voici une énoncée de madame Michaelle Jean qui devrait attiré lattention des poulins du KONAKOM puisquils sont des politiciens tres intelligents et chevronnés le reste nest que la description de notre réalité amertume et chagrin pour nous autres qui suit de prêt la déchéance à tous les niveaux qui ronge haïti
"Le monde entier assiste, sans plus d'illusion, au spectacle désolant des impasses politiques haïtiennes qui se succèdent à coup de rivalités partisanes et stériles, d'inquisition sur des questions insensées comme celle de la double nationalité..." Michaelle JEAN
Sagesse* des nations.
DR. INTERNAT. Clause de la nation la plus favorisée. Clause insérée dans un traité international et stipulant que l'État signataire s'engage à accorder aux ressortissants de son cocontractant tous les avantages déjà
accordés ou qui pourront être accordés à un pays tiers. La nouvelle note iranienne annoncera la dénonciation de cet accord aux
termes duquel l'Angleterre jouissait de la clause de la nation la plus favorisée (Le Monde, 19 janv. 1952, p.3, col. 4).La clause de la nation la plus favorisée crée des compétitions entre les divers pays, qui sont généralement tous désireux de l'obtenir, et par là, contribue à l'abaissement des tarifs douaniers et à l'extension des accords de réciprocité entre les pays. Mais par ailleurs, elle soude les économies de pays associés et contribue à la formation de «blocs» économiques opposés les uns aux autres (Bouv.-Ibarr.1975).
Société* des Nations. Organisation* des Nations Unies.
> . > __,_._,___ |
Nous felicitons PFA d'avoir eu le courage d'examiner le texte de la personalite qui apparait comme etant le boeuf sacre de la diaspora Haitienne: son excellence, Michaelle Jean, ancienne gouveneure du Canada et representant de l'Unesco en Haiti, ancienne journaliste chevronnee. En effet, elle est la figure la plus distinguee de la diaspora Haitienne pour les titres et les honneurs places en elle et rien que pour ces raisons, elle fera figure de papaute, c'est-a-dire, infaillible, ou de mother Theresa, c'est-a-dire, intouchable, ou de Vierge Marie, c'est-a-dire, adorable.
Cependant, le texte de la Gouverneure Michaelle Jean a fait crier Mlle Pascale Dorisca pour une raison simple: dans une soupe fait a la sauce d'alarme, madame jean a immerge un morceau de pain politique pour etayer ses considerations. Voila un extrait de ce qu'elle ecrite ceci:
"Le nouveau President de la Republique n'aura pas eu la partie facile pour former un gouvernement et le consolider, tant le terrain est mine. Que l'on comprenne qu'empecher, retarder la formation d'un gouvernement est pur sabotage, irresponsable et suicidaire."
Par cette declaration, Mme Jean confirme qu'il a decele des conflits d'interets. Elle les a analyse a partir d'un systeme de mesure et de poids dont elle n'a pas exactement elabore sur la nature. Et apparemment elle a pris parti. Puisqu'elle n'a pas elabore sur les criteres sur lesquelles se basent sa matrice d'analyse, les speculations sont ouvertes.
Les lecteurs vont se poser certaines questions au sujet des parametres qui lui ont permis d'arriver a ses conclusions:
1. Les lois?
2. Les chiffres?
3. Sa foi?
Le mot "sabotage" est la cle, dans son texte. C'est un terme concret, lapidaire et offensif dans les deux sens, car le sabote est endolori et le saboteur est condamne. Cependant, le sabote peut se declarer victime tandis que le saboteur est percu comme un perpetrateur, un criminel. Donc s'il arrive a penser autrement, il se defendra.
Dans toute histoire, il y a au moins trois versions: la mienne, la sienne, et quelque part entre les deux, il y a la verite. Dans une histoire politique impliquant des partisans, courtisans, des presidents, des ministres, des parlementaires, de politiciens de tous poils et tous jabots (tout pwel, tout zago), des partis politiques, des puissances etrangeres (Canada, Etats-Unis, Dominicanie, Bresil, Venezuela, etc.) des interets speciaux puissants (visibles et caches), des jeux de coulisse, les ONG, institutions globales, des soldats etrangers, des ressources minerales, et enfin des millions d'Haitiens de toutes les couches sociales et credo politiques... Dans l'histoire d'Haiti qui se deroule, il peut bien avoir autant de versions qu'il y a de protagonistes. La situation d'Haiti est autant compliquee. C'est la remarque que fit l'un des militaires canadians qui commandait les forces d'invasion canadienne en Haiti en 2004.
Source: www.focal.ca
Cet chart est l'arrangement de mise sous tutelle d'haiti envisage par le Canada pour Haiti en 2004. Ce qui avait cause une tolle dans la communaute Haitienne du Canada tout en faisant les delices de certains intellos canadiens-Haitiens qui se voyaient en premiere ligne pour etre les sous-secretaires des chefs Canadiens des postes ministerielles Haitiens. A ce, le colonel Canadien, Ward avait fait remarque que le probleme Haitien est si complique, qu'il faudrait completement depouiller Haiti de toute sa souverainete avant d'accomplir un tel plan. Il apparait maintenant que les ressources minerales nouvellement devoilees (l'or du Nord'Oeust) consistait une raison solide pour justifier une telle tutelle.
La declaration de Mme Jean exprime une trainee de petales de rose sur le sentier du president et place les epines sous les pas d'autres secteurs qu'elle n'a pas specifies, mais qui se reconnaissent neanmoins dans la phraseologie. Donc, par cette declaration, Mme Jean prend position et devient partie prenante du conflit. Voila la cause de l'emoi que son article a cause sur ces forums.
Cette declaration est la seule declaration politique concrete du texte de Mme Jean. Malheureusement qu'elle est a sens unique. Par la vertu (ou manque de vertu) de cette phrase vectorielle, Michaelle Jean a prepare un bain qui sera probablement jete par la fenetre par les partis leses avec son appel a " realiser l'unite necessaire et a mettre de cote l'egoisme et nos interets particuliers."
Car plus que tout autre, il doit savoir qu'en politique, la capacite des humains a jeter le bebe dans l'eau du bain est plus que legendaire. Dans ce cas bien precis, quel est le bebe que Michaelle Jean a voulu laver dans cette baignoire verbale? Le "pur sabotage" ou "l'unite necessaire"?
Tout le monde choisirait l'unite, mais l'unite n'arrive jamais par le perception ou les declaration de sabotage. Elles arrivent ordinairement par le consensus, les conventions, les lois, la negociation, la co-habitation, le partage.
http://www.globalresearch.ca/index.php?context=va&aid=13280
Letitiah Sept
22 Mai 2012
From: PFA <fap...@yahoo.com>
To: "koze-ma...@googlegroups.com" <koze-ma...@googlegroups.com>; "tout-...@googlegroups.com" <tout-...@googlegroups.com>; "grands...@yahoogroups.com" <grands...@yahoogroups.com>; "vin...@yahoogroupes.fr" <vin...@yahoogroupes.fr>
Sent: Tuesday, May 22, 2012 1:44 PM
Subject: [Grands Débats] Re: RE: MY LAST COMMENTS ABOUT MICHAELLE JEAN'S STATEMENT
Fanel,
It's a pleasure to welcome you on the forums. You are an excellent debator! I don't have a dog in the fight either. When I am in the mood I like to debate,and the forum is my way to still feel connected to this country that I adore.
Thanks for your time. I appreciated your contribution.
Bonne fin de journée!
PFA
From: Fanel Merville <fme...@hotmail.com>
To: koze-ma...@googlegroups.com; tout-...@googlegroups.com; grands...@yahoogroups.com; vin...@yahoogroupes.fr
Sent: Tuesday, May 22, 2012 11:52 AM
Subject: RE: MY LAST COMMENTS ABOUT MICHAELLE JEAN'S STATEMENT
PFA,
Thank you very much for your time and I hope this email finds you well. Let me put this upfront: I cannot promise that will find the time to entertain an on-going debate because I am working on two projects that leave me no time. Hopefully I will be in a better position in September of this year. If I don̢۪t respond or comment on on any of your post, now you know the reason.
In regards to your most recent post, I frankly don’t think we are that far apart in in this discussion. I have similar discussions after I listen to a state of the union address in the United States. It all depends on the lens under which the text or the speech is being analyzed. When you craft a speech or a text you have an audience in mind and a goal to reach. The audience in this particular context was the Haitian people and the goal of the message was to touch our conscience. Any reference to the role of the international community in “this messâ€ï¿½ as you put iut it, would have done a disservice to the goal of the message. It is immaterial. Some of us are waiting for an excuse to continue business as usual. Why giving them one? After all, the international community will never change, and we should never expect them to change. They will always want to control our politics, our economy and our social life. They pretend they are helping, but in fact they are helping themselves. We have no control over that. What we can control, however, is our inability to work together for a common purpose. That’s the core of Ms. Jean’s mes„¢s message in my view.
During world war II, the US army was 18th in the world. President Roosevelt called upon all Americans, Democrats and Republican alike to help him face the challenge. The business community dominated by Republicans came together with President Roosevelt and they built the US army to become the first in the world. We did something similar during our independence wars. We need to repeat this chapter of our history.
PFA, we may have to agree to disagree on this, but it has to do perhaps with my background. I know my history and I understand very well international politics. I am the type of person when I fail in anything I tend to look at myself first. I may look at other factors only after I finish evaluating myself. This is what I think we need as a nation at the moment. Remember: SE SOT KI BAY SE INBESIL KI PA PRAN. Also, I don̢۪t think we can equate our bickickering with that of the politicians in the United States. This is a whole doctoral dissertation right there.
Last point: you disagree with Ms. Jean’s comments on the allegation of dual citizenship brought againsst President Martelly and the time lost to form a government. I don’t think it is Ms. Jean’s position than that the article referring to dual citizenship in our constitution is meaningless (Insense). She did not say that, and I don't think she would. I don’t know what else you wanted her to so say since there was no case presented. Putting partisan politics aside, the dual citizenship issue was/is a legal matter more than anything else. In the court of law the burden of proof is always on the accuser to present the evidence. You cannot take someone to court on allegation only. If there was strong evidence, I don’t think k it was presented. I think that's what Ms. Jean was referring to in her statement. I really don’t want to reopen this can of wo worms, because it is a very partisan issue. I honestly donâ€ââ„¢t have a dog in this fight and I don't want my views to be twisted and misconstrued. My dog is due process under the law. If you make an accusation, you have to be ready to back it up with evidence. If the president has dual or triple citizenship, you have to agree with me that the case against him was poorly handled. This is my view.
Je dois m̢۪en aller maintenant. Je te so souhaite de passer une tres bonne journee (ou nuit). A la prochaine.
Fanel Merville
Date: Sun, 20 May 2012 17:31:21 -0700
From: fap...@yahoo.com
Subject: Re: (Fanel) : HA�TI - Politique: Bilan-diagnostic de Michaëlle JEAN (1er commentaire: Immortalité)
Once again I thank you for your message, and I hope this is the first of a serie of thorough contributions which could energize our agonizing forums. I like both the tone and the content of your rebuttal, albeit the differences in perspective between us. But as we say in Haiti, from the clash of ideas, light shall emerge. As a matter of fact, a couple of weeks ago, I was listening to a a chat that an NPR staff had with Jonah Golberg about his new book The Tyranny of Clichés, and I really enjoyed the striking similarities between American politicians (liberals and conservatives) and Haitian politicians. In that chat, the conservatice critic mentioned how college students are being brought up to favor clichés over ideology, and he pointed out how and why debates are essential for democracy.
I am afraid that Ms. Jean's speech was more about clichés. I couldn't find one original idea in the speech that conservative Haitians called the "alarm signal". The diagnosis and its causes are all common leitmotivs that Haitians like to repeat over and over. And the earthquake that struck 2 and a half years ago was an eye opener for the sceptics. In this day and age, I'm certain that all Haitians know and believe that they may become extinct, sooner rather than later.
You are right to say that we should stop playing victims and start bearing the responsibilities of our mistakes. In fact, I have no sensibility for our politicians. While the "blanc"'s hands have been prominent in our problems, it is our elected officials'responsibility to stand up for us. Unfortunately, we are and have always been governed by near-sighted, egoistic, petty and cheap thieves with the help of whom the "blanc" was able to defend his and his country's interests. I was so surprised to see such a "grande dame" play partisan politics in a paternalistic and selective tone. I was all the more surprised when she called for unity. I can understand why she didn't acknowledge the international community's role in all this mess; however she shouldn't not have called for unity when her message was meant to make president Martelly and his cronies feel good.
Finally, yes bickering is rooted in our DNA. We have yet to learn to compromise. We have yet to learn to be tolerant and accepting. We have yet to learn to be less self-centered. we need a new mental construct. If you have been on the forums for a while, you should know that many great Haitians have advocate for a quiet revolution. Nonetheless, we won't get there if we are not true to ourselves. The solution doesn't lie in the blame game. if we want to bear our responsibilities, president Martelly should acknowledge the crises--both preventable and non preventable--that he has imposed on our vulnerable population. Then the other politicians and the business predators should do the same. We are not the only people that like bickering. Here in the U.S., I can't recall the last time democrats and republicans willingly united on an important issue. Our bickering is different in the sense that it overshadows the urgency of our people's dire situation. And this won't change without responsible leaders. it's a chicken and egg situation. Which comes first: meeting our people's basic needs or the change of paradigm? Which is why Ms. Jean needs to be more specific. We already know the clichés.
Kenbe fem!
PFA
From: Fanel Merville <fme...@hotmail.com>
To: koze-ma...@googlegroups.com; tout-...@googlegroups.com; grands...@yahoogroups.com; vin...@yahoogroupes.fr
Sent: Friday, May 18, 2012 5:52 PM
Subject: RE: Re: Re : HA�TI - Politique: Bilan-diagnostic de Michaëlle JEAN (1er commentaire: Immortalité)
PFA,
I do appreciate your analysis of Michaelle Jean’s article. In fact, I enjoyjoy reading your postsâ€Â¦all of them. However, I am going too disagree with you on this one, I hope you don’t minmind. Ms. Jean’s comments come at a a time where perhaps we need them the most if we want to pick up what is left of Haiti. In addition to your post, I have read some other comments and I am afraid to say that it is déjà vu all over again. I think we are wasting valuable time debating semantics instead of debating the big picture, which is how do we get out of this quagmire. From reading Ms. Jean’s text, I come out with two main points:
a) We need to stop bickering if we want to build a better Haiti.
b) We need to take ownership of our situation.
You argue that Ms. Jean uses paternalistic terms to describe our situation. I beg to differ. I believe that we are not going anywhere until we take ownership of our political, social and economical situations. Playing victims and blaming others for our misfortune is not taking us anywhere. This is a mental construct based on the thinking that “the world is against us because we made 1804ââ€ï¿½. Wellâ€Â¦ what do we do about it? When en are we going to wake up and smell the coffee? The world is a big jungle and every nation is fighting for itself.
About three months ago, I was listening to a radio station based in Haiti. I was listening online from where I live in Connecticut. There were two Haitian intellectuals debating our current political dilemma including our last presidential elections. In summary, they blamed the international community for everything. It was shocking. If we blame others for everything, what does it say about our ability to think and choose? I think we have developed this mental disposition to blame someone else for everything that happens to us. This is a “feel goodâ€ï¿½ mentality. It. It does not solve problems. Why did we have to wait for the white man to bring us together on Governor’s Island to tap on our shoshoulders to settle our differences? Why did we have to wait for the white man to pick our Prime Minister for us when we had ample opportunities to do it ourselves? And, by the way we later asserted that the previous nominees were qualified but we just could not vote for them. Why are we complaining now that the white man decides for us? This is the type of bickering Ms. Jean is referring to. You also argue that Ms. Jean needs to tell us what to do to avoid “deathâ€ï¿½. I think she does. She advocatocates for a new mental construct where we build on the things that we have in common and stop arguing about the few things that separate us.
I will conclude with this. I belong to an international organization and every four years we have a big gathering. We group participants in caucuses to elect a leader to represent each caucus in the organization’s leadership council for four years. The Haitian caucus is is the last to finish electing and they never satisfy. They waste their time arguing, bickering and sometimes insulting each other. Ms. Jean’s text reminds of the need to develop a new paradigm of Haittian consciousness where we take responsibility for our mistakes; we recognize the need to do things differently; we elect our leaders and wait for them to finish their terms; we don’t jump the line, butbut we wait for our turn; and finally we recognize that political stability is necessary to build the Haiti we all love and cherish. Have a great weekend.
My best,
Fanel Merville
Date: Fri, 18 May 2012 07:03:30 -0700
From: fap...@yahoo.com
Subject: Re: Re : HAI�TI - Politique: Bilan-diagnostic de Michaëlle JEAN (1er commentaire: Immortalité)
C'est justement ça le probleme. Le message de madame l'ex gouverneure aurait du etre à la hauteur du "haut monde de la politique, de la finance et du pouvoir MONDIAL." Nous n'avons pas besoin, à l'heure actuelle, d'un sermon selon l'evangile de madame. As a matter of fact, mwen bal defi (en tant que citoyenne du Canada) vinn poze kandidati l pou prezidan OZETAZINI ou byen en France. Epi la dim si kesyon doub nasyonalite ki nan konstisyon les Etats-unis an "insensée". L'irrespect que madame affiche pour les lois de son pays natal frise l'indecence. Son message, au lieu d'unir, ne servira qu'à diviser davantage notre corps politique. Qui lui donne le droit, en tant que Canadienne, de taxer notre constitution d'insensée?
PFA
From: Roland Montas <mtim...@yahoo.fr>
To: "tout-...@googlegroups.com" <tout-...@googlegroups.com>
Sent: Friday, May 18, 2012 7:05 AM
Subject: Re : HAI�TI - Politique: Bilan-diagnostic de Michaëlle JEAN (1er commentaire: Immortalité)
Michaelle Jean est un personage influent, reconnu de toute la planete.
Elle frequente le haut monde de la politique, de la finance et du pouvoir MONDIAL.
Elle ne se cache pas derriere un "parti" ou un pseudonyme. Elle prend ses responsabilites.
Son message a la nation Haitienne est un grand "PINGA", un cri d'alarme et un cri
de desespoir.
Je n'ai nullement l'idee de diluer son message dans des exchanges steriles avec des
anonymes a la recherche d'une notoriete ephemere.
A la fin du 19eme siecle, Antenor Firmin avait predit la mise sous tutelle et l'occupation
d' Haiti a cause de notre inabilite de penser au bien commun et la reussite collective.
Le fameux "pam, zot pa ladan"... .
Et on a eu 1915.
Je vais reprendre le message de Michaelle Jean:
" L' heure est grave."
Roland Montas
De : KONAKOM <kona...@yahoo.com>
À : "toout...@googlegroups.com" <tout-...@googlegroups.com>
Envoyé le : Jeudi 17 mai 2012 12h07
Objet : Re : HAI�TI - Politique: Bilan-diagnostic de Michaëlle JEAN (1er commentaire: Immortalité)
Prière de relire lentement et intelligemment les justes réserves et critiques de Dja Paul et du KONAKOM face au pathétisme creux et partisan de madame Jean. Si vous ne les comprenez pas, sans arrogance, demandez des explications supplémentaires car ces critiques s'adressent aux patriotes éclairés, aux gens avisés et aux esprits libres...
Les hommes et les femmes politiques du KONAKOM
KONAKOM: Le parti politique moderne pour le renouveau d'Haiti
De : Roland Montas <mtim...@yahoo.fr>
À : "tout-...@googlegroups.com" <tout-...@googlegroups.com>
Envoyé le : Mercredi 16 mai 2012 20h10
Objet : Re : HAITI - Politique: Bilan-diagnostic de Michaëlle JEAN (1er commentaire: Immortalité)
Prière de relire la lettre ouverte de M. Jean LENTEMENT et de poser des questions pertinentes si vous ne comprenez pas le contenu
car elle s'adresse directement a vous, les "politiciens".
Roland Montas
De : KONAKOM <kona...@yahoo.com>
À : "toout...@googlegroups.com" <tout-...@googlegroups.com>
Envoyé le : Mercredi 16 mai 2012 13h59
Objet : Re : HAI�TI - Politique: Bilan-diagnostic de Michaëlle JEAN (1er commentaire: Immortalité)
Nous suivons parfaitement et partageons votre premier commentaire sur la mauvaise utilisation par madame Jean du terme "nation" qui nous semble tout à fait justifié... Nous attendons vos autres commentaires, car nous aussi nous avons noté certains écarts de langage, de malheureux choix de mots, des critiques injustifiées et déséquilibrées de madame Jean qui nous gênent aussi...Malgré tous les égards et le respect que nous devons à madame Michaëlle Jean, nous sommes bien obligés de constater qu'aujourd'hui, face aux contradictions qui traversent notre société, elle se noie dans des généralités, des considérations moralistes et des jugements de valeurs qui ne nous permettent pas d'avancer à pas assurés sur le combien difficile chemin de notre lutte politique, économique et sociale à la recherche d'un développement harmonieux, équilibré et durable. Aujourd'hui, malheureusement, nous pensons qu'elle commence à avoir le regard condescendant, biaisé et souvent intéressé de beaucoup de membres de la dite "communauté internationale" sur notre système politique et notre cheminement vers la démocratie, notre modernisation et notre propre émancipation... Nous pensons qu'au lieu d'une autocritique tranquille et mesurée ( car nous pensons qu'elle reste et demeure une haïtienne...), elle verse un peu trop vite dans une sorte d'auto-flagellation et arrive même à remettre en question la volonté du peuple haïtien consacrée dans la constitution de 1987 en qualifiant "d'insensée" la controverse tout à fait justifiée concernant les limites imposées comme dans tous les pays à la multiple nationalité. Nous croyons cette attitude aussi dangereuse pour la redéfinition, la refondation et la protection de notre état-nation qui se bat comme il peut pour la défense de ses intérêts propres dans l'ordre injuste du marché-roi de la mondialisation qui ne fait la partie belle qu'aux riches et aux puissants...
KONAKOM: Le parti politique moderne pour le renouveau d'Haiti
De : Dja Paul <dja_...@yahoo.fr>
À : Envoyé le : Mercredi 16 mai 2012 11h49
Objet : HAITI - Politique: Bilan-diagnostic de Michaëlle JEAN (1er commentaire: Immortalité)
Michaëlle JEAN, une icône d'origine haïtienne connue et appréciée à sa juste valeur mondialement, a exprimé des opinions sur la situation actuelle de son pays natal, Haïti.
Est-ce prétentieux de ma part de vouloir formuler des commentaires, et même des convictions contradictoires, voire divergentes à 180° aux siennes? A mon avis, que nenni!
Alors voici mon premier (1er) commentaire!
Il a pour objet "l'immortalité d'une nation". Elle a confondu "Nation" et "Etat", "Etat-Nation".
La "Nation" est immortelle, du moins jusqu'Ã l'Apocalypse, la Fin du Monde.
Une digression: Maintenant, tant mieux pour les superstitieux et les incrédules qui y croyaient, la Fin du Monde n'arrivera plus au 21.12.2012. Pourquoi? On vient de découvrir d'autres calendriers Mayas couvrant des périodes de très loin postérieures à cette date. On peut vaquer à ses occupations, perpétrer ses bombances et libations et déviances, sans crainte du châtiment funeste pour la fin de l'année 2012. Pas vrai? Ce n'est pas encore l'heure de la repentance pour mériter le Paradis, n'est-ce pas? On peut continuer le rondo habituel.
Même après la disparition d'un territoire, des populations, de la faune, de la flore, de tout (ex., l'Atlantide a disparu "corps et biens" depuis bien des siècles) on parlera jusqu'à l'Apocalypse de la Nation, celle des Atlantes.
L'État, voire l'Ã °tat-Nation, est mortel. L'Histoire du Monde est jalonnée de morts d'États-Nations", et de leurs créations aussii. Juste deux (2) exemples parmi de multiples autres:
1. L'État congolais (de Kinshhasa) était "mort" pour devenir Zaïre puis est ressuscité en redevenant l'État congolais sous le vocablee de la République Démocratique du Congo (RDPC);
2. La Tchécoslovaquie est morte en donnant naissance à la Tchéquie et à la Slovaquie.
Les notions de "Nation" et d'"Etat", d'"État-Nation", sont complexes. Pour plus d'informations consulterr les sites GOOGLE et WIKIPEDIA. Voici un texte "copié-collé" ci-dessous. On trouve la distinction entre Nation et État.
Et aussi le fait suivant: Si la République d'Haïti venait à disparaître "corps et biens" à une certaine date (rayée de la carte du Monde), alors l'on dirait l'État haïtien (le Pays, le Peuple) a disparu, est "mort". Mais l'on ne pourrait pas dire que la Nation haïtienne est "morte", vu la persistance des Haïtiens des deux (2) sexes en diaspora, au Canada, aux USA, en Europe, en Asie, en Afrique, du fin fond de la Sibérie à la forêt dense de la Papouasie. Les différentes diasporas sont des composantes de la Nation haïtienne.
NATION, subst. fém.
A. − Vx. Groupe d'hommes dont les membres sont unis par une origine réelle ou supposée commune et qui sont organisés primitivement sur un territoire. Synon. gent1, tribu.Ces derniers [les Bitchys] habitaient plus au sud, mais peut-être à moins de sept à huit lieues: car ces nations, comme celles du Canada, changent de nom et de langage à chaque bourgade (Voy. La Pérouse, t.3, 1797, p.62):
1. Il est bon de prévenir le lecteur pour qu'il ne se laisse pas éblouir par l'expression imposante de nation [it. ds le texte]. Elle ne signifie rien autre chose que chaque tribu de sauvages, assujettie sous un même chef, dont la langue et quelques usages diffèrent un peu des autres; en sorte qu'une nation n'est souvent pas composée de deux mille individus, et qu'on rencontre des villages ou des nations beaucoup moins considérables. Baudry des Loz.,Voy. Louisiane, 1802, pp.20-21.
B. âˆâ€™
1.
a) Groupe humain, généralement assez vaste, dont les membres sont liés par des affinités tenant à un ensemble d'éléments communs ethniques, sociaux (langue, religion, etc.) et subjectifs (traditions historiques, culturelles, etc.) dont la cohérence repose sur une aspiration à former ou à maintenir une communauté. Esprit, génie, humeur, moeurs d'une nation; nation barbare, civilisée, cultivée, instruite, policée. Le caractère, les opinions, et surtout les langues, constituent l'unité des nations dans l'ordre moral; et, dans l'ordre physique même, elles sont dessinées par des caractères éminemment distinctifs (J. de Maistre,Corresp., t.3, 1810, p.482).L'historien et le philosophe cherchent une définition objective de (...) la nation : la nation est-elle fondée sur la langue commune ou sur les conceptions de la vie? (Merleau-Ponty,Phénoménol. perception, 1945, p.417):
2. ... l'idée même de nation en général ne se laisse pas capturer aisément (...). Le fait essentiel qui les constitue [les nations], leur principe d'existence, le lien interne qui enchaîne entre eux les individus d'un peuple, et les générations entre elles, n'est pas, dans diverses nations de la même nature. Tantôt la race, tantôt la langue, tantôt le territoire, tantôt les souvenirs, tantôt les intérêts instituent diversement l'unité nationale d'une agglomération humaine organisée. Valéry,Regards sur monde act., 1931, p.37.
â™Â¦ Sagesse* dees nations.
Rem. 1. Il convient de distinguer en ce sens nation et état. Nation implique une idée de spontanéité, de communauté d'origine. État implique une idée d'oorganisation politique et administrative. Une nation peut être partagée, appartenir à plusieurs états, un état peut comprendre plusieurs nations. 2. Nation désigne un groupe humain envisagé sous le rapport de la communauté d'origine, de langue; peuple désigne un groupe humain envisagé du point de vue du gouvernement et des rapports politiques. Ces familles ainsi réunies en un corps, forment une nation sous le rapport de la communauté d'origine, un peuple sous le rapport de la communauté de territoire, un état sous le rapport de la communauté de lois (Bonald, Législ. primit., t.2, 1802, p.74).
b) En partic.
âˆâ€™ [Au Moy. Âge] Groupement de maîtres et d'étudiants à l'intérieur des universités, selon un découpage linguistique. La faculté des arts de l'université de Paris comprenait quatre nations: anglaise (incluant les Allemands), française (incluant Italiens et Espagnols), picarde (incluant les Flamands), normande (FédouMoy. Âge1980).
âˆâ€™ Au plur. [Dans l'Ancien n Testament] Peuples idolâtres, ceux qui ne font pas partie du peuple élu. Synon. gentil1.Toute (...) guerre est une guerre sainte dans laquelle Jahvé intervient nécessairement pour porter secours à son peuple et anéantir les nations et leurs divinités (Allmen1956).
c) Synon. de nationalité (v. ce mot B 1).Le port est encombré de vaisseaux de toutes nations et de différents tonnages (Gautier,Tra los montes,1843, p.12).Dans l'intimité les Américains se laissent aller quelquefois à dire: «Nous sommes la nation qui a la peau la plus blanche du globe!» Et cette conviction les amène à traiter les hommes de toutes les autres nationalités blanches comme des nègres (Goncourt,Journal,1879, p.53).
âˆâ€™ MAR. Pavillon de nation. Signe distinctif de la nationalité hissé à la corne des navires. (Dict. xixeet xxes.).
2. Groupe humain stable, établi sur un territoire défini constituant une unité économique, caractérisé par une auto-conscience ethnique (marquée par l'idée de la communauté d'origine et de destinée historique), une langue et une culture communes, formant une communauté politique personnifiée par une autorité souveraine et correspondant à un stade évolué du mode et des rapports de production. Des colonnes de conscrits, de soldats et de volontaires se croisaient, se mêlaient bruyamment (...). Madame de Béranger avait peur de ces rencontres fréquentes (...). Les volontaires criaient souvent Vive la nation! et elle se croyait en 93 (Sand,Hist. vie, t.2, 1855, p.414).Aucune [personne humaine] ne doit être privée des moyens positifs de travailler librement, sans dépendance servile à l'égard de qui que ce soit. C'est donc dans la nation que le droit de tous les individus, aujourd'hui, demain et toujours, trouve sa garantie (Jaurès,Ét. soc., 19001, p.132):
3. L'étude de la nation française nous a montré un cas où la plupart des composantes de la nation (marché national constitué ou en voie de constitution, langue nationale développée, unification politique, État centralisé) se trouvaient en place sanns que pour autant puisse se créer la nation. Celle-ci ne put apparaître, en tant que telle, à la surface des rapports sociaux, qu'au moment où se cristallisèrent les contradictions de classes, où elles nécessitèrent l'intervention directe des masses populaires. R. Martelli,La Nation, Paris, Éd. soc., 1979, p.69.
SYNT. Nation commerç§ante, exportatrice, importatrice, industrialisée, industrielle, maritime; nations alliées, bélligérantes, ennemies; nations voisines; nations européennes, germaniques, latines, occidentales; nations civilisées, développées, en voie de développement; grandes nations.
Rem. À partir de la Révolution nation prrend un sens politique précis et désigne une forme d'organisation sociale spécifique. Conjointement à cette acception, nation s'applique encore à cette époque à des groupes humains ayant eu des expériences d'organisation politique autonome, groupes qui ont en partie survécu à leur intégration dans le royaume de France avant 1789. Ces organisations possédaient les traits caractéristiques de toute ethnie et formaient un ensemble spécifique qui à la fin de l'Ancien Régime était désigné par province. La nation provençale (...) n'auroit pu céder les Avignonois au pape. La reine Jeanne le pouvoit-elle, contre les réclamations mêmes de la nation provençale? Non; les Avignonois sont donc toujours restés de droit une portion intégrante de la Provence, et par conséquent, de la nation françoise à laquelle la Provence a été incorporée (Robesp., Discours, Pétit. peuple avign., t.6, 1790, p.588).
â™Â¦ DR. INTERNAT. Clause de la nation la plus favorisÃée. Clause insérée dans un traité international et stipulant que l'État signataire s'engage Ãà accorder aux ressortissants de son cocontractant tous les avantages déjà accordés ou qui pourront être accordés à un pays tiers. La nouvelle note iranienne annoncera la dénonciation de cet accord aux termes duquel l'Angleterre jouissait de la clause de la nation la plus favorisée (Le Monde, 19 janv. 1952, p.3, col. 4).La clause de la nation la plus favorisée crée des compétitions entre les divers pays, qui sont généralement tous désireux de l'obtenir, et par là , contribue à l'abaissement des tarifs douaniers et à l'extension des accords de réciprocité entre les pays. Mais par ailleurs, elle soude les économies de pays associés et contribue à la formation de «blocs» économiques opposés les uns aux autres (Bouv.-Ibarr.1975).
â™Â¦ Société* des Nations. Organisation* des Nations Unies.
3. P. méton. Territoire occupé par ce groupe humain. Synon. patrie, pays.Une nation est une grande association séculaire (...) entre des provinces en partie congénères formant noyau, et autour desquelles se groupent d'autres provinces liées les unes aux autres par des intérêts communs (Renan,Réf. intellect., 1871, p.202).
C. âˆâ€™ [Désigne un ensemble de pers.]
1. Ensemble des personnes qui composent ce groupe (B2). Il traita de la paix, mais avec le consentement unanime de sa nation. Quelques révoltés, il est vrai, refusèrent de ratifier le traité; mais quel poids pouvoient avoir leurs réclamations après le voeu contraire, exprimé librement par la masse entière du peuple! (Genlis,Chev. Cygne, t.1, 1795, p.176).Quand on n'a pas pour soi l'opinion publique, c'est-à -dire la nation... on peut susciter des troubles, des complots, on peut faire des révoltes, mais non pas des révolutions! (Scribe,Bertrand, 1833, i, 6, p.134).Il tenait en profond mépris le gros de la nation française, ce ramassis de paysans et de manoeuvres qu'on appelle le peuple, ou la vile multitude (About,Nez notaire, 1862, p.8).
2. [Désigne un ensemble de pers. appartenant à une catégorie partic.]
âˆâ€™ Vieilli ou littér. Ensemble des personnes formant un groupe homogène, qui ont des traits caractéristiques (physiques, psychiques, comportementaux, etc.) communs. Nation des poètes. C'est un coup-d'oeil charmant que toute cette nation citadine réunie sous l'ombrage d'arbres magnifiques et sur les gazons dont le Danube entretient la verdure (Staël,Allemagne, t.1, 1810, p.118).À peine ces trois ranngées de maisons de la place Royale furent-elles dressées (...) que la nation des gens de justice envahit la place entière (Nerval,Nouv. et fantais., 1855, p.182).Toute la nation littéraire s'ordonnait en un petit nombre de tribus, selon les lois naïves des contrastes que l'on croyait exister entre l'art et la nature (Valéry,Variété IV, 1938, p.12).
âˆâ€™ HIST. [Pendant la Révolution française] Ensemble des personnes formant le Tiers État. Le Tiers embrasse donc tout ce qui appartient à la nation; et tout ce qui n'est pas le Tiers ne peut pas se regarder comme étant de la nation (Sieyès,Tiers état, 1789, p.32).Au fur et à mesure que s'approfondissent les luttes révolutionnaires, la nation tend, dans le langage du temps, à s'identifier au peuple révolutionnaire qui a abattu la monarchie (R. Martelli,La Nation, Paris, Éd. soc., 1979, p.22).
âˆâ€™ Vieieilli. Ensemble des personnes appartenant à une même nation qui vivent dans un pays étranger. Synon. colonie.Toutes les «nations» de l'hôtel montrent beaucoup de gentillesses (Barrès,Amit. fr., 1903, p.51).
D. −
1. [Désigne une collectivité p. oppos. à un individu, une classe, un groupe] Collectivité nationale. Intérêts de la nation. Il ne faut plus nous dire continuellement: la France est un état monarchique; et faire découler ensuite de cet axiôme les droits du roi, comme la première et la plus précieuse partie de la constitution; et secondairement la portion de droits que l'on veut bien accorder à la nation (Robesp.,Discours, Contre veto, t.6, 1789, p.88).Pour lui, il n'était de joli départ pour les frontières qu'après avoir nettoyé le pays de la gangrène réactionnaire qui rongeait les forces vives de la nation (Aymé,Jument, 1933, p.89).La nation garantit l'égal accès de l'enfant et de l'adulte à l'instruction, à la formation professionnelle et à la culture (Constitution du 27 oct.1946,préambule).
2. DR. CONSTIT.
a) ,,Élément de l'État conconstitué par le groupement des individus fixé sur un territoire déterminé et soumis à l'autorité d'un même gouvernement. La nation est la substance humaine de l'État`` (Cap. 1936). L'idée de consultter la nation était lancée dans la circulation et s'associait à l'idée de liberté (Bainville,Hist. Fr., t.2, 1924, p.22).
b) [Dans la théorie classique issue de la Révolution française] ,,Personne juridique constituée par l'ensemble des individus composant l'ɰtat, mais distincte de ceux-ci et titulaire du droit subjectif de souveraineté`` (Cap. 1936). L'homme de leur choix sera constamment celui qui, à tous égards, offrira le plus de garanties comme administrateur local, et comme électeur des députés dont le mandat doit émaner de la nation entière (Lamennais dsL'Avenir,, 1831, p.277).Il tordait dans sa main le collet brodé du député de l'Aisne. «Le peuple me connaît. Il ne vous connaît pas. Je suis l'élu de la nation. Vous êtes les délégués obscurs d'un département» (A. France,Lys rouge, 1894, p.42).Dans la doctrine française, telle qu'elle a été exprimée dans nos constitutions de l'époque révolutionnaire et de 1848, la nation est le titulaire originaire de la souveraineté. La nation est une personne avec tous les attributs de la personnalité, la conscience et la volonté. La personne nation est, en réalité, distincte de l'État; ellle lui est antérieure (L. Duguit,Traité de dr. constit., t.1, 1927, p.607 ds Rob.).
Haïti - Politique : La Nation n'est pas immortelle, elle agonise (dixit Michaëlle Jean)
15/05/2012 07:34:45
Propos de Michaëlle Jean :
« L'heure est grave. La Nation n'est pas immortelle, elle agonise. Le pays est à bout de souffle, à bout de tout. Le monde entier assiste, sans plus d'illusion, au spectacle désolant des impasses politiques haïtiennes qui se succèdent à coup de rivalités partisanes et stériles, d'inquisition sur des questions insensées comme celle de la double nationalité, alors qu'Haïti a besoin du concours de toutes ses filles et de tous ses fils, de les voir répondre à l'appel des aïeux, si souvent sublimé, mais si peu suivi, devenu lettres mortes : « l'union fait la force! » De l'union nous n'avons que faire, nous lui préférons la division et les affrontements sans fin. Tant et si bien, que nous n'avons pour force que celle d'enfoncer davantage notre terre et toute une population dans la précarité, l’abjecte pa pauvreté, la misère, le désarroi.
Il m'arrive, je l'avoue, d'avoir honte de cette pitoyable trahison de nos exploits et de nos conquêtes d'antan. Trahison de nos aspirations les plus nobles à la liberté, l'égalité et la fraternité. Trahison de nos rêves les plus grands de briser toutes les chaînes.
J'ai mal à mon cÅ“ur d'Haïtienne d'être interpellée par ceux, sourire en coin, qui tirent la ligne et ne voient plus en Haïti qu'un pays foutu, déliquescent, sans boussole, sans État, sans avenir, un tronc pourri, un monde dde corruption et, certains n'hésitent pas à le dire, d'incapables.
J'assistais récemment à une table ronde où le verdict à propos d'Haïti était impitoyable, tant la situation bloquée des derniers mois est accablante. Voir des élus déterminés non pas à se retrousser les manches, mais à sacrifier l'intérêt de l'ensemble sur l'hôtel de l'obstruction systématique, sans retenue, sans foi ni loi, est insoutenable. L'exercice perdure et il est d'une cruelle irresponsabilité. Ce désordre assassine un pays et le plonge dans les ténèbres, dans une confusion telle que des esprits nostalgiques se prennent à regretter l’ordre de des anciennes dictatures.
Le mouvement violent des plaques tectoniques n'est rien à côté. On aurait cru cette catastrophe, sans commune mesure, capable de rappeler à la raison et à la discipline.
On espérait un sursaut d'humanité, un pas décisif vers une éthique du partage. Chassez le naturel, il revient au galop. L'équipée est bien relancée dans la médiocrité. Car médiocres nous sommes si nous ne nous ressaisissons pas. Médiocres, si nous n'arrivons pas à réaliser l'unité nécessaire et à mettre de côté l’âégoïsme et nos intérêts particuliers. Médiocres, si nous refusons le dialogue et le compromis historique salutaire au nom du bien commun, du pays à refonder, d'une Haïti nouvelle à créer. Médiocres, si nous restons englués dans l'indifférence chronique et la fuite en avant qui nous caractérisent devant l'échec qui pourtant crève cruellement les yeux à chaque carrefour. Médiocres, dans notre manque d'audace, de courage et de cohérence. Médiocres, dans notre complaisance, notre contentement aveugle, et notre fatalisme alors qu'il faut de toute urgence, ensemble, redoubler d'efforts. Médiocres, face à la jeunesse en mal de modèles à suivre et d'opportunités, pour le présent comme pour l'avenir.
Pourtant, il pourrait en être autrement. Nous pourrions montrer ce dont nous sommes capables, cesser de renaître du désespoir, faire preuve de vision, créer de toute notre énergie, de tous nos cÅ“urs et nos cerveaux volontaires, l’espoir. Encore faut-il que nous le voulions. La volonté collective nous fait défaut, elle n'est toujours pas au rendez-vous. Autrement, nous investirions tout pour un gouvernement au plus vite constitué; un État viable; des institutions forttes; une fonction publique remembrée et compétente; un accès universel à des services de santé sur tout le territoire; des écoles et des programmes de qualité avec des maîtres formés; une université d'État remise sur les rails avec un campus dans le Nord à démarrer et d'autres à construire dans chaque région du pays; un système de justice accessible, efficace, indépendant et fiable; une police nationale professionnelle capable de garantir la sécurité des lieux, des personnes et des frontières et de participer au développement; des collectivités plus fortes qui participent de manière décentralisée à la croissance locale, régionale et nationale; des organisations de la société civile incluses dans le mouvement de relève et impliquées dans la recherche de solutions aux problèmes affligeants; une économie diversifiée pour un redressement de la production nationale et la création d’emplois, de leviers et de niches sur toutout le territoire; l'agriculture priorisée, la pêche et les métiers de la mer organisés; l'entreprenariat facilité; des lois, des règles, des codes édictés pour la sécurité publique et pour mettre fin au chaos général, à l'incurie dangereusement mortifère; une politique énergétique et de reboisement innovatrice; la propreté et la salubrité partout pour notre plus grande fierté, notre intégrité et notre sens de la dignité; des citoyennes et des citoyens dont on reconnait les droits et libertés, mais qui sont aussi conscients de leurs devoirs.
Il y a exactement un an, un Président démocratiquement élu passait la cocarde à un autre, légitimement choisi lui aussi par la voie des urnes. Le nouveau Président de la République n’aura pas eu la partartie facile pour former un gouvernement et le consolider, tant le terrain est miné. Que l’on comprenne quâ₢€™empêcher, retarder la formation dâ€â‚¬â„¢un gouvernement est pur sabotage, irresponsable et suicidaire. Le temps est compté, chaque jour, chaque mois dans lâ€ââ„¢impasse est un coup de massue asséné à la Nation. Le monde nous regarde non plus désolé, mais décontenancé face à un tel bourbier politique totalement déshonorant. Sans gouvernement, le pays, déjà au bord du précipice, ne se relèvera pas, tous les efforts seront engloutis.
Le pays c'est nous, chacune et chacun d'entre nous. Sa réussite dépend aussi de nous.
Je dis «nous», ne cherchant pas à m’extraire du destin de la terre qui mâ€â„€™a vue naître.
Il est de notre entière responsabilité de montrer ce que nous sommes vraiment capables d’accomplir. »
Michaëlle Je Jean
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