Un
immense plaisir de vous lire de nouveau après un si long silence!
Les contenus de mes récents écrits depuis votre mutisme ont dû certainement modifier
votre jugement à mon égard. Tant mieux, je m'en réjouis!
La teneur de votre
courriel avec beaucoup de reproches contre mon comportement récurrent envers HSF m'interpelle. Je me suis dit que si même vous, tu quoque mi fili, avec qui j'avais beaucoup échangé précédemment, puissiez
avoir un tel jugement, alors que doivent penser mes autres correspondants féminins et masculins? Je crois que je leur dois, et à vous aussi,et à HSF qui me lira en ampliation, la même franche mise au point effectuée précédemment confidentiellement à une locutrice qui m'avait questionné à ce sujet. Ce sera alors la énième, et dernière fois, que j'expliciterai mon comportement envers HSF, à l'évidence sans discuter de tous les points avec moult détails. Je vais me borner à l'essentiel, mais je serai long tout de même.
1. HSF est Dr. ès-Linguistique de La Sorbonne, PARIS, France. Il est professeur et écrit des articles publiés surtout sur le
Net dans les domaines de la linguistique, de la créolistique, ... Il a le bagage intellectuel dans ces domaines, et la preuve "béton" doit être son diplôme de la Sorbonne que ses employeurs ont dû consulter avant de l'engager.
J'ai employé à dessein "doit être" car en tant que thomiste invétéré je n'ai pas eu
l'occasion de prendre connaissance de ce document. Néanmoins je fais foi aux dires de HSF et à la fiabilité des processus de ses recrutements, cependant je suis "échaudé comme le chat qui par la suite a même peur de l'eau froide" car jusqu'à présent PREVAL est considéré comme un Ir. Agro. de Belgique.
Voici un extrait d'un site
Internet:
Hugues Saint-Fort a fait des études de lettres modernes et de linguistique aux Universités de Paris III Sorbonne Nouvelle et de Paris V René Descartes-Sorbonne d’où il a obtenu un Doctorat de linguistique. Il a
enseigné la linguistique et/ou le français à l’ile Maurice, puis à Queens College, City College of New York, Kingsborough
Community College.
Ses intérêts de recherche portent sur la création lexicale en créole haïtien, le phénomène des alternances codiques en
anglais/français-créole haïtien dans les communautés linguistiques haïtiennes, la genèse du créole haïtien et l’évolution de la littérature haïtienne dans l’émigration nord-américaine.
De cet extrait l'on peut se poser les questions suivantes: i) pourquoi cette succession de postes dans son CV? Dans quelle période temps? Je n'ai pas de réponses pour le moment.
Il est doué de bonnes intentions en essayant de vulgariser gratos sa science sur le Net, mais il y fait sa pub. Néanmoins son penchant
récurrent se focalise à être très théorique,
fort livresque. Il est un conservateur, un bon exécutant, un excellent "psittaciste" mais il n'a pas une once d'esprit de changement, de modification. Il n'est pas novateur (l'inconnu, l'aventure lui font peur). Il aime sa routine, ses aises, son confort intellectuel. Il ne va pas être un lanceur d'alertes, un lanceur d'initiatives;
A une question simple vous devez vous attendre à une réponse complexe. Vous lisez,
lisez, lisez ses écrits dans ses courriels, vous engrangez des informations, des connaissances multiples dans
toutes les directions des points cardinaux, mais en conclusion vous n'avez pas la réponse ad'hoc à votre question de départ. Il vous a noyé dans un flot d'informations accessoires qu'en final votre cervelle est embrouillée dans votre crâne qui, à partir du menton, est seul encore visible au-dessus de l'eau.
Avec lui, c'est inéluctablement pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué. Il y a des gens qui aiment faire étalage de leur diplôme, de leur
science, de leur savoir. Moi, je préfère celles
qui en "un couple de mots" arrive à résumer deux (2) phrases et vous donne la réponse correspondante
5/5 ("kolé-séwé") à la question de départ.
Je me souviens de ces propos rapportés
au sujet d'un compatriote ex-co-citadin lors de la présentation de sa thèse de fin d'études universitaires. A la fin de son exposé de trois (3) heures son patron de thèse a
conclu ainsi: Notre très cher ami haïtien a bien parlé, avec de bons mots français de France, mais pour ne rien dire. Vous êtes à côté de la plaque. Échec! Remettez-vous à l'ouvrage!
Au début, HSF et moi, nous avons
eu d'excellents échanges, courtois, scientifiques, ... En tant qu'apprenant, autodidacte, néophyte en linguistique, je buvais et me noyais même dans son océan de savoir. Je "gobais" son savoir. Alors il faisait un monologue car en avalant je ne pouvais pas en même temps poser des
questions, ouvrir la bouche pour cette finalité.
Puis selon l'évolution de la vie j'ai eu ma phase de digestion des informations.
A ce moment-là je n'avalais plus, j’avais la bouche libre à accomplir autre chose et j'ai commencé à lui poser des questions.
Et à ce stade, l'édifice en cours de construction a commencé à se lézarder, à craqueler, ..., pour finir par s'effondrer, car je n'arrivais pas à avoir les réponses directes,
"kolé-séwé", "son pied -mon pied" de lui.
Alors je me suis adressé à certains de ses pairs étrangers (A leur requête je ne
dévoile pas leur identité). Parfois j'obtenais des réponses appropriées, mais le plus souvent NON. Ou silence sidéral! Alors j'ai pris la décision d'aller surfer studieusement sur le Net pour essayer de trouver
moi-même des réponses. Je ne comptais pas rester "ignare" toute ma vie, donc sans rien faire.
Etant un "ignare perpétuel", j'ai pris mon bâton de pèlerin et me suis lancé dans les méandres du WEB. Je n'accepte jamais l'ignorance, l'obscurantisme.
Je n'allais pas me dire: "mon gars, tu as posé des questions à maintes personnes soi-disant qualifiées pour te fournir des réponses; tu ne les as pas; alors
va vaquer à d'autres occupations".
Je n'attends pas que l'on me mâche ma nourriture et qu'on me la mette ensuite à la
bouche.
J'ai préféré voler de mes propres ailes, compter sur mes propres forces, compter sur mon expérience du Net, sur mon
modeste savoir scientifique et mon sens critique, pour trouver par moi-même les réponses.
Je les proposais ensuite à HSF.
Qui dit "proposer" dit soumettre à l'appréciation et au jugement d'une personne qu'on considère digne de fournir des réponses idoines. Pourquoi ne les ai-je pas proposées à MM, LL, Stéphanie, Sophia, ...? Parce que je
considérais que ces personnes n'étaient pas susceptibles de me fournir
des réponses idoines car elles n'avaient
aucun titre, aucune réputation, dans ces domaines de la linguistique et de la créolistique.
Et c'est pourquoi n'ayant pas des réponses de HSF, sauf des propos minorants et insultants (petit monsieur; vous ne savez pas de quoi vous parlez; comment osez-vous mettre en doute
ce que moi Dr. linguiste diplômé de La Sorbonne vous dit; et tout récemment un "nul" allusif; ...), je me suis adressé à d'autres personnes susceptibles de me fournir des réponses: un spécialiste au MIT, un terminologue auteur de "l'île anaphore", un écrivain ayant bossé sur les mots créoles, ... (Tous me lisent en ampliation). N'ayant toujours pas de réponses j'ai envoyé une lettre ouverte à tous les linguistes francophones créolophones de la Terre, surtout les haïtiens féminins et masculins.
My goodness, éké, jézu-mawi-jozèf, j'ai été mis sur mes ergots par un silence sidéral assourdissant et
pesant. Quasi 5 ans de silence pour trois (3) simples
questions mais fondamentales!
Ainsi donc, enfin, rien dans mon comportement envers les linguistes ne permet d'affirmer que je
les minore, que je ne tiens pas compte de leur savoir, ... Au contraire je soumets mes propositions à leur sagacité, perspicacité, savoir, ...
Néanmoins, quand leur silence me "selle et me bride", je leur alloue des qualificatifs. Ils sont utilisés non pas comme injures, jurons, voire même
propos irrévérencieux, mais simplement pour donner un nom, un adjectif, un qualificatif à un
comportement.
Quand je provoque en un duel littéraire et que personne ne bouge, alors j'écris: lâche, félon.
Quand personne n'arrive à répondre à trois (3) simples questions, je leur dis de choisir le qualificatif approprié à ce comportement
entre: incompétence, paresse, laxisme, snobisme, trop d'estime de soi pour répondre à un "ignare", ossification
de la cervelle, ...
Quand
on me traite "d'ignare" je dis de faire attention au boomerang avec des boules puantes. Quand le boomerang rate la cible (tel est le cas, car je
me déclare "ignare perpétuel" et preuve béton: la musique de J. GABIN) il revient en plein visage de l'expéditeur. Est-ce ma faute d'avoir juste esquivé le boomerang? Était-ce la faute de BUSH d'avoir évité la chaussure?
Depuis la fin de mes échanges cordiaux avec HSF je
réagis, et je lui avais fait la promesse que j'allais agir ainsi, à tous ses manquements. Parfois il est d'une désinvolture incompréhensible dans ses domaines de compétence.
Ce n'est pas possible. On ne peut pas tolérer cela. Du moins,
moi en tant qu'intellectuel, cadre, je ne
peux pas tolérer qu'un pair ne soit pas un guide. Son laxisme rend HSF un fossoyeur du savoir, qui plus est de la Sorbonne (les mauvais résultats de PREVAL à la présidence d'Haïti, un soi-disant Ir. Agro de Belgique, ont entraîné le fait qu'un ex-musicien grivois ait pu se dire qu'il peut faire mieux, s'est présenté à des élections présidentielles, et soit devenu Président. MM le dit lui-même lors de ses discours (ex. lors d'un passage en Belgique): il ne comprend pas comment il est à ce poste, mais comme il y est il essaie de donner le meilleur de sa personne, avec des couacs parfois: chasser le naturel il revient au galop).
La désinvolture de HSF le rend promoteur de l'obscurantisme. Il devrait être au contraire la lumière, "le guide éclairé".
Je pense avoir été franc,
exhaustif sur mes relations avec HSF. J'aimerais ne plus y
revenir.
En conclusion: Je
considère HSF comme un ami, comme un Dr. ès-linguistique de la Sorbonne, qui doit en toutes circonstances agir selon son rang, son savoir, son titre,
ses papiers, son cursus, ...
S'il vient "parader", "plastronner" sur le Net, s'il vient "booster", faire montre de son savoir, s'il
vient pour aider gratuitement ses locutrices et locuteurs
pour leur inculquer des connaissances dans ses domaines de compétence, sans que personne
ne le lui demande, sans que personne ne le force à agir ainsi, sans que
personne ne lui fasse commande d'un article contre rémunération, il doit s'attendre à ce qu'on lui pose des questions par la suite et surtout à ce qu'il fournisse des réponses. SIMPLES. SIMPLES. ET FIABLES, AVÉRÉES.
Pas des réponses livresques, qui sentent la collecte
d'opinions et convictions, de notions et concepts dans des livres. Ses interlocuteurs féminins et masculins ne lui posent pas des questions pour devenir linguistes. Ils veulent juste des réponses simples. Alors HSF doit faire oeuvre de vulgarisateur: rendre simple et compréhensible ce qui au départ semble complexe, pas abordable intellectuellement.
On doit ressentir que HSF se focalise sur ses finalités fondamentales,
que ses assertions viennent de lui et qu'en
plus il fournisse à chaque fois des
preuves "béton" positives ou négatives; , ... Ses habitudes de mention de citations et de leurs traductions en français si elles sont dans une autre langue sont appréciées à leur juste valeur.
Mais il pratique le plus souvent des oukases, des diktats, ...: Moi, HSF, Dieu de l'Olympe Linguistique-Créolistique j'ai dit! Il ne doit pas s'attendre à ce que je dise: AVE HSF, comme on disait Ave
César.
2. Je n'ai pas les intentions que vous me prêtez contre HSF, les reproches que vous avez l'air de me faire, ... et je me suis demandé si vous ne
vous trompez pas de personne. Je ne me suis reconnu dans aucun d'eux.
Voici mon éclaircissement généralisant!
a. Je n'ai jamais adressé d'injures, de jurons, de vilains mots à HSF. Je viens de lui dire après son "nul" qu'il perd son temps s'il
pense qu'il peut m'amener à ce comportement délétère de disputes injurieuses entre lui et moi. Cela n'arrivera jamais. Je préférerai alors lui donner le gain. Et je l'ai déjà fait.
b. Cependant j'avoue que je lui adresse très souvent les qualificatifs qui désignent comme des gants ses comportements à des années-lumière de ce que l'on peut considérer comme 3B (Beau-Bon-Bien), ex. lâche, félon, traître, ... Comment qualifier un linguiste en duel littéraire de fournir 3 réponses simples à 3 questions simples et qui refuse? Comment qualifier une personne qui écrit un texte en mettant en exergue une allusion quasi
identitaire à une
personne et qui n'adresse pas à cette personne
le texte allusif en ampliation?
Faites l'inventaire de tous mes qualificatifs contre HSF et vous verrez qu'ils désignent un comportement déplorable de HSF. A toute action
comportementale de HSF, non selon les règles de l'art, il reçoit en retour ma réaction par l'attribution d'un qualificatif. Qui est fautif? Celui qui agit en premier. Alors moi je réagis: qui me cherche me trouve! Parfois je n'ai même rien à faire: le boomerang avec les boules puantes ayant raté la cible revient à son expéditeur en plein visage. Le destinataire n'est pas fautif si l'expéditeur a raté sa cible.
c. Je n'ai
jamais
infériorisé, minoré (minorisé; les deux se disent),
HSF. Il donne des réponses, il exprime des
affirmations qui sont simplement infirmées par mes arguments et mes preuves "béton". Dois-je ne pas répondre? Dois-je passer sous silence les réponses justes (car avec preuves "béton") qui ipso facto vont faire passer les écrits de HSF pour faux? Je serais alors complice et coupable de laisser véhiculer des erreurs.
Enfin, il semble que je suis arrivé au bout! Je me sens à nu devant HSF et mes différents correspondants. J'ai tenu à le faire cependant pour éviter toute confusion sur les buts de mes actes contre HSF. Je n'ai rien contre sa personne. Je ne souhaite pas le minorer. Que du
contraire! Il doit
simplement percevoir que sa désinvolture en se
disant "moi je suis Dr. de La Sorbonne" et fournir des arguments erronés et sans preuves lui joue
des tours pendables.
Il doit se contraindre à ne plus être désinvolte car il sait, c'est une de mes promesses, que je ne manquerai pas de mettre en exergue ses erreurs,
fautes, lacunes, manquements, dysfonctionnements. Je le motive à bosser selon les règles de l'art de ses domaines de compétence et d'expérience. En principe, il aurait dû me remercier. Vous aussi, son ami. Je ne lui veux que du bien, et pour cela je suis son tisonnier, sa "muleta", ...
Bien, j'espère que je ne devrai plus revenir sur mes relations avec HSF. Pour moi, c'est un ami que je châtie bien, selon l'adage. Je termine mes courriels à sa destination par "En toute amitié", et je vous jure, je suis sincère en écrivant cela.
Je suis un peu fatigué alors permettez-moi de répondre par style quasi télégraphique aux autres points de ton courriel.
- Je veux bien échanger en toute sérénité avec HSF. Il suffit qu'il
réponde à mes questions, surtout aux trois (3) fondamentales de ma "lettre ouverte aux linguistes", avec des preuves justificatives "béton".
- Je comprends ta sagesse de toujours vouloir éviter les conflits. C'est bien, mais parfois c'est mal. On n'avance pas ainsi. Parfois il faut accepter le conflit (littéraire) et y aller et s'engager frontalement et à fond. Il faut essayer de faire bouger le statu quo, de vaincre le Moment d'Inertie.
Il faut savoir que depuis PRESSOIR (je dis de mémoire 1947, mais je peux me tromper car je pense me souvenir de cette date dans un texte de HSF de 2012) on discute du "é", du "en" pour "in", de "g" pour "gu",
..., du "w" pour "r",
... Depuis 1947!
Par conséquent, en évitant des situations conflictuelles intrinsèques à la mentalité haïtienne, cela fait plus de 67 ans que rien n'a bougé. Et tout
un chacun, féminin et masculin, pratique le "oum vagisme", pour ne pas se mettre en porte-à-faux avec des linguistes, et ce au détriment de générations d'élèves durant 67 années. Pour moi le choix est fait sans hésitation. Je suis du côté du plus
grand nombre. Tant pis pour les dégâts d'estime, de renommée qui seront causés à même pas une centaine de linguistes!
Comme aurait dit P. KAGAME, président du Rwanda: Ils peuvent être puissants mais les
faits historiques sont têtus. Nos compatriotes d'antan se sont "reposés" et ont laissé entre les mains d'un pasteur et d'un professeur anglo-saxons, qui maîtrisent l'anglais et l'anglo-américain, qui plus est avec une machine à écrire mécanique à clavier QWERTY, la fondamentale tâche de formuler les codes/symboles graphiques de l'ayisyin (le terme kreyòl pour moi est mort et enterré de sa belle mort),
seconde langue
vernaculaire et véhiculaires d'Haïti.
L'ayisyin se fixe dès son élaboration le
soin d'éliminer tous les "polluants" anglo-saxons en vue qu'il soit proche, "kolé-séwé", 'ton pied-mon pied" avec sa base lexicale française dont il n'aurait jamais dû s'écarter comme 10 créoles à base française sur 12.
L'île Maurice, malgré une dernière
occupation anglaise avant son indépendance, n'a jamais permis que son mauricien à base lexicale française soit pollué par des apports anglo-saxons. Vive les Mauriciens féminins et masculins dans le concert de la communauté créolophone à base lexicale française! Quand pourrais-je adresser les mêmes vivats pour mon pays Alma Mater?
On est déjà à 67 ans depuis que PRESSOIR & consorts a émis des réserves sur les symboles graphiques du kreyòl, c'est suffisant. Cela équivaut quatre (4) générations, la première nos parents, la seconde nous-mêmes, la troisième nos enfants et la quatrième nos petits-enfants.
Il est temps de dire STOP et de changer ce qui doit être changé pour une formation-éducation de nos jeunes simultanément en français et en ayisyin pour le développement de ses deux (2) langues "officielles" en Haïti, pour le progrès et le développement d'Haïti.
- Les premières années d'enseignement de l'ayisyin et du
français simultanés vont servir
d'années d'expérimentation pour savoir en quelle classe les élèves apprenants
ont une totale maîtrise de leur langue maternelle, seconde langue officielle haïtienne.
Dès cette maîtrise
atteinte on n'enseigne plus l'ayisyin.
Son enseignement était pour permettre aux élèves d'apprendre l'écriture et la lecture de leur langue maternelle
(le parler est déjà acquis quasi à la sortie du berceau, du sevrage, de la faculté du langage), et principalement de servir de support, de béquilles pour l'apprentissage du français.
L'ayisyin étant acquis et la compréhension du français aussi acquise, on oublie l'ayisyin dans les autres classes supérieures.
L'enseignement se fait en français et dans des
langues étrangères par options. Déjà pour être conforme à
un efficace coût
d'opportunité! (J'espère que vous avez
consulté WIKIPEDIA à ma requête).
Haïti étant dans l'environnement où il se trouve doit promouvoir principalement les langues de son hémisphère: anglais, espagnol, portugais
(Brésil). Pourquoi? Vu les conditions misérables en Haïti il y a une forte déperdition du nombre d'élèves qui poursuivront leurs études en secondaire. C'est pourquoi dès le primaire il faut offrir au moins le "b-a-ba" des langues étrangères en options.
Les élèves féminins et masculins en primaire peuvent déjà faire un choix. Ceux qui ont déjà des parents au Brésil et qui pensent qu'ils iront les rejoindre choisiront le portugais. Ceux qui ont de la famille aux USA et au Canada, sélectionneront l'anglais. Mutatis mutandis pour le choix de l'espagnol (République dominicaine, Amérique latine).
La langue française (L1) sera la langue N°1, obligatoire car officielle.
L'ayisyin (uniquement en primaire; avis "empirique" pour le moment que les années primaires sont suffisantes pour l'acquisition de sa lecture et de son écriture) sera la langue (L2). La langue N° 2 est obligatoire car
officielle.
La langue N°3 (L3) sera au choix de l'élève.
Ainsi tout élève qui quittera le système scolaire après son primaire aura une base importante dans la langue de son choix pour aller rejoindre d'autres membres de sa famille et bénéficier aussi de cet endroit où l'herbe semble être plus verte.
J'écris ces précédentes phrases avec tristesse. Je fournis des armes et des munitions pour que mes compatriotes quittent notre pays, mais il faut être réaliste.
Dans les prochaines années Haïti ne sera pas en mesure de "sustenter", dans tous les domaines d'une chienne de vie terrestre normale, toutes ses filles et ses fils. Leur salut est d'aller grossir les diasporas d'Haïti "all over the world". Ne vous en faites pas, ils reviendront ventre à terre quand Haïti sera un pays de Droit avec des pouvoirs régaliens œuvrant pour le bien collectif de tout un chacun, des "kokowat" aux Elites. Dans le cas contraire, oubliez-les, sauf des inconséquents qui viendront s'encanailler lors de certaines festivités: carnaval, ...
Il y a de nos jours des Haïtiens errants, comme jadis il y avait des Juifs errants. Au fin fond de la Sibérie vous allez trouver un Haïtien. Au fin fond de la Papouasie-Nouvelle Guinée, vous allez croiser une Haïtienne. Haïti a au moins un ou
une représentant(e) partout.
Triste réalité!
La faute à qui? Sé fôt nou, Ayisyin, natif-natal.
"Wi fout tonè! Pa di'm sé fôt zôt, sé fôt blan! (A-yayay-yayay-yayay, ti-nèg-la komansé sélé-bwidé!)
- Merci pour ta communication du lien donnant un aperçu élémentaire du programme de DEGRAFF au MIT. Cela me permet d'écrire ce qui suit. Et je précise aussi que je n'ai rien contre lui, sa personne. Je suis contre des éléments mentionnés dans le programme MIT. Je donne mon avis. A chacun d'être d'accord avec moi ou pas! Free to agree or disagree!
C'est mieux que l'expert haïtien au MIT réclame une nouvelle allocation de son budget de $1.000.000,00US pour des livres de maths, de sciences, etc. en kreyòl. On comprend qu'il ne souhaite pas perdre ce budget, alors qu'il réclame une affectation de ce montant à
d'autres finalités.
Qu'il demande de consacrer ce budget à un colloque sur les modifications à apporter au kreyòl, à des
voyages d'études à l'île Maurice, au Cameroun, aux Seychelles, ... Et même au Rwanda! Voilà un pays francophone qui faisant suite à la présidence de KAGAME est devenu d'un coup anglophone, disons mieux bilingue! Comment a-t-on procédé?
Que le budget serve à l'édition de livres d'apprentissage de l'ayisyin? Que le budget serve à
la formation des enseignants féminins et masculins? Avec des raisonnements valables, des arguments "béton", j'ose espérer que les bailleurs de fonds accepteront d'autres allocations des fonds.
AVIS IMPORTANT:
Ne mettez pas trop d'espoir dans la mise en place de l'Académie de l'ayisyin. Les membres qui seront invités à la mise en place de cette Académie sont les mêmes qui actuellement ne peuvent pas fournir 3 réponses, mais fondamentales.
On ne changera rien.
Ils et elles vont faire comme en cyclisme: ils ne vont pas changer la chambre à air "pourrie et gâtée" mais ils poseront des rustines (patch) tant et plus.
Les élèves maîtrisant correctement le français, les livres scolaires de maths, de sciences, de technique, de physique, ... seront en français (ou dans la langue internationale qui sera la plus habilitée à transmettre le savoir. On fera des traductions en français). A l'évidence les études universitaires seront en français, bien entendu avec l'apprentissage d'autres langues par options.
Moi, j'ai accompli des
études universitaires dans un pays européen. En maths, sciences, technique, physique, biologie, ... les bouquins de référence à l'université étaient des traductions françaises de livres russes. Ils étaient simples, exhaustifs, compréhensibles, ... C'étaient de bons bouquins.
L'été passé je revenais des USA. Dans l'avion il y avait deux (2) familles belges avec enfants. Un des enfants était assis à côté de moi. Il a sorti de son sac un bouquin de biologie avec des planches (figures) de toute beauté de cellules, de mitochondries, d'amibes, ... Le bouquin était américain. Il m'a dit que
c'était le livre de
son cours de biologie en Belgique. Le livre
n'est ni en français, ni en flamand, ni en
allemand, langues ethniques belges comme aurait dit feu MOBUTU, mais les belges disent communautaires au lieu d'ethniques. Le péjoratif est pour les autres, pas pour eux. L'Haïtien le péjoratif "kreyòl" est pour lui, pas pour autrui! A tomber sur ses ergots!
Encore un apport récent sur le "péjoratif" et le "politiquement correct". A. ROUMANOFF, réputée humoriste française, est soumise à une bronca médiatique. Elle a osé imiter l'accent antillais de Mme TAUBIRA. La Guyane et les Antilles françaises sont des DROM-COM de la France parlant créole et ne prononçant par les "r". ROUMANOFF imitait TAUBIRA en disant qu'elle n'était pas au kouwan, au kououan (= au courant) que SARKO était sous écoutes. Le commentateur radio pour éviter ce côté péjoratif, pour être politiquement correct avec ses compatriotes antillais a dit: ROUMANOFF a imité Mme TAUBIRA avec l'accent africain.
Faux, les Africains prononcent les "r"! A PARIS, si en se baladant on croise un Black et qu'on voudrait savoir s'il est Antillais ou Africain, il suffit de demander à prononcer "du riz". Souvenez du cas des Haïtiens en "Dominicanie" et la prononciation en mot espagnol pour "persil"!
A cause de la connotation péjorative du kreyòl (comme on dit Black pour Noir, Nègre; Senoir pour retraité et non vieux ou personne agée; etc.) alors disons "ayisyin" au lieu de "kreyòl" ou créole haïtien.
Alors dans l'enseignement on utilisera des livres en français et en anglais (et en d'autres langues). Les seuls livres en ayisyin que l'on doit mettre en place sont des livres d'apprentissage de l'ayisyin. That's all! That's enough! Ce point sera mieux explicité dans "Mon Credo" en linguistique et
créolistique pour Haïti.
Cependant tout natif-natal haïtien sera en mesure d'éditer, publier, diffuser des livres en
ayisyin en droit d'auteur ou en droit d'éditeur à sa guise. L'Etat ne devra consacrer aucun budget pour de tels livres. Cela ne doit pas être du devoir régalien de l'Etat. C'est dans ce domaine que l'on trouvera les livres-biens culturels: musique, cinéma, littérature, poésie, sociologie, philosophie, ..., recettes de cuisine, faune, flore, utilisation des plantes médicinales, ..., bricolage, trucs et astuces, mécanique, entretien bicyclettes et motos, ..., techniques de pêche, techniques de construction de maisons, ..., agriculture, découpe en boucherie, ..., diagnostic sanitaire d'un animal abattu, ..., religions, ..., distinction entre AMOUR et SEXUALITÉ, ..., etc.
Ne point oublier que si on
est francophone, si l'ayisyin est adopté et qu'il soit proche du français, alors si vous maîtrisez le français vous maîtrisez inéluctablement l'ayisyin. Qui a reçu un
apprentissage pour appréhender le langage SMS? Celle ou celui qui a répondu OUI doit m'envoyer $500,00US par WESTERN UNION.
L'ayisyin sera un peu plus que le SMS du
français.
- Merci d'accepter l'utilisation du "é", du "in" au lieu de "en" même en cas de yod en français!
"w"
et "r"
Tu me lis depuis le début. Tu sais bien alors que là je laisse entière liberté aux créolophones d'utiliser le "w" ou le "r". Ils sont libres d'agir comme ils le font en kreyòl. OK?
- Cependant j'ajoute qu'agir comme on le
fait en kreyòl c'est se mentir à
soi-même.
J'ai accompagné récemment une dame haïtienne à une consultation de diététique. Elle est assez forte; elle doit perdre du poids.
La diététicienne-nutritionniste lui a demandé de citer sa diète quotidienne. On est au produit laitier, fromage.
La dame dit "kioui". La nutritionniste lui dit que kiwi est un fruit, on le notera plus tard.
La dame dit non, je mange du "kioui". Pas possible "kioui" est un fruit.
J'interviens
en disant: Madame, nous Antillais, c'est
notre façon de prononcer les "r".
Elle vous parle du petit fromage en carré
dénommé K - I - R - I.
J'ai préféré épeler car j'allais prononcer aussi "kioui".
Un autre événement historique et avéré aussi:
Quand j'étais étudiant
universitaire j'étais régulier au mess estudiantin. Il semblerait que la serveuse devait me servir beaucoup de riz quand ce plat était disponible.
Alors elle avait pris l'habitude de dire quand j'étais en face d'elle et qu'il y avait du riz.
Ah, aujourd'hui vous allez trop manger, le chef a cuisiné "diwi", et elle rigolait.
C'était sa façon de me taquiner. Pourtant je pense avoir toujours dit au moins "duwi".
Je crois me souvenir que déjà du temps de PRESSOIR (lecture d'un texte de HSF) des compatriotes réclamaient l'emploi du "w" pour le "r" en kreyòl.
Rien de nouveau sous le soleil!
On est encore au même point 67 ans plus tard.
Un cheveu dans la soupe:
HSF est en face de plusieurs questions, dont trois (3) fondamentales, depuis 2009. Au lieu de chercher des réponses il diffuse un texte quasi recto-verso d'un texte qu'il a publié en 2012. On est en 2014. Au lieu d'avancer il veut nous contraindre à reculer et nous ramener à 2012.
Je peux me tromper. Il a peut-être corrigé des erreurs dans son premier texte. Alors ce qui serait mieux et judicieux ce serait qu'il fasse un tableau comparatif des points qu'il a modifiés et POINT FINAL.
Dans l'attente de ce tableau comparatif, merci.
Malé!
Bèf-chèn'n bato-a lagé voal-yo!
Maman les p'tits bateaux
Qui vont sur l'eau
Ont-ils des jambes?
Mais oui, mon gros bêta
S'ils n'en avaient pas
Ils ne march'raient pas.
Allant droit devant eux
Ils font le tour du monde
Mais comme la terre est ronde
Ils reviennent chez eux.
Maman les p'tits bateaux
Qui vont sur l'eau
Ont-ils des jambes?
Mais oui, mon gros bêta
S'ils n'en avaient pas
Ils ne march'raient pas