> Si ma mémoire est bonne, le pasteur Jacques Chauvin a enseigné
> l'occitan au lycée de La Souterraine, avant d'être malheureusement
> appelé à de plus hautes fonctions par l'Église réformée de France.
> Il y a toujours des occitanistes de l'IEO et du P'Òc en Creuse, ils
> sont isolés, certes. On constate souvent que les occitanistes isolés
> dans leur coin pètent les plombs et adhèrent au PNO. Ce n'est pas le
> cas de ces Creusois. Les Creusois sont de grands hommes...
La Soustrano es dien la Crouso, dounco en Lemouzi, pas dien lou
Creissent.
Couneguèri Chauvin en 1978. Dourmission dien la mèmo chambro ammé
Joan-
Pèire Tardiu à l'EOE de Vilonèvo d'Olt, e JP Baldit èro dien la
chambro vezino ammé soun espouso.
Aguèri dounc l'escazenço de parla loungomen ammé guel.
Se sentis LEMOUZI e pas Auvirnhat nimai del Creissent.
Parlabo claromen lemouzi e pas li parlas del Creissent que Baldit nous
presintabo.
A l'epoco dizion "occitan" puèi que l'IEO pretendio pas impausa una
lengo coumuno artificialo. E coumo lou mot èro coumpletomen nouvèl,
dien l'esperit di gents represintabo pas lou Lengadò.
Mas desempuèi l'IEO es passado al separatisme e al jacoubinisme
lengadouciô. Dounco lou mot "occitan" jounto pas mai per dire
"lemouzi, auvirnhat, gascoun ou prouvençau".
Te cauciouni que Chauvin ensenhabo pas lou lengadouciô mas be lou
lemouzi!
Noto:
Li parlas de Crouso e de Nalto-Vieno se francisou à una vistesso
qu'espanto, talomen que te damandes se vau pas mai lis endrèits ounde
la lengo mouris "en bouno santat" pulèu qu'aquel cranc.
Dounco, cò's pas impoussible de pensa qu'un jour se parlèsso un
dialècte d'ouïl didamount.
Mas pel moument s'i parlo inquèro la francho lengo d'o
E puei, la linga es totjorn plan parlada en Lemosin e pas tant
maumenada coma fasetz chara de creire. Se parla segur tant coma en
Dordonha mas lo Conselh Regionau a pas damandat deguna enquesta
d'enguera.
Lo lemosin demòra rurau. La linga 'chaba d'acompanhar la vita, la vita
de la campanha, çò que ne'n sòbra.
Qu'es pas coma en Provença, en Lengadòc o dins las quitas Lanas, que
l'i a degun pus per la parlar.
Je pense également que les régions qui voient leurs derniers locuteurs
disparaître ont bien de la chance par rapport à celles qui encore
assez massivement rurales, disposent d'une génération supplémentaire
qui parle un patois mi-français, mi-oc. Entre cette horreur et la
novlang des néo-locuteurs, nos oreilles sont gâtées. C'est évidemment
sans prendre en compte que par nature, le limousin était un affreux
dialecte.
Pour les Landes, autant pour moi. Je me suis fier à cette carte :
http://portal-lem.com/images/fr/occitan/carte_de_l_occitan.jpg
Mais les données me semble peu fiables au final. Je ne vois sur quelle
stats cela peut s'appuyer en limousin par exemple étant donné qu'il
n'y en a pas. Or en sud Haute-Vienne, la langue se parle au moins
autant qu'en Périgord voisin, deux régions qui me sont très
familières.
Le limousin serait donc devenu un mixte, dis-tu ? Ah, drôle d'idée
malgré une certain degré de francisation récent, j'en conviens, mais
nulle créolisation de ce genre. Après tout, si créolisation il s'était
produit, ou pouvait encore se produire, quoi de bien terrible, si ce
n'était la conséquence de la domination d'une langue sur l'autre.
Mais cela voudrait donc dire qu'un francophone comprendrait plus ou
moins la moitié du lilousin ? Rien de tel tellement le limousin est
déconcertant.
http://portal-lem.com/images/fr/occitan/carte_de_l_occitan.jpg
Tout faux pour la Gascogne. En Gironde, je serais curieux de savoir où
l'on parle gascon, sachant qu'au XIXème siècle, on atteste seulement
dans la grande enquête linguistique menée par les instits, "présence
de patois". On ne doit plus trouver un seul locuteur en Entre-Deux-
Mers, en Libournais, sur le Bassin d'Arcachon ou dans les Graves. En
Bazadais, à la marge. Alors que dans les Landes, en Chalosse, ça se
maintient pas mal. L'un des rares locuteurs naturels de moins de 30
ans que je connaisse est justement landais. Et puis les Landes sont
encore majoritairement habitées par les descendants des Landais, même
si cela change depuis 10 ans que les côtes basque et méditerranéenne
sont surchargées.
En Haute-Garonne, la montagne sauve les statistiques probablement.
Parce que trouver des locuteurs en Gascogne toulousaine ou en
Lauragais ... La langue est également perdue pour l'Aude, mais depuis
longtemps en fait : politiquement, ce département progressiste a
favorisé l'intégration à la France. Il a reçu aussi trop d'immigration
à une époque où la langue était déjà mal en point. Par contre, il est
sympathique de voir que ces immigrés ont pris l'accent, comme
aujourd'hui encore les Maghrébins ont un accent mi-arabe, mi-oc dans
les banlieues des grandes villes du Sud.
Il est mensonger de toute évidence de croire que l'aranais se porte
bien parce qu'il est officiel. Toute la bêtise occitane résumée. Les
Aranais de souche constituent moins de 40% de la population aranaise.
La majorité de la population est catalane et sud-américaine, tourisme
oblige. Sur ces 40% de descendants d'Aranais, seule une bonne moitié
parle réellement l'aranais. Le catalan fait des progrès immenses dans
la vallée, l'attrait traditionnel pour Bordeaux et Toulouse a disparu
au profit de Barcelone. Donc Aran, c'est mort.
Heureusement que par gentillesse, on ne considère pas les PO. Là, la
colonisation pied-noire et française a anéanti la langue catalane. Une
situation assez identique en Provence. Mais en Provence il reste
l'accent. Dans les Fenouillèdes, je ris.
Dans tous les cas, je pense que les situations sont à peu près
identiques partout.
Cette carte est grandement erronée, en effet, du moins pour ce qui est
de la Gascogne. C'est à la fois triste et risible de voir que le Gers,
la Gironde et le Lot-et-Garonne sont des départements jouissant d'un
"usage relativement modéré" alors que les Landes y sont considérées
comme une zone à "usage faible", pour la bonne raison que ça ne
reflète nullement la réalité en 2010. Il manque, hélas, l'appellation
"à usage résiduel" pour désigner la triste réalité de la majeure
partie de la Gascogne linguistique. Quant au val d'Aran avec son
officialité d'opérette, si ça peut faire plaisir à certains de s'en
gargariser...
Oui, vous avez raison d'apporter cette précision, mais je pense qu'il
y a seize ans la situation linguistique de la Gascogne ne devait pas
être plus florissante qu'aujourd'hui.
Pour en revenir à la carte en question, je concèderais, à la rigueur,
l'appellation "usage relativement conservé" au Limousin et au
Périgord, régions encore rurales (mais pour combien de temps ?), mais
je serais fort surpris que la situation linguistique de la Gascogne,
dans son ensemble, soit meilleure ou moins mauvaise que celle de la
Provence ou du Languedoc. Quant à la francisation galopante de
l'idiome, elle est loin d'être l'apanage du Limousin. Déjà au 19e
siècle le prince Louis-Lucien Bonaparte en signalait les ravages dans
ce qu'il appelait l'occitanien.
Depuis l'enquête des félibres Tourtoulon et Bringuier, on sait que la
Creuse est partagée en trois domaines : au Nord, le Croissant, à
l'Ouest, le limousin, à l'Est, l'auvergnat.
Seuls les mauvais géographes, nuls en histoire et incompétents en
langue d'oc peuvent affirmer le contraire.
Une fois de plus Alain Broc, ancien professeur d'histoire-géographie
et d'occitan-langue d'oc, étale son incompétence et sa suffisance,
sans parler de son mépris pour les Félibres dont pourtant il ose se
revendiquer.
Demoro pamin clar que lei counjugasous auvirnhatos e lei lemouzinos
sou coumpletomen diferentos dien lou nord.
Lou soul endrèit que se semblou, es ammé lei coujugasous del Cantau e
las de la Courrezo. Joan Mouzac per esemple counjugabo
gandré coumo ieu: (dien sa grafìo neo-classico) : parlavam, parlavatz,
parlavo....
mas aqui lis autros diferéncios dialectalos sou claros e soubtos, d'un
vilatge à l'aute
lou B auvirnhat se fai V en lemouzi.
l'endrèit, la nueit, lou trabalh qu'èi fait, l'obro qu'èi faito...
devenou: l'endre(ch), lo nè(ch), lou trabalh qu'ai fait, l'obro qu'ai
facha
lou J prounounciat /dž, džy, žy/ passo d'un cop à /dz/
S'escrivi founeticomen "la giournado" devé "lo dzournada"
"La tchabro" devé "lo tsabra"
"Lei tchabrë" devenou "lah tsabro"....
E las diferéncios de voucabulàri sou plô noumbrousos, à coumença per
lou biais de dire "oui":
a-be /abi/ en auvirnhat, o-plô en lemouzi.