D'une part, on ne voit pas au nom de quoi une chanson ne serait pas
traduite dans une autre langue. C'est là le lot de toutes les mélodies
d'Europe occidentale, la plupart d'entre elles étant issues des chants
d'Eglise des premiers Chrétiens. Il n'y a jamais que peu de mélodies
vraiment originales, ou en tout cas qui ne soient pas communes aux
pays d'oc et aux pays d'oïl. Mais pour cela, il faudrait que nos mini-
occitanistes s'intéressent un peu à la musique folklorique de leur
supposée nation.
D'autre part, si scandale il y a, c'est dans la falsification
historique autour du Se Canta ou comment une chanson pyrénéenne
gasconne s'est propagé vers Toulouse au XVIIIème siècle (classique :
Toulouse, avant d'être la capitale idiote de l'Occitanie, est surtout
la capitale des Pyrénées centrales, gasconnes et fuxéennes). Puis au
XIXème siècle, via les félibres, la mélodie a connu un fort succès
(rien d'étonnant à ce que ce soit cet imbécile de siècle qui propage
une mélodie si cuyouse, indigne du talent pyrénéen pour la chanson)
pour finalement s'identifier avec l'hymne du Sud de la France, en
concurrence avec La Copa Santa. Evidemment, les paroles ont été
rationalisées et poétisées alors que le texte initial gascon n'avait
aucun sens (probable fusion de deux autres textes).
Au final, quand des Provençaux ou des Limousins vibrent sur Se Canta,
il vibrent sur une chanson étrangère à leur patrimoine culturel et
issue d'un génie musical différent du leur. Je déplore cela car ces
deux régions par exemple ont un fonds musical très riche (Darrièr lo
Chastèl de Montvielh : superbe) mis en évidence par Canteloube par
exemple.
Vous recouneissi que en 1980 quand Giscard venguet à Toulouso, i aguet
una grando manifestaciou per lou poulha e lou courtégi de la CFDT
chantavou la Coupo Santo. Erou pas prouvençaus, e crezi pas que las
detz à quinge milo persounos d'aquel sendicat saiou estados marcado al
cartabèl del Felibrige. Dounco cò's vertat que semblavou counsidera
qu'èro lou imne à guessos també.
- Aven en Auvernho lou "Se chanto", dien nouste parla. Alèro sèi pas
sigur de l'ourigino gascouno.
D'un aute coustat, avet razou bessai, per que, amai s'aven de paraulo
auvirnhatos, me remembri que mi grond-parents sounavou aquelo chansou
"la toulousano". (e pamen èro be lou "Se chanto", pas la "Toulousano"
de Deffès, qu'aviou pas jamai auzido)
> Au final, quand des Provençaux ou des Limousins vibrent sur Se Canta,
> il vibrent sur une chanson étrangère à leur patrimoine culturel et
> issue d'un génie musical différent du leur.
Propagande sécessionniste, insulte à l'hymne national: votre compte
est bon.