JD Vance

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Jean Charles

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Jul 30, 2026, 11:48:29 PM (14 days ago) Jul 30
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2 years ago

Jean H Charles

J͏u͏l͏y͏ ͏3͏0͏,͏ ͏2͏0͏2͏4͏ ·

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JD Vance pourrait façonner la politique américaine pour les 12 prochaines années.

Par Jean Hervé Charles

 

Cet article écrit il y a 8 ans nous aide à comprendre le parcours de JD Vince d’un simple écrivain au candidat à la Vice-Présidence des Etats-Unis. Si Donald Trump arrive à la présidence, Vince aura l’occasion de façonner la politique américaine pendant 12 ans.

 

L’article nous aide à comprendre comment notre chère Haïti, peut sortir de la culture de pauvreté pour embrasser la culture de la richesse et de l’abondance.

Pour comprendre le sens de la culture de la pauvreté, je me suis inspiré du livre de J.D. Vance, the Hillbilly Elegy, qui explique sa propre transformation d’une culture de la pauvreté environnementale à une culture qui lui a permis de réussir progressivement et de prospérer en rompant avec la culture de pauvreté.

 

J.D. Vance définit la culture de pauvreté comme la principale soupape qui maintient les pauvres dans leur état de pauvreté. "Avec l’argent dont ils disposent, ils achètent des télévisions, des tennis de luxe et les téléphones les plus chers, maximisant leur carte de crédit avec des achats frivoles. L’argent qui devrait être épargné pour la prochaine génération est dépensé aujourd’hui", dit-il.

 

En tant qu'homme formé dans le domaine du travail social, je connais bien la théorie des personnes devenues pauvres pour avoir acquis de mauvaises habitudes. Cependant, la même théorie tend à ignorer le fait que le marché crée les mêmes circonstances qui condamnent les pauvres à leur triste situation, comme le monde colonial a condamné les esclaves à leur déshumanisation.

 

Je suis fasciné par le concept de J.D. Vance sur la culture de pauvreté en tant qu’un venin déguisé qui empêchera quelqu’un d’embrasser la prospérité quand elle lui est offerte. Pour prouver son point de vue, Vance propose sa propre histoire existentielle. Il est né dans l’Appalachien, Kentucky, la région minière des États-Unis; là où, il y a des décennies, Robert Kennedy avait exprimé son indignation pour la situation sombre de ceux qu'on décrit les “déchets blancs”: les Blancs sans éducation ni culture des années 70; ils vivaient dans la misère. Cela fait 45 ans et la situation a peu changé depuis.

 

Les valeurs appalachiennes entachées par la culture de la pauvreté sont remplies de dépendance et d’alcoolisme, de violence verbale et de musique à haute degré. La popularité du livre de J. D. Vance pourrait être à l'origine de la victoire électorale de Donald Trump sur Hillary Clinton.

 

Hillary Clinton et le Parti démocrate sont vus à la campagne électorale, que ce soit vrai ou faux, comme des gens qui entretiennent des liens dangereux avec la culture de pauvreté. Tandis que Donald Trump et le Parti républicain appuieraient les valeurs de résilience, de dur labeur et les principes bibliques menant à une culture de prospérité.

 

Ici, au milieu des États-Unis, nous avons brandi le modèle à observer par le monde entier; des millions de Blancs et de Noirs vivent dans la pauvreté, mais essayant d'imiter toutes les pièges de la prospérité, avec la consommation à outrance, grâce à une carte de crédit sans provision.

La famille de Vance a déménagé du Kentucky pour l’Ohio, où prévalait une autre culture, celle de sa grand-mère. Celle-ci lui a enseigné les principes d'éthique, de responsabilité, de travail et de résilience. Vance s’est converti à un jeune homme laborieux dans l’Ohio, qui a si bien réussi au lycée et à l’université qu’il a été admis à la faculté de droit de Yale, où il a obtenu un diplôme en droit. Il a si bien réussi qu’il est maintenant une célébrité très sollicitée par plusieurs talk-shows aux États-Unis.

 

L’importance de cette histoire est que les gens et les nations peuvent changer leur situation malgré les obstacles environnementaux qui leur sont imposés. Les Haïtiens se sentent souvent victimes de pays étrangers. J'ai tendance à leur dire, grandissez! Regardez l'histoire du Vietnam, du Rwanda et du Japon. Les destructions infligées aux populations de ces pays étaient systématiques et beaucoup plus importantes que celles infligées à Haïti, mais elles se sont renforcées pour devenir des nations dynamiques, alors qu'Haïti et les Haïtiens ont échoué malgré leur histoire de bravoure.

 

Haïti, comme d’autres pays des Caraïbes et du reste du monde, doit lutter contre la culture de la pauvreté pour devenir une nation organisée et prospère. Cette culture de pauvreté a commencé pendant la période coloniale lorsque les colons ont tout pris, laissant très peu à ceux qui suaient pour les enrichir.

 

A peine sortis de l'esclavage, Toussaint Louverture, Jean-Jacques Dessalines et Henry Christophe ont prêché et pratiqué le concept d'accumulation de richesse. Ils n'ont pas vécu assez longtemps pour que le nouveau concept soit fermement ancré dans l’esprit des nouveaux citoyens.

 

En revanche, les présidents qui ont inspiré la culture de la pauvreté en Haïti, Alexandre Pétion et Jean Pierre Boyer, sont restés au pouvoir pendant un demi-siècle. Haïti a été et est défini par eux comme la nation qui gaspille ses ressources humaines et naturelles pour le bénéfice des autres ou par ostentation.

 

En examinant davantage le concept de culture de la pauvreté, nous devons également rejeter la position d’Oscar Lewis qui, avant J. D. Vance, a mis en doute les effets destructeurs de la pauvreté sur les caractéristiques de l’individu. Comme les valeurs bourgeoises, la culture de la pauvreté transcende les frontières, les genres et les nationalités. On retrouve les mêmes traits de cette culture de la pauvreté à Harlem, en Haïti ou à Harare: le manque de discipline, d’ordre ou de stabilité, le masochisme, les abus sexuels, l’alcoolisme, les prêts à usure, la consommation excessive de produits de toutes sortes.

 

En Haïti, nous vivons dans un monde où les institutions sont faibles et les infrastructures médiévales, tandis que l’élite gouvernementale bénéficie d’un niveau de vie des pays les plus prospères. La culture de la pauvreté s'étend du ghetto au fonctionnaire.

 

Une partie importante du budget national est consacrée à des projets sans retombées pour la majorité et aux véhicules de luxe destinés aux fonctionnaires. Au même moment, les vrais besoins du peuple haïtien sont totalement négligés. L’électricité, même dans la capitale, n’est fournie que sporadiquement, surtout la nuit. Je me suis battu sans succès avec la compagnie d’eau (DINEPA) pour recevoir régulièrement de l’eau courante ces sept dernières années, en payant ma facture mensuelle.

 

D’un gouvernement à l’autre, le Parlement, la Présidence et le Judiciaire deviennent des institutions qui profitent seulement à ceux qui peuvent s’en accaparer sans s’occuper des besoins des citoyens. Le peuple haïtien, détesté et pauvre, prolonge cette situation en réélisant, parfois pour un plat de lentille, ceux qui véhiculent la culture de pauvreté.

 

Haïti, en raison de sa culture de pauvreté, sans être en guerre avec elle-même ou contre qui que ce soit, est devenu l'une des nations damnées de la planète, distinction attribuée au Mali ou à la Somalie.

 

L'étude de Lewis au Mexique et à Porto Rico est l'une des plus complètes sur la vie des pauvres, montrant comment certains traits fondamentaux de vie peuvent empêcher toute rédemption vers la création de richesses.

 

Le côté triste de l’histoire, c’est que la culture de pauvreté est aujourd’hui, achetée, paquetée et utilisée maintenant par le monde occidental dans les médias. D’autres dirigeants du monde s’en servent pour maintenir les déshérités dans la pauvreté et les empêcher d’accéder à la richesse. Louis Vuitton et Moët sont très heureux qu’un pauvre individu soit assez stupide pour contracter un prêt, juste pour acheter leurs gadgets ou boire leur champagne!

 

La culture de la pauvreté est un produit exporté des ghettos noirs et portoricains des États-Unis vers les Caraïbes, l’Afrique et le reste du monde. Elle a envahi l’esprit des enfants des pauvres ainsi que les enfants des familles riches. Les jeunes nantis habitent des chambres remplies de poubelle dans les châteaux resplendissants de leurs parents; et ceux des parents pauvres épousent tous les traits des familles riches tandis qu’ils ne possèdent pas un sou.

 

L'enfant riche s'habille fièrement dans la tenue des pauvres, le pantalon au bas de la hanche, la chemise percée, préférant le bruit à la musique. Il passe la majeure partie de son temps à parler ou à assister aux matchs de football ou de basket.

 

Cet essai est dans l'intérêt de notre avenir comme parents et du devenir de la nation, en espérant qu'il donnera à penser à tous ceux qui croient qu'un monde meilleur basé sur les valeurs de la beauté, de la bonté et du bonheur doit être hérité d’une génération à l’autre. Cette conversation devrait nous aider à sortir de cette culture de la pauvreté qui finira par détruire la civilisation où les bons livres. Les bonnes manières, la musique classique et le travail acharné sont l'apanage des bonnes personnes qui les transmettent à leurs

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