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Arte, la voix de l'anti-Suisse

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Jean-Marie 3L

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Nov 30, 2009, 1:28:13 PM11/30/09
to
Dimanche soir, 29 novembre, le présentateur d'Arte (Des)Info, William
Irigoyen, avait sa hure de mauvais jours, ce qui est toujours bon
signe. Qu'avait-il bien pu se passer ? Quel coin de la planète avait
pu s'affranchir du politiquement correct selon les directeurs de
conscience d'Arte ?

La Suisse, bien sûr, avec l'encourageante victoire du "oui" à la
resistance à la colonisation massive, ininterrompue, de peuplempent de
l'Europe par les suds du monde.

D'emblée, les 57 % d'électeurs qui ont voté "oui" sont condamnés par
le titre de la séquence : "La Suisse dévoile sa face", elle tombe le
masque en quelque sorte, pour les directeurs de conscience d'Arte.

57 % d'électeurs n'ont pas eu peur de dire "zut" aux églises, aux
loges maçonniques, à leur establishment politique et médiatique, aux
fausses autorités morales, aux donneurs de leçons étrangers.

Eh bien non, pour Arte (Des)Info, "la peur (sic) a gagné". Pour la
chaîne de la Diversité et de la Mémouare réunies, quand vous n'avez
pas peur, c'est que vous avez peur.


Pour William Irigoyen, ou ses patrons qui lui disent où envoyer l'eau
du bidet, "il est certain que ces résultats vont ternir l'image de la
Suisse à l'étranger". Je ne suis pas d'accord : au contraire, la
résistance de ces électeurs au chantage, à la peur de déplaire à des
gens et à des institutions auxquels ils ne doivent rien, les honore,
et constitue pour les autres Européens un exemple et un encouragement.
Cette menace d'une "image ternie", on l'a utilisée pour l'Autriche en
2000, pour la France en 2002, et on l'avait tentée en 1994 pour
l'Italie. Dans le cas de la France, ça avait marché.


Du reste, Arte (Des)Info n'a trouvé à la sortie des bureaux de vote
que des électeurs suisses "formatés" : un homme d'âge moyen et une
mémé qui étaient hostiles à l'initiative anti-minarets.


Ce ne sont ni les minarets, ni l'Islam en tant que religion qui posent
problème : ce sont des flux migratoires massifs, continus,
ininterrompus. Mais l'officine Amnesty International a déjà tranché :
la nouvelle constitution suisse révisée "viole le droit des Musulmans
à pratiquer leur religion", alors qu'il ne s'agit que d'une limitation
aux possibilités architecturales, dont l'arrière-plan a évidemment et
à juste titre valeur d'avertissement : l'immigration massive et sans
fin, ça suffit !

Mme Calmy-Rey, la socialiste en charge des Affaires Etrangères de la
Confédération enntrevoit une possibilité : que la Cour Européenne des
Droits de l'Homme rende un arrêt contrariant l'application de la
clause anti-minarets. Ce tribunal est une institution du Conseil de
l'Europe auquel la Suisse a adhéré en 1963. Il applique une convention
de 1950 sur le fondement de laquelle l'interdiction des Jésuites en
Suisse, suite à la guerre civile du Sonderbund, n'a jamais posé de
problème. Comment cette Convention pourrait-elle censurer une
disposition inscrite dans la Constitution suisse et ne portant que sur
l'architecture de lieux de culte, alors que toute activité de la
Compagnie de Jésus a été interdite en Suisse de 1848 à 1973, et que le
pays a dû être lié par cette Convention pendant une dizaine d'années
pendant lesquels la proscription des Jésuites avait cours ?


Jean-Marie 3L, né à Chauny, Gallia Belgica, Grand Vermandois, un 2ème
jeudi de juillet.

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