Trawling / Chalutage / Pesca de Arastre

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Yann Yvergniaux

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Oct 28, 2009, 6:00:22 AM10/28/09
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Dear Friends, Chers Amis, Estimados Compañeros

This message is the first in a series of messages aimed to provide you with a digest of the issues discussed since the workshop, and to encourage you to share your views.

Ce message est le premier d'une serie dont l'objectif est de vous donner un resumé des enjeux discutés depuis l'atelier, et de vous encourager à partager vos opinions.

Este mensaje, el primero de una serie, tiene como objetivo de les proporciona a ustedes una resumen de los asuntos discutidos desde el taller, y para les estimular a ustedes de dar sus opiniones .


1. Trawling / Chalutage / Pesca de Arastre

2. Regional Dimension / La Dimension Régionale / La Dimensión Regional

3. Establishing a more formal network/ Etablir un réseau plus formel/ Establecer un red mas formal.


This message will focus on trawling.

Ce message se concentre sur la question du chalutage.

Este mensaje mira al asunto de la pesca de arrastre.


English / Français / Español


1. Trawling

The question arose as to whether trawling (and the use of towed gears) could be considered as a traditional, small-scale or artisanal fishing practice, given its association with larger scale, more intensive, and industrialised fishing.

Should trawling (and the use of towed gears) be treated seperately, as a seperate category, with a "differentiated" approach? Can trawling be defined as a small-scale or artisanal fishing gear?

Can trawling be accommodated in a fisheries management framework that guarantees preferential access rights for small scale fishers to demarcated or otherwise protected areas?

Trawling is a gear used by many small vessels of 12 metres and under, and in many cases the trawl is simple with a limited impact. Trawling under some circumstances could perhaps be considered as part of the small scale sector, was one view expressed.

The debate reflects discussions in other fora, including in the WTO, where there have been several attempts to define what is small in scale, artisanal and subsistence in nature, where the issues of mechanical hauling devices and the use of towed gears has received some attention.

In the European context trawling has a long history that predates the advent of steam and diesel power, and the industrial revolution. In this respect, some forms of trawling could be considered as traditional. Also, if designed and rigged in an appropriate way, selectivity can be increased and impact can be reduced.

For example, in Brittany vessels under 12 metres that fish for bass by line also use small trawls and dredges to catch bait seasonally. If this technique was banned for vessels under 12 metres, it would finish off a fleet of small vessels that practices responsible and sustainable fishing. In Brittany, the fishery for nephrops has also made progress towards achieving selectivity.

What are your views?


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1. Le Chalutage

La question soulevée était de savoir si le chalutage (et l'utilisation d'engins trainants) devait être considéré comme une pratique de pêche faisant partie du secteur traditionnel, artisanal ou à petite échelle, compte tenu de son association avec la pêche à grande échelle, intensive et industrielle.

Le chalutage (et l'utilisation d'engins trainants) devrait-il être traité séparément, comme une catégorie à part entière, selon une approche "différenciée"? Le chalutage peut-il être défini comme un engin de pêche artisanale ou à petite échelle?

Le chalutage peut-il être adapté à un cadre de gestion des pêcheries qui garantit des droits d'accès préférentiels pour les pêcheurs à petite échelle à des aires délimitées (ou protégées d'une autre manière)?

Le chalutage est un engin employé par de nombreux petits bateaux de 12m et moins, et il s'agit dans beaucoup de cas d'un chalut simple aux impacts limités. Le chalutage, dans certaines circonstances, pourrait peut-être être considéré comme faisant partie du secteur à petite échelle. Il s'agit là de l'une des opinions exprimées.

Ce débat reflète les discussions tenues au sein d'autres assemblées, notamment à l'OMC, où se succédèrent plusieurs tentatives de définition des notions de "petite échelle", "artisanale" et "de subsistance", et où les questions relatives aux dispositifs mécaniques et engins trainants furent abordées avec attention.

Dans le contexte européen, l'histoire du chalut remonte bien avant l'arrivée du moteur à vapeur ou au diesel et la révolution industrielle. A cet égard, certaines formes de chalutage pourraient être considérées comme traditionnelles. De plus, si le chalut est conçu et gréé de manière adéquate, la sélectivité peut être améliorée et l'impact réduit.

A titre d'exemple, les bateaux bretons de moins de 12m qui pêchent le bar à la ligne emploient également de petits chaluts et dragues, saisonnièrement, pour attraper leurs appâts. Si cette technique était interdite aux bateaux de moins de 12m, cela condamnerait cette flottille de petits navires pratiquant une pêche responsable et durable. En Bretagne, la pêche à la langoustine a également accompli des progrès en matière de sélectivité.

Quel est votre point de vue?


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1. Pesca de Arrastre

Se ha planteado la cuestión si la pesca con artes de arrastre pueda considerarse como una actividad tradicional, en pequeña escala, o artesanal, dado su uso en la pesca de gran escala, intensiva e industrial.

¿Debería considerar los artes de arrastre (y otros artes activas que se remolcar) como una categoría distinta, y adoptar para estos un enfoque diferenciado para su uso? ¿Los artes de arrastre, puedan definirse como artes de pesca artesanal o en pequeña escala?

¿Se puede acomodar la pesca de arrastre en un marco político para la gestión de pesca, lo que asegura el acceso prioritario para la pesca artesanal a las áreas particulares/demarcadas o áreas protegidas?

El arte de arrastre se usa por muchas embarcaciones menos de 12 metros de eslora, y muchas veces el arte de arrastre es sencillo, con un impacto reducido. La pesca con artes de arrastre pueda tal vez se considerarse como parte del sector de pequeña escala, se ha opinado una persona.

El debate refleja las discusiones en otros foros, incluso lo de la OMC, donde habían distintos intentos a definir lo que es la pesca en pequeña en escala, artesanal o de subsistencia en carácter, donde asuntos tales como el uso de sistemas mecánicos de remolcar o halar (con maquinilla o halador) los artes de pesca como el uso de artes de pesca activas y de arrastre se han discutidos.

En el contexto de Europa, la pesca de arrastre tiene una larga historia lo que antedata el uso de motores de vapor y de gasoil, y de la revolución industrial. De este manera, la pesca de arrastre en formas particulares pueda considerarse como arte tradicional. También, su diseño y construcción pueda incorporar aspectos de selectividad y que reducen su impacto en el medio ambiente.

Por ejemplo, en Bretaña (Francia) hay embarcaciones abajo de 12 metros que pescan róbalo por línea, y que usan artes de arrastre pequeñas para capturar su cebo de modo estacional. Si este arte se prohibiría por los embarcaciones abajo de 12 metros, la pesca a línea para róbalo también se terminará, y con este la flota de embarcaciones los cuales practican una pesca responsable y sustentable. También en Bretaña, la pesca de arrastre para cigalas se ha desarrollado mucho hacia el objetivo de selectividad.

Y, ¿Vuestra opinión?


--

Yann Yvergniaux

ICSF Project Assistant – CFP reform and EU SSF

Assistant de Projet CIAPA – réforme PCP et PPE UE

Yann.yv...@gmail.com

http://eussf.icsf.net/

 

elisabeth tempier

unread,
Oct 28, 2009, 5:52:52 PM10/28/09
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Bonjour,

Suite au message envoyé, dans une étude effectuée à propos de la Méditerranée française, nous avons pu montrer que :

- La dimension artisanale est d'abord faite à partir de la structure financière de l'entreprise. La différenciation entre les logiques d'entreprises se fait à partir de leur plus ou moins grande "territorialisation" ou dépendance aux territoires environnementaux mais aussi sociaux et économiques.

Un armement qui cherche à rentabiliser, en un temps "t", des capitaux dans la pêche, sans lien particulier avec les territoires, n'aura pas les mêmes pratiques qu'un patron pêcheur embarqué qui vit à proximité de ses zones d'exploitation et qui fonctionne dans la durée. Une société d'armement peut très bien investir dans des petits métiers (senneurs ou autres), elle n'aura pas le même fonctionnement qu'un patron de chalutier armateur et embarqué sur son bateau.  La première pourra "vider" une zone et délocaliser si c'est son intérêt immédiat quand l'autre cherchera à maintenir son activité dans le temps...

- une seconde différenciation, plus fine, peut se faire ensuite à partir des techniques d'exploitation de grande envergure relativement aux autres. Et souvent cette différenciation (plus ou moins territorialisée) se retrouve dans les modes de commercialisation, le travail, la représentation professionnelle, la gestion...

Mais, cette différenciaton ne s'apprécie que "régionalement", ce qui supposerait de relier vos 2 premières questions. En Méditerranée française, il y avait une différenciation entre les grands métiers (chalutiers de fond et pélagique, senneurs) et les petits métiers (fileyeurs, caseyeurs, palangriers, ligneurs, petits engins trainants dont les ganguis proches de petits chalutiers...) Mais la Méditerranée n'est pas l'Atlantique, nous n'avons qu'un seul plateau continental dans le Golfe du Lion qui soit réellement chalutable. Nos "grands" chalutiers sont des 24 m, effectivement puissants à l'échelle méditerranéenne, et non des 80m comme l'on en trouve en Atlantique. Pour les ganguis, nous avons pu montrer que leur logique était plus proche de celle des petits métiers, tant au nivea

- nous avons même pu effectuer une troisième différenciation (!) à l'intérieur des grands métiers et des petits métiers selon que leur activité était régulière, différenciée (différents types de ressources ciblées) ou organisée dans le temps.

Yann Yvergniaux

unread,
Nov 10, 2009, 3:57:43 AM11/10/09
to SSF & EU CFP reform
Message d'Elisabeth complet:
proche de celle des petits métiers, tant au niveau de la ressource que
des zones de pêche, de la commercialisation, de l'organisation du
travail...

- nous avons même pu effectuer une troisième différenciation (!) à
l'intérieur des grands métiers et des petits métiers selon que leur
activité était régulière, différenciée (différents types de ressources
ciblées) ou organisée dans le temps. Cela permettait de mieux
comprendre les différentes logiques tout en affinant leur articulation
avec les territoires...

Bien à vous
Elisabeth Tempier

Yann Yvergniaux

unread,
Nov 10, 2009, 4:05:45 AM11/10/09
to SSF & EU CFP reform
Translation of Elisabeth's message:

English

A study we carried out on the French Mediterranean showed us that:

- The artisanal (small-scale) aspect/dimension is first of all a
matter of the financial structure of the enterprise. The distinction
between business models depends on the degree of their “localization”
or dependence on local environmental, economic and social factors.

Vessel owners seeking to become profitable, in a given time “t”, from
investments in fishing, without any particular link with the local
terrain, will not use the same practices as a sea going skipper-owner
who lives close to the fishing grounds, and who fishes with a long
term vision. Even if a boat-owning corporation invests in small-scale
gears (seine or other), it will not operate in the way a sea-going
trawler skipper-owner operates on his own vessel. The former, may
“empty” an area and move to another when the bottom line is immediate
profits, whilst the latter will seek to maintain his activity over
time...

- A further, finer, differentiation, may arise from the use of
relatively large-scale techniques compared to others. Often this
differentiation (more or less localized) may be found in the way
trade, work, professional representation, management, etc are
conducted.

But this kind of differentiation can only be appreciated “regionally”
which assumes that your first two questions are linked. In the French
Mediterranean, there used to be a distinction made between the use of
large-scale gears (bottom and pelagic trawls, seines) and small-scale
gears (nets, pots, long lines, small towed gear and small trawls/
dredges called ganguis). But the Mediterranean is not the Atlantic: we
only have one continental shelf area in the Golfe de Lion that is
really suitable for trawling. Our “big” trawlers are 24 metres,
relatively powerful for the Mediterranean, and not 80 metres as in the
Atlantic. For the gangues (small trawls or dredges), we showed that in
all aspects their usage was similar to that of small-scale gears
whether for the resource, the fishing grounds, trade, or the
organization of work.

- We were even able to show a third differentiation within large and
small-scale gear usage, according to the regularity of their
operations, on the different resources targeted or on their
organization over time. That allowed us to understand better the
different models and their local linkages…

Regards

Elisabeth Tempier




Español

Un estudio llevado a cabo en el Mediterráneo francés revela que:

- La dimensión artesanal o el carácter de pequeña escala depende
primordialmente de la estructura financiera de la empresa. La
distinción entre los diferentes modelos empresariales depende a su vez
de su “localización”, entendida como la dependencia de factores
medioambientales, económicos o sociales locales.

Los armadores que pretenden obtener rentabilidad de sus inversiones en
el sector pesquero en un periodo de tiempo determinado y que carecen
de vínculos con el territorio donde operan no faenan de la misma
manera que un armador que pesca en su propio barco, vive cerca del
caladero donde pesca y aplica una lógica a largo plazo. Aunque una
gran empresa invierta en aparejos de pequeña escala, nunca funcionará
de la misma manera que un arrastrero patroneado por su propio armador.
El primero puede pescar en un caladero hasta agotarlo y marcharse a
otra zona en busca de un lucro inmediato, mientras que el segundo
intenta mantener su actividad a la larga.

- La segunda diferencia, más sutil, estriba en el uso de técnicas de
explotación de mayor escala relativa. A menudo esta distinción se basa
en las modalidades de comercialización, trabajo, representación
profesional o gestión que se aplican.

Sin embargo, este tipo de distinción únicamente puede apreciarse “a
escala regional”, y de esta manera respondemos al mismo tiempo a las
dos primeras preguntas. En el Mediterráneo francés solía aplicarse una
distinción entre los artes de gran escala (arrastre de fondo y
pelágico, cerco) y los de pequeña escala (redes de enmalle o
trasmallo, nasas, palangre, línea, pequeños artes móviles como los
“ganguis” o rastrillos). Pero el Mediterráneo no es el Atlántico: en
el golfo de León sólo existe una zona con plataforma continental
apropiada para el arrastre. Los “grandes” arrastreros mediterráneos
tienen unos 24 metros de eslora, lo que es bastante para esta región,
pero no alcanzan ni de lejos los 80 metros de algunos arrastreros en
el Atlántico. Hemos demostrado que las prácticas de los pequeños
arrastreros con rastrillos los sitúan en la órbita de los artes de
pequeña escala por lo que respecta a la especie capturada, al
caladero, al comercio y a la organización laboral.

- Hemos podido establecer una tercera diferencia entre la pequeña y la
gran escala que se refiere a la regularidad de las operaciones, a las
especies objetivo y a la organización del trabajo a largo plazo.
Gracias a estos datos podemos entender mejor los diversos modelos
existentes y las relaciones con el entorno local.

Saludos

Elisabeth Tempier

Yann Yvergniaux

unread,
Nov 10, 2009, 4:17:47 AM11/10/09
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Réponse de Réné-Pierre Chever

Français

1. Le Chalutage

La question soulevée était de savoir si le chalutage (et l'utilisation d'engins traînants) devait être considéré comme une pratique de pêche faisant partie du secteur traditionnel, artisanal ou à petite échelle, compte tenu de son association avec la pêche à grande échelle, intensive et industrielle.

Cette question est mal posée. Elle mélange sciemment deux concepts différents, celui de la pêche artisanale et du chalut. La pratique du chalut peut très bien être artisanale si les critères de l’artisanat sont présents : patron-propriétaire embarqué, pas de liaison avec des compagnies industrielles, lien étroit avec une communauté de pêcheurs, lien étroit avec une pêcherie côtière ou même hauturière, sans possibilité de changer de pêcherie. Je ne vois pas en quoi le fait d’être un chalutier artisans langoustinier « t’associe de facto » avec les industriels. Dans ce cas un bolincheur de 30 mètres qui pêche à 1000 kilomètres de chez lui rentre de facto chez les industriels ?

Le chalutage (et l'utilisation d'engins traînants) devrait-il être traité séparément, comme une catégorie à part entière, selon une approche "différenciée"? Le chalutage peut-il être défini comme un engin de pêche artisanale ou à petite échelle?

Le chalutage peut être considéré comme un engin artisanal en fonction des conditions géo-morphologiques régionales. Je pensais que ce concept de régionalisation avait été compris à Bruxelles fin septembre. Sinon, tu vas obtenir le même résultat qu’avec les filets maillants dérivants à thon qui ont été interdits sur le plan mondial, supprimant tous les artisans par la même occasion et créant des problèmes écologiques incommensurables sur d’autres espèces. Si c’est le but il faut le savoir très vite.


Le chalutage peut-il être adapté à un cadre de gestion des pêcheries qui garantit des droits d'accès préférentiels pour les pêcheurs à petite échelle à des aires délimitées (ou protégées d'une autre manière)?

Tout dépend de quelles zones on parle. En Espagne la réponse est non en raison de la faiblesse du plateau continental. En Bretagne, à l’inverse, tu peux avoir les bolincheurs qui empêchent l’accès préférentiel aux canots à certaines zones et à certaines espèces.


Le chalutage est un engin employé par de nombreux petits bateaux de 12m et moins, et il s'agit dans beaucoup de cas d'un chalut simple aux impacts limités. Le chalutage, dans certaines circonstances, pourrait peut-être être considéré comme faisant partie du secteur à petite échelle. Il s'agit là de l'une des opinions exprimées.

Pas de problèmes à condition qu’il soit très bien encadré, ce qui n’est pas toujours le cas. Small n’est pas toujours beautiful.

Ce débat reflète les discussions tenues au sein d'autres assemblées, notamment à l'OMC, où se succédèrent plusieurs tentatives de définition des notions de "petite échelle", "artisanale" et "de subsistance", et où les questions relatives aux dispositifs mécaniques et engins traînants furent abordées avec attention.

Il est suicidaire d’imaginer une définition mondiale de la pêche à petite échelle. Chaque secteur pour des raisons liées à la géographie, au climat, aux espèces, à son histoire, au niveau de développement, doit donner sa propre définition de sa pêche artisanale ou pêche à petite échelle. Sortir de ce cadre empêchera d’aboutir encore une fois. Ce serait une nouvelle erreur stratégique.


Dans le contexte européen, l'histoire du chalut remonte bien avant l'arrivée du moteur à vapeur ou au diesel et la révolution industrielle. A cet égard, certaines formes de chalutage pourraient être considérées comme traditionnelles. De plus, si le chalut est conçu et gréé de manière adéquate, la sélectivité peut être améliorée et l'impact réduit.


La seule forme de chalutage qui pratique la sélectivité, à ma connaissance, c’est la pêcherie du Golfe de Gascogne pour la langoustine. Or ce sont des bateaux artisans qui font entre 12 et 18 mètres et qui travaillent de 3 milles à 50 milles au large. Votre (modérateur : implicite ?) définition réduit le secteur artisan à la bande de Gaza, tant en matière de longueur des navires qu’en matière de distance par rapport à la côte. C’est une nouvelle erreur stratégique. Le piège de ceux qui veulent enfermer la pêche artisanale se referme.


A titre d'exemple, les bateaux bretons de moins de 12m qui pêchent le bar à la ligne emploient également de petits chaluts et dragues, saisonnièrement, pour attraper leurs appâts. Si cette technique était interdite aux bateaux de moins de 12m, cela condamnerait cette flottille de petits navires pratiquant une pêche responsable et durable. En Bretagne, la pêche à la langoustine a également accompli des progrès en matière de sélectivité.

Les bateaux à langoustine, comme tu dis, sont les seuls à pratiquer la sélectivité. Cela a été possible justement parce qu’ils sont artisans. Quant aux canots, s’ils ne pouvaient pas chaluter leur boette, ils disparaîtraient immédiatement. Pourtant ils sont dans des zones beaucoup plus sensibles qu’au large.


Quel est votre point de vue?

La façon de poser les questions pour arriver à un but déterminé à l’avance est très agaçante. Le principe d’approche régionalisée de la définition de la pêche artisanale et de l’utilisation ou non du chalut, est une question sine qua non. Sinon il ne sera plus possible d’accompagner la démarche.

René-Pierre Chever
Secrétaire du Comité des pêches du Guilvinec
Vice-président de Pêche & Développement
Membre d’ICSF


English

1. Trawling 

The question arose as to whether trawling (and the use of towed gears) could be considered part of the traditional, artisanal or small scale fishing sector, given its association with large scale, intensive and industrial fishing.

This question is badly worded. It deliberately mixes two different concepts, artisanal fishing and trawling. Trawling can be highly artisanal if artisanal criteria are applied: owner-operator working at sea, no links with industrial companies, direct links with a coastal or even deep sea/off shore fishery, with no change of fishery allowed. I don’t see why being an artisanal langoustine trawler “associates one de facto” with the industrials. In that case does a 30-metre purse seiner that fishes 1000 kilometres from home form de facto part of the industrial sector?

Should trawling (and the use of towed gears) be treated separately, as a distinct category, through a differentiated approach? Can trawling be defined as an artisanal or small scale gear?

Trawling can perhaps be considered as an artisanal gear as a function of regional geo-morphological conditions. I think that the concept of regionalisation was taken into account in Brussels at the end of September. If not, you are going to achieve the same result as with tuna drift nets which were banned globally, banning all artisanal activities at the same time and creating huge ecological problems on other species. If this is the objective, we must be informed quickly.    

Trawling could perhaps be accommodated in a fisheries management framework that guarantees preferential access rights for small scale fishers to demarcated or otherwise protected areas? 

It all depends on the zones referred to. In Spain the answer is no due to the short continental shelf. In Brittany, by contrast, you can have purse seiners that block the preferential access of small open boats (canots) to certain zones and species.  

Trawling is a gear used by many small vessels of 12 metres and under, and in many cases the trawl is simple with a limited impact. Trawling under some circumstances could perhaps be considered as part of the small scale sector, was one view expressed.

No problem on the condition that it is well regulated, which is not always the case. Small is not always beautiful.

The debate reflects discussions in other fora, including in the WTO, where there have been several attempts to define what is small in scale, artisanal and subsistence in nature, where the issues of mechanical hauling devices and the use of towed gears has received some attention.  

It is suicidal to try to reach a global definition of small-scale fishing. For geographical, climatic, species, or historical reasons, each sector, according its level of development, must provide its own definition of artisanal or small-scale fishing. Abandoning this framework/approach would be a strategic error and would again prevent success.

In the European context trawling has a long history that predates the advent of steam and diesel power, and the industrial revolution. In this respect, some forms of trawling could be considered as traditional. Also, if designed and rigged in an appropriate way, selectivity can be increased and impact can be reduced.

The only form of selective trawling, to my knowledge, is the Bay of Biscay langoustine fishery. However, these are artisanal, 12 to 18 metre, vessels operating between 3 and 50 miles off the coast. Your (moderator: implicit?) definition reduces the artisanal sector to the Gaza Strip, both in terms of vessel length and distance from the coast. It is another strategic error. The trap set by those who want to restrict artisanal fishing is being laid…

For example, in Brittany vessels under 12 metres that fish for bass by line also use small trawls and dredges to catch bait seasonally. If this technique was banned for vessels under 12 metres, it would finish off a fleet of small vessels that practices responsible and sustainable fishing. In Brittany, the fishery for nephrops has also made progress towards achieving selectivity. 



The langoustine vessels, as you say, are the only ones to practice selectivity. That is only possible because they are artisans. As for canots (small open vessels), if they cannot trawl for their bait, they will disappear immediately. Perhaps they are fishing in zones that are far more sensitive than those further off-shore
.

What are your views ?

The manner of asking questions to arrive at a predetermined goal is highly aggravating. The principle of adopting a regional approach to defining artisanal fishing and the use or not of trawling, is a sine qua non question. If not, it will no longer be possible to be part of this process.

 

René-Pierre Chever

Secretary Le Guilvinec Fisheries Committee

Vice-President Pêche & Développement

Member of ICSF

1. 

Español


1. Arrastre

Se discute si los artes de arrastre pueden considerarse como parte del sector pesquero tradicional, artesanal o de pequeña escala, teniendo en cuenta su asociación clásica con la pesca de gran escala, intensiva e industrial.

La pregunta está mal formulada, ya que confunde deliberadamente dos conceptos diferentes, pesca artesanal y arrastre. El arrastre puede ser artesanal sin duda si se respetan los criterios que definen la faena artesanal: el armador es al mismo tiempo el patrón del barco, no existen vínculos con empresas de carácter industrial, existe una relación directa con una comunidad pesquera y con una pesquería de bajura o incluso de altura, no se permite el cambio de pesquería. No entiendo por qué un arrastrero artesanal de cigala “se asocia inevitablemente” con el sector industrial. Si es así, un cerquero de 30 metros de eslora que faena con bolinche a mil kilómetros de distancia de la base, ¿se incluye inevitablemente en la flota industrial?

¿Es necesario tratar a los artes de arrastre separadamente, como una categoría por derecho propio, que necesita un enfoque diferenciado? ¿Puede considerarse al arrastre como un arte artesanal o de pequeña escala?

El arrastre pueda considerarse como un método de pesca artesanal dependiendo del contexto geomorfológico. Creo que el concepto de adaptación al contexto local/ regional había quedado claro en el seminario de finales de septiembre en Bruselas. Si no se tiene en cuenta, el resultado será igual al alcanzado para la pesquería del atún con redes de enmalle de deriva, que fueron prohibidas, dejando fuera de juego a los pescadores artesanales y creando enormes problemas ecológicos para otras especies. Si éste es el objetivo que se persigue debemos averiguarlo lo antes posible.

¿Podría colocarse el arrastre en un marco de gestión pesquera que garantice un derecho de acceso preferente para los pescadores artesanales en zonas determinadas o protegidas?

Depende de la zona. En España la respuesta es negativa, debido a la exigüidad de la plataforma continental. En la Bretaña francesa, en cambio, algunos cerqueros pueden impedir el acceso preferente de las lanchas pequeñas a ciertos caladeros y a ciertas especies.

Numerosos pesqueros con eslora igual o inferior a doce metros emplean redes de arrastre y en general se trata de un arrastre sencillo con impacto limitado. Este tipo de arte puede considerarse entonces como faena de pequeña escala en ciertas circunstancias, en opinión de algunos.

Nada que objetar siempre que esté regulada adecuadamente, lo que no siempre ocurre. Lo más pequeño no es necesariamente lo mejor en todos los casos.

La polémica refleja los debates celebrados en otros foros como la Organización Mundial del Comercio, que en varias ocasiones ha intentado definir la faena “de pequeña escala”, ”artesanal” y “de subsistencia” prestando atención a factores como el uso de dispositivos de tracción mecánica o de artes dinámicos.

Aspirar a una definición global de la pesca a pequeña escala resulta una tentativa suicida. Cada región debe aplicar su propia definición de pesca artesanal o de pequeña escala en función de su geografía, su clima, las especies capturadas, su historia y su nivel de desarrollo. Alejarse de esta premisa constituye un error estratégico que impedirá el éxito una vez más.

En el contexto europeo el arrastre cuenta con una larga historia que se remonta a épocas anteriores a la llegada de la máquina de vapor y del motor de gasóleo y a la revolución industrial. Por este motivo algunas modalidades de arrastre podrían considerarse como tradicionales. Además estos artes pueden mejorar su selectividad y ver reducido su impacto si se diseñan y se lanzan de manera adecuada.

La única modalidad de arrastre selectivo que conozco la constituye la pesquería de cigala en el golfo de Vizcaya. Sin embargo, se trata de pesqueros artesanales de 12 a 18 metros de eslora que faenan entre 3 y 50 millas de la costa. Con la definición (moderador: ¿implícita?) que ustedes proponen el sector artesanal se reduce a la franja de Gaza, tanto por lo que respecta a la envergadura de la embarcación como a la distancia de la costa. Aquí tenemos otro error estratégico. Los partidarios de restringir la pesca artesanal han tendido una trampa.

En la Bretaña francesa, por ejemplo, los pesqueros con eslora inferior a 12 metros que capturan lubina con línea emplean pequeñas redes de arrastre y dragas para obtener carnaza de vez en cuando. Si se prohíbe esta práctica para las embarcaciones de menos de 12 metros se deja fuera de juego a una flota de buques pequeños que practica la pesca responsable y sostenible. En Bretaña la pesquería de cigala ha evolucionado hacia una mayor selectividad de la captura.

Como bien dices, la flota que captura cigala es la única que practica la pesca selectiva. Es porque se trata de una flota artesanal. En cuanto a los botes pequeños, si no pueden capturar el cebo con sus redes de arrastre, desaparecerán enseguida. Sin embargo, las zonas donde faenan son más problemáticas que los caladeros de altura.

¿Qué opina usted?

Esta manera de formular las preguntas para llegar a conclusiones predeterminadas resulta irritante. La adopción un enfoque regional para definir la pesca artesanal y decidir si se permite o no el arrastre constituye una premisa sine qua non. En caso contrario, se vuelve imposible continuar con el proceso.

 

René-Pierre Chever

Secretario del Comité de Pesca de Guilvinec

Vicepresidente de Pêche et Développement

Miembro del CIAPA



Yann Yvergniaux a écrit :

James SMITH

unread,
Nov 10, 2009, 12:27:00 PM11/10/09
to SSF & EU CFP reform
Thanks for the tip.
James

Yann Yvergniaux a écrit :
> Yann Normal Yann 3 12 2009-09-14T10:29:00Z 2009-09-14T10:30:00Z 1 38
> 213 1 1 250 12.00 90 Clean Clean false 21 false false false FR-BE
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philippe FAVRELIERE

unread,
Nov 11, 2009, 1:05:13 PM11/11/09
to SSF & EU CFP reform
Une réponse des pêcheurs britanniques de coquilles saint jacques et
qui utilisent des dragues ...

Les pêcheurs britanniques anticipent l’interdiction de la drague à
coquilles
Les pêcheurs britanniques de coquilles saint-jacques sentent le vent
tourner. Les écologistes commencent à regarder de très près la drague
qu’ils utilisent pour récolter leurs coquillages. S’ils ne font rien,
toutes leurs pêcheries peuvent du jour au lendemain se voir interdites
aux techniques traditionnelles considérées par certains comme
destructrices.

Pour aller de l’avant et anticiper une éventuelle interdiction de leur
art favori, la drague à coquilles, les pêcheurs de saint-jacques
participent actuellement à la cartographie des fonds marins à travers
l’ensemble du Royaume-Uni dans le but d’améliorer la gestion des
pêcheries tout en protégeant les écosystèmes marins.

Pour mieux se protéger des attaques sur les écosystèmes fragiles….

Les préoccupations environnementales concernant la pêche des saint-
jacques ont tendance à se concentrer autour de l'impact du dragage sur
les habitats vulnérables des fonds marins. Le manque d'informations
sur la nature et la répartition des habitats sur ces fonds ne permet
pas actuellement de gérer efficacement les ressources. Ce défaut
d’information contraint les gestionnaires à la fermeture de la pêche
aux saint-jacques sans discernement sur l’ensemble d’une zone comme
c’est le cas actuellement de Lyme bay, The Firth of Lorn et plus
récemment Cardigan Bay.

…. les pêcheurs cartographient leurs connaissances des fonds marins

Avec l'aide du Dr Andrew Woolmer, un expert en cartographie des fonds
marins, les pêcheurs de saint-jacques ont commencé à rassembler des
données sur les zones de pêche déjà anciennes comme le Devon et le
Cornwall, et au Pays de Galles, en utilisant les puissants sondeurs
équipant plusieurs navires. Dans le même temps, l’organisation
professionnelle, Shellfish Association of Great Britain, est en train
d'élaborer un code de bonne conduite de la pêche aux saint-jacques
avec les techniques de captures responsables qui permettront une
protection des espèces et des écosystèmes fragiles sur les fonds
marins.

Tout ce travail est essentiel ; il démontre que les pêcheurs eux-mêmes
peuvent fournir des informations sur les écosystèmes marins. Dr
Woolmer est enthousiaste : « Je suis vraiment surpris par la quantité
d'informations de très grande qualité que détiennent les pêcheurs de
saint-jacques. Cette étude pilote démontre à quel point les données
produites par les pêcheurs peuvent aider à protéger les habitats
sensibles et, espérons qu’ils garderont leurs lieux de pêche
traditionnels ouverts. » Et il ajoute « Ceci est un exemple concret de
collaboration entre pêcheurs et gestionnaires des pêches qui donne
l’assurance d’une gestion adaptée des pêcheries côtières à partir
d’informations très précises. »
> > Yann.yvergni...@gmail.com
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Yann Yvergniaux

unread,
Nov 13, 2009, 4:37:31 AM11/13/09
to SSF & EU CFP reform
Philippe's message in English:

Scallop Industry Helps Map The Seabed

UK - Scallop fishermen from across the UK are helping scientists and
fishery managers with an initiative to produce more accurate maps of
the seabed to improve management and protection of seabed habitats.

The environmental concerns over scallop fishing tend to centre around
the impact of dredging on sensitive seabed habitats. The lack of
adequate information on the nature and distribution of seabed habitats
is currently preventing effective management and has resulted in
fishery and conservation managers being forced to impose closures on
traditional scallop fisheries such as those in Lyme Bay, the Firth of
Lorn and most recently Cardigan Bay.

With the help of Dr Andrew Woolmer, a seabed mapping expert, scallop
fishermen have begun to collate seabed data of traditional scalloping
grounds in Devon and Cornwall, and in Wales, using the powerful
acoustic systems already fitted to many of their vessels. The scallop
industry is currently developing a Code of Conduct promoting
responsible scallop fishing practices that will afford protection to
sensitive seabed habitats and species. A key part of this work is to
demonstrate how fishermen can themselves provide seabed habitat
information.

In a pilot study taking place off the South Devon coast, scallop
fishermen have already provided Devon Sea Fisheries Committee with a
wealth of seabed data from their own acoustic systems on board their
vessels. This data has been used to produce a series of 3D seabed maps
showing sensitive reefs and outcrops. These seabed maps are now
guiding a series of joint video surveys using Devon SFC's underwater
video system. Local fishermen will be assisting in the video surveys
by providing vessel and crew time working alongside the Devon SFC
officers.

Dr Woolmer said, "I am really surprised by the amount of high quality
seabed information held by the scallop fishermen and this pilot study
demonstrates just how data produced by fishermen can help to protect
sensitive habitats and hopefully keep traditional fishing grounds
open."

Devon SFC's Chief Officer, Keith Bower, said "We are impressed with
the quality of information which has been forthcoming from the
fishermen. This will be consolidated with our own data to build up a
comprehensive picture of the whole of the seabed off the south coast
of Devon. The next step is to ground truth the areas with underwater
video in order to gain visual records of the seabed habitats. This is
a prime example of the industry working with fisheries managers to
help ensure that decisions about the future management of the inshore
grounds are made with accurate information.”


TheFishSite News Desk
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