le cas Barabbas...

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JeePeeHell22

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Sep 2, 2010, 4:13:54 AM9/2/10
to Theolib
Bonjour à tous en cette rentrée des classes...
Une tradition (si quelqu' un en a l' origine, merci...) dit que le
"brigand" Barabbas se prénomait, lui aussi Yeshuah
Et comme Barabbas= Bar Abba= "le fils du père", çà fait donc un bien
curieux choix qui s' offre (ou que demande) au peuple entre Yeshuah
(celui de Nazareth) qui se "dit" Fils de D-ieu ou qu' on prétend être
le messie et l' autre Yeshuah "FilsDuPere".

J' ai vérifié et , dans aucun des 4 évangiles, dans la version dont je
dispose en recherche rapide (la BJ 5 qui est compatible avec Mac Os
10.6) on ne précise en fait le prénom de ce curieux brigand...


Amitiés de fin d' été
Jeep

Pierre-Yves et Nanda Moreno-Ruff

unread,
Sep 2, 2010, 7:38:21 AM9/2/10
to the...@googlegroups.com
Bonjour !

Il semblerait que Barabbas ait vraiment eu pour prénom "Jésus", et que, pour faire dans le théologiquement correct, on est ensuite effacé ce prénom. Une forte présomption est partagée à ce sujet car, par exemple, Origène affirmait qu'aucun pécheur ne pouvait être prénommé ainsi :)


--
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Zeghni Gmail

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Sep 2, 2010, 5:18:56 AM9/2/10
to the...@googlegroups.com, Theolib
Bonjour a tous,

Effectivement il semble que la version primitive de Matthieu comporte
le prénom de Yeshoua pour le brigand.Cela étant l'épisode du choix
par la foule est peu crédible et peu servir a dédouaner l'autorité
romaine de toute responsabilité...

Sylvain

Le 2 sept. 2010 à 10:13, JeePeeHell22 <jean-pier...@wanadoo.fr>
a écrit :

Didier Fougeras

unread,
Sep 3, 2010, 1:18:23 PM9/3/10
to Theolib
Bonjour,
Il est certain que dans nos (quatre) évangiles, à des degrés divers,
cet épisode a pour effet (et sans doute pour but, plus ou moins
délibéré) d'innocenter Pilate (personnage plutôt positif, on en a déjà
parlé il y a quelque temps) et d'enfoncer "les Juifs". Sur le mode du
"ils n'ont pas voulu de Jésus comme roi (Marc), ni comme Messie/Christ
(Matthieu), ils auront à la place des criminels qui les mèneront à
leur perte" -- toutes les descriptions évangéliques de (Jésus)
Barabbas en font le type de ces "zélotes" qui sont, chez Josèphe, les
artisans de la ruine de Jérusalem.
Pourtant ce motif de la "substitution" a pu jouer très différemment,
en amont, dans d'autres "histoires" de la Passion (j'emploie bien sûr
le mot histoire dans son sens narratif et non historique). Le schème
des deux "victimes" potentielles, dont l'une est mise à mort et
l'autre renvoyée vivante, rappelle les rituels lévitiques du Yom ha-
kippourim (le bouc pour Yahvé et le bouc pour Azazel) et surtout de la
purification du lépreux (un oiseau mis à mort, l'autre libéré). De ce
point de vue la libération d'un "Jésus Fils du Père" suggère une tout
autre lecture. Et on peut discerner dans les récits évangéliques des
vestiges de substitutions analogues (chez Marc, le "jeune homme" qui
s'échappe nu lorsque Jésus est arrêté, laissant le "drap" qui le
couvre entre les mains de ceux qui veulent le saisir -- et on
retrouvera dans le tombeau de Pâques un "jeune homme" et un "drap"; le
personnage de Simon de Cyrène a pu jouer un rôle semblable).
Quoi qu'il en soit, le fait est que la substitution comme dénouement
"alternatif" de la Passion (le "vrai Jésus" n'est jamais mort)
continuera de courir souterrainement dans les "hérésies" chrétiennes,
en marge des versions "orthodoxes" (résurrection ou élévation, puis
résurrection et ascension selon le modèle de Luc-Actes), pour resurgir
dans l'Islam...
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