qui nous caractérisent devant l'échec qui pourtant crève cruellement les yeux à chaque carrefour. Médiocres, dans notre manque d'audace, de courage et de cohérence. Médiocres, dans notre complaisance, notre contentement aveugle, et notre fatalisme alors qu'il faut de toute urgence, ensemble, redoubler d'efforts. Médiocres, face à la jeunesse en mal de modèles à suivre et d'opportunités, pour le présent comme pour l'avenir.

Pourtant, il pourrait en être autrement. Nous pourrions montrer ce dont nous sommes capables, cesser de renaître du désespoir, faire preuve de vision, créer de toute notre énergie, de tous nos cœurs et nos cerveaux volontaires, l’espoir. Encore faut-il que nous le voulions. La volonté collective nous fait défaut, elle n'est toujours pas au rendez-vous. Autrement, nous investirions tout pour un gouvernement au plus vite constitué; un État viable; des institutions fortes; une fonction publique remembrée et compétente; un accès universel à des services de santé sur tout le territoire; des écoles et des programmes de qualité avec des maîtres formés; une université d'État remise sur les rails avec un campus dans le Nord à démarrer et d'autres à construire dans chaque région du pays; un système de justice accessible, efficace, indépendant et fiable; une police nationale professionnelle capable de garantir la sécurité des lieux, des personnes et des frontières et de participer au développement; des collectivités plus fortes qui participent de manière décentralisée à la croissance locale, régionale et nationale; des organisations de la société civile incluses dans le mouvement de relève et impliquées dans la recherche de solutions aux problèmes affligeants; une économie diversifiée pour un redressement de la production nationale et la création d’emplois, de leviers et de niches sur tout le territoire; l'agriculture priorisée, la pêche et les métiers de la mer organisés; l'entreprenariat facilité; des lois, des règles, des codes édictés pour la sécurité publique et pour mettre fin au chaos général, à l'incurie dangereusement mortifère; une politique énergétique et de reboisement innovatrice; la propreté et la salubrité partout pour notre plus grande fierté, notre intégrité et notre sens de la dignité; des citoyennes et des citoyens dont on reconnait les droits et libertés, mais qui sont aussi conscients de leurs devoirs.

Il y a exactement un an, un Président démocratiquement élu passait la cocarde à un autre, légitimement choisi lui aussi par la voie des urnes. Le nouveau Président de la République n’aura pas eu la partie facile pour former un gouvernement et le consolider, tant le terrain est miné. Que l’on comprenne qu’empêcher, retarder la formation d’un gouvernement est pur sabotage, irresponsable et suicidaire. Le temps est compté, chaque jour, chaque mois dans l’impasse est un coup de massue asséné à la Nation. Le monde nous regarde non plus désolé, mais décontenancé face à un tel bourbier politique totalement déshonorant. Sans gouvernement, le pays, déjà au bord du précipice, ne se relèvera pas, tous les efforts seront engloutis.

Le pays c'est nous, chacune et chacun d'entre nous. Sa réussite dépend aussi de nous.

Je dis «nous», ne cherchant pas à m’extraire du destin de la terre qui m’a vue naître.

Il est de notre entière responsabilité de montrer ce que nous sommes vraiment capables d’accomplir. »

Michaëlle Jean



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Roland Montas

unread,
May 18, 2012, 8:05:19 AM5/18/12
to tout-...@googlegroups.com

Michaelle Jean est un personage influent, reconnu de toute la planete. 
Elle frequente le haut monde de la politique, de la finance et du pouvoir MONDIAL.
Elle ne se cache pas derriere un "parti" ou un pseudonyme. Elle prend ses responsabilites.
Son message a la nation Haitienne est un grand "PINGA", un cri d'alarme et un cri 
de desespoir.

Je n'ai nullement l'idee de diluer son message dans des exchanges steriles avec des
anonymes a la recherche d'une notoriete ephemere.

A la fin du 19eme siecle, Antenor Firmin avait predit la mise sous tutelle et l'occupation
d' Haiti a cause de notre inabilite de penser au bien commun et la reussite collective.
Le fameux "pam, zot pa ladan"... .
Et on a eu 1915.

Je vais reprendre le message de Michaelle Jean:
 " L' heure est grave."


Roland Montas
Envoyé le : Jeudi 17 mai 2012 12h07

Serge Pierre-Pierre

unread,
May 18, 2012, 8:11:37 AM5/18/12
to tout-...@googlegroups.com, madma...@yahoo.com, Deba Nasyonal, Forum Culturel, Grands Debats, Haiti Connexion, Haiti Nation, haitian thinktank, Haitian Advocacy, haiti...@ymail.com, Natania, tout-haiti@googlegroups.com tout-haiti@googlegroups.com, vinoush

Le 18 mai 2012

Jean-Hervé, merci de cette belle illustration qui semble trop fine pour le museau des détracteurs aigris et envieux de leurs soeurs et frères de la diaspora qui : refusent de verser dans l'apartheid qu'ils imposent à la majorité sans moyens ; refusent de vivre dans la crasse et la puanteur nauséabonde comme eux ; refusent de participer aux actes malhonnêtes et au non respect des droits de tous comme cela se fait en Haïti ; aimeraient apporter les nouveautés dans le pays qui ne peut perdurer dans cette malpropreté, la privation (pa gen dlo, pa gen kouran) cette dépravation, cette immoralité dans laquelle la majorité de ceux et celles qui y vivent se baignent de manière si confortable, si "relax".

Tant qu'ils n'abandonneront leur opposition stérile et fratricide, à la jouissance des Droits Pleins et Entiers de ceux et celles-là qui eûrent le grand privilège de fuir l'oppression des Duvaliers pour aller apprécier les bienfaits que procure le dur labeur, goûter aux fruits du développement, voir le beau, vivre l'utile et l'agréable, le sort d'Haiti,cette descente aux enfers, est joué. Le 12 janvier 2010 fût le premier signe du châtiment Divin ou Naturel contre un peuple qui, par les actes de destruction continue de son environnement, prouve qu'il n'est point digne de cette Terre Paradisiaque dont il héritée.

Finalement, nous nous pourrions prendre congé de vous compatriotes, sans ne pas poser ces questions qui nous viennent constamment à l'esprit depuis trop longtemps :

Durnois, Evans, Victor, Mirlande, Leslie, Sauveur, Turneb, Himler, Georges M., Reynold G., René J., Ti René Pre, Madsen, Vorbe, Mevs, Acra, Handal, Nadal,Bigio, Cassis, Edmonde, Hector, Moïse, Arnel, Steven, Youri, Joseph L., Kely,

POSSÉDEZ-VOUS/DIRIGEZ-VOUS UNE ONG?????  SI OUI :

QUELLE (S) ZONE (S) DESSERT-ELLE?

QUELLE CHAMP D'EXPERTISE?

AVEZ-VOUS REMPLI VOS REDEVANCES FISCALES CES TROIS (3) DERNIÈRES ANNÉES? 

POURRIEZ-VOUS NOUS FAIRE PARVENIR OU METTRE A LA DISPOSITION DU GRAND PLUBLIC VOS DÉCLARATIONS DÉFINITIVES D'IMPOTS?

POURRIEZ-VOUS NOUS FAIRE PARVENIR OU METTRE A LA DISPOSITION DU GRAND PUBLIC LES ÉTATS FINANCIERS DE CETTE ONG?

JUST CURIOUS AS TO HOW YOU MAKE A LIVING!
ANGLE PALE, ANGLE KONPRANN!  NOU TOUT GENYEN YON "GREEN CARD" OU YON VISA MILTIP ALÒSKE KE 90% AN TI PÈP LA AP PERI LAN LANFÈ PAYI DAYITI.  LAN MORI NOU TOUT SOU DIFE!!!!!


Nous nous arrêtons ici!

Patriotiquement, fraternellement,

Serge



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(www.haitianinternationalgroup.com), au service des citoyennes et des citoyens Haïtiens concernés du globe.




From: Jeanhcharles <jeanhc...@aol.com>
To: madma...@yahoo.com; tout-...@googlegroups.com
Sent: Thursday, May 17, 2012 10:10 PM
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Serge Pierre-Pierre

unread,
May 18, 2012, 8:25:34 AM5/18/12
to DEBANA...@yahoogroups.com, haitiant...@yahoogroups.com, grands...@yahoogroups.com, Koze Mande Chez, Tout- Haiti Googlegroups, vinoush, Forum Culturel, Haiti Connexion, Haiti Nation, Haitian Advocacy, haiti...@ymail.com, Natania

Le 18 mai 2012

Natania,

Merci de tes commentaires.  Les CEGEP sont d'une grande importance au Canada.  Nous avons neuveux et nièces qui les ont fréquentés avant d'aller à l'Université.  Si Toi et Moi pourrions aider à l'Implantation d'au moins Un (1) de ces CEGEPS!!!!!!!

Ce CEGEP aurait, à notre avis, le même éclat que le Complexe Universitaire du Nord.  Au moins, Nous, nous savons et nous saurions Pourquoi Nous l'aurions Construit!!!!

This is Haiti today! 

Not the Haiti Gérard and countless others were used to in their time!!!!  Car quoique pauvre, l'Haïti de notre époque essayait de se maintenir, quoiqu'avec difficultés, à la hauteur de son histoire!

Patriotiquement, fraternellement,

Serge
 

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From: "natania...@videotron.ca" <natania...@videotron.ca>
To: haitiant...@yahoogroups.com
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Sent: Friday, May 18, 2012 7:42 AM
Subject: [DEBANASYONAL] Re : [HaitianThinkTank] Re: [Grands Débats] Michaelle Jean, serait-elle martellyste?

 
Bravo Serge ajoute que les CEGEP sont des batiments contenant laboratoires equipe salles d ordinateur salles de conference etc...montre lui quelques modeles il y a des images detailles des CEGEP sur le net...rien qu en vendant aux echeres quelques unes des robes de haut couturier qu elle portait en tant que gouverneur aiderait  a construire au moins un ou deux CEGEPS La mode consiste a commencer la construction et de demander a l UNICEF de matcher les sommes d argent ...elle tenait tellement a ses toilettes avant de devenir solidaire qu elle a refuse de porter celles que lui avait vendu un des haut couturiers canadien nqui avait selon elle eu le culos de se venter de l habiller et qui avait montre les robes en question avant son inauguration......
le proverbe dit il y a loin dee la coupe a la bouteille
natania etienne

----- Message d'origine -----
De: Serge Pierre-Pierre <sergep...@yahoo.com>
Date: Vendredi, 18 Mai 2012, 7:03 am
Objet: [HaitianThinkTank] Re: [Grands Débats]  Michaelle Jean, serait-elle martellyste?
À: "grands...@yahoogroups.com" <grands...@yahoogroups.com>, Koze Mande Chez <koze-ma...@googlegroups.com>, Tout- Haiti Googlegroups <tout-...@googlegroups.com>, vinoush <vin...@yahoogroupes.fr>
Cc: Deba Nasyonal <DEBANA...@yahoogroups.com>, Forum Culturel <forumc...@googlegroups.com>, Grands Debats <grands...@yahoogroups.com>, Haiti Connexion <HaitiCo...@yahoogroups.com>, Haiti Nation <haiti-...@yahoogroupes.fr>, haitian thinktank <haitiant...@yahoogroups.com>, Haitian Advocacy <haitian-...@yahoogroups.com>, "haiti...@ymail.com" <haiti...@ymail.com>, Natania <gerard...@videotron.ca>, "tout-...@googlegroups.com tout-...@googlegroups.com" <tout-...@googlegroups.com>, vinoush <VIN...@yahoogroupes.fr>

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PFA

unread,
May 18, 2012, 10:03:30 AM5/18/12
to tout-...@googlegroups.com, Koze Mande Chez, Grand Debats, vinoush
C'est justement ça le probleme. Le message de madame l'ex gouverneure aurait du etre à la hauteur du "haut monde de la politique, de la finance et du pouvoir MONDIAL." Nous n'avons pas besoin, à l'heure actuelle, d'un sermon selon l'evangile de madame. As a matter of fact, mwen bal defi (en tant que citoyenne du Canada) vinn poze kandidati l pou prezidan OZETAZINI ou byen en France. Epi la dim si kesyon doub nasyonalite ki nan konstisyon les Etats-unis an "insensée". L'irrespect que madame affiche pour les lois de son pays natal frise l'indecence. Son message, au lieu d'unir, ne servira qu'à diviser davantage notre corps politique. Qui lui donne le droit, en tant que Canadienne, de taxer notre constitution d'insensée?
 
PFA
 
 

From: Roland Montas <mtim...@yahoo.fr>
To: "tout-...@googlegroups.com" <tout-...@googlegroups.com>
Sent: Friday, May 18, 2012 7:05 AM
Subject: Re : [Tout-Haiti] HAÏTI - Politique: Bilan-diagnostic de Michaëlle JEAN (1er commentaire: Immortalité)


Michaelle Jean est un personage influent, reconnu de toute la planete. 
Elle frequente le haut monde de la politique, de la finance et du pouvoir MONDIAL.
Elle ne se cache pas derriere un "parti" ou un pseudonyme. Elle prend ses responsabilites.
Son message a la nation Haitienne est un grand "PINGA", un cri d'alarme et un cri 
de desespoir.

Je n'ai nullement l'idee de diluer son message dans des exchanges steriles avec des
anonymes a la recherche d'une notoriete ephemere.

A la fin du 19eme siecle, Antenor Firmin avait predit la mise sous tutelle et l'occupation
d' Haiti a cause de notre inabilite de penser au bien commun et la reussite collective.
Le fameux "pam, zot pa ladan"... .
Et on a eu 1915.

Je vais reprendre le message de Michaelle Jean:
 " L' heure est grave."


Roland Montas
De : KONAKOM <kona...@yahoo.com>
À : "tout-...@googlegroups.com" <tout-...@googlegroups.com>
Envoyé le : Jeudi 17 mai 2012 12h07
Objet : Re : [Tout-Haiti] HAÏTI - Politique: Bilan-diagnostic de Michaëlle JEAN (1er commentaire: Immortalité)

Prière de relire lentement et intelligemment les justes réserves et critiques de Dja Paul et du KONAKOM face au pathétisme creux et partisan de madame Jean.  Si vous ne les comprenez pas, sans arrogance, demandez des explications supplémentaires car ces critiques s'adressent aux patriotes éclairés, aux gens avisés et aux esprits libres...
Les hommes et les femmes politiques du KONAKOM
 
KONAKOM: Le parti politique moderne pour le renouveau d'Haiti

De : Roland Montas <mtim...@yahoo.fr>
À : "tout-...@googlegroups.com" <tout-...@googlegroups.com>
Envoyé le : Mercredi 16 mai 2012 20h10
Objet : Re : [Tout-Haiti] HAÏTI - Politique: Bilan-diagnostic de Michaëlle JEAN (1er commentaire: Immortalité)

Prière de relire la lettre ouverte de M. Jean LENTEMENT et de poser des questions pertinentes si vous ne comprenez pas le contenu
car elle s'adresse directement a vous, les "politiciens".

Roland Montas

De : KONAKOM <kona...@yahoo.com>
À : "tout-...@googlegroups.com" <tout-...@googlegroups.com>
Envoyé le : Mercredi 16 mai 2012 13h59
Objet : Re : [Tout-Haiti] HAÏTI - Politique: Bilan-diagnostic de Michaëlle JEAN (1er commentaire: Immortalité)

Nous suivons parfaitement et partageons votre premier commentaire sur la mauvaise utilisation par madame Jean du terme "nation" qui nous semble tout à fait justifié...  Nous attendons vos autres commentaires, car nous aussi nous avons noté certains écarts de langage, de malheureux choix de mots, des critiques injustifiées et déséquilibrées de madame Jean qui nous gênent aussi...Malgré tous les égards et le respect que nous devons à madame Michaëlle Jean, nous sommes bien obligés de constater qu'aujourd'hui, face aux contradictions qui traversent notre société,  elle se noie dans des généralités, des considérations moralistes et des jugements de valeurs qui ne nous permettent pas d'avancer à pas assurés sur le combien difficile chemin de notre lutte politique, économique et sociale à la recherche d'un développement harmonieux, équilibré et durable. Aujourd'hui, malheureusement, nous pensons qu'elle commence à avoir le regard condescendant, biaisé et souvent intéressé de beaucoup de membres de la dite "communauté internationale" sur notre système politique et notre cheminement vers la démocratie, notre modernisation et notre propre émancipation... Nous pensons qu'au lieu d'une autocritique tranquille et mesurée ( car nous pensons qu'elle reste et demeure une haïtienne...), elle verse un peu trop vite dans une  sorte d'auto-flagellation et arrive même à remettre en question la volonté du peuple haïtien consacrée dans la constitution de 1987 en qualifiant "d'insensée" la controverse tout à fait justifiée concernant les limites imposées comme dans tous les pays à la multiple nationalité. Nous croyons cette attitude aussi dangereuse pour la redéfinition, la refondation et la protection de notre état-nation qui se bat comme il peut pour la défense de ses intérêts propres dans l'ordre injuste du marché-roi de la mondialisation qui ne fait la partie belle qu'aux riches et aux puissants... 
 
KONAKOM: Le parti politique moderne pour le renouveau d'Haiti

Mireille Lafalaise

unread,
May 18, 2012, 12:12:07 PM5/18/12
to tout-...@googlegroups.com
Merci,PFA! Vous avez dit haut ce que je pensais en mon for intérieur! Et,j'ajouterai que tout son discours,dégage le relent commun à tous les fonctionnaires de la grande pieuvre(diplomatie du monde=les grands=la grande botte du capitalisme)~MANIPULATION dicté par LEURS intérêts! Effectivement,vous avez raison,son discours est très bien orienté:diviser pour mieux régner! C'est cela,leur point fort! Rien de nouveau dans leur stratégie!
Pourquoi changer une formule qui marche à tous les coups?


Date: Fri, 18 May 2012 07:03:30 -0700
From: fap...@yahoo.com
Subject: Re: Re : [Tout-Haiti] HAÏTI - Politique: Bilan-diagnostic de Michaëlle JEAN (1er commentaire: Immortalité)

KONAKOM

unread,
May 18, 2012, 2:40:44 PM5/18/12
to tout-...@googlegroups.com
En guise de lettre ouverte à madame Michaelle Jean
 
Madame Michaelle Jean pour laquelle j'avais une grande admiration m'oblige aujourd'hui à lui rappeler que nous sommes un pays, un peuple, une nation comme les autres qui n'a que faire des regards condescendants des étrangers et de leurs suppôts locaux.
 
Dans son dernier discours du 15 mai et dans son analyse de la crise haïtienne, madame Jean verse dans un pathétisme affligeant et stérile. Sa perception de la situation haïtienne est malheureusement erronée et ne nous conduira nullement à des éléments de solution à cette crise ni à un recouvrement de notre souveraineté et de notre dignité de peuple. Comme si l'essentiel pour elle résidait dans le passage de la cocarde présidentielle d'une personne à une autre quelles que soient les circonstances. C’est une position bien confortable et conformiste qui rejoint la bureaucratie et les intérêts des grands décideurs du nord...
 
Au lieu d'essayer de bien comprendre les enjeux, de fixer les responsabilités, de dégager des pistes de solutions et de faire des recommandations constructives, elle choisit de noyer le poisson. Elle préfère abonder dans des généralités et parler vaguement et très largement de nos faiblesses structurelles de peuple non institutionnalisé et turbulent  dont le comportement lui procure de la honte, comme s'il fallait plaire  à tout le monde, à tout prix et à tout moment. Comme si nous étions aussi les seuls responsables de nos dérives, comme s'il n'y a jamais eu d'interférences étrangères négatives dans les affaires haïtiennes tout au long de notre histoire de peuple...
 
Non madame Jean, votre dernière sortie, cette auto-flagellation, car nous vous considérons comme faisant toujours partie des nôtres, nous procure à nous une grande déception. Nous, qui attendions de vous, femme d'état, une certaine hauteur de vue, un regard scientifique et une analyse objective agrémentée d'une intelligente touche et sensibilité féminines qui nous montreraient le chemin de l'apaisement et d'une vraie sortie de crise. 
 
Nous nous moquons, madame, des jugements de valeur, des réflexions superficiels, à l'emporte-pièce, intéressés et souvent arrogants d'étrangers qui ne nous respectent pas... 
 
Madame Michaelle Jean n'a pas jugé bon de faire même une seule petite remarque concernant le rôle de cette dite "communauté internationale" dans nos déboires. Elle n'a pas non plus jugé nécessaire de faire une seule mention des fourberies ni de l'irresponsabilité des nouveaux tenants du pouvoir exécutif haïtien qui systématiquement refusent les règles du jeu et l'architecture institutionnelles inscrites dans la constitution de 1987 et qui n'hésitent pas non plus à utiliser des pratiques peu honorables de marchandisation de tout pour arriver à leur fin. Madame Jean a eu un regard partisan et une approche très subjective de la réalité haïtienne. On n'a pas non plus fini de digérer, ni de comprendre sa présence suspecte au palais national lors du show médiatique de monsieur Martelly destiné à contourner les institutions haïtiennes et l'enquête de la commission sénatoriale haïtienne sur la nationalité des membres de l'exécutif...
 
Madame Jean, dans sa vision tronquée et son approche déséquilibrée de la conjoncture, est passée aussi à côté des propositions concrètes et assez souples faites à monsieur Martelly pour le sortir d'embarras tout en réhabilitant les institutions et en stabilisant le pays...Ne lui en déplaise, il n'y a pas que des jusqu'auboutistes en Haïti comme elle semble l'insinuer, mais il existe encore des haïtiens et des haïtiennes qui refusent de piétiner les principes au nom du politiquement correct et d'un certain pragmatisme...
 
Elle semble plus représenter et défendre les intérêts de la dite "communauté internationale" que ceux d'Haïti. Les flagrantes et récentes ingérences de cette dernière dans les affaires internes du pays lors des dernières élections ne semblent guère interpeller madame Jean.
 
Elle arrive jusqu'à qualifier "d'insensée" la juste préoccupation de certains sénateurs, députés et de beaucoup d'haïtiens sur la controverse concernant la multiple nationalité des dirigeants haïtiens. Elle va jusqu'à ignorer la volonté populaire exprimée dans la constitution de 1987 qui fixe les limites de la participation aux affaires des "multinationaux" comme cela se fait dans tous les pays. Madame n'ignore sûrement pas qu'il s'agit d'une précaution légale qui protège les Etats contre les indélicatesses et les conflits d'intérêts qui peuvent surgir quand les "multinationaux" se retrouveraient aux postes de grandes responsabilités et de décisions d’état dans ce monde en constante transformation et mondialisation au profit des grands capitaux et des puissants. Peut-être arriverons-nous un jour à mondialiser aussi la richesse pour combattre la misère et le sous-développement. Mais nous en sommes encore loin...
 
Elle a malheureusement raté l'occasion de prodiguer des conseils salutaires à tous les acteurs alimentant la crise haïtienne sans exception. Ainsi, elle aurait gagné en crédibilité et étendrait sa sagesse à tous ceux qui par orgueil ou par vanité, par cécité ou par intérêts mal placés, font du tort au pays. 
 
Nous pensons que madame Jean s'est trompée. Elle devrait revoir sa copie, réajuster et affiner son analyse de la situation haïtienne actuelle et surtout comprendre qu'un état affaibli comme Haïti qui se cherche, qui voudrait se reconstruire et même se refonder a besoin en effet du concours de tous ses fils et de toutes ses filles, tant de l'intérieur que de l'extérieur, de celui de ses vrais amis, mais aussi du respect de la Loi et de la Constitution.
 
Avec mes sentiments mitigés,
 
Dunois Erick Cantave
 
Port-au-Prince, en ce 18 mai 2012, fête du drapeau haïtien
 
KONAKOM: Le parti politique moderne pour le renouveau d'Haiti


De : kerlens TILUS <sne...@hotmail.com>
À : tout-haiti tout-haiti <tout-...@googlegroups.com>
Envoyé le : Vendredi 18 mai 2012 12h58
Objet : RE: Re : [Tout-Haiti] HAÏTI - Politique: Bilan-diagnostic de Michaëlle JEAN (1er commentaire: Immortalité)

L'haitien n'ira nulle part. La dame a presente un bilan-diagnostic. Au lieu de prendre conscience et mettre en branle les resources pour un dialogue national, vous preferez vous lancer dans des balivernes, discourir pour ne rien dirre. Haiti a besoin d'un nouveau souffle. Mettez vous au travail pour realiser quelque chose de bon et de bien pour Haiti. Sispann aji kou krab.
 

From: geem...@hotmail.com
To: tout-...@googlegroups.com
Subject: RE: Re : [Tout-Haiti] HAÏTI - Politique: Bilan-diagnostic de Michaëlle JEAN (1er commentaire: Immortalité)
Date: Fri, 18 May 2012 11:12:07 -0500

Black diamond (cards) Sagesse* des nations.
Rem. 1. Il convient de distinguer en ce sens nation et état. Nation implique une idée de spontanéité, de communauté d'origine. État implique une idée d'organisation politique et administrative. Une nation peut être partagée, appartenir à plusieurs états, un état peut comprendre plusieurs nations. 2. Nation désigne un groupe humain envisagé sous le rapport de la communauté d'origine, de langue; peuple désigne un groupe humain envisagé du point de vue du gouvernement et des rapports politiques. Ces familles ainsi réunies en un corps, forment une nation sous le rapport de la communauté d'origine, un peuple sous le rapport de la communauté de territoire, un état sous le rapport de la communauté de lois (Bonald, Législ. primit., t.2, 1802, p.74).
b) En partic.
− [Au Moy. Âge] Groupement de maîtres et d'étudiants à l'intérieur des universités, selon un découpage linguistique. La faculté des arts de l'université de Paris comprenait quatre nations: anglaise (incluant les Allemands), française (incluant Italiens et Espagnols), picarde (incluant les Flamands), normande (FédouMoy. Âge1980).
− Au plur. [Dans l'Ancien Testament] Peuples idolâtres, ceux qui ne font pas partie du peuple élu. Synon. gentil1.Toute (...) guerre est une guerre sainte dans laquelle Jahvé intervient nécessairement pour porter secours à son peuple et anéantir les nations et leurs divinités (Allmen1956).
c) Synon. de nationalité (v. ce mot B 1).Le port est encombré de vaisseaux de toutes nations et de différents tonnages (Gautier,Tra los montes,1843, p.12).Dans l'intimité les Américains se laissent aller quelquefois à dire: «Nous sommes la nation qui a la peau la plus blanche du globe!» Et cette conviction les amène à traiter les hommes de toutes les autres nationalités blanches comme des nègres (Goncourt,Journal,1879, p.53).
− MAR. Pavillon de nation. Signe distinctif de la nationalité hissé à la corne des navires. (Dict. xixeet xxes.).
2. Groupe humain stable, établi sur un territoire défini constituant une unité économique, caractérisé par une auto-conscience ethnique (marquée par l'idée de la communauté d'origine et de destinée historique), une langue et une culture communes, formant une communauté politique personnifiée par une autorité souveraine et correspondant à un stade évolué du mode et des rapports de production. Des colonnes de conscrits, de soldats et de volontaires se croisaient, se mêlaient bruyamment (...). Madame de Béranger avait peur de ces rencontres fréquentes (...). Les volontaires criaient souvent Vive la nation! et elle se croyait en 93 (Sand,Hist. vie, t.2, 1855, p.414).Aucune [personne humaine] ne doit être privée des moyens positifs de travailler librement, sans dépendance servile à l'égard de qui que ce soit. C'est donc dans la nation que le droit de tous les individus, aujourd'hui, demain et toujours, trouve sa garantie (Jaurès,Ét. soc., 1901, p.132):
3. L'étude de la nation française nous a montré un cas où la plupart des composantes de la nation (marché national constitué ou en voie de constitution, langue nationale développée, unification politique, État centralisé) se trouvaient en place sans que pour autant puisse se créer la nation. Celle-ci ne put apparaître, en tant que telle, à la surface des rapports sociaux, qu'au moment où se cristallisèrent les contradictions de classes, où elles nécessitèrent l'intervention directe des masses populaires. R. Martelli,La Nation, Paris, Éd. soc., 1979, p.69.
SYNT. Nation commerçante, exportatrice, importatrice, industrialisée, industrielle, maritime; nations alliées, bélligérantes, ennemies; nations voisines; nations européennes, germaniques, latines, occidentales; nations civilisées, développées, en voie de développement; grandes nations.
Rem. À partir de la Révolution nation prend un sens politique précis et désigne une forme d'organisation sociale spécifique. Conjointement à cette acception, nation s'applique encore à cette époque à des groupes humains ayant eu des expériences d'organisation politique autonome, groupes qui ont en partie survécu à leur intégration dans le royaume de France avant 1789. Ces organisations possédaient les traits caractéristiques de toute ethnie et formaient un ensemble spécifique qui à la fin de l'Ancien Régime était désigné par province. La nation provençale (...) n'auroit pu céder les Avignonois au pape. La reine Jeanne le pouvoit-elle, contre les réclamations mêmes de la nation provençale? Non; les Avignonois sont donc toujours restés de droit une portion intégrante de la Provence, et par conséquent, de la nation françoise à laquelle la Provence a été incorporée (Robesp., Discours, Pétit. peuple avign., t.6, 1790, p.588).
Black diamond (cards) DR. INTERNAT. Clause de la nation la plus favorisée. Clause insérée dans un traité international et stipulant que l'État signataire s'engage à accorder aux ressortissants de son cocontractant tous les avantages déjà accordés ou qui pourront être accordés à un pays tiers. La nouvelle note iranienne annoncera la dénonciation de cet accord aux termes duquel l'Angleterre jouissait de la clause de la nation la plus favorisée (Le Monde, 19 janv. 1952, p.3, col. 4).La clause de la nation la plus favorisée crée des compétitions entre les divers pays, qui sont généralement tous désireux de l'obtenir, et par là, contribue à l'abaissement des tarifs douaniers et à l'extension des accords de réciprocité entre les pays. Mais par ailleurs, elle soude les économies de pays associés et contribue à la formation de «blocs» économiques opposés les uns aux autres (Bouv.-Ibarr.1975).
Black diamond (cards) Société* des Nations. Organisation* des Nations Unies.

Dja Paul

unread,
May 18, 2012, 6:30:09 PM5/18/12
to

Le texte est long mais je n'ai pas pu le rendre plus bref. J'ai estimé que tout était important.
Alors ne pas le lire d'un seul tenant, mais étape par étape.
Bonne lecture.

Le premier commentaire portait uniquement sur un point fondamental: l'affirmation erronée de Mme M. JEAN (MJ) qu'une Nation n'est pas immortelle.

Elle a confondu Nation et État, État-Nation. La conclusion avérée est la suivante:
La Nation est immortelle au contraire de l'État, État-Nation, qui lui est mortel. 

Ce second commentaire se focalisera cette fois-ci sur le contenu du texte de MJ. Il essayera d'être une interprétation de l'article, en faisant ressortir les points d'accord avec MJ, en mettant en exergue surtout les points de divergence, uniquement les fondamentaux, et en essayant de proposer aux lectrices et lecteurs les points-clés susceptibles de mettre à nu MJ, de la démasquer, de la dévoiler, de lui enlever les différents habits, déguisements et masques qu'elle porte et dont elle s'affuble, parfois, à son avantage mais au détriment parfois du progrès de son pays natal et ce, afin de ménager sa notoriété, en vue de ne point se mettre à dos les membres de l'Establishment dont elle fait partie intégrante.

Ce sera une critique, non dégradante, non dévalorisante, non négative mais valorisante, positive, constructive.

Agir comme elle le fait permet à MJ de dénoncer, de mettre les points sur les "i", de montrer qu'elle sort de ses gonds (juste un peu; les portes bougent juste un peu dans les charnières et sont encore à des années-lumière d'être fracassées sur le sol), qu'elle tape sur la table, mais juste ce qu'il faut. 

Elle ne franchit pas les limites. Elle s'auto-censure. Elle omet, à mon avis sciemment, de plein gré, les points qui pourraient déplaire à ses supports (Exécutif haïtien, les Grands de ce monde, l'International, ..), en Haïti et "all over the world". 

Pour voyager  confortablement et notamment loin et longtemps, elle sait comment mener et ménager sa monture.

Le texte de Mme Michaëlle JEAN peut aisément être décomposé, scindé, en trois (3) parties:
i) un bilan-diagnostic;
ii) une vision pour le présent et le futur mais dommage en n'exprimant que des objectifs généraux et spécifiques, des vœux pieux; 
iii) une requête d'un sursaut de l'État haïtien, voire même de la Nation haïtienne [car elle s'adresse aux Haïtiens des deux (2) sexes, en Haïti, en diaspora, voire à elle-même].

Le bilan-diagnostic
Étant membre de la Nation haïtienne, elle a réalisé comme tous les Haïtiens des deux (2) sexes un excellent bilan-diagnostic. Elle a été réellement quasi à la limite que son poste actuel à l'UNESCO lui permettait. En politologue avisée elle s'est auto-censurée. Elle n'a point stipulé, à mon avis, des faits susceptibles de la mettre en porte-à-faux avec le système onusien, l'International.

Son bilan correspond aux miens, et à la quasi majorité de ceux mentionnés dans les médias et fora haïtiens, notamment par des Haïtien(ne)s, surtout sur le Net. On dirait du pur psittacisme. Les Haïtien(ne)s sont des champion(ne)s ès-toutes catégories de Diagnostic. En diagnostic, y a pas photos! Meilleur diagnostic que celui d'un(e) Haïtien(n)e tu meurs!

Conformément à mes diagnostics passés, de 2009 à la date de l'article de M. JEAN, elle est consciente et exprime que l'État haïtien, Haïti, est en chute libre ("on dit encore ça va aujourd'hui et ça ira mieux demain ") et devine déjà que l'impact sera l'agonie, la mort. Faisons un succinct rappel de mes articles: 
i) Haïti est au bord du gouffre et fait un pas en avant;
ii) La chute libre jusqu'à l'impact funeste; 
iii) Haïti est au fond du trou et à chaque bond qu'il fait pour essayer de s'en sortir il s'enfonce un peu plus;
iv) Quo vadis Haïti?;
v) Vilains noms d'oiseau de A à Z et dans toutes les langues à toutes celles et tous ceux qui n'œuvrent pas selon les règles de l'art au progrès et développement d'Haïti;
vi) Nos enfants et descendants à la énième génération iront cracher sur nos tombes;
vii) Divers.

Cependant, vu son poste onusien, elle stipule que le désastre haïtien est causé par les Parlementaires. Elle se focalise sur eux à boulets rouges. Elle a raison car ce Pouvoir est gangrené par des brebis galeuses.  Elle se risque à mettre aussi dans le lot des Politiciens aussi, mais d'une voix minime et ténue. 

Mais elle ne mentionne point l'équipe gouvernementale, et surtout le Président Michel MARTELLY (MM), et à l'évidence pas l'International. Elle ne peut pas cracher dans le bol de soupe qu'elle ingurgite quotidiennement, ni scier la branche sur laquelle elle est assise. 

On devine ses contraintes mais taper uniquement contre les Parlementaires dessert sa cause, celle du progrès et du développement d'Haïti. Elle a omis de mettre MM dans la même bande. Et pourtant il est le chef de bande. Dans un forum haïtien du Net on se pose même la question: MJ est-elle martellyste? On ne comprend pas qu'une notoriété neutre, impartiale, puisse taper que sur les seuls Parlementaires, et point sur l'Exécutif, et surtout le Président, le principal fauteur de troubles.

Ses agissements ne rendent pas service à MM, et pire pas à Haïti par conséquent en finalité. Elle devait mentionner les fautes de MM. S'il devait considérer l'omission de sa responsabilité, l'omission de ses fautes, alors MM se sentirait incité à persévérer dans la même voie. Pourquoi changer de cap, de comportements si tout ce que j'ai fait n'est point erroné? Ceux qui doivent changer se sont uniquement les Parlementaires, et à la rigueur quelques Politiciens, car ce sont eux les responsables de la lente agonie mais inéluctable d'Haïti.

MM agit comme il pense qu'il doit le faire, qu'il est dans la bonne voie, qu'il a la bonne vision avérée du devenir d'Haïti et qu'il peut continuer ainsi car il n'a pas encore atteint les limites qu'il ne doit point dépasser, les limites qui doivent pousser le Peuple à s'indigner et à se révolter contre lui.

MJ aurait dû mentionner que MM a déjà de loin dépasser ces limites.

Le bilan de la première (Ière) année de MM au pouvoir est quasi nul. Hé oui, à cause de la politique politicienne des cinq (5) pouvoirs en place: Exécutif, Législatif, Judiciaire, Média, International, mais avec une responsabilité ENORME, COLOSSALE, PACHYDERMO-ELEPHANTESQUE de MM et de certains membres de son entourage. 

En outre, sans trop de développement vu mes précédents articles, l'Opposition, le Religieux et la Société Civile, ... brillant par leur silence assourdissant ont leur bonne part de responsabilité aussi. 

Les bisbrouilles ont été causées par les comportements outranciers, certains diront même "makouts", de MM et d'autres membres de l'Exécutif, envers les autres Pouvoirs. Alors selon le principe de toute action entraine une réaction, et ainsi de suite, vice-versa, l'on est arrivé à cette année horrible. Annus horribilis, aurait dit la Reine d'Angleterre (Elle a prononcé ces deux (2) mots quand on lui a imposé de payer des impôts).

Mai 2011 - Mai 2012 fut l'année "martellyienne" de la médio-média-cacocratie. Ce fut un leitmotiv dans la plupart de mes textes. Cela correspond à l'anaphore de MJ par "Médiocres, ....". Toutes celles et ceux qui, de près ou de loin, sont à des niveaux de responsabilités en Haïti et en diaspora participent à cette "médio-média-cacocratie". 

Ne me parler pas, point et plus, des associations et fédérations de la diaspora haïtienne! Y en a marre! J'en ai ma claque de ces structures malades de "réunionites", de conférences à gros budgets et flonflons où des participant(e)s viennent pérorer, blablater, "babiner" et badiner, plastronner pour des résultats aussi minces et moches que des chiures de mouches. On pinaille à tire-larigot en pure inutilité mais on fait bombance et ripailles et beuverie et pourquoi pas sexe.

Les dires de Mme MJ sont justes, avérés sur le refus de la multinationalté/multicitoyenneté en Haïti. Les Haïtiens des deux (2) sexes sur le sol national comme ceux en diaspora constituent la Nation haïtienne. Les deux (2) catégories forment la Nation, pleine et entière, en toute intégrale intégrité.

Sans les deux catégories, la Nation est amputée, handicapée. C'est comme si on avait un être humain sans une jambe, ou sans un bras, ou sans la vue, ... Hé oui, c'est cet handicap qui conduit la Nation à l'agonie, comme la perte d'un membre, ou de la vue, ou de l'ouïe, ... conduit à des situations d'Intouchables (cf. le film qui a permis à Omar SY, un black, à obtenir un oscar)!

Le Peuple résidant sur le sol national refuse de reconnaître la multinationalité/multicitoyenneté simplement par une peur non rationnelle de la concurrence, de la compétition, qui pourrait être à leurs désavantages, défaveurs. Il n'y a aucun doute, ce serait ainsi. En totalité des cas! A la majorité des cas! Que nenni! Uniquement pour une minorité de cas.

Cependant Haïti gagnerait par les synergies qui viendraient des nationaux haïtiens de l'intérieur travaillant mano a mano avec les nationaux haïtiens de la diaspora.

Mais à l'évidence la gabegie actuelle ne serait plus de mise. Si l'on souhaite continuer dans la gabegie qui mène inéluctablement à l'agonie, que l'on ne change rien. Si l'on souhaite le progrès et le développement d'Haïti, la Mère-Patrie, alors il est temps d'adopter et d'adapter la multinationalité/multicitoyenneté.

Le choix est aisé. Ce problème n'a que deux (2) solutions. Chacune a des conséquences spécifiques. Alors qu'Haïti fasse le bon choix, et le plus rapidement possible. ASAP! As Soon As Possible!

Voilà mes points d'accord avec Mme MJ! Les points de désaccord sont ci-après.

On comprend le sentiment de "honte", de "mal à mon cœur", exprimé par MJ. C'est bien. Mais avec uniquement ce sentiment on reste "passif". On a même tendance à raser les murs, à ne pas se montrer, à se cacher. C'est mieux de cultiver un sentiment d'indignation. Cette dernière peut être le tremplin de la révolution, de la révolte, du changement. C'est un sentiment potentiellement actif. 

La conclusion fondamentale, sine qua non, du commentaire pour ce point "bilan" est le manquement de MJ de mentionner que l'aggravation et la persistance de la chute d'Haïti sont causées par l'acceptation de la farce mascarade électorale de 2010.

Toute cette tendance de l'État haïtien vers l'agonie est aussi la faute de l'opposition haïtienne. 

L'agonie d'Haïti, c'est aussi la faute du peuple haïtien "analphabète et illettré en politique", laissé dans une telle inculture politique par les DUVALIER, TITID, PREVAL (Quand lors du printemps arabe les peuples criaient "dégage" à leurs dictateurs respectifs, en Haïti le peuple réclamait, enfin acceptait et acclamait par des cortèges quasi carnavalesques le retour de deux (2) d'entre eux, Baby Doc et Titid). 

Enfin l'agonie d'Haïti, c'est aussi et plus (vu leurs atouts et compétences et moyens) la faute de l'International qui a adoubé une telle farce en déclarant "ce furent des élections transparentes et crédibles", mot pour mot les dires de l'Ambassadeur US et du Ministre des Affaires Étrangères du Canada. TCHUIP!

L'International ne voulait que mettre à l'écart une dame, Myrlande MANIGAT (MM aussi) qu'il pensait qu'il ne pourrait point contrôler à leur guise. Il pensait qu'il pourrait le faire avec l'autre MM. Tant pis, au contraire tant mieux si c'est un ex-musicien grivois, et "patati & patata", mais supposé inculte et qui ne serait qu'un "béni-oui-oui", un pantin, une marionnette, une girouette! 

L'International commence à prendre connaissance et conscience de leur méprise, mais tardivement. La MM apparaît actuellement comme étant une girouette, donc plus flexible et facile à manœuvrer que le MM qui commence à avoir la grosse tête, donc à ruer dans les brancards et à vouloir imposer sa vision; surtout qu'une MJ par ses omissions et actes tende à le pousser à croire qu'il est dans le VRAI.

La vision de l'avenir
A mon avis, il n'y a rien à ajouter. Tout être sensé, tout Haïtien sensé des deux (2) sexes, doit adhérer à de telles perspectives d'avenir pour Haïti. Tout cela est même englobé des les cinq (5) E de MM, comme c'est aussi dans mes trois (3) B: Beau, Bon et Bien.

Il y a maintes choses à redire sur ce point (tout développer donnerait un texte trop long), mais ce sont des détails, des épiphénomènes, des "points de détails" comme aurait dit J. - M. LE PEN (homme politique français du Front National sur l'holocauste). Cependant un point mérite une attention particulière. 

MJ parle d'un essaim d'infrastructures de formation-éducation dans le pays, mais elle oublie de parler de leur gestion en général, de leur gestion financière en particulier. Haïti n'arrive même pas à faire face aux besoins, aux pré-requis et aux requis de l'Université de Limonade, don de la République Dominicaine voisine. Alors comment Haïti peut-il s'atteler à la construction et à la gestion de plusieurs autres structures scolaires, de formation, d'éducation, d'enseignement, de recherches, etc., et même avec l'aide des ONGs et celle de l'International, la perfusion onusienne, l'UNESCO, la boîte pour laquelle travaille MJ?

 Dans cette composante MJ n'a formulé que des vœux pieux, des objectifs généraux et spécifiques. Les gens, en général, même un simple quidam doué d'une certaine formation-éducation, d'intelligence, de raison et de sagesse, arrivent à de tels résultats, à de telles formulations. Mais le plus difficile c'est de formuler "quoi faire" et "comment-faire" pour arriver à réaliser ces objectifs, pour que ces vœux pieux puissent être réalisés, exaucés, se concrétiser. Et après avoir trouvé le "comment-faire" il faudra insuffler le "vouloir-faire". 

On peut encore dénicher le "comment-faire", l'enseigner, le transmettre mais motiver des gens à "vouloir-faire" c'est la quadrature du cercle. Jézu-Mawi-Jozèf, wi fout't tonè tonè dé woulé tété dé kankok (cf. précédent texte "Woulé Tété"), comment inciter, motiver, stimuler des gens à agir, à les pousser à l'action, et surtout vers les 3 B.

La requête d'un sursaut de la Nation haïtienne (État, Diaspora, ...) couplé à celui de l'International, des Ami(e)s d'Haïti
A mon avis, Haïti, l'État haïtien, a atteint un point de non-retour. Ce n'est pas avec les Responsables des Pouvoirs actuels en Haïti que l'on arrivera à changer les choses, surtout à imprimer un virage à 180° dans la gouvernance du pays.

Il faut essayer de bien me comprendre. La majorité des gens en place sont compétents. Ils ont la potentialité d'imprimer le changement secourable au pays. Ils ont en eux, pour la plupart, la volonté du changement, le désir de bien faire. Ils ont des qualités indéniables: jeunesse, dynamisme, ... Ils ont des potentialités indéniables. Ils sont polyglottes (haïtien, français, anglais, espagnol, ...). Mais ....

Mais ils ont des défauts, ils causent des dysfonctionnements, ils ont des manquements - par manque d'expérience pour être politiquement correct - qui gâchent les points positifs. Prenons les deux (2) principaux personnages de l'État actuellement:

1) on perçoit que MM et son épouse veulent le bien pour Haïti mais ils n'arrivent pas à mettre en œuvre, à implémenter, leurs programmes et projets de développement selon les règles de l'art. MM n'arrive pas à endosser les habits démocratiques et de Président. Il persiste à rester grivois, à s'opposer aux autres pouvoirs, à être insultant, impoli, agressif, à vouloir mettre en place des structures "makout", etc.
Le MM veut diriger le pays comme il gérait et gère encore son groupe musical. Bon Dié, nou anba kôd!

2) Laurent LAMOTHE (LL). Un dynamique ex-Ministre des Affaires Étrangères. Mais trop dans la précipitation. Il confond précipitation et vitesse. Rien ne peut être accompli rapidement, correctement et prudemment dans la précipitation. 

Quel est son bilan réel en tant que chancelier? Il a beaucoup bougé, il a implémenté un slogan "diplomatie d'affaires", mais quels sont les résultats concrets obtenus? Pas d'investisseurs privés, même pas C. SIM, le Mexicain, l'homme le plus riche de la planète, qui en principe devait réaliser une visite d'affaires exploratoire en Haïti. Pas su mettre en œuvre des rencontres de MM avec les Grands de ce monde.

Cependant en homme d'affaires avisé et retors qui a financé la campagne de son ami et collaborateur d'affaires, MM, il a mis en place les moyens de se rembourser de ses dépenses et en plus de s'enrichir (retour sur investissement) grâce à son montage des taxes, des commissions (télécom, transfert d'argent) pour financer le Fonds d'Education. 

Vu les dires de l'ex-directeur de Digicel qui lui ont valu d'être déclaré "persona non grata" il semblerait que ce fonds subit des détournements importants. L'ex-directeur notifiait un montant avoisinant à l'époque $26.000.000 US. Il réclamait un simple audit.

Il semblerait que le mot "audit" devrait être banni d'Haïti. Si on le prononce, le réclame et que l'on essaye de le mettre en œuvre, alors on est tout de suite éjecté des fonctions occupées: deux (2) ex-Premiers Ministres (PM), Mme PIERRE-LOUIS, M. CONILLE et le Directeur de la Digicel.

L'objectif premier des deux (2) Hauts Personnages de l'Etat est de s'enrichir. Ils sont déjà, certainement, millionnaires en dollars US comme certaines Elites haïtiennes, les ex-Présidents (Baby Doc, TITID, PREVAL), et certains individus comme J. CELESTIN. Alors ils veulent être les premiers Haïtiens milliardaires en dollars US comme C. SIM, B. GATES, etc.

La grande différence est que ces derniers ont bossé pour obtenir cette richesse, alors que les Haïtiens, eux, ont détourné de l'argent qui devait être alloué à des miséreux. Ainsi ils "s'engraissent", et continuent à "s'engraisser" en volant la nourriture prévue pour des miséreux. Ils deviennent "obèses" en affamant, voire même en faisant crever de faim, des miséreux.

Conclusion
Il m'apparaît judicieux de conclure ce second commentaire en émettant des propositions générales, très loin d'être détaillées et exhaustives, pour empêcher qu'Haïti ne puisse dépasser encore de plusieurs coudées le point de non-retour.

On va se contenter de re-citer, textuellement, cinq (5) principes d'une méthode qui doivent guider toute action pour le progrès et le développement durable (sustainable development) d'Haïti (cf. un de mes articles de novembre 2011).

Toute activité à implémenter, toute tâche à accomplir, tout travail à mettre en œuvre, tout doit répondre à ces principes.

Ces cinq (5) principes sont: 
 
Estime de soi et Confiance en soi ("self-esteem") 
L'estime de soi, une certaine fierté, est un catalyseur, un moteur de développement. Elle permet de ne pas accepter de vivre dans des situations inhumaines, infra-humaines,  non démocratiques, de mal-gouvernance, de magouilles, de corruption, etc., donc de s'indigner et de se révolter; de ne pas être capable d'avoir n'importe quels comportements suscitant la honte, le dégoût en se disant la fin justifie tous les moyens, même les plus dégueulasses; de ne pas être capable de pratiquer la mendicité auprès de l'aide internationale en courant par vaux et par monts, par voitures, trains et avions-jets en quémandant de l'aide. 

"Haïti est ouvert aux investissements étrangers, venez nous apporter de l'aide". On ne perçoit même pas qu'un investisseur digne de ce nom, qui aime la légalité, qui est soucieux de la sécurité et de la rentabilité de son investissement, va réclamer d'abord un environnement propice: stabilité, sécurité, environnement économique approprié, hygiène, infrastructures de base fonctionnelles, etc. Nos démarcheurs zélés mettent pour le moment la charrue avant les bœufs. 

Je veux bien faire le pari, en mettant de nouveau ma main gauche au feu qu'Haïti, offrant une bonne gouvernance, un environnement démocratique, un frémissement d'essor économique, une perception de stabilité, un environnement de sécurité, ne devra même pas prendre son bâton de pèlerin pour aller solliciter des investisseurs. Ce sont eux qui débarqueront d'eux-mêmes en Haïti. Haïti sera même en mesure de refuser l'offre de certains. Leur demande sera plus élevée que l'offre d'Haïti.

La Ministre du Tourisme,  Stéphanie BALMIR-VILLEDROUIN (SBV), fait preuve de compétence et surtout de dynamisme sans faille. Mais elle aussi, elle est dans la précipitation. Elle met la charrue avant les bœufs. Elle vient d'obtenir des avis, des intentions d'affaires touristiques favorables des Antilles françaises faisant suite à leurs récentes visites exploratoires. Les promesses (des bourgeons) ne seront pas concrétisées (ne donneront pas des fleurs). Il se peut qu'il y ait un couple d'essais avec des touristes insensés, fous ou aventureux pour oser faire du tourisme dans l'Environnement actuel d'Haïti. Le seul modèle touristique adapté à la situation actuelle d'Haïti est celui de LABADIE. On débarque dans une anse, on profite de la plage, on se hasarde à visiter un site pittoresque proche du lieu de mouillage, on revient au point de départ, puis on remonte dans le bateau de croisière. 

On peut adopter le même schéma aussi à partir d'un aéroport.

Lorsque des groupes ou des individus prennent conscience de leur capacité créative et analytique, ils acquièrent et renforcent leur confiance en eux qui leur permet d’identifier et de résoudre leurs propres problèmes. Leur développement devient endogène, auto-centré, centripète évoluant rapidement vers le centrifuge même si limité par la force de Coriolis.

Ils comptent sur leurs propres forces, leurs propres capacités, leurs propres niveaux de développement, leurs propres niveaux de technicité, leurs propres moyens et ressources, ... Ils ne font pas comme des grenouilles qui veulent devenir plus grosses que des vaches. Ils n'ont pas les yeux plus gros que leur ventre. Ils ne p... pas plus haut que leur c... .

Forces associées ("associative strength")
La méthodologie reconnaît que lorsque les individus se constituent en groupes, ils deviennent plus forts et apprennent à œuvrer ensemble. L'union fait la Force. Toujours. Inéluctablement. Il faudrait que l'on s'attèle à organiser la Population, à créer des: associations, groupements, fédérations, coopératives, syndicats, ONG, groupes de membres de la Société Civile, etc., etc.

Ingéniosité ("resourcefulness")
Tout individu constitue une ressource potentielle pour la communauté. La méthode vise à mettre en valeur l’ingéniosité et la créativité des groupes et des individus pour la recherche de solutions à des problèmes. Il faut laisser libre cours à la parole. Pas d'auto-censure par peur de ... Pas peur de la Diaspora. Pas de censure parce qu'un groupe, un individu, affirme une opinion contraire à celle du chef, contraire à l'opinion bien-pensante d'une majorité. 

Les opinions, les convictions contradictoires sont les bienvenues, sont celles à rechercher. Les idées de "bénis-oui-oui" qui ne contrarient pas les "ron-rons" ne sont à prendre en compte qu'après moult analyses approfondies. La contradiction est la seule voie qui peut permettre d'innover. C'est un vecteur de créations, d'innovations. Elle est susceptible d'apporter une vision nouvelle qui peut être, qui parfois, voire très souvent est celle avérée, celle idoine.

Planification de l’action ("action planning")
Planifier l’action pour résoudre des problèmes est essentiel dans cette méthode. Des changements ne peuvent s’opérer selon les règles de l'art que si on planifie et entreprend des actions adéquates. 

Responsabilité ("responsablity"):
La responsabilité de la mise en place ("implementation"), de la gestion, du suivi, de l'évaluation, des corrections des actions, est assumée par le groupe. Des actions qui ont été planifiées doivent être exécutées, et seront effectuées selon les règles de l'art. C’est seulement grâce à une telle participation que les résultats peuvent être signifiants, hautement significatifs. 

J'avais arrêté mon texte ici.
Un de mes premiers lecteurs a jugé bon de réagir en me disant que je devrais donner un exemple concret: application de ces principes pour expliciter le comment-faire, pour montrer ce que j'entends par tâche/activité dans un domaine précis.

Alors demandons-nous comment appliquer ces principes dans le domaine de l'Environnement, exclusivement celui dans un quartier résidentiel où les débris causés par le séisme de janvier 2010 jonchent encore le sol, voire la chaussée, où les fatras et les détritus s'amoncèlent.

L'estime de soi acquise par la formation-éducation et autres doit permettre aux résidents de s'indigner, de se révolter, de vouloir changer la situation pour obtenir en fin de compte un environnement beau, sain, hygiénique, ... Ils vont prendre en main la situation, ils vont se décider à agir pour nettoyer leurs quartiers. Ils vont le faire eux-mêmes, avec leurs propres moyens, par leurs propres forces. A l'évidence, ils apprécieront tout concours extérieur, habitants de quartiers limitrophes, l'Etat haïtien, une ONG, voire l'International.

Pour un déblaiement efficace et surtout rapide, ils vont se mettre ensemble, ils vont bosser ensemble, ainsi ils vont s'organiser. L'Union. Les Forces Organisées. Peut-être il y aura un groupement de  femmes, un groupement d'hommes, un groupement mixte, un groupement des Jeunes. Pourquoi pas un groupement de travail spécifique à chaque jour de la semaine (groupements de lundi à vendredi, par exemple), sauf le jour consacré à Dieu ou aux esprits tutélaires. Pourquoi pas un groupement des scouts, des guides ("girls"), des footeux, etc.? Il faudrait juste une organisation et surtout une excellente planification participative collective des tâches. Bien définir qui fait quoi, où et quand. Puis il faudrait trouver les moyens pour l'action: du fric, du matériel et équipement, etc. L'État pourrait les aider en mettant par roulement dans chaque quartier le matériel et équipement nécessaires à cette activité de déblaiement: pics, pioches, pelles, marteaux-piqueurs, brouettes, camions-bennes, etc. L'État, en approche participative, déciderait les tris nécessaires, les lieux de collecte des débris et fatras, et surtout les lieux de décharges sans impact néfaste à l'Environnement aux sites de décharge. Les tris sont nécessaires. Certains déchets peuvent servir à la "récup." (fer, cuivre, métaux en général, blocs de ciment pouvant servir au concassage, à la fabrication de  gabions, ...). D'autres peuvent être dédiés au compostage (engrais naturel), à la méthanisation (éclairage ou cuisine au bio-gaz méthane), etc. Ce serait une activité à Haute Intensité de Main-d'Oeuvre (HIMO). Elle pourrait être rémunérée, elle pourrait être englobée dans un programme "Travail pour Nourriture" (Work for Food), elle pourrait être juste une activité "KOMBIT" se terminant par de la musique, des danses, des victuailles, des boissons, ... Enfin ce pourrait être que du bénévolat, donc totalement et exclusivement gratuit.

Comment initier d'agir ainsi, comment inciter-motiver à agir ainsi, le vouloir-faire? Là réside le hic!

Ingéniosité. Au départ de l'action chaque groupement, chaque individu, les deux (2) sexes, dit comment il conçoit de mener à bons fins, par économie de temps, de moyens, de ressources, ... l'activité en question. Une élite, un linguiste ou un "kokowat" se trouve au même niveau de prise de parole pour faire part de son idée. Tout le monde a le même droit. Un groupement retient alors la proposition la mieux adaptée. Ce procédé est répliqué dans les autres groupements, dans ceux d'autres quartiers limitrophes et éloignés, puis en fin au niveau national.

Ici on met en application, la seule chose valable réalisée lors des mandats de TITID pour certains politologues et historiens, le slogan: Tout't moun sé moun. Tout homme, toute femme est un être humain, donc digne de respect. Comment un individu a pu penser et dire un si beau slogan, comment ce dernier a pu sortir de la bouche d'une personne qui a fait tout le contraire. Jadis et maintenant il a et méprise les miséreux. Ses actions présidentielles ont rendu les gens plus miséreux pourtant il peut affréter un jet privé pour son trajet retour au pays, d'Afrique du Sud-Haïti, et se la coule douce dans le luxe de Tabarre. Pire, il a utilisé des chimères pour ses basses œuvres en adorant même le supplice du collier (un pneu enflammé autour du cou de la victime). A ne rien piger! Comment la démagogie peut-elle régner ainsi? Cette démagogie persiste avec MM. Ce dernier clame qu'il faut une force civile armée pour qu'Haïti puisse retrouver sa souveraineté. Mais il veut surtout une milice, que certains qualifient de "rose", pour mettre en œuvre ses comportements "makout", dictatoriaux et restés Président à Vie. D'aucuns disent aussi qu'il souhaite cette force pour le contrôle des côtes, pas dans le but de défendre le territoire national mais pour celui de mettre hors des yeux des intrus, de la Police Nationale, des agents locaux de la DEA, le commerce des produits illicites le long des côtes. L'on vient de saisir dans un aéroport américain une cargaison de cocaïne en provenance d'Haïti.

Planification. Dès qu'une action, une activité, doit être menée en groupe, il faut une planification. Il faut savoir au moins qui fait quoi, où et quand. Déjà rien que pour une activité à deux (2), en couple, il faut planifier. Combien de conjoints subissent des aléas funestes pour le simple crac-crac-boum-boum. Le passage à la casserole est contrarié par la fatigue, le sommeil et ronflement, les prétextes de maux de tête, les indispositions mensuelles, et j'en passe. Pas besoin de plus s'attarder sur ce point, c'est l'évidence même.

Responsabilité. Cf. le développement précité pour ce point.

Pour un développement efficient, efficace, durable d'Haïti ces cinq (5) principes doivent être appliqués pour tous les programmes, projets, tâches, activités à mettre en œuvre (à implémenter). Ne point s'y conformer c'est travailler en pure perte, de temps, de force, de ressources, de moyens, de fric, etc., etc.

JACQUES MALI

unread,
May 18, 2012, 6:38:07 PM5/18/12
to tout-...@googlegroups.com, Koze Mande Chez, vinoush, Grand Debats
Chers Amis,
Quoi de plus veridique que le constat de Michaelle Jean.
A nous resaisir, elle nous convie; A se resaisir, nous devrons le faire;
Haiti a besoin d'Haitiens et d'Haitiennes comme Michaelle Jean pour
lui cracher sa verite au visage.
 
N'est-il pas vrai, comme elle dit:
1-Qu'a l'union, nous preferons la division et les affrontements sans fin?
2- Que le monde entier assiste, sans plus d'illusion, au spectacle desolant
des impasses politiques haitiennes qui se succedent a coups de rivalites
partisanes et steriles, d'inquisitions sur des questions insensees comme celle
de la double nationalite.....?
Et elle continue ..... a battre verites sou tambou, verites apres verites.....
Ki sa li di ki pa sa? ki sa ki pa verite? mezanmi..
Donnez m'en une, si vous pouvez....
Malgre tout, elle constate positivement cette fois: "Pourtant il pourrait en etre autrement.
Nous pourrions montrer ce dont nous sommes capables................" 
Cela est vrai, mais.......
l'Haitien pourra t'il se retirer de ce bourbier politique deshonorant dans lequel il s'est foutu, s'il
continue a faire comme le constate malheureusement Madame Jean?
Michaelle Jean le croit encore capable d'un sursaut.......
Est-ce vrai?
Moi, je dis encore merci a  Michaelle Jean pour l'interet qu'elle continue a manifester vis a vis d'Haiti.
Michaelle Jean, Gran Famm devan l'Eternel.....
Nous te sommes reconnaissants de croire encore a la Grandeur d'Haiti, en ce jour du Drapeau.
Cordialement,
Jacques Mali.

Pakapala93

unread,
May 18, 2012, 7:27:27 PM5/18/12
to tout-...@googlegroups.com, koze-ma...@googlegroups.com, vin...@yahoogroupes.fr, grands...@yahoogroups.com
Jacques 

Merci beaucoup tu es toujours du cote de la verite mwen pa we sa madanm nan di la ki pa vre 

Songe moune led pa janm renmen yo di yo led et nou led vre meme trop 

Bonne fete du drapeau Kenbe red 



Sent via the Samsung Galaxy S™ II Skyrocket™, an AT&T 4G LTE smartphone.



-------- Original message --------
Subject: Re: [Tout-Haiti] Michaelle Jean, serait-elle martellyste?
From: JACQUES MALI <jak...@yahoo.com>
To: "tout-...@googlegroups.com" <tout-...@googlegroups.com>,Koze Mande Chez <koze-ma...@googlegroups.com>,vinoush <vin...@yahoogroupes.fr>,Grand Debats <grands...@yahoogroups.com>
CC:


Max Jeanty

unread,
May 19, 2012, 12:16:40 AM5/19/12
to tout-...@googlegroups.com, Koze Mande Chez, vinoush, Grand Debats
Jacques - Entierement d'accord aves tes commentaires.   J'aimerais bien comprendre ce qu'elle a dit qui ne merite pas  notre adherance et comprehension....FOK NOU SEKWE KO NOU EN AKSYON.
EN NOU SISPAN PALE POU PALE....
Max Jeanty


From: JACQUES MALI <jak...@yahoo.com>
To: "tout-...@googlegroups.com" <tout-...@googlegroups.com>; Koze Mande Chez <koze-ma...@googlegroups.com>; vinoush <vin...@yahoogroupes.fr>; Grand Debats <grands...@yahoogroups.com>
Sent: Friday, May 18, 2012 6:38 PM

Subject: Re: [Tout-Haiti] Michaelle Jean, serait-elle martellyste?

JACQUES MALI

unread,
May 19, 2012, 8:25:22 AM5/19/12
to VIN...@yahoogroupes.fr, koze-ma...@googlegroups.com, tout-...@googlegroups.com, grands...@yahoogroups.com
Fanel Merville,
I could not agree with you more.
In retrospective, i think that PFA will reassess her opinion.
She is that kind of personn. At least, she will reevaluate.
Regards.
Jacques Mali.

From: Fanel Merville <fme...@hotmail.com>
To: koze-ma...@googlegroups.com; tout-...@googlegroups.com; grands...@yahoogroups.com; vin...@yahoogroupes.fr
Sent: Friday, May 18, 2012 3:52 PM
Subject: [VINOUSH] RE: [KozeMandeChez] Re: Re : [Tout-Haiti] HAÏTI - Politique: Bilan-diagnostic de Michaëlle JEAN (1er commentaire: Immortalité)

 
PFA,
 
I do appreciate your analysis of Michaelle Jean’s article. In fact, I enjoy reading your posts…all of them. However, I am going to disagree with you on this one, I hope you don’t mind.  Ms. Jean’s comments come at a time where perhaps we need them the most if we want to pick up what is left of Haiti. In addition to your post, I have read some other comments and I am afraid to say that it is déjà vu all over again. I think we are wasting valuable time debating semantics instead of debating the big picture, which is how do we get out of this quagmire. From reading Ms. Jean’s text, I come out with two main points:
a) We need to stop bickering if we want to build a better Haiti.
b) We need to take ownership of our situation.
            You argue that Ms. Jean uses paternalistic terms to describe our situation. I beg to differ. I believe that we are not going anywhere until we take ownership of our political, social and economical situations. Playing victims and blaming others for our misfortune is not taking us anywhere. This is a mental construct based on the thinking that “the world is against us because we made 1804”. Well… what do we do about it? When are we going to wake up and smell the coffee? The world is a big jungle and every nation is fighting for itself.
           About three months ago, I was listening to a radio station based in Haiti. I was listening online from where I live in Connecticut. There were two Haitian intellectuals debating our current political dilemma including our last presidential elections. In summary, they blamed the international community for everything.  It was shocking. If we blame others for everything, what does it say about our ability to think and choose? I think we have developed this mental disposition to blame someone else for everything that happens to us. This is a “feel good” mentality. It does not solve problems. Why did we have to wait for the white man to bring us together on Governor’s Island to tap on our shoulders to settle our differences? Why did we have to wait for the white man to pick our Prime Minister for us when we had ample opportunities to do it ourselves? And, by the way we later asserted that the previous nominees were qualified but we just could not vote for them. Why are we complaining now that the white man decides for us? This is the type of bickering Ms. Jean is referring to. You also argue that Ms. Jean needs to tell us what to do to avoid “death”. I think she does. She advocates for a new mental construct where we build on the things that we have in common and stop arguing about the few things that separate us.   
     I will conclude with this. I belong to an international organization and every four years we have a big gathering. We group participants in caucuses to elect a leader to represent each caucus in the organization’s leadership council for four years. The Haitian caucus is the last to finish electing and they never satisfy. They waste their time arguing, bickering and sometimes insulting each other. Ms. Jean’s text reminds of the need to develop a new paradigm of Haitian consciousness where we take responsibility for our mistakes; we recognize the need to do things differently; we elect our leaders and wait for them to finish their terms; we don’t jump the line, but we wait for our turn; and finally we recognize that political stability is necessary to build the Haiti we all love and cherish. Have a great weekend.
 
My best,
 
Fanel Merville

 
Date: Fri, 18 May 2012 07:03:30 -0700
From: fap...@yahoo.com
Subject: [KozeMandeChez] Re: Re : [Tout-Haiti] HAÏTI - Politique: Bilan-diagnostic de Michaëlle JEAN (1er commentaire: Immortalité)
__._,_.___
Activités récentes:
Vision pour une nouvelle société haitienne (VINOUSH) http://vinoush.com/

Toute société qui prétend assurer aux hommes la liberté, doit commencer par leur garantir l'existence. Notre première priorité est dassurer le minimum vital à nos compatriotes restés au pays, aider nous à réaliser cet objectif.



secre...@vinoush.com
http://vinoush.com


VINOUSH: POSITIVONS L'AVENIR

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Vision pour une Nouvelle Société Haitienne (VINOUSH) decline toute
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Neither Vision pour une Nouvelle Société Haitienne (VINOUSH) not shall be liable
for the message if altered, changed or falsified.

.

__,_._,___


Serge Pierre-Pierre

unread,
May 19, 2012, 10:31:28 AM5/19/12
to grands...@yahoogroups.com, VIN...@yahoogroupes.fr, koze-ma...@googlegroups.com, tout-...@googlegroups.com, Deba Nasyonal, Forum Culturel, Grands Debats, Haiti Connexion, Haiti Nation, haitian thinktank, Haitian Advocacy, haiti...@ymail.com, Natania, tout-haiti@googlegroups.com tout-haiti@googlegroups.com, vinoush

May 19, 2012

Judicious comments of Jacques and Fanel.

What Mrs. Jean said, has been said many times before.  But when a well-known Haitian figure like Michaelle Jean says it, IT CARRIES MORE WEIGHT!  A LOT OF WEIGHT, IN FACT!  DOES IT REALLY?  We know Haitians don't usually give a hoot!

What has amazed me, personally, is the fact that a lot of Haitians whom I have been cooperating with, no matter how vigorously they happen to defend Haiti, When it comes to the "Double Nationalité" they have an objection, the Silliest and dumbest of which is, that "If a Binational commits a crime in Haiti, HE WILL SEEK REFUGE IN THAT COUNTRY TO AVOID THE LAW IN HAITI.  What really bothers them is the fact that a "diaspora can supposedly have it both ways"!!!!

We know who started the whole darn thing.  François "papa doc" Duvalier who fired the first salvo, by NAMING HAITIANS WHO HAD FLED HIS BRUTAL REGIME, KAMOKEN!!, meaning in his diabolical mind : TRAITOR, SUBVERSIVE!

What many anti-diaspora fail to realize is that a good many of us do not care about "Double Nationality" but we DO CARE about being able to function like every other Haitian and foreigners,   usually in majority white, in the country under the Rule of Law and Business Practices in existence but enforced for all, we hope!!!!

Quite a number of us in the diaspora come and go to Haiti at will and whenever we need to or feel like it.  They do not care to notify or register at any Ambassy during their extended stay in the country.  NOU LA NOU LA!  SE AN AYITI NOU YE, FÒK NOU RESPEKTE LA LWA!  Dayè menm Papa Doc Duvalier te di " Ayisyen lan djyaspora, depi nou lan teritwa payi Dayiti, DADANN SE LAN MENM LI YE!  Therefore, we always watched our steps!!  Question of survival, that's all!

But in Haiti today, insecurity has been undermining the country for several years, and the diaspora is adamant to letting criminals, kidnappers "Fè Depwen You Yo".  Pa Gen Sa Pyès!!!!!

Let's us all Haitians Unite to Take Haiti to better fortune and greater heights!

Mèsi ankò konpatriyòt, Male wi!

Serge
 

HAITIAN INTERNATIONAL GROUP
"UNE PUISSANCE ÉCONOMIQUE POUR UNE HAITI MODERNE, LIBRE ET PROSPÈRE"
(www.haitianinternationalgroup.com), au service des citoyennes et des citoyens Haïtiens concernés du globe.




From: JACQUES MALI <jak...@yahoo.com>
To: "VIN...@yahoogroupes.fr" <VIN...@yahoogroupes.fr>; "koze-ma...@googlegroups.com" <koze-ma...@googlegroups.com>; "tout-...@googlegroups.com" <tout-...@googlegroups.com>; "grands...@yahoogroups.com" <grands...@yahoogroups.com>
Sent: Saturday, May 19, 2012 8:25 AM
Subject: [Grands Débats] HAÏTI - Politique: Bilan-diagnostic de Michaëlle JEAN (1er commentaire: Immortalité)

 
Fanel Merville,
I could not agree with you more.
In retrospective, i think that PFA will reassess her opinion.
She is that kind of personn. At least, she will reevaluate.
Regards.
Jacques Mali.

From: Fanel Merville <fme...@hotmail.com>
To: koze-ma...@googlegroups.com; tout-...@googlegroups.com; grands...@yahoogroups.com; vin...@yahoogroupes.fr
Sent: Friday, May 18, 2012 3:52 PM
Subject:RE: Re: Re : HAÏTI - Politique: Bilan-diagnostic de Michaëlle JEAN (1er commentaire: Immortalité)

 
PFA,
 
I do appreciate your analysis of Michaelle Jean’s article. In fact, I enjoy reading your posts…all of them. However, I am going to disagree with you on this one, I hope you don’t mind.  Ms. Jean’s comments come at a time where perhaps we need them the most if we want to pick up what is left of Haiti. In addition to your post, I have read some other comments and I am afraid to say that it is déjà vu all over again. I think we are wasting valuable time debating semantics instead of debating the big picture, which is how do we get out of this quagmire. From reading Ms. Jean’s text, I come out with two main points:
a) We need to stop bickering if we want to build a better Haiti.
b) We need to take ownership of our situation.
            You argue that Ms. Jean uses paternalistic terms to describe our situation. I beg to differ. I believe that we are not going anywhere until we take ownership of our political, social and economical situations. Playing victims and blaming others for our misfortune is not taking us anywhere. This is a mental construct based on the thinking that “the world is against us because we made 1804â€�. Well… what do we do about it? When are we going to wake up and smell the coffee? The world is a big jungle and every nation is fighting for itself.
           About three months ago, I was listening to a radio station based in Haiti. I was listening online from where I live in Connecticut. There were two Haitian intellectuals debating our current political dilemma including our last presidential elections. In summary, they blamed the international community for everything.  It was shocking. If we blame others for everything, what does it say about our ability to think and choose? I think we have developed this mental disposition to blame someone else for everything that happens to us. This is a “feel goodâ€� mentality. It does not solve problems. Why did we have to wait for the white man to bring us together on Governor’s Island to tap on our shoulders to settle our differences? Why did we have to wait for the white man to pick our Prime Minister for us when we had ample opportunities to do it ourselves? And, by the way we later asserted that the previous nominees were qualified but we just could not vote for them. Why are we complaining now that the white man decides for us? This is the type of bickering Ms. Jean is referring to. You also argue that Ms. Jean needs to tell us what to do to avoid “deathâ€�. I think she does. She advocates for a new mental construct where we build on the things that we have in common and stop arguing about the few things that separate us.   
     I will conclude with this. I belong to an international organization and every four years we have a big gathering. We group participants in caucuses to elect a leader to represent each caucus in the organization’s leadership council for four years. The Haitian caucus is the last to finish electing and they never satisfy. They waste their time arguing, bickering and sometimes insulting each other. Ms. Jean’s text reminds of the need to develop a new paradigm of Haitian consciousness where we take responsibility for our mistakes; we recognize the need to do things differently; we elect our leaders and wait for them to finish their terms; we don’t jump the line, but we wait for our turn; and finally we recognize that political stability is necessary to build the Haiti we all love and cherish. Have a great weekend.
 
My best,
 
Fanel Merville

 
Date: Fri, 18 May 2012 07:03:30 -0700
From: fap...@yahoo.com
Subject: Re: Re : HAÏTI - Politique: Bilan-diagnostic de Michaëlle JEAN (1er commentaire: Immortalité)
C'est justement ça le probleme. Le message de madame l'ex gouverneure aurait du etre à la hauteur du "haut monde de la politique, de la finance et du pouvoir MONDIAL." Nous n'avons pas besoin, à l'heure actuelle, d'un sermon selon l'evangile de madame. As a matter of fact, mwen bal defi (en tant que citoyenne du Canada) vinn poze kandidati l pou prezidan OZETAZINI ou byen en France. Epi la dim si kesyon doub nasyonalite ki nan konstisyon les Etats-unis an "insensée". L'irrespect que madame affiche pour les lois de son pays natal frise l'indecence. Son message, au lieu d'unir, ne servira qu'à diviser davantage notre corps politique. Qui lui donne le droit, en tant que Canadienne, de taxer notre constitution d'insensée?
 
PFA
 
 

From: Roland Montas <mtim...@yahoo.fr>
To: "tout-...@googlegroups.com" <tout-...@googlegroups.com>
Sent: Friday, May 18, 2012 7:05 AM
Subject: Re : HAÏTI - Politique: Bilan-diagnostic de Michaëlle JEAN (1er commentaire: Immortalité)


Michaelle Jean est un personage influent, reconnu de toute la planete. 
Elle frequente le haut monde de la politique, de la finance et du pouvoir MONDIAL.
Elle ne se cache pas derriere un "parti" ou un pseudonyme. Elle prend ses responsabilites.
Son message a la nation Haitienne est un grand "PINGA", un cri d'alarme et un cri 
de desespoir.

Je n'ai nullement l'idee de diluer son message dans des exchanges steriles avec des
anonymes a la recherche d'une notoriete ephemere.

A la fin du 19eme siecle, Antenor Firmin avait predit la mise sous tutelle et l'occupation
d' Haiti a cause de notre inabilite de penser au bien commun et la reussite collective.
Le fameux "pam, zot pa ladan"... .
Et on a eu 1915.

Je vais reprendre le message de Michaelle Jean:
 " L' heure est grave."


Roland Montas
De : KONAKOM <kona...@yahoo.com>
À : "tout-...@googlegroups.com" <tout-...@googlegroups.com>
Envoyé le : Jeudi 17 mai 2012 12h07
Objet : Re : HAÏTI - Politique: Bilan-diagnostic de Michaëlle JEAN (1er commentaire: Immortalité)

Prière de relire lentement et intelligemment les justes réserves et critiques de Dja Paul et du KONAKOM face au pathétisme creux et partisan de madame Jean.  Si vous ne les comprenez pas, sans arrogance, demandez des explications supplémentaires car ces critiques s'adressent aux patriotes éclairés, aux gens avisés et aux esprits libres...
Les hommes et les femmes politiques du KONAKOM
 
KONAKOM: Le parti politique moderne pour le renouveau d'Haiti

De : Roland Montas <mtim...@yahoo.fr>
À : "tout-...@googlegroups.com" <tout-...@googlegroups.com>
Envoyé le : Mercredi 16 mai 2012 20h10
Objet : Re : HAÏTI - Politique: Bilan-diagnostic de Michaëlle JEAN (1er commentaire: Immortalité)

Prière de relire la lettre ouverte de M. Jean LENTEMENT et de poser des questions pertinentes si vous ne comprenez pas le contenu
car elle s'adresse directement a vous, les "politiciens".

Roland Montas

De : KONAKOM <kona...@yahoo.com>
À : "tout-...@googlegroups.com" <tout-...@googlegroups.com>
Envoyé le : Mercredi 16 mai 2012 13h59
Objet : Re : HAÏTI - Politique: Bilan-diagnostic de Michaëlle JEAN (1er commentaire: Immortalité)

Nous suivons parfaitement et partageons votre premier commentaire sur la mauvaise utilisation par madame Jean du terme "nation" qui nous semble tout à fait justifié...  Nous attendons vos autres commentaires, car nous aussi nous avons noté certains écarts de langage, de malheureux choix de mots, des critiques injustifiées et déséquilibrées de madame Jean qui nous gênent aussi...Malgré tous les égards et le respect que nous devons à madame Michaëlle Jean, nous sommes bien obligés de constater qu'aujourd'hui, face aux contradictions qui traversent notre société,  elle se noie dans des généralités, des considérations moralistes et des jugements de valeurs qui ne nous permettent pas d'avancer à pas assurés sur le combien difficile chemin de notre lutte politique, économique et sociale à la recherche d'un développement harmonieux, équilibré et durable. Aujourd'hui, malheureusement, nous pensons qu'elle commence à avoir le regard condescendant, biaisé et souvent intéressé de beaucoup de membres de la dite "communauté internationale" sur notre système politique et notre cheminement vers la démocratie, notre modernisation et notre propre émancipation... Nous pensons qu'au lieu d'une autocritique tranquille et mesurée ( car nous pensons qu'elle reste et demeure une haïtienne...), elle verse un peu trop vite dans une  sorte d'auto-flagellation et arrive même à remettre en question la volonté du peuple haïtien consacrée dans la constitution de 1987 en qualifiant "d'insensée" la controverse tout à fait justifiée concernant les limites imposées comme dans tous les pays à la multiple nationalité. Nous croyons cette attitude aussi dangereuse pour la redéfinition, la refondation et la protection de notre état-nation qui se bat comme il peut pour la défense de ses intérêts propres dans l'ordre injuste du marché-roi de la mondialisation qui ne fait la partie belle qu'aux riches et aux puissants... 
 
KONAKOM: Le parti politique moderne pour le renouveau d'Haiti

De : Dja Paul <dja_...@yahoo.fr>
À :
Envoyé le : Mercredi 16 mai 2012 11h49
Objet : HAÏTI - Politique: Bilan-diagnostic de Michaëlle JEAN (1er commentaire: Immortalité)


Michaëlle JEAN, une icône d'origine haïtienne connue et appréciée à sa juste valeur mondialement, a exprimé des opinions sur la situation actuelle de son pays natal, Haïti.

Est-ce prétentieux de ma part de vouloir formuler des commentaires, et même des convictions contradictoires, voire divergentes à 180° aux siennes? A mon avis, que nenni!

Alors voici mon premier (1er) commentaire!

Il a pour objet "l'immortalité d'une nation". Elle a confondu "Nation" et "Etat", "Etat-Nation".

La "Nation" est immortelle, du moins jusqu'à l'Apocalypse, la Fin du Monde.

Une digression: Maintenant, tant mieux pour les superstitieux et les incrédules qui y croyaient, la Fin du Monde n'arrivera plus au 21.12.2012. Pourquoi? On vient de découvrir d'autres calendriers Mayas couvrant des périodes de très loin postérieures à cette date. On peut vaquer à ses occupations, perpétrer ses bombances et libations et déviances, sans crainte du châtiment funeste pour la fin de l'année 2012. Pas vrai? Ce n'est pas encore l'heure de la repentance pour mériter le Paradis, n'est-ce pas? On peut continuer le rondo habituel. 

Même après la disparition d'un territoire, des populations, de la faune, de la flore, de tout (ex., l'Atlantide a disparu "corps et biens" depuis bien des siècles) on parlera jusqu'à l'Apocalypse de la Nation, celle des Atlantes.

L'État, voire l'État-Nation, est mortel. L'Histoire du Monde est jalonnée de morts d'États-Nations", et de leurs créations aussi. Juste deux (2) exemples parmi de multiples autres:
1. L'État congolais (de Kinshasa) était "mort" pour devenir Zaïre puis est ressuscité en redevenant l'État congolais sous le vocable de la République Démocratique du Congo (RDPC);
2. La Tchécoslovaquie est morte en donnant naissance à la Tchéquie et à la Slovaquie.

Les notions de "Nation" et d'"Etat", d'"État-Nation", sont complexes. Pour plus d'informations consulter les sites GOOGLE et WIKIPEDIA. Voici un texte "copié-collé" ci-dessous. On  trouve la distinction entre Nation et État. 

Et aussi le fait suivant: Si la République d'Haïti venait à disparaître "corps et biens" à une certaine date (rayée de la carte du Monde), alors l'on dirait l'État haïtien (le Pays, le Peuple) a disparu, est "mort". Mais l'on ne pourrait pas dire que la Nation haïtienne est "morte", vu la persistance des Haïtiens des deux (2) sexes en diaspora, au Canada, aux USA, en Europe, en Asie, en Afrique, du fin fond de la Sibérie à la forêt dense de la Papouasie. Les différentes diasporas sont des composantes de la Nation haïtienne.

NATION, subst. fém.
A. − Vx. Groupe d'hommes dont les membres sont unis par une origine réelle ou supposée commune et qui sont organisés primitivement sur un territoire. Synon. gent1, tribu.Ces derniers [les Bitchys] habitaient plus au sud, mais peut-être à moins de sept à huit lieues: car ces nations, comme celles du Canada, changent de nom et de langage à chaque bourgade (Voy. La Pérouse, t.3, 1797, p.62):
1. Il est bon de prévenir le lecteur pour qu'il ne se laisse pas éblouir par l'expression imposante de nation [it. ds le texte]. Elle ne signifie rien autre chose que chaque tribu de sauvages, assujettie sous un même chef, dont la langue et quelques usages diffèrent un peu des autres; en sorte qu'une nation n'est souvent pas composée de deux mille individus, et qu'on rencontre des villages ou des nations beaucoup moins considérables. Baudry des Loz.,Voy. Louisiane, 1802, pp.20-21.
B. −
1.
a) Groupe humain, généralement assez vaste, dont les membres sont liés par des affinités tenant à un ensemble d'éléments communs ethniques, sociaux (langue, religion, etc.) et subjectifs (traditions historiques, culturelles, etc.) dont la cohérence repose sur une aspiration à former ou à maintenir une communauté. Esprit, génie, humeur, moeurs d'une nation; nation barbare, civilisée, cultivée, instruite, policée. Le caractère, les opinions, et surtout les langues, constituent l'unité des nations dans l'ordre moral; et, dans l'ordre physique même, elles sont dessinées par des caractères éminemment distinctifs (J. de Maistre,Corresp., t.3, 1810, p.482).L'historien et le philosophe cherchent une définition objective de (...) la nation : la nation est-elle fondée sur la langue commune ou sur les conceptions de la vie? (Merleau-Ponty,Phénoménol. perception, 1945, p.417):
2. ... l'idée même de nation en général ne se laisse pas capturer aisément (...). Le fait essentiel qui les constitue [les nations], leur principe d'existence, le lien interne qui enchaîne entre eux les individus d'un peuple, et les générations entre elles, n'est pas, dans diverses nations de la même nature. Tantôt la race, tantôt la langue, tantôt le territoire, tantôt les souvenirs, tantôt les intérêts instituent diversement l'unité nationale d'une agglomération humaine organisée. Valéry,Regards sur monde act., 1931, p.37.
♦ Sagesse* des nations.
Rem. 1. Il convient de distinguer en ce sens nation et état. Nation implique une idée de spontanéité, de communauté d'origine. État implique une idée d'organisation politique et administrative. Une nation peut être partagée, appartenir à plusieurs états, un état peut comprendre plusieurs nations. 2. Nation désigne un groupe humain envisagé sous le rapport de la communauté d'origine, de langue; peuple désigne un groupe humain envisagé du point de vue du gouvernement et des rapports politiques. Ces familles ainsi réunies en un corps, forment une nation sous le rapport de la communauté d'origine, un peuple sous le rapport de la communauté de territoire, un état sous le rapport de la communauté de lois (Bonald, Législ. primit., t.2, 1802, p.74).
b) En partic.
− [Au Moy. Âge] Groupement de maîtres et d'étudiants à l'intérieur des universités, selon un découpage linguistique. La faculté des arts de l'université de Paris comprenait quatre nations: anglaise (incluant les Allemands), française (incluant Italiens et Espagnols), picarde (incluant les Flamands), normande (FédouMoy. Âge1980).
− Au plur. [Dans l'Ancien Testament] Peuples idolâtres, ceux qui ne font pas partie du peuple élu. Synon. gentil1.Toute (...) guerre est une guerre sainte dans laquelle Jahvé intervient nécessairement pour porter secours à son peuple et anéantir les nations et leurs divinités (Allmen1956).
c) Synon. de nationalité (v. ce mot B 1).Le port est encombré de vaisseaux de toutes nations et de différents tonnages (Gautier,Tra los montes,1843, p.12).Dans l'intimité les Américains se laissent aller quelquefois à dire: «Nous sommes la nation qui a la peau la plus blanche du globe!» Et cette conviction les amène à traiter les hommes de toutes les autres nationalités blanches comme des nègres (Goncourt,Journal,1879, p.53).
− MAR. Pavillon de nation. Signe distinctif de la nationalité hissé à la corne des navires. (Dict. xixeet xxes.).
2. Groupe humain stable, établi sur un territoire défini constituant une unité économique, caractérisé par une auto-conscience ethnique (marquée par l'idée de la communauté d'origine et de destinée historique), une langue et une culture communes, formant une communauté politique personnifiée par une autorité souveraine et correspondant à un stade évolué du mode et des rapports de production. Des colonnes de conscrits, de soldats et de volontaires se croisaient, se mêlaient bruyamment (...). Madame de Béranger avait peur de ces rencontres fréquentes (...). Les volontaires criaient souvent Vive la nation! et elle se croyait en 93 (Sand,Hist. vie, t.2, 1855, p.414).Aucune [personne humaine] ne doit être privée des moyens positifs de travailler librement, sans dépendance servile à l'égard de qui que ce soit. C'est donc dans la nation que le droit de tous les individus, aujourd'hui, demain et toujours, trouve sa garantie (Jaurès,Ét. soc., 1901, p.132):
3. L'étude de la nation française nous a montré un cas où la plupart des composantes de la nation (marché national constitué ou en voie de constitution, langue nationale développée, unification politique, État centralisé) se trouvaient en place sans que pour autant puisse se créer la nation. Celle-ci ne put apparaître, en tant que telle, à la surface des rapports sociaux, qu'au moment où se cristallisèrent les contradictions de classes, où elles nécessitèrent l'intervention directe des masses populaires. R. Martelli,La Nation, Paris, Éd. soc., 1979, p.69.
SYNT. Nation commerçante, exportatrice, importatrice, industrialisée, industrielle, maritime; nations alliées, bélligérantes, ennemies; nations voisines; nations européennes, germaniques, latines, occidentales; nations civilisées, développées, en voie de développement; grandes nations.
Rem. À partir de la Révolution nation prend un sens politique précis et désigne une forme d'organisation sociale spécifique. Conjointement à cette acception, nation s'applique encore à cette époque à des groupes humains ayant eu des expériences d'organisation politique autonome, groupes qui ont en partie survécu à leur intégration dans le royaume de France avant 1789. Ces organisations possédaient les traits caractéristiques de toute ethnie et formaient un ensemble spécifique qui à la fin de l'Ancien Régime était désigné par province. La nation provençale (...) n'auroit pu céder les Avignonois au pape. La reine Jeanne le pouvoit-elle, contre les réclamations mêmes de la nation provençale? Non; les Avignonois sont donc toujours restés de droit une portion intégrante de la Provence, et par conséquent, de la nation françoise à laquelle la Provence a été incorporée (Robesp., Discours, Pétit. peuple avign., t.6, 1790, p.588).
♦ DR. INTERNAT. Clause de la nation la plus favorisée. Clause insérée dans un traité international et stipulant que l'État signataire s'engage à accorder aux ressortissants de son cocontractant tous les avantages déjà accordés ou qui pourront être accordés à un pays tiers. La nouvelle note iranienne annoncera la dénonciation de cet accord aux termes duquel l'Angleterre jouissait de la clause de la nation la plus favorisée (Le Monde, 19 janv. 1952, p.3, col. 4).La clause de la nation la plus favorisée crée des compétitions entre les divers pays, qui sont généralement tous désireux de l'obtenir, et par là, contribue à l'abaissement des tarifs douaniers et à l'extension des accords de réciprocité entre les pays. Mais par ailleurs, elle soude les économies de pays associés et contribue à la formation de «blocs» économiques opposés les uns aux autres (Bouv.-Ibarr.1975).
♦ Société* des Nations. Organisation* des Nations Unies.
3. P. méton. Territoire occupé par ce groupe humain. Synon. patrie, pays.Une nation est une grande association séculaire (...) entre des provinces en partie congénères formant noyau, et autour desquelles se groupent d'autres provinces liées les unes aux autres par des intérêts communs (Renan,Réf. intellect., 1871, p.202).
C. − [Désigne un ensemble de pers.]
1. Ensemble des personnes qui composent ce groupe (B2). Il traita de la paix, mais avec le consentement unanime de sa nation. Quelques révoltés, il est vrai, refusèrent de ratifier le traité; mais quel poids pouvoient avoir leurs réclamations après le voeu contraire, exprimé librement par la masse entière du peuple! (Genlis,Chev. Cygne, t.1, 1795, p.176).Quand on n'a pas pour soi l'opinion publique, c'est-à-dire la nation... on peut susciter des troubles, des complots, on peut faire des révoltes, mais non pas des révolutions! (Scribe,Bertrand, 1833, i, 6, p.134).Il tenait en profond mépris le gros de la nation française, ce ramassis de paysans et de manoeuvres qu'on appelle le peuple, ou la vile multitude (About,Nez notaire, 1862, p.8).
2. [Désigne un ensemble de pers. appartenant à une catégorie partic.]
− Vieilli ou littér. Ensemble des personnes formant un groupe homogène, qui ont des traits caractéristiques (physiques, psychiques, comportementaux, etc.) communs. Nation des poètes. C'est un coup-d'oeil charmant que toute cette nation citadine réunie sous l'ombrage d'arbres magnifiques et sur les gazons dont le Danube entretient la verdure (Staël,Allemagne, t.1, 1810, p.118).À peine ces trois rangées de maisons de la place Royale furent-elles dressées (...) que la nation des gens de justice envahit la place entière (Nerval,Nouv. et fantais., 1855, p.182).Toute la nation littéraire s'ordonnait en un petit nombre de tribus, selon les lois naïves des contrastes que l'on croyait exister entre l'art et la nature (Valéry,Variété IV, 1938, p.12).
− HIST. [Pendant la Révolution française] Ensemble des personnes formant le Tiers État. Le Tiers embrasse donc tout ce qui appartient à la nation; et tout ce qui n'est pas le Tiers ne peut pas se regarder comme étant de la nation (Sieyès,Tiers état, 1789, p.32).Au fur et à mesure que s'approfondissent les luttes révolutionnaires, la nation tend, dans le langage du temps, à s'identifier au peuple révolutionnaire qui a abattu la monarchie (R. Martelli,La Nation, Paris, Éd. soc., 1979, p.22).
− Vieilli. Ensemble des personnes appartenant à une même nation qui vivent dans un pays étranger. Synon. colonie.Toutes les «nations» de l'hôtel montrent beaucoup de gentillesses (Barrès,Amit. fr., 1903, p.51).
D. −
1. [Désigne une collectivité p. oppos. à un individu, une classe, un groupe] Collectivité nationale. Intérêts de la nation. Il ne faut plus nous dire continuellement: la France est un état monarchique; et faire découler ensuite de cet axiôme les droits du roi, comme la première et la plus précieuse partie de la constitution; et secondairement la portion de droits que l'on veut bien accorder à la nation (Robesp.,Discours, Contre veto, t.6, 1789, p.88).Pour lui, il n'était de joli départ pour les frontières qu'après avoir nettoyé le pays de la gangrène réactionnaire qui rongeait les forces vives de la nation (Aymé,Jument, 1933, p.89).La nation garantit l'égal accès de l'enfant et de l'adulte à l'instruction, à la formation professionnelle et à la culture (Constitution du 27 oct.1946,préambule).
2. DR. CONSTIT.
a) ,,Élément de l'État constitué par le groupement des individus fixé sur un territoire déterminé et soumis à l'autorité d'un même gouvernement. La nation est la substance humaine de l'État`` (Cap. 1936). L'idée de consulter la nation était lancée dans la circulation et s'associait à l'idée de liberté (Bainville,Hist. Fr., t.2, 1924, p.22).
b) [Dans la théorie classique issue de la Révolution française] ,,Personne juridique constituée par l'ensemble des individus composant l'État, mais distincte de ceux-ci et titulaire du droit subjectif de souveraineté`` (Cap. 1936). L'homme de leur choix sera constamment celui qui, à tous égards, offrira le plus de garanties comme administrateur local, et comme électeur des députés dont le mandat doit émaner de la nation entière (Lamennais dsL'Avenir,, 1831, p.277).Il tordait dans sa main le collet brodé du député de l'Aisne. «Le peuple me connaît. Il ne vous connaît pas. Je suis l'élu de la nation. Vous êtes les délégués obscurs d'un département» (A. France,Lys rouge, 1894, p.42).Dans la doctrine française, telle qu'elle a été exprimée dans nos constitutions de l'époque révolutionnaire et de 1848, la nation est le titulaire originaire de la souveraineté. La nation est une personne avec tous les attributs de la personnalité, la conscience et la volonté. La personne nation est, en réalité, distincte de l'État; elle lui est antérieure (L. Duguit,Traité de dr. constit., t.1, 1927, p.607 ds Rob.).



Haïti - Politique : La Nation n'est pas immortelle, elle agonise (dixit Michaëlle Jean)
15/05/2012 07:34:45


Propos de Michaëlle Jean :
« L'heure est grave. La Nation n'est pas immortelle, elle agonise. Le pays est à bout de souffle, à bout de tout. Le monde entier assiste, sans plus d'illusion, au spectacle désolant des impasses politiques haïtiennes qui se succèdent à coup de rivalités partisanes et stériles, d'inquisition sur des questions insensées comme celle de la double nationalité, alors qu'Haïti a besoin du concours de toutes ses filles et de tous ses fils, de les voir répondre à l'appel des aïeux, si souvent sublimé, mais si peu suivi, devenu lettres mortes : « l'union fait la force! » De l'union nous n'avons que faire, nous lui préférons la division et les affrontements sans fin. Tant et si bien, que nous n'avons pour force que celle d'enfoncer davantage notre terre et toute une population dans la précarité, l’abjecte pauvreté, la misère, le désarroi.

Il m'arrive, je l'avoue, d'avoir honte de cette pitoyable trahison de nos exploits et de nos conquêtes d'antan. Trahison de nos aspirations les plus nobles à la liberté, l'égalité et la fraternité. Trahison de nos rêves les plus grands de briser toutes les chaînes.

J'ai mal à mon cœur d'Haïtienne d'être interpellée par ceux, sourire en coin, qui tirent la ligne et ne voient plus en Haïti qu'un pays foutu, déliquescent, sans boussole, sans État, sans avenir, un tronc pourri, un monde de corruption et, certains n'hésitent pas à le dire, d'incapables.

J'assistais récemment à une table ronde où le verdict à propos d'Haïti était impitoyable, tant la situation bloquée des derniers mois est accablante. Voir des élus déterminés non pas à se retrousser les manches, mais à sacrifier l'intérêt de l'ensemble sur l'hôtel de l'obstruction systématique, sans retenue, sans foi ni loi, est insoutenable. L'exercice perdure et il est d'une cruelle irresponsabilité. Ce désordre assassine un pays et le plonge dans les ténèbres, dans une confusion telle que des esprits nostalgiques se prennent à regretter l’ordre des anciennes dictatures.

Le mouvement violent des plaques tectoniques n'est rien à côté. On aurait cru cette catastrophe, sans commune mesure, capable de rappeler à la raison et à la discipline.

On espérait un sursaut d'humanité, un pas décisif vers une éthique du partage. Chassez le naturel, il revient au galop. L'équipée est bien relancée dans la médiocrité. Car médiocres nous sommes si nous ne nous ressaisissons pas. Médiocres, si nous n'arrivons pas à réaliser l'unité nécessaire et à mettre de côté l’égoïsme et nos intérêts particuliers. Médiocres, si nous refusons le dialogue et le compromis historique salutaire au nom du bien commun, du pays à refonder, d'une Haïti nouvelle à créer. Médiocres, si nous restons englués dans l'indifférence chronique et la fuite en avant qui nous caractérisent devant l'échec qui pourtant crève cruellement les yeux à chaque carrefour. Médiocres, dans notre manque d'audace, de courage et de cohérence. Médiocres, dans notre complaisance, notre contentement aveugle, et notre fatalisme alors qu'il faut de toute urgence, ensemble, redoubler d'efforts. Médiocres, face à la jeunesse en mal de modèles à suivre et d'opportunités, pour le présent comme pour l'avenir.

Pourtant, il pourrait en être autrement. Nous pourrions montrer ce dont nous sommes capables, cesser de renaître du désespoir, faire preuve de vision, créer de toute notre énergie, de tous nos cœurs et nos cerveaux volontaires, l’espoir. Encore faut-il que nous le voulions. La volonté collective nous fait défaut, elle n'est toujours pas au rendez-vous. Autrement, nous investirions tout pour un gouvernement au plus vite constitué; un État viable; des institutions fortes; une fonction publique remembrée et compétente; un accès universel à des services de santé sur tout le territoire; des écoles et des programmes de qualité avec des maîtres formés; une université d'État remise sur les rails avec un campus dans le Nord à démarrer et d'autres à construire dans chaque région du pays; un système de justice accessible, efficace, indépendant et fiable; une police nationale professionnelle capable de garantir la sécurité des lieux, des personnes et des frontières et de participer au développement; des collectivités plus fortes qui participent de manière décentralisée à la croissance locale, régionale et nationale; des organisations de la société civile incluses dans le mouvement de relève et impliquées dans la recherche de solutions aux problèmes affligeants; une économie diversifiée pour un redressement de la production nationale et la création d’emplois, de leviers et de niches sur tout le territoire; l'agriculture priorisée, la pêche et les métiers de la mer organisés; l'entreprenariat facilité; des lois, des règles, des codes édictés pour la sécurité publique et pour mettre fin au chaos général, à l'incurie dangereusement mortifère; une politique énergétique et de reboisement innovatrice; la propreté et la salubrité partout pour notre plus grande fierté, notre intégrité et notre sens de la dignité; des citoyennes et des citoyens dont on reconnait les droits et libertés, mais qui sont aussi conscients de leurs devoirs.

Il y a exactement un an, un Président démocratiquement élu passait la cocarde à un autre, légitimement choisi lui aussi par la voie des urnes. Le nouveau Président de la République n’aura pas eu la partie facile pour former un gouvernement et le consolider, tant le terrain est miné. Que l’on comprenne qu’empêcher, retarder la formation d’un gouvernement est pur sabotage, irresponsable et suicidaire. Le temps est compté, chaque jour, chaque mois dans l’impasse est un coup de massue asséné à la Nation. Le monde nous regarde non plus désolé, mais décontenancé face à un tel bourbier politique totalement déshonorant. Sans gouvernement, le pays, déjà au bord du précipice, ne se relèvera pas, tous les efforts seront engloutis.

Le pays c'est nous, chacune et chacun d'entre nous. Sa réussite dépend aussi de nous.

Je dis «nous», ne cherchant pas à m’extraire du destin de la terre qui m’a vue naître.

Il est de notre entière responsabilité de montrer ce que nous sommes vraiment capables d’accomplir. »

Michaëlle Jean


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KONAKOM

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May 19, 2012, 10:51:03 AM5/19/12
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En guise de lettre ouverte à madame Michaelle Jean
 
Madame Michaelle Jean pour laquelle j'avais une grande admiration m'oblige aujourd'hui à lui rappeler que nous sommes un pays, un peuple, une nation comme les autres qui n'a que faire des regards condescendants des étrangers et de leurs suppôts locaux.
 
Dans son dernier discours du 15 mai et dans son analyse de la crise haïtienne, madame Jean verse dans un pathétisme affligeant et stérile. Sa perception de la situation haïtienne est malheureusement erronée et ne nous conduira nullement à des éléments de solution à cette crise ni à un recouvrement de notre souveraineté et de notre dignité de peuple. Comme si l'essentiel pour elle résidait dans le passage de la cocarde présidentielle d'une personne à une autre quelles que soient les circonstances. C’est une position bien confortable et conformiste qui rejoint la bureaucratie et les intérêts des grands décideurs du nord...
 
Au lieu d'essayer de bien comprendre les enjeux, de fixer les responsabilités, de dégager des pistes de solutions et de faire des recommandations constructives, elle choisit de noyer le poisson. Elle préfère abonder dans des généralités et parler vaguement et très largement de nos faiblesses structurelles de peuple non institutionnalisé et turbulent  dont le comportement lui procure de la honte, comme s'il fallait plaire  à tout le monde, à tout prix et à tout moment. Comme si nous étions aussi les seuls responsables de nos dérives, comme s'il n'y a jamais eu d'interférences étrangères négatives dans les affaires haïtiennes tout au long de notre histoire de peuple...
 
Non madame Jean, votre dernière sortie, cette auto-flagellation, car nous vous considérons comme faisant toujours partie des nôtres, nous procure à nous une grande déception. Nous, qui attendions de vous, femme d'état, une certaine hauteur de vue, un regard scientifique et une analyse objective agrémentée d'une intelligente touche et sensibilité féminines qui nous montreraient le chemin de l'apaisement et d'une vraie sortie de crise. 
 
Nous nous moquons, madame, des jugements de valeur, des réflexions superficielles, à l'emporte-pièce, intéressés et souvent arrogants d'étrangers qui ne nous respectent pas... 
 
Madame Michaelle Jean n'a pas jugé bon de faire même une seule petite remarque concernant le rôle de cette dite "communauté internationale" dans nos déboires. Elle n'a pas non plus jugé nécessaire de faire une seule mention des fourberies ni de l'irresponsabilité des nouveaux tenants du pouvoir exécutif haïtien qui systématiquement refusent les règles du jeu et l'architecture institutionnelles inscrites dans la constitution de 1987 et qui n'hésitent pas non plus à utiliser des pratiques peu honorables de marchandisation de tout pour arriver à leur fin. Madame Jean a eu un regard partisan et une approche très subjective de la réalité haïtienne. On n'a pas non plus fini de digérer, ni de comprendre sa présence suspecte au palais national lors du show médiatique de monsieur Martelly destiné à contourner les institutions haïtiennes et l'enquête de la commission sénatoriale haïtienne sur la nationalité des membres de l'exécutif...
 
Madame Jean, dans sa vision tronquée et son approche déséquilibrée de la conjoncture, est passée aussi à côté des propositions concrètes et assez souples faites à monsieur Martelly pour le sortir d'embarras tout en réhabilitant les institutions et en stabilisant le pays...Ne lui en déplaise, il n'y a pas que des jusqu'auboutistes en Haïti comme elle semble l'insinuer, mais il existe encore des haïtiens et des haïtiennes qui refusent de piétiner les principes au nom du politiquement correct et d'un certain pragmatisme...
 
Elle semble plus représenter et défendre les intérêts de la dite "communauté internationale" que ceux d'Haïti. Les flagrantes et récentes ingérences de cette dernière dans les affaires internes du pays lors des dernières élections ne semblent guère interpeller madame Jean.
 
Elle arrive jusqu'à qualifier "d'insensée" la juste préoccupation de certains sénateurs, députés et de beaucoup d'haïtiens sur la controverse concernant la multiple nationalité des dirigeants haïtiens. Elle va jusqu'à ignorer la volonté populaire exprimée dans la constitution de 1987 qui fixe les limites de la participation aux affaires des "multinationaux" comme cela se fait dans tous les pays. Madame n'ignore sûrement pas qu'il s'agit d'une précaution légale qui protège les Etats contre les indélicatesses et les conflits d'intérêts qui peuvent surgir quand les "multinationaux" se retrouveraient aux postes de grandes responsabilités et de décisions d’état dans ce monde en constante transformation et mondialisation au profit des grands capitaux et des puissants. Peut-être arriverons-nous un jour à mondialiser aussi la richesse pour combattre la misère et le sous-développement. Mais nous en sommes encore loin...
 
Elle a malheureusement raté l'occasion de prodiguer des conseils salutaires à tous les acteurs alimentant la crise haïtienne sans exception. Ainsi, elle aurait gagné en crédibilité et étendrait sa sagesse à tous ceux qui par orgueil ou par vanité, par cécité ou par intérêts mal placés, font du tort au pays. 
 
Nous pensons que madame Jean s'est trompée. Elle devrait revoir sa copie, réajuster et affiner son analyse de la situation haïtienne actuelle et surtout comprendre qu'un état affaibli comme Haïti qui se cherche, qui voudrait se reconstruire et même se refonder a besoin en effet du concours de tous ses fils et de toutes ses filles, tant de l'intérieur que de l'extérieur, de celui de ses vrais amis, mais aussi du respect de la Loi et de la Constitution.
 
Avec mes sentiments mitigés,
 
Dunois Erick Cantave
 
Port-au-Prince, en ce 18 mai 2012, fête du drapeau haïtien
KONAKOM: Le parti politique moderne pour le renouveau d'Haiti


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Envoyé le : Vendredi 18 mai 2012 18h38
Objet : Re: [Tout-Haiti] Michaelle Jean, serait-elle martellyste?

Wesly Deguerre

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May 19, 2012, 12:00:41 PM5/19/12
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 À plusieurs reprises Gérard Étienne au cours de discussions d'ordre intellectuel s'est fait demander par son compatriote et collègue Nathan Ménard de publier sa thèse de doctorat qu'il a soutenue en 1973 à l'université de Strasbourg avec les honneurs du jury... Nous avons cru bon de publier le manuscrit tel quel pour l'instant avec l'accord de Nathan Ménard, la mise à jour l'&oelig;uvre est inachevée puisque la mort a surpris l'auteur en pleine révision... Gérard Étienne ressentait d'autant plus l'urgence de répondre à la proposition du linguiste Ménard que les discussions de l'heure sur l'internet prouvaient que des haïtiens en 2008 s'interrogeaient encore sur la valeur réelle de leur langue et certains continuaient à ignorer que le génie haïtien avait inventé la dernière langue romane : le créole.

«Il y a des sociétés humaines sans divisions.
Avant de faire face à l'extérieur tout leadership effectif, se 
renforce d'abord à l'intérieur. C'est pourquoi je répète toujours 
que la solution à la crise haïtienne est avant tout haïtienne.»
Wesly Deguerre
Sr. Network Engineer
Sr. System Engineer
IT Specialist (Networking)
Department of Veterans Affairs
Corporate Data Center Operations (CDCO)
Austin Information Technology Center (AITC)
Information Systems Security Professional



Cc: "DEBANA...@yahoogroups.com" <DEBANA...@yahoogroups.com>; "haitiant...@yahoogroups.com" <haitiant...@yahoogroups.com>; "grands...@yahoogroups.com" <grands...@yahoogroups.com>; Koze Mande Chez <koze-ma...@googlegroups.com>; Tout- Haiti Googlegroups <tout-...@googlegroups.com>; vinoush <vin...@yahoogroupes.fr>; Forum Culturel <forumc...@googlegroups.com>; Haiti Connexion <HaitiCo...@yahoogroups.com>; Haiti Nation <haiti-...@yahoogroupes.fr>; Haitian Advocacy <haitian-...@yahoogroups.com>; "haiti...@ymail.com" <haiti...@ymail.com>; Natania <gerard...@videotron.ca>
Sent: Friday, May 18, 2012 9:20 AM
Subject: [Forum culturel] Re : Re: [DEBANASYONAL] Re : [HaitianThinkTank] Re: [Grands Débats] Michaelle Jean, serait-elle martellyste?

Gerard a ete toujours en avance sur son epoque c est pourquoi son ecriture est tellement d actualite il n avait ni clan ni groupuscule ni famille la rue les voisins etaient son domaine il volait des mangues a des personnages qu il a gentiment cite dans le negre crucifie le neveu critique litteraire n a vraiment pas aime ca et a commence ce que j ai appele le cannibalisme du silence qui consiste a faire semblant qu on ne sait pas que les oeuvres existent et a surtout donner la consigne de les ignorer ....heureusement que il existe des gens courageux qui n ecoutent pas les consignes c est uex qui passeront a l histoire.....) allons y un cegep au Cap Haitien portant son nom les fonds vont venir de madame Jean et toi et moi on pourra surveiller la progression du site et approuver a chaque etape l introduction du materiel qui sera installe dans le batiment ( j ai ete etonnee quand en 1970 etudiante et habitant la residence de jeune fille de l universite de montreal et en tant que representante de la residence on nous avait convoque pour participer a choisir les couleurs du mobilier d une futur residence en construction) ((elle a effectivement ete construite et meublee!!!) natania etienne

----- Message d'origine -----
De: Serge Pierre-Pierre <sergep...@yahoo.com>
Date: Vendredi, 18 Mai 2012, 8:25 am
Objet: Re: [DEBANASYONAL] Re : [HaitianThinkTank] Re: [Grands Débats]  Michaelle Jean, serait-elle martellyste?
À: "DEBANA...@yahoogroups.com" <DEBANA...@yahoogroups.com>, "haitiant...@yahoogroups.com" <haitiant...@yahoogroups.com>
Cc: "grands...@yahoogroups.com" <grands...@yahoogroups.com>, Koze Mande Chez <koze-ma...@googlegroups.com>, Tout- Haiti Googlegroups <tout-...@googlegroups.com>, vinoush <vin...@yahoogroupes.fr>, Forum Culturel <forumc...@googlegroups.com>, Haiti Connexion <HaitiCo...@yahoogroups.com>, Haiti Nation <haiti-...@yahoogroupes.fr>, Haitian Advocacy <haitian-...@yahoogroups.com>, "haiti...@ymail.com" <haiti...@ymail.com>, Natania <gerard...@videotron.ca>

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PFA

unread,
May 19, 2012, 2:39:06 PM5/19/12
to koze-ma...@googlegroups.com, VIN...@yahoogroupes.fr, tout-...@googlegroups.com, grands...@yahoogroups.com
Fanel and Jacques,
 
Thank you for your contributions! I should be able to respond to your messages tomorrow afternoon.
 
Have a great Saturday!
 
PFA
 
 

PFA

unread,
May 20, 2012, 8:31:21 PM5/20/12
to koze-ma...@googlegroups.com, tout-...@googlegroups.com, grands...@yahoogroups.com, vin...@yahoogroupes.fr
Fanel,
 
Once again I thank you for your message, and I hope this is the first of a serie of thorough contributions which could energize our agonizing forums. I like both the tone and the content of your rebuttal, albeit the differences in perspective between us. But as we say in Haiti, from the clash of ideas, light shall emerge. As a matter  of fact, a couple of weeks ago, I was listening to a a chat that an NPR staff had with Jonah Golberg about his new book The Tyranny of Clichés, and I really enjoyed the striking similarities between American politicians (liberals and conservatives) and Haitian politicians. In that chat, the conservatice critic mentioned how college students are being brought up to favor clichés over ideology, and he pointed out how and why debates are essential for democracy.
 
I am afraid that Ms. Jean's speech was more about clichés. I couldn't find one original idea in the speech that conservative Haitians called the "alarm signal". The diagnosis and its causes are all common leitmotivs that Haitians like to repeat over and over. And the earthquake that struck 2 and a half years ago was an eye opener for the sceptics. In this day and age, I'm certain that all Haitians know and believe that they may become extinct, sooner rather than later.
 
You are right to say that we should stop playing victims and start bearing the responsibilities of our mistakes. In fact, I have no sensibility for our politicians. While the "blanc"'s hands have been prominent in our problems, it is our elected officials'responsibility to stand up for us. Unfortunately, we are and have always been governed by near-sighted, egoistic, petty and cheap thieves with the help of whom the "blanc" was able to defend his and his country's interests. I was so surprised to see such a "grande dame" play partisan politics in a paternalistic and selective tone. I was all the more surprised when she called for unity. I can understand why she didn't acknowledge the international community's role in all this mess; however she shouldn't not have called for unity when her message was meant to make president Martelly and his cronies feel good.
 
Finally, yes bickering is rooted in our DNA. We have yet to learn to compromise. We have yet to learn to be tolerant and accepting. We have yet to learn to be less self-centered. we need a new mental construct. If you have been on the forums for a while, you should know that many great Haitians have advocate for a quiet revolution. Nonetheless, we won't get there if we are not true to ourselves. The solution doesn't lie in the blame game. if we want to bear our responsibilities, president Martelly should acknowledge the crises--both preventable and non preventable--that he has imposed on our vulnerable population. Then the other politicians and the business predators should do the same. We are not the only people that like bickering. Here in the U.S., I can't recall the last time democrats and republicans willingly united on an important issue. Our bickering is different in the sense that it overshadows the urgency of our people's dire situation. And this won't change without responsible leaders. it's a chicken and egg situation. Which comes first: meeting our people's basic needs or the change of paradigm? Which is why Ms. Jean needs to be more specific. We already know the clichés.
 
Kenbe fem!
 
PFA
 
 
 
 
 

From: Fanel Merville <fme...@hotmail.com>
To: koze-ma...@googlegroups.com; tout-...@googlegroups.com; grands...@yahoogroups.com; vin...@yahoogroupes.fr
Sent: Friday, May 18, 2012 5:52 PM
Subject: RE: [KozeMandeChez] Re: Re : [Tout-Haiti] HAÏTI - Politique: Bilan-diagnostic de Michaëlle JEAN (1er commentaire: Immortalité)

PFA,
 
I do appreciate your analysis of Michaelle Jean’s article. In fact, I enjoy reading your posts…all of them. However, I am going to disagree with you on this one, I hope you don’t mind.  Ms. Jean’s comments come at a time where perhaps we need them the most if we want to pick up what is left of Haiti. In addition to your post, I have read some other comments and I am afraid to say that it is déjà vu all over again. I think we are wasting valuable time debating semantics instead of debating the big picture, which is how do we get out of this quagmire. From reading Ms. Jean’s text, I come out with two main points:
a) We need to stop bickering if we want to build a better Haiti.
b) We need to take ownership of our situation.
            You argue that Ms. Jean uses paternalistic terms to describe our situation. I beg to differ. I believe that we are not going anywhere until we take ownership of our political, social and economical situations. Playing victims and blaming others for our misfortune is not taking us anywhere. This is a mental construct based on the thinking that “the world is against us because we made 1804”. Well… what do we do about it? When are we going to wake up and smell the coffee? The world is a big jungle and every nation is fighting for itself.
           About three months ago, I was listening to a radio station based in Haiti. I was listening online from where I live in Connecticut. There were two Haitian intellectuals debating our current political dilemma including our last presidential elections. In summary, they blamed the international community for everything.  It was shocking. If we blame others for everything, what does it say about our ability to think and choose? I think we have developed this mental disposition to blame someone else for everything that happens to us. This is a “feel good” mentality. It does not solve problems. Why did we have to wait for the white man to bring us together on Governor’s Island to tap on our shoulders to settle our differences? Why did we have to wait for the white man to pick our Prime Minister for us when we had ample opportunities to do it ourselves? And, by the way we later asserted that the previous nominees were qualified but we just could not vote for them. Why are we complaining now that the white man decides for us? This is the type of bickering Ms. Jean is referring to. You also argue that Ms. Jean needs to tell us what to do to avoid “death”. I think she does. She advocates for a new mental construct where we build on the things that we have in common and stop arguing about the few things that separate us.   
     I will conclude with this. I belong to an international organization and every four years we have a big gathering. We group participants in caucuses to elect a leader to represent each caucus in the organization’s leadership council for four years. The Haitian caucus is the last to finish electing and they never satisfy. They waste their time arguing, bickering and sometimes insulting each other. Ms. Jean’s text reminds of the need to develop a new paradigm of Haitian consciousness where we take responsibility for our mistakes; we recognize the need to do things differently; we elect our leaders and wait for them to finish their terms; we don’t jump the line, but we wait for our turn; and finally we recognize that political stability is necessary to build the Haiti we all love and cherish. Have a great weekend.
 
My best,
 
Fanel Merville

 
Date: Fri, 18 May 2012 07:03:30 -0700
From: fap...@yahoo.com
Subject: [KozeMandeChez] Re: Re : [Tout-Haiti] HAÏTI - Politique: Bilan-diagnostic de Michaëlle JEAN (1er commentaire: Immortalité)
To: tout-...@googlegroups.com; koze-ma...@googlegroups.com; grands...@yahoogroups.com; vin...@yahoogroupes.fr

Max Jeanty

unread,
May 22, 2012, 12:06:16 AM5/22/12
to tout-...@googlegroups.com, forumc...@googlegroups.com
Wesly - tout kredi a pou papa'm ak manman'm...mesi ampil pou yo.  Mwen pense ke bezwen kob ki fe yo vin kokobe...se domay....
Max Jeanty

Sent: Thursday, May 17, 2012 7:59 PM

Serge Pierre-Pierre

unread,
May 22, 2012, 6:50:34 AM5/22/12
to Ronald Gibbs, koze-ma...@googlegroups.com, haiti-nation, forum culturel, Max Jeanty, Deba Nasyonal, Grands Debats, Haiti Connexion, Haiti Nation, haitian thinktank, Haitian Advocacy, haiti...@ymail.com, Natania, tout-haiti@googlegroups.com tout-haiti@googlegroups.com, vinoush

Mme. Michaelle Jean reçoit ou lit-elle nos courriers?

Pourrait-on avoir son courriel afin de lui en envoyer des copies?


Patriotiquement,

Serge
 

HAITIAN INTERNATIONAL GROUP
"UNE PUISSANCE ÉCONOMIQUE POUR UNE HAITI MODERNE, LIBRE ET PROSPÈRE"
(www.haitianinternationalgroup.com), au service des citoyennes et des citoyens Haïtiens concernés du globe.




From: Ronald Gibbs <rong...@yahoo.com>
To: "koze-ma...@googlegroups.com" <koze-ma...@googlegroups.com>
Cc: haiti-nation <haiti-...@googlegroups.com>; forum culturel <forumc...@googlegroups.com>; Max Jeanty <madma...@yahoo.com>
Sent: Monday, May 21, 2012 6:58 PM
Subject: [haiti-nation.com] Re: [KozeMandeChez] Re: [Tout-Haiti] Michaelle Jean, serait-elle martellyste?

Max, it's not too late for her "pou l ta chanje fizi l depol" you know...

Our structural problem is 1/2 and 1/2 I believe. We own 1/2 and our foreign friends own the other half. And it is the chicken and the egg kind of thing, so I don't know which 1/2 leads. 

Only people who have been blessed and who hold or have held influential positions and are respected in the international circle can better help our nation deal with foreign policies that have and continue to choke it.

I believe that Mrs Jean can be instrumental in championing the causes of her birth nation if she chooses to be. There is a golden opportunity for her to further her legacy by doing her best to influence the actions of many international power brokers.

Ron

From: Max Jeanty <madma...@yahoo.com>
To: "koze-ma...@googlegroups.com" <koze-ma...@googlegroups.com>
Cc: haiti-nation <haiti-...@googlegroups.com>; forum culturel <forumc...@googlegroups.com>
Sent: Monday, May 21, 2012 5:51 PM
Subject: Re: [KozeMandeChez] Re: [Tout-Haiti] Michaelle Jean, serait-elle martellyste?

Ron - I am sure she is reading these commentaries and since she did not remove herselves from the pack, she is also shooting at herself and her failure as a governor also.
The fact remains...lots of truth in what she said or not said.
Max Jeanty


From: Ron Gibbs <rong...@yahoo.com>
To: "koze-ma...@googlegroups.com" <koze-ma...@googlegroups.com>
Cc: Koze Mande Chez <koze-ma...@googlegroups.com>; haiti-nation <haiti-...@googlegroups.com>; "madma...@yahoo.com" <madma...@yahoo.com>
Sent: Saturday, May 19, 2012 3:52 PM
Subject: Re: [KozeMandeChez] Re: [Tout-Haiti] Michaelle Jean, serait-elle martellyste?

Max,

Before, as Governor General of Canada and after, Mrs jean has yet to find the courage to utter a single word of condemnation vis a vis Canada's standing policy of meddling in the internal affaires of her country of birth.

All of the sudden now she epitomizes wisdom for dishing out on us? If there is ever one, this is a clear case of "dan pouri gen fos sou bannann mi". She wrote what she wrote because she knows there will be no repercussions. 

My friend, moral authority is something that must be earned.

Ron 




--
La beauté d’Haïti, l'une des plus belles terres du monde, n'est pas projetée à sa juste valeur. Comment pouvons-nous relever ce défi et construire une Haïti à la hauteur de son histoire? Les forums d'Haïti-Nation (www.haiti-nation.com) sont une initiative de l'association haïtienne dénommée Haïti-Nation.


JACQUES MALI

unread,
May 22, 2012, 11:51:46 AM5/22/12
to grands...@yahoogroups.com, koze-ma...@googlegroups.com, tout-...@googlegroups.com, vin...@yahoogroupes.fr
PFA,
I believe that the issue is important enough and needs to be tackled, therefore my answer to you.
 
Cliches for cliches, i do not see why you think that it's the consertive haitians that see the speech of
Mme Jean as an "alarm signal". But....we will leave at that.
 
For me, the diverse reactions of many, in the diaspora also, show me that there is an hypocrysy about
who is really a  true Haitian. We are not sincere about this issue. 
Even with all her stands in favor of Haiti, Mrs Jean will never be considered
 for some, Haitian. Maybe, she is not Ginen enough for them.
Sois belle et tais toi is the message to her, you are not Haitian enough.
Dommage.....
 
About generalitie already heard and said, may i remind you that she was very specific on 2 very
important points:
Double-nationalite-
Government formation with Prime Miniuster-
Did she have to say more to illustrate and make her point about ces impasses politiques ridicules
propres aux politiciens haitiens that stop this country for ever advancing?
No, all is said there to pinpoint our problems.
 
You tought that she should aknowledge the role of the International community in all that mess.
Well, let me tell you PFA, and that goes also for Ron Gibbs and Dume Cantave.
The International Community is the least of our problems today. In 1804, they were the main problem, not today. En grande partie, they are the ones saving us from ourselves today.
We would have already turned  this piece of land called Haiti into a Somali by now if it was not for the Blanc.  Coups d'etat sur coups d'etat. with our Grenn Sonnen, Dread Wilme, General Tutu and others.
Lobeyes sou lobeyes... let's face it....
Look at our elections.....Lobêyes.....
Dominican Republic does not have that problem, why?
We have to count on the Blancs in Haiti for the right and true results.
Your Dirigeants would have given you who? Who they want.....
No, PFA, the Blanc is the least of our problems today.
Tomorrow maybe, but not today.
Haitians are the worst enemies of Haiti.
We refuse to see it.Mrs Jean did not say it. She was kind enough. I say it for her.
Actually, Haitians are by nature always divided. For some, the speech would have been good only
if she had critizized the President, otherwise it's a partisan tone.
But, this would have served to what, PFA?
By criticizing, Mme Jean does not absolve the President,mais ce qui saute aux yeux, that you want it or not,
it is that we are messing up this country with stupid question of unproven double-nationality since 9 moths
now, and an unfunctionable government for months and months.
How more stupid can we be? tell me.
If you want to acculate Michel Martelly for you to appreciate the speech, let me do it for you.
The arrestation of Arnold Belizaire was a stupid manoeuver of President Martelly that did also contribute
to the crisis. President Martelly has aknowledged that as such, he made mistakes in his relations with the Parliement, he has conceded.
However, let's hope now, that politicians of all sorts will understand that Haiti needs to advance, and that we can't stay forever lingering with stupid questions obout double-nationality and other nonsense.
 
To finish, let me just say Thank God we have Mme Jean, an authentic Haitian, to remind us all of our
 stupid stupidities that retain us from advancing. 
Regards,
Jacques Mali.
 
From: PFA <fap...@yahoo.com>
To: "koze-ma...@googlegroups.com" <koze-ma...@googlegroups.com>; "tout-...@googlegroups.com" <tout-haiti@googl and make her pointegroups.com>; "grands...@yahoogroups.com" <grands...@yahoogroups.com>; "vin...@yahoogroupes.fr" <vin...@yahoogroupes.fr>
Sent: Sunday, May 20, 2012 5:31 PM
Subject: [Grands Débats] Re: (Fanel) HAÏTI - Politique: Bilan-diagnostic de Michaëlle JEAN (1er commentaire: Immortalité)

 
Fanel,
 
Once again I thank you for your message, and I hope this is the first of a serie of thorough contributions which could energize our agonizing forums. I like both the tone and the content of your rebuttal, albeit the differences in perspective between us. But as we say in Haiti, from the clash of ideas, light shall emerge. As a matter  of fact, a couple of weeks ago, I was listening to a a chat that an NPR staff had with Jonah Golberg about his new book The Tyranny of Clichés, and I really enjoyed the striking similarities between American politicians (liberals and conservatives) and Haitian politicians. In that chat, the conservatice critic mentioned how college students are being brought up to favor clichés over ideology, and he pointed out how and why debates are essential for democracy.
 
I am afraid that Ms. Jean's speech was more about clichés. I couldn't find one original idea in the speech that conservative Haitians called the "alarm signal". The diagnosis and its causes are all common leitmotivs that Haitians like to repeat over and over. And the earthquake that struck 2 and a half years ago was an eye opener for the sceptics. In this day and age, I'm certain that all Haitians know and believe that they may become extinct, sooner rather than later.
 
You are right to say that we should stop playing victims and start bearing the responsibilities of our mistakes. In fact, I have no sensibility for our politicians. While the "blanc"'s hands have been prominent in our problems, it is our elected officials'responsibility to stand up for us. Unfortunately, we are and have always been governed by near-sighted, egoistic, petty and cheap thieves with the help of whom the "blanc" was able to defend his and his country's interests. I was so surprised to see such a "grande dame" play partisan politics in a paternalistic and selective tone. I was all the more surprised when she called for unity. I can understand why she didn't acknowledge the international community's role in all this mess; however she shouldn't not have called for unity when her message was meant to make president Martelly and his cronies feel good.
 
Finally, yes bickering is rooted in our DNA. We have yet to learn to compromise. We have yet to learn to be tolerant and accepting. We have yet to learn to be less self-centered. we need a new mental construct. If you have been on the forums for a while, you should know that many great Haitians have advocate for a quiet revolution. Nonetheless, we won't get there if we are not true to ourselves. The solution doesn't lie in the blame game. if we want to bear our responsibilities, president Martelly should acknowledge the crises--both preventable and non preventable--that he has imposed on our vulnerable population. Then the other politicians and the business predators should do the same. We are not the only people that like bickering. Here in the U.S., I can't recall the last time democrats and republicans willingly united on an important issue. Our bickering is different in the sense that it overshadows the urgency of our people's dire situation. And this won't change without responsible leaders. it's a chicken and egg situation. Which comes first: meeting our people's basic needs or the change of paradigm? Which is why Ms. Jean needs to be more specific. We already know the clichés.
 
Kenbe fem!
 
PFA
 
 
 
 
 

From: Fanel Merville <fme...@hotmail.com>
To: koze-ma...@googlegroups.com; tout-...@googlegroups.com; grands...@yahoogroups.com; vin...@yahoogroupes.fr
Sent: Friday, May 18, 2012 5:52 PM
Subject: RE: HAÏTI - Politique: Bilan-diagnostic de Michaëlle JEAN (1er commentaire: Immortalité)

PFA,
 
I do appreciate your analysis of Michaelle Jean’s article. In fact, I enjoy reading your posts…all of them. However, I am going to disagree with you on this one, I hope you don’t mind.  Ms. Jean’s comments come at a time where perhaps we need them the most if we want to pick up what is left of Haiti. In addition to your post, I have read some other comments and I am afraid to say that it is déjà vu all over again. I think we are wasting valuable time debating semantics instead of debating the big picture, which is how do we get out of this quagmire. From reading Ms. Jean’s text, I come out with two main points:
a) We need to stop bickering if we want to build a better Haiti.
b) We need to take ownership of our situation.
            You argue that Ms. Jean uses paternalistic terms to describe our situation. I beg to differ. I believe that we are not going anywhere until we take ownership of our political, social and economical situations. Playing victims and blaming others for our misfortune is not taking us anywhere. This is a mental construct based on the thinking that “the world is against us because we made 1804â€�. Well… what do we do about it? When are we going to wake up and smell the coffee? The world is a big jungle and every nation is fighting for itself.
           About three months ago, I was listening to a radio station based in Haiti. I was listening online from where I live in Connecticut. There were two Haitian intellectuals debating our current political dilemma including our last presidential elections. In summary, they blamed the international community for everything.  It was shocking. If we blame others for everything, what does it say about our ability to think and choose? I think we have developed this mental disposition to blame someone else for everything that happens to us. This is a “feel goodâ€� mentality. It does not solve problems. Why did we have to wait for the white man to bring us together on Governor’s Island to tap on our shoulders to settle our differences? Why did we have to wait for the white man to pick our Prime Minister for us when we had ample opportunities to do it ourselves? And, by the way we later asserted that the previous nominees were qualified but we just could not vote for them. Why are we complaining now that the white man decides for us? This is the type of bickering Ms. Jean is referring to. You also argue that Ms. Jean needs to tell us what to do to avoid “deathâ€�. I think she does. She advocates for a new mental construct where we build on the things that we have in common and stop arguing about the few things that separate us.   
     I will conclude with this. I belong to an international organization and every four years we have a big gathering. We group participants in caucuses to elect a leader to represent each caucus in the organization’s leadership council for four years. The Haitian caucus is the last to finish electing and they never satisfy. They waste their time arguing, bickering and sometimes insulting each other. Ms. Jean’s text reminds of the need to develop a new paradigm of Haitian consciousness where we take responsibility for our mistakes; we recognize the need to do things differently; we elect our leaders and wait for them to finish their terms; we don’t jump the line, but we wait for our turn; and finally we recognize that political stability is necessary to build the Haiti we all love and cherish. Have a great weekend.
 
My best,
 
Fanel Merville

 
Date: Fri, 18 May 2012 07:03:30 -0700
From: fap...@yahoo.com
Subject: Re: Re : HAÏTI - Politique: Bilan-diagnostic de Michaëlle JEAN (1er commentaire: Immortalité)
C'est justement ça le probleme. Le message de madame l'ex gouverneure aurait du etre à la hauteur du "haut monde de la politique, de la finance et du pouvoir MONDIAL." Nous n'avons pas besoin, à l'heure actuelle, d'un sermon selon l'evangile de madame. As a matter of fact, mwen bal defi (en tant que citoyenne du Canada) vinn poze kandidati l pou prezidan OZETAZINI ou byen en France. Epi la dim si kesyon doub nasyonalite ki nan konstisyon les Etats-unis an "insensée". L'irrespect que madame affiche pour les lois de son pays natal frise l'indecence. Son message, au lieu d'unir, ne servira qu'à diviser davantage notre corps politique. Qui lui donne le droit, en tant que Canadienne, de taxer notre constitution d'insensée?
 
PFA
 
 

From: Roland Montas <mtim...@yahoo.fr>
To: "tout-...@googlegroups.com" <tout-...@googlegroups.com>
Sent: Friday, May 18, 2012 7:05 AM
Subject: Re : HAÏTI - Politique: Bilan-diagnostic de Michaëlle JEAN (1er commentaire: Immortalité)


Michaelle Jean est un personage influent, reconnu de toute la planete. 
Elle frequente le haut monde de la politique, de la finance et du pouvoir MONDIAL.
Elle ne se cache pas derriere un "parti" ou un pseudonyme. Elle prend ses responsabilites.
Son message a la nation Haitienne est un grand "PINGA", un cri d'alarme et un cri 
de desespoir.

Je n'ai nullement l'idee de diluer son message dans des exchanges steriles avec des
anonymes a la recherche d'une notoriete ephemere.

A la fin du 19eme siecle, Antenor Firmin avait predit la mise sous tutelle et l'occupation
d' Haiti a cause de notre inabilite de penser au bien commun et la reussite collective.
Le fameux "pam, zot pa ladan"... .
Et on a eu 1915.

Je vais reprendre le message de Michaelle Jean:
 " L' heure est grave."


Roland Montas
De : KONAKOM <kona...@yahoo.com>
À : "tout-...@googlegroups.com" <tout-...@googlegroups.com>
Envoyé le : Jeudi 17 mai 2012 12h07
Objet : Re : HAÏTI - Politique: Bilan-diagnostic de Michaëlle JEAN (1er commentaire: Immortalité)

Prière de relire lentement et intelligemment les justes réserves et critiques de Dja Paul et du KONAKOM face au pathétisme creux et partisan de madame Jean.  Si vous ne les comprenez pas, sans arrogance, demandez des explications supplémentaires car ces critiques s'adressent aux patriotes éclairés, aux gens avisés et aux esprits libres...
Les hommes et les femmes politiques du KONAKOM
 
KONAKOM: Le parti politique moderne pour le renouveau d'Haiti

De : Roland Montas <mtim...@yahoo.fr>
à: "tout-...@googlegroups.com" <tout-...@googlegroups.com>
Envoyé le : Mercredi 16 mai 2012 20h10
Objet : Re : HAÏTI - Politique: Bilan-diagnostic de Michaëlle JEAN (1er commentaire: Immortalité)

Prière de relire la lettre ouverte de M. Jean LENTEMENT et de poser des questions pertinentes si vous ne comprenez pas le contenu
car elle s'adresse directement a vous, les "politiciens".

Roland Montas

De : KONAKOM <kona...@yahoo.com>
à: "tout-...@googlegroups.com" <tout-...@googlegroups.com>
Envoyé le : Mercredi 16 mai 2012 13h59
Objet : Re : HAÏTI - Politique: Bilan-diagnostic de Michaëlle JEAN (1er commentaire: Immortalité)

Nous suivons parfaitement et partageons votre premier commentaire sur la mauvaise utilisation par madame Jean du terme "nation" qui nous semble tout à fait justifié...  Nous attendons vos autres commentaires, car nous aussi nous avons noté certains écarts de langage, de malheureux choix de mots, des critiques injustifiées et déséquilibrées de madame Jean qui nous gênent aussi...Malgré tous les égards et le respect que nous devons à madame Michaëlle Jean, nous sommes bien obligés de constater qu'aujourd'hui, face aux contradictions qui traversent notre société,  elle se noie dans des généralités, des considérations moralistes et des jugements de valeurs qui ne nous permettent pas d'avancer à pas assurés sur le combien difficile chemin de notre lutte politique, économique et sociale à la recherche d'un développement harmonieux, équilibré et durable. Aujourd'hui, malheureusement, nous pensons qu'elle commence à avoir le regard condescendant, biaisé et souvent intéressé de beaucoup de membres de la dite "communauté internationale" sur notre système politique et notre cheminement vers la démocratie, notre modernisation et notre propre émancipation... Nous pensons qu'au lieu d'une autocritique tranquille et mesurée ( car nous pensons qu'elle reste et demeure une haïtienne...), elle verse un peu trop vite dans une  sorte d'auto-flagellation et arrive même à remettre en question la volonté du peuple haïtien consacrée dans la constitution de 1987 en qualifiant "d'insensée" la controverse tout à fait justifiée concernant les limites imposées comme dans tous les pays à la multiple nationalité. Nous croyons cette attitude aussi dangereuse pour la redéfinition, la refondation et la protection de notre état-nation qui se bat comme il peut pour la défense de ses intérêts propres dans l'ordre injuste du marché-roi de la mondialisation qui ne fait la partie belle qu'aux riches et aux puissants... 
 
KONAKOM: Le parti politique moderne pour le renouveau d'Haiti

De : Dja Paul <dja_...@yahoo.fr>
À :
Envoyé le : Mercredi 16 mai 2012 11h49
Objet : HAÏTI - Politique: Bilan-diagnostic de Michaëlle JEAN (1er commentaire: Immortalité)


Michaëlle JEAN, une icône d'origine haïtienne connue et appréciée à sa juste valeur mondialement, a exprimé des opinions sur la situation actuelle de son pays natal, Haïti.

Est-ce prétentieux de ma part de vouloir formuler des commentaires, et même des convictions contradictoires, voire divergentes à 180° aux siennes? A mon avis, que nenni!

Alors voici mon premier (1er) commentaire!

Il a pour objet "l'immortalité d'une nation". Elle a confondu "Nation" et "Etat", "Etat-Nation".

La "Nation" est immortelle, du moins jusqu'à l'Apocalypse, la Fin du Monde.

Une digression: Maintenant, tant mieux pour les superstitieux et les incrédules qui y croyaient, la Fin du Monde n'arrivera plus au 21.12.2012. Pourquoi? On vient de découvrir d'autres calendriers Mayas couvrant des périodes de très loin postérieures à cette date. On peut vaquer à ses occupations, perpétrer ses bombances et libations et déviances, sans crainte du châtiment funeste pour la fin de l'année 2012. Pas vrai? Ce n'est pas encore l'heure de la repentance pour mériter le Paradis, n'est-ce pas? On peut continuer le rondo habituel. 

Même après la disparition d'un territoire, des populations, de la faune, de la flore, de tout (ex., l'Atlantide a disparu "corps et biens" depuis bien des siècles) on parlera jusqu'à l'Apocalypse de la Nation, celle des Atlantes.

L'État, voire l'État-Nation, est mortel. L'Histoire du Monde est jalonnée de morts d'États-Nations", et de leurs créations aussi. Juste deux (2) exemples parmi de multiples autres:
1. L'État congolais (de Kinshasa) était "mort" pour devenir Zaïre puis est ressuscité en redevenant l'État congolais sous le vocable de la République Démocratique du Congo (RDPC);
2. La Tchécoslovaquie est morte en donnant naissance à la Tchéquie et à la Slovaquie.

Les notions de "Nation" et d'"Etat", d'"État-Nation", sont complexes. Pour plus d'informations consulter les sites GOOGLE et WIKIPEDIA. Voici un texte "copié-collé" ci-dessous. On  trouve la distinction entre Nation et État. 

Et aussi le fait suivant: Si la République d'Haïti venait à disparaître "corps et biens" à une certaine date (rayée de la carte du Monde), alors l'on dirait l'État haïtien (le Pays, le Peuple) a disparu, est "mort". Mais l'on ne pourrait pas dire que la Nation haïtienne est "morte", vu la persistance des Haïtiens des deux (2) sexes en diaspora, au Canada, aux USA, en Europe, en Asie, en Afrique, du fin fond de la Sibérie à la forêt dense de la Papouasie. Les différentes diasporas sont des composantes de la Nation haïtienne.

NATION, subst. fém.
A. − Vx. Groupe d'hommes dont les membres sont unis par une origine réelle ou supposée commune et qui sont organisés primitivement sur un territoire. Synon. gent1, tribu.Ces derniers [les Bitchys] habitaient plus au sud, mais peut-être à moins de sept à huit lieues: car ces nations, comme celles du Canada, changent de nom et de langage à chaque bourgade (Voy. La Pérouse, t.3, 1797, p.62):
1. Il est bon de prévenir le lecteur pour qu'il ne se laisse pas éblouir par l'expression imposante de nation [it. ds le texte]. Elle ne signifie rien autre chose que chaque tribu de sauvages, assujettie sous un même chef, dont la langue et quelques usages diffèrent un peu des autres; en sorte qu'une nation n'est souvent pas composée de deux mille individus, et qu'on rencontre des villages ou des nations beaucoup moins considérables. Baudry des Loz.,Voy. Louisiane, 1802, pp.20-21.
B. −
1.
a) Groupe humain, généralement assez vaste, dont les membres sont liés par des affinités tenant à un ensemble d'éléments communs ethniques, sociaux (langue, religion, etc.) et subjectifs (traditions historiques, culturelles, etc.) dont la cohérence repose sur une aspiration à former ou à maintenir une communauté. Esprit, génie, humeur, moeurs d'une nation; nation barbare, civilisée, cultivée, instruite, policée. Le caractère, les opinions, et surtout les langues, constituent l'unité des nations dans l'ordre moral; et, dans l'ordre physique même, elles sont dessinées par des caractères éminemment distinctifs (J. de Maistre,Corresp., t.3, 1810, p.482).L'historien et le philosophe cherchent une définition objective de (...) la nation : la nation est-elle fondée sur la langue commune ou sur les conceptions de la vie? (Merleau-Ponty,Phénoménol. perception, 1945, p.417):
2. ... l'idée même de nation en général ne se laisse pas capturer aisément (...). Le fait essentiel qui les constitue [les nations], leur principe d'existence, le lien interne qui enchaîne entre eux les individus d'un peuple, et les générations entre elles, n'est pas, dans diverses nations de la même nature. Tantôt la race, tantôt la langue, tantôt le territoire, tantôt les souvenirs, tantôt les intérêts instituent diversement l'unité nationale d'une agglomération humaine organisée. Valéry,Regards sur monde act., 1931, p.37.
♦ Sagesse* des nations.
Rem. 1. Il convient de distinguer en ce sens nation et état. Nation implique une idée de spontanéité, de communauté d'origine. État implique une idée d'organisation politique et administrative. Une nation peut être partagée, appartenir à plusieurs états, un état peut comprendre plusieurs nations. 2. Nation désigne un groupe humain envisagé sous le rapport de la communauté d'origine, de langue; peuple désigne un groupe humain envisagé du point de vue du gouvernement et des rapports politiques. Ces familles ainsi réunies en un corps, forment une nation sous le rapport de la communauté d'origine, un peuple sous le rapport de la communauté de territoire, un état sous le rapport de la communauté de lois (Bonald, Législ. primit., t.2, 1802, p.74).
b) En partic.
− [Au Moy. Âge] Groupement de maîtres et d'étudiants à l'intérieur des universités, selon un découpage linguistique. La faculté des arts de l'université de Paris comprenait quatre nations: anglaise (incluant les Allemands), française (incluant Italiens et Espagnols), picarde (incluant les Flamands), normande (FédouMoy. Âge1980).
− Au plur. [Dans l'Ancien Testament] Peuples idolâtres, ceux qui ne font pas partie du peuple élu. Synon. gentil1.Toute (...) guerre est une guerre sainte dans laquelle Jahvé intervient nécessairement pour porter secours à son peuple et anéantir les nations et leurs divinités (Allmen1956).
c) Synon. de nationalité (v. ce mot B 1).Le port est encombré de vaisseaux de toutes nations et de différents tonnages (Gautier,Tra los montes,1843, p.12).Dans l'intimité les Américains se laissent aller quelquefois à dire: «Nous sommes la nation qui a la peau la plus blanche du globe!» Et cette conviction les amène à traiter les hommes de toutes les autres nationalités blanches comme des nègres (Goncourt,Journal,1879, p.53).
− MAR. Pavillon de nation. Signe distinctif de la nationalité hissé à la corne des navires. (Dict. xixeet xxes.).
2. Groupe humain stable, établi sur un territoire défini constituant une unité économique, caractérisé par une auto-conscience ethnique (marquée par l'idée de la communauté d'origine et de destinée historique), une langue et une culture communes, formant une communauté politique personnifiée par une autorité souveraine et correspondant à un stade évolué du mode et des rapports de production. Des colonnes de conscrits, de soldats et de volontaires se croisaient, se mêlaient bruyamment (...). Madame de Béranger avait peur de ces rencontres fréquentes (...). Les volontaires criaient souvent Vive la nation! et elle se croyait en 93 (Sand,Hist. vie, t.2, 1855, p.414).Aucune [personne humaine] ne doit être privée des moyens positifs de travailler librement, sans dépendance servile à l'égard de qui que ce soit. C'est donc dans la nation que le droit de tous les individus, aujourd'hui, demain et toujours, trouve sa garantie (Jaurès,Ét. soc., 1901, p.132):
3. L'étude de la nation française nous a montré un cas où la plupart des composantes de la nation (marché national constitué ou en voie de constitution, langue nationale développée, unification politique, État centralisé) se trouvaient en place sans que pour autant puisse se créer la nation. Celle-ci ne put apparaître, en tant que telle, à la surface des rapports sociaux, qu'au moment où se cristallisèrent les contradictions de classes, où elles nécessitèrent l'intervention directe des masses populaires. R. Martelli,La Nation, Paris, Éd. soc., 1979, p.69.
SYNT. Nation commerçante, exportatrice, importatrice, industrialisée, industrielle, maritime; nations alliées, bélligérantes, ennemies; nations voisines; nations européennes, germaniques, latines, occidentales; nations civilisées, développées, en voie de développement; grandes nations.
Rem. À partir de la Révolution nation prend un sens politique précis et désigne une forme d'organisation sociale spécifique. Conjointement à cette acception, nation s'applique encore à cette époque à des groupes humains ayant eu des expériences d'organisation politique autonome, groupes qui ont en partie survécu à leur intégration dans le royaume de France avant 1789. Ces organisations possédaient les traits caractéristiques de toute ethnie et formaient un ensemble spécifique qui à la fin de l'Ancien Régime était désigné par province. La nation provençale (...) n'auroit pu céder les Avignonois au pape. La reine Jeanne le pouvoit-elle, contre les réclamations mêmes de la nation provençale? Non; les Avignonois sont donc toujours restés de droit une portion intégrante de la Provence, et par conséquent, de la nation françoise à laquelle la Provence a été incorporée (Robesp., Discours, Pétit. peuple avign., t.6, 1790, p.588).
♦ DR. INTERNAT. Clause de la nation la plus favorisée. Clause insérée dans un traité international et stipulant que l'État signataire s'engage à accorder aux ressortissants de son cocontractant tous les avantages déjà accordés ou qui pourront être accordés à un pays tiers. La nouvelle note iranienne annoncera la dénonciation de cet accord aux termes duquel l'Angleterre jouissait de la clause de la nation la plus favorisée (Le Monde, 19 janv. 1952, p.3, col. 4).La clause de la nation la plus favorisée crée des compétitions entre les divers pays, qui sont généralement tous désireux de l'obtenir, et par là, contribue à l'abaissement des tarifs douaniers et à l'extension des accords de réciprocité entre les pays. Mais par ailleurs, elle soude les économies de pays associés et contribue à la formation de «blocs» économiques opposés les uns aux autres (Bouv.-Ibarr.1975).
♦ Société* des Nations. Organisation* des Nations Unies.
3. P. méton. Territoire occupé par ce groupe humain. Synon. patrie, pays.Une nation est une grande association séculaire (...) entre des provinces en partie congénères formant noyau, et autour desquelles se groupent d'autres provinces liées les unes aux autres par des intérêts communs (Renan,Réf. intellect., 1871, p.202).
C. − [Désigne un ensemble de pers.]
1. Ensemble des personnes qui composent ce groupe (B2). Il traita de la paix, mais avec le consentement unanime de sa nation. Quelques révoltés, il est vrai, refusèrent de ratifier le traité; mais quel poids pouvoient avoir leurs réclamations après le voeu contraire, exprimé librement par la masse entière du peuple! (Genlis,Chev. Cygne, t.1, 1795, p.176).Quand on n'a pas pour soi l'opinion publique, c'est-à-dire la nation... on peut susciter des troubles, des complots, on peut faire des révoltes, mais non pas des révolutions! (Scribe,Bertrand, 1833, i, 6, p.134).Il tenait en profond mépris le gros de la nation française, ce ramassis de paysans et de manoeuvres qu'on appelle le peuple, ou la vile multitude (About,Nez notaire, 1862, p.8).
2. [Désigne un ensemble de pers. appartenant à une catégorie partic.]
− Vieilli ou littér. Ensemble des personnes formant un groupe homogène, qui ont des traits caractéristiques (physiques, psychiques, comportementaux, etc.) communs. Nation des poètes. C'est un coup-d'oeil charmant que toute cette nation citadine réunie sous l'ombrage d'arbres magnifiques et sur les gazons dont le Danube entretient la verdure (Staël,Allemagne, t.1, 1810, p.118).À peine ces trois rangées de maisons de la place Royale furent-elles dressées (...) que la nation des gens de justice envahit la place entière (Nerval,Nouv. et fantais., 1855, p.182).Toute la nation littéraire s'ordonnait en un petit nombre de tribus, selon les lois naïves des contrastes que l'on croyait exister entre l'art et la nature (Valéry,Variété IV, 1938, p.12).
− HIST. [Pendant la Révolution française] Ensemble des personnes formant le Tiers État. Le Tiers embrasse donc tout ce qui appartient à la nation; et tout ce qui n'est pas le Tiers ne peut pas se regarder comme étant de la nation (Sieyès,Tiers état, 1789, p.32).Au fur et à mesure que s'approfondissent les luttes révolutionnaires, la nation tend, dans le langage du temps, à s'identifier au peuple révolutionnaire qui a abattu la monarchie (R. Martelli,La Nation, Paris, Éd. soc., 1979, p.22).
− Vieilli. Ensemble des personnes appartenant à une même nation qui vivent dans un pays étranger. Synon. colonie.Toutes les «nations» de l'hôtel montrent beaucoup de gentillesses (Barrès,Amit. fr., 1903, p.51).
D. −
1. [Désigne une collectivité p. oppos. à un individu, une classe, un groupe] Collectivité nationale. Intérêts de la nation. Il ne faut plus nous dire continuellement: la France est un état monarchique; et faire découler ensuite de cet axiôme les droits du roi, comme la première et la plus précieuse partie de la constitution; et secondairement la portion de droits que l'on veut bien accorder à la nation (Robesp.,Discours, Contre veto, t.6, 1789, p.88).Pour lui, il n'était de joli départ pour les frontières qu'après avoir nettoyé le pays de la gangrène réactionnaire qui rongeait les forces vives de la nation (Aymé,Jument, 1933, p.89).La nation garantit l'égal accès de l'enfant et de l'adulte à l'instruction, à la formation professionnelle et à la culture (Constitution du 27 oct.1946,préambule).
2. DR. CONSTIT.
a) ,,Élément de l'État constitué par le groupement des individus fixé sur un territoire déterminé et soumis à l'autorité d'un même gouvernement. La nation est la substance humaine de l'État`` (Cap. 1936). L'idée de consulter la nation était lancée dans la circulation et s'associait à l'idée de liberté (Bainville,Hist. Fr., t.2, 1924, p.22).
b) [Dans la théorie classique issue de la Révolution française] ,,Personne juridique constituée par l'ensemble des individus composant l'État, mais distincte de ceux-ci et titulaire du droit subjectif de souveraineté`` (Cap. 1936). L'homme de leur choix sera constamment celui qui, à tous égards, offrira le plus de garanties comme administrateur local, et comme électeur des députés dont le mandat doit émaner de la nation entière (Lamennais dsL'Avenir,, 1831, p.277).Il tordait dans sa main le collet brodé du député de l'Aisne. «Le peuple me connaît. Il ne vous connaît pas. Je suis l'élu de la nation. Vous êtes les délégués obscurs d'un département» (A. France,Lys rouge, 1894, p.42).Dans la doctrine française, telle qu'elle a été exprimée dans nos constitutions de l'époque révolutionnaire et de 1848, la nation est le titulaire originaire de la souveraineté. La nation est une personne avec tous les attributs de la personnalité, la conscience et la volonté. La personne nation est, en réalité, distincte de l'État; elle lui est antérieure (L. Duguit,Traité de dr. constit., t.1, 1927, p.607 ds Rob.).



Haïti - Politique : La Nation n'est pas immortelle, elle agonise (dixit Michaëlle Jean)
15/05/2012 07:34:45


Propos de Michaëlle Jean :
« L'heure est grave. La Nation n'est pas immortelle, elle agonise. Le pays est à bout de souffle, à bout de tout. Le monde entier assiste, sans plus d'illusion, au spectacle désolant des impasses politiques haïtiennes qui se succèdent à coup de rivalités partisanes et stériles, d'inquisition sur des questions insensées comme celle de la double nationalité, alors qu'Haïti a besoin du concours de toutes ses filles et de tous ses fils, de les voir répondre à l'appel des aïeux, si souvent sublimé, mais si peu suivi, devenu lettres mortes : « l'union fait la force! » De l'union nous n'avons que faire, nous lui préférons la division et les affrontements sans fin. Tant et si bien, que nous n'avons pour force que celle d'enfoncer davantage notre terre et toute une population dans la précarité, l’abjecte pauvreté, la misère, le désarroi.

Il m'arrive, je l'avoue, d'avoir honte de cette pitoyable trahison de nos exploits et de nos conquêtes d'antan. Trahison de nos aspirations les plus nobles à la liberté, l'égalité et la fraternité. Trahison de nos rêves les plus grands de briser toutes les chaînes.

J'ai mal à mon cœur d'Haïtienne d'être interpellée par ceux, sourire en coin, qui tirent la ligne et ne voient plus en Haïti qu'un pays foutu, déliquescent, sans boussole, sans État, sans avenir, un tronc pourri, un monde de corruption et, certains n'hésitent pas à le dire, d'incapables.

J'assistais récemment à une table ronde où le verdict à propos d'Haïti était impitoyable, tant la situation bloquée des derniers mois est accablante. Voir des élus déterminés non pas à se retrousser les manches, mais à sacrifier l'intérêt de l'ensemble sur l'hôtel de l'obstruction systématique, sans retenue, sans foi ni loi, est insoutenable. L'exercice perdure et il est d'une cruelle irresponsabilité. Ce désordre assassine un pays et le plonge dans les ténèbres, dans une confusion telle que des esprits nostalgiques se prennent à regretter l’ordre des anciennes dictatures.

Le mouvement violent des plaques tectoniques n'est rien à côté. On aurait cru cette catastrophe, sans commune mesure, capable de rappeler à la raison et à la discipline.

On espérait un sursaut d'humanité, un pas décisif vers une éthique du partage. Chassez le naturel, il revient au galop. L'équipée est bien relancée dans la médiocrité. Car médiocres nous sommes si nous ne nous ressaisissons pas. Médiocres, si nous n'arrivons pas à réaliser l'unité nécessaire et à mettre de côté l’égoïsme et nos intérêts particuliers. Médiocres, si nous refusons le dialogue et le compromis historique salutaire au nom du bien commun, du pays à refonder, d'une Haïti nouvelle à créer. Médiocres, si nous restons englués dans l'indifférence chronique et la fuite en avant qui nous caractérisent devant l'échec qui pourtant crève cruellement les yeux à chaque carrefour. Médiocres, dans notre manque d'audace, de courage et de cohérence. Médiocres, dans notre complaisance, notre contentement aveugle, et notre fatalisme alors qu'il faut de toute urgence, ensemble, redoubler d'efforts. Médiocres, face à la jeunesse en mal de modèles à suivre et d'opportunités, pour le présent comme pour l'avenir.

Pourtant, il pourrait en être autrement. Nous pourrions montrer ce dont nous sommes capables, cesser de renaître du désespoir, faire preuve de vision, créer de toute notre énergie, de tous nos cœurs et nos cerveaux volontaires, l’espoir. Encore faut-il que nous le voulions. La volonté collective nous fait défaut, elle n'est toujours pas au rendez-vous. Autrement, nous investirions tout pour un gouvernement au plus vite constitué; un État viable; des institutions fortes; une fonction publique remembrée et compétente; un accès universel à des services de santé sur tout le territoire; des écoles et des programmes de qualité avec des maîtres formés; une université d'État remise sur les rails avec un campus dans le Nord à démarrer et d'autres à construire dans chaque région du pays; un système de justice accessible, efficace, indépendant et fiable; une police nationale professionnelle capable de garantir la sécurité des lieux, des personnes et des frontières et de participer au développement; des collectivités plus fortes qui participent de manière décentralisée à la croissance locale, régionale et nationale; des organisations de la société civile incluses dans le mouvement de relève et impliquées dans la recherche de solutions aux problèmes affligeants; une économie diversifiée pour un redressement de la production nationale et la création d’emplois, de leviers et de niches sur tout le territoire; l'agriculture priorisée, la pêche et les métiers de la mer organisés; l'entreprenariat facilité; des lois, des règles, des codes édictés pour la sécurité publique et pour mettre fin au chaos général, à l'incurie dangereusement mortifère; une politique énergétique et de reboisement innovatrice; la propreté et la salubrité partout pour notre plus grande fierté, notre intégrité et notre sens de la dignité; des citoyennes et des citoyens dont on reconnait les droits et libertés, mais qui sont aussi conscients de leurs devoirs.

Il y a exactement un an, un Président démocratiquement élu passait la cocarde à un autre, légitimement choisi lui aussi par la voie des urnes. Le nouveau Président de la République n’aura pas eu la partie facile pour former un gouvernement et le consolider, tant le terrain est miné. Que l’on comprenne qu’empêcher, retarder la formation d’un gouvernement est pur sabotage, irresponsable et suicidaire. Le temps est compté, chaque jour, chaque mois dans l’impasse est un coup de massue asséné à la Nation. Le monde nous regarde non plus désolé, mais décontenancé face à un tel bourbier politique totalement déshonorant. Sans gouvernement, le pays, déjà au bord du précipice, ne se relèvera pas, tous les efforts seront engloutis.

Le pays c'est nous, chacune et chacun d'entre nous. Sa réussite dépend aussi de nous.

Je dis «nous», ne cherchant pas à m’extraire du destin de la terre qui m’a vue naître.

Il est de notre entière responsabilité de montrer ce que nous sommes vraiment capables d’accomplir. »

Michaëlle Jean








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PFA

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May 22, 2012, 1:06:14 PM5/22/12
to tout-...@googlegroups.com, grands...@yahoogroups.com, koze-ma...@googlegroups.com, vin...@yahoogroupes.fr
Jacques,
 
I understand your points, although I disagree with most of them. Ms. Jean's speech is considered "the" alarm signal by some because she's important. In fact, somebody in the forum said that Ms. Jean in her towers didn't need to listen to us bickering in the forums. To quote that person, Ms. Jean is part of the "haut monde." That may be the main reason why her speech has resonated so loudly. But for me, January 2010 was "the" alarm signal. It was the catastrophe from which we could emerge stronger as a nation, the "ze kase" which which we were to make our omelet. I was watching Nicolas Sarkozy's speech in Port-au-Prince after the earthquake, and I remembered exactly how I felt.http://www.youtube.com/watch?v=75XmD6Iq6GU
 
I didn't say that Ms. Jean wasn't Haitian. I don't believe that a Haitian who leaves Haiti in his or her youth (15 y.o and up) will, at one point, stop being Haitian. But I believe if the Haitian admninistration wants to integrate the diaspora, there should be a formal way to proceed. The Haitian Constitution will need to be amended, there should be a plan within the governement ministries to implement the integration, Marc Prince suggested last time that even the DGI (Direction Generale des Impots) should be involved,and the private sectors should work with the governement to facilitate the process. As a matter of fact, we have had multinationals in the government before. Nonetheless, since bi-nationals can't run for elected offices, Haitians in the dispora should lobby for things to change. They can't just "pran pouvwa a daso" with blatant disregard for our laws. I also believe that Michaelle Jean is ginen enough. Watch this: http://www.youtube.com/watch?v=9Z7suUsx1ig
 
Yes she mentionned these 2 points: double nationalité and formation du gouvernement. She also mentioned other points. But the way she approached these problems was just very biased. Don't you find it weird that Martelly can't find one Haitian (except for Rouzier) who complies with the Haitian Constitution? Yes I believe we missed a great opportunity when our "miserables parlementaires" rejected Rouzier. It was Martelly who refused to consult with the parliament in the beginning. It was Martelly who threatened to depose the parliament. We had a lot of discussions about it.
 
By the way, what do you mean by "the International COmmunity is saving us from ourselves?" That was the rationale in 2004 for the MINUSTAH to occupy us. I haven't seen the fruit of the salvation. I have to disagree with you. We are saving all these peace keeping personel from unemployment in their home countries, all these missionaries have found their life purpose (and even their portfolio purpose) in Haiti, and the U.S. and Canada are the beneficiaries of all the salaries rapatriated. Do you know that on each dollar given to a Charity, only 5-10 cents go to Haiti?
 
Jacques, Haiti is a small country. 27000 square kms. We can easily control the Dread Wilme and their posse. We don't do it because each president establises his own militia. Duvalier had the Tonton Makouts, Aristid had the Lame Kanibal. Martelly has Lame Rose. That's the way it goes in Haiti. We don't want to play by the rules.
 
If Ms. Jean had showed to all the politicians their responsibilities in the mess that we are in, that would have served to unite. L'union fait la force, right?
 
Kenbe fem!
 
PFA
 
 

PFA

unread,
May 22, 2012, 1:44:24 PM5/22/12
to koze-ma...@googlegroups.com, tout-...@googlegroups.com, grands...@yahoogroups.com, vin...@yahoogroupes.fr
Fanel,
 
It's a pleasure to welcome you on the forums. You are an excellent debator! I don't have a dog in the fight either. When I am in the mood I like to debate,and the forum is my way to still feel connected to this country that I adore.
 
Thanks for your time. I appreciated your contribution.
 
Bonne fin de journée!
 
PFA
 
 
 
 

Sent: Tuesday, May 22, 2012 11:52 AM
Subject: [KozeMandeChez] RE: MY LAST COMMENTS ABOUT MICHAELLE JEAN'S STATEMENT

PFA,
 
Thank you very much for your time and I hope this email finds you well. Let me put this upfront: I cannot promise that will find the time to entertain an on-going debate because I am working on two projects that leave me no time. Hopefully I will be in a better position in September of this year. If I don’t respond or comment on any of your post, now you know the reason.
            In regards to your most recent post, I frankly don’t think we are that far apart in this discussion. I have similar discussions after I listen to a state of the union address in the United States. It all depends on the lens under which the text or the speech is being analyzed. When you craft a speech or a text you have an audience in mind and a goal to reach. The audience in this particular context was the Haitian people and the goal of the message was to touch our conscience. Any reference to the role of the international community in “this mess” as you put it, would have done a disservice to the goal of the message. It is immaterial. Some of us are waiting for an excuse to continue business as usual. Why giving them one? After all, the international community will never change, and we should never expect them to change. They will always want to control our politics, our economy and our social life. They pretend they are helping, but in fact they are helping themselves. We have no control over that. What we can control, however, is our inability to work together for a common purpose. That’s the core of Ms. Jean’s message in my view.
         During world war II, the US army was 18th in the world. President Roosevelt called upon all Americans, Democrats and Republican alike to help him face the challenge. The business community dominated by Republicans came together with President Roosevelt and they built the US army to become the first in the world. We did something similar during our independence wars. We need to repeat this chapter of our history.   
         PFA, we may have to agree to disagree on this, but it has to do perhaps with my background. I know my history and I understand very well international politics. I am the type of person when I fail in anything I tend to look at myself first. I may look at other factors only after I finish evaluating myself. This is what I think we need as a nation at the moment. Remember: SE SOT KI BAY SE INBESIL KI PA PRAN.  Also, I don’t think we can equate our bickering with that of the politicians in the United States. This is a whole doctoral dissertation right there.
         Last point: you disagree with Ms. Jean’s comments on the allegation of dual citizenship brought against President Martelly and the time lost to form a government. I don’t think it is Ms. Jean’s position that the article referring to dual citizenship in our constitution is meaningless (Insense).  She did not say that, and I don't think she would. I don’t know what else you wanted her to say since there was no case presented. Putting partisan politics aside, the dual citizenship issue was/is a legal matter more than anything else. In the court of law the burden of proof is always on the accuser to present the evidence. You cannot take someone to court on allegation only. If there was strong evidence, I don’t think it was presented. I think that's what Ms. Jean was referring to in her statement. I really don’t want to reopen this can of worms, because it is a very partisan issue. I honestly don’t have a dog in this fight and I don't want my views to be twisted and misconstrued. My dog is due process under the law. If you make an accusation, you have to be ready to back it up with evidence. If the president has dual or triple citizenship, you have to agree with me that the case against him was poorly handled. This is my view.
       Je dois m’en aller maintenant. Je te souhaite de passer une tres bonne journee (ou nuit). A la prochaine.
 
Fanel Merville  

Date: Sun, 20 May 2012 17:31:21 -0700
From: fap...@yahoo.com
Subject: Re: (Fanel) [KozeMandeChez] : HAÏTI - Politique: Bilan-diagnostic de Michaëlle JEAN (1er commentaire: Immortalité)
To: koze-ma...@googlegroups.com; tout-...@googlegroups.com; grands...@yahoogroups.com; vin...@yahoogroupes.fr

PFA

unread,
May 22, 2012, 6:51:57 PM5/22/12
to Letitiah Sept, grands...@yahoogroups.com, koze-ma...@googlegroups.com, tout-...@googlegroups.com, vin...@yahoogroupes.fr, Haiti Connexion
Merci Letitiah!
 
 

Cc: "dja_...@yahoo.fr" <dja_...@yahoo.fr>; "fap...@yahoo.com" <fap...@yahoo.com>; "DEBANA...@yahoogroups.com" <DEBANA...@yahoogroups.com>; Haiti Connexion <haitico...@yahoogroups.com>; Haiti Nation <haiti-...@googlegroups.com>
Sent: Tuesday, May 22, 2012 5:02 PM
Subject: Mots a PFA: MY LAST COMMENTS ABOUT MICHAELLE JEAN'S STATEMENT

Nous felicitons PFA d'avoir eu le courage d'examiner le texte de la personalite qui apparait comme etant le boeuf sacre de la diaspora Haitienne: son excellence, Michaelle Jean, ancienne gouveneure du Canada et representant de l'Unesco en Haiti, ancienne journaliste chevronnee. En effet, elle est la figure la plus distinguee de la diaspora Haitienne pour les titres et les honneurs places en elle et rien que pour ces raisons, elle fera figure de papaute, c'est-a-dire, infaillible, ou de mother Theresa, c'est-a-dire, intouchable, ou de Vierge Marie, c'est-a-dire, adorable.
 
Cependant, le texte de la Gouverneure Michaelle Jean a fait crier Mlle Pascale Dorisca pour une raison simple: dans une soupe fait a la sauce d'alarme, madame jean a immerge un morceau de pain politique pour etayer ses considerations. Voila un extrait de ce qu'elle ecrite ceci:
 
"Le nouveau President de la Republique n'aura pas eu la partie facile pour former un gouvernement et le consolider, tant le terrain est mine. Que l'on comprenne qu'empecher, retarder la formation d'un gouvernement est pur sabotage, irresponsable et suicidaire."
 
Par cette declaration, Mme Jean confirme qu'il a decele des conflits d'interets. Elle les a analyse a partir d'un systeme de mesure et de poids dont elle n'a pas exactement elabore sur la nature. Et apparemment elle a pris parti. Puisqu'elle n'a pas elabore sur les criteres sur lesquelles se basent sa matrice d'analyse, les speculations sont ouvertes.
 
Les lecteurs vont se poser certaines questions au sujet des parametres qui lui ont permis d'arriver a ses conclusions:
1. Les lois?
2. Les chiffres?
3. Sa foi? 
 
Le mot "sabotage" est la cle, dans son texte. C'est un terme concret, lapidaire et offensif dans les deux sens, car le sabote est endolori et le saboteur est condamne. Cependant, le sabote peut se declarer victime tandis que le saboteur est percu comme un perpetrateur, un criminel. Donc s'il arrive a penser autrement, il se defendra.
 
Dans toute histoire, il y a au moins trois versions: la mienne, la sienne, et quelque part entre les deux, il y a la verite. Dans une histoire politique impliquant des partisans, courtisans, des presidents, des ministres, des parlementaires, de politiciens de tous poils et tous jabots (tout pwel, tout zago), des partis politiques, des puissances  etrangeres (Canada, Etats-Unis, Dominicanie, Bresil, Venezuela, etc.) des interets speciaux puissants (visibles et caches), des jeux de coulisse, les ONG, institutions globales, des soldats etrangers, des ressources minerales, et enfin des millions d'Haitiens de toutes les couches sociales et credo politiques... Dans l'histoire d'Haiti qui se deroule, il peut bien avoir autant de versions qu'il y a de protagonistes. La situation d'Haiti est autant compliquee. C'est a remarque que fit l'un des militaires canadians qui commandait les forces d'invasion canadienne en Haiti en 2004.
 
Source: www.focal.ca
Cet chart est l'arrangement de mise sous tutelle d'haiti envisage par le Canada pour Haiti en 2004. Ce qui avait cause une tolle dans la communaute Haitienne du Canada tout en faisant les delices de certains intellos canadiens-Haitiens qui se voyaient en premiere ligne pour etre les sous-secretaires des chefs Canadiens des postes ministerielles Haitiens. A ce, le colonel Canadien, Ward avait fait remarque que le probleme Haitien est si complique, qu'il faudrait completement depouiller Haiti de toute sa souverainete avant d'accomplir un tel plan. Il apparait maintenant que les ressources minerales nouvellement devoilees (l'or du Nord'Oeust) consistait une raison solide pour justifier une telle tutelle.
 
La declaration de Mme Jean exprime une trainee de petales de rose sur le sentier du president et place les epines sous les pas d'autres secteurs qu'elle n'a pas specifies, mais qui se reconnaissent neanmoins dans la phraseologie. Donc, par cette declaration, Mme Jean prend position et devient partie prenante du conflit. Voila la cause de l'emoi que son article a cause sur ces forums.
 
Cette declaration est la seule declaration politique concrete du texte de Mme Jean. Malheureusement qu'elle est a sens unique. Par la vertue (ou manque de vertue) de cette phrase vectorielle, Michaelle Jean a prepare un bain qui sera probablement jete par la fenetre par les partis leses avec son appel a "realiser l'unite necessaire et a  mettre de cote l'egoisme et nos interets particuliers."
Car plus que tout autre, il doit savoir qu'en politique, la capacite des humains a jeter le bebe dans l'eau du bain est plus que legendaire. Dans ce cas bien precis, quel est le bebe que Michaelle Jean a voulu laver dans cette baignoire verbale? Le "pur sabotage" ou "l'unite necessaire"?
Tout le monde choisirait l'unite, mais l'unite n'arrive jamais par le perception ou les declaration de sabotage. Elles arrivent ordinairement par le consensus, les conventions, les lois, la negociation, la co-habitation, le partage.
 
 
Letitiah Sept
22 Mai 2012
 
 
From: PFA <fap...@yahoo.com>
To: "koze-ma...@googlegroups.com" <koze-ma...@googlegroups.com>; "tout-...@googlegroups.com" <tout-...@googlegroups.com>; "grands...@yahoogroups.com" <grands...@yahoogroups.com>; "vin...@yahoogroupes.fr" <vin...@yahoogroupes.fr>
Sent: Tuesday, May 22, 2012 1:44 PM
Subject: [Grands Débats] Re: RE: MY LAST COMMENTS ABOUT MICHAELLE JEAN'S STATEMENT

Fanel,
 
It's a pleasure to welcome you on the forums. You are an excellent debator! I don't have a dog in the fight either. When I am in the mood I like to debate,and the forum is my way to still feel connected to this country that I adore.
 
Thanks for your time. I appreciated your contribution.
 
Bonne fin de journée!
 
PFA
 
 
 
 

From: Fanel Merville <fme...@hotmail.com>
To: koze-ma...@googlegroups.com; tout-...@googlegroups.com; grands...@yahoogroups.com; vin...@yahoogroupes.fr
Sent: Tuesday, May 22, 2012 11:52 AM
Subject: RE: MY LAST COMMENTS ABOUT MICHAELLE JEAN'S STATEMENT

PFA,
 
Thank you very much for your time and I hope this email finds you well. Let me put this upfront: I cannot promise that will find the time to entertain an on-going debate because I am working on two projects that leave me no time. Hopefully I will be in a better position in September of this year. If I don’t respond or comment on any of your post, now you know the reason.
            In regards to your most recent post, I frankly don’t think we are that far apart in this discussion. I have similar discussions after I listen to a state of the union address in the United States. It all depends on the lens under which the text or the speech is being analyzed. When you craft a speech or a text you have an audience in mind and a goal to reach. The audience in this particular context was the Haitian people and the goal of the message was to touch our conscience. Any reference to the role of the international community in “this messâ€� as you put it, would have done a disservice to the goal of the message. It is immaterial. Some of us are waiting for an excuse to continue business as usual. Why giving them one? After all, the international community will never change, and we should never expect them to change. They will always want to control our politics, our economy and our social life. They pretend they are helping, but in fact they are helping themselves. We have no control over that. What we can control, however, is our inability to work together for a common purpose. That’s the core of Ms. Jean’s message in my view.
         During world war II, the US army was 18th in the world. President Roosevelt called upon all Americans, Democrats and Republican alike to help him face the challenge. The business community dominated by Republicans came together with President Roosevelt and they built the US army to become the first in the world. We did something similar during our independence wars. We need to repeat this chapter of our history.   
         PFA, we may have to agree to disagree on this, but it has to do perhaps with my background. I know my history and I understand very well international politics. I am the type of person when I fail in anything I tend to look at myself first. I may look at other factors only after I finish evaluating myself. This is what I think we need as a nation at the moment. Remember: SE SOT KI BAY SE INBESIL KI PA PRAN.  Also, I don’t think we can equate our bickering with that of the politicians in the United States. This is a whole doctoral dissertation right there.
         Last point: you disagree with Ms. Jean’s comments on the allegation of dual citizenship brought against President Martelly and the time lost to form a government. I don’t think it is Ms. Jean’s position that the article referring to dual citizenship in our constitution is meaningless (Insense).  She did not say that, and I don't think she would. I don’t know what else you wanted her to say since there was no case presented. Putting partisan politics aside, the dual citizenship issue was/is a legal matter more than anything else. In the court of law the burden of proof is always on the accuser to present the evidence. You cannot take someone to court on allegation only. If there was strong evidence, I don’t think it was presented. I think that's what Ms. Jean was referring to in her statement. I really don’t want to reopen this can of worms, because it is a very partisan issue. I honestly don’t have a dog in this fight and I don't want my views to be twisted and misconstrued. My dog is due process under the law. If you make an accusation, you have to be ready to back it up with evidence. If the president has dual or triple citizenship, you have to agree with me that the case against him was poorly handled. This is my view.
       Je dois m’en aller maintenant. Je te souhaite de passer une tres bonne journee (ou nuit). A la prochaine.
 
Fanel Merville  

Date: Sun, 20 May 2012 17:31:21 -0700
From: fap...@yahoo.com
Subject: Re: (Fanel) : HA�TI - Politique: Bilan-diagnostic de Michaëlle JEAN (1er commentaire: Immortalité)
Fanel,
 
Once again I thank you for your message, and I hope this is the first of a serie of thorough contributions which could energize our agonizing forums. I like both the tone and the content of your rebuttal, albeit the differences in perspective between us. But as we say in Haiti, from the clash of ideas, light shall emerge. As a matter  of fact, a couple of weeks ago, I was listening to a a chat that an NPR staff had with Jonah Golberg about his new book The Tyranny of Clichés, and I really enjoyed the striking similarities between American politicians (liberals and conservatives) and Haitian politicians. In that chat, the conservatice critic mentioned how college students are being brought up to favor clichés over ideology, and he pointed out how and why debates are essential for democracy.
 
I am afraid that Ms. Jean's speech was more about clichés. I couldn't find one original idea in the speech that conservative Haitians called the "alarm signal". The diagnosis and its causes are all common leitmotivs that Haitians like to repeat over and over. And the earthquake that struck 2 and a half years ago was an eye opener for the sceptics. In this day and age, I'm certain that all Haitians know and believe that they may become extinct, sooner rather than later.
 
You are right to say that we should stop playing victims and start bearing the responsibilities of our mistakes. In fact, I have no sensibility for our politicians. While the "blanc"'s hands have been prominent in our problems, it is our elected officials'responsibility to stand up for us. Unfortunately, we are and have always been governed by near-sighted, egoistic, petty and cheap thieves with the help of whom the "blanc" was able to defend his and his country's interests. I was so surprised to see such a "grande dame" play partisan politics in a paternalistic and selective tone. I was all the more surprised when she called for unity. I can understand why she didn't acknowledge the international community's role in all this mess; however she shouldn't not have called for unity when her message was meant to make president Martelly and his cronies feel good.
 
Finally, yes bickering is rooted in our DNA. We have yet to learn to compromise. We have yet to learn to be tolerant and accepting. We have yet to learn to be less self-centered. we need a new mental construct. If you have been on the forums for a while, you should know that many great Haitians have advocate for a quiet revolution. Nonetheless, we won't get there if we are not true to ourselves. The solution doesn't lie in the blame game. if we want to bear our responsibilities, president Martelly should acknowledge the crises--both preventable and non preventable--that he has imposed on our vulnerable population. Then the other politicians and the business predators should do the same. We are not the only people that like bickering. Here in the U.S., I can't recall the last time democrats and republicans willingly united on an important issue. Our bickering is different in the sense that it overshadows the urgency of our people's dire situation. And this won't change without responsible leaders. it's a chicken and egg situation. Which comes first: meeting our people's basic needs or the change of paradigm? Which is why Ms. Jean needs to be more specific. We already know the clichés.
 
Kenbe fem!
 
PFA
 
 
 
 
 

From: Fanel Merville <fme...@hotmail.com>
To: koze-ma...@googlegroups.com; tout-...@googlegroups.com; grands...@yahoogroups.com; vin...@yahoogroupes.fr
Sent: Friday, May 18, 2012 5:52 PM
Subject: RE: Re: Re : HA�TI - Politique: Bilan-diagnostic de Michaëlle JEAN (1er commentaire: Immortalité)

PFA,
 
I do appreciate your analysis of Michaelle Jean’s article. In fact, I enjoy reading your posts…all of them. However, I am going to disagree with you on this one, I hope you don’t mind.  Ms. Jean’s comments come at a time where perhaps we need them the most if we want to pick up what is left of Haiti. In addition to your post, I have read some other comments and I am afraid to say that it is déjà vu all over again. I think we are wasting valuable time debating semantics instead of debating the big picture, which is how do we get out of this quagmire. From reading Ms. Jean’s text, I come out with two main points:
a) We need to stop bickering if we want to build a better Haiti.
b) We need to take ownership of our situation.
            You argue that Ms. Jean uses paternalistic terms to describe our situation. I beg to differ. I believe that we are not going anywhere until we take ownership of our political, social and economical situations. Playing victims and blaming others for our misfortune is not taking us anywhere. This is a mental construct based on the thinking that “the world is against us because we made 1804â€�. Well… what do we do about it? When are we going to wake up and smell the coffee? The world is a big jungle and every nation is fighting for itself.
           About three months ago, I was listening to a radio station based in Haiti. I was listening online from where I live in Connecticut. There were two Haitian intellectuals debating our current political dilemma including our last presidential elections. In summary, they blamed the international community for everything.  It was shocking. If we blame others for everything, what does it say about our ability to think and choose? I think we have developed this mental disposition to blame someone else for everything that happens to us. This is a “feel goodâ€� mentality. It does not solve problems. Why did we have to wait for the white man to bring us together on Governor’s Island to tap on our shoulders to settle our differences? Why did we have to wait for the white man to pick our Prime Minister for us when we had ample opportunities to do it ourselves? And, by the way we later asserted that the previous nominees were qualified but we just could not vote for them. Why are we complaining now that the white man decides for us? This is the type of bickering Ms. Jean is referring to. You also argue that Ms. Jean needs to tell us what to do to avoid “deathâ€�. I think she does. She advocates for a new mental construct where we build on the things that we have in common and stop arguing about the few things that separate us.   
     I will conclude with this. I belong to an international organization and every four years we have a big gathering. We group participants in caucuses to elect a leader to represent each caucus in the organization’s leadership council for four years. The Haitian caucus is the last to finish electing and they never satisfy. They waste their time arguing, bickering and sometimes insulting each other. Ms. Jean’s text reminds of the need to develop a new paradigm of Haitian consciousness where we take responsibility for our mistakes; we recognize the need to do things differently; we elect our leaders and wait for them to finish their terms; we don’t jump the line, but we wait for our turn; and finally we recognize that political stability is necessary to build the Haiti we all love and cherish. Have a great weekend.
 
My best,
 
Fanel Merville

 
Date: Fri, 18 May 2012 07:03:30 -0700
From: fap...@yahoo.com
Subject: Re: Re : HAI�TI - Politique: Bilan-diagnostic de Michaëlle JEAN (1er commentaire: Immortalité)
C'est justement ça le probleme. Le message de madame l'ex gouverneure aurait du etre à la hauteur du "haut monde de la politique, de la finance et du pouvoir MONDIAL." Nous n'avons pas besoin, à l'heure actuelle, d'un sermon selon l'evangile de madame. As a matter of fact, mwen bal defi (en tant que citoyenne du Canada) vinn poze kandidati l pou prezidan OZETAZINI ou byen en France. Epi la dim si kesyon doub nasyonalite ki nan konstisyon les Etats-unis an "insensée". L'irrespect que madame affiche pour les lois de son pays natal frise l'indecence. Son message, au lieu d'unir, ne servira qu'à diviser davantage notre corps politique. Qui lui donne le droit, en tant que Canadienne, de taxer notre constitution d'insensée?
 
PFA
 
 

From: Roland Montas <mtim...@yahoo.fr>
To: "tout-...@googlegroups.com" <tout-...@googlegroups.com>
Sent: Friday, May 18, 2012 7:05 AM
Subject: Re : HAI�TI - Politique: Bilan-diagnostic de Michaëlle JEAN (1er commentaire: Immortalité)


Michaelle Jean est un personage influent, reconnu de toute la planete. 
Elle frequente le haut monde de la politique, de la finance et du pouvoir MONDIAL.
Elle ne se cache pas derriere un "parti" ou un pseudonyme. Elle prend ses responsabilites.
Son message a la nation Haitienne est un grand "PINGA", un cri d'alarme et un cri 
de desespoir.

Je n'ai nullement l'idee de diluer son message dans des exchanges steriles avec des
anonymes a la recherche d'une notoriete ephemere.

A la fin du 19eme siecle, Antenor Firmin avait predit la mise sous tutelle et l'occupation
d' Haiti a cause de notre inabilite de penser au bien commun et la reussite collective.
Le fameux "pam, zot pa ladan"... .
Et on a eu 1915.

Je vais reprendre le message de Michaelle Jean:
 " L' heure est grave."


Roland Montas
De : KONAKOM <kona...@yahoo.com>
À : "tout-...@googlegroups.com" <tout-...@googlegroups.com>
Envoyé le : Jeudi 17 mai 2012 12h07
Objet : Re : HAI�TI - Politique: Bilan-diagnostic de Michaëlle JEAN (1er commentaire: Immortalité)

Prière de relire lentement et intelligemment les justes réserves et critiques de Dja Paul et du KONAKOM face au pathétisme creux et partisan de madame Jean.  Si vous ne les comprenez pas, sans arrogance, demandez des explications supplémentaires car ces critiques s'adressent aux patriotes éclairés, aux gens avisés et aux esprits libres...
Les hommes et les femmes politiques du KONAKOM
 
KONAKOM: Le parti politique moderne pour le renouveau d'Haiti

De : Roland Montas <mtim...@yahoo.fr>
À : "tout-...@googlegroups.com" <tout-...@googlegroups.com>
Envoyé le : Mercredi 16 mai 2012 20h10
Objet : Re : HAITI - Politique: Bilan-diagnostic de Michaëlle JEAN (1er commentaire: Immortalité)

Prière de relire la lettre ouverte de M. Jean LENTEMENT et de poser des questions pertinentes si vous ne comprenez pas le contenu
car elle s'adresse directement a vous, les "politiciens".

Roland Montas

De : KONAKOM <kona...@yahoo.com>
À : "tout-...@googlegroups.com" <tout-...@googlegroups.com>
Envoyé le : Mercredi 16 mai 2012 13h59
Objet : Re : HAI�TI - Politique: Bilan-diagnostic de Michaëlle JEAN (1er commentaire: Immortalité)

Nous suivons parfaitement et partageons votre premier commentaire sur la mauvaise utilisation par madame Jean du terme "nation" qui nous semble tout à fait justifié...  Nous attendons vos autres commentaires, car nous aussi nous avons noté certains écarts de langage, de malheureux choix de mots, des critiques injustifiées et déséquilibrées de madame Jean qui nous gênent aussi...Malgré tous les égards et le respect que nous devons à madame Michaëlle Jean, nous sommes bien obligés de constater qu'aujourd'hui, face aux contradictions qui traversent notre société,  elle se noie dans des généralités, des considérations moralistes et des jugements de valeurs qui ne nous permettent pas d'avancer à pas assurés sur le combien difficile chemin de notre lutte politique, économique et sociale à la recherche d'un développement harmonieux, équilibré et durable. Aujourd'hui, malheureusement, nous pensons qu'elle commence à avoir le regard condescendant, biaisé et souvent intéressé de beaucoup de membres de la dite "communauté internationale" sur notre système politique et notre cheminement vers la démocratie, notre modernisation et notre propre émancipation... Nous pensons qu'au lieu d'une autocritique tranquille et mesurée ( car nous pensons qu'elle reste et demeure une haïtienne...), elle verse un peu trop vite dans une  sorte d'auto-flagellation et arrive même à remettre en question la volonté du peuple haïtien consacrée dans la constitution de 1987 en qualifiant "d'insensée" la controverse tout à fait justifiée concernant les limites imposées comme dans tous les pays à la multiple nationalité. Nous croyons cette attitude aussi dangereuse pour la redéfinition, la refondation et la protection de notre état-nation qui se bat comme il peut pour la défense de ses intérêts propres dans l'ordre injuste du marché-roi de la mondialisation qui ne fait la partie belle qu'aux riches et aux puissants... 
 
KONAKOM: Le parti politique moderne pour le renouveau d'Haiti

De : Dja Paul <dja_...@yahoo.fr>
À :
Envoyé le : Mercredi 16 mai 2012 11h49
Objet : HAITI - Politique: Bilan-diagnostic de Michaëlle JEAN (1er commentaire: Immortalité)


Michaëlle JEAN, une icône d'origine haïtienne connue et appréciée à sa juste valeur mondialement, a exprimé des opinions sur la situation actuelle de son pays natal, Haïti.

Est-ce prétentieux de ma part de vouloir formuler des commentaires, et même des convictions contradictoires, voire divergentes à 180° aux siennes? A mon avis, que nenni!

Alors voici mon premier (1er) commentaire!

Il a pour objet "l'immortalité d'une nation". Elle a confondu "Nation" et "Etat", "Etat-Nation".

La "Nation" est immortelle, du moins jusqu'à l'Apocalypse, la Fin du Monde.

Une digression: Maintenant, tant mieux pour les superstitieux et les incrédules qui y croyaient, la Fin du Monde n'arrivera plus au 21.12.2012. Pourquoi? On vient de découvrir d'autres calendriers Mayas couvrant des périodes de très loin postérieures à cette date. On peut vaquer à ses occupations, perpétrer ses bombances et libations et déviances, sans crainte du châtiment funeste pour la fin de l'année 2012. Pas vrai? Ce n'est pas encore l'heure de la repentance pour mériter le Paradis, n'est-ce pas? On peut continuer le rondo habituel. 

Même après la disparition d'un territoire, des populations, de la faune, de la flore, de tout (ex., l'Atlantide a disparu "corps et biens" depuis bien des siècles) on parlera jusqu'à l'Apocalypse de la Nation, celle des Atlantes.

L'État, voire l'État-Nation, est mortel. L'Histoire du Monde est jalonnée de morts d'États-Nations", et de leurs créations aussi. Juste deux (2) exemples parmi de multiples autres:
1. L'État congolais (de Kinshasa) était "mort" pour devenir Zaïre puis est ressuscité en redevenant l'État congolais sous le vocable de la République Démocratique du Congo (RDPC);
2. La Tchécoslovaquie est morte en donnant naissance à la Tchéquie et à la Slovaquie.

Les notions de "Nation" et d'"Etat", d'"État-Nation", sont complexes. Pour plus d'informations consulter les sites GOOGLE et WIKIPEDIA. Voici un texte "copié-collé" ci-dessous. On  trouve la distinction entre Nation et État. 

Et aussi le fait suivant: Si la République d'Haïti venait à disparaître "corps et biens" à une certaine date (rayée de la carte du Monde), alors l'on dirait l'État haïtien (le Pays, le Peuple) a disparu, est "mort". Mais l'on ne pourrait pas dire que la Nation haïtienne est "morte", vu la persistance des Haïtiens des deux (2) sexes en diaspora, au Canada, aux USA, en Europe, en Asie, en Afrique, du fin fond de la Sibérie à la forêt dense de la Papouasie. Les différentes diasporas sont des composantes de la Nation haïtienne.

NATION, subst. fém.
A. − Vx. Groupe d'hommes dont les membres sont unis par une origine réelle ou supposée commune et qui sont organisés primitivement sur un territoire. Synon. gent1, tribu.Ces derniers [les Bitchys] habitaient plus au sud, mais peut-être à moins de sept à huit lieues: car ces nations, comme celles du Canada, changent de nom et de langage à chaque bourgade (Voy. La Pérouse, t.3, 1797, p.62):
1. Il est bon de prévenir le lecteur pour qu'il ne se laisse pas éblouir par l'expression imposante de nation [it. ds le texte]. Elle ne signifie rien autre chose que chaque tribu de sauvages, assujettie sous un même chef, dont la langue et quelques usages diffèrent un peu des autres; en sorte qu'une nation n'est souvent pas composée de deux mille individus, et qu'on rencontre des villages ou des nations beaucoup moins considérables. Baudry des Loz.,Voy. Louisiane, 1802, pp.20-21.
B. −
1.
a) Groupe humain, généralement assez vaste, dont les membres sont liés par des affinités tenant à un ensemble d'éléments communs ethniques, sociaux (langue, religion, etc.) et subjectifs (traditions historiques, culturelles, etc.) dont la cohérence repose sur une aspiration à former ou à maintenir une communauté. Esprit, génie, humeur, moeurs d'une nation; nation barbare, civilisée, cultivée, instruite, policée. Le caractère, les opinions, et surtout les langues, constituent l'unité des nations dans l'ordre moral; et, dans l'ordre physique même, elles sont dessinées par des caractères éminemment distinctifs (J. de Maistre,Corresp., t.3, 1810, p.482).L'historien et le philosophe cherchent une définition objective de (...) la nation : la nation est-elle fondée sur la langue commune ou sur les conceptions de la vie? (Merleau-Ponty,Phénoménol. perception, 1945, p.417):
2. ... l'idée même de nation en général ne se laisse pas capturer aisément (...). Le fait essentiel qui les constitue [les nations], leur principe d'existence, le lien interne qui enchaîne entre eux les individus d'un peuple, et les générations entre elles, n'est pas, dans diverses nations de la même nature. Tantôt la race, tantôt la langue, tantôt le territoire, tantôt les souvenirs, tantôt les intérêts instituent diversement l'unité nationale d'une agglomération humaine organisée. Valéry,Regards sur monde act., 1931, p.37.
♦ Sagesse* des nations.
Rem. 1. Il convient de distinguer en ce sens nation et état. Nation implique une idée de spontanéité, de communauté d'origine. État implique une idée d'organisation politique et administrative. Une nation peut être partagée, appartenir à plusieurs états, un état peut comprendre plusieurs nations. 2. Nation désigne un groupe humain envisagé sous le rapport de la communauté d'origine, de langue; peuple désigne un groupe humain envisagé du point de vue du gouvernement et des rapports politiques. Ces familles ainsi réunies en un corps, forment une nation sous le rapport de la communauté d'origine, un peuple sous le rapport de la communauté de territoire, un état sous le rapport de la communauté de lois (Bonald, Législ. primit., t.2, 1802, p.74).
b) En partic.
− [Au Moy. Âge] Groupement de maîtres et d'étudiants à l'intérieur des universités, selon un découpage linguistique. La faculté des arts de l'université de Paris comprenait quatre nations: anglaise (incluant les Allemands), française (incluant Italiens et Espagnols), picarde (incluant les Flamands), normande (FédouMoy. Âge1980).
− Au plur. [Dans l'Ancien Testament] Peuples idolâtres, ceux qui ne font pas partie du peuple élu. Synon. gentil1.Toute (...) guerre est une guerre sainte dans laquelle Jahvé intervient nécessairement pour porter secours à son peuple et anéantir les nations et leurs divinités (Allmen1956).
c) Synon. de nationalité (v. ce mot B 1).Le port est encombré de vaisseaux de toutes nations et de différents tonnages (Gautier,Tra los montes,1843, p.12).Dans l'intimité les Américains se laissent aller quelquefois à dire: «Nous sommes la nation qui a la peau la plus blanche du globe!» Et cette conviction les amène à traiter les hommes de toutes les autres nationalités blanches comme des nègres (Goncourt,Journal,1879, p.53).
− MAR. Pavillon de nation. Signe distinctif de la nationalité hissé à la corne des navires. (Dict. xixeet xxes.).
2. Groupe humain stable, établi sur un territoire défini constituant une unité économique, caractérisé par une auto-conscience ethnique (marquée par l'idée de la communauté d'origine et de destinée historique), une langue et une culture communes, formant une communauté politique personnifiée par une autorité souveraine et correspondant à un stade évolué du mode et des rapports de production. Des colonnes de conscrits, de soldats et de volontaires se croisaient, se mêlaient bruyamment (...). Madame de Béranger avait peur de ces rencontres fréquentes (...). Les volontaires criaient souvent Vive la nation! et elle se croyait en 93 (Sand,Hist. vie, t.2, 1855, p.414).Aucune [personne humaine] ne doit être privée des moyens positifs de travailler librement, sans dépendance servile à l'égard de qui que ce soit. C'est donc dans la nation que le droit de tous les individus, aujourd'hui, demain et toujours, trouve sa garantie (Jaurès,Ét. soc., 1901, p.132):
3. L'étude de la nation française nous a montré un cas où la plupart des composantes de la nation (marché national constitué ou en voie de constitution, langue nationale développée, unification politique, État centralisé) se trouvaient en place sans que pour autant puisse se créer la nation. Celle-ci ne put apparaître, en tant que telle, à la surface des rapports sociaux, qu'au moment où se cristallisèrent les contradictions de classes, où elles nécessitèrent l'intervention directe des masses populaires. R. Martelli,La Nation, Paris, Éd. soc., 1979, p.69.
SYNT. Nation commerçante, exportatrice, importatrice, industrialisée, industrielle, maritime; nations alliées, bélligérantes, ennemies; nations voisines; nations européennes, germaniques, latines, occidentales; nations civilisées, développées, en voie de développement; grandes nations.
Rem. À partir de la Révolution nation prend un sens politique précis et désigne une forme d'organisation sociale spécifique. Conjointement à cette acception, nation s'applique encore à cette époque à des groupes humains ayant eu des expériences d'organisation politique autonome, groupes qui ont en partie survécu à leur intégration dans le royaume de France avant 1789. Ces organisations possédaient les traits caractéristiques de toute ethnie et formaient un ensemble spécifique qui à la fin de l'Ancien Régime était désigné par province. La nation provençale (...) n'auroit pu céder les Avignonois au pape. La reine Jeanne le pouvoit-elle, contre les réclamations mêmes de la nation provençale? Non; les Avignonois sont donc toujours restés de droit une portion intégrante de la Provence, et par conséquent, de la nation françoise à laquelle la Provence a été incorporée (Robesp., Discours, Pétit. peuple avign., t.6, 1790, p.588).
♦ DR. INTERNAT. Clause de la nation la plus favorisée. Clause insérée dans un traité international et stipulant que l'État signataire s'engage à accorder aux ressortissants de son cocontractant tous les avantages déjà accordés ou qui pourront être accordés à un pays tiers. La nouvelle note iranienne annoncera la dénonciation de cet accord aux termes duquel l'Angleterre jouissait de la clause de la nation la plus favorisée (Le Monde, 19 janv. 1952, p.3, col. 4).La clause de la nation la plus favorisée crée des compétitions entre les divers pays, qui sont généralement tous désireux de l'obtenir, et par là, contribue à l'abaissement des tarifs douaniers et à l'extension des accords de réciprocité entre les pays. Mais par ailleurs, elle soude les économies de pays associés et contribue à la formation de «blocs» économiques opposés les uns aux autres (Bouv.-Ibarr.1975).
♦ Société* des Nations. Organisation* des Nations Unies.
3. P. méton. Territoire occupé par ce groupe humain. Synon. patrie, pays.Une nation est une grande association séculaire (...) entre des provinces en partie congénères formant noyau, et autour desquelles se groupent d'autres provinces liées les unes aux autres par des intérêts communs (Renan,Réf. intellect., 1871, p.202).
C. − [Désigne un ensemble de pers.]
1. Ensemble des personnes qui composent ce groupe (B2). Il traita de la paix, mais avec le consentement unanime de sa nation. Quelques révoltés, il est vrai, refusèrent de ratifier le traité; mais quel poids pouvoient avoir leurs réclamations après le voeu contraire, exprimé librement par la masse entière du peuple! (Genlis,Chev. Cygne, t.1, 1795, p.176).Quand on n'a pas pour soi l'opinion publique, c'est-à-dire la nation... on peut susciter des troubles, des complots, on peut faire des révoltes, mais non pas des révolutions! (Scribe,Bertrand, 1833, i, 6, p.134).Il tenait en profond mépris le gros de la nation française, ce ramassis de paysans et de manoeuvres qu'on appelle le peuple, ou la vile multitude (About,Nez notaire, 1862, p.8).
2. [Désigne un ensemble de pers. appartenant à une catégorie partic.]
− Vieilli ou littér. Ensemble des personnes formant un groupe homogène, qui ont des traits caractéristiques (physiques, psychiques, comportementaux, etc.) communs. Nation des poètes. C'est un coup-d'oeil charmant que toute cette nation citadine réunie sous l'ombrage d'arbres magnifiques et sur les gazons dont le Danube entretient la verdure (Staël,Allemagne, t.1, 1810, p.118).À peine ces trois rangées de maisons de la place Royale furent-elles dressées (...) que la nation des gens de justice envahit la place entière (Nerval,Nouv. et fantais., 1855, p.182).Toute la nation littéraire s'ordonnait en un petit nombre de tribus, selon les lois naïves des contrastes que l'on croyait exister entre l'art et la nature (Valéry,Variété IV, 1938, p.12).
− HIST. [Pendant la Révolution française] Ensemble des personnes formant le Tiers État. Le Tiers embrasse donc tout ce qui appartient à la nation; et tout ce qui n'est pas le Tiers ne peut pas se regarder comme étant de la nation (Sieyès,Tiers état, 1789, p.32).Au fur et à mesure que s'approfondissent les luttes révolutionnaires, la nation tend, dans le langage du temps, à s'identifier au peuple révolutionnaire qui a abattu la monarchie (R. Martelli,La Nation, Paris, Éd. soc., 1979, p.22).
− Vieilli. Ensemble des personnes appartenant à une même nation qui vivent dans un pays étranger. Synon. colonie.Toutes les «nations» de l'hôtel montrent beaucoup de gentillesses (Barrès,Amit. fr., 1903, p.51).
D. −
1. [Désigne une collectivité p. oppos. à un individu, une classe, un groupe] Collectivité nationale. Intérêts de la nation. Il ne faut plus nous dire continuellement: la France est un état monarchique; et faire découler ensuite de cet axiôme les droits du roi, comme la première et la plus précieuse partie de la constitution; et secondairement la portion de droits que l'on veut bien accorder à la nation (Robesp.,Discours, Contre veto, t.6, 1789, p.88).Pour lui, il n'était de joli départ pour les frontières qu'après avoir nettoyé le pays de la gangrène réactionnaire qui rongeait les forces vives de la nation (Aymé,Jument, 1933, p.89).La nation garantit l'égal accès de l'enfant et de l'adulte à l'instruction, à la formation professionnelle et à la culture (Constitution du 27 oct.1946,préambule).
2. DR. CONSTIT.
a) ,,Élément de l'État constitué par le groupement des individus fixé sur un territoire déterminé et soumis à l'autorité d'un même gouvernement. La nation est la substance humaine de l'État`` (Cap. 1936). L'idée de consulter la nation était lancée dans la circulation et s'associait à l'idée de liberté (Bainville,Hist. Fr., t.2, 1924, p.22).
b) [Dans la théorie classique issue de la Révolution française] ,,Personne juridique constituée par l'ensemble des individus composant l'État, mais distincte de ceux-ci et titulaire du droit subjectif de souveraineté`` (Cap. 1936). L'homme de leur choix sera constamment celui qui, à tous égards, offrira le plus de garanties comme administrateur local, et comme électeur des députés dont le mandat doit émaner de la nation entière (Lamennais dsL'Avenir,, 1831, p.277).Il tordait dans sa main le collet brodé du député de l'Aisne. «Le peuple me connaît. Il ne vous connaît pas. Je suis l'élu de la nation. Vous êtes les délégués obscurs d'un département» (A. France,Lys rouge, 1894, p.42).Dans la doctrine française, telle qu'elle a été exprimée dans nos constitutions de l'époque révolutionnaire et de 1848, la nation est le titulaire originaire de la souveraineté. La nation est une personne avec tous les attributs de la personnalité, la conscience et la volonté. La personne nation est, en réalité, distincte de l'État; elle lui est antérieure (L. Duguit,Traité de dr. constit., t.1, 1927, p.607 ds Rob.).



Haïti - Politique : La Nation n'est pas immortelle, elle agonise (dixit Michaëlle Jean)
15/05/2012 07:34:45


Propos de Michaëlle Jean :
« L'heure est grave. La Nation n'est pas immortelle, elle agonise. Le pays est à bout de souffle, à bout de tout. Le monde entier assiste, sans plus d'illusion, au spectacle désolant des impasses politiques haïtiennes qui se succèdent à coup de rivalités partisanes et stériles, d'inquisition sur des questions insensées comme celle de la double nationalité, alors qu'Haïti a besoin du concours de toutes ses filles et de tous ses fils, de les voir répondre à l'appel des aïeux, si souvent sublimé, mais si peu suivi, devenu lettres mortes : « l'union fait la force! » De l'union nous n'avons que faire, nous lui préférons la division et les affrontements sans fin. Tant et si bien, que nous n'avons pour force que celle d'enfoncer davantage notre terre et toute une population dans la précarité, l’abjecte pauvreté, la misère, le désarroi.

Il m'arrive, je l'avoue, d'avoir honte de cette pitoyable trahison de nos exploits et de nos conquêtes d'antan. Trahison de nos aspirations les plus nobles à la liberté, l'égalité et la fraternité. Trahison de nos rêves les plus grands de briser toutes les chaînes.

J'ai mal à mon cœur d'Haïtienne d'être interpellée par ceux, sourire en coin, qui tirent la ligne et ne voient plus en Haïti qu'un pays foutu, déliquescent, sans boussole, sans État, sans avenir, un tronc pourri, un monde de corruption et, certains n'hésitent pas à le dire, d'incapables.

J'assistais récemment à une table ronde où le verdict à propos d'Haïti était impitoyable, tant la situation bloquée des derniers mois est accablante. Voir des élus déterminés non pas à se retrousser les manches, mais à sacrifier l'intérêt de l'ensemble sur l'hôtel de l'obstruction systématique, sans retenue, sans foi ni loi, est insoutenable. L'exercice perdure et il est d'une cruelle irresponsabilité. Ce désordre assassine un pays et le plonge dans les ténèbres, dans une confusion telle que des esprits nostalgiques se prennent à regretter l’ordre des anciennes dictatures.

Le mouvement violent des plaques tectoniques n'est rien à côté. On aurait cru cette catastrophe, sans commune mesure, capable de rappeler à la raison et à la discipline.

On espérait un sursaut d'humanité, un pas décisif vers une éthique du partage. Chassez le naturel, il revient au galop. L'équipée est bien relancée dans la médiocrité. Car médiocres nous sommes si nous ne nous ressaisissons pas. Médiocres, si nous n'arrivons pas à réaliser l'unité nécessaire et à mettre de côté l’égoïsme et nos intérêts particuliers. Médiocres, si nous refusons le dialogue et le compromis historique salutaire au nom du bien commun, du pays à refonder, d'une Haïti nouvelle à créer. Médiocres, si nous restons englués dans l'indifférence chronique et la fuite en avant qui nous caractérisent devant l'échec qui pourtant crève cruellement les yeux à chaque carrefour. Médiocres, dans notre manque d'audace, de courage et de cohérence. Médiocres, dans notre complaisance, notre contentement aveugle, et notre fatalisme alors qu'il faut de toute urgence, ensemble, redoubler d'efforts. Médiocres, face à la jeunesse en mal de modèles à suivre et d'opportunités, pour le présent comme pour l'avenir.

Pourtant, il pourrait en être autrement. Nous pourrions montrer ce dont nous sommes capables, cesser de renaître du désespoir, faire preuve de vision, créer de toute notre énergie, de tous nos cœurs et nos cerveaux volontaires, l’espoir. Encore faut-il que nous le voulions. La volonté collective nous fait défaut, elle n'est toujours pas au rendez-vous. Autrement, nous investirions tout pour un gouvernement au plus vite constitué; un État viable; des institutions fortes; une fonction publique remembrée et compétente; un accès universel à des services de santé sur tout le territoire; des écoles et des programmes de qualité avec des maîtres formés; une université d'État remise sur les rails avec un campus dans le Nord à démarrer et d'autres à construire dans chaque région du pays; un système de justice accessible, efficace, indépendant et fiable; une police nationale professionnelle capable de garantir la sécurité des lieux, des personnes et des frontières et de participer au développement; des collectivités plus fortes qui participent de manière décentralisée à la croissance locale, régionale et nationale; des organisations de la société civile incluses dans le mouvement de relève et impliquées dans la recherche de solutions aux problèmes affligeants; une économie diversifiée pour un redressement de la production nationale et la création d’emplois, de leviers et de niches sur tout le territoire; l'agriculture priorisée, la pêche et les métiers de la mer organisés; l'entreprenariat facilité; des lois, des règles, des codes édictés pour la sécurité publique et pour mettre fin au chaos général, à l'incurie dangereusement mortifère; une politique énergétique et de reboisement innovatrice; la propreté et la salubrité partout pour notre plus grande fierté, notre intégrité et notre sens de la dignité; des citoyennes et des citoyens dont on reconnait les droits et libertés, mais qui sont aussi conscients de leurs devoirs.

Il y a exactement un an, un Président démocratiquement élu passait la cocarde à un autre, légitimement choisi lui aussi par la voie des urnes. Le nouveau Président de la République n’aura pas eu la partie facile pour former un gouvernement et le consolider, tant le terrain est miné. Que l’on comprenne qu’empêcher, retarder la formation d’un gouvernement est pur sabotage, irresponsable et suicidaire. Le temps est compté, chaque jour, chaque mois dans l’impasse est un coup de massue asséné à la Nation. Le monde nous regarde non plus désolé, mais décontenancé face à un tel bourbier politique totalement déshonorant. Sans gouvernement, le pays, déjà au bord du précipice, ne se relèvera pas, tous les efforts seront engloutis.

Le pays c'est nous, chacune et chacun d'entre nous. Sa réussite dépend aussi de nous.

Je dis «nous», ne cherchant pas à m’extraire du destin de la terre qui m’a vue naître.

Il est de notre entière responsabilité de montrer ce que nous sommes vraiment capables d’accomplir. »

Michaëlle Jean








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Gerard Bissainthe

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May 23, 2012, 1:42:06 AM5/23/12
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Letitiah, supposons que tout ce que vous ecrivez ci-dessous avec une certaine delectation sur Mme Michaelle Jean soit vrai, que devons-vous faire?
1.- Nous pouvons comme vous la rejeter
2.- Nous pouvons aussi l'ignorer
3.- Mais nous pouvons aussi voir comment utiliser au profit de la cause de notre nation en detresse les differents atouts qu'elle a en main.

En la rejetant, comme vous le faites, vous continuez votre strategie de "Ni-Ni", qui est un peu la strategie de la terre brulee, sans offrir d'autre issue que de recourir a notre constitution de 1987. Or, contrairement a la Constitution des Etats-Unis ou l'actuelle constitution de la France qui, comme des rocs, constituent "l'ultima ratio" de tous les debats, notre constitution de 1987 est la source meme de toutes nos divisions, du fait qu'elle n'a pas prevu une autorite pour l'interpreter officiellement..

Nous pouvons aussi l'ignorer, bien sûr.

Mais, si nous sommes intelligents et si nous voulons sortir enfin de notre marasme; nous pouvons faire autre chose.  A l'exemple des Etats-Unis qui font du “brain drain” en mettant a contribution la matiere grise d'ou qu'elle vienne pour aller de l'avant, nous pouvons, pour changer un peu, cesser  d’expulser, d’exiler, d'exclure nos cerveaux et demander à Madame Michaëlle Jean de participer a la cause du salut de notre pays. A nous de voir et  de lui proposer ou et comment. En sautant dans l'arene, comme elle le fait avec son article, elle lance le message: "Je suis prete a me battre comme Haïtienne et non comme une representante de l'International." A nous de lui dire: "Chiche!"  Car se battre comme Haitienne n'est pas un long fleuve tranquille.

Gerard Bissainthe
23 mai 2012


At 00:02 23/05/2012, Letitiah Sept wrote:
 
Nous felicitons PFA d'avoir eu le courage d'examiner le texte de la personalite qui apparait comme etant le boeuf sacre de la diaspora Haitienne: son excellence, Michaelle Jean, ancienne gouveneure du Canada et representant de l'Unesco en Haiti, ancienne journaliste chevronnee. En effet, elle est la figure la plus distinguee de la diaspora Haitienne pour les titres et les honneurs places en elle et rien que pour ces raisons, elle fera figure de papaute, c'est-a-dire, infaillible, ou de mother Theresa, c'est-a-dire, intouchable, ou de Vierge Marie, c'est-a-dire, adorable.
 
Cependant, le texte de la Gouverneure Michaelle Jean a fait crier Mlle Pascale Dorisca pour une raison simple: dans une soupe fait a la sauce d'alarme, madame jean a immerge un morceau de pain politique pour etayer ses considerations. Voila un extrait de ce qu'elle ecrite ceci:
 
"Le nouveau President de la Republique n'aura pas eu la partie facile pour former un gouvernement et le consolider, tant le terrain est mine. Que l'on comprenne qu'empecher, retarder la formation d'un gouvernement est pur sabotage, irresponsable et suicidaire."
 
Par cette declaration, Mme Jean confirme qu'il a decele des conflits d'interets. Elle les a analyse a partir d'un systeme de mesure et de poids dont elle n'a pas exactement elabore sur la nature. Et apparemment elle a pris parti. Puisqu'elle n'a pas elabore sur les criteres sur lesquelles se basent sa matrice d'analyse, les speculations sont ouvertes.
 
Les lecteurs vont se poser certaines questions au sujet des parametres qui lui ont permis d'arriver a ses conclusions:
1. Les lois?
2. Les chiffres?
3. Sa foi?
 
Le mot "sabotage" est la cle, dans son texte. C'est un terme concret, lapidaire et offensif dans les deux sens, car le sabote est endolori et le saboteur est condamne. Cependant, le sabote peut se declarer victime tandis que le saboteur est percu comme un perpetrateur, un criminel. Donc s'il arrive a penser autrement, il se defendra.
 
Dans toute histoire, il y a au moins trois versions: la mienne, la sienne, et quelque part entre les deux, il y a la verite. Dans une histoire politique impliquant des partisans, courtisans, des presidents, des ministres, des parlementaires, de politiciens de tous poils et tous jabots (tout pwel, tout zago), des partis politiques, des puissances  etrangeres (Canada, Etats-Unis, Dominicanie, Bresil, Venezuela, etc.) des interets speciaux puissants (visibles et caches), des jeux de coulisse, les ONG, institutions globales, des soldats etrangers, des ressources minerales, et enfin des millions d'Haitiens de toutes les couches sociales et credo politiques... Dans l'histoire d'Haiti qui se deroule, il peut bien avoir autant de versions qu'il y a de protagonistes. La situation d'Haiti est autant compliquee. C'est la remarque que fit l'un des militaires canadians qui commandait les forces d'invasion canadienne en Haiti en 2004.

 
Source: www.focal.ca
Cet chart est l'arrangement de mise sous tutelle d'haiti envisage par le Canada pour Haiti en 2004. Ce qui avait cause une tolle dans la communaute Haitienne du Canada tout en faisant les delices de certains intellos canadiens-Haitiens qui se voyaient en premiere ligne pour etre les sous-secretaires des chefs Canadiens des postes ministerielles Haitiens. A ce, le colonel Canadien, Ward avait fait remarque que le probleme Haitien est si complique, qu'il faudrait completement depouiller Haiti de toute sa souverainete avant d'accomplir un tel plan. Il apparait maintenant que les ressources minerales nouvellement devoilees (l'or du Nord'Oeust) consistait une raison solide pour justifier une telle tutelle.
 
La declaration de Mme Jean exprime une trainee de petales de rose sur le sentier du president et place les epines sous les pas d'autres secteurs qu'elle n'a pas specifies, mais qui se reconnaissent neanmoins dans la phraseologie. Donc, par cette declaration, Mme Jean prend position et devient partie prenante du conflit. Voila la cause de l'emoi que son article a cause sur ces forums.
 
Cette declaration est la seule declaration politique concrete du texte de Mme Jean. Malheureusement qu'elle est a sens unique. Par la vertu (ou manque de vertu) de cette phrase vectorielle, Michaelle Jean a prepare un bain qui sera probablement jete par la fenetre par les partis leses avec son appel a " realiser l'unite necessaire et a  mettre de cote l'egoisme et nos interets particuliers."
Car plus que tout autre, il doit savoir qu'en politique, la capacite des humains a jeter le bebe dans l'eau du bain est plus que legendaire. Dans ce cas bien precis, quel est le bebe que Michaelle Jean a voulu laver dans cette baignoire verbale? Le "pur sabotage" ou "l'unite necessaire"?
Tout le monde choisirait l'unite, mais l'unite n'arrive jamais par le perception ou les declaration de sabotage. Elles arrivent ordinairement par le consensus, les conventions, les lois, la negociation, la co-habitation, le partage.
 
http://www.globalresearch.ca/index.php?context=va&aid=13280
 
Letitiah Sept
22 Mai 2012
 
 
Subject: [Grands Débats] Re: RE: MY LAST COMMENTS ABOUT MICHAELLE JEAN'S STATEMENT

 
Fanel,
 
It's a pleasure to welcome you on the forums. You are an excellent debator! I don't have a dog in the fight either. When I am in the mood I like to debate,and the forum is my way to still feel connected to this country that I adore.
 
Thanks for your time. I appreciated your contribution.
 
Bonne fin de journée!

 
PFA
 
 
 
 

From: Fanel Merville <fme...@hotmail.com>
To: koze-ma...@googlegroups.com; tout-...@googlegroups.com; grands...@yahoogroups.com; vin...@yahoogroupes.fr
Sent: Tuesday, May 22, 2012 11:52 AM
Subject: RE: MY LAST COMMENTS ABOUT MICHAELLE JEAN'S STATEMENT

PFA,
 
Thank you very much for your time and I hope this email finds you well. Let me put this upfront: I cannot promise that will find the time to entertain an on-going debate because I am working on two projects that leave me no time. Hopefully I will be in a better position in September of this year. If I don̢۪t respond or comment on on any of your post, now you know the reason.
            In regards to your most recent post, I frankly don’t think we are that far apart in in this discussion. I have similar discussions after I listen to a state of the union address in the United States. It all depends on the lens under which the text or the speech is being analyzed. When you craft a speech or a text you have an audience in mind and a goal to reach. The audience in this particular context was the Haitian people and the goal of the message was to touch our conscience. Any reference to the role of the international community in “this messâ€ï¿½ as you put iut it, would have done a disservice to the goal of the message. It is immaterial. Some of us are waiting for an excuse to continue business as usual. Why giving them one? After all, the international community will never change, and we should never expect them to change. They will always want to control our politics, our economy and our social life. They pretend they are helping, but in fact they are helping themselves. We have no control over that. What we can control, however, is our inability to work together for a common purpose. That’s the core of Ms. Jean’s mes„¢s message in my view.
         During world war II, the US army was 18th in the world. President Roosevelt called upon all Americans, Democrats and Republican alike to help him face the challenge. The business community dominated by Republicans came together with President Roosevelt and they built the US army to become the first in the world. We did something similar during our independence wars. We need to repeat this chapter of our history.  
         PFA, we may have to agree to disagree on this, but it has to do perhaps with my background. I know my history and I understand very well international politics. I am the type of person when I fail in anything I tend to look at myself first. I may look at other factors only after I finish evaluating myself. This is what I think we need as a nation at the moment. Remember: SE SOT KI BAY SE INBESIL KI PA PRAN.  Also, I don’t think we can equate our bickickering with that of the politicians in the United States. This is a whole doctoral dissertation right there.
         Last point: you disagree with Ms. Jean’s comments on the allegation of dual citizenship brought againsst President Martelly and the time lost to form a government. I don’t think it is Ms. Jean’s position than that the article referring to dual citizenship in our constitution is meaningless (Insense).  She did not say that, and I don't think she would. I don’t know what else you wanted her to so say since there was no case presented. Putting partisan politics aside, the dual citizenship issue was/is a legal matter more than anything else. In the court of law the burden of proof is always on the accuser to present the evidence. You cannot take someone to court on allegation only. If there was strong evidence, I don’t think k it was presented. I think that's what Ms. Jean was referring to in her statement. I really don’t want to reopen this can of wo worms, because it is a very partisan issue. I honestly donâ€ââ„¢t have a dog in this fight and I don't want my views to be twisted and misconstrued. My dog is due process under the law. If you make an accusation, you have to be ready to back it up with evidence. If the president has dual or triple citizenship, you have to agree with me that the case against him was poorly handled. This is my view.
       Je dois m’en aller maintenant. Je te so souhaite de passer une tres bonne journee (ou nuit). A la prochaine.
 
Fanel Merville 

Date: Sun, 20 May 2012 17:31:21 -0700
From: fap...@yahoo.com
Subject: Re: (Fanel) : HA�TI - Politique: Bilan-diagnostic de Michaëlle JEAN (1er commentaire: Immortalité)
Once again I thank you for your message, and I hope this is the first of a serie of thorough contributions which could energize our agonizing forums. I like both the tone and the content of your rebuttal, albeit the differences in perspective between us. But as we say in Haiti, from the clash of ideas, light shall emerge. As a matter  of fact, a couple of weeks ago, I was listening to a a chat that an NPR staff had with Jonah Golberg about his new book The Tyranny of Clichés, and I really enjoyed the striking similarities between American politicians (liberals and conservatives) and Haitian politicians. In that chat, the conservatice critic mentioned how college students are being brought up to favor clichés over ideology, and he pointed out how and why debates are essential for democracy.
 
I am afraid that Ms. Jean's speech was more about clichés. I couldn't find one original idea in the speech that conservative Haitians called the "alarm signal". The diagnosis and its causes are all common leitmotivs that Haitians like to repeat over and over. And the earthquake that struck 2 and a half years ago was an eye opener for the sceptics. In this day and age, I'm certain that all Haitians know and believe that they may become extinct, sooner rather than later.

 
You are right to say that we should stop playing victims and start bearing the responsibilities of our mistakes. In fact, I have no sensibility for our politicians. While the "blanc"'s hands have been prominent in our problems, it is our elected officials'responsibility to stand up for us. Unfortunately, we are and have always been governed by near-sighted, egoistic, petty and cheap thieves with the help of whom the "blanc" was able to defend his and his country's interests. I was so surprised to see such a "grande dame" play partisan politics in a paternalistic and selective tone. I was all the more surprised when she called for unity. I can understand why she didn't acknowledge the international community's role in all this mess; however she shouldn't not have called for unity when her message was meant to make president Martelly and his cronies feel good.
 
Finally, yes bickering is rooted in our DNA. We have yet to learn to compromise. We have yet to learn to be tolerant and accepting. We have yet to learn to be less self-centered. we need a new mental construct. If you have been on the forums for a while, you should know that many great Haitians have advocate for a quiet revolution. Nonetheless, we won't get there if we are not true to ourselves. The solution doesn't lie in the blame game. if we want to bear our responsibilities, president Martelly should acknowledge the crises--both preventable and non preventable--that he has imposed on our vulnerable population. Then the other politicians and the business predators should do the same. We are not the only people that like bickering. Here in the U.S., I can't recall the last time democrats and republicans willingly united on an important issue. Our bickering is different in the sense that it overshadows the urgency of our people's dire situation. And this won't change without responsible leaders. it's a chicken and egg situation. Which comes first: meeting our people's basic needs or the change of paradigm? Which is why Ms. Jean needs to be more specific. We already know the clichés.
 
Kenbe fem!
 
PFA
 
 
 
 
 

From: Fanel Merville <fme...@hotmail.com>
To: koze-ma...@googlegroups.com; tout-...@googlegroups.com; grands...@yahoogroups.com; vin...@yahoogroupes.fr
Sent: Friday, May 18, 2012 5:52 PM
Subject: RE: Re: Re : HA�TI - Politique: Bilan-diagnostic de Michaëlle JEAN (1er commentaire: Immortalité)

PFA,
 
I do appreciate your analysis of Michaelle Jean’s article. In fact, I enjoyjoy reading your postsâ€Â¦all of them. However, I am going too disagree with you on this one, I hope you don’t minmind.  Ms. Jean’s comments come at a a time where perhaps we need them the most if we want to pick up what is left of Haiti. In addition to your post, I have read some other comments and I am afraid to say that it is déjà vu all over again. I think we are wasting valuable time debating semantics instead of debating the big picture, which is how do we get out of this quagmire. From reading Ms. Jean’s text, I come out with two main points:

a) We need to stop bickering if we want to build a better Haiti.
b) We need to take ownership of our situation.
            You argue that Ms. Jean uses paternalistic terms to describe our situation. I beg to differ. I believe that we are not going anywhere until we take ownership of our political, social and economical situations. Playing victims and blaming others for our misfortune is not taking us anywhere. This is a mental construct based on the thinking that “the world is against us because we made 1804ââ€ï¿½. Wellâ€Â¦ what do we do about it? When en are we going to wake up and smell the coffee? The world is a big jungle and every nation is fighting for itself.
           About three months ago, I was listening to a radio station based in Haiti. I was listening online from where I live in Connecticut. There were two Haitian intellectuals debating our current political dilemma including our last presidential elections. In summary, they blamed the international community for everything.  It was shocking. If we blame others for everything, what does it say about our ability to think and choose? I think we have developed this mental disposition to blame someone else for everything that happens to us. This is a “feel goodâ€ï¿½ mentality. It. It does not solve problems. Why did we have to wait for the white man to bring us together on Governor’s Island to tap on our shoshoulders to settle our differences? Why did we have to wait for the white man to pick our Prime Minister for us when we had ample opportunities to do it ourselves? And, by the way we later asserted that the previous nominees were qualified but we just could not vote for them. Why are we complaining now that the white man decides for us? This is the type of bickering Ms. Jean is referring to. You also argue that Ms. Jean needs to tell us what to do to avoid “deathâ€ï¿½. I think she does. She advocatocates for a new mental construct where we build on the things that we have in common and stop arguing about the few things that separate us.  
     I will conclude with this. I belong to an international organization and every four years we have a big gathering. We group participants in caucuses to elect a leader to represent each caucus in the organization’s leadership council for four years. The Haitian caucus is is the last to finish electing and they never satisfy. They waste their time arguing, bickering and sometimes insulting each other. Ms. Jean’s text reminds of the need to develop a new paradigm of Haittian consciousness where we take responsibility for our mistakes; we recognize the need to do things differently; we elect our leaders and wait for them to finish their terms; we don’t jump the line, butbut we wait for our turn; and finally we recognize that political stability is necessary to build the Haiti we all love and cherish. Have a great weekend.
 
My best,
 
Fanel Merville

 
Date: Fri, 18 May 2012 07:03:30 -0700
From: fap...@yahoo.com
Subject: Re: Re : HAI�TI - Politique: Bilan-diagnostic de Michaëlle JEAN (1er commentaire: Immortalité)
C'est justement ça le probleme. Le message de madame l'ex gouverneure aurait du etre à la hauteur du "haut monde de la politique, de la finance et du pouvoir MONDIAL." Nous n'avons pas besoin, à l'heure actuelle, d'un sermon selon l'evangile de madame. As a matter of fact, mwen bal defi (en tant que citoyenne du Canada) vinn poze kandidati l pou prezidan OZETAZINI ou byen en France. Epi la dim si kesyon doub nasyonalite ki nan konstisyon les Etats-unis an "insensée". L'irrespect que madame affiche pour les lois de son pays natal frise l'indecence. Son message, au lieu d'unir, ne servira qu'à diviser davantage notre corps politique. Qui lui donne le droit, en tant que Canadienne, de taxer notre constitution d'insensée?
 
PFA
 
 

From: Roland Montas <mtim...@yahoo.fr>
To: "tout-...@googlegroups.com" <tout-...@googlegroups.com>
Sent: Friday, May 18, 2012 7:05 AM
Subject: Re : HAI�TI - Politique: Bilan-diagnostic de Michaëlle JEAN (1er commentaire: Immortalité)


Michaelle Jean est un personage influent, reconnu de toute la planete.
Elle frequente le haut monde de la politique, de la finance et du pouvoir MONDIAL.
Elle ne se cache pas derriere un "parti" ou un pseudonyme. Elle prend ses responsabilites.
Son message a la nation Haitienne est un grand "PINGA", un cri d'alarme et un cri
de desespoir.

Je n'ai nullement l'idee de diluer son message dans des exchanges steriles avec des
anonymes a la recherche d'une notoriete ephemere.

A la fin du 19eme siecle, Antenor Firmin avait predit la mise sous tutelle et l'occupation
d' Haiti a cause de notre inabilite de penser au bien commun et la reussite collective.
Le fameux "pam, zot pa ladan"... .
Et on a eu 1915.

Je vais reprendre le message de Michaelle Jean:
 " L' heure est grave."


Roland Montas
De : KONAKOM <kona...@yahoo.com>
À : "toout...@googlegroups.com" <tout-...@googlegroups.com>
Envoyé le : Jeudi 17 mai 2012 12h07
Objet : Re : HAI�TI - Politique: Bilan-diagnostic de Michaëlle JEAN (1er commentaire: Immortalité)

Prière de relire lentement et intelligemment les justes réserves et critiques de Dja Paul et du KONAKOM face au pathétisme creux et partisan de madame Jean.  Si vous ne les comprenez pas, sans arrogance, demandez des explications supplémentaires car ces critiques s'adressent aux patriotes éclairés, aux gens avisés et aux esprits libres...

Les hommes et les femmes politiques du KONAKOM
 
KONAKOM: Le parti politique moderne pour le renouveau d'Haiti

De : Roland Montas <mtim...@yahoo.fr>
À : "tout-...@googlegroups.com" <tout-...@googlegroups.com>
Envoyé le :
Mercredi 16 mai 2012 20h10
Objet : Re : HAITI - Politique: Bilan-diagnostic de Michaëlle JEAN (1er commentaire: Immortalité)

Prière de relire la lettre ouverte de M. Jean LENTEMENT et de poser des questions pertinentes si vous ne comprenez pas le contenu

car elle s'adresse directement a vous, les "politiciens".

Roland Montas

De : KONAKOM <kona...@yahoo.com>
À : "toout...@googlegroups.com" <tout-...@googlegroups.com>
Envoyé le : Mercredi 16 mai 2012 13h59
Objet : Re : HAI�TI - Politique: Bilan-diagnostic de Michaëlle JEAN (1er commentaire: Immortalité)

Nous suivons parfaitement et partageons votre premier commentaire sur la mauvaise utilisation par madame Jean du terme "nation" qui nous semble tout à fait justifié...  Nous attendons vos autres commentaires, car nous aussi nous avons noté certains écarts de langage, de malheureux choix de mots, des critiques injustifiées et déséquilibrées de madame Jean qui nous gênent aussi...Malgré tous les égards et le respect que nous devons à madame Michaëlle Jean, nous sommes bien obligés de constater qu'aujourd'hui, face aux contradictions qui traversent notre société,  elle se noie dans des généralités, des considérations moralistes et des jugements de valeurs qui ne nous permettent pas d'avancer à pas assurés sur le combien difficile chemin de notre lutte politique, économique et sociale à la recherche d'un développement harmonieux, équilibré et durable. Aujourd'hui, malheureusement, nous pensons qu'elle commence à avoir le regard condescendant, biaisé et souvent intéressé de beaucoup de membres de la dite "communauté internationale" sur notre système politique et notre cheminement vers la démocratie, notre modernisation et notre propre émancipation... Nous pensons qu'au lieu d'une autocritique tranquille et mesurée ( car nous pensons qu'elle reste et demeure une haïtienne...), elle verse un peu trop vite dans une  sorte d'auto-flagellation et arrive même à remettre en question la volonté du peuple haïtien consacrée dans la constitution de 1987 en qualifiant "d'insensée" la controverse tout à fait justifiée concernant les limites imposées comme dans tous les pays à la multiple nationalité. Nous croyons cette attitude aussi dangereuse pour la redéfinition, la refondation et la protection de notre état-nation qui se bat comme il peut pour la défense de ses intérêts propres dans l'ordre injuste du marché-roi de la mondialisation qui ne fait la partie belle qu'aux riches et aux puissants...
 
KONAKOM: Le parti politique moderne pour le renouveau d'Haiti

De : Dja Paul <dja_...@yahoo.fr>
À : Envoyé le : Mercredi 16 mai 2012 11h49
Objet : HAITI - Politique: Bilan-diagnostic de Michaëlle JEAN (1er commentaire: Immortalité)


Michaëlle JEAN, une icône d'origine haïtienne connue et appréciée à sa juste valeur mondialement, a exprimé des opinions sur la situation actuelle de son pays natal, Haïti.

Est-ce prétentieux de ma part de vouloir formuler des commentaires, et même des convictions contradictoires, voire divergentes à 180° aux siennes? A mon avis, que nenni!


Alors voici mon premier (1er) commentaire!

Il a pour objet "l'immortalité d'une nation". Elle a confondu "Nation" et "Etat", "Etat-Nation".

La "Nation" est immortelle, du moins jusqu'à l'Apocalypse, la Fin du Monde.

Une digression: Maintenant, tant mieux pour les superstitieux et les incrédules qui y croyaient, la Fin du Monde n'arrivera plus au 21.12.2012. Pourquoi? On vient de découvrir d'autres calendriers Mayas couvrant des périodes de très loin postérieures à cette date. On peut vaquer à ses occupations, perpétrer ses bombances et libations et déviances, sans crainte du châtiment funeste pour la fin de l'année 2012. Pas vrai? Ce n'est pas encore l'heure de la repentance pour mériter le Paradis, n'est-ce pas? On peut continuer le rondo habituel.

Même après la disparition d'un territoire, des populations, de la faune, de la flore, de tout (ex., l'Atlantide a disparu "corps et biens" depuis bien des siècles) on parlera jusqu'à l'Apocalypse de la Nation, celle des Atlantes.

L'État, voire l'Ã °tat-Nation, est mortel. L'Histoire du Monde est jalonnée de morts d'États-Nations", et de leurs créations aussii. Juste deux (2) exemples parmi de multiples autres:
1. L'État congolais (de Kinshhasa) était "mort" pour devenir Zaïre puis est ressuscité en redevenant l'État congolais sous le vocablee de la République Démocratique du Congo (RDPC);
2. La Tchécoslovaquie est morte en donnant naissance à la Tchéquie et à la Slovaquie.

Les notions de "Nation" et d'"Etat", d'"État-Nation", sont complexes. Pour plus d'informations consulterr les sites GOOGLE et WIKIPEDIA. Voici un texte "copié-collé" ci-dessous. On  trouve la distinction entre Nation et État.


Et aussi le fait suivant: Si la République d'Haïti venait à disparaître "corps et biens" à une certaine date (rayée de la carte du Monde), alors l'on dirait l'État haïtien (le Pays, le Peuple) a disparu, est "mort". Mais l'on ne pourrait pas dire que la Nation haïtienne est "morte", vu la persistance des Haïtiens des deux (2) sexes en diaspora, au Canada, aux USA, en Europe, en Asie, en Afrique, du fin fond de la Sibérie à la forêt dense de la Papouasie. Les différentes diasporas sont des composantes de la Nation haïtienne.

NATION, subst. fém.
A. − Vx. Groupe d'hommes dont les membres sont unis par une origine réelle ou supposée commune et qui sont organisés primitivement sur un territoire. Synon. gent1, tribu.Ces derniers [les Bitchys] habitaient plus au sud, mais peut-être à moins de sept à huit lieues: car ces nations, comme celles du Canada, changent de nom et de langage à chaque bourgade (Voy. La Pérouse, t.3, 1797, p.62):
1. Il est bon de prévenir le lecteur pour qu'il ne se laisse pas éblouir par l'expression imposante de nation [it. ds le texte]. Elle ne signifie rien autre chose que chaque tribu de sauvages, assujettie sous un même chef, dont la langue et quelques usages diffèrent un peu des autres; en sorte qu'une nation n'est souvent pas composée de deux mille individus, et qu'on rencontre des villages ou des nations beaucoup moins considérables. Baudry des Loz.,Voy. Louisiane, 1802, pp.20-21.
B. âˆâ€™
1.
a) Groupe humain, généralement assez vaste, dont les membres sont liés par des affinités tenant à un ensemble d'éléments communs ethniques, sociaux (langue, religion, etc.) et subjectifs (traditions historiques, culturelles, etc.) dont la cohérence repose sur une aspiration à former ou à maintenir une communauté. Esprit, génie, humeur, moeurs d'une nation; nation barbare, civilisée, cultivée, instruite, policée. Le caractère, les opinions, et surtout les langues, constituent l'unité des nations dans l'ordre moral; et, dans l'ordre physique même, elles sont dessinées par des caractères éminemment distinctifs (J. de Maistre,Corresp., t.3, 1810, p.482).L'historien et le philosophe cherchent une définition objective de (...) la nation : la nation est-elle fondée sur la langue commune ou sur les conceptions de la vie? (Merleau-Ponty,Phénoménol. perception, 1945, p.417):
2. ... l'idée même de nation en général ne se laisse pas capturer aisément (...). Le fait essentiel qui les constitue [les nations], leur principe d'existence, le lien interne qui enchaîne entre eux les individus d'un peuple, et les générations entre elles, n'est pas, dans diverses nations de la même nature. Tantôt la race, tantôt la langue, tantôt le territoire, tantôt les souvenirs, tantôt les intérêts instituent diversement l'unité nationale d'une agglomération humaine organisée. Valéry,Regards sur monde act., 1931, p.37.
â™Â¦ Sagesse* dees nations.
Rem. 1. Il convient de distinguer en ce sens nation et état. Nation implique une idée de spontanéité, de communauté d'origine. État implique une idée d'oorganisation politique et administrative. Une nation peut être partagée, appartenir à plusieurs états, un état peut comprendre plusieurs nations. 2. Nation désigne un groupe humain envisagé sous le rapport de la communauté d'origine, de langue; peuple désigne un groupe humain envisagé du point de vue du gouvernement et des rapports politiques. Ces familles ainsi réunies en un corps, forment une nation sous le rapport de la communauté d'origine, un peuple sous le rapport de la communauté de territoire, un état sous le rapport de la communauté de lois (Bonald, Législ. primit., t.2, 1802, p.74).
b) En partic.
âˆâ€™ [Au Moy. Âge] Groupement de maîtres et d'étudiants à l'intérieur des universités, selon un découpage linguistique. La faculté des arts de l'université de Paris comprenait quatre nations: anglaise (incluant les Allemands), française (incluant Italiens et Espagnols), picarde (incluant les Flamands), normande (FédouMoy. Âge1980).
âˆâ€™ Au plur. [Dans l'Ancien n Testament] Peuples idolâtres, ceux qui ne font pas partie du peuple élu. Synon. gentil1.Toute (...) guerre est une guerre sainte dans laquelle Jahvé intervient nécessairement pour porter secours à son peuple et anéantir les nations et leurs divinités (Allmen1956).
c) Synon. de nationalité (v. ce mot B 1).Le port est encombré de vaisseaux de toutes nations et de différents tonnages (Gautier,Tra los montes,1843, p.12).Dans l'intimité les Américains se laissent aller quelquefois à dire: «Nous sommes la nation qui a la peau la plus blanche du globe!» Et cette conviction les amène à traiter les hommes de toutes les autres nationalités blanches comme des nègres (Goncourt,Journal,1879, p.53).
âˆâ€™ MAR. Pavillon de nation. Signe distinctif de la nationalité hissé à la corne des navires. (Dict. xixeet xxes.).
2. Groupe humain stable, établi sur un territoire défini constituant une unité économique, caractérisé par une auto-conscience ethnique (marquée par l'idée de la communauté d'origine et de destinée historique), une langue et une culture communes, formant une communauté politique personnifiée par une autorité souveraine et correspondant à un stade évolué du mode et des rapports de production. Des colonnes de conscrits, de soldats et de volontaires se croisaient, se mêlaient bruyamment (...). Madame de Béranger avait peur de ces rencontres fréquentes (...). Les volontaires criaient souvent Vive la nation! et elle se croyait en 93 (Sand,Hist. vie, t.2, 1855, p.414).Aucune [personne humaine] ne doit être privée des moyens positifs de travailler librement, sans dépendance servile à l'égard de qui que ce soit. C'est donc dans la nation que le droit de tous les individus, aujourd'hui, demain et toujours, trouve sa garantie (Jaurès,Ét. soc., 19001, p.132):
3. L'étude de la nation française nous a montré un cas où la plupart des composantes de la nation (marché national constitué ou en voie de constitution, langue nationale développée, unification politique, État centralisé) se trouvaient en place sanns que pour autant puisse se créer la nation. Celle-ci ne put apparaître, en tant que telle, à la surface des rapports sociaux, qu'au moment où se cristallisèrent les contradictions de classes, où elles nécessitèrent l'intervention directe des masses populaires. R. Martelli,La Nation, Paris, Éd. soc., 1979, p.69.
SYNT. Nation commerç§ante, exportatrice, importatrice, industrialisée, industrielle, maritime; nations alliées, bélligérantes, ennemies; nations voisines; nations européennes, germaniques, latines, occidentales; nations civilisées, développées, en voie de développement; grandes nations.
Rem. À partir de la Révolution nation prrend un sens politique précis et désigne une forme d'organisation sociale spécifique. Conjointement à cette acception, nation s'applique encore à cette époque à des groupes humains ayant eu des expériences d'organisation politique autonome, groupes qui ont en partie survécu à leur intégration dans le royaume de France avant 1789. Ces organisations possédaient les traits caractéristiques de toute ethnie et formaient un ensemble spécifique qui à la fin de l'Ancien Régime était désigné par province. La nation provençale (...) n'auroit pu céder les Avignonois au pape. La reine Jeanne le pouvoit-elle, contre les réclamations mêmes de la nation provençale? Non; les Avignonois sont donc toujours restés de droit une portion intégrante de la Provence, et par conséquent, de la nation françoise à laquelle la Provence a été incorporée (Robesp., Discours, Pétit. peuple avign., t.6, 1790, p.588).
â™Â¦ DR. INTERNAT. Clause de la nation la plus favorisÃée. Clause insérée dans un traité international et stipulant que l'État signataire s'engage Ãà accorder aux ressortissants de son cocontractant tous les avantages déjà accordés ou qui pourront être accordés à un pays tiers. La nouvelle note iranienne annoncera la dénonciation de cet accord aux termes duquel l'Angleterre jouissait de la clause de la nation la plus favorisée (Le Monde, 19 janv. 1952, p.3, col. 4).La clause de la nation la plus favorisée crée des compétitions entre les divers pays, qui sont généralement tous désireux de l'obtenir, et par là , contribue à l'abaissement des tarifs douaniers et à l'extension des accords de réciprocité entre les pays. Mais par ailleurs, elle soude les économies de pays associés et contribue à la formation de «blocs» économiques opposés les uns aux autres (Bouv.-Ibarr.1975).
â™Â¦ Société* des Nations. Organisation* des Nations Unies.
3. P. méton. Territoire occupé par ce groupe humain. Synon. patrie, pays.Une nation est une grande association séculaire (...) entre des provinces en partie congénères formant noyau, et autour desquelles se groupent d'autres provinces liées les unes aux autres par des intérêts communs (Renan,Réf. intellect., 1871, p.202).
C. âˆâ€™ [Désigne un ensemble de pers.]
1. Ensemble des personnes qui composent ce groupe (B2). Il traita de la paix, mais avec le consentement unanime de sa nation. Quelques révoltés, il est vrai, refusèrent de ratifier le traité; mais quel poids pouvoient avoir leurs réclamations après le voeu contraire, exprimé librement par la masse entière du peuple! (Genlis,Chev. Cygne, t.1, 1795, p.176).Quand on n'a pas pour soi l'opinion publique, c'est-à -dire la nation... on peut susciter des troubles, des complots, on peut faire des révoltes, mais non pas des révolutions! (Scribe,Bertrand, 1833, i, 6, p.134).Il tenait en profond mépris le gros de la nation française, ce ramassis de paysans et de manoeuvres qu'on appelle le peuple, ou la vile multitude (About,Nez notaire, 1862, p.8).
2. [Désigne un ensemble de pers. appartenant à une catégorie partic.]
âˆâ€™ Vieilli ou littér. Ensemble des personnes formant un groupe homogène, qui ont des traits caractéristiques (physiques, psychiques, comportementaux, etc.) communs. Nation des poètes. C'est un coup-d'oeil charmant que toute cette nation citadine réunie sous l'ombrage d'arbres magnifiques et sur les gazons dont le Danube entretient la verdure (Staël,Allemagne, t.1, 1810, p.118).À peine ces trois ranngées de maisons de la place Royale furent-elles dressées (...) que la nation des gens de justice envahit la place entière (Nerval,Nouv. et fantais., 1855, p.182).Toute la nation littéraire s'ordonnait en un petit nombre de tribus, selon les lois naïves des contrastes que l'on croyait exister entre l'art et la nature (Valéry,Variété IV, 1938, p.12).
âˆâ€™ HIST. [Pendant la Révolution française] Ensemble des personnes formant le Tiers État. Le Tiers embrasse donc tout ce qui appartient à la nation; et tout ce qui n'est pas le Tiers ne peut pas se regarder comme étant de la nation (Sieyès,Tiers état, 1789, p.32).Au fur et à mesure que s'approfondissent les luttes révolutionnaires, la nation tend, dans le langage du temps, à s'identifier au peuple révolutionnaire qui a abattu la monarchie (R. Martelli,La Nation, Paris, Éd. soc., 1979, p.22).
âˆâ€™ Vieieilli. Ensemble des personnes appartenant à une même nation qui vivent dans un pays étranger. Synon. colonie.Toutes les «nations» de l'hôtel montrent beaucoup de gentillesses (Barrès,Amit. fr., 1903, p.51).
D. −
1. [Désigne une collectivité p. oppos. à un individu, une classe, un groupe] Collectivité nationale. Intérêts de la nation. Il ne faut plus nous dire continuellement: la France est un état monarchique; et faire découler ensuite de cet axiôme les droits du roi, comme la première et la plus précieuse partie de la constitution; et secondairement la portion de droits que l'on veut bien accorder à la nation (Robesp.,Discours, Contre veto, t.6, 1789, p.88).Pour lui, il n'était de joli départ pour les frontières qu'après avoir nettoyé le pays de la gangrène réactionnaire qui rongeait les forces vives de la nation (Aymé,Jument, 1933, p.89).La nation garantit l'égal accès de l'enfant et de l'adulte à l'instruction, à la formation professionnelle et à la culture (Constitution du 27 oct.1946,préambule).
2. DR. CONSTIT.
a) ,,Élément de l'État conconstitué par le groupement des individus fixé sur un territoire déterminé et soumis à l'autorité d'un même gouvernement. La nation est la substance humaine de l'État`` (Cap. 1936). L'idée de consultter la nation était lancée dans la circulation et s'associait à l'idée de liberté (Bainville,Hist. Fr., t.2, 1924, p.22).
b) [Dans la théorie classique issue de la Révolution française] ,,Personne juridique constituée par l'ensemble des individus composant l'ɰtat, mais distincte de ceux-ci et titulaire du droit subjectif de souveraineté`` (Cap. 1936). L'homme de leur choix sera constamment celui qui, à tous égards, offrira le plus de garanties comme administrateur local, et comme électeur des députés dont le mandat doit émaner de la nation entière (Lamennais dsL'Avenir,, 1831, p.277).Il tordait dans sa main le collet brodé du député de l'Aisne. «Le peuple me connaît. Il ne vous connaît pas. Je suis l'élu de la nation. Vous êtes les délégués obscurs d'un département» (A. France,Lys rouge, 1894, p.42).Dans la doctrine française, telle qu'elle a été exprimée dans nos constitutions de l'époque révolutionnaire et de 1848, la nation est le titulaire originaire de la souveraineté. La nation est une personne avec tous les attributs de la personnalité, la conscience et la volonté. La personne nation est, en réalité, distincte de l'État; ellle lui est antérieure (L. Duguit,Traité de dr. constit., t.1, 1927, p.607 ds Rob.).



Haïti - Politique : La Nation n'est pas immortelle, elle agonise (dixit Michaëlle Jean)
15/05/2012 07:34:45


Propos de Michaëlle Jean :
« L'heure est grave. La Nation n'est pas immortelle, elle agonise. Le pays est à bout de souffle, à bout de tout. Le monde entier assiste, sans plus d'illusion, au spectacle désolant des impasses politiques haïtiennes qui se succèdent à coup de rivalités partisanes et stériles, d'inquisition sur des questions insensées comme celle de la double nationalité, alors qu'Haïti a besoin du concours de toutes ses filles et de tous ses fils, de les voir répondre à l'appel des aïeux, si souvent sublimé, mais si peu suivi, devenu lettres mortes : « l'union fait la force! » De l'union nous n'avons que faire, nous lui préférons la division et les affrontements sans fin. Tant et si bien, que nous n'avons pour force que celle d'enfoncer davantage notre terre et toute une population dans la précarité, l’abjecte pa pauvreté, la misère, le désarroi.

Il m'arrive, je l'avoue, d'avoir honte de cette pitoyable trahison de nos exploits et de nos conquêtes d'antan. Trahison de nos aspirations les plus nobles à la liberté, l'égalité et la fraternité. Trahison de nos rêves les plus grands de briser toutes les chaînes.

J'ai mal à mon cÅ“ur d'Haïtienne d'être interpellée par ceux, sourire en coin, qui tirent la ligne et ne voient plus en Haïti qu'un pays foutu, déliquescent, sans boussole, sans État, sans avenir, un tronc pourri, un monde dde corruption et, certains n'hésitent pas à le dire, d'incapables.

J'assistais récemment à une table ronde où le verdict à propos d'Haïti était impitoyable, tant la situation bloquée des derniers mois est accablante. Voir des élus déterminés non pas à se retrousser les manches, mais à sacrifier l'intérêt de l'ensemble sur l'hôtel de l'obstruction systématique, sans retenue, sans foi ni loi, est insoutenable. L'exercice perdure et il est d'une cruelle irresponsabilité. Ce désordre assassine un pays et le plonge dans les ténèbres, dans une confusion telle que des esprits nostalgiques se prennent à regretter l’ordre de des anciennes dictatures.

Le mouvement violent des plaques tectoniques n'est rien à côté. On aurait cru cette catastrophe, sans commune mesure, capable de rappeler à la raison et à la discipline.

On espérait un sursaut d'humanité, un pas décisif vers une éthique du partage. Chassez le naturel, il revient au galop. L'équipée est bien relancée dans la médiocrité. Car médiocres nous sommes si nous ne nous ressaisissons pas. Médiocres, si nous n'arrivons pas à réaliser l'unité nécessaire et à mettre de côté l’âégoïsme et nos intérêts particuliers. Médiocres, si nous refusons le dialogue et le compromis historique salutaire au nom du bien commun, du pays à refonder, d'une Haïti nouvelle à créer. Médiocres, si nous restons englués dans l'indifférence chronique et la fuite en avant qui nous caractérisent devant l'échec qui pourtant crève cruellement les yeux à chaque carrefour. Médiocres, dans notre manque d'audace, de courage et de cohérence. Médiocres, dans notre complaisance, notre contentement aveugle, et notre fatalisme alors qu'il faut de toute urgence, ensemble, redoubler d'efforts. Médiocres, face à la jeunesse en mal de modèles à suivre et d'opportunités, pour le présent comme pour l'avenir.

Pourtant, il pourrait en être autrement. Nous pourrions montrer ce dont nous sommes capables, cesser de renaître du désespoir, faire preuve de vision, créer de toute notre énergie, de tous nos cÅ“urs et nos cerveaux volontaires, l’espoir. Encore faut-il que nous le voulions. La volonté collective nous fait défaut, elle n'est toujours pas au rendez-vous. Autrement, nous investirions tout pour un gouvernement au plus vite constitué; un État viable; des institutions forttes; une fonction publique remembrée et compétente; un accès universel à des services de santé sur tout le territoire; des écoles et des programmes de qualité avec des maîtres formés; une université d'État remise sur les rails avec un campus dans le Nord à démarrer et d'autres à construire dans chaque région du pays; un système de justice accessible, efficace, indépendant et fiable; une police nationale professionnelle capable de garantir la sécurité des lieux, des personnes et des frontières et de participer au développement; des collectivités plus fortes qui participent de manière décentralisée à la croissance locale, régionale et nationale; des organisations de la société civile incluses dans le mouvement de relève et impliquées dans la recherche de solutions aux problèmes affligeants; une économie diversifiée pour un redressement de la production nationale et la création d’emplois, de leviers et de niches sur toutout le territoire; l'agriculture priorisée, la pêche et les métiers de la mer organisés; l'entreprenariat facilité; des lois, des règles, des codes édictés pour la sécurité publique et pour mettre fin au chaos général, à l'incurie dangereusement mortifère; une politique énergétique et de reboisement innovatrice; la propreté et la salubrité partout pour notre plus grande fierté, notre intégrité et notre sens de la dignité; des citoyennes et des citoyens dont on reconnait les droits et libertés, mais qui sont aussi conscients de leurs devoirs.

Il y a exactement un an, un Président démocratiquement élu passait la cocarde à un autre, légitimement choisi lui aussi par la voie des urnes. Le nouveau Président de la République n’aura pas eu la partartie facile pour former un gouvernement et le consolider, tant le terrain est miné. Que l’on comprenne quâ₢€™empêcher, retarder la formation dâ€â‚¬â„¢un gouvernement est pur sabotage, irresponsable et suicidaire. Le temps est compté, chaque jour, chaque mois dans lâ€ââ„¢impasse est un coup de massue asséné à la Nation. Le monde nous regarde non plus désolé, mais décontenancé face à un tel bourbier politique totalement déshonorant. Sans gouvernement, le pays, déjà au bord du précipice, ne se relèvera pas, tous les efforts seront engloutis.

Le pays c'est nous, chacune et chacun d'entre nous. Sa réussite dépend aussi de nous.

Je dis «nous», ne cherchant pas à m’extraire du destin de la terre qui mâ€â„€™a vue naître.

Il est de notre entière responsabilité de montrer ce que nous sommes vraiment capables d’accomplir. »

Michaëlle Je Jean
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Gerard Bissainthe

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May 23, 2012, 1:48:27 AM5/23/12
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JACQUES MALI

unread,
May 23, 2012, 7:44:45 AM5/23/12
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Letitiah,
Evidemment, Mme Jean prend parti.
Elle prend parti pour l'interet national.
Que ce soit avec Jean Bertrand Aristide, Rene Preval ou Michel Martelly,
un pays a besoin d'un gouvernement pour fonctionner.
C'est cette cause qu'elle defend pour Haiti.
C'est absurde de croire qu'elle supporte Martelly parce qu'elle veut pour
Haiti un gouvernement qui fonctionne.
Soyons serieux Letitiah..
Sa preocuppation d'un gouvernement avec PM ratifie rapidement devrait etre
celle de tout Haitien. Point barre.
Malheureusement, nos constituants ont adopte un systeme de gouvernement
avec Premier Ministre qui engendre toutes sortes de chantages et de marchandages
de la part de nos parlementaires. Personellement j'aurais souhaite qu'on aie la formule
President-Vice President, evitant ainsi ce chantage, marchandage et sabotage des parlementaires.
Mais que voulez-vous, nous en sommes la pour le moment, en attendant un amendement..
Malheureusement aussi, l'haitien comprend tout en terme de partisanerie.
Ce discours aurait ete bon pour certains, si seulement Mme Jean avait
critique  correctement Michel Martelly.. Ce n'est pas normal.
L'Haitien n'est pas capable, il me semble, de depasser sa partisanerie.
Mme Jean, en indexant nos impasses politiques sur la  double-nationalite et le temps
perdu a ratifier un gouvernement, ne fait que defendre l'interet national.
Que cela soit enfin compris, j'espere......
A la prochaine,
Cordialement,
Jacques Mali.
 
Cordialement.
Jacques Mali.
  

Sent: Tuesday, May 22, 2012 3:02 PM
Subject: [Grands Débats] Mots a PFA: MY LAST COMMENTS ABOUT MICHAELLE JEAN'S STATEMENT
Nous felicitons PFA d'avoir eu le courage d'examiner le texte de la personalite qui apparait comme etant le boeuf sacre de la diaspora Haitienne: son excellence, Michaelle Jean, ancienne gouveneure du Canada et representant de l'Unesco en Haiti, ancienne journaliste chevronnee. En effet, elle est la figure la plus distinguee de la diaspora Haitienne pour les titres et les honneurs places en elle et rien que pour ces raisons, elle fera figure de papaute, c'est-a-dire, infaillible, ou de mother Theresa, c'est-a-dire, intouchable, ou de Vierge Marie, c'est-a-dire, adorable.
 
Cependant, le texte de la Gouverneure Michaelle Jean a fait crier Mlle Pascale Dorisca pour une raison simple: dans une soupe fait a la sauce d'alarme, madame jean a immerge un morceau de pain politique pour etayer ses considerations. Voila un extrait de ce qu'elle ecrite ceci:
 
"Le nouveau President de la Republique n'aura pas eu la partie facile pour former un gouvernement et le consolider, tant le terrain est mine. Que l'on comprenne qu'empecher, retarder la formation d'un gouvernement est pur sabotage, irresponsable et suicidaire."
 
Par cette declaration, Mme Jean confirme qu'il a decele des conflits d'interets. Elle les a analyse a partir d'un systeme de mesure et de poids dont elle n'a pas exactement elabore sur la nature. Et apparemment elle a pris parti. Puisqu'elle n'a pas elabore sur les criteres sur lesquelles se basent sa matrice d'analyse, les speculations sont ouvertes.
 
Les lecteurs vont se poser certaines questions au sujet des parametres qui lui ont permis d'arriver a ses conclusions:
1. Les lois?
2. Les chiffres?
3. Sa foi? 
 
Le mot "sabotage" est la cle, dans son texte. C'est un terme concret, lapidaire et offensif dans les deux sens, car le sabote est endolori et le saboteur est condamne. Cependant, le sabote peut se declarer victime tandis que le saboteur est percu comme un perpetrateur, un criminel. Donc s'il arrive a penser autrement, il se defendra.
 
Dans toute histoire, il y a au moins trois versions: la mienne, la sienne, et quelque part entre les deux, il y a la verite. Dans une histoire politique impliquant des partisans, courtisans, des presidents, des ministres, des parlementaires, de politiciens de tous poils et tous jabots (tout pwel, tout zago), des partis politiques, des puissances  etrangeres (Canada, Etats-Unis, Dominicanie, Bresil, Venezuela, etc.) des interets speciaux puissants (visibles et caches), des jeux de coulisse, les ONG, institutions globales, des soldats etrangers, des ressources minerales, et enfin des millions d'Haitiens de toutes les couches sociales et credo politiques... Dans l'histoire d'Haiti qui se deroule, il peut bien avoir autant de versions qu'il y a de protagonistes. La situation d'Haiti est autant compliquee. C'est a remarque que fit l'un des militaires canadians qui commandait les forces d'invasion canadienne en Haiti en 2004.
 
Source: www.focal.ca
Cet chart est l'arrangement de mise sous tutelle d'haiti envisage par le Canada pour Haiti en 2004. Ce qui avait cause une tolle dans la communaute Haitienne du Canada tout en faisant les delices de certains intellos canadiens-Haitiens qui se voyaient en premiere ligne pour etre les sous-secretaires des chefs Canadiens des postes ministerielles Haitiens. A ce, le colonel Canadien, Ward avait fait remarque que le probleme Haitien est si complique, qu'il faudrait completement depouiller Haiti de toute sa souverainete avant d'accomplir un tel plan. Il apparait maintenant que les ressources minerales nouvellement devoilees (l'or du Nord'Oeust) consistait une raison solide pour justifier une telle tutelle.
La declaration de Mme Jean exprime une trainee de petales de rose sur le sentier du president et place les epines sous les pas d'autres secteurs qu'elle n'a pas specifies, mais qui se reconnaissent neanmoins dans la phraseologie. Donc, par cette declaration, Mme Jean prend position et devient partie prenante du conflit. Voila la cause de l'emoi que son article a cause sur ces forums.
 
Cette declaration est la seule declaration politique concrete du texte de Mme Jean. Malheureusement qu'elle est a sens unique. Par la vertue (ou manque de vertue) de cette phrase vectorielle, Michaelle Jean a prepare un bain qui sera probablement jete par la fenetre par les partis leses avec son appel a "realiser l'unite necessaire et a  mettre de cote l'egoisme et nos interets particuliers."
Car plus que tout autre, il doit savoir qu'en politique, la capacite des humains a jeter le bebe dans l'eau du bain est plus que legendaire. Dans ce cas bien precis, quel est le bebe que Michaelle Jean a voulu laver dans cette baignoire verbale? Le "pur sabotage" ou "l'unite necessaire"?
Tout le monde choisirait l'unite, mais l'unite n'arrive jamais par le perception ou les declaration de sabotage. Elles arrivent ordinairement par le consensus, les conventions, les lois, la negociation, la co-habitation, le partage.
 
 
Letitiah Sept
22 Mai 2012
 
 
Subject: [Grands Débats] Re: RE: MY LAST COMMENTS ABOUT MICHAELLE JEAN'S STATEMENT
Fanel,
 
It's a pleasure to welcome you on the forums. You are an excellent debator! I don't have a dog in the fight either. When I am in the mood I like to debate,and the forum is my way to still feel connected to this country that I adore.
 
Thanks for your time. I appreciated your contribution.
 
Bonne fin de journée!
 
PFA
 
 
 
 

From: Fanel Merville <fme...@hotmail.com>
To: koze-ma...@googlegroups.com; tout-...@googlegroups.com; grands...@yahoogroups.com; vin...@yahoogroupes.fr
Sent: Tuesday, May 22, 2012 11:52 AM
Subject: RE: MY LAST COMMENTS ABOUT MICHAELLE JEAN'S STATEMENT

PFA,
 
Thank you very much for your time and I hope this email finds you well. Let me put this upfront: I cannot promise that will find the time to entertain an on-going debate because I am working on two projects that leave me no time. Hopefully I will be in a better position in September of this year. If I don’t respond or comment on any of your post, now you know the reason.
            In regards to your most recent post, I frankly don’t think we are that far apart in this discussion. I have similar discussions after I listen to a state of the union address in the United States. It all depends on the lens under which the text or the speech is being analyzed. When you craft a speech or a text you have an audience in mind and a goal to reach. The audience in this particular context was the Haitian people and the goal of the message was to touch our conscience. Any reference to the role of the international community in “this messâ€� as you put it, would have done a disservice to the goal of the message. It is immaterial. Some of us are waiting for an excuse to continue business as usual. Why giving them one? After all, the international community will never change, and we should never expect them to change. They will always want to control our politics, our economy and our social life. They pretend they are helping, but in fact they are helping themselves. We have no control over that. What we can control, however, is our inability to work together for a common purpose. That’s the core of Ms. Jean’s message in my view.
         During world war II, the US army was 18th in the world. President Roosevelt called upon all Americans, Democrats and Republican alike to help him face the challenge. The business community dominated by Republicans came together with President Roosevelt and they built the US army to become the first in the world. We did something similar during our independence wars. We need to repeat this chapter of our history.   
         PFA, we may have to agree to disagree on this, but it has to do perhaps with my background. I know my history and I understand very well international politics. I am the type of person when I fail in anything I tend to look at myself first. I may look at other factors only after I finish evaluating myself. This is what I think we need as a nation at the moment. Remember: SE SOT KI BAY SE INBESIL KI PA PRAN.  Also, I don’t think we can equate our bickering with that of the politicians in the United States. This is a whole doctoral dissertation right there.
         Last point: you disagree with Ms. Jean’s comments on the allegation of dual citizenship brought against President Martelly and the time lost to form a government. I don’t think it is Ms. Jean’s position that the article referring to dual citizenship in our constitution is meaningless (Insense).  She did not say that, and I don't think she would. I don’t know what else you wanted her to say since there was no case presented. Putting partisan politics aside, the dual citizenship issue was/is a legal matter more than anything else. In the court of law the burden of proof is always on the accuser to present the evidence. You cannot take someone to court on allegation only. If there was strong evidence, I don’t think it was presented. I think that's what Ms. Jean was referring to in her statement. I really don’t want to reopen this can of worms, because it is a very partisan issue. I honestly don’t have a dog in this fight and I don't want my views to be twisted and misconstrued. My dog is due process under the law. If you make an accusation, you have to be ready to back it up with evidence. If the president has dual or triple citizenship, you have to agree with me that the case against him was poorly handled. This is my view.
       Je dois m’en aller maintenant. Je te souhaite de passer une tres bonne journee (ou nuit). A la prochaine.
 
Fanel Merville  

Date: Sun, 20 May 2012 17:31:21 -0700
From: fap...@yahoo.com
Subject: Re: (Fanel) : HA�TI - Politique: Bilan-diagnostic de Michaëlle JEAN (1er commentaire: Immortalité)
Fanel,
 
Once again I thank you for your message, and I hope this is the first of a serie of thorough contributions which could energize our agonizing forums. I like both the tone and the content of your rebuttal, albeit the differences in perspective between us. But as we say in Haiti, from the clash of ideas, light shall emerge. As a matter  of fact, a couple of weeks ago, I was listening to a a chat that an NPR staff had with Jonah Golberg about his new book The Tyranny of Clichés, and I really enjoyed the striking similarities between American politicians (liberals and conservatives) and Haitian politicians. In that chat, the conservatice critic mentioned how college students are being brought up to favor clichés over ideology, and he pointed out how and why debates are essential for democracy.
 
I am afraid that Ms. Jean's speech was more about clichés. I couldn't find one original idea in the speech that conservative Haitians called the "alarm signal". The diagnosis and its causes are all common leitmotivs that Haitians like to repeat over and over. And the earthquake that struck 2 and a half years ago was an eye opener for the sceptics. In this day and age, I'm certain that all Haitians know and believe that they may become extinct, sooner rather than later.
 
You are right to say that we should stop playing victims and start bearing the responsibilities of our mistakes. In fact, I have no sensibility for our politicians. While the "blanc"'s hands have been prominent in our problems, it is our elected officials'responsibility to stand up for us. Unfortunately, we are and have always been governed by near-sighted, egoistic, petty and cheap thieves with the help of whom the "blanc" was able to defend his and his country's interests. I was so surprised to see such a "grande dame" play partisan politics in a paternalistic and selective tone. I was all the more surprised when she called for unity. I can understand why she didn't acknowledge the international community's role in all this mess; however she shouldn't not have called for unity when her message was meant to make president Martelly and his cronies feel good.
 
Finally, yes bickering is rooted in our DNA. We have yet to learn to compromise. We have yet to learn to be tolerant and accepting. We have yet to learn to be less self-centered. we need a new mental construct. If you have been on the forums for a while, you should know that many great Haitians have advocate for a quiet revolution. Nonetheless, we won't get there if we are not true to ourselves. The solution doesn't lie in the blame game. if we want to bear our responsibilities, president Martelly should acknowledge the crises--both preventable and non preventable--that he has imposed on our vulnerable population. Then the other politicians and the business predators should do the same. We are not the only people that like bickering. Here in the U.S., I can't recall the last time democrats and republicans willingly united on an important issue. Our bickering is different in the sense that it overshadows the urgency of our people's dire situation. And this won't change without responsible leaders. it's a chicken and egg situation. Which comes first: meeting our people's basic needs or the change of paradigm? Which is why Ms. Jean needs to be more specific. We already know the clichés.
 
Kenbe fem!
 
PFA
 
 
 
 
 

From: Fanel Merville <fme...@hotmail.com>
To: koze-ma...@googlegroups.com; tout-...@googlegroups.com; grands...@yahoogroups.com; vin...@yahoogroupes.fr
Sent: Friday, May 18, 2012 5:52 PM
Subject: RE: Re: Re : HA�TI - Politique: Bilan-diagnostic de Michaëlle JEAN (1er commentaire: Immortalité)

PFA,
 
I do appreciate your analysis of Michaelle Jean’s article. In fact, I enjoy reading your posts…all of them. However, I am going to disagree with you on this one, I hope you don’t mind.  Ms. Jean’s comments come at a time where perhaps we need them the most if we want to pick up what is left of Haiti. In addition to your post, I have read some other comments and I am afraid to say that it is déjà vu all over again. I think we are wasting valuable time debating semantics instead of debating the big picture, which is how do we get out of this quagmire. From reading Ms. Jean’s text, I come out with two main points:
a) We need to stop bickering if we want to build a better Haiti.
b) We need to take ownership of our situation.
            You argue that Ms. Jean uses paternalistic terms to describe our situation. I beg to differ. I believe that we are not going anywhere until we take ownership of our political, social and economical situations. Playing victims and blaming others for our misfortune is not taking us anywhere. This is a mental construct based on the thinking that “the world is against us because we made 1804â€�. Well… what do we do about it? When are we going to wake up and smell the coffee? The world is a big jungle and every nation is fighting for itself.
           About three months ago, I was listening to a radio station based in Haiti. I was listening online from where I live in Connecticut. There were two Haitian intellectuals debating our current political dilemma including our last presidential elections. In summary, they blamed the international community for everything.  It was shocking. If we blame others for everything, what does it say about our ability to think and choose? I think we have developed this mental disposition to blame someone else for everything that happens to us. This is a “feel goodâ€� mentality. It does not solve problems. Why did we have to wait for the white man to bring us together on Governor’s Island to tap on our shoulders to settle our differences? Why did we have to wait for the white man to pick our Prime Minister for us when we had ample opportunities to do it ourselves? And, by the way we later asserted that the previous nominees were qualified but we just could not vote for them. Why are we complaining now that the white man decides for us? This is the type of bickering Ms. Jean is referring to. You also argue that Ms. Jean needs to tell us what to do to avoid “deathâ€�. I think she does. She advocates for a new mental construct where we build on the things that we have in common and stop arguing about the few things that separate us.   
     I will conclude with this. I belong to an international organization and every four years we have a big gathering. We group participants in caucuses to elect a leader to represent each caucus in the organization’s leadership council for four years. The Haitian caucus is the last to finish electing and they never satisfy. They waste their time arguing, bickering and sometimes insulting each other. Ms. Jean’s text reminds of the need to develop a new paradigm of Haitian consciousness where we take responsibility for our mistakes; we recognize the need to do things differently; we elect our leaders and wait for them to finish their terms; we don’t jump the line, but we wait for our turn; and finally we recognize that political stability is necessary to build the Haiti we all love and cherish. Have a great weekend.
 
My best,
 
Fanel Merville

 
Date: Fri, 18 May 2012 07:03:30 -0700
From: fap...@yahoo.com
Subject: Re: Re : HAI�TI - Politique: Bilan-diagnostic de Michaëlle JEAN (1er commentaire: Immortalité)
C'est justement ça le probleme. Le message de madame l'ex gouverneure aurait du etre à la hauteur du "haut monde de la politique, de la finance et du pouvoir MONDIAL." Nous n'avons pas besoin, à l'heure actuelle, d'un sermon selon l'evangile de madame. As a matter of fact, mwen bal defi (en tant que citoyenne du Canada) vinn poze kandidati l pou prezidan OZETAZINI ou byen en France. Epi la dim si kesyon doub nasyonalite ki nan konstisyon les Etats-unis an "insensée". L'irrespect que madame affiche pour les lois de son pays natal frise l'indecence. Son message, au lieu d'unir, ne servira qu'à diviser davantage notre corps politique. Qui lui donne le droit, en tant que Canadienne, de taxer notre constitution d'insensée?
 
PFA
 
 

From: Roland Montas <mtim...@yahoo.fr>
To: "tout-...@googlegroups.com" <tout-...@googlegroups.com>
Sent: Friday, May 18, 2012 7:05 AM
Subject: Re : HAI�TI - Politique: Bilan-diagnostic de Michaëlle JEAN (1er commentaire: Immortalité)


Michaelle Jean est un personage influent, reconnu de toute la planete. 
Elle frequente le haut monde de la politique, de la finance et du pouvoir MONDIAL.
Elle ne se cache pas derriere un "parti" ou un pseudonyme. Elle prend ses responsabilites.
Son message a la nation Haitienne est un grand "PINGA", un cri d'alarme et un cri 
de desespoir.

Je n'ai nullement l'idee de diluer son message dans des exchanges steriles avec des
anonymes a la recherche d'une notoriete ephemere.

A la fin du 19eme siecle, Antenor Firmin avait predit la mise sous tutelle et l'occupation
d' Haiti a cause de notre inabilite de penser au bien commun et la reussite collective.
Le fameux "pam, zot pa ladan"... .
Et on a eu 1915.

Je vais reprendre le message de Michaelle Jean:
 " L' heure est grave."


Roland Montas
De : KONAKOM <kona...@yahoo.com>

À : "tout-...@googlegroups.com" <tout-...@googlegroups.com>
Envoyé le : Jeudi 17 mai 2012 12h07
Objet : Re : HAI�TI - Politique: Bilan-diagnostic de Michaëlle JEAN (1er commentaire: Immortalité)

Prière de relire lentement et intelligemment les justes réserves et critiques de Dja Paul et du KONAKOM face au pathétisme creux et partisan de madame Jean.  Si vous ne les comprenez pas, sans arrogance, demandez des explications supplémentaires car ces critiques s'adressent aux patriotes éclairés, aux gens avisés et aux esprits libres...
Les hommes et les femmes politiques du KONAKOM
 
KONAKOM: Le parti politique moderne pour le renouveau d'Haiti

De : Roland Montas <mtim...@yahoo.fr>
À : "tout-...@googlegroups.com" <tout-...@googlegroups.com>
Envoyé le : Mercredi 16 mai 2012 20h10
Objet : Re : HAITI - Politique: Bilan-diagnostic de Michaëlle JEAN (1er commentaire: Immortalité)

Prière de relire la lettre ouverte de M. Jean LENTEMENT et de poser des questions pertinentes si vous ne comprenez pas le contenu
car elle s'adresse directement a vous, les "politiciens".

Roland Montas

De : KONAKOM <kona...@yahoo.com>

À : "tout-...@googlegroups.com" <tout-...@googlegroups.com>
Envoyé le : Mercredi 16 mai 2012 13h59
Objet : Re : HAI�TI - Politique: Bilan-diagnostic de Michaëlle JEAN (1er commentaire: Immortalité)

Nous suivons parfaitement et partageons votre premier commentaire sur la mauvaise utilisation par madame Jean du terme "nation" qui nous semble tout à fait justifié...  Nous attendons vos autres commentaires, car nous aussi nous avons noté certains écarts de langage, de malheureux choix de mots, des critiques injustifiées et déséquilibrées de madame Jean qui nous gênent aussi...Malgré tous les égards et le respect que nous devons à madame Michaëlle Jean, nous sommes bien obligés de constater qu'aujourd'hui, face aux contradictions qui traversent notre société,  elle se noie dans des généralités, des considérations moralistes et des jugements de valeurs qui ne nous permettent pas d'avancer à pas assurés sur le combien difficile chemin de notre lutte politique, économique et sociale à la recherche d'un développement harmonieux, équilibré et durable. Aujourd'hui, malheureusement, nous pensons qu'elle commence à avoir le regard condescendant, biaisé et souvent intéressé de beaucoup de membres de la dite "communauté internationale" sur notre système politique et notre cheminement vers la démocratie, notre modernisation et notre propre émancipation... Nous pensons qu'au lieu d'une autocritique tranquille et mesurée ( car nous pensons qu'elle reste et demeure une haïtienne...), elle verse un peu trop vite dans une  sorte d'auto-flagellation et arrive même à remettre en question la volonté du peuple haïtien consacrée dans la constitution de 1987 en qualifiant "d'insensée" la controverse tout à fait justifiée concernant les limites imposées comme dans tous les pays à la multiple nationalité. Nous croyons cette attitude aussi dangereuse pour la redéfinition, la refondation et la protection de notre état-nation qui se bat comme il peut pour la défense de ses intérêts propres dans l'ordre injuste du marché-roi de la mondialisation qui ne fait la partie belle qu'aux riches et aux puissants... 
 
KONAKOM: Le parti politique moderne pour le renouveau d'Haiti

De : Dja Paul <dja_...@yahoo.fr>

À :
Envoyé le : Mercredi 16 mai 2012 11h49
Objet : HAITI - Politique: Bilan-diagnostic de Michaëlle JEAN (1er commentaire: Immortalité)
Michaëlle JEAN, une icône d'origine haïtienne connue et appréciée à sa juste valeur mondialement, a exprimé des opinions sur la situation actuelle de son pays natal, Haïti.

Est-ce prétentieux de ma part de vouloir formuler des commentaires, et même des convictions contradictoires, voire divergentes à 180° aux siennes? A mon avis, que nenni!

Alors voici mon premier (1er) commentaire!

Il a pour objet "l'immortalité d'une nation". Elle a confondu "Nation" et "Etat", "Etat-Nation".

La "Nation" est immortelle, du moins jusqu'à l'Apocalypse, la Fin du Monde.

Une digression: Maintenant, tant mieux pour les superstitieux et les incrédules qui y croyaient, la Fin du Monde n'arrivera plus au 21.12.2012. Pourquoi? On vient de découvrir d'autres calendriers Mayas couvrant des périodes de très loin postérieures à cette date. On peut vaquer à ses occupations, perpétrer ses bombances et libations et déviances, sans crainte du châtiment funeste pour la fin de l'année 2012. Pas vrai? Ce n'est pas encore l'heure de la repentance pour mériter le Paradis, n'est-ce pas? On peut continuer le rondo habituel. 

Même après la disparition d'un territoire, des populations, de la faune, de la flore, de tout (ex., l'Atlantide a disparu "corps et biens" depuis bien des siècles) on parlera jusqu'à l'Apocalypse de la Nation, celle des Atlantes.

L'État, voire l'État-Nation, est mortel. L'Histoire du Monde est jalonnée de morts d'États-Nations", et de leurs créations aussi. Juste deux (2) exemples parmi de multiples autres:
1. L'État congolais (de Kinshasa) était "mort" pour devenir Zaïre puis est ressuscité en redevenant l'État congolais sous le vocable de la République Démocratique du Congo (RDPC);
2. La Tchécoslovaquie est morte en donnant naissance à la Tchéquie et à la Slovaquie.

Les notions de "Nation" et d'"Etat", d'"État-Nation", sont complexes. Pour plus d'informations consulter les sites GOOGLE et WIKIPEDIA. Voici un texte "copié-collé" ci-dessous. On  trouve la distinction entre Nation et État. 

Et aussi le fait suivant: Si la République d'Haïti venait à disparaître "corps et biens" à une certaine date (rayée de la carte du Monde), alors l'on dirait l'État haïtien (le Pays, le Peuple) a disparu, est "mort". Mais l'on ne pourrait pas dire que la Nation haïtienne est "morte", vu la persistance des Haïtiens des deux (2) sexes en diaspora, au Canada, aux USA, en Europe, en Asie, en Afrique, du fin fond de la Sibérie à la forêt dense de la Papouasie. Les différentes diasporas sont des composantes de la Nation haïtienne.

NATION, subst. fém.
A. − Vx. Groupe d'hommes dont les membres sont unis par une origine réelle ou supposée commune et qui sont organisés primitivement sur un territoire. Synon. gent1, tribu.Ces derniers [les Bitchys] habitaient plus au sud, mais peut-être à moins de sept à huit lieues: car ces nations, comme celles du Canada, changent de nom et de langage à chaque bourgade (Voy. La Pérouse, t.3, 1797, p.62):
1. Il est bon de prévenir le lecteur pour qu'il ne se laisse pas éblouir par l'expression imposante de nation [it. ds le texte]. Elle ne signifie rien autre chose que chaque tribu de sauvages, assujettie sous un même chef, dont la langue et quelques usages diffèrent un peu des autres; en sorte qu'une nation n'est souvent pas composée de deux mille individus, et qu'on rencontre des villages ou des nations beaucoup moins considérables. Baudry des Loz.,Voy. Louisiane, 1802, pp.20-21.
B. −
1.
a) Groupe humain, généralement assez vaste, dont les membres sont liés par des affinités tenant à un ensemble d'éléments communs ethniques, sociaux (langue, religion, etc.) et subjectifs (traditions historiques, culturelles, etc.) dont la cohérence repose sur une aspiration à former ou à maintenir une communauté. Esprit, génie, humeur, moeurs d'une nation; nation barbare, civilisée, cultivée, instruite, policée. Le caractère, les opinions, et surtout les langues, constituent l'unité des nations dans l'ordre moral; et, dans l'ordre physique même, elles sont dessinées par des caractères éminemment distinctifs (J. de Maistre,Corresp., t.3, 1810, p.482).L'historien et le philosophe cherchent une définition objective de (...) la nation : la nation est-elle fondée sur la langue commune ou sur les conceptions de la vie? (Merleau-Ponty,Phénoménol. perception, 1945, p.417):
2. ... l'idée même de nation en général ne se laisse pas capturer aisément (...). Le fait essentiel qui les constitue [les nations], leur principe d'existence, le lien interne qui enchaîne entre eux les individus d'un peuple, et les générations entre elles, n'est pas, dans diverses nations de la même nature. Tantôt la race, tantôt la langue, tantôt le territoire, tantôt les souvenirs, tantôt les intérêts instituent diversement l'unité nationale d'une agglomération humaine organisée. Valéry,Regards sur monde act., 1931, p.37.
♦ Sagesse* des nations.
Rem. 1. Il convient de distinguer en ce sens nation et état. Nation implique une idée de spontanéité, de communauté d'origine. État implique une idée d'organisation politique et administrative. Une nation peut être partagée, appartenir à plusieurs états, un état peut comprendre plusieurs nations. 2. Nation désigne un groupe humain envisagé sous le rapport de la communauté d'origine, de langue; peuple désigne un groupe humain envisagé du point de vue du gouvernement et des rapports politiques. Ces familles ainsi réunies en un corps, forment une nation sous le rapport de la communauté d'origine, un peuple sous le rapport de la communauté de territoire, un état sous le rapport de la communauté de lois (Bonald, Législ. primit., t.2, 1802, p.74).
b) En partic.
− [Au Moy. Âge] Groupement de maîtres et d'étudiants à l'intérieur des universités, selon un découpage linguistique. La faculté des arts de l'université de Paris comprenait quatre nations: anglaise (incluant les Allemands), française (incluant Italiens et Espagnols), picarde (incluant les Flamands), normande (FédouMoy. Âge1980).
− Au plur. [Dans l'Ancien Testament] Peuples idolâtres, ceux qui ne font pas partie du peuple élu. Synon. gentil1.Toute (...) guerre est une guerre sainte dans laquelle Jahvé intervient nécessairement pour porter secours à son peuple et anéantir les nations et leurs divinités (Allmen1956).
c) Synon. de nationalité (v. ce mot B 1).Le port est encombré de vaisseaux de toutes nations et de différents tonnages (Gautier,Tra los montes,1843, p.12).Dans l'intimité les Américains se laissent aller quelquefois à dire: «Nous sommes la nation qui a la peau la plus blanche du globe!» Et cette conviction les amène à traiter les hommes de toutes les autres nationalités blanches comme des nègres (Goncourt,Journal,1879, p.53).
− MAR. Pavillon de nation. Signe distinctif de la nationalité hissé à la corne des navires. (Dict. xixeet xxes.).
2. Groupe humain stable, établi sur un territoire défini constituant une unité économique, caractérisé par une auto-conscience ethnique (marquée par l'idée de la communauté d'origine et de destinée historique), une langue et une culture communes, formant une communauté politique personnifiée par une autorité souveraine et correspondant à un stade évolué du mode et des rapports de production. Des colonnes de conscrits, de soldats et de volontaires se croisaient, se mêlaient bruyamment (...). Madame de Béranger avait peur de ces rencontres fréquentes (...). Les volontaires criaient souvent Vive la nation! et elle se croyait en 93 (Sand,Hist. vie, t.2, 1855, p.414).Aucune [personne humaine] ne doit être privée des moyens positifs de travailler librement, sans dépendance servile à l'égard de qui que ce soit. C'est donc dans la nation que le droit de tous les individus, aujourd'hui, demain et toujours, trouve sa garantie (Jaurès,Ét. soc., 1901, p.132):
3. L'étude de la nation française nous a montré un cas où la plupart des composantes de la nation (marché national constitué ou en voie de constitution, langue nationale développée, unification politique, État centralisé) se trouvaient en place sans que pour autant puisse se créer la nation. Celle-ci ne put apparaître, en tant que telle, à la surface des rapports sociaux, qu'au moment où se cristallisèrent les contradictions de classes, où elles nécessitèrent l'intervention directe des masses populaires. R. Martelli,La Nation, Paris, Éd. soc., 1979, p.69.
SYNT. Nation commerçante, exportatrice, importatrice, industrialisée, industrielle, maritime; nations alliées, bélligérantes, ennemies; nations voisines; nations européennes, germaniques, latines, occidentales; nations civilisées, développées, en voie de développement; grandes nations.
Rem. À partir de la Révolution nation prend un sens politique précis et désigne une forme d'organisation sociale spécifique. Conjointement à cette acception, nation s'applique encore à cette époque à des groupes humains ayant eu des expériences d'organisation politique autonome, groupes qui ont en partie survécu à leur intégration dans le royaume de France avant 1789. Ces organisations possédaient les traits caractéristiques de toute ethnie et formaient un ensemble spécifique qui à la fin de l'Ancien Régime était désigné par province. La nation provençale (...) n'auroit pu céder les Avignonois au pape. La reine Jeanne le pouvoit-elle, contre les réclamations mêmes de la nation provençale? Non; les Avignonois sont donc toujours restés de droit une portion intégrante de la Provence, et par conséquent, de la nation françoise à laquelle la Provence a été incorporée (Robesp., Discours, Pétit. peuple avign., t.6, 1790, p.588).
♦ DR. INTERNAT. Clause de la nation la plus favorisée. Clause insérée dans un traité international et stipulant que l'État signataire s'engage à accorder aux ressortissants de son cocontractant tous les avantages déjà accordés ou qui pourront être accordés à un pays tiers. La nouvelle note iranienne annoncera la dénonciation de cet accord aux termes duquel l'Angleterre jouissait de la clause de la nation la plus favorisée (Le Monde, 19 janv. 1952, p.3, col. 4).La clause de la nation la plus favorisée crée des compétitions entre les divers pays, qui sont généralement tous désireux de l'obtenir, et par là, contribue à l'abaissement des tarifs douaniers et à l'extension des accords de réciprocité entre les pays. Mais par ailleurs, elle soude les économies de pays associés et contribue à la formation de «blocs» économiques opposés les uns aux autres (Bouv.-Ibarr.1975).
♦ Société* des Nations. Organisation* des Nations Unies.
3. P. méton. Territoire occupé par ce groupe humain. Synon. patrie, pays.Une nation est une grande association séculaire (...) entre des provinces en partie congénères formant noyau, et autour desquelles se groupent d'autres provinces liées les unes aux autres par des intérêts communs (Renan,Réf. intellect., 1871, p.202).
C. − [Désigne un ensemble de pers.]
1. Ensemble des personnes qui composent ce groupe (B2). Il traita de la paix, mais avec le consentement unanime de sa nation. Quelques révoltés, il est vrai, refusèrent de ratifier le traité; mais quel poids pouvoient avoir leurs réclamations après le voeu contraire, exprimé librement par la masse entière du peuple! (Genlis,Chev. Cygne, t.1, 1795, p.176).Quand on n'a pas pour soi l'opinion publique, c'est-à-dire la nation... on peut susciter des troubles, des complots, on peut faire des révoltes, mais non pas des révolutions! (Scribe,Bertrand, 1833, i, 6, p.134).Il tenait en profond mépris le gros de la nation française, ce ramassis de paysans et de manoeuvres qu'on appelle le peuple, ou la vile multitude (About,Nez notaire, 1862, p.8).
2. [Désigne un ensemble de pers. appartenant à une catégorie partic.]
− Vieilli ou littér. Ensemble des personnes formant un groupe homogène, qui ont des traits caractéristiques (physiques, psychiques, comportementaux, etc.) communs. Nation des poètes. C'est un coup-d'oeil charmant que toute cette nation citadine réunie sous l'ombrage d'arbres magnifiques et sur les gazons dont le Danube entretient la verdure (Staël,Allemagne, t.1, 1810, p.118).À peine ces trois rangées de maisons de la place Royale furent-elles dressées (...) que la nation des gens de justice envahit la place entière (Nerval,Nouv. et fantais., 1855, p.182).Toute la nation littéraire s'ordonnait en un petit nombre de tribus, selon les lois naïves des contrastes que l'on croyait exister entre l'art et la nature (Valéry,Variété IV, 1938, p.12).
− HIST. [Pendant la Révolution française] Ensemble des personnes formant le Tiers État. Le Tiers embrasse donc tout ce qui appartient à la nation; et tout ce qui n'est pas le Tiers ne peut pas se regarder comme étant de la nation (Sieyès,Tiers état, 1789, p.32).Au fur et à mesure que s'approfondissent les luttes révolutionnaires, la nation tend, dans le langage du temps, à s'identifier au peuple révolutionnaire qui a abattu la monarchie (R. Martelli,La Nation, Paris, Éd. soc., 1979, p.22).
− Vieilli. Ensemble des personnes appartenant à une même nation qui vivent dans un pays étranger. Synon. colonie.Toutes les «nations» de l'hôtel montrent beaucoup de gentillesses (Barrès,Amit. fr., 1903, p.51).
D. −
1. [Désigne une collectivité p. oppos. à un individu, une classe, un groupe] Collectivité nationale. Intérêts de la nation. Il ne faut plus nous dire continuellement: la France est un état monarchique; et faire découler ensuite de cet axiôme les droits du roi, comme la première et la plus précieuse partie de la constitution; et secondairement la portion de droits que l'on veut bien accorder à la nation (Robesp.,Discours, Contre veto, t.6, 1789, p.88).Pour lui, il n'était de joli départ pour les frontières qu'après avoir nettoyé le pays de la gangrène réactionnaire qui rongeait les forces vives de la nation (Aymé,Jument, 1933, p.89).La nation garantit l'égal accès de l'enfant et de l'adulte à l'instruction, à la formation professionnelle et à la culture (Constitution du 27 oct.1946,préambule).
2. DR. CONSTIT.
a) ,,Élément de l'État constitué par le groupement des individus fixé sur un territoire déterminé et soumis à l'autorité d'un même gouvernement. La nation est la substance humaine de l'État`` (Cap. 1936). L'idée de consulter la nation était lancée dans la circulation et s'associait à l'idée de liberté (Bainville,Hist. Fr., t.2, 1924, p.22).
b) [Dans la théorie classique issue de la Révolution française] ,,Personne juridique constituée par l'ensemble des individus composant l'État, mais distincte de ceux-ci et titulaire du droit subjectif de souveraineté`` (Cap. 1936). L'homme de leur choix sera constamment celui qui, à tous égards, offrira le plus de garanties comme administrateur local, et comme électeur des députés dont le mandat doit émaner de la nation entière (Lamennais dsL'Avenir,, 1831, p.277).Il tordait dans sa main le collet brodé du député de l'Aisne. «Le peuple me connaît. Il ne vous connaît pas. Je suis l'élu de la nation. Vous êtes les délégués obscurs d'un département» (A. France,Lys rouge, 1894, p.42).Dans la doctrine française, telle qu'elle a été exprimée dans nos constitutions de l'époque révolutionnaire et de 1848, la nation est le titulaire originaire de la souveraineté. La nation est une personne avec tous les attributs de la personnalité, la conscience et la volonté. La personne nation est, en réalité, distincte de l'État; elle lui est antérieure (L. Duguit,Traité de dr. constit., t.1, 1927, p.607 ds Rob.).



Haïti - Politique : La Nation n'est pas immortelle, elle agonise (dixit Michaëlle Jean)
15/05/2012 07:34:45


Propos de Michaëlle Jean :
« L'heure est grave. La Nation n'est pas immortelle, elle agonise. Le pays est à bout de souffle, à bout de tout. Le monde entier assiste, sans plus d'illusion, au spectacle désolant des impasses politiques haïtiennes qui se succèdent à coup de rivalités partisanes et stériles, d'inquisition sur des questions insensées comme celle de la double nationalité, alors qu'Haïti a besoin du concours de toutes ses filles et de tous ses fils, de les voir répondre à l'appel des aïeux, si souvent sublimé, mais si peu suivi, devenu lettres mortes : « l'union fait la force! » De l'union nous n'avons que faire, nous lui préférons la division et les affrontements sans fin. Tant et si bien, que nous n'avons pour force que celle d'enfoncer davantage notre terre et toute une population dans la précarité, l’abjecte pauvreté, la misère, le désarroi.

Il m'arrive, je l'avoue, d'avoir honte de cette pitoyable trahison de nos exploits et de nos conquêtes d'antan. Trahison de nos aspirations les plus nobles à la liberté, l'égalité et la fraternité. Trahison de nos rêves les plus grands de briser toutes les chaînes.

J'ai mal à mon cœur d'Haïtienne d'être interpellée par ceux, sourire en coin, qui tirent la ligne et ne voient plus en Haïti qu'un pays foutu, déliquescent, sans boussole, sans État, sans avenir, un tronc pourri, un monde de corruption et, certains n'hésitent pas à le dire, d'incapables.

J'assistais récemment à une table ronde où le verdict à propos d'Haïti était impitoyable, tant la situation bloquée des derniers mois est accablante. Voir des élus déterminés non pas à se retrousser les manches, mais à sacrifier l'intérêt de l'ensemble sur l'hôtel de l'obstruction systématique, sans retenue, sans foi ni loi, est insoutenable. L'exercice perdure et il est d'une cruelle irresponsabilité. Ce désordre assassine un pays et le plonge dans les ténèbres, dans une confusion telle que des esprits nostalgiques se prennent à regretter l’ordre des anciennes dictatures.

Le mouvement violent des plaques tectoniques n'est rien à côté. On aurait cru cette catastrophe, sans commune mesure, capable de rappeler à la raison et à la discipline.

On espérait un sursaut d'humanité, un pas décisif vers une éthique du partage. Chassez le naturel, il revient au galop. L'équipée est bien relancée dans la médiocrité. Car médiocres nous sommes si nous ne nous ressaisissons pas. Médiocres, si nous n'arrivons pas à réaliser l'unité nécessaire et à mettre de côté l’égoïsme et nos intérêts particuliers. Médiocres, si nous refusons le dialogue et le compromis historique salutaire au nom du bien commun, du pays à refonder, d'une Haïti nouvelle à créer. Médiocres, si nous restons englués dans l'indifférence chronique et la fuite en avant qui nous caractérisent devant l'échec qui pourtant crève cruellement les yeux à chaque carrefour. Médiocres, dans notre manque d'audace, de courage et de cohérence. Médiocres, dans notre complaisance, notre contentement aveugle, et notre fatalisme alors qu'il faut de toute urgence, ensemble, redoubler d'efforts. Médiocres, face à la jeunesse en mal de modèles à suivre et d'opportunités, pour le présent comme pour l'avenir.

Pourtant, il pourrait en être autrement. Nous pourrions montrer ce dont nous sommes capables, cesser de renaître du désespoir, faire preuve de vision, créer de toute notre énergie, de tous nos cœurs et nos cerveaux volontaires, l’espoir. Encore faut-il que nous le voulions. La volonté collective nous fait défaut, elle n'est toujours pas au rendez-vous. Autrement, nous investirions tout pour un gouvernement au plus vite constitué; un État viable; des institutions fortes; une fonction publique remembrée et compétente; un accès universel à des services de santé sur tout le territoire; des écoles et des programmes de qualité avec des maîtres formés; une université d'État remise sur les rails avec un campus dans le Nord à démarrer et d'autres à construire dans chaque région du pays; un système de justice accessible, efficace, indépendant et fiable; une police nationale professionnelle capable de garantir la sécurité des lieux, des personnes et des frontières et de participer au développement; des collectivités plus fortes qui participent de manière décentralisée à la croissance locale, régionale et nationale; des organisations de la société civile incluses dans le mouvement de relève et impliquées dans la recherche de solutions aux problèmes affligeants; une économie diversifiée pour un redressement de la production nationale et la création d’emplois, de leviers et de niches sur tout le territoire; l'agriculture priorisée, la pêche et les métiers de la mer organisés; l'entreprenariat facilité; des lois, des règles, des codes édictés pour la sécurité publique et pour mettre fin au chaos général, à l'incurie dangereusement mortifère; une politique énergétique et de reboisement innovatrice; la propreté et la salubrité partout pour notre plus grande fierté, notre intégrité et notre sens de la dignité; des citoyennes et des citoyens dont on reconnait les droits et libertés, mais qui sont aussi conscients de leurs devoirs.

Il y a exactement un an, un Président démocratiquement élu passait la cocarde à un autre, légitimement choisi lui aussi par la voie des urnes. Le nouveau Président de la République n’aura pas eu la partie facile pour former un gouvernement et le consolider, tant le terrain est miné. Que l’on comprenne qu’empêcher, retarder la formation d’un gouvernement est pur sabotage, irresponsable et suicidaire. Le temps est compté, chaque jour, chaque mois dans l’impasse est un coup de massue asséné à la Nation. Le monde nous regarde non plus désolé, mais décontenancé face à un tel bourbier politique totalement déshonorant. Sans gouvernement, le pays, déjà au bord du précipice, ne se relèvera pas, tous les efforts seront engloutis.

Le pays c'est nous, chacune et chacun d'entre nous. Sa réussite dépend aussi de nous.

Je dis «nous», ne cherchant pas à m’extraire du destin de la terre qui m’a vue naître.

Il est de notre entière responsabilité de montrer ce que nous sommes vraiment capables d’accomplir. »

Michaëlle Jean








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Pakapala93

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May 23, 2012, 12:39:29 PM5/23/12
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Jacques tu mets et tu gardes toujours les choses à leurs places à ce que je saches j'ai été une seule fois en désaccord avec toi sur un sujet mais après analyse j'ai saisi tu avais raison en quelque sorte c'est pourquoi je tai nommé lhomme du terrain 

J'ai toujours fait éloge de l'intelligence de madame Sept j'espere qu'elle ne croit pas cela lui donne le pouvoir d'insulté la notre 

Madame Letitiah est une bonne woule de bo qui sait peut être qu'elle est l'élève de notre grand boulangere qui nous à roulé dans la farine deux mandats consécutives pourtant madame exortait les parlementaires à ne pas voter le ministre Laurent Lamorthe elle a toute une brochure sur la toile mettant  en garde nos poulins des deux chambres 

Ces frotteurs de troubles lavalassiens non aucun choix de laisser ce gouvernement fait sentir ses actions nous ne pouvons pas vivre dans une éternelle opposition Abraham dit c'est assez le béton à un nouveau chef notre génération à payer le prix lavalassienne le bilan est trop lourd 

Nous demandons une chance pour le peuple qui à voter son nouveau leader le président Michelle Joseph Martelly 

Sak pa kontan anbake lan mè à tou pré nagé pou soti 

Kenbe red 




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-------- Original message --------
Subject: [Tout-Haiti] Letitiah- Mots a PFA: MY LAST COMMENTS ABOUT MICHAELLE JEAN'S STATEMENT
From: JACQUES MALI <jak...@yahoo.com>

JACQUES MALI

unread,
May 23, 2012, 4:15:20 PM5/23/12
to tout-...@googlegroups.com, grands...@yahoogroups.com, koze-ma...@googlegroups.com, vin...@yahoogroupes.fr, dja_...@yahoo.fr, fap...@yahoo.com, debana...@yahoogroups.com, haitico...@yahoogroups.com, haiti-...@googlegroups.com
Cher Wesly,
Je ne demande jamais a quiquonque d''etre d'accord avec moi,
cependant, je suis parti en guerre cette fois-ci contre ceux qui d''un
revers de main facile rejettaient  la bienvenue contribution de Mme Jean
dans la politique haitienne. Voici une valeur haitienne sure qui veut apporter 
sa contribution, et on la rejette. Nos Haitiens sont des briseurs d''Homme.
Pou yo, fok li te joure blan, fok li te joure Martelly. Sinon, diskou a pa bon.
Meme si elle dit des verites, cela importe peu.
Li pa Ginen, li pa Haitien, Se blan li ye.
Voila une femme qui n'a rien a gagner d'Haiti, qui propose sa contribution
et nous la rejettons.
Well Wes, wa di'm kote nou bwale apre sa.
Quand se pa dechouke nap dechouke en Haiti, se personalite moun nap kraze...
Se konsa.....
Nous devons apprendre a respecter nos valeurs chers amis,
d'autant plus que ce que Mme jean dit sur nos impasses politiques est vrai.
Bon, Wes, comme toujours nap tan'n ou pou prochain grog la.
M'ale.
Jacques.
 
Jacques.

ronald leon

unread,
May 23, 2012, 4:24:37 PM5/23/12
to tout-...@googlegroups.com, grands...@yahoogroups.com, koze-ma...@googlegroups.com, vin...@yahoogroupes.fr, dja_...@yahoo.fr, fap...@yahoo.com, debana...@yahoogroups.com, haitico...@yahoogroups.com, haiti-...@googlegroups.com

ronald leon

unread,
May 23, 2012, 4:26:49 PM5/23/12
to tout-...@googlegroups.com, grands...@yahoogroups.com, koze-ma...@googlegroups.com, vin...@yahoogroupes.fr, dja_...@yahoo.fr, fap...@yahoo.com, debana...@yahoogroups.com, haitico...@yahoogroups.com, haiti-...@googlegroups.com

Max Jeanty

unread,
May 24, 2012, 10:38:05 PM5/24/12
to tout-...@googlegroups.com, grands...@yahoogroups.com, koze-ma...@googlegroups.com, vin...@yahoogroupes.fr
Well said Jacques!

Max Jeanty


From: JACQUES MALI <jak...@yahoo.com>
Sent: Tuesday, May 22, 2012 11:51 AM
Subject: [Tout-Haiti] Re: [Grands Débats] Re: (Fanel) HAÏTI - Politique: Bilan-diagnostic de Michaëlle JEAN (1er commentaire: Immortalité)

PFA

unread,
May 25, 2012, 12:58:23 PM5/25/12
to VIN...@yahoogroupes.fr, Koze Mande Chez, Tout- Haiti Googlegroups, Grand Debats
M. Ossé
 
Vous assez bien fait d'economiser votre temps pendant toute cette eternité, car vous n'avez aucune logique discursive. Categoriser les internautes qui ne partagent pas l'opinion de Mme Jean de gens " qui interviennent dans le but de se faire voir et d'attirer la sympathie des leaders du pays Dieu sais (sic) à quelle fin" c'est une grosse perte de temps et un manque d'egards de votre part. Si la pensée unique vous plait à ce point, vous etes au mauvais endroit dans la diaspora. Mieux vaut vous rendre sur le terrain et vous faire remarquer par votre idole, le president Martelly. Le chef de file des "incompris" c'est bien vous cher monsieur. J'ai lu et relu votre intervention et du me rendre à l'evidence que je n'arriverai point à vous comprendre. Vous etes donc un incompris cher monsieur. Peut-etre que les seules personnes qui arriveront à vous comprendre seront les martellystes qui se rejouissent de l'evangile de Mme Jean.
 
Ne vous empressez pas cher monsieur de repondre "ainsi soit-il" à madame dans le but d'etre dans sa clique. Madame n'est pas le prototype d'Haitien de la dispora.
 
Kenbe fem! BOn retour au silence!
 
kenbe fem!
 
PFA
 
 
 
 
 

From: J. P. osse <oss...@hotmail.com>
To: vin...@yahoogroupes.fr
Sent: Thursday, May 24, 2012 2:53 AM
Subject: RE: [VINOUSH] WES- Mots a PFA: MY LAST COMMENTS ABOUT MICHAELLE JEAN'S STATEMENT

 
Wesly 
 
cela fait une éternite que je me suis pas Intervenu sur le forum, parceque c'est une perte de temps et une initiative vouée a l'échec car il y a parmi nous qui veulent le changement, mais d'autres internautes interviennent dans le but de se faire voir et d'attirer la sympathie des leaders du Pays, Dieu seul sais à quelle fin.
 
Les incompris de chez nous n'ont meme pas pris le temps d'analyser l'intervention de Mm Michaelle Jean , puis la placer dans son contexte avant de sauter sur l'occasion  de se faire remarquer. Car sanctionner l'intervention de Mm Michaelle Jean leur permet de se faire une vitrine internationale

Wesly yo voye roch sou mango mu pa sou mango verte. Un grand profiteur a dit la meilleure façon de se faire connaitre c'est de se mesurer avec le meilleur mème quand on fait pas le poids. C'est exactement ce qui arrive dans le cas de Mm Michaelle Jean.
Si Mm Jean a pu se tenir debout pour dénoncer certaines choses qui sont si simples dans certains pays et s'avèrent compliqués chez nous . c'est parce que Mm Jean a cotoyé tellement de leaders politiques dans le monde et sait exactement comment ca marche mondialement , elle sonne la sonnette d'alarme pour exhorter nos pantins de la chambre et les politiciens de notre Pays à ouvrir leurs yeux sur les grands enjeux de la mondialisation.elle veut faire comprendre à ces gens que si on rate le bateau cette fois ci c'est le chaos, c'est notre existence même en tant que peuple qui est en périle(car puerilité c'est notre action). Le gateau de la mondialisation est sur la table servez vous ceux qui sont capable de faire la difference.
 
mais hélas ils n'ont pas compris cette approche si simple et ce cri de desespoir si profond de Mm jean. ils aimeraient que Mm Jean leur fasse un dessin afin de les faire comprende que notre pays est au bord de l'abime; ou les reveler tous les secrets de ce qui fait de Canada un Pays developpé, ou de chercher des subventions pour eux à tous les niveaux ce qui les aurait soulager et les permettre de voler encore plus
 
Mm Jean sait très bien que le succès est dans le travail, la collaboration, l'entente et l'entr-aide, la détermination,le ferveur patriotique,l'organisation, le respect des lois et d'autruis, l'amour de son Pays. valeurs que ces patins ont bafoués et piétinés 
on comprend pourquoi la loi sur la double nationalité rend amtipathique et nerveux ces pantins, car ils seront menacés et se sentent traquer par les milliers de gens que la situation sociale et politique ont envoyé en exile.
 
maintenant je comprend plein de choses, car si en tant qu'Haitiens vivant à l'exterieur on ne peut avoir une opinion de ce qui se passe dans notre Pays, ou meme vouloir aider sans que cela ne prête a toute sorte de connotation; donc je ne vois pas pourquoi on se tue à travailler dur pour aider notre famille en haiti et du coup aider le Pays. Je ne vois pas pourquoi on voyage chaque année pour aller soutenir ceux qui Habitent encore le Pays.
 
Nous Haitiens de la Dispora On doit donner une replique digne à ces pantins, car selon eux on nous ne representons rien dans l'echiquier du Pays. Donc par la désobeissance et pour montrer notre valeur, j'aimerais demander à tous les Haitiens de la Dispora de cesser ne serait ce que 2 petits mois d'envoyer de l'argent et de nourriture en Haiti. On verra si vraiment on ne represente rien dans l'echiquier du Pays..... 
 
Si on rie de nous qui travaillent matin . midi , soir sans repis , sans vie sociale pour aider le Pays si c'est de cette façon qu'on nous a remercié il faut frapper nos pieds.....
 
Juillet et Aout seront les deux mois de la desobeissance.......
 
Diaspora debout la guerre est declarée certains pantins voulaient la guerre on va leur montrer ce qu'est la guere et ils seront responsable des deboirs du Pays.....
 
 
J.P osse
CC: dja_...@yahoo.fr; fap...@yahoo.com; debana...@yahoogroups.com; haitico...@yahoogroups.com; haiti-...@googlegroups.com
From: jak...@yahoo.com
Date: Wed, 23 May 2012 13:15:20 -0700
Subject: [VINOUSH] WES- Mots a PFA: MY LAST COMMENTS ABOUT MICHAELLE JEAN'S STATEMENT

 
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PFA

unread,
May 25, 2012, 7:06:47 PM5/25/12
to Letitiah Sept, grands...@yahoogroups.com, VIN...@yahoogroupes.fr, Koze Mande Chez, Tout- Haiti Googlegroups, Haiti Connexion

 Se sa Letitiah! Ou wè lwen wi ou menm :-)
 

From: Letitiah Sept <letiti...@yahoo.com>
To: "grands...@yahoogroups.com" <grands...@yahoogroups.com>; "VIN...@yahoogroupes.fr" <VIN...@yahoogroupes.fr>; Koze Mande Chez <koze-ma...@googlegroups.com>; Tout- Haiti Googlegroups <tout-...@googlegroups.com>; Haiti Nation <haiti-...@googlegroups.com>; Wesly Deguerre <pakap...@yahoo.com>; "jak...@yahoo.com" <jak...@yahoo.com>; "fap...@yahoo.com" <fap...@yahoo.com>
Cc: grandsdebats <grands...@yahoogroups.com>; "DEBANA...@yahoogroups.com" <DEBANA...@yahoogroups.com>; Haiti Connexion <haitico...@yahoogroups.com>
Sent: Friday, May 25, 2012 4:52 PM
Subject: WES- Mots a PFA: Michaelle Jean a fait un Faux Pas!

Quand arrivera-t-on a reconnaitre le fonds de la question qui se discute ici:
L'intervention de la Gouverneure est pertinente,
Mais elle est egalement Partisane.
Cela signifie que tous les interets n'y sont pas representes de facon egale.
Puisque l'intervention est partisane,
Elle engendra surement les vacillements de plateaux
Inherent a l'introduction de poids et contrepoids (check & balance) dans la balance,  
Sur ces forums,
ce systeme est represente par le debats.
D'ailleurs, c'est la base de la democratie.
 
La zone d'equilibre stable de ce systeme de controle
N'est autre que la Constitution de 1987.
 
Blamer la Constitution de 1987
Ou les constituants qui l'ont redige comme vous le faites ici, Jacques, c'est un autre debats.
 
 L'on ne peut pas blamer la Constitution de 1987
Au beau milieu d'un exercice civil et politique
Base sur cette constitution!
Ce serait completement irrationnel,
Car si aujourd'hui nous blaa Constitution de n'avoir pas accorde assez de ppresident que l'on n'aime pas assez.
 
Les "premier ministres point barre" du type Gerard Latortue n'est pas une option viable.
 
Le gouvernement "j'approuve" est revolu en Haiti depuis 1986.
Le parlement a ratifie deux PM sur quatre nommes.
C'est une bonne moyenne.
L'executif a rejete l'un d'entre eux,
C'est aussi une bonne moyenne.
En fin de compte, nous avons un gouvernement accepte par les deux branches du gouvernement.
 
Donc, il est totalement inappropriee pour Mme Michaelle Jean
De qualifier les debats et prises de position du Parlement Haitien de "Sabotage",
Specialement apres que ce meme Parlement eut approuve  l'un apres l'autre,
Les Premiers Ministres Garry Conille et Laurent Lamothe.
 
Son texte a ete probablement concu pour etre publie le 14 Mai,
Jour de l'anniversaire de l'investiture de Martelly.
Elle aurait frappe droit au coeur si la parlement n'avait pas ratifie le PM Lamothe avant cette date.
Cependant, son couteau a glisse sur l'os lorsque le Parlement ratifia Lamothe avant le 14 Mai.
 
Une personne de sa trempe aurait du aussitot de ressaisir, s'adapter au nouveau developpment,
Pour complimenter le premier Ministre Lamothe pour avoir ete ratifie,
Le President Martelly pour avoir pu, en fin, forme un gouvernement,
Le parlement dans son entier, y compris le president du parlement, le senateur Deras,
Les senateurs en fin de mandat,
Les deputes, pour avoir ratifie un premier nomme par le president,
Et ensuite feliciter le peuple Haitien en entier pour avoir vecu avec patience,
Ces difficiles moments d'attente dans la paix et la serenite.
Alors seulement elle gagnerait le brevet de maturite politique.
Pourtant, il n'en fut rien. Madame Jean se lanca plutot dans une tirade faite de lieux communs et du blame coutumier, preuve qu'elle est solidement Haitienne au sens vulgaire du terme: "Ampil pawol, epi anyen", comme dirait Pyram de Pelen Tet!
Cependant, nos chers internautes ont tout simplement mordu a l'hamecon, par partisanerie, par adoration, ou tout simplement par programmation mentale par les etrangers du Canada ou des Nations Unies, les actuels occupants militaires, civils et economiques d'Haiti!
Pourquoi qualifier de defauts triviaux ou folkloriques (jalousie, fauteurs de trouble lavalasse, mango mi /mago vet, etc.) ceux qui arrivent a developper une ligne d'opinion contraire? Qu'arrive-t-il a la "logique discursive" que PFA reclame de vous, messieurs?
La verite est l'un des cas suivants s'applique a chacun de nous:
Ou bien nous sommes trop partisans pour conceptualiser le systeme de poids et de contrepoids si necessaire a toute contruction durable, statique ou dynamique.
Ou bien nous sommes simplement incapable d'y arriver mentalement. Dans ce cas, la radicalisation qui consiste a essayer de supprimer toute opinion contradictoire ou critique sera notre reflexe viscerale.
Ou bien, dans le cas particulier de Mme Michaelle Jean, nous nous sentons obliges d'obeir inconsciemment de nous conformer aux pensees des etrangers qui l'ont place a un niveau si eleve parmi eux. Dans ce cas, vous ne devez pas oublie qu'en depit du fait qu'elle est notre, ceux qui lui ont accorde le pouvoir d'influencer notre perception ne sont pas necessairement notre, tout comme les soldats d'origines Haitiennes qui font partie des armees etrangeres qui ont envahi et occupe notre pays ont foule notre sol en tant que soldats etrangers d'origine Haitienne, mais au service d'une armee etrangere.
 
PS: Osse, ceux de la diaspora qui envoient de l'argent en Haiti l'envoient a leurs parents, amis, dependants, pour rebatir leurs maisons, prendre soin de leurs affaires, ou par pure generosite envers Haiti. De ce fait, toi, Gerard Bissainthe ou les autres qui n'ont pas de dependants en Haiti ne peut pas empecher ces gens de continuer a envoyer leur argent en Haiti pour des raisons politiques. Ordinairement, les remetteurs de fonds en Haiti sont parmi les Haitiens les moins fortunes de la diaspora qui ont des dependants en Haiti. Donc, ta menace n'est que coup de main dans l'air!
 
 

From: PFA <fap...@yahoo.com>
To: "VIN...@yahoogroupes.fr" <VIN...@yahoogroupes.fr>; Koze Mande Chez <koze-ma...@googlegroups.com>; Tout- Haiti Googlegroups <tout-...@googlegroups.com>; Grand Debats <grands...@yahoogroups.com>
Sent: Friday, May 25, 2012 12:58 PM
Subject: [Grands Débats] Re: WES- Mots a PFA: MY LAST COMMENTS ABOUT MICHAELLE JEAN'S STATEMENT

 
M. Ossé
 
Vous assez bien fait d'economiser votre temps pendant toute cette eternité, car vous n'avez aucune logique discursive. Categoriser les internautes qui ne partagent pas l'opinion de Mme Jean de gens " qui interviennent dans le but de se faire voir et d'attirer la sympathie des leaders du pays Dieu sais (sic) à quelle fin" c'est une grosse perte de temps et un manque d'egards de votre part. Si la pensée unique vous plait à ce point, vous etes au mauvais endroit dans la diaspora. Mieux vaut vous rendre sur le terrain et vous faire remarquer par votre idole, le president Martelly. Le chef de file des "incompris" c'est bien vous cher monsieur. J'ai lu et relu votre intervention et du me rendre à l'evidence que je n'arriverai point à vous comprendre. Vous etes donc un incompris cher monsieur. Peut-etre que les seules personnes qui arriveront àvous comprendre seront les martellystes qui se rejouissent de l'evangile de Mme Jean.
 
Ne vous empressez pas cher monsieur de repondre "ainsi soit-il" à madame dans le but d'etre dans sa clique. Madame n'est pas le prototype d'Haitien de la dispora.
 
Kenbe fem! BOn retour au silence!
 
kenbe fem!
 
PFA
 
 
 
 
 

From: J. P. osse <oss...@hotmail.com>
To: vin...@yahoogroupes.fr
Sent: Thursday, May 24, 2012 2:53 AM
Subject: RE: WES- Mots a PFA: MY LAST COMMENTS ABOUT MICHAELLE JEAN'S STATEMENT

 
Wesly 
 
cela fait une éternite que je me suis pas Intervenu sur le forum, parceque c'est une perte de temps et une initiative vouée a l'échec car il y a parmi nous qui veulent le changement, mais d'autres internautes interviennent dans le but de se faire voir et d'attirer la sympathie des leaders du Pays, Dieu seul sais à quelle fin.

 
Les incompris de chez nous n'ont meme pas pris le temps d'analyser l'intervention de Mm Michaelle Jean , puis la placer dans son contexte avant de sauter sur l'occasion  de se faire remarquer. Car sanctionner l'intervention de Mm Michaelle Jean leur permet de se faire une vitrine internationale

Wesly yo voye roch sou mango mu pa sou mango verte. Un grand profiteur a dit la meilleure façon de se faire connaitre c'est de se mesurer avec le meilleur mème quand on fait pas le poids. C'est exactement ce qui arrive dans le cas de Mm Michaelle Jean.
Si Mm Jean a pu se tenir debout pour dénoncer certaines choses qui sont si simples dans certains pays et s'avèrent compliqués chez nous . c'est parce que Mm Jean a cotoyé tellement de leaders politiques dans le monde et sait exactement comment ca marche mondialement , elle sonne la sonnette d'alarme pour exhorter nos pantins de la chambre et les politiciens de notre Pays Ã  ouvrir leurs yeux sur les grands enjeux de la mondialisation.elle veut faire comprendre Ã  ces gens que si on rate le bateau cette fois ci c'est le chaos, c'est notre existence même en tant que peuple qui est en périle(car puerilité c'est notre action). Le gateau de la mondialisation est sur la table servez vous ceux qui sont capable de faire la difference.
 
mais hélas ils n'ont pas compris cette approche si simple et ce cri de desespoir si profond de Mm jean. ils aimeraient que Mm Jean leur fasse un dessin afin de les faire comprende que notre pays est au bord de l'abime; ou les reveler tous les secrets de ce qui fait de Canada un Pays developpé, ou de chercher des subventions pour eux à tous les niveaux ce qui les aurait soulager et les permettre de voler encore plus
 
Mm Jean sait très bien que le succès est dans le travail, la collaboration, l'entente et l'entr-aide, la détermination,le ferveur patriotique,l'organisation, le respect des lois et d'autruis, l'amour de son Pays. valeurs que ces patins ont bafoués et piétinés 
on comprend pourquoi la loi sur la double nationalité rend amtipathique et nerveux ces pantins, car ils seront menacés et se sentent traquer par les milliers de gens que la situation sociale et politique ont envoyé en exile.
 
maintenant je comprend plein de choses, car si en tant qu'Haitiens vivant Ã  l'exterieur on ne peut avoir une opinion de ce qui se passe dans notre Pays, ou meme vouloir aider sans que cela ne prête a toute sorte de connotation; donc je ne vois pas pourquoi on se tue à travailler dur pour aider notre famille en haiti et du coup aider le Pays. Je ne vois pas pourquoi on voyage chaque année pour aller soutenir ceux qui Habitent encore le Pays.
 
Nous Haitiens de la Dispora On doit donner une replique digne à ces pantins, car selon eux on nous ne representons rien dans l'echiquier du Pays. Donc par la désobeissance et pour montrer notre valeur, j'aimerais demander à tous les Haitiens de la Dispora de cesser ne serait ce que 2 petits mois d'envoyer de l'argent et de nourriture en Haiti. On verra si vraiment on ne represente rien dans l'echiquier du Pays..... 
 
Si on rie de nous qui travaillent matin . midi , soir sans repis , sans vie sociale pour aider le Pays si c'est de cette façon qu'on nous a remercié il faut frapper nos pieds.....

 
Juillet et Aout seront les deux mois de la desobeissance.......
 
Diaspora debout la guerre est declarée certains pantins voulaient la guerre on va leur montrer ce qu'est la guere et ils seront responsable des deboirs du Pays.....
 
 
J.P osse
Subject: WES- Mots a PFA: MY LAST COMMENTS ABOUT MICHAELLE JEAN'S STATEMENT

 
Cher Wesly,
Je ne demande jamais a quiquonque d''etre d'accord avec moi,
cependant, je suis parti en guerre cette fois-ci contre ceux qui d''un
revers de main facile rejettaient  la bienvenue contribution de Mme Jean
dans la politique haitienne. Voici une valeur haitienne sure qui veut apporter 
sa contribution, et on la rejette. Nos Haitiens sont des briseurs d''Homme.
Pou yo, fok li te joure blan, fok li te joure Martelly. Sinon, diskou a pa bon.
Meme si elle dit des verites, cela importe peu.
Li pa Ginen, li pa Haitien, Se blan li ye.
Voila une femme qui n'a rien a gagner d'Haiti, qui propose sa contribution
et nous la rejettons.
Well Wes, wa di'm kote nou bwale apre sa.
Quand se pa dechouke nap dechouke en Haiti, se personalite moun nap kraze...
Se konsa.....
Nous devons apprendre a respecter nos valeurs chers amis,
d'autant plus que ce que Mme jean dit sur nos impasses politiques est vrai.
Bon, Wes, comme toujours nap tan'n ou pou prochain grog la.
M'ale.
Jacques.
 
Jacques.
 

Subject: Re: Letitiah- Mots a PFA: MY LAST COMMENTS ABOUT MICHAELLE JEAN'S STATEMENT



Jacques tu mets et tu gardes toujours les choses à leurs places à ce que je saches j'ai été une seule fois en désaccord avec toi sur un sujet mais après analyse j'ai saisi tu avais raison en quelque sorte c'est pourquoi je tai nommé lhomme du terrain 

J'ai toujours fait éloge de l'intelligence de madame Sept j'espere qu'elle ne croit pas cela lui donne le pouvoir d'insulté la notre 

Madame Letitiah est une bonne woule de bo qui sait peut être qu'elle est l'élève de notre grand boulangere qui nous à roulé dans la farine deux mandats consécutives pourtant madame exortait les parlementaires à ne pas voter le ministre Laurent Lamorthe elle a toute une brochure sur la toile mettant  en garde nos poulins des deux chambres 

Ces frotteurs de troubles lavalassiens non aucun choix de laisser ce gouvernement fait sentir ses actions nous ne pouvons pas vivre dans une éternelle opposition Abraham dit c'est assez le béton à un nouveau chef notre génération à payer le prix lavalassienne le bilan est trop lourd 

Nous demandons une chance pour le peuple qui à voter son nouveau leader le président Michelle Joseph Martelly 

Sak pa kontan anbake lan mè à tou pré nagé pou soti 

Kenbe red 




Sent via the Samsung Galaxy Sâ„¢ II Skyrocketâ„¢, an AT&T 4G LTE smartphone.
Bonne fin de journée!
 
PFA
 
 
 
 

From: Fanel Merville <fme...@hotmail.com>
To: koze-ma...@googlegroups.com; tout-...@googlegroups.com; grands...@yahoogroups.com; vin...@yahoogroupes.fr
Sent: Tuesday, May 22, 2012 11:52 AM
Subject: RE: MY LAST COMMENTS ABOUT MICHAELLE JEAN'S STATEMENT

PFA,
 
Thank you very much for your time and I hope this email finds you well. Let me put this upfront: I cannot promise that will find the time to entertain an on-going debate because I am working on two projects that leave me no time. Hopefully I will be in a better position in September of this year. If I don’t respond or comment on any of your post, now you know the reason.
            In regards to your most recent post, I frankly don’t think we are that far apart in this discussion. I have similar discussions after I listen to a state of the union address in the United States. It all depends on the lens under which the text or the speech is being analyzed. When you craft a speech or a text you have an audience in mind and a goal to reach. The audience in this particular context was the Haitian people and the goal of the message was to touch our conscience. Any reference to the role of the international community in “this mess� as you put it, would have done a disservice to the goal of the message. It is immaterial. Some of us are waiting for an excuse to continue business as usual. Why giving them one? After all, the international community will never change, and we should never expect them to change. They will always want to control our politics, our economy and our social life. They pretend they are helping, but in fact they are helping themselves. We have no control over that. What we can control, however, is our inability to work together for a common purpose. That’s the core of Ms. Jean’s message in my view.
         During world war II, the US army was 18th in the world. President Roosevelt called upon all Americans, Democrats and Republican alike to help him face the challenge. The business community dominated by Republicans came together with President Roosevelt and they built the US army to become the first in the world. We did something similar during our independence wars. We need to repeat this chapter of our history.   
         PFA, we may have to agree to disagree on this, but it has to do perhaps with my background. I know my history and I understand very well international politics. I am the type of person when I fail in anything I tend to look at myself first. I may look at other factors only after I finish evaluating myself. This is what I think we need as a nation at the moment. Remember: SE SOT KI BAY SE INBESIL KI PA PRAN.  Also, I don’t think we can equate our bickering with that of the politicians in the United States. This is a whole doctoral dissertation right there.
         Last point: you disagree with Ms. Jean’s comments on the allegation of dual citizenship brought against President Martelly and the time lost to form a government. I don’t think it is Ms. Jean’s position that the article referring to dual citizenship in our constitution is meaningless (Insense).  She did not say that, and I don't think she would. I don’t know what else you wanted her to say since there was no case presented. Putting partisan politics aside, the dual citizenship issue was/is a legal matter more than anything else. In the court of law the burden of proof is always on the accuser to present the evidence. You cannot take someone to court on allegation only. If there was strong evidence, I don’t think it was presented. I think that's what Ms. Jean was referring to in her statement. I really don’t want to reopen this can of worms, because it is a very partisan issue. I honestly don’t have a dog in this fight and I don't want my views to be twisted and misconstrued. My dog is due process under the law. If you make an accusation, you have to be ready to back it up with evidence. If the president has dual or triple citizenship, you have to agree with me that the case against him was poorly handled. This is my view.
       Je dois m’en aller maintenant. Je te souhaite de passer une tres bonne journee (ou nuit). A la prochaine.
 
Fanel Merville  

Date: Sun, 20 May 2012 17:31:21 -0700
From: fap...@yahoo.com
Subject: Re: (Fanel) : HA�TI - Politique: Bilan-diagnostic de Michaëlle JEAN (1er commentaire: Immortalité)
Fanel,
 
Once again I thank you for your message, and I hope this is the first of a serie of thorough contributions which could energize our agonizing forums. I like both the tone and the content of your rebuttal, albeit the differences in perspective between us. But as we say in Haiti, from the clash of ideas, light shall emerge. As a matter  of fact, a couple of weeks ago, I was listening to a a chat that an NPR staff had with Jonah Golberg about his new book The Tyranny of Clichés, and I really enjoyed the striking similarities between American politicians (liberals and conservatives) and Haitian politicians. In that chat, the conservatice critic mentioned how college students are being brought up to favor clichés over ideology, and he pointed out how and why debates are essential for democracy.
 
I am afraid that Ms. Jean's speech was more about clichés. I couldn't find one original idea in the speech that conservative Haitians called the "alarm signal". The diagnosis and its causes are all common leitmotivs that Haitians like to repeat over and over. And the earthquake that struck 2 and a half years ago was an eye opener for the sceptics. In this day and age, I'm certain that all Haitians know and believe that they may become extinct, sooner rather than later.
 
You are right to say that we should stop playing victims and start bearing the responsibilities of our mistakes. In fact, I have no sensibility for our politicians. While the "blanc"'s hands have been prominent in our problems, it is our elected officials'responsibility to stand up for us. Unfortunately, we are and have always been governed by near-sighted, egoistic, petty and cheap thieves with the help of whom the "blanc" was able to defend his and his country's interests. I was so surprised to see such a "grande dame" play partisan politics in a paternalistic and selective tone. I was all the more surprised when she called for unity. I can understand why she didn't acknowledge the international community's role in all this mess; however she shouldn't not have called for unity when her message was meant to make president Martelly and his cronies feel good.
 
Finally, yes bickering is rooted in our DNA. We have yet to learn to compromise. We have yet to learn to be tolerant and accepting. We have yet to learn to be less self-centered. we need a new mental construct. If you have been on the forums for a while, you should know that many great Haitians have advocate for a quiet revolution. Nonetheless, we won't get there if we are not true to ourselves. The solution doesn't lie in the blame game. if we want to bear our responsibilities, president Martelly should acknowledge the crises--both preventable and non preventable--that he has imposed on our vulnerable population. Then the other politicians and the business predators should do the same. We are not the only people that like bickering. Here in the U.S., I can't recall the last time democrats and republicans willingly united on an important issue. Our bickering is different in the sense that it overshadows the urgency of our people's dire situation. And this won't change without responsible leaders. it's a chicken and egg situation. Which comes first: meeting our people's basic needs or the change of paradigm? Which is why Ms. Jean needs to be more specific. We already know the clichés.
 
Kenbe fem!
 
PFA
 
 
 
 
 

From: Fanel Merville <fme...@hotmail.com>
To: koze-ma...@googlegroups.com; tout-...@googlegroups.com; grands...@yahoogroups.com; vin...@yahoogroupes.fr
Sent: Friday, May 18, 2012 5:52 PM
Subject: RE: Re: Re : HA�TI - Politique: Bilan-diagnostic de Michaëlle JEAN (1er commentaire: Immortalité)

PFA,
 
I do appreciate your analysis of Michaelle Jean’s article. In fact, I enjoy reading your posts…all of them. However, I am going to disagree with you on this one, I hope you don’t mind.  Ms. Jean’s comments come at a time where perhaps we need them the most if we want to pick up what is left of Haiti. In addition to your post, I have read some other comments and I am afraid to say that it is déjà vu all over again. I think we are wasting valuable time debating semantics instead of debating the big picture, which is how do we get out of this quagmire. From reading Ms. Jean’s text, I come out with two main points:
a) We need to stop bickering if we want to build a better Haiti.
b) We need to take ownership of our situation.
            You argue that Ms. Jean uses paternalistic terms to describe our situation. I beg to differ. I believe that we are not going anywhere until we take ownership of our political, social and economical situations. Playing victims and blaming others for our misfortune is not taking us anywhere. This is a mental construct based on the thinking that “the world is against us because we made 1804�. Well… what do we do about it? When are we going to wake up and smell the coffee? The world is a big jungle and every nation is fighting for itself.
           About three months ago, I was listening to a radio station based in Haiti. I was listening online from where I live in Connecticut. There were two Haitian intellectuals debating our current political dilemma including our last presidential elections. In summary, they blamed the international community for everything.  It was shocking. If we blame others for everything, what does it say about our ability to think and choose? I think we have developed this mental disposition to blame someone else for everything that happens to us. This is a “feel good� mentality. It does not solve problems. Why did we have to wait for the white man to bring us together on Governor’s Island to tap on our shoulders to settle our differences? Why did we have to wait for the white man to pick our Prime Minister for us when we had ample opportunities to do it ourselves? And, by the way we later asserted that the previous nominees were qualified but we just could not vote for them. Why are we complaining now that the white man decides for us? This is the type of bickering Ms. Jean is referring to. You also argue that Ms. Jean needs to tell us what to do to avoid “death�. I think she does. She advocates for a new mental construct where we build on the things that we have in common and stop arguing about the few things that separate us.   
     I will conclude with this. I belong to an international organization and every four years we have a big gathering. We group participants in caucuses to elect a leader to represent each caucus in the organization’s leadership council for four years. The Haitian caucus is the last to finish electing and they never satisfy. They waste their time arguing, bickering and sometimes insulting each other. Ms. Jean’s text reminds of the need to develop a new paradigm of Haitian consciousness where we take responsibility for our mistakes; we recognize the need to do things differently; we elect our leaders and wait for them to finish their terms; we don’t jump the line, but we wait for our turn; and finally we recognize that political stability is necessary to build the Haiti we all love and cherish. Have a great weekend.
 
My best,
 
Fanel Merville

 
Date: Fri, 18 May 2012 07:03:30 -0700
From: fap...@yahoo.com
Subject: Re: Re : HAI�TI - Politique: Bilan-diagnostic de Michaëlle JEAN (1er commentaire: Immortalité)
C'est justement ça le probleme. Le message de madame l'ex gouverneure aurait du etre à la hauteur du "haut monde de la politique, de la finance et du pouvoir MONDIAL." Nous n'avons pas besoin, à l'heure actuelle, d'un sermon selon l'evangile de madame. As a matter of fact, mwen bal defi (en tant que citoyenne du Canada) vinn poze kandidati l pou prezidan OZETAZINI ou byen en France. Epi la dim si kesyon doub nasyonalite ki nan konstisyon les Etats-unis an "insensée". L'irrespect que madame affiche pour les lois de son pays natal frise l'indecence. Son message, au lieu d'unir, ne servira qu'à diviser davantage notre corps politique. Qui lui donne le droit, en tant que Canadienne, de taxer notre constitution d'insensée?
 
PFA
 
 

From: Roland Montas <mtim...@yahoo.fr>
To: "tout-...@googlegroups.com" <tout-...@googlegroups.com>
Sent: Friday, May 18, 2012 7:05 AM
Subject: Re : HAI�TI - Politique: Bilan-diagnostic de Michaëlle JEAN (1er commentaire: Immortalité)


Michaelle Jean est un personage influent, reconnu de toute la planete. 
Elle frequente le haut monde de la politique, de la finance et du pouvoir MONDIAL.
Elle ne se cache pas derriere un "parti" ou un pseudonyme. Elle prend ses responsabilites.
Son message a la nation Haitienne est un grand "PINGA", un cri d'alarme et un cri 
de desespoir.

Je n'ai nullement l'idee de diluer son message dans des exchanges steriles avec des
anonymes a la recherche d'une notoriete ephemere.

A la fin du 19eme siecle, Antenor Firmin avait predit la mise sous tutelle et l'occupation
d' Haiti a cause de notre inabilite de penser au bien commun et la reussite collective.
Le fameux "pam, zot pa ladan"... .
Et on a eu 1915.

Je vais reprendre le message de Michaelle Jean:
 " L' heure est grave."


Roland Montas
De : KONAKOM <kona...@yahoo.com>
À : "tout-...@googlegroups.com" <tout-...@googlegroups.com>
Envoyé le : Jeudi 17 mai 2012 12h07
Objet : Re : HAI�TI - Politique: Bilan-diagnostic de Michaëlle JEAN (1er commentaire: Immortalité)

Prière de relire lentement et intelligemment les justes réserves et critiques de Dja Paul et du KONAKOM face au pathétisme creux et partisan de madame Jean.  Si vous ne les comprenez pas, sans arrogance, demandez des explications supplémentaires car ces critiques s'adressent aux patriotes éclairés, aux gens avisés et aux esprits libres...
Les hommes et les femmes politiques du KONAKOM
 
KONAKOM: Le parti politique moderne pour le renouveau d'Haiti

De : Roland Montas <mtim...@yahoo.fr>
À : "tout-...@googlegroups.com" <tout-...@googlegroups.com>
Envoyé le : Mercredi 16 mai 2012 20h10
Objet : Re : HAITI - Politique: Bilan-diagnostic de Michaëlle JEAN (1er commentaire: Immortalité)

Prière de relire la lettre ouverte de M. Jean LENTEMENT et de poser des questions pertinentes si vous ne comprenez pas le contenu
car elle s'adresse directement a vous, les "politiciens".

Roland Montas

De : KONAKOM <kona...@yahoo.com>
À : "tout-...@googlegroups.com" <tout-...@googlegroups.com>
Envoyé le : Mercredi 16 mai 2012 13h59
Objet : Re : HAI�TI - Politique: Bilan-diagnostic de Michaëlle JEAN (1er commentaire: Immortalité)

Nous suivons parfaitement et partageons votre premier commentaire sur la mauvaise utilisation par madame Jean du terme "nation" qui nous semble tout à fait justifié...  Nous attendons vos autres commentaires, car nous aussi nous avons noté certains écarts de langage, de malheureux choix de mots, des critiques injustifiées et déséquilibrées de madame Jean qui nous gênent aussi...Malgré tous les égards et le respect que nous devons à madame Michaëlle Jean, nous sommes bien obligés de constater qu'aujourd'hui, face aux contradictions qui traversent notre société,  elle se noie dans des généralités, des considérations moralistes et des jugements de valeurs qui ne nous permettent pas d'avancer à pas assurés sur le combien difficile chemin de notre lutte politique, économique et sociale à la recherche d'un développement harmonieux, équilibré et durable. Aujourd'hui, malheureusement, nous pensons qu'elle commence à avoir le regard condescendant, biaisé et souvent intéressé de beaucoup de membres de la dite "communauté internationale" sur notre système politique et notre cheminement vers la démocratie, notre modernisation et notre propre émancipation... Nous pensons qu'au lieu d'une autocritique tranquille et mesurée ( car nous pensons qu'elle reste et demeure une haïtienne...), elle verse un peu trop vite dans une  sorte d'auto-flagellation et arrive même à remettre en question la volonté du peuple haïtien consacrée dans la constitution de 1987 en qualifiant "d'insensée" la controverse tout à fait justifiée concernant les limites imposées comme dans tous les pays à la multiple nationalité. Nous croyons cette attitude aussi dangereuse pour la redéfinition, la refondation et la protection de notre état-nation qui se bat comme il peut pour la défense de ses intérêts propres dans l'ordre injuste du marché-roi de la mondialisation qui ne fait la partie belle qu'aux riches et aux puissants... 
 
KONAKOM: Le parti politique moderne pour le renouveau d'Haiti

De : Dja Paul <dja_...@yahoo.fr>
À :
Envoyé le : Mercredi 16 mai 2012 11h49
Objet : HAITI - Politique: Bilan-diagnostic de Michaëlle JEAN (1er commentaire: Immortalité)


Michaëlle JEAN, une icône d'origine haïtienne connue et appréciée à sa juste valeur mondialement, a exprimé des opinions sur la situation actuelle de son pays natal, Haïti.

Est-ce prétentieux de ma part de vouloir formuler des commentaires, et même des convictions contradictoires, voire divergentes à 180° aux siennes? A mon avis, que nenni!

Alors voici mon premier (1er) commentaire!

Il a pour objet "l'immortalité d'une nation". Elle a confondu "Nation" et "Etat", "Etat-Nation".

La "Nation" est immortelle, du moins jusqu'à l'Apocalypse, la Fin du Monde.

Une digression: Maintenant, tant mieux pour les superstitieux et les incrédules qui y croyaient, la Fin du Monde n'arrivera plus au 21.12.2012. Pourquoi? On vient de découvrir d'autres calendriers Mayas couvrant des périodes de très loin postérieures à cette date. On peut vaquer à ses occupations, perpétrer ses bombances et libations et déviances, sans crainte du châtiment funeste pour la fin de l'année 2012. Pas vrai? Ce n'est pas encore l'heure de la repentance pour mériter le Paradis, n'est-ce pas? On peut continuer le rondo habituel. 

Même après la disparition d'un territoire, des populations, de la faune, de la flore, de tout (ex., l'Atlantide a disparu "corps et biens" depuis bien des siècles) on parlera jusqu'à l'Apocalypse de la Nation, celle des Atlantes.

L'État, voire l'État-Nation, est mortel. L'Histoire du Monde est jalonnée de morts d'États-Nations", et de leurs créations aussi. Juste deux (2) exemples parmi de multiples autres:
1. L'État congolais (de Kinshasa) était "mort" pour devenir Zaïre puis est ressuscité en redevenant l'État congolais sous le vocable de la République Démocratique du Congo (RDPC);
2. La Tchécoslovaquie est morte en donnant naissance à la Tchéquie et à la Slovaquie.

Les notions de "Nation" et d'"Etat", d'"État-Nation", sont complexes. Pour plus d'informations consulter les sites GOOGLE et WIKIPEDIA. Voici un texte "copié-collé" ci-dessous. On  trouve la distinction entre Nation et État. 

Et aussi le fait suivant: Si la République d'Haïti venait à disparaître "corps et biens" à une certaine date (rayée de la carte du Monde), alors l'on dirait l'État haïtien (le Pays, le Peuple) a disparu, est "mort". Mais l'on ne pourrait pas dire que la Nation haïtienne est "morte", vu la persistance des Haïtiens des deux (2) sexes en diaspora, au Canada, aux USA, en Europe, en Asie, en Afrique, du fin fond de la Sibérie à la forêt dense de la Papouasie. Les différentes diasporas sont des composantes de la Nation haïtienne.

NATION, subst. fém.
A. − Vx. Groupe d'hommes dont les membres sont unis par une origine réelle ou supposée commune et qui sont organisés primitivement sur un territoire. Synon. gent1, tribu.Ces derniers [les Bitchys] habitaient plus au sud, mais peut-être à moins de sept à huit lieues: car ces nations, comme celles du Canada, changent de nom et de langage à chaque bourgade (Voy. La Pérouse, t.3, 1797, p.62):
1. Il est bon de prévenir le lecteur pour qu'il ne se laisse pas éblouir par l'expression imposante de nation [it. ds le texte]. Elle ne signifie rien autre chose que chaque tribu de sauvages, assujettie sous un même chef, dont la langue et quelques usages diffèrent un peu des autres; en sorte qu'une nation n'est souvent pas composée de deux mille individus, et qu'on rencontre des villages ou des nations beaucoup moins considérables. Baudry des Loz.,Voy. Louisiane, 1802, pp.20-21.
B. −
1.
a) Groupe humain, généralement assez vaste, dont les membres sont liés par des affinités tenant à un ensemble d'éléments communs ethniques, sociaux (langue, religion, etc.) et subjectifs (traditions historiques, culturelles, etc.) dont la cohérence repose sur une aspiration à former ou à maintenir une communauté. Esprit, génie, humeur, moeurs d'une nation; nation barbare, civilisée, cultivée, instruite, policée. Le caractère, les opinions, et surtout les langues, constituent l'unité des nations dans l'ordre moral; et, dans l'ordre physique même, elles sont dessinées par des caractères éminemment distinctifs (J. de Maistre,Corresp., t.3, 1810, p.482).L'historien et le philosophe cherchent une définition objective de (...) la nation : la nation est-elle fondée sur la langue commune ou sur les conceptions de la vie? (Merleau-Ponty,Phénoménol. perception, 1945, p.417):
2. ... l'idée même de nation en général ne se laisse pas capturer aisément (...). Le fait essentiel qui les constitue [les nations], leur principe d'existence, le lien interne qui enchaîne entre eux les individus d'un peuple, et les générations entre elles, n'est pas, dans diverses nations de la même nature. Tantôt la race, tantôt la langue, tantôt le territoire, tantôt les souvenirs, tantôt les intérêts instituent diversement l'unité nationale d'une agglomération humaine organisée. Valéry,Regards sur monde act., 1931, p.37.
♦ Sagesse* des nations.
Rem. 1. Il convient de distinguer en ce sens nation et état. Nation implique une idée de spontanéité, de communauté d'origine. État implique une idée d'organisation politique et administrative. Une nation peut être partagée, appartenir à plusieurs états, un état peut comprendre plusieurs nations. 2. Nation désigne un groupe humain envisagé sous le rapport de la communauté d'origine, de langue; peuple désigne un groupe humain envisagé du point de vue du gouvernement et des rapports politiques. Ces familles ainsi réunies en un corps, forment une nation sous le rapport de la communauté d'origine, un peuple sous le rapport de la communauté de territoire, un état sous le rapport de la communauté de lois (Bonald, Législ. primit., t.2, 1802, p.74).
b) En partic.
− [Au Moy. Âge] Groupement de maîtres et d'étudiants à l'intérieur des universités, selon un découpage linguistique. La faculté des arts de l'université de Paris comprenait quatre nations: anglaise (incluant les Allemands), française (incluant Italiens et Espagnols), picarde (incluant les Flamands), normande (FédouMoy. Âge1980).
− Au plur. [Dans l'Ancien Testament] Peuples idolâtres, ceux qui ne font pas partie du peuple élu. Synon. gentil1.Toute (...) guerre est une guerre sainte dans laquelle Jahvé intervient nécessairement pour porter secours à son peuple et anéantir les nations et leurs divinités (Allmen1956).

c) Synon. de nationalité (v. ce mot B 1).Le port est encombré de vaisseaux de toutes nations et de différents tonnages (Gautier,Tra los montes,1843, p.12).Dans l'intimité les Américains se laissent aller quelquefois à dire: «Nous sommes la nation qui a la peau la plus blanche du globe!» Et cette conviction les amène à traiter les hommes de toutes les autres nationalités blanches comme des nègres (Goncourt,Journal,1879, p.53).
− MAR. Pavillon de nation. Signe distinctif de la nationalité hissé à la corne des navires. (Dict. xixeet xxes.).
2. Groupe humain stable, établi sur un territoire défini constituant une unité économique, caractérisé par une auto-conscience ethnique (marquée par l'idée de la communauté d'origine et de destinée historique), une langue et une culture communes, formant une communauté politique personnifiée par une autorité souveraine et correspondant à un stade évolué du mode et des rapports de production. Des colonnes de conscrits, de soldats et de volontaires se croisaient, se mêlaient bruyamment (...). Madame de Béranger avait peur de ces rencontres fréquentes (...). Les volontaires criaient souvent Vive la nation! et elle se croyait en 93 (Sand,Hist. vie, t.2, 1855, p.414).Aucune [personne humaine] ne doit être privée des moyens positifs de travailler librement, sans dépendance servile à l'égard de qui que ce soit. C'est donc dans la nation que le droit de tous les individus, aujourd'hui, demain et toujours, trouve sa garantie (Jaurès,Ét. soc., 1901, p.132):
3. L'étude de la nation française nous a montré un cas où la plupart des composantes de la nation (marché national constitué ou en voie de constitution, langue nationale développée, unification politique, État centralisé) se trouvaient en place sans que pour autant puisse se créer la nation. Celle-ci ne put apparaître, en tant que telle, à la surface des rapports sociaux, qu'au moment où se cristallisèrent les contradictions de classes, où elles nécessitèrent l'intervention directe des masses populaires. R. Martelli,La Nation, Paris, Éd. soc., 1979, p.69.
SYNT. Nation commerçante, exportatrice, importatrice, industrialisée, industrielle, maritime; nations alliées, bélligérantes, ennemies; nations voisines; nations européennes, germaniques, latines, occidentales; nations civilisées, développées, en voie de développement; grandes nations.
Rem. À partir de la Révolution nation prend un sens politique précis et désigne une forme d'organisation sociale spécifique. Conjointement à cette acception, nation s'applique encore à cette époque à des groupes humains ayant eu des expériences d'organisation politique autonome, groupes qui ont en partie survécu à leur intégration dans le royaume de France avant 1789. Ces organisations possédaient les traits caractéristiques de toute ethnie et formaient un ensemble spécifique qui à la fin de l'Ancien Régime était désigné par province. La nation provençale (...) n'auroit pu céder les Avignonois au pape. La reine Jeanne le pouvoit-elle, contre les réclamations mêmes de la nation provençale? Non; les Avignonois sont donc toujours restés de droit une portion intégrante de la Provence, et par conséquent, de la nation françoise à laquelle la Provence a été incorporée (Robesp., Discours, Pétit. peuple avign., t.6, 1790, p.588).
♦ DR. INTERNAT. Clause de la nation la plus favorisée. Clause insérée dans un traité international et stipulant que l'État signataire s'engage à accorder aux ressortissants de son cocontractant tous les avantages déjà accordés ou qui pourront être accordés à un pays tiers. La nouvelle note iranienne annoncera la dénonciation de cet accord aux termes duquel l'Angleterre jouissait de la clause de la nation la plus favorisée (Le Monde, 19 janv. 1952, p.3, col. 4).La clause de la nation la plus favorisée crée des compétitions entre les divers pays, qui sont généralement tous désireux de l'obtenir, et par là, contribue à l'abaissement des tarifs douaniers et à l'extension des accords de réciprocité entre les pays. Mais par ailleurs, elle soude les économies de pays associés et contribue à la formation de «blocs» économiques opposés les uns aux autres (Bouv.-Ibarr.1975).
♦ Société* des Nations. Organisation* des Nations Unies.
3. P. méton. Territoire occupé par ce groupe humain. Synon. patrie, pays.Une nation est une grande association séculaire (...) entre des provinces en partie congénères formant noyau, et autour desquelles se groupent d'autres provinces liées les unes aux autres par des intérêts communs (Renan,Réf. intellect., 1871, p.202).
C. − [Désigne un ensemble de pers.]
1. Ensemble des personnes qui composent ce groupe (B2). Il traita de la paix, mais avec le consentement unanime de sa nation. Quelques révoltés, il est vrai, refusèrent de ratifier le traité; mais quel poids pouvoient avoir leurs réclamations après le voeu contraire, exprimé librement par la masse entière du peuple! (Genlis,Chev. Cygne, t.1, 1795, p.176).Quand on n'a pas pour soi l'opinion publique, c'est-à-dire la nation... on peut susciter des troubles, des complots, on peut faire des révoltes, mais non pas des révolutions! (Scribe,Bertrand, 1833, i, 6, p.134).Il tenait en profond mépris le gros de la nation française, ce ramassis de paysans et de manoeuvres qu'on appelle le peuple, ou la vile multitude (About,Nez notaire, 1862, p.8).

2. [Désigne un ensemble de pers. appartenant à une catégorie partic.]
− Vieilli ou littér. Ensemble des personnes formant un groupe homogène, qui ont des traits caractéristiques (physiques, psychiques, comportementaux, etc.) communs. Nation des poètes. C'est un coup-d'oeil charmant que toute cette nation citadine réunie sous l'ombrage d'arbres magnifiques et sur les gazons dont le Danube entretient la verdure (Staël,Allemagne, t.1, 1810, p.118).À peine ces trois rangées de maisons de la place Royale furent-elles dressées (...) que la nation des gens de justice envahit la place entière (Nerval,Nouv. et fantais., 1855, p.182).Toute la nation littéraire s'ordonnait en un petit nombre de tribus, selon les lois naïves des contrastes que l'on croyait exister entre l'art et la nature (Valéry,Variété IV, 1938, p.12).
− HIST. [Pendant la Révolution française] Ensemble des personnes formant le Tiers État. Le Tiers embrasse donc tout ce qui appartient à la nation; et tout ce qui n'est pas le Tiers ne peut pas se regarder comme étant de la nation (Sieyès,Tiers état, 1789, p.32).Au fur et à mesure que s'approfondissent les luttes révolutionnaires, la nation tend, dans le langage du temps, à s'identifier au peuple révolutionnaire qui a abattu la monarchie (R. Martelli,La Nation, Paris, Éd. soc., 1979, p.22).
− Vieilli. Ensemble des personnes appartenant à une même nation qui vivent dans un pays étranger. Synon. colonie.Toutes les «nations» de l'hôtel montrent beaucoup de gentillesses (Barrès,Amit. fr., 1903, p.51).
D. −
1. [Désigne une collectivité p. oppos. à un individu, une classe, un groupe] Collectivité nationale. Intérêts de la nation. Il ne faut plus nous dire continuellement: la France est un état monarchique; et faire découler ensuite de cet axiôme les droits du roi, comme la première et la plus précieuse partie de la constitution; et secondairement la portion de droits que l'on veut bien accorder à la nation (Robesp.,Discours, Contre veto, t.6, 1789, p.88).Pour lui, il n'était de joli départ pour les frontières qu'après avoir nettoyé le pays de la gangrène réactionnaire qui rongeait les forces vives de la nation (Aymé,Jument, 1933, p.89).La nation garantit l'égal accès de l'enfant et de l'adulte à l'instruction, à la formation professionnelle et à la culture (Constitution du 27 oct.1946,préambule).
2. DR. CONSTIT.
a) ,,Élément de l'État constitué par le groupement des individus fixé sur un territoire déterminé et soumis à l'autorité d'un même gouvernement. La nation est la substance humaine de l'État`` (Cap. 1936). L'idée de consulter la nation était lancée dans la circulation et s'associait à l'idée de liberté (Bainville,Hist. Fr., t.2, 1924, p.22).
b) [Dans la théorie classique issue de la Révolution française] ,,Personne juridique constituée par l'ensemble des individus composant l'État, mais distincte de ceux-ci et titulaire du droit subjectif de souveraineté`` (Cap. 1936). L'homme de leur choix sera constamment celui qui, à tous égards, offrira le plus de garanties comme administrateur local, et comme électeur des députés dont le mandat doit émaner de la nation entière (Lamennais dsL'Avenir,, 1831, p.277).Il tordait dans sa main le collet brodé du député de l'Aisne. «Le peuple me connaît. Il ne vous connaît pas. Je suis l'élu de la nation. Vous êtes les délégués obscurs d'un département» (A. France,Lys rouge, 1894, p.42).Dans la doctrine française, telle qu'elle a été exprimée dans nos constitutions de l'époque révolutionnaire et de 1848, la nation est le titulaire originaire de la souveraineté. La nation est une personne avec tous les attributs de la personnalité, la conscience et la volonté. La personne nation est, en réalité, distincte de l'État; elle lui est antérieure (L. Duguit,Traité de dr. constit., t.1, 1927, p.607 ds Rob.).



Haïti - Politique : La Nation n'est pas immortelle, elle agonise (dixit Michaëlle Jean)
15/05/2012 07:34:45


Propos de Michaëlle Jean :
« L'heure est grave. La Nation n'est pas immortelle, elle agonise. Le pays est à bout de souffle, à bout de tout. Le monde entier assiste, sans plus d'illusion, au spectacle désolant des impasses politiques haïtiennes qui se succèdent à coup de rivalités partisanes et stériles, d'inquisition sur des questions insensées comme celle de la double nationalité, alors qu'Haïti a besoin du concours de toutes ses filles et de tous ses fils, de les voir répondre à l'appel des aïeux, si souvent sublimé, mais si peu suivi, devenu lettres mortes : « l'union fait la force! » De l'union nous n'avons que faire, nous lui préférons la division et les affrontements sans fin. Tant et si bien, que nous n'avons pour force que celle d'enfoncer davantage notre terre et toute une population dans la précarité, l’abjecte pauvreté, la misère, le désarroi.


Il m'arrive, je l'avoue, d'avoir honte de cette pitoyable trahison de nos exploits et de nos conquêtes d'antan. Trahison de nos aspirations les plus nobles à la liberté, l'égalité et la fraternité. Trahison de nos rêves les plus grands de briser toutes les chaînes.

J'ai mal à mon cÅ“ur d'Haïtienne d'être interpellée par ceux, sourire en coin, qui tirent la ligne et ne voient plus en Haïti qu'un pays foutu, déliquescent, sans boussole, sans État, sans avenir, un tronc pourri, un monde de corruption et, certains n'hésitent pas à le dire, d'incapables.

J'assistais récemment à une table ronde où le verdict à propos d'Haïti était impitoyable, tant la situation bloquée des derniers mois est accablante. Voir des élus déterminés non pas à se retrousser les manches, mais à sacrifier l'intérêt de l'ensemble sur l'hôtel de l'obstruction systématique, sans retenue, sans foi ni loi, est insoutenable. L'exercice perdure et il est d'une cruelle irresponsabilité. Ce désordre assassine un pays et le plonge dans les ténèbres, dans une confusion telle que des esprits nostalgiques se prennent à regretter l’ordre des anciennes dictatures.


Le mouvement violent des plaques tectoniques n'est rien à côté. On aurait cru cette catastrophe, sans commune mesure, capable de rappeler à la raison et à la discipline.

On espérait un sursaut d'humanité, un pas décisif vers une éthique du partage. Chassez le naturel, il revient au galop. L'équipée est bien relancée dans la médiocrité. Car médiocres nous sommes si nous ne nous ressaisissons pas. Médiocres, si nous n'arrivons pas à réaliser l'unité nécessaire et à mettre de côté l’égoïsme et nos intérêts particuliers. Médiocres, si nous refusons le dialogue et le compromis historique salutaire au nom du bien commun, du pays à refonder, d'une Haïti nouvelle à créer. Médiocres, si nous restons englués dans l'indifférence chronique et la fuite en avant qui nous caractérisent devant l'échec qui pourtant crève cruellement les yeux à chaque carrefour. Médiocres, dans notre manque d'audace, de courage et de cohérence. Médiocres, dans notre complaisance, notre contentement aveugle, et notre fatalisme alors qu'il faut de toute urgence, ensemble, redoubler d'efforts. Médiocres, face à la jeunesse en mal de modèles à suivre et d'opportunités, pour le présent comme pour l'avenir.

Pourtant, il pourrait en être autrement. Nous pourrions montrer ce dont nous sommes capables, cesser de renaître du désespoir, faire preuve de vision, créer de toute notre énergie, de tous nos cÅ“urs et nos cerveaux volontaires, l’espoir. Encore faut-il que nous le voulions. La volonté collective nous fait défaut, elle n'est toujours pas au rendez-vous. Autrement, nous investirions tout pour un gouvernement au plus vite constitué; un État viable; des institutions fortes; une fonction publique remembrée et compétente; un accès universel à des services de santé sur tout le territoire; des écoles et des programmes de qualité avec des maîtres formés; une université d'État remise sur les rails avec un campus dans le Nord à démarrer et d'autres à construire dans chaque région du pays; un système de justice accessible, efficace, indépendant et fiable; une police nationale professionnelle capable de garantir la sécurité des lieux, des personnes et des frontières et de participer au développement; des collectivités plus fortes qui participent de manière décentralisée à la croissance locale, régionale et nationale; des organisations de la société civile incluses dans le mouvement de relève et impliquées dans la recherche de solutions aux problèmes affligeants; une économie diversifiée pour un redressement de la production nationale et la création d’emplois, de leviers et de niches sur tout le territoire; l'agriculture priorisée, la pêche et les métiers de la mer organisés; l'entreprenariat facilité; des lois, des règles, des codes édictés pour la sécurité publique et pour mettre fin au chaos général, à l'incurie dangereusement mortifère; une politique énergétique et de reboisement innovatrice; la propreté et la salubrité partout pour notre plus grande fierté, notre intégrité et notre sens de la dignité; des citoyennes et des citoyens dont on reconnait les droits et libertés, mais qui sont aussi conscients de leurs devoirs.

Il y a exactement un an, un Président démocratiquement élu passait la cocarde à un autre, légitimement choisi lui aussi par la voie des urnes. Le nouveau Président de la République n’aura pas eu la partie facile pour former un gouvernement et le consolider, tant le terrain est miné. Que l’on comprenne qu’empêcher, retarder la formation d’un gouvernement est pur sabotage, irresponsable et suicidaire. Le temps est compté, chaque jour, chaque mois dans l’impasse est un coup de massue asséné à la Nation. Le monde nous regarde non plus désolé, mais décontenancé face à un tel bourbier politique totalement déshonorant. Sans gouvernement, le pays, déjà au bord du précipice, ne se relèvera pas, tous les efforts seront engloutis.


Le pays c'est nous, chacune et chacun d'entre nous. Sa réussite dépend aussi de nous.

Je dis «nous», ne cherchant pas à m’extraire du destin de la terre qui m’a vue naître.

Il est de notre entière responsabilité de montrer ce que nous sommes vraiment capables d’accomplir. »

Michaëlle Jean








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JACQUES MALI

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May 25, 2012, 7:16:53 PM5/25/12
to Letitiah Sept, grands...@yahoogroups.com, VIN...@yahoogroupes.fr, Koze Mande Chez, Tout- Haiti Googlegroups, Haiti Nation, Wesly Deguerre, fap...@yahoo.com, DEBANA...@yahoogroups.com, Haiti Connexion
Letitiah,
Je n'ai jamais blame la constitution de 1987.
Je dis plutot que j'aurais prefere une autre formule de gouvernement:
President-Vice president.
En attendant un amendement, il faut vivre avec ce qu'on a.
Point.
Prennons le cas Bernard Gousse, par exemple.
Ces parlementaires vous disent  qu'il remplit tous les criteres fixes par la constitution,
mais qu'ils le rejettent quand-meme, question politique.
Il ne s'agit pas de la constitution la, c'est du sabotage.
Ils vous l'avouent eux-memes. Alors?
Pour Rouzier, ils trouvent une autre raison non constitutionelle pour le rejetter.
Pendant ce temps Martelly fait 7 mois sans gouvernement.
Entre nous.....
Conile, ils l'acceptent meme si il n'a pas 5 ans de residence en Haiti.
Please, Letitiah, ne me parle pas de constitution, tu ne le crois pas non plus, d,ailleurs. 
Depuis quand nos parlementaires etaient-ils si soucieux de la Constitution? 
La ratification d'un Premier Ministre en Haiti a toujours ete une question de marchandage et de chantage.
Pas seulement sur Martelly.
Tu agis comme si tu ne connaissais pas les realites de ce pays, Letitiah.
Il est normal pour toi d'áttendre 7 mois avant la ratification d'un premier gouvernement?
Parlons nous de la meme chose?
Diskou pa bon, li pa joure blan, li pa joure Martelly.
Je ne sais plus quoi dire, moi.
Ok, chacun a ses opinions.
A la prochaine.
Cordialement,
Jacques.

Sent: Friday, May 25, 2012 12:58 PM
Subject: [Grands Débats] Re: WES- Mots a PFA: MY LAST COMMENTS ABOUT MICHAELLE JEAN'S STATEMENT

 
M. Ossé
 
Vous assez bien fait d'economiser votre temps pendant toute cette eternité, car vous n'avez aucune logique discursive. Categoriser les internautes qui ne partagent pas l'opinion de Mme Jean de gens " qui interviennent dans le but de se faire voir et d'attirer la sympathie des leaders du pays Dieu sais (sic) à quelle fin" c'est une grosse perte de temps et un manque d'egards de votre part. Si la pensée unique vous plait à ce point, vous etes au mauvais endroit dans la diaspora. Mieux vaut vous rendre sur le terrain et vous faire remarquer par votre idole, le president Martelly. Le chef de file des "incompris" c'est bien vous cher monsieur. J'ai lu et relu votre intervention et du me rendre à l'evidence que je n'arriverai point à vous comprendre. Vous etes donc un incompris cher monsieur. Peut-etre que les seules personnes qui arriveront àvous comprendre seront les martellystes qui se rejouissent de l'evangile de Mme Jean.
 
Ne vous empressez pas cher monsieur de repondre "ainsi soit-il" à madame dans le but d'etre dans sa clique. Madame n'est pas le prototype d'Haitien de la dispora.
 
Kenbe fem! BOn retour au silence!
 
kenbe fem!
 
PFA
 
 
 
 
 

From: J. P. osse <oss...@hotmail.com>
To: vin...@yahoogroupes.fr
Sent: Thursday, May 24, 2012 2:53 AM
Subject: RE: WES- Mots a PFA: MY LAST COMMENTS ABOUT MICHAELLE JEAN'S STATEMENT

 
Wesly 
 
cela fait une éternite que je me suis pas Intervenu sur le forum, parceque c'est une perte de temps et une initiative vouée a l'échec car il y a parmi nous qui veulent le changement, mais d'autres internautes interviennent dans le but de se faire voir et d'attirer la sympathie des leaders du Pays, Dieu seul sais à quelle fin.

 
Les incompris de chez nous n'ont meme pas pris le temps d'analyser l'intervention de Mm Michaelle Jean , puis la placer dans son contexte avant de sauter sur l'occasion  de se faire remarquer. Car sanctionner l'intervention de Mm Michaelle Jean leur permet de se faire une vitrine internationale

Wesly yo voye roch sou mango mu pa sou mango verte. Un grand profiteur a dit la meilleure façon de se faire connaitre c'est de se mesurer avec le meilleur mème quand on fait pas le poids. C'est exactement ce qui arrive dans le cas de Mm Michaelle Jean.
Si Mm Jean a pu se tenir debout pour dénoncer certaines choses qui sont si simples dans certains pays et s'avèrent compliqués chez nous . c'est parce que Mm Jean a cotoyé tellement de leaders politiques dans le monde et sait exactement comment ca marche mondialement , elle sonne la sonnette d'alarme pour exhorter nos pantins de la chambre et les politiciens de notre Pays Ã  ouvrir leurs yeux sur les grands enjeux de la mondialisation.elle veut faire comprendre Ã  ces gens que si on rate le bateau cette fois ci c'est le chaos, c'est notre existence même en tant que peuple qui est en périle(car puerilité c'est notre action). Le gateau de la mondialisation est sur la table servez vous ceux qui sont capable de faire la difference.
 
mais hélas ils n'ont pas compris cette approche si simple et ce cri de desespoir si profond de Mm jean. ils aimeraient que Mm Jean leur fasse un dessin afin de les faire comprende que notre pays est au bord de l'abime; ou les reveler tous les secrets de ce qui fait de Canada un Pays developpé, ou de chercher des subventions pour eux à tous les niveaux ce qui les aurait soulager et les permettre de voler encore plus
 
Mm Jean sait très bien que le succès est dans le travail, la collaboration, l'entente et l'entr-aide, la détermination,le ferveur patriotique,l'organisation, le respect des lois et d'autruis, l'amour de son Pays. valeurs que ces patins ont bafoués et piétinés 
on comprend pourquoi la loi sur la double nationalité rend amtipathique et nerveux ces pantins, car ils seront menacés et se sentent traquer par les milliers de gens que la situation sociale et politique ont envoyé en exile.
 
maintenant je comprend plein de choses, car si en tant qu'Haitiens vivant Ã  l'exterieur on ne peut avoir une opinion de ce qui se passe dans notre Pays, ou meme vouloir aider sans que cela ne prête a toute sorte de connotation; donc je ne vois pas pourquoi on se tue à travailler dur pour aider notre famille en haiti et du coup aider le Pays. Je ne vois pas pourquoi on voyage chaque année pour aller soutenir ceux qui Habitent encore le Pays.
 
Nous Haitiens de la Dispora On doit donner une replique digne à ces pantins, car selon eux on nous ne representons rien dans l'echiquier du Pays. Donc par la désobeissance et pour montrer notre valeur, j'aimerais demander à tous les Haitiens de la Dispora de cesser ne serait ce que 2 petits mois d'envoyer de l'argent et de nourriture en Haiti. On verra si vraiment on ne represente rien dans l'echiquier du Pays..... 
 
Si on rie de nous qui travaillent matin . midi , soir sans repis , sans vie sociale pour aider le Pays si c'est de cette façon qu'on nous a remercié il faut frapper nos pieds.....

 
Juillet et Aout seront les deux mois de la desobeissance.......
 
Diaspora debout la guerre est declarée certains pantins voulaient la guerre on va leur montrer ce qu'est la guere et ils seront responsable des deboirs du Pays.....
 
 
J.P osse
Subject: WES- Mots a PFA: MY LAST COMMENTS ABOUT MICHAELLE JEAN'S STATEMENT

 
Cher Wesly,
Je ne demande jamais a quiquonque d''etre d'accord avec moi,
cependant, je suis parti en guerre cette fois-ci contre ceux qui d''un
revers de main facile rejettaient  la bienvenue contribution de Mme Jean
dans la politique haitienne. Voici une valeur haitienne sure qui veut apporter 
sa contribution, et on la rejette. Nos Haitiens sont des briseurs d''Homme.
Pou yo, fok li te joure blan, fok li te joure Martelly. Sinon, diskou a pa bon.
Meme si elle dit des verites, cela importe peu.
Li pa Ginen, li pa Haitien, Se blan li ye.
Voila une femme qui n'a rien a gagner d'Haiti, qui propose sa contribution
et nous la rejettons.
Well Wes, wa di'm kote nou bwale apre sa.
Quand se pa dechouke nap dechouke en Haiti, se personalite moun nap kraze...
Se konsa.....
Nous devons apprendre a respecter nos valeurs chers amis,
d'autant plus que ce que Mme jean dit sur nos impasses politiques est vrai.
Bon, Wes, comme toujours nap tan'n ou pou prochain grog la.
M'ale.
Jacques.
 
Jacques.
 

Subject: Re: Letitiah- Mots a PFA: MY LAST COMMENTS ABOUT MICHAELLE JEAN'S STATEMENT


Jacques tu mets et tu gardes toujours les choses à leurs places à ce que je saches j'ai été une seule fois en désaccord avec toi sur un sujet mais après analyse j'ai saisi tu avais raison en quelque sorte c'est pourquoi je tai nommé lhomme du terrain 

J'ai toujours fait éloge de l'intelligence de madame Sept j'espere qu'elle ne croit pas cela lui donne le pouvoir d'insulté la notre 

Madame Letitiah est une bonne woule de bo qui sait peut être qu'elle est l'élève de notre grand boulangere qui nous à roulé dans la farine deux mandats consécutives pourtant madame exortait les parlementaires à ne pas voter le ministre Laurent Lamorthe elle a toute une brochure sur la toile mettant  en garde nos poulins des deux chambres 

Ces frotteurs de troubles lavalassiens non aucun choix de laisser ce gouvernement fait sentir ses actions nous ne pouvons pas vivre dans une éternelle opposition Abraham dit c'est assez le béton à un nouveau chef notre génération à payer le prix lavalassienne le bilan est trop lourd 

Nous demandons une chance pour le peuple qui à voter son nouveau leader le président Michelle Joseph Martelly 

Sak pa kontan anbake lan mè à tou pré nagé pou soti 

Kenbe red 




Sent via the Samsung Galaxy Sâ„¢ II Skyrocketâ„¢, an AT&T 4G LTE smartphone.
Bonne fin de journée!
 
PFA
 
 
 
 

From: Fanel Merville <fme...@hotmail.com>
To: koze-ma...@googlegroups.com; tout-...@googlegroups.com; grands...@yahoogroups.com; vin...@yahoogroupes.fr
Sent: Tuesday, May 22, 2012 11:52 AM
Subject: RE: MY LAST COMMENTS ABOUT MICHAELLE JEAN'S STATEMENT

PFA,
 
Thank you very much for your time and I hope this email finds you well. Let me put this upfront: I cannot promise that will find the time to entertain an on-going debate because I am working on two projects that leave me no time. Hopefully I will be in a better position in September of this year. If I don’t respond or comment on any of your post, now you know the reason.
            In regards to your most recent post, I frankly don’t think we are that far apart in this discussion. I have similar discussions after I listen to a state of the union address in the United States. It all depends on the lens under which the text or the speech is being analyzed. When you craft a speech or a text you have an audience in mind and a goal to reach. The audience in this particular context was the Haitian people and the goal of the message was to touch our conscience. Any reference to the role of the international community in “this mess� as you put it, would have done a disservice to the goal of the message. It is immaterial. Some of us are waiting for an excuse to continue business as usual. Why giving them one? After all, the international community will never change, and we should never expect them to change. They will always want to control our politics, our economy and our social life. They pretend they are helping, but in fact they are helping themselves. We have no control over that. What we can control, however, is our inability to work together for a common purpose. That’s the core of Ms. Jean’s message in my view.
         During world war II, the US army was 18th in the world. President Roosevelt called upon all Americans, Democrats and Republican alike to help him face the challenge. The business community dominated by Republicans came together with President Roosevelt and they built the US army to become the first in the world. We did something similar during our independence wars. We need to repeat this chapter of our history.   
         PFA, we may have to agree to disagree on this, but it has to do perhaps with my background. I know my history and I understand very well international politics. I am the type of person when I fail in anything I tend to look at myself first. I may look at other factors only after I finish evaluating myself. This is what I think we need as a nation at the moment. Remember: SE SOT KI BAY SE INBESIL KI PA PRAN.  Also, I don’t think we can equate our bickering with that of the politicians in the United States. This is a whole doctoral dissertation right there.
         Last point: you disagree with Ms. Jean’s comments on the allegation of dual citizenship brought against President Martelly and the time lost to form a government. I don’t think it is Ms. Jean’s position that the article referring to dual citizenship in our constitution is meaningless (Insense).  She did not say that, and I don't think she would. I don’t know what else you wanted her to say since there was no case presented. Putting partisan politics aside, the dual citizenship issue was/is a legal matter more than anything else. In the court of law the burden of proof is always on the accuser to present the evidence. You cannot take someone to court on allegation only. If there was strong evidence, I don’t think it was presented. I think that's what Ms. Jean was referring to in her statement. I really don’t want to reopen this can of worms, because it is a very partisan issue. I honestly don’t have a dog in this fight and I don't want my views to be twisted and misconstrued. My dog is due process under the law. If you make an accusation, you have to be ready to back it up with evidence. If the president has dual or triple citizenship, you have to agree with me that the case against him was poorly handled. This is my view.
       Je dois m’en aller maintenant. Je te souhaite de passer une tres bonne journee (ou nuit). A la prochaine.
 
Fanel Merville  

Date: Sun, 20 May 2012 17:31:21 -0700
From: fap...@yahoo.com
Subject: Re: (Fanel) : HA�TI - Politique: Bilan-diagnostic de Michaëlle JEAN (1er commentaire: Immortalité)
Fanel,
 
Once again I thank you for your message, and I hope this is the first of a serie of thorough contributions which could energize our agonizing forums. I like both the tone and the content of your rebuttal, albeit the differences in perspective between us. But as we say in Haiti, from the clash of ideas, light shall emerge. As a matter  of fact, a couple of weeks ago, I was listening to a a chat that an NPR staff had with Jonah Golberg about his new book The Tyranny of Clichés, and I really enjoyed the striking similarities between American politicians (liberals and conservatives) and Haitian politicians. In that chat, the conservatice critic mentioned how college students are being brought up to favor clichés over ideology, and he pointed out how and why debates are essential for democracy.
 
I am afraid that Ms. Jean's speech was more about clichés. I couldn't find one original idea in the speech that conservative Haitians called the "alarm signal". The diagnosis and its causes are all common leitmotivs that Haitians like to repeat over and over. And the earthquake that struck 2 and a half years ago was an eye opener for the sceptics. In this day and age, I'm certain that all Haitians know and believe that they may become extinct, sooner rather than later.
 
You are right to say that we should stop playing victims and start bearing the responsibilities of our mistakes. In fact, I have no sensibility for our politicians. While the "blanc"'s hands have been prominent in our problems, it is our elected officials'responsibility to stand up for us. Unfortunately, we are and have always been governed by near-sighted, egoistic, petty and cheap thieves with the help of whom the "blanc" was able to defend his and his country's interests. I was so surprised to see such a "grande dame" play partisan politics in a paternalistic and selective tone. I was all the more surprised when she called for unity. I can understand why she didn't acknowledge the international community's role in all this mess; however she shouldn't not have called for unity when her message was meant to make president Martelly and his cronies feel good.
 
Finally, yes bickering is rooted in our DNA. We have yet to learn to compromise. We have yet to learn to be tolerant and accepting. We have yet to learn to be less self-centered. we need a new mental construct. If you have been on the forums for a while, you should know that many great Haitians have advocate for a quiet revolution. Nonetheless, we won't get there if we are not true to ourselves. The solution doesn't lie in the blame game. if we want to bear our responsibilities, president Martelly should acknowledge the crises--both preventable and non preventable--that he has imposed on our vulnerable population. Then the other politicians and the business predators should do the same. We are not the only people that like bickering. Here in the U.S., I can't recall the last time democrats and republicans willingly united on an important issue. Our bickering is different in the sense that it overshadows the urgency of our people's dire situation. And this won't change without responsible leaders. it's a chicken and egg situation. Which comes first: meeting our people's basic needs or the change of paradigm? Which is why Ms. Jean needs to be more specific. We already know the clichés.
 
Kenbe fem!
 
PFA
 
 
 
 
 

From: Fanel Merville <fme...@hotmail.com>
To: koze-ma...@googlegroups.com; tout-...@googlegroups.com; grands...@yahoogroups.com; vin...@yahoogroupes.fr
Sent: Friday, May 18, 2012 5:52 PM
Subject: RE: Re: Re : HA�TI - Politique: Bilan-diagnostic de Michaëlle JEAN (1er commentaire: Immortalité)

PFA,
 
I do appreciate your analysis of Michaelle Jean’s article. In fact, I enjoy reading your posts…all of them. However, I am going to disagree with you on this one, I hope you don’t mind.  Ms. Jean’s comments come at a time where perhaps we need them the most if we want to pick up what is left of Haiti. In addition to your post, I have read some other comments and I am afraid to say that it is déjà vu all over again. I think we are wasting valuable time debating semantics instead of debating the big picture, which is how do we get out of this quagmire. From reading Ms. Jean’s text, I come out with two main points:
a) We need to stop bickering if we want to build a better Haiti.
b) We need to take ownership of our situation.
            You argue that Ms. Jean uses paternalistic terms to describe our situation. I beg to differ. I believe that we are not going anywhere until we take ownership of our political, social and economical situations. Playing victims and blaming others for our misfortune is not taking us anywhere. This is a mental construct based on the thinking that “the world is against us because we made 1804�. Well… what do we do about it? When are we going to wake up and smell the coffee? The world is a big jungle and every nation is fighting for itself.
           About three months ago, I was listening to a radio station based in Haiti. I was listening online from where I live in Connecticut. There were two Haitian intellectuals debating our current political dilemma including our last presidential elections. In summary, they blamed the international community for everything.  It was shocking. If we blame others for everything, what does it say about our ability to think and choose? I think we have developed this mental disposition to blame someone else for everything that happens to us. This is a “feel good� mentality. It does not solve problems. Why did we have to wait for the white man to bring us together on Governor’s Island to tap on our shoulders to settle our differences? Why did we have to wait for the white man to pick our Prime Minister for us when we had ample opportunities to do it ourselves? And, by the way we later asserted that the previous nominees were qualified but we just could not vote for them. Why are we complaining now that the white man decides for us? This is the type of bickering Ms. Jean is referring to. You also argue that Ms. Jean needs to tell us what to do to avoid “death�. I think she does. She advocates for a new mental construct where we build on the things that we have in common and stop arguing about the few things that separate us.   
     I will conclude with this. I belong to an international organization and every four years we have a big gathering. We group participants in caucuses to elect a leader to represent each caucus in the organization’s leadership council for four years. The Haitian caucus is the last to finish electing and they never satisfy. They waste their time arguing, bickering and sometimes insulting each other. Ms. Jean’s text reminds of the need to develop a new paradigm of Haitian consciousness where we take responsibility for our mistakes; we recognize the need to do things differently; we elect our leaders and wait for them to finish their terms; we don’t jump the line, but we wait for our turn; and finally we recognize that political stability is necessary to build the Haiti we all love and cherish. Have a great weekend.
 
My best,
 
Fanel Merville

 
Date: Fri, 18 May 2012 07:03:30 -0700
From: fap...@yahoo.com
Subject: Re: Re : HAI�TI - Politique: Bilan-diagnostic de Michaëlle JEAN (1er commentaire: Immortalité)
C'est justement ça le probleme. Le message de madame l'ex gouverneure aurait du etre à la hauteur du "haut monde de la politique, de la finance et du pouvoir MONDIAL." Nous n'avons pas besoin, à l'heure actuelle, d'un sermon selon l'evangile de madame. As a matter of fact, mwen bal defi (en tant que citoyenne du Canada) vinn poze kandidati l pou prezidan OZETAZINI ou byen en France. Epi la dim si kesyon doub nasyonalite ki nan konstisyon les Etats-unis an "insensée". L'irrespect que madame affiche pour les lois de son pays natal frise l'indecence. Son message, au lieu d'unir, ne servira qu'à diviser davantage notre corps politique. Qui lui donne le droit, en tant que Canadienne, de taxer notre constitution d'insensée?
 
PFA
 
 

From: Roland Montas <mtim...@yahoo.fr>
To: "tout-...@googlegroups.com" <tout-...@googlegroups.com>
Sent: Friday, May 18, 2012 7:05 AM
Subject: Re : HAI�TI - Politique: Bilan-diagnostic de Michaëlle JEAN (1er commentaire: Immortalité)


Michaelle Jean est un personage influent, reconnu de toute la planete. 
Elle frequente le haut monde de la politique, de la finance et du pouvoir MONDIAL.
Elle ne se cache pas derriere un "parti" ou un pseudonyme. Elle prend ses responsabilites.
Son message a la nation Haitienne est un grand "PINGA", un cri d'alarme et un cri 
de desespoir.

Je n'ai nullement l'idee de diluer son message dans des exchanges steriles avec des
anonymes a la recherche d'une notoriete ephemere.

A la fin du 19eme siecle, Antenor Firmin avait predit la mise sous tutelle et l'occupation
d' Haiti a cause de notre inabilite de penser au bien commun et la reussite collective.
Le fameux "pam, zot pa ladan"... .
Et on a eu 1915.

Je vais reprendre le message de Michaelle Jean:
 " L' heure est grave."


Roland Montas
De : KONAKOM <kona...@yahoo.com>

À : "tout-...@googlegroups.com" <tout-...@googlegroups.com>
Envoyé le : Jeudi 17 mai 2012 12h07
Objet : Re : HAI�TI - Politique: Bilan-diagnostic de Michaëlle JEAN (1er commentaire: Immortalité)

Prière de relire lentement et intelligemment les justes réserves et critiques de Dja Paul et du KONAKOM face au pathétisme creux et partisan de madame Jean.  Si vous ne les comprenez pas, sans arrogance, demandez des explications supplémentaires car ces critiques s'adressent aux patriotes éclairés, aux gens avisés et aux esprits libres...
Les hommes et les femmes politiques du KONAKOM
 
KONAKOM: Le parti politique moderne pour le renouveau d'Haiti

De : Roland Montas <mtim...@yahoo.fr>
À : "tout-...@googlegroups.com" <tout-...@googlegroups.com>
Envoyé le : Mercredi 16 mai 2012 20h10
Objet : Re : HAITI - Politique: Bilan-diagnostic de Michaëlle JEAN (1er commentaire: Immortalité)

Prière de relire la lettre ouverte de M. Jean LENTEMENT et de poser des questions pertinentes si vous ne comprenez pas le contenu
car elle s'adresse directement a vous, les "politiciens".

Roland Montas

De : KONAKOM <kona...@yahoo.com>

À : "tout-...@googlegroups.com" <tout-...@googlegroups.com>
Envoyé le : Mercredi 16 mai 2012 13h59
Objet : Re : HAI�TI - Politique: Bilan-diagnostic de Michaëlle JEAN (1er commentaire: Immortalité)

Nous suivons parfaitement et partageons votre premier commentaire sur la mauvaise utilisation par madame Jean du terme "nation" qui nous semble tout à fait justifié...  Nous attendons vos autres commentaires, car nous aussi nous avons noté certains écarts de langage, de malheureux choix de mots, des critiques injustifiées et déséquilibrées de madame Jean qui nous gênent aussi...Malgré tous les égards et le respect que nous devons à madame Michaëlle Jean, nous sommes bien obligés de constater qu'aujourd'hui, face aux contradictions qui traversent notre société,  elle se noie dans des généralités, des considérations moralistes et des jugements de valeurs qui ne nous permettent pas d'avancer à pas assurés sur le combien difficile chemin de notre lutte politique, économique et sociale à la recherche d'un développement harmonieux, équilibré et durable. Aujourd'hui, malheureusement, nous pensons qu'elle commence à avoir le regard condescendant, biaisé et souvent intéressé de beaucoup de membres de la dite "communauté internationale" sur notre système politique et notre cheminement vers la démocratie, notre modernisation et notre propre émancipation... Nous pensons qu'au lieu d'une autocritique tranquille et mesurée ( car nous pensons qu'elle reste et demeure une haïtienne...), elle verse un peu trop vite dans une  sorte d'auto-flagellation et arrive même à remettre en question la volonté du peuple haïtien consacrée dans la constitution de 1987 en qualifiant "d'insensée" la controverse tout à fait justifiée concernant les limites imposées comme dans tous les pays à la multiple nationalité. Nous croyons cette attitude aussi dangereuse pour la redéfinition, la refondation et la protection de notre état-nation qui se bat comme il peut pour la défense de ses intérêts propres dans l'ordre injuste du marché-roi de la mondialisation qui ne fait la partie belle qu'aux riches et aux puissants... 
 
KONAKOM: Le parti politique moderne pour le renouveau d'Haiti

De : Dja Paul <dja_...@yahoo.fr>

À :
Envoyé le : Mercredi 16 mai 2012 11h49
Objet : HAITI - Politique: Bilan-diagnostic de Michaëlle JEAN (1er commentaire: Immortalité)


Michaëlle JEAN, une icône d'origine haïtienne connue et appréciée à sa juste valeur mondialement, a exprimé des opinions sur la situation actuelle de son pays natal, Haïti.

Est-ce prétentieux de ma part de vouloir formuler des commentaires, et même des convictions contradictoires, voire divergentes à 180° aux siennes? A mon avis, que nenni!

Alors voici mon premier (1er) commentaire!

Il a pour objet "l'immortalité d'une nation". Elle a confondu "Nation" et "Etat", "Etat-Nation".

La "Nation" est immortelle, du moins jusqu'à l'Apocalypse, la Fin du Monde.

Une digression: Maintenant, tant mieux pour les superstitieux et les incrédules qui y croyaient, la Fin du Monde n'arrivera plus au 21.12.2012. Pourquoi? On vient de découvrir d'autres calendriers Mayas couvrant des périodes de très loin postérieures à cette date. On peut vaquer à ses occupations, perpétrer ses bombances et libations et déviances, sans crainte du châtiment funeste pour la fin de l'année 2012. Pas vrai? Ce n'est pas encore l'heure de la repentance pour mériter le Paradis, n'est-ce pas? On peut continuer le rondo habituel. 

Même après la disparition d'un territoire, des populations, de la faune, de la flore, de tout (ex., l'Atlantide a disparu "corps et biens" depuis bien des siècles) on parlera jusqu'à l'Apocalypse de la Nation, celle des Atlantes.

L'État, voire l'État-Nation, est mortel. L'Histoire du Monde est jalonnée de morts d'États-Nations", et de leurs créations aussi. Juste deux (2) exemples parmi de multiples autres:
1. L'État congolais (de Kinshasa) était "mort" pour devenir Zaïre puis est ressuscité en redevenant l'État congolais sous le vocable de la République Démocratique du Congo (RDPC);
2. La Tchécoslovaquie est morte en donnant naissance à la Tchéquie et à la Slovaquie.

Les notions de "Nation" et d'"Etat", d'"État-Nation", sont complexes. Pour plus d'informations consulter les sites GOOGLE et WIKIPEDIA. Voici un texte "copié-collé" ci-dessous. On  trouve la distinction entre Nation et État. 

Et aussi le fait suivant: Si la République d'Haïti venait à disparaître "corps et biens" à une certaine date (rayée de la carte du Monde), alors l'on dirait l'État haïtien (le Pays, le Peuple) a disparu, est "mort". Mais l'on ne pourrait pas dire que la Nation haïtienne est "morte", vu la persistance des Haïtiens des deux (2) sexes en diaspora, au Canada, aux USA, en Europe, en Asie, en Afrique, du fin fond de la Sibérie à la forêt dense de la Papouasie. Les différentes diasporas sont des composantes de la Nation haïtienne.

NATION, subst. fém.
A. − Vx. Groupe d'hommes dont les membres sont unis par une origine réelle ou supposée commune et qui sont organisés primitivement sur un territoire. Synon. gent1, tribu.Ces derniers [les Bitchys] habitaient plus au sud, mais peut-être à moins de sept à huit lieues: car ces nations, comme celles du Canada, changent de nom et de langage à chaque bourgade (Voy. La Pérouse, t.3, 1797, p.62):
1. Il est bon de prévenir le lecteur pour qu'il ne se laisse pas éblouir par l'expression imposante de nation [it. ds le texte]. Elle ne signifie rien autre chose que chaque tribu de sauvages, assujettie sous un même chef, dont la langue et quelques usages diffèrent un peu des autres; en sorte qu'une nation n'est souvent pas composée de deux mille individus, et qu'on rencontre des villages ou des nations beaucoup moins considérables. Baudry des Loz.,Voy. Louisiane, 1802, pp.20-21.
B. −
1.
a) Groupe humain, généralement assez vaste, dont les membres sont liés par des affinités tenant à un ensemble d'éléments communs ethniques, sociaux (langue, religion, etc.) et subjectifs (traditions historiques, culturelles, etc.) dont la cohérence repose sur une aspiration à former ou à maintenir une communauté. Esprit, génie, humeur, moeurs d'une nation; nation barbare, civilisée, cultivée, instruite, policée. Le caractère, les opinions, et surtout les langues, constituent l'unité des nations dans l'ordre moral; et, dans l'ordre physique même, elles sont dessinées par des caractères éminemment distinctifs (J. de Maistre,Corresp., t.3, 1810, p.482).L'historien et le philosophe cherchent une définition objective de (...) la nation : la nation est-elle fondée sur la langue commune ou sur les conceptions de la vie? (Merleau-Ponty,Phénoménol. perception, 1945, p.417):
2. ... l'idée même de nation en général ne se laisse pas capturer aisément (...). Le fait essentiel qui les constitue [les nations], leur principe d'existence, le lien interne qui enchaîne entre eux les individus d'un peuple, et les générations entre elles, n'est pas, dans diverses nations de la même nature. Tantôt la race, tantôt la langue, tantôt le territoire, tantôt les souvenirs, tantôt les intérêts instituent diversement l'unité nationale d'une agglomération humaine organisée. Valéry,Regards sur monde act., 1931, p.37.
♦ Sagesse* des nations.
Rem. 1. Il convient de distinguer en ce sens nation et état. Nation implique une idée de spontanéité, de communauté d'origine. État implique une idée d'organisation politique et administrative. Une nation peut être partagée, appartenir à plusieurs états, un état peut comprendre plusieurs nations. 2. Nation désigne un groupe humain envisagé sous le rapport de la communauté d'origine, de langue; peuple désigne un groupe humain envisagé du point de vue du gouvernement et des rapports politiques. Ces familles ainsi réunies en un corps, forment une nation sous le rapport de la communauté d'origine, un peuple sous le rapport de la communauté de territoire, un état sous le rapport de la communauté de lois (Bonald, Législ. primit., t.2, 1802, p.74).
b) En partic.
− [Au Moy. Âge] Groupement de maîtres et d'étudiants à l'intérieur des universités, selon un découpage linguistique. La faculté des arts de l'université de Paris comprenait quatre nations: anglaise (incluant les Allemands), française (incluant Italiens et Espagnols), picarde (incluant les Flamands), normande (FédouMoy. Âge1980).
− Au plur. [Dans l'Ancien Testament] Peuples idolâtres, ceux qui ne font pas partie du peuple élu. Synon. gentil1.Toute (...) guerre est une guerre sainte dans laquelle Jahvé intervient nécessairement pour porter secours à son peuple et anéantir les nations et leurs divinités (Allmen1956).
c) Synon. de nationalité (v. ce mot B 1).Le port est encombré de vaisseaux de toutes nations et de différents tonnages (Gautier,Tra los montes,1843, p.12).Dans l'intimité les Américains se laissent aller quelquefois à dire: «Nous sommes la nation qui a la peau la plus blanche du globe!» Et cette conviction les amène à traiter les hommes de toutes les autres nationalités blanches comme des nègres (Goncourt,Journal,1879, p.53).
− MAR. Pavillon de nation. Signe distinctif de la nationalité hissé à la corne des navires. (Dict. xixeet xxes.).
2. Groupe humain stable, établi sur un territoire défini constituant une unité économique, caractérisé par une auto-conscience ethnique (marquée par l'idée de la communauté d'origine et de destinée historique), une langue et une culture communes, formant une communauté politique personnifiée par une autorité souveraine et correspondant à un stade évolué du mode et des rapports de production. Des colonnes de conscrits, de soldats et de volontaires se croisaient, se mêlaient bruyamment (...). Madame de Béranger avait peur de ces rencontres fréquentes (...). Les volontaires criaient souvent Vive la nation! et elle se croyait en 93 (Sand,Hist. vie, t.2, 1855, p.414).Aucune [personne humaine] ne doit être privée des moyens positifs de travailler librement, sans dépendance servile à l'égard de qui que ce soit. C'est donc dans la nation que le droit de tous les individus, aujourd'hui, demain et toujours, trouve sa garantie (Jaurès,Ét. soc., 1901, p.132):
3. L'étude de la nation française nous a montré un cas où la plupart des composantes de la nation (marché national constitué ou en voie de constitution, langue nationale développée, unification politique, État centralisé) se trouvaient en place sans que pour autant puisse se créer la nation. Celle-ci ne put apparaître, en tant que telle, à la surface des rapports sociaux, qu'au moment où se cristallisèrent les contradictions de classes, où elles nécessitèrent l'intervention directe des masses populaires. R. Martelli,La Nation, Paris, Éd. soc., 1979, p.69.
SYNT. Nation commerçante, exportatrice, importatrice, industrialisée, industrielle, maritime; nations alliées, bélligérantes, ennemies; nations voisines; nations européennes, germaniques, latines, occidentales; nations civilisées, développées, en voie de développement; grandes nations.
Rem. À partir de la Révolution nation prend un sens politique précis et désigne une forme d'organisation sociale spécifique. Conjointement à cette acception, nation s'applique encore à cette époque à des groupes humains ayant eu des expériences d'organisation politique autonome, groupes qui ont en partie survécu à leur intégration dans le royaume de France avant 1789. Ces organisations possédaient les traits caractéristiques de toute ethnie et formaient un ensemble spécifique qui à la fin de l'Ancien Régime était désigné par province. La nation provençale (...) n'auroit pu céder les Avignonois au pape. La reine Jeanne le pouvoit-elle, contre les réclamations mêmes de la nation provençale? Non; les Avignonois sont donc toujours restés de droit une portion intégrante de la Provence, et par conséquent, de la nation françoise à laquelle la Provence a été incorporée (Robesp., Discours, Pétit. peuple avign., t.6, 1790, p.588).
♦ DR. INTERNAT. Clause de la nation la plus favorisée. Clause insérée dans un traité international et stipulant que l'État signataire s'engage à accorder aux ressortissants de son cocontractant tous les avantages déjà accordés ou qui pourront être accordés à un pays tiers. La nouvelle note iranienne annoncera la dénonciation de cet accord aux termes duquel l'Angleterre jouissait de la clause de la nation la plus favorisée (Le Monde, 19 janv. 1952, p.3, col. 4).La clause de la nation la plus favorisée crée des compétitions entre les divers pays, qui sont généralement tous désireux de l'obtenir, et par là, contribue à l'abaissement des tarifs douaniers et à l'extension des accords de réciprocité entre les pays. Mais par ailleurs, elle soude les économies de pays associés et contribue à la formation de «blocs» économiques opposés les uns aux autres (Bouv.-Ibarr.1975).
♦ Société* des Nations. Organisation* des Nations Unies.
3. P. méton. Territoire occupé par ce groupe humain. Synon. patrie, pays.Une nation est une grande association séculaire (...) entre des provinces en partie congénères formant noyau, et autour desquelles se groupent d'autres provinces liées les unes aux autres par des intérêts communs (Renan,Réf. intellect., 1871, p.202).
C. − [Désigne un ensemble de pers.]
1. Ensemble des personnes qui composent ce groupe (B2). Il traita de la paix, mais avec le consentement unanime de sa nation. Quelques révoltés, il est vrai, refusèrent de ratifier le traité; mais quel poids pouvoient avoir leurs réclamations après le voeu contraire, exprimé librement par la masse entière du peuple! (Genlis,Chev. Cygne, t.1, 1795, p.176).Quand on n'a pas pour soi l'opinion publique, c'est-à-dire la nation... on peut susciter des troubles, des complots, on peut faire des révoltes, mais non pas des révolutions! (Scribe,Bertrand, 1833, i, 6, p.134).Il tenait en profond mépris le gros de la nation française, ce ramassis de paysans et de manoeuvres qu'on appelle le peuple, ou la vile multitude (About,Nez notaire, 1862, p.8).
2. [Désigne un ensemble de pers. appartenant à une catégorie partic.]
− Vieilli ou littér. Ensemble des personnes formant un groupe homogène, qui ont des traits caractéristiques (physiques, psychiques, comportementaux, etc.) communs. Nation des poètes. C'est un coup-d'oeil charmant que toute cette nation citadine réunie sous l'ombrage d'arbres magnifiques et sur les gazons dont le Danube entretient la verdure (Staël,Allemagne, t.1, 1810, p.118).À peine ces trois rangées de maisons de la place Royale furent-elles dressées (...) que la nation des gens de justice envahit la place entière (Nerval,Nouv. et fantais., 1855, p.182).Toute la nation littéraire s'ordonnait en un petit nombre de tribus, selon les lois naïves des contrastes que l'on croyait exister entre l'art et la nature (Valéry,Variété IV, 1938, p.12).
− HIST. [Pendant la Révolution française] Ensemble des personnes formant le Tiers État. Le Tiers embrasse donc tout ce qui appartient à la nation; et tout ce qui n'est pas le Tiers ne peut pas se regarder comme étant de la nation (Sieyès,Tiers état, 1789, p.32).Au fur et à mesure que s'approfondissent les luttes révolutionnaires, la nation tend, dans le langage du temps, à s'identifier au peuple révolutionnaire qui a abattu la monarchie (R. Martelli,La Nation, Paris, Éd. soc., 1979, p.22).
− Vieilli. Ensemble des personnes appartenant à une même nation qui vivent dans un pays étranger. Synon. colonie.Toutes les «nations» de l'hôtel montrent beaucoup de gentillesses (Barrès,Amit. fr., 1903, p.51).
D. −
1. [Désigne une collectivité p. oppos. à un individu, une classe, un groupe] Collectivité nationale. Intérêts de la nation. Il ne faut plus nous dire continuellement: la France est un état monarchique; et faire découler ensuite de cet axiôme les droits du roi, comme la première et la plus précieuse partie de la constitution; et secondairement la portion de droits que l'on veut bien accorder à la nation (Robesp.,Discours, Contre veto, t.6, 1789, p.88).Pour lui, il n'était de joli départ pour les frontières qu'après avoir nettoyé le pays de la gangrène réactionnaire qui rongeait les forces vives de la nation (Aymé,Jument, 1933, p.89).La nation garantit l'égal accès de l'enfant et de l'adulte à l'instruction, à la formation professionnelle et à la culture (Constitution du 27 oct.1946,préambule).
2. DR. CONSTIT.
a) ,,Élément de l'État constitué par le groupement des individus fixé sur un territoire déterminé et soumis à l'autorité d'un même gouvernement. La nation est la substance humaine de l'État`` (Cap. 1936). L'idée de consulter la nation était lancée dans la circulation et s'associait à l'idée de liberté (Bainville,Hist. Fr., t.2, 1924, p.22).
b) [Dans la théorie classique issue de la Révolution française] ,,Personne juridique constituée par l'ensemble des individus composant l'État, mais distincte de ceux-ci et titulaire du droit subjectif de souveraineté`` (Cap. 1936). L'homme de leur choix sera constamment celui qui, à tous égards, offrira le plus de garanties comme administrateur local, et comme électeur des députés dont le mandat doit émaner de la nation entière (Lamennais dsL'Avenir,, 1831, p.277).Il tordait dans sa main le collet brodé du député de l'Aisne. «Le peuple me connaît. Il ne vous connaît pas. Je suis l'élu de la nation. Vous êtes les délégués obscurs d'un département» (A. France,Lys rouge, 1894, p.42).Dans la doctrine française, telle qu'elle a été exprimée dans nos constitutions de l'époque révolutionnaire et de 1848, la nation est le titulaire originaire de la souveraineté. La nation est une personne avec tous les attributs de la personnalité, la conscience et la volonté. La personne nation est, en réalité, distincte de l'État; elle lui est antérieure (L. Duguit,Traité de dr. constit., t.1, 1927, p.607 ds Rob.).



Haïti - Politique : La Nation n'est pas immortelle, elle agonise (dixit Michaëlle Jean)
15/05/2012 07:34:45


Propos de Michaëlle Jean :
« L'heure est grave. La Nation n'est pas immortelle, elle agonise. Le pays est à bout de souffle, à bout de tout. Le monde entier assiste, sans plus d'illusion, au spectacle désolant des impasses politiques haïtiennes qui se succèdent à coup de rivalités partisanes et stériles, d'inquisition sur des questions insensées comme celle de la double nationalité, alors qu'Haïti a besoin du concours de toutes ses filles et de tous ses fils, de les voir répondre à l'appel des aïeux, si souvent sublimé, mais si peu suivi, devenu lettres mortes : « l'union fait la force! » De l'union nous n'avons que faire, nous lui préférons la division et les affrontements sans fin. Tant et si bien, que nous n'avons pour force que celle d'enfoncer davantage notre terre et toute une population dans la précarité, l’abjecte pauvreté, la misère, le désarroi.

Il m'arrive, je l'avoue, d'avoir honte de cette pitoyable trahison de nos exploits et de nos conquêtes d'antan. Trahison de nos aspirations les plus nobles à la liberté, l'égalité et la fraternité. Trahison de nos rêves les plus grands de briser toutes les chaînes.

J'ai mal à mon cÅ“ur d'Haïtienne d'être interpellée par ceux, sourire en coin, qui tirent la ligne et ne voient plus en Haïti qu'un pays foutu, déliquescent, sans boussole, sans État, sans avenir, un tronc pourri, un monde de corruption et, certains n'hésitent pas à le dire, d'incapables.

J'assistais récemment à une table ronde où le verdict à propos d'Haïti était impitoyable, tant la situation bloquée des derniers mois est accablante. Voir des élus déterminés non pas à se retrousser les manches, mais à sacrifier l'intérêt de l'ensemble sur l'hôtel de l'obstruction systématique, sans retenue, sans foi ni loi, est insoutenable. L'exercice perdure et il est d'une cruelle irresponsabilité. Ce désordre assassine un pays et le plonge dans les ténèbres, dans une confusion telle que des esprits nostalgiques se prennent à regretter l’ordre des anciennes dictatures.

Le mouvement violent des plaques tectoniques n'est rien à côté. On aurait cru cette catastrophe, sans commune mesure, capable de rappeler à la raison et à la discipline.

On espérait un sursaut d'humanité, un pas décisif vers une éthique du partage. Chassez le naturel, il revient au galop. L'équipée est bien relancée dans la médiocrité. Car médiocres nous sommes si nous ne nous ressaisissons pas. Médiocres, si nous n'arrivons pas à réaliser l'unité nécessaire et à mettre de côté l’égoïsme et nos intérêts particuliers. Médiocres, si nous refusons le dialogue et le compromis historique salutaire au nom du bien commun, du pays à refonder, d'une Haïti nouvelle à créer. Médiocres, si nous restons englués dans l'indifférence chronique et la fuite en avant qui nous caractérisent devant l'échec qui pourtant crève cruellement les yeux à chaque carrefour. Médiocres, dans notre manque d'audace, de courage et de cohérence. Médiocres, dans notre complaisance, notre contentement aveugle, et notre fatalisme alors qu'il faut de toute urgence, ensemble, redoubler d'efforts. Médiocres, face à la jeunesse en mal de modèles à suivre et d'opportunités, pour le présent comme pour l'avenir.

Pourtant, il pourrait en être autrement. Nous pourrions montrer ce dont nous sommes capables, cesser de renaître du désespoir, faire preuve de vision, créer de toute notre énergie, de tous nos cÅ“urs et nos cerveaux volontaires, l’espoir. Encore faut-il que nous le voulions. La volonté collective nous fait défaut, elle n'est toujours pas au rendez-vous. Autrement, nous investirions tout pour un gouvernement au plus vite constitué; un État viable; des institutions fortes; une fonction publique remembrée et compétente; un accès universel à des services de santé sur tout le territoire; des écoles et des programmes de qualité avec des maîtres formés; une université d'État remise sur les rails avec un campus dans le Nord à démarrer et d'autres à construire dans chaque région du pays; un système de justice accessible, efficace, indépendant et fiable; une police nationale professionnelle capable de garantir la sécurité des lieux, des personnes et des frontières et de participer au développement; des collectivités plus fortes qui participent de manière décentralisée à la croissance locale, régionale et nationale; des organisations de la société civile incluses dans le mouvement de relève et impliquées dans la recherche de solutions aux problèmes affligeants; une économie diversifiée pour un redressement de la production nationale et la création d’emplois, de leviers et de niches sur tout le territoire; l'agriculture priorisée, la pêche et les métiers de la mer organisés; l'entreprenariat facilité; des lois, des règles, des codes édictés pour la sécurité publique et pour mettre fin au chaos général, à l'incurie dangereusement mortifère; une politique énergétique et de reboisement innovatrice; la propreté et la salubrité partout pour notre plus grande fierté, notre intégrité et notre sens de la dignité; des citoyennes et des citoyens dont on reconnait les droits et libertés, mais qui sont aussi conscients de leurs devoirs.

Il y a exactement un an, un Président démocratiquement élu passait la cocarde à un autre, légitimement choisi lui aussi par la voie des urnes. Le nouveau Président de la République n’aura pas eu la partie facile pour former un gouvernement et le consolider, tant le terrain est miné. Que l’on comprenne qu’empêcher, retarder la formation d’un gouvernement est pur sabotage, irresponsable et suicidaire. Le temps est compté, chaque jour, chaque mois dans l’impasse est un coup de massue asséné à la Nation. Le monde nous regarde non plus désolé, mais décontenancé face à un tel bourbier politique totalement déshonorant. Sans gouvernement, le pays, déjà au bord du précipice, ne se relèvera pas, tous les efforts seront engloutis.

Le pays c'est nous, chacune et chacun d'entre nous. Sa réussite dépend aussi de nous.

Je dis «nous», ne cherchant pas à m’extraire du destin de la terre qui m’a vue naître.

Il est de notre entière responsabilité de montrer ce que nous sommes vraiment capables d’accomplir. »

Michaëlle Jean








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Comme ci je ne connais pas mes parler menteurs comme dit madame Molière oh my bad madame Pascale lagen ce pa chen selman li fé dansé li fé sénateur ak député baye belle gouyade nan la chamb mwen pa besoin di nou si yo pwan lwa 

Bo icit weekend nan long li belle 
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May 27, 2012, 7:37:21 AM5/27/12
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Jodi a se fèt dè mè an Ayiti. Tout moun ki manman sou fowòm nan "bòn fèt", 


Marc

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May 27, 2012, 5:03:03 PM5/27/12
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