Chez ses grands-parents de Lempty, où elle a passé son enfance jusqu'à
l'entrée au collège, on parlait patois le plus clair du temps. Et dans
cette langue « affective », simple et sobre, Josiane Guilhot-Gentialon a
enraciné son histoire, ses souvenirs, son premier rapport au monde.
C'est en entrant à la fac pour ses études de psychologie, que cette
Clermontoise a découvert que ce patois entendu, compris et parlé depuis
l'enfance était? une langue. Que ce patois, c'était de l'occitan.
Parallèment à son métier de responsable de formation et d'insertion
(FAR) à Thiers, où elle vit aujourd'hui, Josiane Guilhot cultive, entre
autres multiples centres d'intérêt culturels, son goût pour l'occitan.
Elle collabore avec Etienne Coudert et l'équipe de la revue occitane
Parlem, pour laquelle elle écrit des articles, poèmes, contes nouvelles.
Depuis 2006, elle est présidente de l'IEO (Institut d'études occitanes)
du Puy-de-Dôme (*). Souhaitant joindre la voix au récit, elle est
également conteuse au sein de l'ABLF (Association des bibliothécaires en
Livradois-Forez). Certains de ses textes ont été diffusés dans
l'hebdomadaire thiernois La Gazette et à la radio.
Et puis un jour, Josiane Guilhot a eu envie de raconter vraiment «
toutes ces histoires que j'avais entendues quand j'étais petites ; de
vraies histoires vécues que j'entendais raconter? Je suis partie
d'événements de la vie familiale, mais il y a aussi des fictions ; et
j'avais envie de faire ces récits en auvergnat ; on ne dit pas les mêmes
choses ; utiliser peu de mots leur donne davantage de poids, et c'est
d'autant plus émouvant ».
Ainsi, le livre de 144 pages qui va paraître le mois prochain dans la
collection Racontes de l'Ostal del libre (librairie et maison d'édituion
d'Aurillac) est un recueil de vingt nouvelles foncièrement
contemporaines en occitan d'Auvergne. Une vingtaine de récits brefs,
dont les personnages sont en majorité des femmes - d'où le titre «
femnas » - de tous âges et de situations multiples : il y a une
lavandière et une paysanne, une garde-barrière comme sa grand-mère, une
ouvrière, une écolière, une commerciale? Elles vivent dans la montagne
thiernoise, la Limagne, ou bien en ville, entre les années 1900 et
aujourd'hui.
Aucunement passéiste, ce recueil s'ouvre et se referme avec un poème de
l'auteure. Le CD de 70 minutes qui accompagne le recueil comporte
certains textes dits par Josiane Guilhot en alternance avec des moments
musicaux au violon par Basile Brémaud.
« La graphie utilisée est la graphie classique, mais à laquelle on a
enlevé les particularismes de Basse Auvergne pour pouvoir concerner tous
les pays d'Oc » explique Josiane Guilhot, qui a tenu à faire figurer un
lexique à la fin de l'ouvrage pour guider et aider les lecteurs.
Ecrivaine de la nuit « en suivant le fil de mon inspiration », Josiane
Guilhot a débuté l'écriture d'un roman, et se consacre très activement à
faire connaître la langue : « il faut produire pour faire voir qu'on
existe ; il reste beaucoup à faire pour la promotion de la langue en
Basse Auvergne ».
Elle souligne aussi avec satisfaction que « l'UNESCO est saisi sur le
thème de la langue en danger dans le cadre de la défense de la diversité
du patrimoine mondial ».
(*) Basée à Clermont-Ferrand, l'IEO anime des ateliers de langue et de
chant, organise une rencontre mensuelle avec le cercle occitan
universitaire..
L'Ostal del libre, 32 Cité Clairvivre, BP 602, 15006 Aurillac Cédex.
Tél. 04.71.43.33.69; fax. 04.71.48.93.79; courriel:
ostal.d...@cegetel.net.
(La Montagne, 17 avril 2009,
http://www.lamontagne.fr/editions_locales/thiers_ambert/femnas_de_jo...@CARGNjFdJSsEHx4NAxk-.html
)
Il reste à savoir si les conjugaisons seront authentiquement
auvergnates ou hispano-catalanes comme dans "Cherchapaïs" où il y
avait : "chantas, parlan, fasiàn, faguèrem"
au lieu des formes auvergnates :
- basse-auvergnates et vellaves : "chantes, parloun, fazioun,
fagueran"
- haute-auvergnates et gévaudanaises : "chantes, parlou, faziou,
fagueran"
> au lieu des formes auvergnates :
>
> - basse-auvergnates et vellaves : "chantes, parloun, fazioun,
> fagueran"
Aquò's de sabir franchimand.
Corrècte:
chantes, pàrlon, fasion, fagueram
> - haute-auvergnates et gévaudanaises : "chantes, parlou, faziou,
> fagueran"
Es una asenada d’escriure la lenga d'òc segon los principis del
franchimand.
Corrècte:
chantes, pàrlon, fasián, fagueram
D'un latz, avèm los qu’escànon l'Auvernhàs en lo lengadocianizant e
d'un autre latz, los que l'escarràunhon amb una grafia francilhòta.
Sèm plan partits.
Ce livre est désormais publié depuis plus d'un an !
"l'aubernhàs" aco esisto pas. I o l'aubernhat.
Acos una asenado d’escrieure la lengo d'oc segoun lous principis de
l'espanhò.
> D'un latz, avèm los qu’escànon l'Auvernhàs en lo lengadocianizant e
> d'un autre latz, los que l'escarràunhon amb una grafia francilhòta.
> Sèm plan partits.
E d'un aute, los qui càmbian la grafia segon la lor fantasia personau.
Chadro lou dire a l'IEO !
Eles impausou "chantas, parlan, fasian, fagueram"
Perque bouguet escrieure "fasiàn" çou que toutes lous Aubernhats disou
"faziou" o "fazioun" ?
/fajyou, fajyoun/ en ourtougrafio franceso.
Ah l'erpanhòu nòta "o" lo son [u], zo sabiá pas.
Faus faus faus tres còps faus, sabetz ben bien que l'usatge es plan
mai variable que quò !
Podem escriure fasion... o tanben fasiáun en quauqu'uns luecs mai.
Perque ou faset pas jamai a l'IEO ?
Perque trascrivet "faziou" per "fasiàn" ?
Nouta O de OU, aco bailo uno aparencio espanholo a la lengo.
Acos çou que bogou a l'IEO piei que pretendou que sou de "raça
iberica"
e que las "populations du Massif Central sont contaminées
racialement" (Louis Alibert)
C'est bien ce que beaucoup font.
Ah, expliquez-nous ça plus précisément.
ça permet d'écrire "la boca" pour faire espagnol, quand on dit "la
bouco".
(Bien sûr la formo ultra-majoritaire chez les derniers parlants
naturels est "la boucho".)
Je comprends mieux comme ça.
Ne croyez-vous pas que ce soit par souci de mettre en évidence à
l'écrit le lien à la romanité que "boca" soit la forme préférée par
les occitanistes ?
italien : bocca
sarde : búca
portugais : boca
piémontais : boca / buca
romanche : bucca
...
J'entends bien que vous vous foutez de la romanité mais comprenez que
d'autres ne s'en foutent pas.
Au passage, en limousin, on ne dit pas "bocha" pour la bouche mais
"las bochas" car on considère les lèvres (las bochas o las pòtas
aussi) pour la partie externe et on dit "la gòrja" pour l'intérieur
(et gorjareu pour la gorge entre autres).
C'est un lien factice puisque toutes les langues qui écrivent "la
boca" disent réellement BOK- alors que nous disons en fait "la boucho"
et que les parlers méridionaux disent "la bouco".
A propos, la fraternité avec le romanche ne vous intéresse pas ? Elle
intéressent les Auvergnats, de Bonnaud à Jean-Anglade et Alan Broc.
Les romanches quand ils voient écrit "la boca" ne peuvent pas deviner
qu'on dit "la bouco" en Languedoc et Guienne.
"Las bochas" est sous la forme "las botsas" dans le dictionnaire
cantalien des parlers de la Santoire et de l'Alagnon, mais ça veut y
dire "les lèvres".
La bouche se dit "la bocha", transcrit "la botsa".
Remarquez que ce parler prononce toujours O, comme les troubadours.
Bien que je n'ai rien contre la solution "ou" pour [u], je ne vois pas
pourquoi les Romanches trouveraient plus facile de lire "ou" [u] sauf
évidemment les lettrés en français qui eux le sauront. On peut
toujours objecter que les lettrés en portugais sauront lire "o" [u],
non ?
Hé bien, si ça m'intéresse.
Mais les Français ne sauront pas davantage que bucca en romanche se
prononce [bukka].
Si on donne la clé "o" = [u] pour l'occitan, ça se résout d'emblée.
C'est comme ça pour toute langue.
"a" pour [o], franchement c'est pas fondamental.
> "Las bochas" est sous la forme "las botsas" dans le dictionnaire
> cantalien des parlers de la Santoire et de l'Alagnon, mais ça veut y
> dire "les lèvres".
En effet, en limousin, ce sont aussi les lèvres mais cela sert quasi
tout le temps de "périphrase" pour la bouche. En tous cas, j'ai jamais
entendu qqn dire "la bocha" pour parler de la bouche par chez nous.
Oui, mais uniquement en Limousin. Donc on n'en a pas grand-chose à
foutre.
Ah ah très drôle.
>
> "l'aubernhàs" aco esisto pas. I o l'aubernhat.
>
> Acos una asenado d’escrieure la lengo d'oc segoun lous principis de
> l'espanhò.
Es intelligent d’escriure la lenga d’òc coma nòstres davancièrs.
Es una asenada d’escriure la lenga d’òc a la franchimanda.
Ai pas jamai entendu la prononciacion /bowku/.
Cal seguir la nòrma quand es fondada sus l’estudi e la logica. Es nèci
de la seguir tanben quand o es pas.
La normo per l'auvernhat es precisado per l'Escolo Auvernhato. la chau
sègre
La normo pel giboudanes es precisado per l'Escolo Gabalo. la cha
segui.
Cha escrieure la lengo coumo nostres dabancios.
http://mistralenc.over-blog.com/article-uno-citaciou-de-joseph-tichit-64019990.html
Acos uno asenado d'escrieure la lengo d'oc a la maniero espanhogo.
Es aco qu'o tuat la lengo en Val d'Aran :
http://dodellengua.blogspot.com/2011/08/aranes-la-vall-mes-espanyolitzada.html
Per un còp setz de bana coma los Catalanistas ?
> La normo per l'auvernhat es precisado per l'Escolo Auvernhato. la chau
> sègre
>
> La normo pel giboudanes es precisado per l'Escolo Gabalo. la cha segui.
Oui, effectivement vous avez du mal. C'est trop dur pour vous ?