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Le lievre et la Tortue

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francois perrin

unread,
Nov 23, 2009, 10:25:57 PM11/23/09
to
Une fable de Lafontaine

Quelle lecon de vie

Victal

unread,
Nov 24, 2009, 6:06:27 AM11/24/09
to
francois perrin wrote:
> Une fable de Lafontaine
>
> Quelle lecon de vie


Une lice �tant sur son terme,
Et ne sachant o� mettre un fardeau si pressant,
Fait si bien qu'� la fin sa compagne consent
De lui pr�ter sa hutte, o� la lice s'enferme.
Au bout de quelque temps sa compagne revient.
La lice lui demande encore une quinzaine ;
Ses petits ne marchaient, disait-elle, qu'� peine.
Pour faire court, elle l'obtient.
Ce second terme �chu, l'autre lui redemande
Sa maison, sa chambre, son lit.
La lice cette fois montre les dents, et dit :
� Je suis pr�te � sortir avec toute ma bande,
Si vous pouvez nous mettre hors. �
Ses enfants �taient d�j� forts.

Ce qu'on donne aux m�chants, toujours on le regrette.
Pour tirer d'eux ce qu'on leur pr�te,
Il faut que l'on en vienne aux coups ;
Il faut plaider, il faut combattre.
Laissez-leur prendre un pied chez vous,
Ils en auront bient�t pris quatre.

La fontaine
--
� Il n'existe pas de nuit assez profonde pour arr�ter un rayon de
lumi�re et pourtant le vide ne s'�claire pas; la lumi�re ne prend
corps que dans l'oil qui la re�oit �

Extrait de sous-Bois d'A.G.


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G@g.l

unread,
Nov 24, 2009, 1:26:41 PM11/24/09
to
On Tue, 24 Nov 2009 13:08:08 -0500, "}:-)" <ncor...@invalide.qc.cc>
wrote:

>francois perrin a �crit :


>> Une fable de Lafontaine
>>
>> Quelle lecon de vie
>

>ah bon, pour les enfants peut-�tre, sinon c'est nul comme fable.
>
>Ta maman te l'a lu hier soir ?

Continue comme cela et on va tous te plonker!

Olrik

unread,
Nov 24, 2009, 3:48:10 PM11/24/09
to

En effet. Ce gus est l'as du n�gativisme industriel.

Malachite

unread,
Nov 24, 2009, 7:51:23 PM11/24/09
to
francois perrin a �crit :

> Une fable de Lafontaine
>
> Quelle lecon de vie

� Gageons, dit celle-ci, que vous n�atteindrez point
Sit�t que moi ce but. ? Sit�t ? �tes vous sage ?
Repartit l�animal l�ger.
Ma comm�re, il vous faut purger
Avec quatre grains d�ell�bore.
? Sage ou non, je parie encore. �
Ainsi fut fait ; et de tous deux
On mit pr�s du but les enjeux.
Savoir quoi, ce n�est pas l�affaire,
Ni de quel juge l�on convint.
Notre Li�vre n�avait que quatre pas � faire ;
J�entends de ceux qu�il fait lorsque, pr�t d��tre atteint,
Il s��loigne des chiens, les renvoie aux calendes,
Et leur fait arpenter les landes.
Ayant, dis-je, du temps de reste pour brouter,
Pour dormir, et pour �couter
D�o� vient le vent, il laisse la tortue
Aller son train de s�nateur.
Elle part, elle s��vertue ;
Elle se h�te avec lenteur.
Lui cependant m�prise une telle victoire,
Tient la gageure � peu de gloire,
Croit qu�il y va de son honneur
De partir tard. Il broute, il se repose ;
Il s�amuse � toute autre chose
Qu�� la gageure. � la fin quand il vit
Que l�autre touchait presque au bout de la carri�re,
Il partit comme un trait ; mais les �lans qu�il fit
Furent vains : la tortue arriva la premi�re.

� Eh bien, lui cria-t-elle, avais-je pas raison ?
De quoi vous sert votre vitesse ?
Moi l�emporter ! et que serait-ce
Si vous portiez une maison ? �
---------

J'aime pas trop le ton moralisateur de Lafontaine. Laquelle de ces
fables n'est pas une le�on moralisatrice?

Victal

unread,
Nov 25, 2009, 5:12:58 AM11/25/09
to


Heu le principe d'une fable c'est ca

elle d�crit les travers humain de telle sorte d'instruire par une
conclusion de bon sens

c'est comme ca depuis Esope

Les �crits d'Esope influenc�rent la litt�rature occidentale, le Moyen-Age et
plus tard notre c�l�bre Jean de La Fontaine. Celui-ci d'ailleurs ne se
cachait pas des sources de ses c�l�bres fables. Esope fut son plus grand
inspirateur.


http://www.la-grece.com/pages/pages.php?lang=1&id=388

Malachite

unread,
Nov 25, 2009, 2:08:34 PM11/25/09
to
Victal a �crit :

Il n'y a pas de principe � la fable, on en fait ce qu'on veut. Le ton
moraliste de Lafontaine est �vacu� dans la prochaine de Anouilh.


LE CHENE ET LE ROSEAU

Le ch�ne un jour dit au roseau :
� N'�tes-vous pas lass� d'�couter cette fable ?
La morale en est d�testable;
Les hommes bien l�gers de l'apprendre aux marmots.
Plier, plier toujours, n'est-ce pas d�j� trop
Le pli de l'humaine nature ? �
� Voire, dit le roseau, il ne fait pas trop beau ;
Le vent qui secoue vos ramures
(Si je puis en juger � niveau de roseau)
Pourrait vous prouver d'aventure,
Que nous autres, petites gens,
Si faibles, si ch�tifs, si humbles, si prudents,
Dont la petite vie est le souci constant,
R�sistons pourtant mieux aux temp�tes du monde
Que certains orgueilleux qui s'imaginent grands. �
Le vent se l�ve sur ces mots, l'orage gronde.
Et le souffle profond qui d�vaste les bois,
Tout comme la premi�re fois,
Jette le ch�ne fier qui le narguait par terre.
� H� bien, dit le roseau, le cyclone pass�
- Il se tenait courb� par un reste de vent -
Qu'en dites-vous donc mon comp�re ?
(Il ne se f�t jamais permis ce mot avant.)
Ce que j'avais pr�dit n'est-il pas arriv� ? �
On sentait dans sa voix sa haine
Satisfaite. Son morne regard allum�.
Le g�ant, qui souffrait, bless�,
De mille morts, de mille peines,
Eut un sourire triste et beau
Et, avant de mourir, regardant le roseau,
Lui dit : � Je suis encore un ch�ne �.

Jean Anouilh, Fables (1962).

Victal

unread,
Nov 25, 2009, 3:20:44 PM11/25/09
to

�coutez si vous ne voyez pas la morale vous ne devez pas voir grande chose

Le point de cette fable est le suivant le ch�ne croule et le roseau pas

par contre le ch�ne se satisfait de restez un ch�ne m�me par terre

La morale

l'orgueilleux m�me � terre pavoisonne toujours

Malachite

unread,
Nov 25, 2009, 4:46:24 PM11/25/09
to

Mon pauvre Victal, on ne peut pas dire que vous faites beaucoup
d'efforts par d�passer le 1er niveau de lecture.

Le roseau satisfait devant le malheur du ch�ne lui renvoie sa morale.
Le ch�ne, dans un dernier soupir de tendresse lui r�pond; � quoi bon
m'accabler de votre morale, je suis n� ch�ne et je cr�ve ch�ne.

Si morale il y a, c'est la seule � retenir.

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