Voici des éléments trouvés sur le Net!
Ils sont susceptibles d'intéresser celles et ceux, débutants à zéro (jeunes des diasporas), qui veulent apprendre le kreyòl.
C'est un bon début pour évoluer ensuite à l'ayisyin.
Ne soyez pas rebuter par des codes "cabalistiques", surtout anglo-saxons franchement inutiles mais que des linguistes haïtiens persistent à vouloir conserver en tant que totems, ou gris-gris.
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totem: Ce à quoi on voue un respect quasi religieux; chose sacrée..
grigri: [Chez les peuples africains, de race noire] Petit objet que l'on porte sur soi et qui est destiné à conjurer le mauvais sort; [Chez les Maures] Morceau de papier, où sont généralement écrits des versets du Coran, doté d'un pouvoir de protection.Cela aurait été plus facile de débuter par l'ayisyin qui ne possède qu'un (1) seul code différent de ceux de la langue française: le "w" remplaçant le "r". "That's all and that's enough"!
Et en outre, l'ayisyin laisse la liberté à ses locuteurs féminins et masculins d'utiliser le "r" pour le "r" s'ils le veulent et même s'ils le prononcent réellement comme "r" et le plus souvent comme "ou" ou "w". Libres à eux de jouer au pédant, d'être bipolaire ou dans une position schizophrénique!
En général, en créole, l'on ne prononce pas les "r" ou on les prononce "ou", donc codifiés en "w".
On reconnait à la simple prononciation de ses "r" une créole métisse qui veut se faire passer pour une française parisienne de souche. Alors on lui dit: "tè'd ché nou" et mieux "tèdchénou, mamzèl".
http://www.youtube.com/watch?v=GHFqpTYwqoEDeux (2) cadeaux! "Dé (2) dégi"
Les linguistes créolophones haïtiens ont de bien mauvaises manières AUSSI.
http://www.youtube.com/watch?v=m667m6_uCf0Nostalgie! Une antiquité! Et dire que cela date de 1972!
http://www.youtube.com/watch?v=JQ5WE4KTuNk"Bondyié ala mòso-long. Siouplé, ban'm chèz pou'm chita. Mouin ésouflé. Kè mouin ap bat vit't. Win(Rin) mouin ap fè'm mal. Mé fèmti sintiwon'm bwiyié pasé zéklè".
Focalisez-vous surtout sur les règles.
Dans
google.fr vous êtes en mesure de trouver des milliers de liens afférents au kreyòl.
Profitez pour bien observer les autres créoles à base lexicale française (cf. vos archives DJA ou consulter le Net).
C'est mieux de surfer sur le Net avant et après tout texte théorique "plagié" de HSF.Au lieu que HSF perde son temps à retranscrire des textes copiés "alowal" psittacistes, qu'il communique les liens du Net y afférents. Lui et nous, nous nous en sortirons gagnants, c'est sûr!
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Psittacisme: Fait de répéter quelque chose comme un perroquet en raisonnant sans comprendre le sens des mots que l'on utilise; en partic., récitation mécanique de mots, de phrases, de notions dont le sens n'a pas été compris ou a été mal assimilé.Toujours mieux de s'adresser à Dieu ou aux dieux qu'aux saint(e)s, surtout à un "soadizan" saint, HSF.
Plaisir de vous avoir orienté, guidé, ...!
Plaisir de vous avoir aidé!
Slts.
SOURCE WIKIPÉDIACréole haïtien
Le
créole haïtien (
kreyol ayisyen) est une
langue créole parlée par 10 millions de personnes en
Haïti et environ 2 millions dans le reste du monde, surtout aux États-Unis. Le créole est à base lexicale
française avec des influences de diverses langues ouest-africaines et centre-africaines comme le
wolof, le
fon, l'
éwé, le
kikongo, le
yoruba et l'
igbo. Depuis
1987, le créole haïtien est reconnu comme
langue officielle d'Haïti à côté du français
1, grâce à la mobilisation de nombreux écrivains et intellectuels haïtiens et de
linguistes tels que
Pradel Pompilus et
Pierre Vernet. Beaucoup de locuteurs sont bilingues et parlent créole et français.
Son utilisation littéraire est anecdotique mais croissante, par contre la langue est utilisée dans les médias : les journaux et la radio.
Variétés
On distingue trois variantes dialectales : le créole du Nord (incluant
Cap-Haïtien), le créole du Centre (dont la capitale
Port-au-Prince),
et le créole du Sud. L'intercompréhension entre ces trois grandes
variétés de créole haïtien demeure relativement aisée, malgré les
différences phonétiques ou lexicales, d'autant que les habitants du pays
parlent à la fois leur propre dialecte régional et celui de
Port-au-Prince pour des raisons pratiques
2.
Les pronoms personnels du créole haïtien
Singulier
- 1re personne : mwen/ m (en forme contractée) = je en français
- 2e personne : ou / w (en forme contractée) = tu en français
- 3e personne : li / l (en forme contractée) = il/elle en français
Pluriel
- 1re personne : nou / n (en forme contractée) = nous en français
- 2e personne : nou / n (en forme contractée) = vous en français
- 3e personne : yo / y (en forme contractée) = ils / elles en français
On peut trouver également « vou » et « ou » pour dire « vous ».
« zòt » comme dans les Petites Antilles est parfois attesté dans le Nord
d'Haïti. La reconnaissance est donc un phénomène de contexte.
Adjectifs
Comme il n'existe pas de réelle distinction de genres en créole (
yon fi,
yon gason,
yon chwal),
les adjectifs ne varient pas toujours en genre ; nous signalons
ci-dessous quelques cas d'exception. En second lieu, tout comme les
substantifs, ils ne varient pas non plus en nombre : le contexte ou le
pronom personnel utilisé (mwen, ou, li, nou, yo) marquent ou le
singulier ou le pluriel.
Ainsi, l'on dira :
yon bèl fanm,
yon bèl gason ;
yo gwo, nou kontan, li trankil ;
bel nonm sa yo,
bel legliz sa a, etc.
Notons cependant ceci :
- a) l'adjectif créole peut avoir emprunté au français ou la forme masculine (bon, méchant) ou la forme féminine (belle, courte) :
- Nonm nan mechan ; fi a mechan ; ti gason an kout ; ti fi a kout ;
- b) certains adjectifs comportent une forme masculine et une forme féminine :
- volè, volèz ; visye, visyèz.
Quant aux adjectifs substantivés servant à désigner la nationalité, ils connaissent en principe les deux genres :
Ayisyen, Ayisyèn (Haïtien, Haïtienne) ;
Kebekwa, Kebekwaz (Québécois, Québécoise) ;
Kanadyen, Kanadyèn (Canadien, Canadienne) ;
Ameriken, Amerikèn (Américain, Américaine) ;
Fransè, Fransèz (Français, Française) ;
Anglè, Anglèz (Anglais, Anglaise), etc.
Pour désigner les natifs d’une région particulière d’Haïti, le créole n’utilise presque jamais le
gentilé français (par exemple : Capois, Capoise). Il recourt de préférence à une courte périphrase formés du mot
moun et du nom de la région dont il s’agit :
- moun Jakmèl (Jacmelien/Jacmelienne), moun Gonayiv (Gonaïvien/Gonaïvienne), moun Senmak (Saint-Marcois/Saint-Marcoise).
Les temps verbaux du créole haïtien
Le créole haïtien possède 10 temps verbaux qui proviennent tous des divers
dialectes
français. La section suivante donne le sens de chaque temps en
français ; elle examine également leurs origines étymologiques. Le verbe
pale (
parler) sera utilisé comme exemple.
Étymologie de pale
Pale vient de
parler qui vient du mot
grec parabolê par le
latin du
VIIe siècle parabolare. La mutation de
parler à
pale ne doit surprendre personne ; les
consonnes [l] et [r] sont toutes deux des liquides ; certaines langues comme le
coréen ne font pas la distinction entre ces deux lettres. La juxtaposition de deux consonnes liquides (comme c'est le cas dans
parler) rend assez probable une élision, l'élimination de l'une d'entre elles.
Le présent
| Pale (Parler) présent |
| Mwen / M — pale |
Nou — pale |
| Ou — pale |
nou — pale |
| Li — pale |
Yo — pale |
Le présent en créole est employé un peu comme on utilise le présent
simple en anglais ou le présent de l'indicatif en français : pour
décrire une action habituelle. Donc, dire
mwen pale, c’est exprimer qu’en général,
je parle et non pas
je parle maintenant. NB : La première et la deuxième personne du pluriel du français s'expriment en haïtien de la même façon :
Nou (Nous en Français)
Le progressif du présent
| Pale (Parler) progressif du présent |
| Mwen / M — ap pale |
Nou / N — ap pale |
| Ou / W — ap pale |
Nou / N — ap pale |
| Li / L — ap pale |
Yo / Y — ap pale |
Ap ou Ape
Le
progressif
du présent en créole haïtien (m'ap pale) se traduit en français comme
« je suis en train de parler ». On utilise ce temps à peu près comme on
utilise son équivalent
anglais « I’m talking ». C’est aussi plutôt similaire à la phrase « estoy hablando » en
espagnol.
L’étymologie de ce temps est assez claire ; dans plusieurs
dialectes
du français, on dit « Je suis après parler » pour dire « je suis en
train de parler ». Puisqu’on s’est arrêté d’utiliser « je » en kreyòl –
en le remplaçant d’abord par « moi » et plus tard par « m' » – il est
clair que l’on n’ait fait que supprimer « suis ». Il est bien naturel
qu'« après » ait été changé en « ap » – l’élision du -re terminal étant
assez fréquente.
Prétérit
| Pale (Parler) Prétérit |
| Mwen / M - pale |
Nou — pale |
| Ou - pale |
Nou — pale |
| Li — pale |
Yo— pale |
'
Ou'
| Pale (Parler) Prétérit |
| Mwen / M — fèk pale |
Nou — fèk pale |
| Ou — fèk pale |
Nou— fèk pale |
| Li — fèk pale |
Yo — fèk pale |
On remarquera très vite que le prétérit possède exactement la même
structure ; comment, dès lors, distingue-t-on l’un de l’autre ? Pour se
faire comprendre, on rajoute d’autres mots pour signifier que l’action
décrite a eu lieu dans le passé. Pour exemple pour dire (présent) « ils
parlent » on dit « Yo pale » mais pour dire (passé composé) « ils ont
parlé » on dit « Yo fai'q pale. » Cette construction vient de la phrase
« ils n’ont fait que parler » (qui est devenue « ils ont fait que
parler », puis « ils fait que parler » avant la création du mot
fai'q.
Passé
| Pale (Parler) Passé |
| Mwen / M — te pale |
Nous — te pale |
| Ou — te pale |
nou — te pale |
| Li — te pale |
yo — te pale |
Le sens de ce temps est semblable à celui du passé composé ou du parfait en français. Quant à son étymologie, le
té vient d’
esté, une ancienne forme du participe passé d’
être —
été.
Dans plusieurs dialectes français (normand, angevin) on disait par
exemple « j’ai té », au lieu de dire « j’ai esté ». Le mot « été » a
l'idée d'être fini, accompli, etc, et grâce à cela, on a commencé à
utiliser
té pour former un temps parfait. En dépit de ce que l’on
penserait quand on songe à la construction du passif en français qui
utilise
être, le sens de ce temps est actif.
Progressif de passé
| Pale (Parler) Progressif de passé |
| Mwen / M' — t'ap pale |
Nous — t'ap pale |
| Ou — t'ap pale |
Nou — t'ap pale |
| Li — t'ap pale |
Yo — t'ap pale |
Si le sens de ce temps n’est pas très difficile à comprendre pour un
anglophone ou un francophone, son étymologie est un peu plus compliquée.
Étymologie
T'ap vient d’un mélange entre le
té qu’on voit pour former le parfait, et l’
ap qui s’utilise pour former le progressif du présent. (Il faudrait se rappeler que
té et
ap viennent respectivement, d’
été et d’
après).
Donc, d’un point de vue lexique et étymologique, le progressif du
passé n’est qu’une combinaison du progressif du présent et du parfait.
Au début de la langue créole haïtienne, on disait
« J’ai té après parler » -- ce qui est devenu l’actuel « M' t'ap
pale » par les forces de compression. Ces deux phrases se traduiraient,
en français, comme « J’étais en train de parler ».
Imparfait
| Pale (Parler) Imparfait |
| Mwen / M' — konn pale |
Nou — konn pale |
| Ou — konn pale |
Nou — konn pale |
| Li — konn pale |
Yo — konn pale |
Il existe une petite différence de sens entre l’imparfait français et
son équivalent créole, car ce dernier ne veut pas seulement dire « je
parlais », mais plutôt « Je parlais, mais je me suis arrêté de parler »
Il est plus facile d’expliquer le sens de ce temps en faisant
référence à l’anglais. Le progressif du passé en créole se traduit en
anglais comme « I was speaking » pendant que l’imparfait se traduit
comme « I used to speak. »
Étymologie
Le
konn dont se forme ce temps vient de
connaître. Donc, on disait d’autrefois en proto-créole
mwen konn pale
avec le sens de « Je sais parler ». Cette idée s’est changée en le
nouveau sens (je parlais, mais je m’en suis arrêté) par un processus que
l’auteur de cet article ne connaît pas très bien.
Plus-que-parfait
| Pale (Parler) Plus-que-parfait |
| Mwen / M — te fin pale |
Nou — te fin pale |
| Ou — te fin pale |
Nou — te fin pale |
| Li — te fin pale |
Yo — te fin pale |
Le plus-que-parfait s’emploie, comme en français, pour décrire une
action qui eut lieu avant que l’action principale dans le récit n’eût
lieu. Donc, la phrase « J’avais déjà parlé quand il a dansé » se traduit
en créole haïtien en «
M'té fine déjà
páler ló lui té danser » (le plus-que-parfait est en italique).
Étymologie
Ce temps se compose avec
fin, qui vient de
finir. On peut également utiliser d’autres mots similaires. L’addition de
fin veut dire que l’action eut lieu dans un passé plus lointain que l’usage du prétérit ne voudrait dire.
On utilise aussi
Mwen t'ap fin pale pour exprimer la progression de l’action—en anglais, par exemple, « I had been speaking ».
Futur
Le futur s'exprime également au moyen des formes a, va, ava (du français VA/VAS) ou prale.
La forme progressive ap (ape), déjà étudiée, s'emploie aussi pour exprimer :
- a) un futur relativement proche ou tout à fait certain :
- ex : M' ap pati aswè a...
- Demen maten map pase wè yon zanmi mwen…
- M'ap chanje machin ane pwochèn!
- b) ou encore un futur réellement indéterminé (même si l'action ou
l'état envisagés sont ou semblent certains à la personne qui parle) :
- ex : M di w m ap pase wè w...
- Yon jou konsa m'ap kite fredi sa a !
- Si w manje bagay sa a, w ap malad, wi…
Le futur s'exprime également au moyen des formes a, va, ava, et prale :
- Yon jou w a va sonje m !
- Demen, si m gen tan, m a di nou kisa pou nou achte…
- M' va ale…
La forme prale (pou ale) emporte souvent une idée de proximité dans
le temps, de décision ou de certitude. Son emploi s'apparente alors à
celui de 'ap' (ou ap'). Il n'est d'ailleurs pas rare que ces deux formes
concurrentes s'allient pour donner 'ap prale' ('ap prale') :
- ex : M' prale lekol… M' prale nan mache…
- M' ap prale aprann pale panyòl…
- M' ap prale an Ayiti pou m' visite Sitadèl Laferyè (Citadelle La Ferrière)…
| Pale (Parler) Futur |
| Mwen / M' — va pale |
Nou / N' — va pale |
| Ou / W' — va pale |
Nou / N' — va pale |
| Li / L' — va pale |
Yo / Y' — va Pale |
Étymologie
Mwen pral pale vient de la phrase « J’ai à parler »
Si vous avez à parler, vous devez le faire, et donc, si vous devez le
faire, vous le ferez. Telle est la logique de ce temps qui est
semblable au futur en anglais.
I have to speak signifie l’obligation de parler, mais cette phrase anglaise est au présent. Autrefois,
I shall speak voulait dire « Je dois parler », la logique étant que si vous devez parler, vous parlerez.
Futur Progressif
| Pale (Parler) Futur |
| Mwen / M' — pral pale |
Nou — pral pale |
| Ou — pral pale |
Nou — pral pale |
| Li — pral pale |
Yo — pral pale |
M pral pale veut dire « Je vais parler »
« Pral » est une contraction de « pour » et de « aller ». On retrouve
en créole martiniquais et guadeloupéen des tournures similaires basées
sur l'utilisation de « pour » ou de « aller » pour exprimer le futur :
« man pou fè sa », « man pou mandé'y fè sa », « man kay fè sa » (« kay »
étant en créole martiniquais et guadeloupéen une contraction de « ka »,
équivalent de « ap » en créole haitien, et de « ay » pour aller).
Conditionnel du présent
| Pale (Parler) Futur |
| Mwen / M — ta pale |
Nou — ta pale |
| Ou / W — ta pale |
Nou — ta pale |
| Li — ta pale |
Yo — ta pale |
En créole, un simple mot de deux lettres permet d'exprimer le conditionnel : 'ta'
ex: Si W te di M sa avan, M ta vini pi vit!
M ta pale veut dire « Je parlerais ».
Étymologie
Ta vient de la contraction de
te, marque du passé et
a, marque du futur (comme dans
m'a fè sa
« je le ferai ». Le processus est similaire en anglais et en allemand
(et dans beaucoup d'autres langues) où la marque du conditionnel est la
forme passée de l'auxiliaire du futur.
- Ich würde sprechen (Je parlerais) -- Ici, würde est l’imparfait de werden
- I would speak (Je parlerais) Ici, would est l’imparfait de will
Il va de même en français où le conditionnel avait formellement des
terminaisons de passé sur l'infinitif (le futur se forme sur l'infinitif
avec des terminaisons propres). Comparez :
- je parler-ai (futur)
- je parler-ais (conditionnel, comme dans je parl-ais)
Passé de conditionnel
M' ta fin pale ou
M' ta fèk pale
Ce temps se forme de la même façon que le plus-que-parfait – avec des mots comme « fèk » et « fin ».
Impératif
L'impératif ne pose aucun problème particulier. Trois possibilités seront envisagées :
- a) utilisation de la forme habituelle d'un verbe d'action sans pronom personnel sujet:
- ex : Vini ! (viens/venez !) Tande M' ! (écoute-moi !) Kanpe ! (arrête(z) ! ou Reste(z) debout!) Chita ! (assieds-toi/asseyez-vous !)
- Di granmoun bonjou ! (Dis bonjour aux adultes)
- Sispann mache pye atè ! (Arrete(z) de marcher pieds nus)
- b) utilisation d'un adjectif seul (épithète ou attribut) :
- ex : Malad !
- Pare, M ap vini !
- Si se pou w sòt pou w gen djòb la, alò : sòt !
- c) emploi de l'expression 'ann' (ou 'annou') en manière d'exhortation (correspond à la 2e personne de l'impératif français)
- ex : Ann ale ! (allons-y !) ; Ann nou fè yon koze ! (causons un peu ! faisons un brin de causette !)
- Ann nou danse ! (dansons !)
Il convient de signaler que, dans la phrase « pare, m ap vini », le
mot 'pare' correspond au français «soit prêt» et non à «prépare-toi»,
qui se dirait : 'pare 'w'.
- Remarque : on peut aussi exprimer l'ordre ou le souhait par le
recours à une locution ou à une périphrase, comme en font foi les
exemples suivants :
- ex : Fò w konprann… Fòk sa chanje !…
- M' vle w rele m !
Étymologie
On sait d’où provient l'usage de
pale comme imperatif;
ann nou pale vient de la phrase « c'est à nous de parler ».
Subjonctif présent
- fòk mwen pale
- fòk ou pale
- fòk li pale
- fòk nou pale
- fòk nou pale
- fòk yo pale
Subjonctif passé = structure obligatoire du passé
- fòk mwen te fin pale
- fòk ou te fin pale
- fòk li te fin pale
- fòk nou te fin pale
- fòk nou te fin pale
- fòk yo te fin pale
Prononciation du créole haïtien
Une comptine en kreyòl
lè Manman m al lavil, li kite pitit la nan men papa m, mwen menm avèk lòt timoun yo.
- Lorsque maman s'en va à la ville, elle laisse le petit enfant avec mon père, moi et les autres enfants.
- [elle a laissé le petit enfant au soin de mon père]
Lè papa m' vire l' ap okipe travay li, li kite m' veye pitit la.
- Lorsque mon père tourne le dos, occupé par son travail, il me laisse
prendre soin du bébé. [Il m’a quitté, de sorte qu’il était à moi de
voir le bébé] lit.
Lè pitit la kriye, m pran li, m kenbe l nan de ti men, mwen di : « Do, do, do, do, do, tande ti sè »
- Quand le bébé pleure, je le prends dans mes bras, je prends les deux
mains de l'enfant, et je dis : « Dors, dors dors..., d'accord
sœurette ».
Manman ou, manman ou ale lavil, ale lavil, l a pote pen pou ou, piga ou kriye pou chat mawon pa pran ou.
- Ta mère, ta mère est allée à la ville, allée à la ville, elle
t'apportera du pain, ne pleure pas, pour que le chat sauvage ne te
prenne pas.