Du venin d`abeille contre le virus du sida

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Moise Dorcÿffffe9

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Jul 10, 2013, 3:01:27 PM7/10/13
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Du venin d'abeille contre le virus du sida
Créé le 08-07-2013 à 17h18 - Mis à jour le 09-07-2013 à 08h56Par Rédacteur
Sciences et Avenir
Des chercheurs ont montré l'efficacité de la mélittine, une toxine contenue dans le venin d'abeille, pour détruire le VIH.
Mots-clés : SIDA, VIH, Abeille, toxine, venin, Mélittine, Apithérapie
  
MÉLITTINE. En mars dernier, une équipe de l'université George Washington à St Louis (Missouri) a publié les résultats d'une étude prouvant l'efficacité de la mélittine (toxine contenue dans le venin d'abeille) sur le virus de l'immunodéficience humaine (VIH).
La mélittine détruit l'enveloppe du virus
Les chercheurs ont d'abord testé leur dispositif d'attaque - de la mélittine intégrée à des nanoparticules - sur des cultures du virus, puis, in vitro, sur des cellules épithéliales vaginales mélangées aux cultures de VIH. Constat, le pouvoir infectieux du virus est inhibé par la destruction de son enveloppe protectrice. Ces premiers travaux permettent de se montrer optimiste quant à la mise au point d'un gel vaginal à visée préventive... et peut-être même, à terme, pour des traitements.
Vertus du venin d'abeille
"Il n'y a là rien d'extraordinaire", explique le docteur Albert Becker, président de l'Association francophone d'apithérapie, " le venin contient différents composants cytotoxiques, comme la mélittine. Mais aussi plusieurs composés anti-inflammatoires." Le venin d'abeille, peu onéreux, facile à obtenir, est réputé traiter les problèmes articulaires, la goutte ou les rhumatismes. Mais également la sclérose en plaques ou les affections neurologiques. Quant aux rides, elles s'effaceraient sous son action... "Attention, pourtant: pour la plupart de ces indications, les données scientifiques manquent !", relativise Albert Becker.
Clara Delpas, Sciences et Avenir, 08/07/13
Du venin d'abeille pour lutter contre le sida, c'est possible grâce aux nanoparticules
Le HuffPost  |  Publication: 08/03/2013 12h15 CET  |  Mis à jour: 25/03/2013 15h24 CET
  VIH - Quelques jours après l'annonce de la première guérison apparente d'un nourrisson, voilà une nouvelle bonne nouvelle dans la lutte contre le virus du sida. Une équipe de chercheurs américains a mis au point des nanoparticules chargées d'une toxine provenant du venin d'abeille, capable de détruire le virus du sida.
À terme, cette découverte pourrait aboutir à la production d'un gel vaginal qui limiterait le risque de contamination par le VIH. "Nous espérons que dans les zones où le taux de prévalence du VIH est important, les gens pourront utiliser ce gel comme un moyen de prévention pour empêcher l'infection initiale," explique Joshua L. Hood de la Washington University de Saint Louis. Comment? Grâce à cette toxine, la mélitine, un poison capable de percer l'enveloppe protectrice de plusieurs virus dont le VIH.
 Véhiculée dans l'organisme grâce à ces nanoparticules, la mélitine aurait un effet dévastateur sur le virus. Le principal auteur de l'étude avait déjà montré qu'en addition aux traitements anti-rétroviraux que nous connaissons aujourd'hui, Samuel Wickline, cette toxine était capable de tuer les cellules tumorales infectées par le virus. Restait à trouver le moyen de permettre à la mélitine de s'attaquer au virus sans détruire les cellules saines. C'est désormais chose faite.
Des pare-chocs pour mieux cibler le VIH
Pour y parvenir, Joshua Hood a équipé les nanoparticules de pare-chocs moléculaires de sorte à ce qu'elle rebondisse sur les cellules normales, qui sont bien plus grandes. En revanche, le VIH étant bien plus petit que ces nanoparticules, le virus passe entre ces pare-chocs, se retrouvant alors en contact avec la mélitine.
Cette technique offre plusieurs avantages.
Alors que les traitements antirétroviraux empêchent le virus de se multiplier, ces nanoparticules ont l'avantage de le détruire. Elles peuvent donc prévenir l'infection là où les traitements classiques n'opèrent de manière générale qu'a posteriori.
Second avantage de cette nouvelle technique, en s'attaquant à la structure physique du virus on élimine le risque que celui-ci mute comme cela peut être le cas face à certains traitements.
D'autres applications possibles
"La particule que nous utilisons a été développée il y a plusieurs années en tant que sang artificiel" explique Hood, "Elle n'était pas particulièrement efficace pour apporter de l'oxygène dans l'organisme, en revanche elle y circule sans danger et constitue une bonne base pour travailler contre différentes infections."
Ces nanoparticules pourraient aussi être utilisées pour lutter contre les hépatites B et C dont les enveloppes protectrices sont elles aussi vulnérables à la mélitine.
Selon Joshua Hood, il serait aussi possible de produire un gel qui s'attaque à la fois au sperme qu'au virus du sida. Alors que ces nanoparticules n'ont pour l'instant été mise à l'épreuve qu'en laboratoire, les chercheurs estiment qu'il serait facile de les produire en grandes quantités. De l'utilité de sauver les abeilles.
7 idées reçues sur le sida aujourd'hui
Le HuffPost  |  Par Stanislas Kraland
Publication: 01/12/2012 07h01 CET  |  Mis à jour: 25/03/2013 13h56 CET
VIH/SIDA - En 1996, l'arrivée des traitements antirétroviraux ou trithérapies a marqué un tournant dans la lutte contre le VIH. Malgré l'espoir sans cesse déçu d'un vaccin, les traitements n'ont pas arrêté de s'améliorer. Et grâce à la prévention, le nombre de nouvelles contaminations diminue systématiquement depuis la fin des années 1990.
Si les années sida ont marqué les esprits, l'épidémie est donc bel et bien rentrée dans une nouvelle ère. Aujourd'hui, en France, certains médecins n'hésitent plus à parler de fin du sida et affirment qu'on peut vivre avec le VIH tandis qu'un enfant né d'une mère séropositive, peut être séronégatif. Mais cette nouvelle donne n'a pas forcément été intégrée par la société française et ne se manifeste pas toujours dans le regard que celle-ci porte sur la maladie.
Cette nouvelle donne du VIH ne doit pas non plus cacher une autre réalité. Malgré des progrès, pays du nord et pays du sud ne disposent pas des mêmes armes face au VIH. En conséquence, ils ne font pas non plus face aux mêmes enjeux. Si les pays du nord doivent lutter contre les effets pervers d'une meilleure prise en charge de la maladie, dans le sud la priorité doit être donnée à l'accès aux soins, dans les meilleures conditions possibles.
Témoin de cette nécessité, un chiffre. En 2011, le sida a tué près de 1,7 millions de personnes dans le monde.
 
1 - Quand on est porteur du VIH, on est forcément condamné
Non. Dans les pays du nord comme la France, le VIH est plutôt bien pris en charge, certains médecins n'hésitent d'ailleurs plus à parler du VIH comme d'une maladie chronique, au même titre que le diabète.
La recherche a fait d'énormes progrès depuis l'apparition de l'épidémie. Si les premières générations de trithérapies provoquaient de nombreux effets secondaires tels que diarrhées et perte de poids, les nouvelles générations de médicament sont plutôt bien, voire très bien supportés par la majorité des patients.
Néanmoins, ces progrès dont on ne peut que se réjouir, n'englobent pas toute la réalité. Les difficultés restent très grandes pour les porteurs du virus dépistés trop tardivement, ou encore pour ceux qui ont été contaminés pendant les années 1980 et 1990.
S'ils ont pu survivre aux années sida, c'est souvent au prix d'une médication parfois très lourde dont leurs corps sont encore marqués. D'autre part, aujourd'hui encore, certains patients ne tolèrent pas les effets secondaires des trithérapies. Il est donc illusoire de croire que, parce que les trithérapies sont efficaces, elles le sont pour tout le monde. Tous les organismes ne réagissent pas de la même manière.
Enfin, dans les pays du sud, la situation est tout autre. Un séropositif sur deux n'a pas accès à un traitement, et lorsque c'est le cas, les traitements proposés sont souvent des traitements de qualité inférieure à ceux proposés dans les pays du nord. En cause, les brevets, propriété des laboratoires pharmaceutiques qui limitent la capacité des laboratoires du sud à produire des génériques commercialisés à moindre coût.
Malgré tout, l'accès aux traitements ARV a progressé de 63% pendant les deux dernières années. La mortalité, elle, a diminué de plus de 25% entre 2005 et 2011.
 2 - VIH et sida, c'est la même chose
Il faut bien distinguer VIH et sida. Le VIH est le virus de l'immunodéficience humaine. Le sida, le syndrome de l'immunodéficience acquise. En rendant inopérant le système immunitaire, le VIH provoque le sida. Tous les porteurs du VIH n'ont donc pas le sida.
Les médicaments antirétroviraux (ARV) fer de lance des fameuses trithérapies permettent de contenir la multiplication du virus dans l'organisme. Le sida n'étant qu'un ensemble de symptomes consécutifs à la destruction du système immunitaire par le VIH. Sous traitement, on peut être porteur du VIH et ne pas avoir le sida.
Pour certains séropositifs des pays du nord, les traitements efficaces au point de rendre la présence de virus indétectable dans l'organisme. Indétectable ne signifie pas que le virus a disparu de l'organisme, mais qu'il y est présent en quantité trop faible pour être détecté.
Dans les pays du nord, l'immense majorité des séropositifs a accès aux nouvelles générations de traitements. Ce n'est pas le cas dans le reste du monde.
3 - La maladie des séropositifs se lit sur leur visage
Dans le nord, il s'agit d'un stéréotype hérité des années sida.
Grâce aux ARV, on peut être porteur du VIH et en bonne santé. Pour certains médecins, l'espérance de vie de quelqu'un qui découvrirait sa séropositivité aujourd'hui pourrait même être inchangée. Une assertion qui, il y a dix ou quinze ans, aurait paru inimaginable.
Néanmoins, cela n'est vrai qu'à certaines conditions. La première est d'être pris en charge suffisamment tôt après sa contamination. Or, c'est là que le bât blesse. En 2010, les données recueillies par l'Institut national de veille sanitaire montraient que la moitié des découvertes de séropositivité en France avaient lieu trop tardivement.
Si le nombre de dépistages a très légèrement augmenté sur les trois dernières années, il est néanmoins en baisse par rapport au début des années 2000. En France, on estime qu'environ 30.000 individus sont porteurs du virus, et l'ignorent.
4 - Dans les pays du nord, le VIH ne concerne plus que les homosexuels
C'est là que ça se complique.
En France, environ 6000 personnes découvrent leur séropositivité chaque année, dont une majorité d'hétérosexuels. En 2008 par exemple, 52% des nouvelles contaminations ont été dépistées chez des hétérosexuels.
Si les homosexuels ne représentent pas la majorité des nouvelles contaminations, la prévalence du virus demeure très forte dans leur groupe. En France, près d'un homosexuel sur cinq (environ 18%) est porteur du virus. Effet pervers de l'amélioration de la prise en charge du VIH, les comportements à risque se multiplient, si bien qu'aujourd'hui l'épidémie diminue dans tous les groupes, sauf parmi les homosexuels.
Parmi les nouvelles contaminations, on distingue principalement deux groupes: les homosexuels donc, mais aussi les migrants. Parmi eux, ce sont les personnes d'origine caribéenne et d'Afrique sub-saharienne qui présentent les taux de prévalence les plus élevés. Là, dans 98% des cas, les contaminations se font par voie hétérosexuelle.
Une situation entretenue par le tabou qui entoure la question du VIH dans certaines communautés. Le refus de faire face à cette maladie entourée de croyances continue de nourrir certains comportements à risque et ce, malgré une légère baisse du nombre de nouvelles contaminations au sein de ce groupe ces dernières années.
5 - Les contaminations augmentent en Afrique
Oui, l'Afrique est la région du monde la plus touchée par le VIH (1 adulte sur 20 est porteur du virus), mais c'est aussi celle qui concentre le plus de pays où le nombre de nouvelles contaminations a diminué de plus de 50% pendant les dix dernières années.
Tous les pays africains ne peuvent pas se targuer du même bilan. Si le Botswana, le Burkina Faso ou la République Centrafricaine ont diminué de plus de la moitié leur nombre de nouvelles contamination entre 2001 et 2011, celles-ci ont par exemple augmenté en Guinée-Bissau et ont été stables en Angola, au Lesotho, en Gambie, au Congo au Bénin ou encore en Ouganda.
Le Burundi, le Cameroun, la RDC, le Kenya, le Niger ou le Mozambique font figure de pays intermédiaires. Les nouvelles contaminations y ont diminué d'entre 26 et 49% sur la même période.
6 - Le nombre de séropositifs diminue dans le monde
Faux. En France comme dans le reste du monde, le nombre de personnes vivant avec le VIH continue d'augmenter chaque année. C'est le nombre de nouvelles infections qui diminue grâce à la prévention, mais aussi à l'accès aux traitements qui constitue l'une des formes les plus efficaces de prévention.
En France, 6000 personnes découvrent leur séropositivité chaque année. Aujourd'hui, ce sont environ 150.000 personnes qui vivent avec le VIH. Elle sont principalement concentrées en Île-de-France, qui regroupe près de 45% des nouvelles contaminations, ainsi que dans les départements français d'Amérique (10%).
Au niveau mondial, si le nombre de nouvelles contamination a baissé, il reste très important. En 2011, l'Onusida a recensé environ 2,5 million de nouvelles infections. Certes, c'est 20% de moins qu'en 2001, mais si l'épidémie recule en Europe occidentale, elle augmente en Europe de l'Est et en Asie centrale où, entre 2001 et 2011, le nombre de séropositifs est passé de 670.000 à 1,4 millions d'individus.
Les pays de l'est, comme la Russie, sont particulièrement touchés cette augmentation. Et 40% des nouvelles contaminations ont lieu parmi les toxicomanes.
L'augmentation du nombre nouvelles contaminations peut aussi être un effet de la crise économique. C'est par exemple le cas en Grèce où, entre 2010 et 2011, le nombre de contaminations par le virus du sida a fait un bond de 57% dans tout le pays, selon le rapport 2012 de l'Onusida. Depuis 2008, les crédits alloués à la santé et aux programmes médico-sociaux diminuent. En 2010 par exemple, une coupe de 6,7% avait été votée.
7 - La prévention fonctionne bien, merci
Dans les pays du nord comme la France, l'accès à de meilleurs traitements et la prise en charge du VIH comme une maladie chronique ont fait émerger une nouvelle donne en termes de prévention. Comment communiquer sur une maladie dont on pourrait croire qu'elle ne tue plus?
Cette question est particulièrement vraie en ce qui concerne les homosexuels, le seul groupe où le nombre de contamination augmente.
Autre population qui témoigne de la nécessité de continuer les efforts de prévention: les jeunes. Moins bonne connaissance des modes de transmission du VIH et de protection, doutes sur l'efficacité du préservatif, diminution de son utilisation lors du dernier rapport sexuel, le dernier bulletin de l'INVS consacré au VIH, indique que pour la première fois depuis 1994, les 18-30 ans ont une moins bonne connaissance des mécanismes de transmission du virus que leurs aînés.
En termes de prévention, les pays du sud présentent de nombreux contrastes. Globalement, la promotion de l'usage du préservatif progresse, tout comme la prévention sur les comportements à risque.
Ces dix dernières années les investissements en prévention ont augmenté, qu'elle ait été à destination des hétérosexuels comme des homosexuels.
Véritable ombre au tableau, on dénombre peu voire pas de programmes de prévention à destination des usagers de drogues. Pourtant, la prévalence du VIH parmi les toxicomanes est en moyenne 22 fois plus élevée que dans le reste de la population.
 
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