Comme en témoigne ce syntagme nominal décliné aux XVIIIe et XIXe
siècles par les lexicographes pour la définition-description des
Bohémiens : « une sorte de gens », « la multitude des gens de cette
espèce », « ces espèces de nomades », « ces hordes de bohémiens », etc.
18. Écrivains et philosophes partagent un mépris identique. Voltaire
n’est pas plus compréhensif. Selon lui, la communauté des Bohêmes
rassemble en elle un « ramas de gens »19. Le philosophe allemand des
Lumières Johann Herder, qui reproche à Voltaire son universalisme trop
abstrait, au détriment d’un rapport compréhensif à l’égard de
l’altérité culturelle, ce qu’Herder nomme Einfülhung, une « sympathie
» pour les cultures étrangères permettant une véritable connaissance
(d’ordre anthropologique) selon le point de vue de l’autre, ne semble
pourtant accorder aux Tsiganes aucun caractère humain. Dans la
dernière partie rédigée en 1791 de ses Idées pour la philosophie de
l’histoire de l’humanité, il s’en prend avec véhémence à cette « caste
dégradée », dont l’ « abjecte destinée » l’empêche de s’adapter,
depuis des siècles, à la civilisation européenne20.
De là à répandre toutes sortes de calomnies mensongères, il n’y a
qu’un pas aisé à franchir : « Dans tous les pays, affirme Mateï, les
gens qui ne nous connaissent pas n’ont-ils pas raconté à notre sujet
un tas d’histoires horribles, allant même jusqu’à prétendre que nous
mangions les enfants, nous qui les aimons tant » (Dites-le avec des
pleurs, p. 115). L’écrivain rom se fait l’écho d’une des accusations
la plus atroce et la plus fausse proférée contre les Tsiganes. En
Hongrie, à la fin du XVIIIe siècle, une affaire de cannibalisme,
fondée sur des ragots, eut un retentissement très grand. L’été de
1792, des Bohémiens en grand nombre furent accusés d’avoir assassiné
des voyageurs et d’avoir mangé leurs cadavres ; après des jugements
hâtifs, certains d’entre eux furent exécutés. Plusieurs furent pendus.
D’autres périrent sur la roue. Des femmes furent décapitées. Or tout
cela était faux. L’on apprit que les personnes que l’on croyait
assassinées étaient vivantes. Les prisonniers purent donc être
libérés. Mais le soupçon d’anthropophagie subsista longtemps. Ainsi la
couverture d’un numéro du Petit Journal illustré de 1925 donne à voir
une scène représentant des Bohémiens cannibales.
Autre cliché connexe appliqué aux « nomades » que formule Moursha dans
l’une des histoires racontées à Mateï, celui de « voleurs d’enfants
». Une image malveillante largement véhiculée par la presse. Il
suffit pour s’en convaincre de se référer au titre paru le 2 février
1902 dans Le Petit Journal illustré, « Enfant enlevé par des nomades
», ou celui du 28 janvier 1923, « Une roulotte passa (enlèvement d’une
fillette) », ou encore l’article des Faits divers illustrés du 10
décembre 1908 : Romanichels, voleurs d’enfants : une mère défend sa
fille.
Et pourquoi ne pas leur attribuer tous les vices ! Dans Le Matin du 4
mars 1907, on lit : « Un péril errant. Bohémiens & Romanichels. La
terreur des campagnes ». Un long article aux intertitres éloquents :
Vagabonds, Pillards, Propagateurs d’épidémies, Voleurs, Empoisonneurs,
Hors la loi. Avec, pour conséquence, la menace des dommages et mauvais
traitements qui s’en suivent dans leur vie quotidienne pour les «
nomades ». Tel est l’épisode malheureux auquel se voit exposée la
famille de Moursha :
« Une petite fille de la ville, âgée d’une dizaine d’années, avait
disparu (…). Les tentes et les roulottes furent fouillées
minutieusement, l’une après l’autre. Les gendarmes qui étaient venus
nombreux s’intéressaient aussi aux alentours. Certains même, sans
doute plus audacieux, examinaient le ruisseau aux endroits les plus
profonds.
Malheureusement, la petite fille fut retrouvée, à environ un kilomètre
du camp. Morte, étranglée, probablement après avoir été violée.
Ce fut pour les Roms le coup de grâce. Les coups pleuvaient sur eux,
sans le moindre ménagement. Tous les Roms de plus de quinze ans furent
emmenés en ville et enfermés dans les cachots de la gendarmerie.
Heureusement, il y en avait deux, mais bien insuffisants. Les Roms s’y
trouvèrent entassés comme des bêtes. À peine avaient-ils assez de
place pour bouger » (Dites-le avec des pleurs, p. 60-61).
Le lendemain, c’est Moursha lui-même, désigné par un témoin comme
l’auteur du crime, qui est séparé des siens et conduit au fond d’un
cachot. Peu de temps après, la police découvre que le véritable
assassin était un jeune homme de la ville. Son fils libéré, le père de
Moursha se rend alors à la gendarmerie pour déposer une réclamation.
Le brigadier lui répond tout simplement : « Que voulez-vous ? Tout le
monde peut se tromper » (ibid., p. 74).
En vérité, les « nomades » doivent non seulement subir l’outrage
d’être assimilés à des « voleurs d’enfants », mais il arrive parfois
que leurs propres enfants soient tués. Comme le raconte Moursha, ce
fut le cas d’une de ses cousines, retrouvée morte au bord d’un
ruisseau, le coupable ayant vite été découvert par la police, car on
l’avait vu quitter la ville en tenant la fillette par la main. En
Suisse, observe justement Mateï, une association nommée Pro Juventus
n’hésita pas à organiser la traque des enfants tsiganes, elle enleva «
des centaines des nôtres, soi-disant pour mieux les élever » (ibid.,
p. 250). Entre 1926 et 1972, près de six cents enfants jenisches
seront effectivement enlevés de force par l’œuvre d’entraide pour les
enfants de la grand-route, dont le directeur, Alfred Siegfried
(1890-1972), qui traquait les Tsiganes, bénéficiait de l’aide
financière (jusqu’en 1967) de la Confédération et de la collaboration
sans faille de la police et des autorités.
Il est intéressant de noter, à propos du thème du vol, l’opinion
qu’émet ailleurs l’écrivain, selon lequel le passage des « nomades »
dans une région donne lieu à de multiples vols parmi les
particuliers : les gens du pays, ajoute-t-il, en profitent pour se
voler et bien entendu, ce sont les « nomades » qu’on accuse25. Ces
mêmes vols pratiqués par des Gadjé pour nuire à la réputation de
certains Tsiganes nous ont été rapportés au cours d’un entretien avec
un Manouche, Toto Hoffmann, vivant en Gironde dans les années
cinquante : « les gens disaient dès qu’ils nous voyaient " Oh ! les
Gitans, les Bohémiens, les va-nu-pieds ", enfin toutes sortes de noms,
ou encore « les voleurs de poules ». Il y a même un gars à Gujan-
Mestras qui m’a dit un jour : " Oh ! Toto, on profitait de ce que vous
veniez pour faire la fête à Gujan - parce que j’étais industriel
forain après - on profitait que vous étiez là pour aller voler les
poules des voisins ". Voilà ce qui me racontait le gars. Ils volaient
les poules entre eux pour que ça tombe sur les Gitans… ça c’était
formidable, hein, quand même ! ».
> ou encore « les voleurs de poules ». Il y a même un gars à Gujan-
> Mestras qui m’a dit un jour : " Oh ! Toto, on profitait de ce que vous
> veniez pour faire la fête à Gujan - parce que j’étais industriel
> forain après - on profitait que vous étiez là pour aller voler les
> poules des voisins ". Voilà ce qui me racontait le gars. Ils volaient
> les poules entre eux pour que ça tombe sur les Gitans… ça c’était
> formidable, hein, quand même ! ».
C’est sûrement avec du racisme anti-gadjé qu’on va réduire le racisme
anti-gitan...
--
Una « frasa facha » a l’azard:
Barba de belitre, facha a petaçes
N'èm pas enqüèra a Cap d'An, ne sèi pas çò qu'as bevut entà díser çò
qui dises...
Les Gitans, Manouches et autres Rroms, une ethnie, un peuple
transfrontalier pris entre le marteau de la discrimination, de la
stigmatisation, de la diabolisation et l'enclume de la victimisation,
de l'excuse, de l'angélisme. La réalité de leur situation est
certainement plus nuancée, en tout cas moins manichéenne.
Voici le genre de truc qu'on peut trouver sur le web à leur sujet :
http://www.agoravox.fr/actualites/info-locale/article/des-enfants-de-rroms-citoyens-17803?vo=109
> Les Gitans, Manouches et autres Rroms, une ethnie, un peuple
> transfrontalier pris entre le marteau de la discrimination, de la
> stigmatisation, de la diabolisation et l'enclume de la victimisation,
> de l'excuse, de l'angélisme. La réalité de leur situation est
> certainement plus nuancée, en tout cas moins manichéenne.
N'èi pas volut har "victimizacion, excusa, angelisme" Qu'èi balhat
informacions de compte har e desconegudas deu gran public sus las
persecucions dont estón victimas peu passat.`
La vòsta reaccion ne m'agrada pas, la de Buthus, qui ne reacciona pas
qu'a las darrèras cinc linhas d'un long tèxte , qu'ei escandalosa.
Tintèina d'escrivan, que volí ua "caduda" un tèxte, mes qu'aurí plan
solide podut arrestar la citacion a: "dont le directeur, Alfred
Siegfried (1890-1972), qui traquait les Tsiganes, bénéficiait de
l’aide financière (jusqu’en 1967) de la Confédération et de la
collaboration sans faille de la police et des autorités. "
E que notaratz, vos e subertot Buthus, que n'èi pas volut citar los
passatges d'aqueth tèxte qui parlavan de las persecucions nazis contra
los tsiganes. Qu'èi comptat sus l'intelligéncia deus lectors, que'm
soi borrat. S'aví hicat un tèxte semblable a prepaus deus judius,
jamei n'aurí avut aquera reaccion de Buthus.
UN CÒP DE MEI, QUE CONSTATI QUE LOS TABÓS QUI EMPARAN LA NOSTA
SOCIETAT D'UN RACISME "EXCESSIU" (pleonasme) ENTAUS ARABES O ENTAUS
JUDIUS NE FONCIONAN PAS QUAN S'AGEISH DEUS TSIGANES!
> Voici le genre de truc qu'on peut trouver sur le web à leur sujet :
>
> http://www.agoravox.fr/actualites/info-locale/article/des-enfants-de-...
E qué voletz que'vs digui? "les enfants de la rue Ardouin sont
toujours privés d’école."? Ah ah ah, quina farça! E lo Conselh
d'Euròpa qu'a denonciat Eslovaquia en per'mor que los mainatges ròms e
son tostemps hicats dens las classas especiaus entaus mainatges
"tardius" Mes en França qu'ei exactament la medisha causa, praubòts!
Quan mainatges tsiganes e segueishen ua escolaritat segondària (n'ei
pas lo cas de tots, que se'n manca) qu'ei quasi tostemps en
SEGPA!!!!!!!
Bref, à terme, il n'y a pas d'autre solution que l'intégration forcée.
La Nation définit à un moment donné un mode de vie médian auquel se
conformer. Il me semble que la position d'Eole est par trop romantique
et snob : la raison sociale et administrative exige la disparition de
ce peuple dans la masse. On comprend bien que via son attrait pour ces
populations, Eole entend affirmer la nécessité de la survie de
cultures autres. C'est noble. Seulement, il suffit de voir la tournure
que prend le débat sur l'identité nationale pour voir que la
parisianisation est en voie d'achèvement, et qu'à ce titre la réaction
à l'encontre de ces populations qui ne se conforment pas sera
uniformément hostile.
L'angélisme ne résout rien non plus. D'abord, il y a un problème avec
les Roms de Roumanie depuis l'ouverture des frontières. Il suffit
d'aller dans n'importe quelle ville de France pour s'en rendre compte
(pas vraiment à Pau qui elle est plutôt une ville de clochards). Et
dans un second temps, il faut bien constater que la population gitane
est plus criminogène que d'autres. Qu'importe ce qui relève du fait
culturel, de l'atavisme ou de la misère, c'est un fait.
> On comprend bien que via son attrait pour ces
> populations, Eole entend affirmer la nécessité de la survie de
> cultures autres. C'est noble.
Per un còp, que t'ès apressat de la vertat. Mes qu'ei mei que çò qui
dises: qu'admiri aqueth pòble qui a maugrat (o per'mor de) las
persecucions, a sabut guardar sovent la soa lenga, e tostemps las soas
costumas, qui'ns son enqüèra, au dia de uei, e en despieit deus
tribalhs universitaris qui'us son estats consacrats, de mau compréner
e mei qu'aquò de mau conéisher. L'exotisme, ne l'anetz pas cercar en
Índia o en Africa, qu'ei au canton de la carrèra
La rèsta de çò qui dises: que'ns hès ua analisi de la societat de uei
lo dia, e que ns'invitas a l'acceptar shens mautar e a agir en foncion
d'ua "inevitabilitat" qui as decidit de l'autrejar. Qu'èi dejà dit çò
qui pensi d'aqueras faiçons de rasonar. Sias ua petita arròda de
l'arrelòtge sociau se vòs, mes ne'm demandes pas a jo de n'estar ua
tanben.
Mès, macarèu, atz la malaudia de la persecucion, o qué ? Ne v'èi pas
arcastat briga de har "victimizacion, excusa, angelisme", a vos,
Eòle !
Qu'èi trobat lo vòste tèxte qu'èra deus interessants. Mès s'ètz
convençut deu contrari e que pensatz de qui v'èi agredit bèstiament un
còp de mei, après tot, qu'ei lo vòste ahar.
En tot m'adreçar au Buthus, aurí cometut un crimi de lèsa-majestat ?
Question pegòta, lhèu, mès que m'ac demandi.
Tà çò qui ei deu ligam junt, que volèvi amuishar sustot quin las
opinions e son partatjadas e quin lo martèth e l'enclumi e s'i hèn
cadun a la soa faiçon tà considerar la question gitana.
> > UN CÒP DE MEI, QUE CONSTATI QUE LOS TABÓS QUI EMPARAN LA NOSTA
> > SOCIETAT D'UN RACISME "EXCESSIU" (pleonasme) ENTAUS ARABES O ENTAUS
> > JUDIUS NE FONCIONAN PAS QUAN S'AGEISH DEUS TSIGANES!
>
> > > Voici le genre de truc qu'on peut trouver sur le web à leur sujet :
>
> > >http://www.agoravox.fr/actualites/info-locale/article/des-enfants-de-...
>
> > E qué voletz que'vs digui? "les enfants de la rue Ardouin sont
> > toujours privés d’école."? Ah ah ah, quina farça! E lo Conselh
> > d'Euròpa qu'a denonciat Eslovaquia en per'mor que los mainatges ròms e
> > son tostemps hicats dens las classas especiaus entaus mainatges
> > "tardius" Mes en França qu'ei exactament la medisha causa, praubòts!
> > Quan mainatges tsiganes e segueishen ua escolaritat segondària (n'ei
> > pas lo cas de tots, que se'n manca) qu'ei quasi tostemps en
> > SEGPA!!!!!!!
>
> Mès, macarèu, atz la malaudia de la persecucion, o qué ? Ne v'èi pas
> arcastat briga de har "victimizacion, excusa, angelisme", a vos,
> Eòle !
Pas aqueste còp :) L'angelisme qu'existeish, qu'ac sèi, qu'ei pèc.
Qu'èi un pes sus l'estomac per'mor de la reaccion de Buthus, aquò òc
que m'a pregonament agredit; se'm lei aqueth mossur (mes ara ne'n soi
pas mei solide), que deu saber que dab aquera hèita shens importància
qui vien de's passar dens lo men petit quartièr qu'èi perdut *amics*
(pas completament urosament: qu'an "relais" pertot dens lo quartièr, e
adès que i avè manoshes dens l'ostau, mes n'èra pas lo forgon verd deu
cacó qui coneishi qui èra parcat davant, qu'èra un aute; fin finala ua
gadji que m'a viengut díser de i anar, que soi pujat dinc au prumèr
solèr, qu'èran au dusau, n'èi pas gausat continuar de pujar, que'm soi
tornat virar, mes qu'èi podut constatar que n'an pas enqüèra mudat tot
los mòbles, que tornarèi aver lo parat de'us encontrar, que'm diseràn
on son. Excusatz aqueste tròç qui seré mei a la soa plaça dens un
roman que dens ua discussion de fòrum...)
> Qu'èi trobat lo vòste tèxte qu'èra deus interessants. Mès s'ètz
> convençut deu contrari e que pensatz de qui v'èi agredit bèstiament un
> còp de mei, après tot, qu'ei lo vòste ahar.
Nani, nani. Açò: "UN CÒP DE MEI, QUE CONSTATI QUE LOS TABÓS QUI
EMPARAN LA NOSTA SOCIETAT D'UN RACISME "EXCESSIU" (pleonasme) ENTAUS
ARABES O ENTAUS JUDIUS NE FONCIONAN PAS QUAN S'AGEISH DEUS TSIGANES!"
ne s'adreçava pas a vos. Mes Buthus n'ei pas lo sol dens aqueth cas:
que se n'i a tròp parlat d'aqueth monde peu quartièr, malaja, entà
que'm hasqui illusions; de las parts de Buthus totun, que m'a
estonat ...
> En tot m'adreçar au Buthus, aurí cometut un crimi de lèsa-majestat ?
> Question pegòta, lhèu, mès que m'ac demandi.
Eh ben la responsa qu'ei non.
> Tà çò qui ei deu ligam junt, que volèvi amuishar sustot quin las
> opinions e son partatjadas e quin lo martèth e l'enclumi e s'i hèn
> cadun a la soa faiçon tà considerar la question gitana.
Que soi d'acòrd.
Lo men umble avís qu'ei que cau deishar los tribalhadors sociaus har
lo lor tribalh, e la polícia har lo son, se i a lòc. Lo tèxte qui
ns'avetz prepausat de léger que'm sembla drin angelic, qui'ns ditz
qu'aqueths ròms ne s'estiman pas mei que los lors mainatges n'anen pas
tà l'escòla, per'mor qu'atau que pòden mendicar o panar? D'un aute
costat, qu'ei lo dever de l'escòla de la Republica d'escoliar tots los
mainatges, que los parents ac volhan o non. La question qu'ei
complèxa...
Dens lo tèxte qui balhavi tà léger dens lo messatge iniciau, lo men
prepaus, qui aurí devut lhèu explicitar,qu'èra d'explicar la lor
actitud "arroganta", lo lor "comunitarisme" exacerbat, e lo lor refús
de "s'integrar". Arren mei.
Coraument,
Eòle
Mercés peus esclariments. Que'm hè gai tanben de léger devath lo vòste
calam que l'angelisme ei pèc. Jo que tròbi aquò tan pèc com lo son
contrari hastiau, lo maishantèr sistematic. Que son las duas fàcias
d'ua medisha causa : la bestiessa.
Coraument tà vos tanben
Ebrenach
C'est vrai que pour les Rroms, c'est encore plus lourd, malgré six
siècles de présence sur le territoire "national".
Et c'est pire ailleurs. Parmi les grands silences, il y a le génocide
des Rroms pendant la seconde guerre mondiale. Il y a aussi la
persécution systématique dont ils restent victimes en Europe centrale
et orientale. Pour avoir entendu, au début des années 80, dans un pays
"communiste" , des propos ouvertement racistes de la part de
professeurs d'université, pendant un cours, pour avoir lu, plus
récemment, la même chose dans la presse "désormais libre", je crois
que la fuite vers l'Europe de l'Ouest, apparemment plus tolérante, est
souvent pour les rroms une nécessité. En Pologne, en Tchéquie, en
Hongrie, en Roumanie, l'antitsiganisme reste à un niveau similaire à
l'antisémitisme des années 1930.
>> C’est sûrement avec du racisme anti-gadjé qu’on va réduire le racisme
>> anti-gitan...
>
> N'èm pas enqüèra a Cap d'An, ne sèi pas çò qu'as bevut entà díser çò
> qui dises...
Ta présentation du problème gitan avec les gadjés dans le rôle du salaud
et le gitan dans le rôle de la blanche colombe est d’une bêtise confondante.
--
Una « frasa facha » a l’azard:
L'òbra lausa lo mèstre.
Si tu veux lancer un débat sur soc.culture.occitan. Présente un texte
intelligent en occitan. Pas un texte idiot en français.
--
Una « frasa facha » a l’azard:
Li cavalas son coma li femnas: quand son bònas, bèn que son bònas.
Mais c’est un concours de connerie sur s.c.o?
Qui exerce aujourd’hui le même métier que son arrière-grand-père?
--
Una « frasa facha » a l’azard:
Volètz? Anatz-i. Volètz pas? Mandatz-i.
Ce qui suit est clairement du racisme anti-gadjé:
" les gens du pays, ajoute-t-il, en profitent pour se
voler et bien entendu, ce sont les « nomades » qu’on accuse25. Ces
mêmes vols pratiqués par DES Gadjé pour nuire à la réputation de
CERTAINS Tsiganes nous ont été rapportés au cours d’un entretien avec
un Manouche, Toto Hoffmann, vivant en Gironde dans les années
cinquante : « les gens disaient dès qu’ils nous voyaient " Oh ! les
Gitans, les Bohémiens, les va-nu-pieds ", enfin toutes sortes de noms,
ou encore « les voleurs de poules ». Il y a même un gars à Gujan-
Mestras qui m’a dit un jour : " Oh ! Toto, on profitait de ce que vous
veniez pour faire la fête à Gujan - parce que j’étais industriel
forain après - on profitait que vous étiez là pour aller voler les
poules des voisins ". Voilà ce qui me racontait le gars. Ils volaient
les poules entre eux pour que ça tombe sur les Gitans… ça c’était
formidable, hein, quand même ! ». "
Et toi non plus, tu ne te trompes jamais, pas vrai?
"Un texte INTELLIGENT": Un.languedocien nous parle Il réagit au seul
dernier paragraphe d'un long texte qui apporte des informations
inconnues du grand public (et de moi-même, jusqu'au soir du 19
décembre), et il vient nous parler d'intelligence.
> Pas un texte idiot en français.
L'idiot, c'est toi. Au fait, pourquoi tu me réponds en *français*
alors que mes autres interventions sur ce fil étaient en occitan ?
Tè enfi un occitann que se derevelho e que se tracho de la counardiso
dels boun sentiment de la pensado occitanno!
> Qui exerce aujourd’hui le même métier que son arrière-grand-père?
>
> --
Les cracous sou les rares que cambion pas de metiè de genenratiu en
generacius:
"Panaïre " , ........de paire en filh!
Es la baso de lour culturo , s'assimila serio la mort, e amb la
souciatat mouderno van veni de pus en pus desclassat dounco subreviure
millour; se l'avenidou les meno a abandouna lour autros activitat
tradiciounalo : peilharot pel fèr, e l'empaillagte de cadièro....,
rauba sera toutjour un mestiè rentable pels gitous !
L'enemic que cal crenta per la la civilisaciu craco es mai que mai la
pouliço e le proutestantisme foundamentalisto que risco de lour leva
le pa de la bouco en lour faguent assuta le cami del Nasarean!
Le populisme est le petit frère du racisme. Quant au fascisme, de nos
jours, il est mis un peu à toutes les sauces. Quant on veut démolir
quelqu'un on le traite de facho. Et à ce compte-là on est toujours le
facho de quelqu'un.
Les catégories ethniques, ethno-linguistiques et confessionnelles que
vous citez en tant que cibles des populistes constituent le contenu de
l'un des deux plateaux de la balance de l'intolérance et de la
méchanceté. Mais dans l'autre plateau, il ne faudrait pas oublier non
plus de mettre, car cela existe aussi, les racismes anti-blanc, anti-
français, anti-chrétien, anti-gadgé et j'en omets probablement
d'autres, lesquels sont loin de faire l'objet du tapage médiatique ou
de la compassion envers leurs cibles et autres victimes potentielles
ou réelles. J'ai comme l'impression que dans la société française, il
y a un peu deux poids et deux mesures dans l'appréhension du "racisme"
et du "racisé". Et je pense que le débat actuel sur l'identité
nationale n'est pas prêt de permettre une plus grande clarté des
choses.
> Mais dans l'autre plateau, il ne faudrait pas oublier non
> plus de mettre, car cela existe aussi, les racismes anti-blanc, anti-
> français, anti-chrétien, anti-gadgé et j'en omets probablement
> d'autres, lesquels sont loin de faire l'objet du tapage médiatique ou
> de la compassion envers leurs cibles et autres victimes potentielles
> ou réelles.
Sus l'un platèu de la balança non i a pas lo medish pes que sus
l'aute.
Qu'èi encontrat negres racistas (que n'èi encontrat pòc, plan solide
que n'i deu aver mei a París per exemple), n'èi pas guaire sofrit de
la lor actitud. Un còp, un arabe que'm tractè de "fromage", ne'm hasó
pas briga sofrir. E a la mia coneishença, los gadgés ne son pas jamei
estats persecutats peus tsiganes. Ne disi pas que ne cau pas denonciar
aqueras actituds tanben, que disi que ne's pòden pas comparar aus
racismes de la majoritat.
Un ligam en pdf que legeratz segur dab interès :
Un petit extrèit d'aqueth estudi de la Commission consultative des
Droits de l'Homme :
"Il convient de souligner cette spécificité française qui affirme sa
priorité d'approche à partir du mode d'habiter et non d'une identité
culturelle qui caractériserait les "Gens du Voyage". Cette démarche
s'explique par la non reconnaissance du concept même de minorité
culturelle, nationale ou "ethnique", en vertu de l'indivisibilité et
de la laïcité de la République."
Ce propos est racontard invérifiable.
C’est du même tonneau que le Protocole des Sages de Sion.
--
Una « frasa facha » a l’azard:
Pichòt òme tomba un grand rove.
Tu nous prends vraiment pour des cons.
L’accusation de vol d’enfant est un classique des calomnies contre les
gitans.
Le génocide des Roms n’est pas non plus un scoop.
Mélanger des racontards sans valeur à des faits avérés ne peut que
décridibiliser l’ensemble des informations.
Ignorer complètement la part de responsabilité des Roms dans les
problèmes de relation entre Gadjés et Roms finit de décridibiliser le
propos.
Ton texte est une accusation à charge tout juste bonne à monter les uns
contre les autres.
>> Pas un texte idiot en français.
>
> L'idiot, c'est toi.
Moi, je dis que ton texte et con. Toi tu m’attaques personnellement.
Tu vois la nuance?
> Au fait, pourquoi tu me réponds en *français*
> alors que mes autres interventions sur ce fil étaient en occitan ?
C’est ça, je suis Madame Soleil. Je sais qu’elle va être la langue de
tes autres interventions avant de les avoir lues et même avant que tu
les aies publiées.
--
Una « frasa facha » a l’azard:
Qui se fisa de varlet, varlet deven.
D’un côté les pompiers incendiaires de l’antiracisme. De l’autre côté
les incendiaires pompeux du racisme.
Sèm plan partits.
--
Una « frasa facha » a l’azard:
Put mai a fems qu'a susor.
-- Fems: fumièr. (C'est un feignant.)
> Sus l'un platèu de la balança non i a pas lo medish pes que sus
> l'aute.
Cal considerar los faches de racisme individualament e pas collectivament.
Se començas a culpabilizar un "Blanc" qu’a pas jamai comés la mendra
accion racista e a exonerar de tota fauta los membres de minoritats fas
pas que bufar sul fuòc del comunitarisme.
--
Una « frasa facha » a l’azard:
La fortuna de mossur Mandari: de curat devenguèt segondari.
+1
> Ce propos est racontard invérifiable.
> C’est du même tonneau que le Protocole des Sages de Sion.
Que m'excusi de non pas poder estar tostemps, com tu, dens los parçans
on l'agla volateja
> Tu nous prends vraiment pour des cons.
> L’accusation de vol d’enfant est un classique des calomnies contre les
> gitans.
> Le génocide des Roms n’est pas non plus un scoop.
Voilà, je n'ai rien à t'apprendre.
> Mélanger des racontards sans valeur à des faits avérés ne peut que
> décridibiliser
...
> l’ensemble des informations.
Oui.
> Ignorer complètement la part de responsabilité des Roms dans les
> problèmes de relation entre Gadjés et Roms finit de décridibiliser
encore?
> le
> propos.
> Ton texte
Oui, c'est moi qui l'ai écrit. Pfff...
> est une accusation à charge tout juste bonne à monter les uns
> contre les autres.
Oui, un danger pour la paix civile.
> Moi, je dis que ton texte et con. Toi tu m’attaques personnellement.
> Tu vois la nuance?
Moi, je publie un "racontar invérifiable" destiné à faire sourire
après des informations précises particulièrement atroces, juste pour
donner une "chute" à mon texte, et toi tu réagis comme s'il n'y avait
que ça dans "mon" texte, apprends à lire.
> C’est ça, je suis Madame Soleil. Je sais qu’elle va être la langue de
> tes autres interventions avant de les avoir lues et même avant que tu
> les aies publiées.
C'est clair, et comme ma réponse à Ebrenach montre bien que je veux
monter les gens les uns contre les autres et encourager le racisme
anti-Gadgé, et que tu ne l'as toujours pas lue, c'est à moi de
m'excuser.
Tu as raison de ne pas t'indigner: l'indignation peut conduire à des
excès (1er degré). Ne te déprends pas de cette froideur marmoréenne
qui te sied si bien (degré?)
Creses de poder publicar de propaganda racista sens reaccion?
--
Una « frasa facha » a l’azard:
Cal pas copar los lardons avant de préner la lèbre.
Pensi que cal considerar los faches de racisme individualament e
collectivament. Del punt de vista collectiu, Eòle es lonh d'aver
completament tòrt quand escriu que los platèus de la balanças son pas
equilibrats.
Del punt de vista individual, pensi que lo racisme es coma la coneria,
valent a dire la causa milhor partatjada al monde. A cadun sa dòsi.
Mas culpabilizar un "Blanc" o un "Gadjé" briga racista (aquò existís)
e exonerar de tota fauta un membre d'una "minoritat" seriá una
bestiessa màger diametralament opausada. Aquò's çò que fa, çaquelà,
autant angelicament coma bèstiament, un cèrt antiracisme ideologic
segur d'el e agressiu per dessús lo mercat quora qualque mescresent
malpensant vòl pas de son catequisme.
> Moi, je publie un "racontar invérifiable" destiné à faire sourire
> après des informations précises particulièrement atroces, juste pour
> donner une "chute" à mon texte, et toi tu réagis comme s'il n'y avait
> que ça dans "mon" texte, apprends à lire.
Apprends à écrire.
--
Una « frasa facha » a l’azard:
Quand en abrial lo cocut es pas encara vengut, cal que siá mòrt o perdut.
> "Il convient de souligner cette spécificité française qui affirme sa
> priorité d'approche à partir du mode d'habiter et non d'une identité
> culturelle qui caractériserait les "Gens du Voyage". Cette démarche
> s'explique par la non reconnaissance du concept même de minorité
> culturelle, nationale ou "ethnique", en vertu de l'indivisibilité et
> de la laïcité de la République."
Exactament ... E ne sèi pas çò qui'n pensatz, mes deu men punt de
vista los tsiganes que son la sola minoritat nacionau vertadèra en
França. Anecdòta revelatora : "Citoyen de la République", un jacobin
qui intervien ací de quan en quan, qu'assegurava que ne'n son pas ua
per'mor "ne i a pas nada minoritat nacionau en França" ...
> Apprends à écrire.
Eh bien ne t'inquiète pas pour ça, cela sera intégré dans mon prochain
roman, j'ai même trouvé le titre ... car comme on me l'a dit plusieurs
fois, ma vie est un roman, donc inutile de chercher à inventer!
Ta froideur marmoréenne et surtout ton incapacité à revenir sur ton
réaction première, je m'en fous comme de l'an 40. Qu'est-ce que c'est
face à l'amitié droite et entière de tout un clan manouche? Rien!
Après, s'il y a des choses dont c'est à la police de s'occuper, eh
bien cela relève effectivement de la police, tautologie Il y a aussi
les moeurs des Manouches qu'ils cachent jalousement aux Gadjés; si
j'en vois qqch par hasard ou parce qu'ils l'auront voulu, compte sur
moi pour la boucler. C'est l'honneur, c'est au-dessus de tout, donc
par définition au-dessus du niveau de tes interventions dans ce fil
Quant au racisme anti-Gadjé, je lutterai contre le jour où je
surprendrai un Tsigane à dire: "Il faudrait les envoyer à Auschwitz".
À mon avis, ce n'est pas demain la veille.
Ieu tanpauc, sei pas sens prejutjats, e benleu quauques pòst-jutjats
tanben, tant qu'aus Rroms.
Mas, me fie qu'aura, coma sei quauqu'un de plan fin (mas zo aviàs plan
remarcat), ne'n sei totparier a ne'n voler saubre mai sus aquilhs
pòples.
Recentament, anei ad un espectacle 'pelat "La Loba". L'i se parla
d'una pita, que l'an chausida per l'iniciar ad un biais de viure/veire
"lobatesc" (coma un lop). La Loba apriva un lop, es meitat loba...
La Loba, qu'es un conte manoche, aquí cranament mes en escena.
Quò te tira un pauc daus prejutjats etèrnes sus los barraquians.
Mercés Eole per aqueu texte de la debuta qu'es pas p'unpiau piòt.
Lo comentari de Léopold qu'es a purar de bestiesa.
> Ta froideur marmoréenneet surtout ton incapacité à revenir sur ton
> réaction première, je m'en fous comme de l'an 40.
J’en ai ras la patate de ces petits cons qui présentent les blancs mâles
hétérosexuels en permanence comme les salauds de service.
> Qu'est-ce que c'est
> face à l'amitié droite et entière de tout un clan manouche? Rien!
Et si tu nous racontais des choses vécues avec tes amis au lieu de nous
bassiner avec un texte manichéen plein d’autoracisme?
--
Una « frasa facha » a l’azard:
Qui tèrra a, guèrra a.