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Wikisource en occitan

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Buthus Occitanus

unread,
Feb 16, 2010, 7:25:18 AM2/16/10
to
N’i a un qu’enten aquesta paja e que poiriá faire las formalitats per
crear una seccion de lenga d’òc per Wikisource?

http://meta.wikimedia.org/wiki/Requests_for_new_languages/Wikisource_Occitan

--

Una « frasa facha » a l’azard:

Lo profit de Casset que donava tres fedas negras per una blanca.

Felibre d'Auvernho

unread,
Feb 16, 2010, 12:12:31 PM2/16/10
to
Oiquipedia vous sufis pas mai ?

Buthus Occitanus

unread,
Feb 16, 2010, 12:14:28 PM2/16/10
to
On 16/02/2010 18:12, Felibre d'Auvernho wrote:
> Oiquipedia vous sufis pas mai ?

Es pas la mèma causa. Wikisource es per publicar de documents entièrs.
Per exemple, se poiriá numerizar las òbras de Godolin e las i botar.

--

Una « frasa facha » a l’azard:

Lo cèucle de Sant Martin quand pareis lo vèspre,
lo pastre pòt anar per lo campèstre.

Un gascon

unread,
Feb 16, 2010, 12:24:41 PM2/16/10
to
Je pense qu'il faut court-circuiter les lubies parisiennes et
encourager les bibliothèques régionales à passer contrat avec Google
Books pour numériser leur fond régional. Mais c'est difficile dans la
mesure où une fois de plus, contrairement à l'impératif philosophique
de décentralisation, les biblios territoriales sont aux mains de
fonctionnaires, certes territoriaux, mais dont la carrière est faite
de mobilité dans toute la France.

Felibre d'Auvernho

unread,
Feb 16, 2010, 12:39:42 PM2/16/10
to
On 16 fév, 18:14, Buthus Occitanus <but...@enluoc.oc> wrote:
> On 16/02/2010 18:12, Felibre d'Auvernho wrote:
>
> > Oiquipedia vous sufis pas mai ?
>
> Es pas la mèma causa. Wikisource es per publicar de documents entièrs.
> Per exemple, se poiriá numerizar las òbras de Godolin e las i botar.


=== ou aquelo manhifico "la bido d'Esop" en respectant la lengo e
l'ourtougràfio, qu'es uno sourgo.


>
> --
>
> Una « frasa facha » a l’azard:
>
> Lo cèucle de Sant Martin quand pareis lo vèspre,
> lo pastre pòt anar per lo campèstre.


=== Lou recòpii, aquel.

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Un gascon

unread,
Feb 16, 2010, 3:54:14 PM2/16/10
to
Je pense véritablement que la problématique n'est pas celle d'une
visibilité sur le net de la langue d'oc mais véritablement de l'accès
aux textes essentiels et de qualité. Alors on peut faire des
Wikisources, des projets Mozilla, ... bien entendu que l'on peut. Mais
vraiment, le défi, c'est parvenir à mobiliser les bibliothèques
régionales autour de leur fond régional. Or je sais par expérience que
c'est à l'opposé de la doxa ambiante dans ce milieu où véritablement
il y a l'idée d'une culture universelle, identique d'un bout à l'autre
du territoire. Les administrateurs de bibliothèques décentralisées ne
se conçoivent pas comme les garants de la culture locale mais bien
plus comme les diffuseurs de la culture nationale. C'est ça qui faut
changer.

Alors évidemment, il y a aussi une question de demande. Elle est
mitigée. Mais avec les progrès de la généalogie, on constate un vrai
retour aux thématiques plus locales. Mais allez faire entendre ça à
ceux qui gèrent les stocks. C'est pareil dans les musées, les
collections régionales sont méprisées. Et on en revient à la
décentralisation qui a échoué.

Cordelas

unread,
Feb 16, 2010, 6:04:20 PM2/16/10
to
C'est pas tout à fait juste ce que tu dis au sujet des bibliothèques
territoriales. En qualité de responsable d'une bibliothèque
intercommunale en Haute-Vienne, j'ai acquis une connaissance assez
fine du sujet. J'ai d'ailleurs eu à gérer un fonds de littérature
d'oc.

Il se trouve qu'en effet les "bibliothécaires territoriaux", au sens
générique, sont assez peu conscients en général du fond propre à leur
territoire et de sa nécessaire mise en valeur. Toutefois, cela
s'effectue rarement par dédain mais davantage par méconnaissance. Il
existe en fait des collections un peu partout qui ne sont pas
forcément cataloguées, bref, qui dorment.

Par ailleurs, les bibliothécaires sont davantage sollicités par les
lecteurs pour fournir des nouveautés de tous ordres plutôt que du
patrimonial, par les lecteurs mais aussi par les élus (qui n'entendent
bien souvent pas grand chose à la bibliothéconomie et à la gestion des
collections, et ne savent pas davantage ce qu'est un document
patrimonial : un livre des années quatre-vingt tirés à 100000
exemplaires peut par exemple être considéré par eux comme précieux du
simple fait de sa très relative ancienneté et de son aspect jauni !).
Il y a donc des impératifs auxquels en tant que fonctionnaire, les
bibliothécaires sont tenus de répondre. La mobilité ne joue pas
beaucoup là dedans. Parfois, les bibliothécaires les plus intéressés
par la littérature d'oc et le patrimoine régional ne sont pas ceux
issus du territoire où ils exercent.

Enfin, il ne faudrait pas grand chose pour mobiliser les bibliothèques
sur la question du patrimoine. Cela fait d'ailleurs parti des
missions. L'obstacle principal, c'est plutôt le temps qui manque au
bibliothécaire à qui on en demande toujours plus (petites et grandes
animations, accueil des scolaires, horaires d'ouverture élargis,
traitement informatisé des collections, veille documentaire, sites/
blogs internet, liste de signets, gestions de dépôts, formation de
bénévoles...) sans moyen supplémentaire, les temps ne facilitant rien.

Un gascon

unread,
Feb 16, 2010, 6:19:14 PM2/16/10
to
On 17 fév, 00:04, Cordelas <j.dour...@gmail.com> wrote:
>
>Toutefois, cela
> s'effectue rarement par dédain mais davantage par méconnaissance.

C'est la même chose.

> Il existe en fait des collections un peu partout qui ne sont pas
> forcément cataloguées, bref, qui dorment.

Oui, en effet, et l'on en déduira leur nature de ghetto.

> Par ailleurs, les bibliothécaires sont davantage sollicités par les
> lecteurs pour fournir des nouveautés de tous ordres plutôt que du
> patrimonial, par les lecteurs mais aussi par les élus


C'est l'avantage de la numérisation, bientôt les bibliothèques
n'auront plus à s'encombrer de la nouveauté ou du tout-venant.
L'usager aura à sa disposition des plateformes de téléchargement
légale où trouver le Geo de Janvier 1998 sur les Dogons. Mais les
bibliothèques s'accrochent à ce rôle qu'elles n'ont aucune légitimité
à mener : cela ne relève aps du service public.


> Il y a donc des impératifs auxquels en tant que fonctionnaire, les
> bibliothécaires sont tenus de répondre.

Et c'est autre chose que de créer une demande artificielle, ou pire de
répondre à une demande qui ne relève pas du service public, ou mieux
encore de l'intérêt général, entendu dans sa variante locale.

> La mobilité ne joue pas
> beaucoup là dedans.

Elle joue énormément. Parce que faire carrière dans la territoriale,
c'est bouger. Jusqu'au jour où l'on s'enterre dans un morceau de
province qui plait.


> Parfois, les bibliothécaires les plus intéressés
> par la littérature d'oc et le patrimoine régional ne sont pas ceux
> issus du territoire où ils exercent.


Phénomène connu.

> L'obstacle principal, c'est plutôt le temps qui manque au
> bibliothécaire à qui on en demande toujours plus (petites et grandes
> animations, accueil des scolaires, horaires d'ouverture élargis,
> traitement informatisé des collections, veille documentaire, sites/
> blogs internet, liste de signets, gestions de dépôts, formation de
> bénévoles...) sans moyen supplémentaire, les temps ne facilitant rien.


Il n'est un secret pour personne que ces demandes supplémentaires sont
les axes privilégiés pour les années à venir à savoir que les
bibliothèques ont pour impératif tacite de coller avant tout à la
jeunesse.

Buthus Occitanus

unread,
Feb 17, 2010, 4:43:05 AM2/17/10
to
On 16/02/2010 18:39, Felibre d'Auvernho wrote:
> === ou aquelo manhifico "la bido d'Esop" en respectant la lengo e
> l'ourtougràfio, qu'es uno sourgo.

A mon vejaire, cal faire una edicion "diplomatica" e una edicion en
grafia modèrna.

--

Una « frasa facha » a l’azard:

I a pas tan brave chaval que non risque de broncar.

Buthus Occitanus

unread,
Feb 17, 2010, 5:11:50 AM2/17/10
to
On 16/02/2010 21:54, Un gascon wrote:
> Les administrateurs de bibliothèques décentralisées ne
> se conçoivent pas comme les garants de la culture locale mais bien
> plus comme les diffuseurs de la culture nationale. C'est ça qui faut
> changer.

D’accord dans l’ensemble. Je le présenterais différemment: "les
administrateurs ne se conçoivent pas comme les garants de la culture
universelle, mais comme les diffuseurs de la culture ethnonationale".

Dans la médiathèque de ma petite ville, on ne trouve aucun ouvrage en
langue régionale, mais on ne trouve non plus aucun ouvrage en anglais ou
espagnol, bien qu’il y ait un très grand nombre de locuteurs de ces deux
langues dans la population locale.


> C'est pareil dans les musées, les
> collections régionales sont méprisées. Et on en revient à la
> décentralisation qui a échoué.

Cela découle de l’idéologie ethnonationale française dont personne ne
semble vouloir prendre conscience, y compris parmi les occitanistes.

--

Una « frasa facha » a l’azard:

Cèrca lo trabalh ambe un fusilh.

Cordelas

unread,
Feb 17, 2010, 5:59:41 AM2/17/10
to
On 17 fév, 11:11, Buthus Occitanus <but...@enluoc.oc> wrote:
> On 16/02/2010 21:54, Un gascon wrote:
>
> > Les administrateurs de bibliothèques décentralisées ne
> > se conçoivent pas comme les garants de la culture locale mais bien
> > plus comme les diffuseurs de la culture nationale. C'est ça qui faut
> > changer.
>
> D’accord dans l’ensemble. Je le présenterais différemment: "les
> administrateurs ne se conçoivent pas comme les garants de la culture
> universelle, mais comme les diffuseurs de la culture ethnonationale".
>
> Dans la médiathèque de ma petite ville, on ne trouve aucun ouvrage en
> langue régionale, mais on ne trouve non plus aucun ouvrage en anglais ou
> espagnol, bien qu’il y ait un très grand nombre de locuteurs de ces deux
> langues dans la population locale.
>

Il ne faut pas hésiter à en faire la demande, et la réitérer, et les
bibliothécaires y répondront, toutefois dans la limite de leurs moyens
(financiers notamment).
Pour créer de l'offre, dans l'esprit des décideurs, il faut qu'il y
est de la demande. C'est parfois regrettable mais c'est comme ça. Les
collections ne sont pas faites pour dormir. D'ailleurs, un livre qui
sort deux fois dans l'année est soit mis en réserve, soit au rebut,
faute de place nottament.

Buthus Occitanus

unread,
Feb 17, 2010, 6:20:54 AM2/17/10
to
On 17/02/2010 11:59, Cordelas wrote:

> Il ne faut pas hésiter à en faire la demande, et la réitérer, et les
> bibliothécaires y répondront, toutefois dans la limite de leurs moyens
> (financiers notamment).

J’ai du mal à croire que l’absence *totale* d’ouvrage non francophones
ne résulte pas d’une politique délibérée.

> Pour créer de l'offre, dans l'esprit des décideurs, il faut qu'il y
> est de la demande.

Si les entreprises privées faisaient de même, non n’aurions pas
d’ordinateur et nous ne consulterions pas Google tout les jours.

> C'est parfois regrettable mais c'est comme ça. Les
> collections ne sont pas faites pour dormir. D'ailleurs, un livre qui
> sort deux fois dans l'année est soit mis en réserve, soit au rebut,
> faute de place nottament.

Raison de plus pour que Google numérise tout ça et le mette en ligne.
Avec les Américains ça bouge. Avec les Ethnofranchouilles, rien ne se
passera jamais.

--

Una « frasa facha » a l’azard:

Qui prèsta, sovent se crèsta.

Cordelas

unread,
Feb 17, 2010, 6:30:06 AM2/17/10
to
Cela m'aurait bien étonner que nous tombions d'accord.


On 17 fév, 00:19, Un gascon <un.gas...@gmail.com> wrote:
> On 17 fév, 00:04, Cordelas <j.dour...@gmail.com> wrote:
>
>
>
> >Toutefois, cela
> > s'effectue rarement par dédain mais davantage par méconnaissance.
>
> C'est la même chose.

Non, d'un côté, il s'agit d'hostilité, de l'autre d'un manque de
culture et de curiosité d'esprit.

> > Il existe en fait des collections un peu partout qui ne sont pas
> > forcément cataloguées, bref, qui dorment.
>
Oui, en effet, et l'on en déduira leur nature de ghetto.

Oui, si personne ne les demandent jamais ou presque, ce qui est la
triste réalité, et si les bibliothécaires de les mettent pa en valeur.

>
> > Par ailleurs, les bibliothécaires sont davantage sollicités par les
> > lecteurs pour fournir des nouveautés de tous ordres plutôt que du
> > patrimonial, par les lecteurs mais aussi par les élus
>
> C'est l'avantage de la numérisation, bientôt les bibliothèques
> n'auront plus à s'encombrer de la nouveauté ou du tout-venant.
> L'usager aura à sa disposition des plateformes de téléchargement
> légale où trouver le Geo de Janvier 1998 sur les Dogons. Mais les
> bibliothèques s'accrochent à ce rôle qu'elles n'ont aucune légitimité
> à mener : cela ne relève aps du service public.

Sorry but, en milieu rural, les choses n'avancent pas à la même
cadence qu'en milieu urbain. Si à Limoges ou à Toulouse par exemple,
on peut supposer que les nouveautés seront dispos au téléchargement
dans quelques années (on en reste tout de même très loin encore), cela
ne sera pas le cas dans les milieux ruraux où les profils des usagers
et les moyens ne le permettent pas, et ce pendant longtemps encore.
Les revues en ligne sont déjà disponibles depuis longtemps quand les
bibliothèques sont abonnées mais à vrai dire, c'est encore surtout le
cas en milieu universitaire, et ne relève donc pas de la territoriale.
Les habitudes des lecteurs changent lentement. On est pas prêt
d'imposer la lecture sur écran à tout le monde même si de nouveaux
écrans vont émerger. Lire le journal en buvant un café reste un moment
privilégié et c'est ce public qui reste largement majoritaire dans la
territoriale, davantage encore en milieu rural.

Quand aux missions du service public, ce n'est pas toi qui les
définit. Il existe des cadres comme le code de déontologie du
bibliothécaire ou le Manifeste de l'Unesco pour la lecture publique.
http://www.unesco.org/webworld/libraries/manifestos/libraman_fr.html
http://bbf.enssib.fr/consulter/13-briand.pdf

De plus, les établissements peuvent avoir des plans de développement
des collections ou chartes en propre.
Les bibliothéques ne sont ni des conservatoires ni des musées et les
enjeux de la lecture publique vont bien au delà, notamment de créer du
lien social en facilitant l'accès à la culture sous toutes ses formes
pour le plus grand nombre.
On peut ne peut pas être d'accord, c'est ce qui fait la quasi
unanimité dans la profession.

Par ailleurs, on peut dans les bibliothèques territoriales faire la
demande d'ouvrages qui font défaut dans l'établissement mais
disponibles par l'intermédiaire de la Bibliothèque Départementale de
Prêt avec laquelle les bib. sont en lien. Les ouvrages sont alors
acheminés gratuitement à la bib. concernée et prêtés au lecteur.

> Il y a donc des impératifs auxquels en tant que fonctionnaire, les
> > bibliothécaires sont tenus de répondre.
>
> Et c'est autre chose que de créer une demande artificielle, ou pire de
> répondre à une demande qui ne relève pas du service public, ou mieux
> encore de l'intérêt général, entendu dans sa variante locale.

Il n'y a pas de demande artificielle. les acquisitions sont effectuées
en concertation en fonction des demandes et de l'état des collections
(il y a des recommandation en terme de pourcentage pour les
collections : 70% fictions/30 % documentaires ; 60 % adultes/40 %
jeunesse ; 10 % du budget sur les périodiques...

> > La mobilité ne joue pas
> > beaucoup là dedans.
>
> Elle joue énormément. Parce que faire carrière dans la territoriale,
> c'est bouger. Jusqu'au jour où l'on s'enterre dans un morceau de
> province qui plait.

Tout bibliothécaire est tenu de connaître le milieu, la région, dans
lequel la bibliothèque s'insert, les personnels locaux (souvent les
plus méconnaissants) comme les autres (souvent plus intéressés).


>
> > Parfois, les bibliothécaires les plus intéressés
> > par la littérature d'oc et le patrimoine régional ne sont pas ceux
> > issus du territoire où ils exercent.
>
> Phénomène connu.
>
> > L'obstacle principal, c'est plutôt le temps qui manque au
> > bibliothécaire à qui on en demande toujours plus (petites et grandes
> > animations, accueil des scolaires, horaires d'ouverture élargis,
> > traitement informatisé des collections, veille documentaire, sites/
> > blogs internet, liste de signets, gestions de dépôts, formation de
> > bénévoles...) sans moyen supplémentaire, les temps ne facilitant rien.
>
> Il n'est un secret pour personne que ces demandes supplémentaires sont
> les axes privilégiés pour les années à venir à savoir que les
> bibliothèques ont pour impératif tacite de coller avant tout à la
> jeunesse

C'est juste mais cela varie considérablement selon les endroits. Il
faut tenir compte des profils des lecteurs, et de plus il va falloir
inventer l'ubiquité pour des bibliothécaires qui payé au lance-
pierres, sont sollicités de toutes parts, avec la limite évidente du
temps et des moyens.

Cordelas

unread,
Feb 17, 2010, 6:42:29 AM2/17/10
to
On 17 fév, 12:20, Buthus Occitanus <but...@enluoc.oc> wrote:
> On 17/02/2010 11:59, Cordelas wrote:
>
> > Il ne faut pas hésiter à en faire la demande, et la réitérer, et les
> > bibliothécaires y répondront, toutefois dans la limite de leurs moyens
> > (financiers notamment).
>
> J’ai du mal à croire que l’absence *totale* d’ouvrage non francophones
> ne résulte pas d’une politique délibérée.

Politique délibérée non, conditionnement culturel franco-centré oui.
De nombreux bibliothécaires ne s'intéressent pas aux autres langues,
je le déplore, j'avais fait une étude sur les collections d'expression
non française et il en ressortait effectivement un manque non
seulement de collections mais aussi de mise en valeur de ces
collections sous prétexte de la marginalité des lecteurs potentiels.
Bref, même en milieu cosmopolite, l'offre d'ouvrages en d'autres
langues (arabes, berbère, vietnamien, mandarin...) est faible avec
l'idée sous-jacente qu'il faut avant tout promouvoir le français à
destination de ces populations et que leurs langues sont un obstacle à
la maîtrise du français.
Idée malheureusement largement répandue en France.


>
> > Pour créer de l'offre, dans l'esprit des décideurs, il faut qu'il y
> > est de la demande.
>
> Si les entreprises privées faisaient de même, non n’aurions pas
> d’ordinateur et nous ne consulterions pas Google tout les jours.
>
> > C'est parfois regrettable mais c'est comme ça. Les
> > collections ne sont pas faites pour dormir. D'ailleurs, un livre qui
> > sort deux fois dans l'année est soit mis en réserve, soit au rebut,
> > faute de place nottament.
>
> Raison de plus pour que Google numérise tout ça et le mette en ligne.
> Avec les Américains ça bouge. Avec les Ethnofranchouilles, rien ne se
> passera jamais.

Bien d'accord, il faut savoir promouvoir et proposer des découvertes
aux lecteurs mais ce n'est pas l'idée présente dans l'esprit des
décideurs (politiques). Le bibliothécaire se doit de suivre la
déontologie de sa profession mais doit aussi répondre dans le mesure
où cela ne contrevient pas à la déontologie aux élus.
Il y a également un manque flagrant de formation chez les
bibliothécaires en matière de mise en valeur des collections.

Felibre d'Auvernho

unread,
Feb 18, 2010, 12:37:57 PM2/18/10
to
On 17 fév, 10:43, Buthus Occitanus <but...@enluoc.oc> wrote:
> On 16/02/2010 18:39, Felibre d'Auvernho wrote:
>
> > === ou aquelo manhifico "la bido d'Esop" en respectant la lengo e
> > l'ourtougràfio, qu'es uno sourgo.
>
> A mon vejaire, cal faire una edicion "diplomatica" e una edicion en
> grafia modèrna.
>
> --
Qu'es acò unon ediciou "diploumatico" ?

Felibre d'Auvernho

unread,
Feb 18, 2010, 12:38:56 PM2/18/10
to
On 17 fév, 12:20, Buthus Occitanus <but...@enluoc.oc> wrote:


> Raison de plus pour que Google numérise tout ça et le mette en ligne.
> Avec les Américains ça bouge. Avec les Ethnofranchouilles, rien ne se
> passera jamais.
>


Exactomen.

Chau sousteni Google countro lis editours francés.

Felibre d'Auvernho

unread,
Feb 18, 2010, 12:40:45 PM2/18/10
to
On 17 fév, 12:42, Cordelas <j.dour...@gmail.com> wrote:


>
>
> > > Pour créer de l'offre, dans l'esprit des décideurs, il faut qu'il y
> > > est de la demande.


I una damondo. Lou succès de Fernand Mourguet en Lemouzi mostro que i
o
una grosso damondo de lhibres en lengo d'o,
pas en occitan, de sigur. (Quau o legit Marcela Delpastre en Lemouzi ?)

Buthus Occitanus

unread,
Feb 18, 2010, 2:15:15 PM2/18/10
to

Una edicion tan pròpcha coma se pòt de l’original.

--

Una « frasa facha » a l’azard:

Per vendémias tot panièr servís.

eissiduelh

unread,
Feb 19, 2010, 3:51:14 AM2/19/10
to

Avetz lu nombre d'esemplaris venduts per los libres daus Mourguet ?
'Quò es 'na question, pas 'na pica contra vos. Sei veraiament prenor
daus chifres, sens estre mocandier.

Perque la gent coma v'autres editatz pas daus libres dins aquela
grafia tant aisada de per lu monde e portar entau la veritat. Me
semble que seriatz benleu un pauc sole dins vòstre canton.

Botí sus mon ciberquasernet un poëma, dins la grafia de l'autor, 1928,
'laidonc pas un nazi 'queu 'quí, benleu mesma pas un comuniste,
quantben de persona per iò legir ? Parle 'quí daus famos « locutors
naturaus » (qu'eisistan pas perque totas lingas son la resulta d'un
trabalh culturau e non pas lu fach de la natura coma tombar l'aiga).
Vòle ben tornar far l'esperiença coma mos pairs e la gent dau vilatge,
lu meu de canton, mas aquò es perdut d'avança. Lurs fau aprendre a
legir, mesma la vòstra « graphiâ ».

MARCELINA
A ROBERT BENOIT

Ieu sabe que chas nous, dempueis lou « Roumantisme »,
Per afetar suven quauque « dilettantisme »,
Estounar lous « rastas », lous « snobs », e lous « gogos ,
Per chantar de l’amour la superba foulia,
Leu nous faudria invoucar lou ciau de l’Italia,
O L'Espanha orguelhousa e sous fiers « hidalgos ».
Per ennoublir l'amour, escusar 'na passada,
Faut dounc que l'ome sia quauque coumte rouman,
Lou galan un senhour qu'a i'ama desviardada,
E qu'un pounhart lusisse au cros de chasca man.


Counvendretz be pertan qu'au païs d’Henry quatre
Podem enquera arnar courna faut… mai se batre,
Si la femna es miniarda e lou galan jalous ;
Counvendretz be ta be, sens i metre d’outransa,
Que pa toujour flurir jous lou ciau de la Fransa
De ta beus sentimens que chas lous Andalous !
Ieu coufesse un feble per la femna francesa !
Dempueis lounctems deja soun eime m'a counquis,
Per la resta… natz veire… e qu'ela sia cortesa !
Oc ! Nostra Lemouzina es un regal esquis !

Felibre d'Auvernho

unread,
Feb 19, 2010, 12:33:26 PM2/19/10
to
On 18 fév, 20:15, Buthus Occitanus <but...@enluoc.oc> wrote:


>
> >> A mon vejaire, cal faire una edicion "diplomatica" e una edicion en
> >> grafia modèrna.
>
> >> --
> >   Qu'es acò unon ediciou "diploumatico" ?
>
> Una edicion tan pròpcha coma se pòt de l’original.
>
> --
>

Me fazet pour en dizent "tant pròpcha coumo se pòt"

perqué pas recoupia l'ouriginau ?

Lou voulet nourmalisa, chastra, defourma, inquèro ?

L'ounestetat intelectualo es de recoupia lou tèste coumo es.
Poudet metre de notos coumo èi fach soubre info d'oc entremié dous
paragrafes.

I avio dien lou tèste de Planudo lou mot "sepadel"

Èi boutat en noto sepadel = cepadèl, trampèlo.

Un mot per restabli la bouno grafìo, un aute per esplica lou mot qu'es
un pauc rare agaro.

Cordelas

unread,
Feb 19, 2010, 12:34:58 PM2/19/10
to
Ce que dit Eissiduelh est juste.

A titre d'exemple, la revue félibréenne Lou Galetou était très
populaire dans les années 30-40-50 en Limousin. Tout le monde avait
son Galetou à la maison et il en reste encore dans les greniers.

J'ai eu l'occasion il n'y a pas si longtemps de proposer à la lecture
des Galetous, et autres documents en graphie félibréenne, à des
locuteurs premiers ou "passifs", résultat : ils ont beaucoup de mal à
les lire, faute de comprendre clairement ce qu'ils lisent.
La lecture leur est rapidement pénible.
Cela relève évidemment d'un manque de vocabulaire, de tournures, de
syntaxe, mais surtout d'un manque d'habitude de la lecture en occitan
(dialecte limousin ou autres) quelle que soit la graphie.
Bref, la lecture n'est pas un simple acte mécanique de décodage, c'est
avant tout une histoire de compréhension et de reconnaissance des
vocables. Mais ça, c'est connu depuis longtemps.

Là où je veux en venir, c'est que, aussi bien pour les ouvrages de
Fernand Mourguet aujourd'hui que pour la revue lou Galetou il y a
quelques décennies, le nombre d'exemplaires vendus ne peut pas
malheureusement pas donner d'indication réelle quant à la pratique de
lecture des acheteurs.
Combien d'ouvrages achetés qui dorment sur les étagères quelle que
soit la langue ?

La graphie félibréenne du Galetou est sans doute plus immédiatement
accessible. Toutefois, le lecteur se heurte vite d'une part à la
richesse de la langue, d'autre part à la nature des thèmes propres aux
textes. Les contenus ne sont pas toujours des "gnorles" telles que le
large public les attendrait. Il y en a mais pas seulement et les
textes poétiques ont toutes les chances d'être ignorés.

Comme signe révélateur, je noterais la présence dans la revue
catholique limousine "le Sillon", d'une rubrique signée Jan dau Mas,
qui n'est autre que le félibre Jean Rébier (1879-1966), de deux trois
lignes en graphie félibréenne qui consiste toujours en une gnorle.
Au sujet de Jean Rébier, voir
http://ujan.free.fr/rebier/Per%20diverti%20lo%20gen%20I.pdf

Cette rubrique a été et est encore très populaire mais révèle
malheureusement tout le malheur de la langue quand plus personne n'est
encore apte à lire plus de trois lignes en oc sans buter sur les mots
et s'épuiser rapidement.

Par ailleurs, je signalerai la popularité de plusieurs chansons de
Jean Rébier et autres félibres aujourd'hui encore, ce qui me fait
penser que l'oralité reste la dernière chance en matière de
pérennisation de la langue.
L'écrit est nécessaire mais relève essentiellement d'une question de
dignité et de reconnaissance de la langue dans une attitude qu'on peut
synthétiser comme suit :
la langue mourra indubitablement mais rendons lui au moins sa dignité
perdue dans l'esprit du peuple (locuteurs comme non-locuteurs) qui la
méprise indéniablement comme patois.

Par conséquent, dans quelle mesure les exemplaires vendus (3000 ?) de
Fernand Mourguet ont-ils été lus ? Je ne saurais me prononcer avec
précision mais je doute que leur contenu ait fait l'objet d'une
lecture approfondie. On lit quelques lignes, quelques textes au plus,
et on remise au placard comme trésor en péril.

Ne vaudrait-il pas mieux moins d'exemplaires vendus mais réellement
lus ? Je pense par exemple à l'excellent ouvrage La lison dau Peirat
de Monique Sarazy, en graphie classique, paru aux éditions Lo Chamin
de Sent Jaume, qui s'est plutôt bien vendu (700 exemplaires ?), dans
une langue très attachée à l'oralité, que la majorité des acheteurs a
indubitablement lu compte-tenu des retours qu'elle a reçus. Il s'agit
d'ailleurs d'un récit romancé assez long (une soixantaine de pages).
Bref, on peut penser que le récit de M. Sarazy demande un minimum
d'investissement pour être lu du début à la fin ce que les acheteurs
ont dû faire compte-tenu des nombreux retours sur le fond, le contenu,
même.
Bref, le récit aura plu.
Les textes de Fernand Mourguet sont quant à eux tous de forme brève et
je postule que les retours qu'il reçoit concernent malheureusement en
premier lieu la forme (graphie plus facile) plutôt que le fond de ce
qu'il écrit. Je le regrette d'ailleurs.

Felibre d'Auvernho

unread,
Feb 19, 2010, 12:36:30 PM2/19/10
to
On 19 fév, 09:51, eissiduelh <lxirf...@free.fr> wrote:


Vau recoupia lou pouemo.

L'ourtougràfio es la de Jousèp Roux, tout lou mounde la legis.
I o quitomen dien La Cabreta de Lemouzis que nous escrivou coumo acò.
(dien La Cabreta e à La

Felibre d'Auvernho

unread,
Feb 19, 2010, 12:39:20 PM2/19/10
to

Aurèi toucat un boutou que chalio pas.

I o de Lemouzis que nous escrivou coumo acò dien La Cabreta e à La
Cabreta.

Li tiratges de Mourguet sou de 40 000 à 45 000 pels tres tomes.

Pensi pas que se sariou lançat dinc uno talo proubendo se n'aviou pas
venduts
de miliers del primier.

Moun esemplàri es de la 4eno ediciou del Primier tome.

Felibre d'Auvernho

unread,
Feb 19, 2010, 12:47:27 PM2/19/10
to
Tout ço que dizet es la vertat e me damandabi ieu també en legissent
quont de gents auriou coumo ieu legit cado linio
del tèste lemouzi de Mourguet coumo èi fach.

Mès almen li gents identificou lour lengo.,
quand la grafio hitleriano lour beilo de coumplexes.

Es en grondo partido acò qu'o tuat la lengo. Acò fazio pensa li gents
que ço que parlabou èro mau.

Lou Cantau o escapat per que l'ouccitanisme i es feble.

Sèi counscient que i o també de razous soucioulougicos.

Ei legit endacon un Coumengés francés qu'esplicabo is Aranés que coumo
avio trabalhat à Lïoun
touto sa vido, sis efonts aviou crescut à Lïoun e que la lengo d'o lis
avio pas interessats
quand demourabou en païs d'ouïl.

Tout acò's plô vertat, mas l'esemple del Cantau ounde pamen uno
majouritat de la poupulaciou
parlo inquèro la lengo mostro be la grosso part de respounsabilitat de
l'ouccitanisme dien
la mort de la lengo en Lengadò oucidentau e en Aquitànio, ount èro
fort.

S'es mantengudo mièl en Bas Lengadò ounde l'influéncio prouvençalo es
mai forto.
Auto provo de la cupabletat occitane.

> Au sujet de Jean Rébier, voirhttp://ujan.free.fr/rebier/Per%20diverti%20lo%20gen%20I.pdf

eissiduelh

unread,
Feb 19, 2010, 2:31:10 PM2/19/10
to

>
> Vau recoupia lou pouemo.
>
i a la dedicaça de l'autor aquí
http://rapieta.nireblog.com/post/2010/02/09/marcelina-leon-delhoume

La grafia es aquela de l'epoca fòra las majusculas après los sinhe de
ponctuacion.

MARCELINA
A ROBERT BENOIT

Ieu sabe que chas nous, dempueis lou « Roumantisme »,
Per afetar suven quauque « dilettantisme »,
Estounar lous « rastas », lous « snobs », e lous « gogos ,
Per chantar de l’amour la superba foulia,
Leu nous faudria invoucar lou ciau de l’Italia,
O L'Espanha orguelhousa e sous fiers « hidalgos ».
Per ennoublir l'amour, escusar 'na passada,
Faut dounc que l'ome sia quauque coumte rouman,
Lou galan un senhour qu'a i'ama desviardada,
E qu'un pounhart lusisse au cros de chasca man.

*
* *

Counvendretz be pertan qu'au païs d’Henry quatre
Podem enquera arnar courna faut… mai se batre,
Si la femna es miniarda e lou galan jalous ;
Counvendretz be ta be, sens i metre d’outransa,
Que pa toujour flurir jous lou ciau de la Fransa
De ta beus sentimens que chas lous Andalous !
Ieu coufesse un feble per la femna francesa !
Dempueis lounctems deja soun eime m'a counquis,
Per la resta… natz veire… e qu'ela sia cortesa !
Oc ! Nostra Lemouzina es un regal esquis !

*
* *

N'auram dounc pas aqui las nuegs « venitiennas »
Ni las pouesous finas, ni las « magiciennas »,
Nimai, se raletan dins nostra oumbra, un rivau,
Pardonna me, ietour, quela istoria banala :
Mas co fugue beleu la toua… ma sa mourala,
Si te fai pas de be… te fara pas de mau.
S'agis de douas amas tout simplamen umenas
Que l’Amour et l'Abriau lieren mas un moumen…
Lou counte n’en es court, e sens de grandas penas
Se chaba tout subran, ieu te dirai coumen.

*
* *

Ô Jouvensa ! Ô Jouvensa ! Ô clarour de la vita !
Quan l’ama que l'amour a l'esperansa invita
Se draiba a soun bounur dins lous chans e las flours !
Quau sira toun destin, efan au dous visatge,
Quante tu persegras lou troumpaire miratge,
Oun lous rires leu ! Leu ! Lou cedaran aus plours !
Ieu te pure, Jouvensa ! Em la desesperansa,
D'una maire credan davan sous efans morts !
Chasque jour que s'en vai laissa en me 'na doutansa,
E fai surtir dins me cauque nuveu remors.

*
* *

Amatz ! Chantatz ! Risietz ! Estribatz sens feblessa,
Avans que l'atge — ailas ! — n'acable sa noublessa,
Estribatz sens regret vostra jona vigour !
Ne puretz pas 'n'houra quauca mia infidela,
E si quauca beutat vous tens elugnat d'ela,
Dins daus bras pus clemens obludatz sa rigour.
Lebretatz ! Veiqui l'houra oun, couma 'na courouna,
Sus vostres jones frounts la Prima mes sas flours ;
Prenetz a plenas mans lous tresors qu'ela douna ;
Leu ! Leu ! La flour se fana, e leu perd sas coulours !
......................................................................
......................................................................
PIERE tremblava tout quante 'na femna amada
Li counfiava soun ama enoucenta e treblada
Dins la muda furour d'un prumier rendès-vous.
Queu rebufat — que ris d’una afeciu fidela ! —
Jous lous poutous ardens d'una boucha nuvela,
Esprouvava un frijou priound e cambe dous !
Eu sabia lou pouder de soun risent visatge,
Beleu n'en aja-t-eu quauca vaga doulour,
Couma davan l'auzeu pres au pietge sauvatge
D'un regret fugitiu frijoula l'auzelour.

*
* *

Eria-co « don Juan ? ». N'en avia l'eleguensa,
L'esclatanta beutat, la fiera nounchalensa,
Lou goust da quis plazers que duren mas 'na nueg ;
Mas amant la Natura ensi qu'una mestressa,
Tournava tous lous ans nenar dins sa tendressa
Soun cor endoulenti per l’amour e soun fueg.
Ah ! N'obludan jamai qu'ela nous es fidela,
La Natura au froun pur, maire de tout esper,
Soun sourire eternau, quoes soun auba eternela,
E, per ela, la mort, quoes la patz d'un beu ser.

*
* *

Sus lou ranvers dau mount, dins queu païs sauvatge,
Per lou soulelh daurat, couma es gai queu vilatge
Qu'a nostres uelhs daqui lous grans boscs cacheren ;
Couma pres dou bargier s'en vai la troupelada,
Sas pichounas meijous, dount luzi la teulada,
A l'entour dau clouchier moudeste se sarren.
Sentetz-vous da queu ciau la patz melancoulica,
E vostre eime toucat dins queu recuihimen,
Se recourdan lous vers de quauca bucolica,
Lous a t'eu marmuzats armouniousamen ?

*
* *

Vesetz vautres, pus luen, 'na coumba soloumbrousa ;
Jous soun riche manteu de flurs touta raiouza,
Vesetz vautres, pus luen, quela genta meijou ?
Quoes qui que, deleissant lou mounde e l'aventura,
Piere a vougut chauzir, au cor de la natura,
Per soun estranh plazer, una larja preijou.
Dins tous riches valouns, o terra lemouzina,
A la cima daus puegs que lous blads van daurar,
D'un ciau rnins elugnat l'ama se sent vezina,
E trouba daus accens per prejar ou purar !

*
* *

Couma tournava un ser d'un loun vagaboundatge,
Perseguant, à l'azard, demei lou paisatge,
Tout un essam counfus de raibes nounchalens,
PIERE vigue subran au flanc de la coulina,
Entre lous blans bessaus doun la brancha se clina,
'Na femna que d’enlai davalava a pas lens.
MARCELINA ! Ante vas ! Deija la lounja fila,
Daus troupeus entournats s'eslounha sus lous pras,
E lou pastre atardat d'una voutz jouvenila,
Au jour que vai murir jita sous adissias.

*
* *

Na bruna, daus uelhs blues ! Ha ! quala fada artista,
Dins queu visatge pur megue quela ametista,
L'eclat misterious da queu treblant regart ?
MARCELINA ! Dous noum leugier couma un brut d'ala !
Efant ! Ante vas-tu ? Quan de sa voutz leiala,
La clocha a toun fougier t'apela ?… Quoes lou tard !
Mas lou charme secret doun toun ama se grisa
T'emporta luen dan mounde e luen de toun fougier,
E tu n'as pas auvitz, repetatz per la brisa,
Ni l'Angelus dau ser, ni l'adi dau bargier.

*
* *

Ela venia sens teina au loun de la coulina,
Junhant end un bouquet e d'una man calina,
E la divina bruja e lou tim oudouren.
La veiqui ! Mas tous dous tenen lour alenada,
E deja, quan lours uelhs n’an mas 'gut 'na clinhada,
Chascun d'ilhs vai prener un chami diferent.
Mas dins l’eclar furtiu vengut de ta prunela
Piere a legit l'avou de toun desir d'amour,
Eu sa be que cedan a Venus eternela
Dins la mesma via tu tournaras toujour.

*
* *

Dempueis cambe de jours esperava 'la l'houra
Ounte li balharias l'ivressa la melhoura,
E la patz dau bounur qu'ela perse dins tu ?
Dempeis quan s'endeurt ela, en sa gracia leugiera,
Per marmuzar toun noum obludan sa prejiera,
Vencuda per l'amour sens aver coumbatut.
Sous dets an eifelhat per tu la margarita,
De sous petales blans cherchan l'avou discret
E quan t'ela a troubat la planta favourita,
A la brisa nouturna ela a dich soun secret.

*
* *

Ô PIERE ! Ô sedutour ! Sabetz-tu quau misera
Ta leu da quela femna a fach una adultera
Quan prengueretz sas mans per i metre un poutou ?
E quan soun corps plèje jous ta ferouga estrencha,
Per qu'en un sentimen de pudour e de crencha,
Sa boucha ne pougue jarnai te dire « nou » ?
Oc ! Tu la tenetz touta ! Ela es toun be, ta chauza !
Sous uelhs demiei clucats evoucen lou dezir,
E sa boucha souris, sa doussa boucha clauza,
Au bounur qu'en tu soule ela espera sazir.

*
* *

Entan t'abeuravas a la coupa sacrada,
PIERE, quan jous toun tech la mia fugue entrada,
Dins un silence ple de tendressa e de patz,
E per que soun beu corps se pleje a ta caressa,
Ante n'avas cherchar quela eniuranta ivressa,
Dins quaus plasers couquis, dins quaus raibes mauvas ?
Es t'eu qui lou bounur, e nostra ama imourtela,
Lassa de soun destin, de sa divinitat,
N'a t'ela d'autre but vers la vita eternela
Que d'entau s’aboulir dins quela vouluptat ?

*
* *

Ela venia vers tu, quela amija ideala,
Te pourtan dins soun cor, tout couma 'na vestala,
Lou fueg misterious de soun amour leiau ;
Tous estincs enoucens tan mas fa veire en ela
Touta la seduciu d'una beutat charnela,
— Un juguet passagier d’un caprice reiau ! —
Viouleta daus champs, dousa four de la landa,
Toun raibe lou pus pur es deja proufanat !
MARCELINA ! A quau temple as-tu pourtat l'ofranda
De toun cor d'amourouza au plazer entraînat !

*
* *

Ô PIERE ! Ô sedutour ! Pren garda a la chimera !
Tu ne sabetz doun pas cambe sira efemera
Queia reja luzenta ounte vas sus sous pas !
Suves-tu qu’end un jour, ingeni, beutat, forsa,
Ela te prendra tout — e ton cor e l'ecorsa !
E tous regrets tardiers l'atendresiran pas !
La vouluptat ! Furia estranha ! Soumbra mara
Doun l'aiguas troumpousas an daus gourgues cachats ;
Vaque, per l'abeurar, counfiar ta gorja amara,
A la Nimfa que pura entre lous grans rouchats !

*
* *

Quals que sian lous esbats de ta jônessa crana,
Garda d'un ideau la clarour soubeirana,
Per quj’au found dau calice i soubre un pau de miau !
A la rosa culhida, un jour, per aventura,
Sacha toujours baihar 'na freschour d'aigua pura,
Respeta la beutat, quela filha dau ciau !
La dousa parabola es vera en soun eimatge :
La passiu, vesetz-tu, n'es qu'un meschan moumen ;
Racha me, sens pietat, quel eniuran viratge ;
Nurris toun paubre cor dau pan de pur froumen.

*
* *

Amatz ! Chantatz ! Risietz ! Quoes la Vertut que chanta !
Mas ne ressembletz pas a 'na bestia meschanta !
Lous raibes lous pus beus soun bus pus respetats.
L'Impudour ve vers vous en soun jueg miserable,
E la Bacchanta ris au sol de soun estabie,
Qu'entouren de pertout daus vargiers empestats.
Fugietz ! Ou si vostra ama es prou nauta e prou forta
Per bravar lous injura e lour inimitat,
Jitatz lour quan passatz prep dau sol de lour porta
Lou sourire immourtau de l’umena pietat.

*
* *

Clarour de nostres sens ! Orguelh de nostra vita !
Meravilhousa flour ! Leris ! Ou Margarita !
L'amour es couma un lac jous un beu ciau d'estiu ;
Qu'una brisa leugiera agite l'aigua pura,
N'en refleta t'en mins lous ciaus dount eu s'azura,
E lous lunous d’argen dau manteu celestiu ?
Si l'ouratge a treblat de sas sursas prioundas
Lou fresche gisclamen e la siava lindour,
Lou lac ne garda pus, dins lous plis de soun'oundas,
Ni l'etiala d'argen, ni la dousa clarour.


LÉON DELHOUME.
(Escola de la Briansa).

eissiduelh

unread,
Feb 19, 2010, 2:40:14 PM2/19/10
to
On 19 fév, 18:34, Cordelas <j.dour...@gmail.com> wrote:
> Au sujet de Jean Rébier, voirhttp://ujan.free.fr/rebier/Per%20diverti%20lo%20gen%20I.pdf

Je partage entièrement ces propos, tant sur le Galetou, que sur un
achat type « Mourguet. J'ai déjà dit ici que ma mère a fait voyager le
livre « La lison dau Peirat » dans le village, enfin dins son
davantau, un bocin lu matin, un autre bocin lu mieijorn, per far
passar lu càfe (accentuat entau per la darnièra vielha que passet tota
sa vita dins 'queu village).

http://rapieta.nireblog.com/post/2009/10/21/quasernet-de-vacancas-2-lo-passatge

Mas un tau libre es pas vendut dins los supermerchats contrarament au
Mourguet. Lu Mourguet a benleu pas jamai legit « le cheval d'orgueil
», Mourguet, a la gent l'estiu, 'quò lur fach plaser de 'visar lu
parlar daus vielhs sauvatges de la Charenta-lemosina.

Bèstio del Givoudan

unread,
Feb 19, 2010, 7:57:57 PM2/19/10
to

I o uno fauto dinc bostre site.

Un jorn t'i tornaràs far !
Emai lu lemosin te semblesse pas chausa aisada d'aprener, 'quò será
totjorn la moscha que t'empacharàs de durmir la nuech.

Pense que bouguet dire "la mouscho que t'empacharo de dourmi la
nuech".

Ame la grafio classico bous set pres lous peses dinc lou tapis.

eissiduelh

unread,
Feb 20, 2010, 5:31:18 AM2/20/10
to

Ebe, iò vesetz ben que quauquas vetz v'autres podetz balhar dau
conselhs e daus bons.

Marcè ;-)

Bestio del Giboudon

unread,
Feb 20, 2010, 3:32:39 PM2/20/10
to

Pas soulamen de cops que i o, touchour.

Bous'n balhe un segound: escrigat dinc l'ourtougrafio de Jousep Roux,
e balhares de dinhitat al lemouzi

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