Parmi les dogmes occitans, il en est un, hérité du romantisme
félibréen, qui ne cesse de m'interloquer : c'est l'unité. Il me semble
qu'il revêt deux facettes essentielles.
- L'une est linguistique : l'unité de la langue occitane présuppose
l'existence d'une langue moins dialectalisée dans les premiers stages
de formation de la langue. Il faut être plus précis : l'existence
d'une koinè littéraire médiévale est indéniable. Mais cette koinè n'a
jamais été qu'un standard littéraire utilisé en Italie, dans le
Poitou, ...
Au fond, quand les occitanistes parlent d'unité de la langue qui
précède la dialectalisation (une sorte de schéma de Tour de Babel),
c'est forcément du latin méridional de Gaule dont il s'agit. Outre que
rien n'atteste de son unité (l'étude du vocabulaire latin du gascon
montre que celui-ci est en lien avec l'Ibéro-Romanie), il condamne
surtout à remettre la dite langue occitane dans le contexte des
langues néo-romanes de l'Europe de l'Ouest, autrement dit à admettre
une possible dialectalisation de ce latin méridional plus tardive ce
qui explique des traits communs (essentiellement -tr->-ai-) mais en
aucun cas ne justifie de passer sous silence les évolutions
primordiales in situ. Bref, on se retrouve face à une famille
linguistique, tout comme le bable et le castillan, le poitevin et le
wallon. En aucun cas devant une langue.
- L'autre est socio-linguistique : il s'agit de l'héritage très net
des félibres. Celui-ci est issu de l'éducation républicaine de ces
mêmes félibres : éduqués au mythe d'une France bicéphale, romane et
franque, ils ont voulu redonner fierté à la première du fait d'une
analyse de la situation biaisée, ou au contraire trop bien comprise
(les années du félibrisme, c'est avant tout le règne des méridionaux à
Paris: en avaient-ils un ressentiment ?). Bref, les félibres ont
repris à leur compte les fictions constitutives de la République
française, celle de la continuité Gaule-France d'une part, celle d'une
France du Nord et d'une France du Sud.
Evidemment, dans ces années-là, des esprits éclairés expliquaient déjà
fort bien que la situation était plus complexe. Sans parler même de
linguistique (je défie quiconque de trouver des auteurs majeurs
parlant des langues d'oc autrement qu'au pluriel sous le vocable de
dialectes provençaux à l'exception de la désignation provençal ancien
pour signifier la langue notariale), nombre de témoignages historiques
mettent en avant la grande hétérogénéité de la Gaule (débuts des
travaux sur les Aquitains, les Ligures, ...) puis mettent à mal les
mythes français médiévaux sur le pré carré capétien, ... Les débuts de
l'anthropologie coïncident avec cette période.
On voit très bien ce qu'emporte ce dogme de l'unité : fruit d'une
reconstitution historique romantique à la charnière des deux siècles,
repris par les occitanistes qui sont les fils des félibres, il célèbre
l'exaltation nationale. Rendu possible sur des territoires réduits
(supposée unité de la langue basque, supposée unité du breton, ...),
il devient impraticable quand il s'agit de phagocyter des provinces de
taille manifeste, à l'histoire affirmée. Surtout, dans une optique de
renouveau identitaire contemporain, il est même contre-productif car
il amène la confusion et l'incompréhension du public devant cette
langue, célébrée constamment pour son unité, mais qui fait preuve
d'une diversité hallucinante que la graphie alibertine tente de cacher
avec de la bonne volonté.
L'abandon de ce dogme et le retour à des considérations plus réalistes
dans la norme européenne voire même française (vision apaisée des
langues d'oïl) sont un pas nécessaire pour le mouvement occitaniste.
Les Occitans doivent se dépatouiller du romantisme félibréen, jamais
loin d'un Tartarin de Tarascon qui lui est contemporain.
Intéressant, de voir comment un texte provençaliste est accusé de
dogmatisme occitan...
> - L'une est linguistique : l'unité de la langue occitane présuppose
> l'existence d'une langue moins dialectalisée dans les premiers stages
> de formation de la langue. Il faut être plus précis : l'existence
> d'une koinè littéraire médiévale est indéniable. Mais cette koinè n'a
> jamais été qu'un standard littéraire utilisé en Italie, dans le
> Poitou, ...
Puis-je vous engager à faire quelques études de linguistique ?
L'unité d'une langue, c'est quelque chose de subjectif, entre un choix
de convention graphique commune (ce qui a rassemblé les troubadours,
puis les "oucitans" du félibrige de la fin du XIXe s, puis les
occitanistes), un classement commode de parlers et dialectes sur des
critères d'intercompréhension objective et de fonds lexical commun...
Nul besoin de "langue commune unique" au départ. Vous rejoignez là les
fantasmes d'un Blanchet.
> - L'autre est socio-linguistique : il s'agit de l'héritage très net
> des félibres. Celui-ci est issu de l'éducation républicaine de ces
> mêmes félibres : éduqués au mythe d'une France bicéphale, romane et
> franque, ils ont voulu redonner fierté à la première du fait d'une
> analyse de la situation biaisée, ou au contraire trop bien comprise
> (les années du félibrisme, c'est avant tout le règne des méridionaux à
> Paris: en avaient-ils un ressentiment ?). Bref, les félibres ont
> repris à leur compte les fictions constitutives de la République
> française, celle de la continuité Gaule-France d'une part, celle d'une
> France du Nord et d'une France du Sud.
Le fait que les félibres et les occitanistes soient d'accord sur ce
point vous gêne...
> Evidemment, dans ces années-là, des esprits éclairés expliquaient déjà
> fort bien que la situation était plus complexe. Sans parler même de
> linguistique (je défie quiconque de trouver des auteurs majeurs
> parlant des langues d'oc autrement qu'au pluriel sous le vocable de
> dialectes provençaux à l'exception de la désignation provençal ancien
> pour signifier la langue notariale), nombre de témoignages historiques
Citez-nous donc des auteurs majeurs utilisant langue d'oc au pluriel
(à part Philippe Blanchet et Jean Lafitte, qui ne sont majeurs qu'en
raison de leur âge respectable voire canonique...)
> On voit très bien ce qu'emporte ce dogme de l'unité : fruit d'une
> reconstitution historique romantique à la charnière des deux siècles,
> repris par les occitanistes qui sont les fils des félibres, il célèbre
> l'exaltation nationale. Rendu possible sur des territoires réduits
> (supposée unité de la langue basque, supposée unité du breton, ...),
même lecture datée et inexacte de la notion d'unité linguistique. les
travaux récents sur le basque ne remettent pas en cause cette unité.
Bròc pourrait nous être utile et nous dire ce qu'il en est sur le
breton...
> Les Occitans doivent se dépatouiller du romantisme félibréen, jamais
> loin d'un Tartarin de Tarascon qui lui est contemporain.
alors là, je vous engage à faire preuve de la même auto-dérision...
JF Blanc
C'est idiot, puisque c'est justement tout mon propos. Le félibrisme
provençaliste et l'occitanisme, tout comme le libéralisme et le
marxisme, procèdent d'une même analyse.
>
> Puis-je vous engager à faire quelques études de linguistique ?
> L'unité d'une langue, c'est quelque chose de subjectif, entre un choix
> de convention graphique commune (ce qui a rassemblé les troubadours,
> puis les "oucitans" du félibrige de la fin du XIXe s, puis les
> occitanistes), un classement commode de parlers et dialectes sur des
> critères d'intercompréhension objective et de fonds lexical commun...
> Nul besoin de "langue commune unique" au départ.
Je n'ai rien à foutre de la subjectivité des félibres du XIXème
siècle, d'autant plus qu'elle était influencée par leur éducation
française. Je ne m'intéresse qu'aux faits scientifiques. Donc, vous
êtes d'accord pour dire qu'il n'y a pas d'unité linguistique éclatante
et que la graphie est là pour gommer cette réalité. Très bien, c'est
effectivement ce que tous les occitanistes conséquents concluent.
Auquel cas, il ne peut s'agir que d'une subjectivité qui restera
confinée à ceux qui y croient, à moins que vous n'imposiez cette
subjectivité via l'appareil d'Etat.
> Le fait que les félibres et les occitanistes soient d'accord sur ce
> point vous gêne...
Pas du tout puisque pour moi, les deux mouvements sont frères dans
leur romantisme échevelé et leur biais littéraire, fruits d'une
éducation républicaine classique française.
>
> Citez-nous donc des auteurs majeurs utilisant langue d'oc au pluriel
> (à part Philippe Blanchet et Jean Lafitte, qui ne sont majeurs qu'en
> raison de leur âge respectable voire canonique...)
Il n'y a plus d'auteurs majeurs en France. Il reste Xavier Ravier, le
dernier à avoir une vision globale de la Romanie, le dernier survivant
de la grande école de dialectologie toulousaine, rameau de la grande
école française de linguistique née sous Dauzat. Pierre Bec également
dont on ne se lassera jamais de citer ce qu'il pense vraiment de
l'ensemble occitan.
> même lecture datée et inexacte de la notion d'unité linguistique. les
> travaux récents sur le basque ne remettent pas en cause cette unité.
> Bròc pourrait nous être utile et nous dire ce qu'il en est sur le
> breton...
Pour le basque, il paraît très clair que les dialectes basco-
aquitains, notamment le souletin (pas de répugnance au t
initial, ...), représentent une survivance des parlers aquitains. Je
ne suis pas assez calé en dialectologie basque pour le confirmer mais
la variété de l'ensemble basque est très grande et sa fragmentation
dialectale est bien plus ancienne encore que celle de la Romanie.
> alors là, je vous engage à faire preuve de la même auto-dérision...
Le félibrisme a accompagné le mouvement de folklorisation de l'homme
du Sud, devenu avec les occitanistes un bon sauvage qui cherche à
s'émanciper d'un joug colonial ...
> Surtout, dans une optique de
> renouveau identitaire contemporain, il est même contre-productif car
> il amène la confusion et l'incompréhension du public devant cette
> langue, célébrée constamment pour son unité, mais qui fait preuve
> d'une diversité hallucinante que la graphie alibertine tente de cacher
> avec de la bonne volonté.
Segü, eskriwre kado parla lukal d’ün bjaj diferen ez indispensapple per tal de fasilita l’ensenyomen e la kumünikasiw en lengo d’o.
Kan letsissi ün libre en probensal me futi de l’istwèro, so ke m’interèsso es la prununsjasiw presizo de cado letro din lu parla de l’awtu.
Ez ürtsen de destrusi l’obro dej Felibres e dez utsitanistos, ke bal paz un pet.
Kal turna abusina la lengo e ün mirgaljomen de patwèses.
Les livres en provençal sont avant tout à destination des locuteurs de
provençal. Une fois de plus, on se retrouve face à un biais
intellectuel français : la prétention à l'universalisme. Le renouveau
des langues d'oc ne peut passer que par un ré-enracinement dans le
local et dans l'exaltation des gens du pays. Pétainisme ? Peut-être,
c'est à creuser même si pour moi le pétainisme n'est pas du tout ce
nationalisme païen au sens du pagus, mais bien plus les prémices du
technocratisme gaullien.
Toujours est-il que moi, contrairement aux occitanistes, je crois en
l'homogénéité de l'ensemble linguistique occitan. Je crois
fondamentalement que les langues d'oc sont le résidu de la Gaule
romane sans influence germanisante poussée. Je pense également que
l'on n'a pas besoin de travestir certains dialectes de transition pour
mettre en avant cette situation historique. Je pense cependant que
cette situation historique n'entraine aucune conséquence quant à
l'existence d'une supposée nation d'oc. On ne résume pas des terroirs
à un seul événement historique, quand bien même il affecterait les
modalités de l'expression.
Je crois qu'au fond, les occitanistes doivent se poser la question la
plus primordiale qui soit : ont-ils appris l'occitan parce qu'ils
aiment les gens de leur pays ou bien parce qu'ils détestent la
France ? S'ils aiment les gens du pays, alors ils feront l'effort
d'éditer des livres que ces derniers peuvent lire, sans les brusquer
ou les rééduquer. S'ils aiment les gens du pays, ils ne tolèreront pas
que l'on méprise le génie de leur langue et que l'on masque les
évolutions subies par le latin car jugée soit trop françaises, soit
pas assez méridionales. Ils agiront dans le sens d'une adaptation de
la graphie et réfléchiront sur le fait qu'écrire le mozarabe en
alphabet arabe n'a jamais terni son aspect roman. Cessez de vous fier
aux illusions.
> Je crois qu'au fond, les occitanistes doivent se poser la question la
> plus primordiale qui soit : ont-ils appris l'occitan parce qu'ils
> aiment les gens de leur pays ou bien parce qu'ils détestent la
> France ? S'ils aiment les gens du pays, alors ils feront l'effort
> d'éditer des livres que ces derniers peuvent lire, sans les brusquer
> ou les rééduquer.
Ez ebiden que lu prublèmo es pas la mankanso d’edükasiw pupülaro a letsi la lengo din sun bestit grafik klassik mès lu kapuditse d’akez amorrij d’utsitanistos!
> Je n'ai rien à foutre de la subjectivité des félibres du XIXème
> siècle, d'autant plus qu'elle était influencée par leur éducation
> française.
Se prenès paz en kunte la sütsettibitat, passas a kustat d’ün fün de kauzos.
Per etsemple, dijas ke l’islam k’es üno fe, üno simplo idèjo, a pas kad d’impurtansio din la gèro ke Franso mèno kuntro lo popple afgan?
> (l'étude du vocabulaire latin du gascon
> montre que celui-ci est en lien avec l'Ibéro-Romanie),
Exemples?
>
> Exemples?
Tous tirés de chez Rohlfs :
andà ("claie dont on forme le parc des animaux") : aragonais andana,
catalan andà (du latin amitanu)
arremugà ("ruminer") : aragonais, catalan remugar (du latin rimugare
au lieu du latin rumigare)
arrabén ("pente très abrupte") : castillan reventadero (dérivé du
latin repens)
aubì ("intelligence") : castillan albedrio (du latin arbitrium)
brenà ("prendre le goûter") : catalan berenar, aragonais brendar,
ribagorza brenà (du latin merendare)
counyèsto ("neige amoncelée") : catalan congesta, aragonais cuñastra
(du latin congesta)
damisèle ("belette") : léonais donecilla, ...
entà ("vers") : catalan, aragonais entà
érc ("bouquetin") : catalan erc (du latin hircus)
escherbigadé ("précipice") : aragonais xerbigadero (du latin
excervicare)
espugo ("grotte") : aragonais espluca (base *speluca)
Essentiellement du vieux fond pyrénéen.
apè ("engin à pointe") : catalan aper 'charrue', castillan apero (du
latin appariare)
aplegà (au sens de rassembler) : catalan aplegar, castillan allegar
arbelha ("jarosse") : aragonais arbeja, catalan arvella, castillan
arveja (du latin ervilia)
arralhà ("fendre du bois") : aragonais rallar, espagnol rajar
arroulho ("rigole") : espagnol arroyo (du latin arrugia)
arroumo ("muraille en pierres sèches sans mortier) : espagnol horma,
basque borma (du latin forma)
asét/asédo ("acide") : espagnol acedo (non pas du latin acidus mais
acetum=vinaigre)
bagà ("avoir du temps") : catalan vagar, espagnol vagar (du latin
vacare)
bascà ("s'inquiéter") : ancien espagnol basca, portugais vasca,
catalan basquejar
baoutourn ("vent du SO) : aragonais bolchorno, espagnol bochorno (du
latin vulturnus)
bencilh ("branche flexible) : aragonais bencello, catalan vencill,
espagnol vencejo (du latin vinciculum)
etc ...
Il y a en des pages et des pages et inversement, des pages de
vocabulaire gallo-roman en aragonais.
> > même lecture datée et inexacte de la notion d'unité linguistique. les
> > travaux récents sur le basque ne remettent pas en cause cette unité.
> > Bròc pourrait nous être utile et nous dire ce qu'il en est sur le
> > breton...
Podi parla de duoi periodos:
- Fin lou sègle XV aven una lengo bretouno escrito unico.
(Digu sap pas se la realitat parlado èro tant unificado.) Aquelo lengo
unico avio de traits KLT e de traits vanetés.
- La grando separaciou escrito entre KLT e vanetés se faguet ammé li
jesuitos que creèrou duos escrituros diferentos per la dioucèsi de
Vanos e per las autros dioucèsis.
D'uèi:
Tradiciounalomen se parlo de quatre dialectes bretous:
Leounard, tregourés, cornoualhés e vanetés.
(I o també lou pichou gweolard que se restaco al tregourés, en
realitat)
Aquel biais de counta quatre dialectes es en fait un biais de counta 4
avescats!
Lou leounard e lou tregourés sou forço prochi un de l'aute. (en gros
lou tregourés prounoùncio de -n à l'infinitieu e pas lou leounard:
bioure = eva, evan) e fo una mudasou de min: an dud a zans, an dud a
dans = li gents dansou
Lou vanetés es pas uno unitat en realitat. Es uno unitat facticio per
lou fait que dien lou seminàri de Vanos ensenhavou lou nalt vanetés
coumo lengo literàrio, ço que menet de capelôs bas-vanetés à escrieure
en nalt-vanetés.
Lou nalt vanetés quicho sistematicomen soubre la darrièro silabo,
quand lou nalt vanetés pot quicha soubre la darrièro, la penultimo ou
l'anitpenultimo.
Li pluraus bas-vanetés sou coumo en Cornoualho. Las ditoungos també.
On trobo quitomen en bas vanetés de trait founetiques counsiderats
coumo leounards: oun, bretoun per on, breton
Pel voucabulàri lou bas vanetés fai una transiciou entre lou nalt
vanetés e lou cornoualhés.
Lou cornoualhés:
aqui n'arriban à la provo que la classificaciou tradiciounalo es
fausso.
La Cornoualho es un avescat, mas i chau destrïa almen tres dialectes
plô diferents lis uns dis àutri, talomen que s'entendou mau.
Una varianto de leounard, ammé quauquos especificitats (hweh
prounouncia /fih/), dien la regiou de Kemper
Un parla que sounarièi lou cornoualhés "pur", que lis àutri entendou
pas s'aun pas lou tèxte souto lis ueis.
lou nalt cornoualhés que s'aturo forço del vanetés (en deforo del z
que gardo à la plaço de h): chuntoments, g prounounciats dj de cops
que i o.
Per eisemple, Stivell qu'es de per alai prounoùncio /michtu/ per Miz
Du (nouvembre) coumo li Vanetés.
Per achaba, entremiech dous dialectes, i o en Bretanho de larjos zonos
de parlas mesclats, ço qu'aven pas gaire en Païs d'Oc.
Se countan toùti lis aires de parlas mesclats arribam à 35 à 40 % del
territòri bretoun. Li naciounalistos eimou pas que se digo.
Aquessos mescladissos sou forço sourprendentos à la raso del Tregor e
del Vanetés (Mur de Bretagne e per alai)
Mès, acò's justomen ço qu'empego lis occitans.
I o una grondo letraduro prouvençalo.
I o una lengo, una normo prouvençalo plô definido, estudiado dien lou
mounde entier.
En deforo de guelo, i o sounque de parlas mau definits, de "patais".
De sorto que d'uèi pouden dire que :
i o una lengo prouvençalo e de parlas que ne sou pas que de
moudalitats poupularos, chambiadisso e capriciousos.
Acò's la realitat soucioulougico de nousto charo lengo.
Il y a aussi des tas de mots gallo-romans que l'on trouve en gascon et
en catalan:
ex.: gascon taula, occitan central taula, catalan taula, français
table.
:)
Aquò's pas la realitat sociologica de nòstra lenga, es la somiada per
Felip Blanchet. Sabètz, aquel "especialista" qu'ensenha a Rennas e
qu'i rapatrièt "la France latine" (sens "r") dempuèi que la Sorbona a
retrobat un ensenhament normal de la lenga d'oc (amb JP Chambon)
JF Blanc
> Il y a aussi des tas de mots gallo-romans que l'on trouve en gascon et
> en catalan:
>
> ex.: gascon taula, occitan central taula, catalan taula, français
> table.
Tè, que i a tanben:
ausèth / ausèl, ausèu, auseu / ocell / oiseau
espatla / espatla / espatla / épaule
anar / anar / anar / -
abans / abans / abans / avant
hromatge / fromatge / formatge / fromage
matin / matin / matí / matin
deman(d)ar / demandar / demanar / demander
gaha (louche) / gafa (perche avec un croc) / gafa (peça de ferro) /
gaffe
> Tè, que i a tanben:
>
> ausèth / ausèl, ausèu, auseu / ocell / oiseau
>
> espatla / espatla / espatla / épaule
>
> anar / anar / anar / -
>
> abans / abans / abans / avant
>
> hromatge / fromatge / formatge / fromage
>
> matin / matin / matí / matin
>
> deman(d)ar / demandar / demanar / demander
>
> gaha (louche) / gafa (perche avec un croc) / gafa (peça de ferro) /
> gaffe
Tanben:
prua / pruna / pruna / prune (cast. ciruela)
poma / poma / poma / pomme (cast. manzana)
Fr. et occitan général: femme, femna (et variantes)
Le gascon a "molhèr" (cf. esp. "mujer") mais aussi "hemna" dont la
phonétique trahit l'ancienneté ;)
Crebat de rire.
Molhièr es panoccitan.
> De sorto que d'uèi pouden dire que :
>
> i o una lengo prouvençalo e de parlas que ne sou pas que de
> moudalitats poupularos, chambiadisso e capriciousos.
>
> Acò's la realitat soucioulougico de nousto charo lengo.
Kant on bol defini üno parla kumü tsu la furmo de l’utsita referensial, bramas k’on bol impauza üno lengo de farlabiko. Kant on ba fai pas, bramas ke nostro karo lengo ej dins l’estat susjulutsik d’un patwès.
Ke kal fa per bus kuntenta?
Es pas en contar d'istòrias amb un nivèl de lenga aital que seretz
credible.
Es pas en insurtant lo trabalh de codificacion de plusors generacions
de linguistas sens pas res propausar que salvaretz la lenga.
E parlar de "resisténcia" aici es insurtar la memòria dels resistents
vertadièrs.
Sètz sonque ridicule (mas per compatir, vos remandi al papa Ratzinger
que doblidèt encara un còp d'explicar la realitat de Lorda : se era
mair de Diu e parlè en gascon a Bernadeta, que cau de tira proclamar
eth gascon bigordan lengua oficiau dera gleisa catolica...).
JF Blanc
Los occitanistas faun d’errors e son pas perfièches, mès ensajon al mens d’escriure la lenga d’òc segon sas tradicions secularas.
Aquí un tip qu’escriu d’un biais deliberat dins una grafia clarament franchimanda gausa se trufar d’els.
N’i auriá per rire s’èra pas per plorar.
De mounde que emplego uno grafio e un voucabulari largamen espagnols
farian miel de se cala -suau , al loc de me trata d'emplega uno grafio
estrangièro!
Ma grafio es largament emlegado e a daverat le premi noubel amb
Mistral , ne poudèts pas disé tant!!!
La vostro es arcaico, s'emplego pas mai dempei le sècle 16!
Me fa souveni de Leclerc que en Alemanho fasquèt presouniè de SS
françéses e les accusèt d'aver vestit un uniforme estrangièr. Elis i
respoundèron : e tus, toun uniforme es pas estrangiè benlèu;que porto
un uniforme e d'armos americanos; Dabans la countradiciu ount èro que
la poudio pas engoula, les fusillèt sup pic!
>
> Los occitanistas faun d’errors e son pas perfièches, mès ensajon al mens d’escriure la lenga d’òc segon sas tradicions secularas.
>
Ount' avetz vist acò ?
Avetz ja legit li troubadours ?
Escriviou pas "lo camin" mès "lo chami", pas "cantan" mès "chanto",
pas "fasiàn" mès "fazio", pas "lo molin" mès "lo moli"....pas l"ausèl"
mès "l'auzel".....
Pla envouiat!!!!
Pouden countunia amai:
Escriviou pas "parlàvmen" mès "parlavam", pas "parlàvetz" mès
"parlavatz", pas "parlavan" mès "parlavo".
Noun soulomen l'ourtougràfio, mas touto la counjugasou, cò's dire la
baso de la lengo es diferento.
Cal èsser Bròc (cresi que cal suprimir la majuscula e ne far un
adjectiu) per creire qu'una lenga càmbia pas...
Per l'evolucion de la conjugason, cal legir "le verbe occitan" de
Robèrt Lafont.
I a paucas paginas, de frasas cortetas, una lenga fondamentala que
deuria comprene lo quite Alan Bròc...
JF Blanc
Cal èstre un occitan (tan val disé un espagnol) coumo JFB per crése
que las grafio evouluisson pas!
Escriure coumo i mil an ; i a que un èstre coumo el e sous
coupatriotos katalibans que le pogue fer!!
Se s'escrivio "fenestra" al Mouien atge es que se disio "fenestra " e
pas "fenestro" . quand a coumençat de cambia an escriut "fenestro" al
segle 16!
Les piots occitans diran que es la fransisaciou mès les franceses èron
aqui al sècle 13 .Per de que calguèt espera 3 sècles alavèts? .
A pas cap de sens !! dounco es pla uno asenado de mai dels espanhocs!
Cal èsser Bròc per voler pas veire que la grafia classica evoluïguèt
entre la coinè e la lenga d'ara. Notam la dobertura vocalica, notam de
còps l'accent tonic...
E la grafia es englobanta. I a un fum d'endrechs que la "a" finala (de
fenèstra, de hièstra...) se prononcia encara "a" (a Montpelièr, a
Malhana, en Auvernhe, a Pontac en Bearn...)
Aquò rai, es la sason dels coberlons, i n'a que se doblidèron que
fòrça son pas manjadisses, o amb de vertuts allucinogènas...
JF B
Escriure "a" so que se prononço "o" es bauj.
I a pas que las cervèlos roustido coumo la vostro per l'engoular! La
finalo a es forco minouritario e douncos vostro grafio engloblo le
fait majouritari , es uno lougico cap e tout occitano!
Me podètz explicar perqué escrivètz "bauj" amb una "j" ?
Me podètz explicar perqué metètz una "s" a "cervèlos" e pas a
"roustido" ?
Qué vòl dire "forco" - es pas puslèu "forca" o "fòrça" ?
Es una logica de codificacion - un còde es un ensems de règlas comunas
per comunicar...
JF Blanc