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Intégrer l’Islam dans la chrétienté

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Isis

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Jul 3, 2009, 3:14:10 PM7/3/09
to
Int�grer l�Islam dans la chr�tient�.

Il ne suffit pas d�affirmer que l�Islam en (de) France
devrait �tre int�gr� dans la Chr�tient� ou de dire que la �catho-la�cit�
emp�che la cohabitation des religions dans la r�publique et l��tat de droit,
pour importer, en France, une coutume par le truchement de l�immigration.
A l�islamiste anthropologue qui d�fendait le port de la burka par ce travers
dans un d�bat crisp� conduit par Y. Calvi, Dominique Voynet tendait la
perche en attaquant les r�f�rences chr�tiennes toujours pr�sentes dans les
c�r�monies officielles et les institutions... Fallait-il alors aller au bout
d�une pens�e qui interpelle !
C�est vrai que la signification de l�habillement
des islamistes ouvre une large porte sur le rapport des religions et des
cultures. La formuler, toutefois, hors du contexte actuel de la SCM est une
erreur, car on s��gare vite dans l�abstraction quand le probl�me est de
vivre en collectivit� et, de surcro�t, chacun pour soi. Or, la SCM (soci�t�
de consommation de masse, oeuf ou poule de la mondialisation) multiplie les
banlieues et ghettos, ces pouponni�res inf�mes de la traite n�gri�re moteur
de la croissance. Peu l�ignorent, les r�sistances communautaires qui font
obstacle au d�ploiement des nouveaux rapports sociaux vont �tre remises en
question ou compl�tement effac�es.

Comme on entre par cette porte dans la question de l�identit�,
il serait opportun d�ins�rer le point de vue de la population mixte,
notamment franco-alg�rienne, puisque son regard sur l�harmonisation des
modes de vie et de pens�e embrasse et tend � synth�tiser deux conceptions de
la libert� pr�sent�es aujourd�hui comme une d�couverte, quand elles sont
plus pr�texte � se combattre qu�� se comprendre.

Ainsi, selon l�approche mixte, l�immigration, en tout
pays, pose un double probl�me. Et de statut. Et d�int�gration. Soit l�immigr�
est un cohabitant en s�jour simplement provisoire (touriste � la limite),
soit il postule � la naturalisation et veut �pouser la nationalit� du pays d�accueil.
Dans le premier cas, l�immigr� est libre de ses choix identitaires (la burka
dans les palaces de Cannes n�a jamais fait probl�me ; l�exotisme �a
rassure). Il ne l�est pas dans l�autre cas. La ligne de partage entre les
deux postures est de ne pas contraindre l�immigr� � renier ses origines
contre son gr� et d��viter d�emm�ler, comme aujourd�hui, les situations et
les obligations.

L�int�gration est un processus global total : langue, culture, fa�on de
vivre, travail, loisirs, �cole, arm�e, police... Tout l�acquis pr�c�dent de
l�immigr� doit �tre recompos� dans le nouveau milieu sans faux-semblant ni
victimisation tactique, y compris la coutume religieuse, en l�occurrence l�islam
remodel� dans la chr�tient� et son excroissance, la la�cit�.

Mais comme l�immigr� en qu�te de nationalit� arrive
avec ses attaches , sa culture, sa fa�on de vivre, on ne peut ignorer le
fait. Il est donc normal d�attendre de la part du pays d�accueil un
accompagnement dans l�adoption des r�gles de vie et de la culture du pays d�accueil.
Non le distinguo giscardien (regroupement familial) imagin� par un
paon-penseur pour assurer le retour au pays des immigr�s sit�t tir�e la
plus-value du travail.

Et, en effet, vu l�ampleur de l�immigration sauvage et vu l�importance de
la traite n�gri�re actionn�e par la conjugaison et la combinaison aveugles
des politiques de croissance �conomique des pays d�accueil et des pays d��migration,
mais en m�me temps vu le ph�nom�ne de mondialisation qui oblige � r�ajuster
ses propres valeurs sociales par rapport aux autres, mieux vaut �viter la
confrontation cruelle entre les populations et repenser sa propre culture �
travers celle de l�autre. La chr�tient� et son bras arm� la la�cit�
r�publicaine auraient, en cons�quence, plus � gagner dans l�oecum�nisme avec
la religion d�en face. Ce qui n�emp�che pas de d�noncer et combattre les
banlieues et les ghettos pouponni�res de la traite n�gri�re organis�es par
les politiques successives de la ville dans la d�rive de le d�colonisation
depuis cinquante ans.

L�islam, religion majoritaire de l�immigration, doit repenser ses coutumes
dans la chr�tient� du pays d�accueil, puisque l�objectif n�est pas de
devenir une reproduction fantomatique d�une autre spiritualit� mais de
rester soi-m�me, riche d�acquis anciens et nouveaux.


SI-MILIANI Christian

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