La Repression sous le regime des Duvalier 1957 - 1986 Devoir de Memoire

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fouche harry

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Apr 26, 2013, 1:27:06 AM4/26/13
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Pour l'histoire et la vérité, devoir de mémoire oblige.

En marge de la commémoration de cette date du 26 Avril 1963 ou il y a 50 ans des familles entières furent massacrées sans hésitation et sans pitié, et plus tard le 26 Avril 1986 lors d'une commémoration des Haïtiens et Haïtiennes tombèrent encore sous les balles assassines de l’armée d'Haiti. 

Des efforts semblent en cours pour réhabiliter le Duvaliérisme depuis la période post-1986 de "Duvaliérisme sans Duvalier", il est important de remonter un peu dans l’histoire pour laisser parler les faits en illustrant quelques faits et focaliser un peu sur l'appareil répressif monté par le régime des Duvalier contre le peuple Haïtien.

Se souvenir des torts que ce régime a cause a la nation au niveau de crimes commis, de crimes classés comme crimes contre l’humanité, donc crimes sans prescription ou sans délai imparti pour poursuivre ceux qui les ont commis.
 
Haitiens et Haitiennes de moins de 30 ans et même vous de 40 a 50 ans voyez ce que ce régime a infligé de privations, de douleurs, et de deuils au peuple Haïtien.
 
Les victimes ne peuvent pardonner, si les bourreaux refusent d’admettre leurs crimes.
Réconciliation sans justice est une impossibilité.
Revoir les hommes de main et exécutants d’hier, comme dirigeants d’aujourd’hui est un 2eme crime contre l’humanité.
 
Certains mots d’ordre en vigueur durant la répression duvaliériste, une répression institutionnalisée étaient :
 
Mache Pran Yo Divaliye;            Pwen Fe Pa;
 
Dife Lan Kay La;                         Kominis;
 
Kamoken;                                     Bwa lan Bouda Kamoken;
 
Gade Yon Peyi Mwen Fe Sa Mwen Pito;
 
Sak Pa Kontan Anbake;
 
Les Duvalier, père et fils, étaient en guerre contre le peuple Haïtien, les actes de barbarie qu'ils ont dirigés et commandités
en témoignent.
 
Voyez le reportage ci-dessous recueilli ici et la sur l’internet, et sur les sites de:
 Haiti Refondation, Amnesty International, Wikepedia, et diverses agences de presse comme AP, Reuters, Agence France Presse, CBC, UPI, et CBS.

Pour l'histoire et la vérité.

Bonne réception
 
Harry Fouché

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DEVOIR DE MÉMOIRE – LE RÉGIME DES DUVALIER 
 
 

FRANÇOIS DUVALIER

À

JEAN-CLAUDE DUVALIER

 

Quelques images de la terreur et de la répression



 François Duvalier, surnommé « Papa Doc », né à Port-au-Prince le 14 avril 1907 et mort dans la même ville le21 avril 1971, est un médecin et homme politique haïtien. Il fut président de la République d'Haïti de 1957 à 1971dictateur(« président à vie ») à partir de 1964. Son règne fut marqué par la corruption et l'utilisation de milices privées, les tontons macoutes, (Wikepedia)


Jean-Claude Duvalier, dit « Baby Doc » ou « Bébé Doc », né le 3 juillet 1951 à Port-au-Prince, un homme politiquehaïtien. Il fut président de la République d'Haïti de 1971 à 1986 après le décès de son père, François Duvalier, dit « Papa Doc ». Durant sa prise de pouvoir, il introduit des changements politiques par rapport au régime de son père et il délègue beaucoup d'autorité à ses conseillers, bien que des milliers d'Haïtiens soient assassinés ou torturés et que des centaines de milliers quittent le pays. Il maintient un train de vie fastueux (incluant un mariage ayant coûté 3 millions de dollars en 1980) et gagne des millions de dollars en s'impliquant dans le trafic de drogue et faisant du trafic d'organes sur des haïtiens morts alors que le pays est l'un des plus pauvres des Amériques. (Wikepedia)
  


Papa Doc Duvalier et son
 fils     http://t2.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcSWNrBYpSSWaRUkb7SI7YdlKJHIjS3YpUs3v_MEcV2dt8jZKxAJ  http://wwwimage.cbsnews.com/images/2010/01/17/image6107915g.jpg

 

http://t3.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcQRWMOSTvvggshCEQSVOnPvvdrURM0W5VcVmp9Jfwmm6x7tGA9l   http://t1.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcRb85oDtLM9QdRqaNqd2JRoadwJRG6zEIS198b-w2qJARtDwK40JQ

 
Les macoutes reunis autour de Jean Claude Duvalier
http://4.bp.blogspot.com/-DEeby8us2VI/T9em606DA2I/AAAAAAAAAcY/h4Pwn7erMas/s320/Screen+shot+2012-06-12+at+1.30.12+PM.png   http://t3.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcSxFtyTwAuUCynK6L4yr0L5FIFG4jna6WczCxSGEGuI_3ajlCvf
 
Duvalier en guerre contre le peuple haitien

 

http://t0.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcSrmC3m-WiUOE7DtXI1kstfadbeDJimAy7E36E_IjgAGVaQ6pX_JA                              http://t2.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcS83puSiRvWnJQn8iZujcpldHmHfbm3o1Cb5YUkeVI_1993XSwc                   http://t0.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcRR8t-mCUisnlFQymNqW4eIZLrb7VfUzylsHRWhuqI2pVjZcPN8

 


Mme Max Adolphe ou Rosalie Bosquet chef des femmes macoutes ou « fillettes lalo »
elle est aussi sanguinaire ou plus que ses collègues hommes

http://lunionsuite.files.wordpress.com/2013/02/379615_10151437833176241_87702283_n-e1360180461335.jpg?w=194&h=299&crop=1                           http://t2.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcTBXuRBow40fwHR6W2iUsZoaMLrlWKMyXBz2aFQ-LaTjTEmp9Ug                  http://webgovernments.files.wordpress.com/2011/08/haiti_violation-of-human-rights2.jpg 

 

Les Tonton Macoutes force rétrograde et sanguinaire

http://4.bp.blogspot.com/_s6xeVjvOMPc/SwdrngzspsI/AAAAAAAACTQ/dajyRsYUIks/s1600/tonton-macoute.jpg

 
 http://doctorsito.files.wordpress.com/2010/01/ton-ton-macoute.png


Les violations des droits fondamentaux commençaient le plus souvent par une arrestation arbitraire suivie de la détention prolongée au secret sans inculpation ni jugement. Les autorités ne reconnaissaient généralement pas que des personnes étaient incarcérées dans ces conditions, hormis dans les rares cas où un individu était remis en liberté à la faveur d'une amnistie présidentielle et son nom rendu public.
Les personnes privées de liberté qui sont maintenues en détention arbitraire et au secret selon le bon vouloir des responsables de l’application des lois ne sont pas suffisamment protégées contre la torture et les mauvais traitements et elles échappent à la protection de la loi. Elles risquent donc encore plus d’être soumises à la torture ou à d’autres traitements cruels, inhumains et dégradants et d’être victimes d’exécution extrajudiciaire ou de disparition forcée.
 
 
Exécution présidée par Francois Duvalier sous le regard de Jean Claude Duvalier
http://rapadoo.files.wordpress.com/2013/04/duvalier-francois-jeanclaude-enfant.png?w=635
 
Exécution de Marcel Numa et de Louis Drouin de Jérémie le 12 Novembre 1964
http://rapadoo.files.wordpress.com/2013/04/numa-drouin-fusillage-duvalier.jpg?w=635

 
              Fort Dimanche après 1986                          Etat actuel du site de Fort Dimanche démantelé sans doute pour effacer les traces des crimes
         



 Cellule de détention de prisonniers

  http://t1.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcQt_hC0bjtyB6H2ntyaJIyL3S8HiHz3Dvaarzbv_ONxML5qJ491         http://t2.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcQKAvVgSUhUi5cegQIrRuaTYrhN9UCAjFITOTu46WWkVxFS01ws


Local residents Dorsainvil Gesner (L) and Junior Amexy demonstrate how prisoners were once kept confined in cells that did not allow them to sit or lie down in a building on the site of the Fort Dimanche prison, where many were held in inhumane conditions under the regime of Jean-Claude "Baby Doc" Duvalier January 27, 2011 in Port-au-Prince, Haiti.  The first floor, pictured here, is used as a pig pen and communal bathroom while the second floor is an active school.  The area is now a residential neighborhood called "Democracy Village". Duvalier returned from exile earlier this month and was
 questioned by authorities before being released. His critics accuse him of stealing from the treasury during his rule and for crimes against humanity. Children venture through the ruins of a building on the site of the Fort Dimanche prison, where many were held in inhumane conditions under the regime of Jean-Claude "Baby Doc" Duvalier January 27, 2011 in Port-au-Prince, Haiti.  The area is now a residential neighborhood called "Democracy Village". Duvalier returned from exile earlier this month and was questioned by authorities before being released. His critics accuse him of stealing from the treasury during his rule and for crimes against humanity.

Titanyen, lieu ou des exécutions sommaires eurent lieu et ou les restes des gens tués par le régime des Duvalier furent jetées a meme le sol

http://www.coldtruth.com/wp-content/uploads/2011/01/Haitian-graveyard.jpg       http://t3.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcTXo_b_eRflLuRSBET1mlyXqN2chihPSJxoPWfC2qQuskYiOQm8

 

http://t0.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcRxRhAn-WycRNR1KUWw1ivcwapv4M8lIUqpXtbCBZZbX5Pa00byXA      http://t3.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcTCt9l1GiMbBDYlQXDraF8dwc-GMOFbghkyHdRoZQW_mmCji5pGpw       http://t0.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcRf-txWvDyytbiHiXOka5gg1oUlmMg7JonpT2Wgk5IvCiVQkVNbQg

 



En janvier 1971, trois mois avant sa mort, le président François Duvalier a amendé la Constitution, s'octroyant le droit de désigner son successeur (art. 100)iii.Le 21 avril 1971, son fils Jean-Claude Duvalier, qui n'avait que 19 ans, a prêté serment comme « président à vie ».
On s'attendait à ce que Jean-Claude Duvalier fasse entrer Haïti dans une période de « libéralisation » qui romprait avec la répression impitoyable et arbitraire exercée par son père contre les opposants politiques. Haïti avait besoin de changer son image internationale de bastion anticommuniste répressif. La libéralisation n'a toutefois jamais eu lieu. Le gouvernement de Jean-Claude Duvalier a continué de pratiquer le même niveau de répression envers la population : les droits civils et politiques n'étaient pas respectés, des prisonniers politiques et d'opinion ont continué d'être incarcérés sans inculpation ni jugement, le recours à la torture contre les détenus est resté la norme et des cas de disparition et d'exécution sommaire ont continué d'être signalés. Les forces de sécurité et les milices paramilitaires ont continué de commettre des violations des droits fondamentaux de la population haïtienne en toute impunité, malgré la révocation de quelques chefs de l'armée et des milices dans la capitale Port-au-Prince et ailleursiv.
La communauté internationale a modéré ses critiques du régime durant la présidence de Jean-Claude Duvalier, considéré comme un dirigeant jeune et inexpérimenté, qui ne manifestait pas de véritable intérêt pour le pouvoir et n'y participait pas vraiment. Dans ce contexte, l'existence de prisonniers politiques et d'une violence institutionnalisée semblait peu vraisemblable. Toutefois, si la violence plus sensationnelle de l'époque de François Duvalier n'était plus visible – des scènes comme des fusillades dans les rues de Port-au-Prince ou des corps attachés sur des chaises tout au long de la route de l'aéroport – la répression restait généralisée et systématique à l'abri des regards de la communauté internationalev.
Jean-Claude Duvalier avait « hérité » de dizaines, voire de centaines, de prisonniers politiques arrêtés dans les années 1960. En juin 1973, les autorités haïtiennes avaient fourni les noms de 132 prisonniers qui auraient bénéficié d'amnisties.Toutefois, bon nombre de ceux figurant sur cette liste avaient été élargis avant l'entrée en fonction de Jean-Claude Duvalier ou n'ont jamais été revus après leur prétendue « libération ».
Les prisons et les centres de torture ont continué de coûter la vie à des centaines de personnes tout au long de la présidence de Jean-Claude Duvalier. Au milieu des années 1970, des dissidents et des militants haïtiens en faveur de la démocratie ont affirmé que la répression cautionnée par l'État sous François Duvalier se poursuivait sous la présidence de son filsvi. Des cas d'arrestation arbitraire, de torture, de mort en détention, de disparition et d'assassinat politique ont continué d'être signalés. Toutefois, à partir de 1977 les victimes de violations des droits humains semblent avoir été choisies de manière plus sélective. Les autorités haïtiennes s'en prenaient particulièrement aux dirigeants politiques, aux journalistes, aux syndicalistes et aux opposants présumés du gouvernement. Les détentions illégales n'ont pas cessé. Des prisonniers étaient maintenus au secret pendant de longues périodes et ils étaient souvent torturés et maltraités. L'appareil judiciaire n'intervenait que dans les très rares cas où un large écho était donné aux détentions au niveau international. Les forces de sécurité et les milices continuaient d'agir en toute impunité en dehors du cadre légal. Les autorités ne reconnaissaient pas les atteintes aux droits humains et les familles et les amis des victimes ne recevaient jamais aucune information sur le sort de leurs proches.
Les informations à propos de violations des droits humains en Haïti suscitaient rarement des réactions au niveau international. Plusieurs facteurs sont liés à la diminution du nombre de cas de violations des droits humains signalés. L'engagement du président américain Jimmy Carter en faveur des droits humains, « âme de la politique étrangère [des États-Unis] », a peut-être exercé une pression sur Jean-Claude Duvalier et sur son gouvernement pour qu'ils améliorent la situation des droits humains en Haïti. Le pays avait besoin de changer son image au niveau international et c'est dans ce contexte qu'il a ratifié en septembre 1977 la Convention américaine relative aux droits de l'homme et a invité la Commission interaméricaine des droits de l'homme à effectuer une visite en Haïti en août 1978.
Pendant de nombreuses années, pratiquement aucune information sur les prisonniers politiques ne filtrait d'Haïti. Les prisonniers remis en liberté ou exilés n'osaient pas parler par peur des représailles pour eux-mêmes ou leurs proches qui étaient restés en Haïti. Dans un tel cadre, le terme prisonnier politique doit être interprété dans le sens le plus large. Un très grand nombre de personnes ont été emprisonnées alors qu'elles n'avaient pas eu la moindre activité politique, à cause d'une erreur technique ou de rancunes personnelles ou pour des délits très mineurs. Dans la plupart des cas, aucune procédure judiciaire n'était engagée et les détenus continuaient d'être régulièrement torturés.
Durant ses 15 ans au pouvoir, Jean-Claude Duvalier s'est appuyé sur le système et l'appareil de répression étatique que son père avait mis en place : les mêmes centres de détention, forces de sécurité et milices, un système judiciaire inopérant et un climat d'impunité. Toutefois sous François Duvalier la répression était exercée publiquement, avec un mépris total pour la vie humaine et la dignité et sans aucun effort pour dissimuler les violations. Sous Jean-Claude Duvalier la répression est devenue plus sélective, systématique et secrète, mais les mêmes méthodes, et dans une large mesure les mêmes acteurs, ont continué d'être utilisés.
 

L'APPAREIL DE RÉPRESSION ÉTATIQUE

Toutes les catégories de la société haïtienne ont été prises dans le mécanisme de la répression étatique. Des officiers de l'armée, des responsables gouvernementaux et des membres de milices ont utilisé les arguments politiques qui sous-tendaient la répression étatique pour dissimuler des vendettas personnelles, acquérir ou maintenir un pouvoir personnel et s'emparer de terres ou de biens dans tout le pays.
 
LES FORCES ARMÉES D’HAÏTI
Les Forces armées d'Haïti (FADH) étaient l'élément central du gouvernement haïtien et de la répression étatique. Durant des décennies elles ont été la seule institution étatique présente dans la plus grande partie du pays. Sous le gouvernement de Jean-Claude Duvalier, on estimait que les FADH comptaient 9 000 membres, dont 4 000 étaient basés à Port-au-Prince. Elles remplissaient des tâches générales de maintien de l'ordre et de sécurité publique ; toutefois des unités spécialisées avaient des missions plus spécifiques consistant à contrôler les opposants au gouvernement. Les FADH supervisaient les prisons haïtiennes ainsi que la police, mal entraînée et mal équipée.
 

 LE CORPS DES LÉOPARDS

Le Corps des Léopards a été créé en 1973 par Jean-Claude Duvalier comme force de sécurité personnelle afin de consolider le pouvoir présidentiel et de réduire l'influence des autres branches des FADH, de manière à empêcher les coups d'État militaires. Cette force d'élite comprenait 600 à 800 membres entraînés par des militaires américains à la tactique de contre-insurrection. Bien que dirigés par Himmler Rébu, les Léopards restaient sous le contrôle direct de Jean-Claude Duvalier. Dans les années 1980, les Léopards ont assumé la majorité des fonctions de la police et ils sont intervenus dans la plupart des questions de politique intérieurevii.
 

LA GARDE PRÉSIDENTIELLE

La garde présidentielle dépendait directement de Jean-Claude Duvalier et comptait environ 600 membres. Outre la garde du président, elle surveillait le reste de l'armée et rapportait à Jean-Claude Duvalier tout signe de déloyauté.
 

LA POLICE MILITAIRE

La police militaire, qui faisait partie des FADH, remplissait des fonctions de surveillance générale et tenait des fichiers sur la population. Elle était placée sous le contrôle direct du quartier général des FADH.
 

LA POLICE RURALE

La police rurale était une force de police centralisée déployée dans les zones rurales. Elle était sous le commandement direct des chefs de section, responsables de l'application de la loi dans les régions rurales.
 

 LES VOLONTAIRES DE LA SÉCURITÉ NATIONALE (TONTONS MACOUTES)


'(13)Michel Martelly moves forward with Haitian Militarypression créole « tonton es membres étaient considérés comme les principaux agents de la répression politique.
Cette milice de bénévoles, instaurée par François Duvalier à la suite de deux invasions réprimées brutalement à la fin des années 1950, a rapidement pris en charge bon nombre des tâches de l'armée et de la police. Elle n'a eu aucune existence légale jusqu'en 1962, malgré ses activités multiples. Toutefois, en novembre 1962, François Duvalier a promulgué un décret créant officiellement les VSN. Aux termes de ce décret, les membres de la milice relevaient directement du président, ne recevaient pas de salaire, étaient formés par des officiers mais ne faisaient pas partie des forces armées, et pouvaient porter des armes.Les Constitutions de 1971 et de 1983 ont réaffirmé le contrôle du président sur les VSN.
De 1958 à 1977, les activités des VSN ont été caractérisées par leur brutalité extrême. Durant les 14 ans de la présidence de François Duvalier et les six premières années au pouvoir de son fils, des milliers d'Haïtiens ont été tués, torturés, emprisonnés de manière arbitraire ou ont été victimes de disparition forcée.On n'a pas oublié les événements comme le massacre en 1964, par les VSN, de plusieurs centaines de personnes dans la ville de Jérémie (département de Grande-Anse). En 1977, après 20 ans de répression exercée par les VSN, l'opposition politique, les syndicats, les organisations étudiantes et la presse indépendante avaient pratiquement disparu.
Au fil des ans, des informations ont fait état d'une éventuelle réforme, voire d'une dissolution des VSN. Cette milice était toutefois toujours très visible dans l'ensemble du pays durant les années 1980. On estimait à 9 000 le nombre des « tontons macoutes » au milieu des années 1980. Des membres de l'administration locale et du gouvernement, dont des ministres, des maires et des chefs de section, faisaient également partie des VSN.

      

UN POUVOIR SANS LIMITES
Les Volontaires de la sécurité nationale disposaient d'un pouvoir pratiquement sans limite, en particulier dans les régions rurales où ils étaient dans une certaine mesure le seul lien avec les autorités de Port-au-Prince.
« Si c'est un VSN qui m'a mis en prison, il peut me libérer quand il veut, c'est bien le problème. […] S'il veut me garder pendant trois mois, il me garde trois mois ; s'il veut me garder deux mois, il me garde deux mois, c'est comme ça. » (Traduit de l'anglais)
Témoignage recueilli par Amnesty International d'un ancien prisonnier détenu en 1980.
En décembre 1975, l'hebdomadaire Le Petit Samedi Soira publié sous forme de lettre ouverte au président une dénonciation des atrocités commises par les « tontons macoutes ».Cette lettre, signée par 32 citoyens de Galette Potonier (commune des Irois, département de Grande-Anse), décrivait certaines des atrocités que les VSN avaient fait subir à la population locale.


LES VSN FONT TOUT DE MANIÈRE ARBITRAIRE…
« Depuis leur [les VSN] création, cette zone est devenue une boucherie humaine. On ne saurait énumérer les atrocités qui ont été commises. Les gens sont privés même de leurs modestes moyens de subsistance, souvent battus jusqu'à être réduits en une bouillie sanglante, sans aucun recours ni aucune explication des miliciens de la région. Ils font tout de manière arbitraire…
La torture attendait le voleur. Les soi-disant gardiens de la paix lui ont infligé un traitement horrible : le pauvre homme a été frappé à coups de gourdin ; ils ont pris plaisir à lui assener des coups de trique à l'estomac, en le frappant aux côtes. Outre des lésions ici et là, on a constaté des fractures de la colonne vertébrale. Le pauvre homme est mort dans des souffrances atroces le 4 novembre à 20 h devant tout le monde. Tout cela est arrivé parce qu'il n'avait pas de quoi acheter sa libertéviii. »(Traduit de l'anglais)
Le Petit Samedi Soir, décembre 1975.
L'année 1977 a connu quelques changements ; la répression des opposants présumés est devenue plus sélective tout en continuant à faire partie du paysage haïtien. Au début des années 1980, les VSN ont concentré leurs efforts sur la surveillance étroite et les arrestations arbitraires.
 
DÉTENTION ARBITRAIRE ET TORTURE
  http://webgovernments.files.wordpress.com/2011/08/haiti_violation-of-human-rights2.jpg
La torture et les autres formes de traitement cruel, inhumain et dégradant constituent des violations du droit international. Sous la présidence de Jean-Claude Duvalier, le recours à la torture était généralisé et systématique pour arracher des aveux, punir et susciter la peur. La plupart des informations recueillies par l’organisation à propos des actes de torture et des mauvais traitements infligés aux détenus proviennent des victimes elles-mêmes ou de témoignages de codétenus qui ont vu les traces de torture sur le corps des victimes. 
Celles-ci étaient torturées en prison ou alors qu’elles étaient détenues arbitrairement dans des casernes de l’armée et des postes de police. La plupart des témoignages dont dispose Amnesty International indiquent que la torture était utilisée aux Casernes Dessalines à Port-au-Prince, ainsi qu’à Fort Dimanche et au Pénitencier national. D’autres informations à propos d’actes de torture et de mauvais traitements mentionnent des casernes ou des postes de police dans d’autres régions d’Haïti, notamment aux Cayes dans le sud du pays, à Croix des Bouquets dans la périphérie de la capitale et à Hinche (département du Centre).
Les prisonniers politiques arrêtés par le Service détectif étaient maintenus au secret sans pouvoir rencontrer leur famille, un avocat ou un médecin et ils étaient systématiquement interrogés. Ces conditions de détention favorisaient le recours à la torture sans restrictions et en toute impunité.
Les détenus risquent davantage d’être torturés quand les voies de recours légales, judiciaires ou administratives sont inefficaces ou inexistantes. Ceci signifie souvent qu’il n’y a aucun moyen de sanctionner les responsables de ces actes. En Haïti, les agents de l’État ont eu recours à la torture et aux mauvais traitements en pensant qu’ils n’auraient pas à rendre compte de leurs actes et ils ont souvent affirmé qu’ils exécutaient les ordres de leurs supérieurs.
 

FORT DIMANCHE


-(5)Michel Martelly moves forward with Haitian MilitaryPrince, à proximité de La Saline, contenant une prison pour des détenus pondé de leur arrestation et de leur détention.


LES CONDITIONS DE DÉTENTION À FORT DIMANCHE
Témoignage d'un ancien prisonnier libéré en échange de l'ambassadeur américain enlevé (janvier 1973).
« Les cellules individuelles ont en général 7 pieds de haut et 3 de large. Certaines sont des niches où le prisonnier peut rester allongé ou recroquevillé, mais il lui est impossible de s'y tenir debout. Les cellules collectives de trois mètres par trois, logent parfois jusqu'à 15 prisonniers. On doit dormir à tour de rôle, accroupi ou debout. Il n'existe aucune ouverture pour l'aération de la cellule. La lumière du jour n'y entre pas. Une ampoule de forte intensité y est allumée jour et nuit. Aussi un grand nombre de prisonniers souffrent de la vue. De plus il est impossible pour les prisonniers de faire des exercices physiques. Ils n'ont pas accès à des terrains où ils peuvent recevoir de l'air ou du soleil. La porte de la cellule leur est ouverte deux fois par jour. Le matin à trois heures pour un bain- torture : un seau d'eau froide jeté sur le corps, et au moment où le geôlier ouvre les verrous pour apporter cette maigre ration de nourriturei. »
La réputation de Fort Dimanche sous François et Jean-Claude Duvalier était celle d'un endroit où les prisonniers entraient, mais d'où la majorité ressortaient morts ou disparaissaient. Non seulement les prisonniers politiques étaient maintenus dans des conditions inhumaines et dégradantes, mais des exécutions extrajudiciaires avaient aussi lieu. En 1979, à la suite d'une visite en Haïti, la Commission interaméricaine des droits de l'homme a donné les noms de 17 prisonniers exécutés sommairement à Fort Dimanche le 7 août 1974 et en mars 1976.
 
LES EXÉCUTIONS EXTRAJUDICIAIRES À FORT DIMANCHE
Emmanuel Joseph, ancien membre des Léopards détenu à Fort Dimanche, a fait le récit suivant:
« Souvent la nuit, nous entendions passer ‘le peloton de la mort'. On appelait des camarades qui ne revenaient jamais. Le bruit lugubre des balles assassines parvenait jusqu'à nos cellules. D'aucuns pleuraient en silence, d'autres pleuraient pour les âmes de ces patriotes inutilement fauchés. »
 
 

LES CASERNES DESSALINES ET LE SERVICE DÉTECTIF


(2)Michel Martelly moves forward with Haitian Military

Le Service détectif (SD) était la police politique de Duvalier basée dans les Casernes Dessalines à côté du palais présidentiel. À la fin des années 1970, ce service était placé sous les ordres du chef de la police de la capitale, le colonel Jean Valmé. Ses quelque 200 membres étaient chargés de la détention et de l'interrogatoire des auteurs présumés de crimes politiques. Toutes les personnes soupçonnées d'infractions de nature politique étaient emmenées dans un premier temps aux Casernes Dessalines pour y être interrogées avant leur transfert à la prison de Fort Dimanche, également placée sous le contrôle de Jean Valmé. Les prisonniers transférés à Fort Dimanche restaient en permanence sous l'« autorité » du SD.
Maintenus au secret, ils étaient placés à l'isolement cellulaire pendant de longues périodes interrompues uniquement par des séances d'interrogatoire. L'un des 12 prisonniers libérés en janvier 1973 a décrit les conditions dans lesquelles il avait passé sept mois à l'isolement aux Casernes Dessalines.
« La prison des Casernes se compose d'une sorte de carré en mur avec un couloir au milieu. Celui-ci est bordé de chaque côté de cinq cellules individuelles. Chaque cellule mesure six pieds de long et trois de large. En arrivant, le prisonnier est déshabillé et laissé nu dans la cellule qui contient uniquement un vieux matelas sale […] Ce n'est qu'après un très long séjour qu'on vous permet un bain ou une coupe de cheveux. Quant à moi, j'ai dû attendre sept mois pour me laver et me faire couper les cheveux aux Casernes Dessalines.
À la vérité, aux Casernes Dessalines je n'ai jamais été torturé : j'y ai subi un interrogatoire suivi d'un long séjour au cachot. Ensuite, je fus transféré au Fort Dimanche. »
Toutefois, certains prisonniers étaient torturés ou soumis à un traitement cruel, inhumain ou dégradant durant leur interrogatoire aux Casernes Dessalines. Le djak était souvent mentionné dans les témoignages de prisonniers comme étant l'une des méthodes de torture le plus couramment infligée tant aux hommes qu'aux femmes.
« Ils m'ordonnent de me mettre debout. Le chef me demande si je suis communiste. Je réponds par la négative. Je suis encadrée par deux hommes. Tout à coup, ils me giflent et me brisent une dent.. Après les gifles, ils se saisissent de moi et m'attachent, ils s'emparent de fouets en nerf de boeuf et me frappent de toutes leurs forces. Après que le premier bourreau se soit arrêté de frapper, le deuxième dit : "Dans un instant je vais te faire avouer que tu es communiste. Bon, nous allons la djaker‘".Ils prennent leurs bâtons, leurs cordes et me djakent, et recommencent à me frapper. Après m'avoir battue, ils me délient et je tombe assise sur le sol. »
 
La Torture du " DJAK " en vigueur sous les régimes des Duvalier  remonte a l’époque colonial

TÉMOIGNAGES D'ANCIENS PRISONNIERS ( TURNEB DELPÉ, EVANS PAUL et BEAUCOUP D'AUTRES )
LE « DJAK » AUX CASERNES DESSALINES 

 
Turneb Delpé, chirurgien et membre fondateur du Parti national démocratique progressiste haïtien (PNDPH) a été arrêté à l’aube du 1 novembre 1984 à Port-de-Paix en même temps qu’Estève René, Joseph Mirtilien, Jean-Paul Duperval et Paulux St-Jean. Les policiers qui les ont interpellés dans la rue n’avaient pas de mandat d’arrêt. Ces hommes n’ont pas été informés des motifs de leur arrestation .
Turneb Delpé a été emmené aux Casernes Dessalines à Port-au-Prince où il est resté jusqu’à la fin de décembre 1984, date de son transfert au Pénitencier national. Il a été remis en liberté le 30 avril 1985. Pendant sa détention aux Casernes Dessalines il a été maintenu au secret dans une cellule en sous-sol d’un peu plus de quatre mètres de long et un mètre de large. Il était complètement isolé, échangeant simplement quelques mots avec les gardiens au moment de la distribution des repas.
Il a déclaré : « Aux Casernes Dessalines, le personnel nous harcèle continuellement : oralement, menace de bastonnade. Tout refus d’obéir est suivi de bastonnade. J’ai subi 43 interrogatoires par le chef de la police, les ministres d’État, de l’Intérieur et de la Défense nationale, par le chef de la sécurité du Palais national, les membres de la commission d’enquête nationale (personnel militaire). L’interrogation portait sur les aspects suivants : activités politiques et sociales en Haïti, croyances politiques, appartenance politique, données biographiques, connaissances militaires, lutte armée, le PNDPH, son comité central et vulgarisation des noms »
Aux Casernes Dessalines, Turneb Delpé a été torturé à cause de son « refus de répondre à certaines questions ». Il a déclaré : « Ils promettent de ne plus vous frapper si vous collaborez avec eux. » Il a été soumis à plusieurs formes de torture, notamment des coups, des gifles, et le djak, méthode dans laquelle la victime a les bras et les jambes pliés et attachés ensemble ; elle est ensuite suspendue à un bâton passé dans le creux des genoux et des coudes, ce qui la met en position accroupie, le dos rond. Dans cette position, « on vous laisse rouler par terre, on vous applique une bastonnade aux fesses, cuisses et au dos. » Les tortures psychologiques consistaient en menaces de mort, isolement, humiliation, privation des objets essentiels comme les vêtements, l’eau, une brosse à dents, réveil brutal en pleine nuit et nudité complète.
Turneb Delpé a été accusé de « complot contre la sécurité de l’État » ; il n’a toutefois pas été jugé. Remis en liberté le 30 avril 1985 à la faveur d’une amnistie générale proclamée par Jean-Claude Duvalier, il a été autorisé à quitter Haïti pour les États-Unis.
 
Evans Paul,  journaliste à Radio Cacique, un média indépendant, a étéarrêté le 16 octobre 1980 à l’aéroportde Port-au-Prince. Il rentrait de New York où il avait interviewé l’ancien président haïtien, Paul Eugène Magloire, qui vivait en exil. Détenu au secret pendant 10 jours aux Casernes Dessalines, il a été libéré sans avoir été inculpé. Le juge qui a ordonné sa remise en liberté lui a dit qu’il avait été arrêté à cause de ses émissions à la radio, considérées « subversives ». Evans Paul a raconté à Amnesty International ce qu’il avait subi : « Plusieurs personnes armées de gourdins […] m’ont violemment frappé. Un homme […] a passé un long bâton entre mes jambes et mes bras. J’étais comme une balle. J’ai eu l’impression que tout mon corps allait se briser. Ils m’ont ensuite frappé à coups de bâton. Un moment j’ai pensé que j’allais mourir. Ils m’ont donné quelque chose à boire. Puis ils ont recommencé, c’était encore pire. La peau de mes fesses était arrachée. Je saignais abondamment. Cela ne les a pas rebutés. On peut dire au contraire que la vue de mon sang les excitait encore plus. Quand j’étais sur le point de mourir ils m’ont détaché et traîné jusqu’à une cellule obscure. On n’y voyait rien. »
Yves Antoine Richard était secrétaire général de la Centrale autonome des travailleurs haïtiens (CATH). Il a été arrêté le 22 décembre 1980 car on le soupçonnait d’« activités politiques et subversives».
« Je fus arrêté sans mandat à 10 heures du matin au cours d’une réunion que je tenais au bureau des respectés pères salésiens avec 35 ouvriers exploités de la compagnie DESDAN. Sans crier gare, un groupe de « tontons macoutes » fit irruption dans la salle, et sans autre forme de procès ils se mirent à rosser les ouvriers. Le camarade syndicaliste Siméon Jean-Baptiste fut tué d’une balle tirée par les « tontons macoutes » de Jean-Claude Duvalier. Je fus emmené avec les autres ouvriers à la caserne Dessalines où nous fûmes interrogés sous la torture et accusés pour la première fois d’être des incendiaires et des agitateurs communistes. À partir de ce moment, je fus définitivement séparé des autres ouvriers et transféré dans une cellule souterraine cachée sous le Palais national, qui ne recevait pas la lumière du jour. Grâce à la lampe électrique des gardiens, j’ai pu cependant apercevoir des squelettes, probablement ceux d’anciens prisonniers, étendus sur le sol. Il me semblait vivre un cauchemar à l’intérieur d’une immense tombe sous le Palais national. »
Yves Antoine Richard a été libéré et expulsé vers Curaçao.
 
Déclaration sous serment de JM à Washington, en 1980.
« J’ai été arrêté le 17 mars 1977 à proximité de mon domicile de Port-au-Prince par cinq « tontons macoutes » en uniforme bleu jean. On ne m’a pas indiqué le motif de mon arrestation ni de ma détention et je n’ai jamais été formellement inculpé. J’ai été menotté et emmené directement à Fort Dimanche.
Dès mon arrivée à la prison politique de Fort Dimanche on m’a emmené dans une salle d’interrogatoire. Ils se sont mis à me frapper parce que, selon eux, j’avais dit du mal du gouvernement. Ils m’ont frappé à coups de poing de leurs mains baguées, à coups de bâton et et à coups de pied. Du sang coulait de ma bouche et de mes oreilles et je me suis évanoui à plusieurs reprises. La deuxième fois que j’ai repris connaissance j’ai vu plusieurs de mes dents dans une mare de sang par terre. Les coups étaient d’une telle brutalité que je n’ai plus rien vu de l’œil droit pendant des mois et que j’ai complètement perdu l’audition d’un côté. J’avais tout le visage enflé à cause des coups. Ils ont cessé de me frapper quand je me suis évanoui une dernière fois, je n’en pouvais plus. Je n’ai jamais été autorisé à consulter un médecin pendant les deux années que j’ai passées à Fort Dimanche.
Je suis resté sept mois complètement seul dans une cellule minuscule sans fenêtre […] ils ont ensuite amené sept autres prisonniers. Parmi eux se trouvait un homme expulsé des États-Unis […] Jacques, un autre occupant de la cellule, qui était dans un état de grande faiblesse à son arrivée est rapidement tombé gravement malade […] Je pense qu’il était en train de mourir de la tuberculose. Un jour ils sont venus le chercher et je n’ai plus jamais entendu parler de lui. Les six autres personnes qui ont été amenées dans ma cellule avaient été sauvagement battues, comme moi [...] Je voudrais ajouter que lorsque FJ, l’expulsé, a été amené dans la cellule, il avait été battu avec une telle violence qu’on ne voyait plus ses yeux et qu’il était totalement défiguré.
J’ai été libéré après avoir été détenu pendant 24 mois à Fort Dimanche. Ils ne m’ont jamais inculpé ni fourni la moindre explication pour le traitement qu’ils m’ont fait subir. » (Traduit de l’anglais)
 

LE SIÈGE DE LA POLICE ET LES RECHERCHES CRIMINELLES

Le Service des recherches criminelles était situé dans le principal poste de police de la capitale. Il gérait aussi à cet endroit un centre de détention non officiel ; la plupart des personnes qui y transitaient étaient des suspects de droit commun ou avaient été expulsées des États-Unis, des Bahamas ou d'ailleurs. Selon certaines sources, les conditions de détention caractérisées par un régime plus strict et de longues périodes à l'isolement cellulaire étaient pires qu'à Fort Dimanche.

Les détenus étaient semble-t-il régulièrement torturés dans les locaux des Recherches criminelles. Le sort de plusieurs personnes qui y avaient été transférées n'a jamais été élucidé. D'anciens prisonniers affirment que les exécutions sommaires y étaient également courantes.


LES EXÉCUTIONS EXTRAJUDICIAIRES 

 

 
Témoignage sous serment d'un ancien officier de l'armée détenu au Pénitencier national de janvier 1981 à juillet 1982
« Au moins 150 personnes ont été exécutées pendant ma détention au Pénitencier national. Les personnes qui devaient être exécutées étaient emmenées aux Recherches criminelles avec d'autres. Par exemple, 15 personnes étaient emmenées aux Recherches criminelles et seulement cinq revenaient. Je demandais à ceux qui revenaient où étaient les autres ; ils me disaient ainsi qu'aux autres qui leur posaient la question que les prisonniers qui n'étaient pas revenus avaient été tués. La méthode d'exécution était semble-t-il la suivante : Selon les personnes qui revenaient, le prisonnier était étranglé et tué dans les locaux des Recherches criminelles au moyen d'un tissu spécial destiné à cet usage, un tissu solide qui était noué autour de son cou. Un ‘Major Prison' transféré des recherches criminelles au Pénitencier national m'a dit la même chose). Le corps était mis dans une voiture et conduit la nuit dans un quartier de Port-au-Prince où il y avait beaucoup de voleurs, puis jeté hors de la voiture après avoir reçu une balle. Le but était de faire croire que les personnes tuées étaient des voleurs. »(Traduit de l'anglais)
 

LE PÉNITENCIER NATIONAL

              
Le Pénitencier national est la principale prison civile d'Haïti. Sous la présidence de Jean-Claude Duvalier, de nombreux prisonniers politiques y ont été détenus pendant plusieurs mois, voire plusieurs années, sans inculpation ni jugement, avec des prisonniers de droit commun. Les conditions de détention étaient apparemment moins dures qu'à Fort Dimanche ou aux Casernes Dessalines ; les mauvais traitements étaient toutefois très répandus. Le Pénitencier national connaît un problème grave de surpopulation. Des prisonniers ont affirmé qu'ils étaient obligés de partager une cellule de moins de 13 mètres carrés avec 40 à 50 autres détenus. Des prisonniers politiques y seraient morts par manque de soins. Des prisonniers ont affirmé : « Il y avait une partie de la prison qui était entièrement secrète, une sorte de prison dans la prison […] Nous ne savions pas ce qui se passait dans cette partie de la prison où il y avait les petits cachots»(Traduit de l'anglais)
 
Le peuple haïtien ne saurait passer sous silence voire oublier ce lourd héritage laissé par Francois et Jean Claude Duvalier. 
Apres 1986 les suppôts des Duvalier a leur tour se hissèrent au timon de l’état pour pérenniser la violence qui caractérise le pouvoir duvaliériste et sa gestion de la chose publique.

Duvalier dans son cynisme une fois menaça de lancer un campagne de tuerie et créer un "Himalaya de cadavres" en Haiti, pour contrecarrer une quelconque
action d'opposants au régime ou toute attaque de la république dominicaine.
Haïtiens et haïtiennes de bonne foi, le sang et les os des victimes demandent 
JUSTICE. 
 
Un peuple sans mémoire est un peuple sans histoire
 
 


Ger and Nan

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Apr 26, 2013, 9:54:24 AM4/26/13
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Date: Thu, 25 Apr 2013 22:27:06 -0700
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Subject: [Tout-Haiti] La Repression sous le regime des Duvalier 1957 - 1986 Devoir de Memoire
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