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----- Original Message -----
From: "JeePeeHell22" <jean-pier...@wanadoo.fr>
To: "Theolib" <the...@googlegroups.com>
Sent: Monday, July 05, 2010 6:28 PM
Subject: la th�ologie de Marcus Tullius
Parmi les poncifs qu' on entend ou lit souvent, surtout quand il s'
agit de d�nigrer nos soit-disant inhibitions jud�o-chr�tiennes, ou
quand il s' agit de pointer du doigt l' apparence d' intol�rance et de
pousse-�-la guerre des religions monoth�istes, il y a celui-ci, qui
pourrait se formuler ainsi:
"Apr�s tout les Romains �taient tol�rants parce qu' ils ne croyaient
pas vraiment � leur mythes et leur religion n' �tait qu' une fa�on de
manifester son lien social".
ALors, cherchant dans les �ditions un ouvrage de Cic�ron sur l' art
oratoire � offrir � un mien parent avocat, je suis tomb� sur un de ses
�crits "la nature des Dieux" et me suis dit que , au moins, nous
aurions peut-�tre l' opinion de quelqu' un de l' �poque.
- Vous le savez sans doute, M. Tullius Cic�ron, d�c�d� en 43 avant
notre ere, ne pouvait rien nous dire par d�finition des chr�tiens...
- Mais ce qui me frappe, dans cet ouvrage, c' est que, grosso-modo,
sorti de la culture Grecque, il n' y a RIEN.
Si l' auteur �voque un peu les divinit�s de l' ancienne Egypte, c' est
assez anecdotique. Et pas un mot de ce petit peuple monoth�iste qui
vivait en Palestine et dont le Grand Temple ne contenait pas de
statue...
Bon, c' est normal, me direz-vous, pour un Romain cultiv� de cette
periode, il n' y a rien en dehors de la culture Grecque (et l� o� un
fran�ais actuel emploie des anglicismes, notre Cic�ron �maille son
texte de mots en grec), et si les Egyptiens sont d�j� des "Martiens",
alors les juifs appartiennent carr�ment � une autre (micro-)galaxie
- Bien s�r on retrouve la structure en "dialogues" ch�re aux ouvrages
philosophiques, et au passage l' auteur fait, en quelque sorte,un
catalogue des opinions des courants philosophiques sur ce que sont les
Dieux.
Et l' impression d' ensemble qui se d�gage, c' est que,
majoritairement, oui, pour ces gens il y avait bien des "quelque
chose", qui justifiait les rituels existants. (Au passage on notera l'
�thymologie que donne Cic�ron du mot "religion", qui n' a rien � voir
avec le "lien"; Et on peut penser que Marcus Tullius savait son Latin
(;-))
- Et bien s�r aussi, ceci est l' opinion d' un "grand bourgeois", d'
un ex-homme politique qui se frotte de philosophie; Cela ne nous dit
pas ce que pensait l' humble esclave ou m�me le commer�ant moyen, ou
le gladiateur qui avait ses divinites Lares (clin d' �il bien s�r au
film "Gladiator") comme le matador avec ses effigies de la Vierge dans
sa chambre.
Et �� c' est un des points dont, souvent , on parle peu: Quelle que
soit la religion consid�r�e, elle est diff�rement per�ue, ressentie
selon la strate socio-culturelle
Puisse ceci r�veiller un peu ce forum qui a d� se piquer au doigt avec
un fuseau (;-))
Jeepee...Hell!
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Bonjour
J'aurais besoin d'une petite information. ;)
Il me semble, que la religion juda�que est fond�e sur les dires de
multiples proph�tes ( figurant dans l'Ancien testament ).
En ce qui concerne le religion islamique, est-il r�ellement vrai,
qu'il n'y ait qu'un seul proph�te dans la tradition ou les �crits, ou y
en a-t-il plusieurs ?
Dans le deuxi�me cas, ne pourrait-on pas dire, que la structure de
ces deux religions, est la m�me ? ( Concept de R�v�lation, et un
certain nombre de proph�tes, qui ne "sont" pas Dieu ni Fils de Dieu ).
Dans le premier cas, de la m�me fa�on que le monoth�isme est cens�
repr�senter une progression par rapport au polyth�isme, la religion
islamique ne serait-elle pas cens�e �tre plus "unitaire", au sens de
"une seule source" ?
Et... Si ces sources sont effectivement dispers�es, d'o� viennent-elles ?
Je vous avoue, je ne connais pas grand chose � la religion islamique,
j'ai actuellement dans mes cartons une "Th�orie Psychanalytico-Sociale"
consid�rant que le Monde entier est psycho-n�vros� ( rien � voir avec
l'Universit�... ;) ) pour laquelle je ne voudrais pas faire des erreurs
trop criantes.
Merci beaucoup � vous de vos r�ponses.
Amicalement.
Jean-Fran�ois Ortolo
Bonjour Monsieur
Merci beaucoup de votre r�ponse.
j'en profite pour dire � Pierre-Yves ( Comment vas-tu ? ;) ), s'il a
envie de sp�cifier le codage de caract�re Europ�en ISO-8859-15 ( ou
ISO-8859-1 ) au lieu de UTF-8 pour sa messagerie, � ce moment-l�, on
aurait aussi les voyelles accentu�es ;)
Si je comprend, bien, apr�s Mahomet, plus de proph�te...
Donc... La religion islamique, fait comme si la Fin du Monde allait
arriver ?
Sur le plan psychanalytique, en tout cas, c'est significatif...
...M�me si mon pessimisme habituel fait que je ne suis pas adepte de
l'immortalit� pour la race Humaine. ;(
Bien � vous.
Amicalement.
Jean-Fran�ois Ortolo
Bonjour Monsieur
En fait, ma th�orie, de source psychanalytique Freudienne, dit que le
Monde dans son ensemble, est psycho-n�vros�, ou dit autrement, qu'il a
des dysfonctionnements de type sociologique, qui, � l'instar des
probl�mes psychologiques ou psychon�vrotiques, ont pour cause des
traumatismes ( collectifs ) qui se sont produits dans un pass� tr�s ancien.
Dans cette th�orie, qui reprend le point de vue de Freud sur les
religions, consid�r�es comme des n�vroses ( pas des psychoses ) de
l'Humanit�, donc des n�vroses en g�n�ral obsessionnelles ( � cause du
caract�re sympt�matique du c�r�monial religieux, et de toutes sortes
d'autres raisons valables tir�es de la pratique psychanalytique sur les
individus ), ma th�orie donc, d�crit ou interpr�te l'�volution du
syst�me n�vrotique, depuis l'animisme, puis le polyth�isme ( Grec entre
autres ), puis la fixation du monoth�isme Akh�natonien au moment de
l'Exode des Juifs hors d'Egypte, puis les d�placements ( au sens
psychanalytique du terme ) Chr�tien ( Fils � la place du P�re, divinit�
de la Vierge Marie ), puis l'abandon de l'un des d�placements ( divinit�
de Marie ) lors de la R�forme, puis r�surgence de la religion musulmane
laissant de c�t� le d�placement Chr�tien ( Fils � la place du P�re ),
donc revenant � des contenus de structure similaire � ceux de la
religion Juive, puis apparition apr�s les religions, des id�ologies
comme le Communisme, nouveau type de psycho-n�vrose ( ce terme englobant
psychose et n�vrose ).
Or, Freud nous dit : Quand deux instances psychiques diff�rentes
coexistent dans un seul individu psycho-n�vros�, que ces deux instances
sont de structure similaire ( peu ou prou ), et qu'elles sont apparues �
des moments diff�rents de la n�vrose du sujet, alors se d�veloppe une
phobie entre les deux instances psychiques.
Ceci est valable, quelles que soient les instances psychiques en
question, et Freud ne pensait pas du tout au cas que je pr�sente.
Donc... Il y a une phobie entre les Juifs et les Musulmans.
Je pense donc, que le probl�me Isra�lo-Arabe, d�coule de cette
phobie, qui bien entendu, prend sa source dans des contenus refoul�s
proches probablement, ou en relation, avec le traumatisme initial ayant
caus� la psycho-n�vrose Humaine.
Pour quoi cel� ? Parce que dans l'�chelle des psychoses et n�vroses
humaines catalogu�es, de la n�vrose la plus l�g�re � la psychose la plus
dure, voici la liste :
- Etat normal ( jamais atteint en g�n�ral )
- N�vrose phobique
- N�vrose Hyst�ro-phobique
- N�vrose hyst�rique de conversion
- N�vrose hyst�rique d'angoisse
- N�vrose obsessionnelle
- N�vrose d'angoisse ( ou bien avant la n�vrose obsessionnelle, je ne
sais pas )
- N�vrose de d�pression
- Psychose maniaco-d�pressive
- Schizophr�nie
- Parano�a
Je passe sur les psychoses, il y a certainement pas mal de maladies
que j'oublie, dont l'autisme, th�oriquement d'origine g�n�tique, mais
vous savez, les g�n�ticiens, c'est comme les marteaux, pour eux tout est
un clou. ;)
Donc, la raison pour laquelle j'avance que la phobie isra�lo-arabe
est probablement en relation avec le contenu refoul�, c'est que les
n�vroses phobiques et apparent�es, sont proches de l'�tat normal, ou le
sujet prend conscience de son refoul�.
J'ai d'autres choses � dire sur ces probl�mes, j'esp�re seulement que
les r�actions � ce post, ne seront pas trop n�gatives, et que
Pierre-Yves laissera passer mon message.
Merci � vous.
Jean-Fran�ois Ortolo
Le 11 juil. 10 à 10:56, Jean-Francois Ortolo a écrit :
>
> Le 10/07/2010 23:21, Didier Fougeras a écrit :
>>
>> Sur la question de l'islam, je pense qu'il est important de prendre
>> en
>> compte sa diversité interne, même au plan théorique. Le chi'isme,
>> notamment, rouvre de façon remarquable la porte fermée sur le
>> "dernier
>> prophète" avec la succession des imams, dépositaires d'une tradition
>> exotérique et ésotérique, et la figure de "l'imam caché" (Mahdi) qui
>> est à la fois eschatologique et entre-temps source potentielle
>> d'inspiration mystique (et politique). Pour un lecteur du NT cela
>> n'est pas sans rappeler divers aspects de la christo-pneumatologie
>> chrétienne (p. ex. les figures du disciple bien-aimé et du paraclet
>> dans le johannisme). Voir à ce sujet les travaux classiques d'Henry
>> Corbin (En Islam iranien, etc.).
>>
>
>
> Bonjour Monsieur
>
> En fait, ma théorie, de source psychanalytique Freudienne, dit que
> le Monde dans son ensemble, est psycho-névrosé, ou dit autrement,
> qu'il a des dysfonctionnements de type sociologique, qui, à l'instar
> des problèmes psychologiques ou psychonévrotiques, ont pour cause
> des traumatismes ( collectifs ) qui se sont produits dans un passé
> très ancien.
>
> Dans cette théorie, qui reprend le point de vue de Freud sur les
> religions, considérées comme des névroses ( pas des psychoses ) de
> l'Humanité, donc des névroses en général obsessionnelles ( à cause
> du caractère symptômatique du cérémonial religieux, et de toutes
> sortes d'autres raisons valables tirées de la pratique
> psychanalytique sur les individus ), ma théorie donc, décrit ou
> interprète l'évolution du système névrotique, depuis l'animisme,
> puis le polythéisme ( Grec entre autres ), puis la fixation du
> monothéisme Akhénatonien au moment de l'Exode des Juifs hors
> d'Egypte, puis les déplacements ( au sens psychanalytique du terme )
> Chrétien ( Fils à la place du Père, divinité de la Vierge Marie ),
> puis l'abandon de l'un des déplacements ( divinité de Marie ) lors
> de la Réforme, puis résurgence de la religion musulmane laissant de
> côté le déplacement Chrétien ( Fils à la place du Père ), donc
> revenant à des contenus de structure similaire à ceux de la religion
> Juive, puis apparition après les religions, des idéologies comme le
> Communisme, nouveau type de psycho-névrose ( ce terme englobant
> psychose et névrose ).
>
> Or, Freud nous dit : Quand deux instances psychiques différentes
> coexistent dans un seul individu psycho-névrosé, que ces deux
> instances sont de structure similaire ( peu ou prou ), et qu'elles
> sont apparues à des moments différents de la névrose du sujet, alors
> se développe une phobie entre les deux instances psychiques.
>
> Ceci est valable, quelles que soient les instances psychiques en
> question, et Freud ne pensait pas du tout au cas que je présente.
>
> Donc... Il y a une phobie entre les Juifs et les Musulmans.
>
> Je pense donc, que le problème Israélo-Arabe, découle de cette
> phobie, qui bien entendu, prend sa source dans des contenus refoulés
> proches probablement, ou en relation, avec le traumatisme initial
> ayant causé la psycho-névrose Humaine.
>
> Pour quoi celà ? Parce que dans l'échelle des psychoses et névroses
> humaines cataloguées, de la névrose la plus légère à la psychose la
> plus dure, voici la liste :
>
> - Etat normal ( jamais atteint en général )
> - Névrose phobique
> - Névrose Hystéro-phobique
> - Névrose hystérique de conversion
> - Névrose hystérique d'angoisse
> - Névrose obsessionnelle
> - Névrose d'angoisse ( ou bien avant la névrose obsessionnelle, je
> ne sais pas )
> - Névrose de dépression
>
> - Psychose maniaco-dépressive
> - Schizophrénie
> - Paranoïa
>
> Je passe sur les psychoses, il y a certainement pas mal de maladies
> que j'oublie, dont l'autisme, théoriquement d'origine génétique,
> mais vous savez, les généticiens, c'est comme les marteaux, pour eux
> tout est un clou. ;)
>
> Donc, la raison pour laquelle j'avance que la phobie israélo-arabe
> est probablement en relation avec le contenu refoulé, c'est que les
> névroses phobiques et apparentées, sont proches de l'état normal, ou
> le sujet prend conscience de son refoulé.
>
> J'ai d'autres choses à dire sur ces problèmes, j'espère seulement
> que les réactions à ce post, ne seront pas trop négatives, et que
> Pierre-Yves laissera passer mon message.
>
> Merci à vous.
>
> Jean-François Ortolo
Si la France se "déchristianise", eh bien, ce sera un fait.Nous en prendrons acte.Comme nous prendrons acte, et dans un même mouvement, que des musulmans de souche, genre "pères tranquilles", seront de plus en plus présents.Ensuite, de fait, il y aura sans doute des frictions, vu les intérêts divergents des voyous de banlieue et des voyous de Neuilly.Ce phénomène prévisible est des plus regrettable.Pour ma part, j'incline à rester spectateur : ce ne sont pas les lacrymos des CRS qui me feront pleurer sur le déclin du christianisme et la disparition de l'idéal républicain de Ferdinand Buisson.Ce que fait la France aujourd'hui de la laïcité me déçoit bien plus amplement...Bonne soirée!Pierre-Yves et Nanda Moreno-RuffThéolib • Revue trimestrielle et maison d'édition associative d'inspiration protestante libéraleLa Saulnerie de Bas • 50750 Saint-Martin de Bonfossé02 33 55 07 10 • 06 89 96 79 87
Bonjour Pierre-Yves ;)
Tu as mis le doigt ;) sur le point essentiel.
D'apr�s ma th�orie ( qui peut �tre fausse ), les musulmans, ou
Arabes, faisaient partie de la population avant l'esclavage par les
Egyptiens, et les Isra�liens, au m�me endroit au d�part, ( m�me souche,
m�me peuple ), ont �t� mis en esclavage par les Egyptiens, puis il y a
eu l'Exode, qui d'apr�s Freud, a permis la fixation du monoth�isme
d'Akh�naton ( Dieu Soleil � l'�poque ), et les Isra�liens sont
th�oriquement pass�s durant l'Exode, par un lieu o� il y avait des
volcans ( dixit Freud ), d'o� le terme Yavh� pour Dieu des volcans (
dixit Freud dans "Mo�se et le Monoth�isme" ), donc probablement les
environs de Charm-el-Cheikh ou l'Ethiopie, puis sont revenus au point de
d�part, o� ils �taient avant leur esclavage.
Les Musulmans, quant � eux, ont th�oriquement r�invent� le
Monoth�isme, apr�s le Christianisme du point de vue historique ( je peux
me tromper, il me semble que la cr�ation du Musulmanisme est plus
r�cente que celle du Christianisme ).
Je ne pense pas qu'il faille gloser sur une particuli�re aptitude de
ce(s) peuple(s) � adopter le monoth�isme, mais que cette adoption, s'est
faite ( par les futurs Juifs ), � la faveur de ce que j'appellerai un
"transfert" au point de vue psychanalytique, c'est-�-dire � la fois un
transfert de la religion d'Akh�naton � celle du peuple Juif de l'Exode (
voir "Mo�se et le Monoth�isme" de Freud ), et un transfert g�ographique.
A mon avis, les Juifs, en passant en Ethiopie, ont rencontr� une
trace mn�sique ( == de m�moire, ou historique, ou arch�ologique, ou
autre... ) qui a facilit� la fixation du monoth�isme.
Et comme, d'apr�s ma th�orie, le continent Africain, est le support
du pr�conscient de l'Humanit� ( entre autres continents ou lieux ), et
la Chine en est l'inconscient, tout ceci colle tr�s bien avec
l'interpr�tation de cette �volution du syst�me de civilisation, comme
une psycho-n�vrose en �volution, avec ses am�liorations, aggravations,
etc...
A mon avis, le moyen le plus "fiable" pour retrouver le "souvenir" de
ce "refoul� de l'Humanit�", serait de faire des fouilles arch�ologiques
au bon endroit, et de retracer ainsi notre pass� lointain, dans la
mesure du possible, compte tenu du fait que notre �volution actuelle,
nous boucherait peut-�tre la compr�hension pleine de ce refoul�, sous la
forme o� nous le trouverions.
Merci beaucoup Pierre-Yves, d'avoir laisser passer mon post, c'est
gentil... ;)
Bonjour Monsieur
Vous savez, une phobie ( Isra�lo-Arabe ), est souvent li�e � un tabou.
Et... Le caract�re distinctif d'une phobie ( ou d'un tabou, ou d'une
pulsion ), c'est sa facult� de changer de forme, ou de support.
Cela vient du fait que le tabou semble dangereux pour le conscient,
car le tabou n'est pas per�u en tant que tel de mani�re consciente, mais
de mani�re inconsciente, et le conscient, ne voyant le tabou que d'une
mani�re �voquant le traumatisme ( refoul� ), le refoule aussi.
Par contre, l'objet de la phobie, n'�voque le refoul� que d'une
mani�re tr�s indirecte, ce qui fait qu'une "mise � distance" de l'objet
de la phobie, est suffisante pour contenter le conscient, et assurer le
refoulement.
Cependant, ( en psychanalyse notamment ), il est possible d'analyser
les phobies de la personne en analyse, pour, lentement, rapprocher le
refoul� du conscient, diminuer la r�sistance et la gravit� de la
psycho-n�vrose progressivement, pour finir par un d�foulement aussi
fiable que possible.
Cel� dit, ce raisonnement n'est pas compl�tement fiable, et un
refoul� n'est pas n�cessairement li� � un tabou.
Mais... Les n�vros�s obsessionnels ont leurs tabous, et on a pu dire
que la n�vrose obsessionnelle �tait la "n�vrose des tabous".
Bien cordialement,
Didier Vanhoutte
Bonjour Monsieur
Merci � vous.
Jean-Fran�ois Ortolo
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Bonjour Monsieur
En mati�re de psychologie ou de psychiatrie ou de psychanalyse, une
personne "normale", �a n'existe pas.
Tout le monde sans exception, a des sympt�mes n�vrotiques ou
psychotiques, sans exception.
L'id�al de la th�rapie psychanalytique, ne peut pas �tre de "rendre
normal", mais plut�t d'aider une personne en psychanalyse � prendre
conscience de ses limitations, � se conna�tre soi-m�me.
Quant � ce que vous dites de la religion, vous �voquez la r�v�lation.
Mais... Le fait de croire que quelque chose a �t� r�v�l� ( dans le
pass� historique r�el ), est une croyance, qui peut �tre vraie ou
fausse, stricto sensu.
On peut faire le diagnostic des probl�mes psycho-n�vrotiques, d'apr�s
les sympt�mes, qui sont bien catalogu�s. Le fait de poser un diagnostic
n'aide pas du tout � gu�rir la personne de sa maladie.
Quand on voit un n�vros� obsessionnel, qui d�vie de sa route � chaque
fois qu'il y a une �chelle au dessus du trottoir, �a ne sert � rien de
lui dire qu'il n'y a aucun risque de recevoir un pot de fleur sur la
t�te. En fait, les n�vros�s obsessionnels ont des croyances, parce
qu'ils sont obsessionnels, et que leurs complexes pr�conscients et
inconscients se traduisent dans le conscient, par des peurs
irraisonn�es, dont ils sont les premiers � dire qu'elles les g�nent dans
la vie de tout les jours, et dont ils voudraient bien �tre d�barrass�s.
Quant au communisme, les Am�ricains pensent que c'est une parano�a
collective ( et mon psychiatre aussi ).
Moi, je pense que, � cause du fait que le syst�me communiste a
toujours soumis ses sujets � de grandes restrictions des droits
fondamentaux, et � de tr�s grandes souffrances physiques et
psychologiques, ce syst�me pourrait �tre qualifi� de masochiste, puisque
en punissant sa propre population, il se punit lui-m�me, et entretient
sa r�putation ( tr�s m�rit�e ) de syst�me ( tr�s ) totalitaire.
Donc, comme les d�pressifs sont masochistes, je pense que le syst�me
Communiste est une psychose maniaco-d�pressive, qui vient du fait qu'ils
ont actualis� de mani�re consciente, le refoul� de la Civilisation tel
que l'indique Freud dans "Totem et Tabou" ( le meurtre du P�re le Chef
de la Horde ), en tuant le Tsar, qui �tait � la fois aim� et d�test� du
peuple Russe.
L'attitude du peuple Russe envers le Tsar, �tait ce que l'on appelle
"ambivalente", c'est-�-dire m�l�e d'amour et de haine, � cause son c�t�
totalitaire, de son pouvoir absolu, toutes formes de caract�ristiques
identiques � celles du P�re le Chef de la Horde, dans le mythe Freudien.
Donc... Le syst�me Communiste souffre de la culpabilit� d'avoir tu�
le Chef de la Horde dans le "hic et nunc", et donc le refoul� lui a
"saut� � la figure" en quelque sorte. Donc il se sent ( pr�consciemment
) coupable, donc il s'autopunit.
J'ajoute une chose essentielles: Ce mythe Freudien est un mythe, non
pas � cause de son absence de certitude, mais � cause du fait qu'il
d�crit le Complexe d'Oedipe de la Civilisation.
Dans l'histoire retrac�e des psycho-n�vros�s en psychanalyse, souvent
il n'y a de traces du complexe d'Oedipe du sujet, que d'une mani�re
indirecte, sous forme d'un mythe ou contenu romanc�.
Sous l'angle de la d�nomination, je pense que le communisme n'est pas
du tout une religion, puisqu'il est fond� ( th�oriquement ) sur une
th�orie macro-�conomique ( le Marxisme ), qui par le fait qu'elle r�duit
l'individu � un simple r�le de producteur-consommateur de biens
mat�riels, nie pour une tr�s grande part, le contenu du symbolique en
jeu dans le syst�me humain. D'o� son c�t� totalitaire, provenant avant
tout, d'une r�duction forc�e du symbolisme dans l'id�ologie communiste.
Enfin, pour moi la psychanalyse est bien une science, en ce que ses
axiomes ( l'existence de l'inconscient ) et ses lemmes ( th�or�mes non
d�montr�s ), th�or�mes ( confirm�s par la pratique psychanalytique ) et
conclusions ( confrontables avec les r�sultats de l'exp�rience ) lui
donnent bien une structure typiquement scientifique, avec m�me la
possibilit� de v�rifier, dans des conditions favorables, les succ�s
th�rapeutiques obtenus.
Si vous voulez avoir plus d'informations sur la psychanalyse, je
pense que vous pourriez lire les livres suivants, de Freud :
- Cinq Le�ons sur la Psychanalyse
- Psychopathologie de la Vie quotidienne
- Malaise dans la Civilisation
- Totem et Tabou
- Mo�se et le Monoth�isme
Comme il fallait s'y attendre, apr�s Freud ( et m�me pendant ;) ) des
contradicteurs et continuateurs ( th�oriques ) sont apparus, et ont plus
qu'un peu troubl� le message Freudien, en d�formant le contenu r�el des
oeuvres de Freud, en en faisant des descriptions tr�s tendancieuses, le
plus souvent parce que ces continuateurs �taient, soit psycho-n�vros�s,
soit plus qu'un peu ambitieux.
En ce qui me concerne, je pense que la seule Psychanalyse digne de ce
nom, est la psychanalyse Freudienne.
Quand j'ai lu, � l'�ge de 15 ans 3/4, le premier livre ci-dessus
cit�, j'ai beaucoup admir� le tr�s grand c�t� p�dagogique de Freud, et
son honn�tet� intellectuelle, ainsi aussi que son style clair et apte �
ce que son lecteur, prenne conscience de la r�alit�.
Et � l'�poque, je souhaitais beaucoup, faire une psychanalyse.
Pour l'instant, je n'ai qu'une psychoth�rapie, ce qui est d�j�
beaucoup... ;)
Bonjour Monsieur
En ce qui concerne Lacan, je pense qu'il a tr�s fortement d�form� le
message Freudien.
Lacan interpr�te tout � partir du signifiant. Il est vrai que le
signifiant que la personne en face de soi dit, peut �tre � la fois
conscient, et pr�conscient - pour cette personne - et que donc le
signifiant peut effectivement, si bien interpr�t�, mener � des
interpr�tations fiables en mati�re de diagnostic ou m�me, peut �tre
utilis� de mani�re th�rapeutique, dans la mesure o� il peut servir de
vecteur de lien avec le pr�conscient du sujet.
Pour ma part, je pense que Lacan a plusieurs d�fauts, que Freud
aurait certainement abhorr� :
- Il augmente la r�sistance due � la personne du psychanalyste, qui
vient de l'emprise que le psychanalyste a sur le sujet, par
l'interm�diaire de son signifiant conscient ( du psychanalyste ).
- Il augmente les r�sistances du patient, et r�duit pour une grande
part sa libert� subjective de symptomatisation, � partir du moment o� le
patient se croit oblig� d'adopter un mode d'expression standardis�.
La v�rit�, c'est que le signifiant, au d�part, est bien un sympt�me,
chez celui qui apprend � parler.
Freud lui-m�me, d�fendait avant tout, la libert� pour le
psycho-n�vros�, de symptomatiser comme il le voulait, sans aucune
limitation.
Dans cette optique, dans le domaine de la psychanalyse des enfants,
les psychanalyste des enfants ( je crois que c'est dans l'�cole de
M�lanie Klein ) ont utilis� du mat�riel infantile, comme des dessins, ou
tout autre moyen d'expression enti�rement libre, sans aucune limitation.
Cel� dit, mon point de vue sur Lacan est lui-m�me tendancieux, car
j'ai une surdit� partielle dans les mediums-aig�es, au dessus de 1000
Hertz je n'entend rien.
C'est un scotome des aig�es de naissance ( dixit les oto-rhinos ),
qui m'emp�che de saisir consciemment la "scansion signifiante"
Lacanienne, tout simplement parce que je n'entend pas les fr�quences
portant le rythme des phrases.
J'ai beaucoup d'autres choses � dire de Lacan, que jamais aucun
psychiatre ne prendra en compte, car il faut bien que quelqu'un soit
cens� savoir quelque chose de ce genre de probl�mes... Les psychiatres
ne sont pas sourds-dingues, ou du moins tr�s rarement. ;)