Google Groups no longer supports new Usenet posts or subscriptions. Historical content remains viewable.
Dismiss

Jean-François Blanc : printemps 2000

1 view
Skip to first unread message

Bestio del Giboudan

unread,
Aug 2, 2010, 12:16:54 PM8/2/10
to
Elle a été publiée dans la revue du Parti Nazionaliste Occitan « LO
LUGARN », numéro du printemps 2000.

Au nom du séparatisme, monsieur Jean-François BLANC y excuse le
nazisme de Louis Alibert, qui est toujours « lo Mèstre » des
séparatistes.

Lo Lugarn
numero ISSN 0399 - 192 X

Réponses à des non réponses


par Joan-Francés Blanc
_________________________________________________________________________________________

D’abord, il me faut avouer mon embarras. Ayant appris, comme beaucoup
de gens de ma génération, mon occitanité, puis la langue occitane à
mon arrivée à Paris, en 1982, je me trouve renvoyé à la langue
française par le choix d’Yves Gourgaud, qui estime peut-être que
l’occitan n’est pas utilisable pour la polémique (ou alors, mon
occitan est trop mauvais, merci de m’aider à l’améliorer). Pour éviter
de désorienter davantage les lecteurs du Lugarn, je vais utiliser le
français pour répondre à du français.

Mea culpa : en effet je vis en Ile de France depuis 1982. J’ai appris
l’occitan à l’IEO Paris, dont je suis devenu membre, administrateur
puis secrétaire et enfin président. Mon message à la list-oc étant une
réaction personnelle, j’ai cru bon de « désarmocer » les risques
d’amalgame en indiquant dans cette contribution qu’elle n’engageait
que moi

Mea culpa bis : si le fait de ne pas vivre en Occitanie interdit toute
activité occitaniste, et tout usage de la langue, disons que celle-ci
a encore moins de chances d’être connue, protégée voire sauvée..


Analyse de texte. J’ai pu employer des métaphores, certainement
calquées sur le français (mon occitan n’est pas maternel, tornar mea
culpa...) Notamment « A qui profita lo crimi ? ».

De même, quand je parlais de lecture en diagonale, alors que je dis
que « podèm pas negar l’existéncia d’aqueles elements de l’istòria de
l’occitanisme » (nous ne pouvons pas nier l’existence de ces éléments
de l’histoire de l’occitanisme), je me vois accusé par Y.Gouraud de
révisionnisme


Ce que je déplore, c’est qu’Yves Gourgaud n’ait pas répondu à mes
questions et surtout à une que je reformule, et en français : quel
intérêt a-t-on, dans une revue « grand public », a exposer des faits
historiques sortis de leur contexte, sans appareil scientifique
(références, sources, etc.) ? N’est-il pas légitime d’y voir un coup
bas de plus porté à notre culture déjà mal en point ?

Oui, cela me dégoûte. Je ne trouve pas cela très digne. Je connais le
passé j’assume celui des institutions dont je suis adhérent.

Joan-Francés Blanc
** *** ******
77240 Vert Saint Denis


Bestio del Giboudan

unread,
Aug 2, 2010, 12:50:07 PM8/2/10
to
On Aug 2, 6:16 pm, Bestio del Giboudan <sergegibou...@yahoo.fr> wrote:
> Elle a été publiée dans la revue du Parti Nazionaliste Occitan « LO
> LUGARN », numéro du printemps 2000.
>

Le document publié par Serge Gibous est tronqué. Cherche-t-il à
protéger ses amis séparatistes Yves Gourgaud et Joan Francés Blanc ?

Voici le texte intégral:

Réponses à des non réponses
par Joan-Francés Blanc

La réponse d’Yves Gourgaud à mes réflexions publiées sur la listoc
(liste de discussion publique sur Internet) mêle diffamation,
amalgame et volontaire déformation de mes propos. Si je me réserve
le droit d’ester en justice pour la diffamation, le reste appelle un
droit de réponse. D’abord, il me faut avouer mon embarras. Ayant


appris, comme beaucoup de gens de ma génération, mon occitanité,
puis la langue occitane à mon arrivée à Paris, en 1982, je me
trouve renvoyé à la langue française par le choix d’Yves
Gourgaud, qui estime peut-être que l’occitan n’est pas utilisable
pour la polémique (ou alors, mon occitan est trop mauvais, merci
de m’aider à l’améliorer). Pour éviter de désorienter davantage les

lecteurs du Lugarn, je ne vais utiliser le français pour répondre à


du français.
Mea culpa : en effet je vis en Ile de France depuis 1982. J’ai appris
l’occitan à l’IEO Paris, dont je suis devenu membre,
administrateur puis secrétaire et enfin président. Mon message à la
list-oc étant une réaction personnelle, j’ai cru bon de
« désarmocer » les risques d’amalgame en indiquant dans cette

contribution qu’elle n’engageait que moi. Mais il apparaît
qu’Yves Gourgaud a lu ce message en diagonale.


Mea culpa bis : si le fait de ne pas vivre en Occitanie interdit toute
activité occitaniste, et tout usage de la langue, disons que celle-ci

a encore moins de chances d’être connue, protégée voire sauvée...
Je me vois d’ailleurs assimilé par Y.Gourgaud à Paris (« tout ce
qui peut provoquer des embarras gastriques à Paris me semble être
une bonne chose » - notez au passage l’élégance de l’attaque), ce
qui me semble exagéré (qu’Yves Gourgaud se rassure, les occitans
ont depuis bien avant 1982 une réputation d’exagérateurs...)


Analyse de texte. J’ai pu employer des métaphores, certainement
calquées sur le français (mon occitan n’est pas maternel, tornar mea

culpa...) Notamment « A qui profita lo crimi ? ». Cela ne veut pas
dire que j’accuse Y. Gourgaud de crime, ni que je me considère
comme un « inspecteur ».


De même, quand je parlais de lecture en diagonale, alors que je dis
que « podèm pas negar l’existéncia d’aqueles elements de
l’istòria de l’occitanisme » (nous ne pouvons pas nier l’existence
de ces éléments de l’histoire de l’occitanisme), je me vois accusé

par Y.Gouraud de révisionnisme, sans parler de stalinisme.
Mon texte comporte des imprécisions, je l’avoue. J’avoue l’avoir
écrit sur mon lieu de travail, sans ouvrage de référence (ni de
dictionnaire des auteurs de Jean Fourié, qui lui aussi est affligé par
Y.Gourgaud du défaut d’être un membre parisien de l’IEO, ni le
catalogue ici Occitania, que je ne possède pas).
Je ne parle pas non plus de « temps préhistoriques », mais de
« préhistoire de l’occitanisme ». Il s’agit d’une image, mais Yves
Gourgaud ne voit d’images que lorsque cela lui convient.


Ce que je déplore, c’est qu’Yves Gourgaud n’ait pas répondu à
mes questions et surtout à une que je reformule, et en français :
quel intérêt a-t-on, dans une revue « grand public », a exposer des
faits historiques sortis de leur contexte, sans appareil scientifique
(références, sources, etc.) ? N’est-il pas légitime d’y voir un coup
bas de plus porté à notre culture déjà mal en point ?

Ce qui me déplore aussi, c’est que j’ai probablement énoncé des
contre-vérités, mais que personne n’a pris le temps de les rectifier.
Je n’ai pas la science infuse, je ne demande qu’à apprendre.


Oui, cela me dégoûte. Je ne trouve pas cela très digne. Je connais le

passé (j’ai une maîtrise d’Histoire, mais bon, comme je l’ai
obtenue à Bordeaux, Y.Gourgaud trouvera certainement un
argument pour lui nier toute valeur), j’assume celui des
institutions dont je suis adhérent. Et j’essaie d’être responsable
dans mes actes et dans mes propos.

Ce texte est suivi par un autre texte tout aussi intéressant de Robert
Lafont, qui démonte la manipulation du séparatiste Yves Gourgaud :

Responsa a Ives Gourgaud
per Robèrt Lafont

M ‘agrada pas lo « delicte de fugida » e respièche la veritat
istorica. Responde donc a la somacion d’Ives Gourgaud.
O fau pas sens un sentiment de malaisança. Ai l’impression de
metre lo pè dins un chauchum. La veritat es de bòn dire,
totjorn. Lo recaucatge es complasença pervèrsa. Sustot quand
se mèscla d’intencions de destrantalhament d’un edifici qu’a
tant costat a bastir : vòle parlar de la normalizacion sociala de
l’occitan. A ieu que me permeteguère jamai de preferir mei
causidas personalas, que i aviáu quauque drech scientific, a
l’aventura collectiva, me dona l’impression d’aver perdut ma
vida dins un occitanisme que pòrta en se lo voler tissós de sa
desfacha.
Aquò dich, e responsabilitats assumidas :
1- Aviáu vint-e-un ans a la Liberacion, que me meteguèt au
gabinet dau Prefècte de Gard. Es aquí qu’aprenguère
qu’Alibèrt èra detengut au camp de Sant-Somplesi. Foguèt per
ieu una consternacion. Lo sabiáu òme de drecha d’aprèp çò
qu’aviáu legit d’eu, mai plaçave leis occitanistas, dins una
vista un pauc ideala, sus lo « bòn bòrd » a la sortida dau
drama qu’aviam viscut. Sus lo motiu de sa condemna, sabe
solament çò qu’ai aprés deis ainats Carles Camprós e Max
Roqueta : un deportat de son vilatge, malastrosament mòrt en
camp, acusava Alibert e sa molher de l’aver donat, sabe pas
s’es a la Milícia ò ais Alemands ; o reportava un companh
tornat. Leis ainats disián qu’èra mai que mai la fauta de la
molher, une « lengassa ». Lei testimònis de moralitat, en
particular un grand exilhat coma Ventura Gassol, poguèron
rèn. Sabe pas se i aguèt mai de pròvas de culpabilitat que çò
que dise. Sabe pas ni mai per queta rason Alibert foguèt puèi
deslargat, per decision de justícia, en gardant son « indignitat
nacionala ». Lo fach es que lo coneguère pas que desliure.
2- En 1951, venguère secretari generau de l’IEO. Me donère la
tasca de « sauvar » lo Diccionari, que son autor riscava de
morir abans de l’acabar. Es dins aquela escasença que
coneguère e frequentère Alibert. Après la mòrt de sa molher,
sei doas conhadas l’avián aculhit a Montpelhièr. Eran
d’ensenhairas laïcas tradicionalas, enemigas de l’occitan, ne
pòde testimoniar. En mai dau respiech per son immensa
sciéncia, aguère de simpatia per aquel òme vièlh, malaut,
secrèt e timid, visiblament escrancat per la vida e condemnat a
una solesa intellectuala quasi totala. Era de mon etica de jamai
li parlar de sa malemparada. Me tenguère simplament de me
far veire a son enterrada. Après sa mòrt, ajudats d’una manièira
puslèu autoritària per la conhada sobreviscuda, Dla Latour,
Chabbèrt e ieu prepareriam l’edicion de l’òbra inacabada.
3- Ai pas la memòria d’aver jamai escondut a degun çò que
vène de dire. Ai pas participat a ges de meçòrga piosa. A ma
coneissença, Alibert a jamai, per sa part, pesat sus la vida de
l’IEO. I aguèt jamai una responsabilitat. Verai es que l’IEO
foguèt apreparat dins la Resisténcia per Max Roqueta, Ismael
Girard, Joan Cassou e Tristan Tzara. Es causa atestada.
D’aquò foguère au fiu, entre 1943 e 44.
4- S’ai jamai publicat rèn, de cinquanta ans, sus lo cas, es
qu’Alibert foguèt per ieu una òbra. Aquò’s tanbèn una
question d’etica. De qu’auriá caugut faire ? Proclamar, sens
que degun o demandèsse, que la persona, autor de l’òbra, aviá
resquilhat, dins de condicions escuras, fòra lo camin causit per
lei fondators d’un Institut que se reclamava de l’òbra ?
5- Pasmens, en escrivent mei Pecics de Mièg Sègle, datats de
genier-febrier de 1998 (pron abans que Gorgaud faguèsse levar
aqueu pastís), diguère d’Alibèrt e deis òmes de sa generacion
çò que me semblèt just de dire, après cinquanta ans, sus sei
comportaments dins una situacion avalida, e per la coneissença
dei pus joves. Me i tène. Intervendrai pas mai.

Bestio del Giboudan

unread,
Aug 2, 2010, 1:40:43 PM8/2/10
to
Forço interessont en bertat, que piei dinc sas memorios Robert Lafont
recouneissero la coulpabilitat pleno d'Alibert e recouneissero abedre
desertat de l'armado de la Franço libro que l'abio moubilisat en 1945.

Bestio del Giboudan

unread,
Aug 2, 2010, 2:39:56 PM8/2/10
to
On 2 août, 19:40, Bestio del Giboudan <sergegibou...@yahoo.fr> wrote:
> Forço interessont en bertat, que piei dinc sas memorios Robert Lafont
> recouneissero la coulpabilitat pleno d'Alibert e recouneissero abedre
> desertat de l'armado de la Franço libro que l'abio moubilisat en 1945.
>
Encara una messorga de M. Gibous !

lo reponchon

unread,
Aug 2, 2010, 2:48:37 PM8/2/10
to
Bestio del Giboudan a écrit :

> Forço interessont en bertat, que piei dinc sas memorios Robert Lafont
> recouneissero la coulpabilitat pleno d'Alibert e recouneissero abedre
> desertat de l'armado de la Franço libro que l'abio moubilisat en 1945.


C'est rigolo le gévaudanais, c'est du français avec des O

0 new messages