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RAOULT Francoise - INSTN

unread,
Feb 4, 2010, 7:56:28 AM2/4/10
to the...@googlegroups.com

Bonjour,

 

Parfaitement béotienne en matière de théologie, ayant eu l'éducation religieuse classique des enfants des années, j'ai cheminé un peu chaotiquement sur le chemin de la foi. De la foi, non de la religion.

J'ai depuis longtemps ressenti un manque dans mon statut d'humain comme s'il me manquait une dimension pour être complète.

J'ai lu des choses diverses, sur d'autres religions que le catholicisme et d'autres philosophies, mais il me semble difficile de séparer le mode de cheminement de la civilisation dans laquelle on vit.

Je reviens donc, vers un mode de pensée très occidental.

J'ai cru que la foi arrivait par hasard, la grâce…et ne touchait que de rares élus.

Puis j'ai cru que la foi était le "lacher-prise".

Aujourd'hui, je pense que nous avons tous en nous cette "4ème dimension" et qu'à un moment, pour des raisons parfois peu claires, on choisit d'y entrer, on choisit de se lier à cet espace inconnu, ce sentiment inconnu. Dans un texte vous dites "confiance", "ouverture" (et bien d'autres choses encore) et je me sens bien dans ce que vous avez dit là.

Néanmoins, alors que je pensais réellement, la foi, pleine d'elle-même, chemin ne nécessitant rien d'autre que le désir de le suivre, je constate que c'est à la fois aussi simple mais aussi beaucoup plus complexe, comme si mon esprit ne parvenait pas à s'ouvrir justement.

J'en appelle parfois à la divinité, tout en ne croyant pas en l'existence d'une divinité extérieure à l'homme.

Il me semble que je mélange beaucoup de choses.

Auriez-vous à cœur de m'éclairer en me donnant par exemple le sens de "divinité" ?

La sainte trinité ne peut-elle être simplement la métaphore du chemin de foi, l'initiation intérieure de l'homme qui cherche et qui va de l'état d'aveugle à l'état de celui qui voit lorsqu'il à pris conscience de sa capacité à grandir ?

Je vous remercie par avance pour les réponses ou indications que vous pourrez me donner.

Cordialement,

Françoise Raoult

 

Didier Fougeras

unread,
Feb 5, 2010, 5:28:33 AM2/5/10
to Theolib
Bonjour Françoise, et bienvenue.
Je crois qu'une notion comme "la divinité" n'est pas dissociable des
processus historiques et culturels qui lui ont donné, lentement,
tantôt séparément tantôt en concurrence les uns avec les autres, une
multitude de formes et de contenus différents -- lesquels se
retrouvent aujourd'hui indifféremment offerts au "consommateur", à
portée de main ou de clic, sur les mêmes rayons "religion" ou
"spiritualité" du supermarché virtuel qui nous tient lieu de monde.
Et si l'on ne veut pas acheter du voyage spirituel organisé sur
catalogue, il reste la possibilité du pèlerinage solitaire où il faut
inventer à chaque pas non seulement le chemin mais même le paysage. Ce
qui rend les rencontres assez improbables, mais d'autant plus
étonnantes.
Je repense à ces vers de Machado:
Converso con el hombre que siempre va conmigo
-quien habla solo espera hablar a Dios un día-;
mi soliloquio es plática con este buen amigo
que me enseñó el secreto de la filantropía
(Je converse avec l'homme qui toujours m'accompagne
- qui parle seul espère parler à Dieu un jour -
mon soliloque s'entretient avec ce bon ami
qui m'a appris le secret de la philanthropie.)
Bonne route.

Jean Hoibian

unread,
Feb 5, 2010, 6:08:37 AM2/5/10
to the...@googlegroups.com
Bonjour! Votre message me touche et....m'embarasse. Je préfererai dialoguer avec vous  de mail à mail. Qu'en pensez-vous ? " jean.h...@yahoo.fr"
Aujourd'hui je veux répondre sur ce mot divinité. Il faut de suite y associer celui d'humanité.
Sinon on risque de croupir dans le religieux, le mystique. Pour moi Dieu n'est pas étranger à l'homme.Ma conviction est basée sur l'existence d'un souffle divin en tout homme. Il l'entend ou il ferme ses oreilles. Ce souffle est une force d'amour qui apaise notre angoisse existentielle.
Relisez les évangiles avec un regard neuf. Vous y verrez comment un homme, pleinement homme, aborde les gens de son temps (mais ça continue aujourd'hui), sans les juger, avec respect, fraternité,humour,espérance ! Il nous libère de toute culpabilisation et nous propose une vie positive, tournée vers les autres. Notre"moi" rétrécit mais nous devons nous en soucier quand même et notre vie prend un sens nouveau.
Bon courage dans votre recherche !
Amitiés.    Jean  H.
 
---------------------
Mon blog : http://jean.hoibian.over-blog.com/




De : RAOULT Francoise - INSTN <francois...@cea.fr>
À : the...@googlegroups.com
Envoyé le : Jeu 4 Février 2010, 13 h 56 min 28 s
Objet :
--
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michel-henry

unread,
Feb 5, 2010, 9:20:05 AM2/5/10
to the...@googlegroups.com
Tiens, tiens, les" messes basses" sont de retour !!!
Le 5 févr. 10 à 12:08, Jean Hoibian a écrit :

RAOULT Francoise - INSTN

unread,
Feb 5, 2010, 9:52:29 AM2/5/10
to the...@googlegroups.com

Bonjour Jean,

 

Je vous remercie infiniment pour ce mail qui répond aussi bien que possible à  mon questionnement.

Je disais précédemment que la foi pour moi était présente en l'homme et qu'il choisissait ou non de la vivre. La question de Dieu pour moi est importante car j'ai du mal à imaginer un être supérieur, omniscient et omniprésent tel que l'on me l'a décrit dans mon enfance. Le souffle divin présent en chaque homme correspond à ma vision de la foi. Ainsi que vous le dîtes l'homme l'entend ou non. Je me suis rendu compte et c'est cela qui me déstabilise que j'ai besoin de parler à cette personne que l'on peut prénommer Dieu pour atteindre, très brièvement hélas, une certaine sérénité.

Toutefois, pour moi, Jésus reste la "bonne personne". Son humanité me touche, son évolution, sa force et surtout le fait qu'il ait été un homme. Cela me permet d'imaginer que toute personne humaine peut grandir, moi en particulier.

Alors pourquoi ne pas trouver la force en soi ? peut-être simplement ai-je peur de me jeter à l'eau, de faire confiance, de m'abandonner, de croire véritablement.

Peut-être faut il à la fois réfléchir et ne pas réfléchir, se laisser porter, s'engager.

La confiance reste un de mes grands problèmes mais j'imagine que je ne suis pas la seule.

Je voudrais que l'on me dise mais en même temps je veux faire ma route moi-même….

Je vous recontacterai directement.

Merci infiniment et à très bientôt

Amitiés,
Françoise.

 

 

 


De : the...@googlegroups.com [mailto:the...@googlegroups.com] De la part de Jean Hoibian
Envoyé : vendredi 5 février 2010 12:09
À : the...@googlegroups.com
Objet : Re :

RAOULT Francoise - INSTN

unread,
Feb 5, 2010, 9:53:28 AM2/5/10
to the...@googlegroups.com

Je ne sais pas si les "messes basses" sont de retour mais c'est une expression d'humanité qui n'est pas celle que préfère J

 


De : the...@googlegroups.com [mailto:the...@googlegroups.com] De la part de michel-henry
Envoyé : vendredi 5 février 2010 15:20
À : the...@googlegroups.com
Objet : Re: Re :

Théolib

unread,
Feb 5, 2010, 10:40:33 AM2/5/10
to Theolib
Bonjour,
Sans reprendre ici tout le fil, il me semble que le sens du terme
"divinité" nous échappera toujours. Je vois pour ma part deux angles
pour l'approcher :
1. L'angle historique, évoqué à juste titre par Didier. Il permet de
voir comment se forge un ensemble d'appellations : "Dieu, dieux,
déités, divinité", par séparations politico-religieuses - mais tenant
à distance, en Occident, les concepts plus abstraits de "divin" ou de
"divinité". De fait, on peut parler de la "divinité de l'homme, ou
d'autre chose" sans convoquer un être supra-naturel.
2. L'angle philosophique, où l'on discernera le besoin très humain de
se situer entre un inférieur supposé (en l'occurrence l'animal) et un
supérieur, relevant, lui, du divin.
Mais la question de l'itinéraire intérieur me paraît d'un autre ordre.
Le cheminement intérieur se passe en effet volontiers de l'existence
supposée d'un être surnaturel. Il intègre l'hésitation, le doute,
comme composantes de la foi elle-même, mais une fois sans certitudes,
sans convictions, sans croyances, dans lequel n'est peut-être divin
que l'horizon...
Bonne journée !

RAOULT Francoise - INSTN

unread,
Feb 5, 2010, 11:13:04 AM2/5/10
to the...@googlegroups.com
Bonjour,
Une de mes interrogations était liée au fait que j'ai du me rendre à l'évidence que spontanément je parlais à un autre. Ma raison s'en est offusquée et finalement je me suis appauvrie de ne vouloir croire à rien d'autre qu'au chemin lui-même.
Cette projection extérieure du divin a quelque chose d'analytique, qui semble indispensable pour le dialogue intérieur et néanmoins perturbant.
Je crois à cette dimension spirituelle, je la désire et probablement je la crains. Réfléchir parfois ressemble à fuir.
Encore une fois, peut-être convient-il à un moment donné de sentir et d'agir sans raisonner.
Vous m'avez tous donné beaucoup de thèmes de réflexion et je vous en remercie profondément.
A très bientôt et bon week end
Françoise

-----Message d'origine-----
De : the...@googlegroups.com [mailto:the...@googlegroups.com] De la part de Théolib
Envoyé : vendredi 5 février 2010 16:41
À : Theolib
Objet : Re: Re :

--

Théolib

unread,
Feb 5, 2010, 12:29:45 PM2/5/10
to Theolib
Reste à savoir s'il demeure impossible de parler aux chemins...

On Feb 5, 5:13 pm, "RAOULT Francoise - INSTN"

Théolib

unread,
Feb 6, 2010, 5:27:58 PM2/6/10
to Theolib
Sauf mésinterprétation de ma part, la meilleure réponse à la question
de Françoise se trouve dans un livre d'une femme, prochainement édité
par Théolib : Martine Lecoq, Lettres spirituelles, Théolib, Paris,
mars 2010 :

"Prier n’est pas exactement la même chose que méditer. Cependant
méditer et prier ont des points communs insoupçonnés. Prier comme
méditer t’oblige à ne pouvoir t’appuyer sur personne. Pas même sur
Dieu. Quand tu pries, Dieu ne te prend pas la main. Au contraire. Il
la lâche. Prier, c’est Dieu qui te lâche. C’est Dieu absent. Absent
comme interlocuteur. Absent comme bon ami, bon père. Ta prière ne sera
fructueuse que si tu abandonnes l’idée d’un dialogue avec lui. L’idée
d’une conversation confidentielle. Dans la prière, il n’y a rien
d’intime. Pas plus que dans la méditation. Tout est nu, dévoilé. Cela
se passe sous le regard de tous, même si tu es seul. C’est l’opposé de
la messe basse. L’opposé du confessionnal. Ta prière la plus secrète,
c’est le secret de tous. Tout le monde t’entend. Et tu entends toutes
les prières. C’est un grand chant unanime, la musique d’une ruche
universelle. La prière anéantit ta conscience de Dieu. Seule condition
pour pouvoir le trouver."

Didier Vanhoutte

unread,
Feb 14, 2010, 9:11:13 AM2/14/10
to the...@googlegroups.com

Se rappeler une autre citation de Machado, que Didier Fougeras citait dans
sa r�ponse. Elle a servi de devise aux R�seaux du Parvis naissants:
� Caminante, no hay camino, el camino se hace al andar � (Marcheur, il n'y
a pas de chemin, le chemin se fait en marchant). A rapprocher du "Tu ne me
chercherais pas si tu ne m'avais d�j� trouv�".
C'est toute la lancinante question du "Tout Autre" qui est aussi un "D�j�
l�", et que l'on ne peut cependant entrevoir qu'au travers du (des?) visage
des autres. Au travers de cet "ensemble" de l'humanit�, d�chirure orante et
effusive...
Amiti�,
Didier Vanhoutte

----- Original Message -----
From: "Th�olib" <reda...@theolib.com>
To: "Theolib" <the...@googlegroups.com>
Sent: Friday, February 05, 2010 6:29 PM
Subject: Re: Re :

Reste � savoir s'il demeure impossible de parler aux chemins...

On Feb 5, 5:13 pm, "RAOULT Francoise - INSTN"
<francoise.rao...@cea.fr> wrote:
> Bonjour,

> Une de mes interrogations �tait li�e au fait que j'ai du me rendre �
> l'�vidence que spontan�ment je parlais � un autre. Ma raison s'en est
> offusqu�e et finalement je me suis appauvrie de ne vouloir croire � rien
> d'autre qu'au chemin lui-m�me.
> Cette projection ext�rieure du divin a quelque chose d'analytique, qui
> semble indispensable pour le dialogue int�rieur et n�anmoins perturbant.
> Je crois � cette dimension spirituelle, je la d�sire et probablement je la
> crains. R�fl�chir parfois ressemble � fuir.
> Encore une fois, peut-�tre convient-il � un moment donn� de sentir et
> d'agir sans raisonner.
> Vous m'avez tous donn� beaucoup de th�mes de r�flexion et je vous en
> remercie profond�ment.
> A tr�s bient�t et bon week end
> Fran�oise
>

--
Vous avez re�u ce message, car vous �tes abonn� au groupe Groupe "Theolib"
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Si vous pr�f�rez consulter les messages directement sur le site, n'oubliez
pas de modifier les param�tres de votre abonnement.


Jean Hoibian

unread,
Feb 7, 2010, 3:34:34 AM2/7/10
to the...@googlegroups.com
A propos de" messes basses", pourquoi l'auteur de ce texte ésotérique ne signe-t-il pas de son nom ?
Je n'accepte pas cette réponse à une personne angoissée. Sans doute suis-je trop idiot ?
Un chrétien qui se pensait libéral!, scandalisé.    Jean   Hoibian

 
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Mon blog : http://jean.hoibian.over-blog.com/




De : Théolib <reda...@theolib.com>
À : Theolib <the...@googlegroups.com>
Envoyé le : Sam 6 Février 2010, 23 h 27 min 58 s
Objet : Re: Re :

RAOULT Francoise - INSTN

unread,
Feb 15, 2010, 11:15:10 AM2/15/10
to the...@googlegroups.com
Je vais relire Machado !
Tous vos propos, aux uns et aux autres, m'ont touchée et ont répondu, chacun à leur tour, à une facette de mes questionnements.
La deuxième partie de votre mail me touche particulièrement.
Depuis presque deux ans, j'ai vécu dans le "désert". Un choc et j'ai "implosé" si l'on peut dire. De solitaire je suis devenue ermite, j'ai tout rejeté en bloc.
Aujourd'hui, je constate que sans foi, je ne suis rien, sans confiance je ne suis rien, sans les autres (cette humanité que j'ai fui) je ne suis rien et que ma vie n'a plus de sens si je rejette le sens de la vie, celui qu'elle peut avoir et qui dans mon esprit a toujours été le chemin.
J'ai suivi un autre chemin, celui du désert, jusqu'au bout (pour moi). Je reviens, certaine que le désert n'est pas ce à quoi j'aspire et davantage prête, du moins je l'espère, à avancer plus en confiance.
Tout ce que vous m'avez dit et écrit, les uns et les autres a généré une "délivrance".
De tout cela je vous remercie.
Amitiés,
Françoise

-----Message d'origine-----
De : the...@googlegroups.com [mailto:the...@googlegroups.com] De la part de Didier Vanhoutte
Envoyé : dimanche 14 février 2010 15:11


À : the...@googlegroups.com
Objet : Re: Re :

Se rappeler une autre citation de Machado, que Didier Fougeras citait dans

sa réponse. Elle a servi de devise aux Réseaux du Parvis naissants:


« Caminante, no hay camino, el camino se hace al andar » (Marcheur, il n'y
a pas de chemin, le chemin se fait en marchant). A rapprocher du "Tu ne me

chercherais pas si tu ne m'avais déjà trouvé".
C'est toute la lancinante question du "Tout Autre" qui est aussi un "Déjà
là", et que l'on ne peut cependant entrevoir qu'au travers du (des?) visage
des autres. Au travers de cet "ensemble" de l'humanité, déchirure orante et
effusive...
Amitié,
Didier Vanhoutte

----- Original Message -----
From: "Théolib" <reda...@theolib.com>
To: "Theolib" <the...@googlegroups.com>
Sent: Friday, February 05, 2010 6:29 PM
Subject: Re: Re :

Reste à savoir s'il demeure impossible de parler aux chemins...

On Feb 5, 5:13 pm, "RAOULT Francoise - INSTN"
<francoise.rao...@cea.fr> wrote:
> Bonjour,

> Une de mes interrogations était liée au fait que j'ai du me rendre à
> l'évidence que spontanément je parlais à un autre. Ma raison s'en est
> offusquée et finalement je me suis appauvrie de ne vouloir croire à rien
> d'autre qu'au chemin lui-même.
> Cette projection extérieure du divin a quelque chose d'analytique, qui
> semble indispensable pour le dialogue intérieur et néanmoins perturbant.
> Je crois à cette dimension spirituelle, je la désire et probablement je la
> crains. Réfléchir parfois ressemble à fuir.

> Encore une fois, peut-être convient-il à un moment donné de sentir et
> d'agir sans raisonner.


> Vous m'avez tous donné beaucoup de thèmes de réflexion et je vous en
> remercie profondément.
> A très bientôt et bon week end
> Françoise
>

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Jean Hoibian

unread,
Feb 15, 2010, 5:21:04 AM2/15/10
to the...@googlegroups.com
J'aime beaucoup la réponse de Didier Vanhoutte. oui, le chemin de la foi se fait en marchant. C'est une route pénible, où l'on transpire, parfois d'angoisse. Heureux celui qui trouve dans la beauté des nuages, et la main fraternelle de tel ou tel, la force de briser l'inertie....
Jean  Hoibian

 
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De : Didier Vanhoutte <dvanh...@club-internet.fr>
À : the...@googlegroups.com
Envoyé le : Dim 14 Février 2010, 15 h 11 min 13 s
Objet : Re: Re :


Se rappeler une autre citation de Machado, que Didier Fougeras citait dans sa réponse. Elle a servi de devise aux Réseaux du Parvis naissants:
«  Caminante, no hay camino, el camino se hace al andar » (Marcheur, il n'y a pas de chemin, le chemin se fait en marchant). A rapprocher du "Tu ne me chercherais pas si tu ne m'avais déjà trouvé".

C'est toute la lancinante question du "Tout Autre" qui est aussi un "Déjà là", et que l'on ne peut cependant entrevoir qu'au travers du (des?) visage des autres. Au travers de cet "ensemble" de l'humanité, déchirure orante et effusive...
Amitié,
Didier Vanhoutte

----- Original Message ----- From: "Théolib" <reda...@theolib.com>

To: "Theolib" <the...@googlegroups.com>
Sent: Friday, February 05, 2010 6:29 PM
Subject: Re: Re :



Reste à savoir s'il demeure impossible de parler aux chemins...


On Feb 5, 5:13 pm, "RAOULT Francoise - INSTN"
<francoise.rao...@cea.fr> wrote:
> Bonjour,
> Une de mes interrogations était liée au fait que j'ai du me rendre à l'évidence que spontanément je parlais à un autre. Ma raison s'en est offusquée et finalement je me suis appauvrie de ne vouloir croire à rien d'autre qu'au chemin lui-même.
> Cette projection extérieure du divin a quelque chose d'analytique, qui semble indispensable pour le dialogue intérieur et néanmoins perturbant.
> Je crois à cette dimension spirituelle, je la désire et probablement je la crains. Réfléchir parfois ressemble à fuir.
> Encore une fois, peut-être convient-il à un moment donné de sentir et d'agir sans raisonner.
> Vous m'avez tous donné beaucoup de thèmes de réflexion et je vous en remercie profondément.
> A très bientôt et bon week end
> Françoise
>

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RAOULT Francoise - INSTN

unread,
Feb 9, 2010, 2:10:40 AM2/9/10
to the...@googlegroups.com
J'aime énormément ce texte. Effectivement, il répond à ma question, comme toutes les réponses que vous m'avez données les uns et les autres.
Dieu extérieur ou intérieur, souffle divin auquel on aspire, auquel on se donne, auquel on se lie, chemin solitaire mais aussi de partage...
Il n'y a pas de dualité sauf celle que l'esprit impose en voulant raisonner sur un élément qui ne se raisonne finalement pas.
J'écoute vos voix, et dans un premier temps je me laisse bercer par le "soulagement" qu'elles m'apportent. Il y a un petit point dur qui s'est fendu et je vais m'y engouffrer pour essayer de regarder, de sentir, d'aimer autrement, en dépassant, du moins est-ce mon aspiration, les limites que m'impose ma condition d'humain "non éveillé".
Merci à vous tous,
Amitiés,
Françoise

-----Message d'origine-----
De : the...@googlegroups.com [mailto:the...@googlegroups.com] De la part de Théolib

Envoyé : samedi 6 février 2010 23:28


À : Theolib
Objet : Re: Re :

Sauf mésinterprétation de ma part, la meilleure réponse à la question

--

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