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DICO INFORMATIQUE MALGACHE

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martial.indrian

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Jan 14, 2000, 3:00:00 AM1/14/00
to
EXTRAIT DE DICTIONNAIRE INFORMATIQUE FRANÇAIS-MALGACHE

Comme promis, je propose à tous un extrait d'un dictionnaire "artisanal"
destiné à traduire en malgache,
les mots utilisés en informatique. Pour les non-malgachisants, et pour
chaque mot, j'ai tenté une
retraduction à l'envers vers le français. Je viens de m'apercevoir qu'un
travail similaire a été effectué par
Alain RATSIMBAZAFY arat...@netcom.ca et que vous trouverez à l'adresse :

http://www.geocities.com/voambolana


Traitement = KAJY ---> calcul
Information = HAY ---> Savoir, connaissance
Binaire= ISAROA
Octet = TAREHINISAVALO
Donnée = HAINKAJY ---> Information destinée à un traitement
Algorithme = PAIKAN-KAJY ---> Stratégie de calcul
Fichier = VONDRONA HAINKAJY ---> Agglomérat de données
Répertoire = EFITRA HAINKAJY ---> Antichambre de données
Logiciel = LAMINKAJY ---> Traitement ordonné
Système d'exploitation = LAMINKAJY MPANDRINDRA ---> Logiciel "chef
d'orchestre"
Pilote, driver = LAMINKAJY MPITANTANA ---> Logiciel directeur
Utilitaire = LAMINKAJY KOJAKOJA ---> Logiciel "outillage divers"

Fenêtre = EFAJORO ---> Rectangle
Menu déroulant = TOLO-KEVITRA MIVALONA ---> Propositions escamotables
Barre d'outils = EFAJORON-KOJAKOJA ---> Rectangle des outils
Message d'erreur = FAMPITANDREMANA ---> Mise en garde

Informatique = INFORMATIKA, KAJY TSELATRA ---> Traitement éclair !
Ordinateur = MILINA MPIKAJY ---> Machine de calcul et de stockage
Microprocesseur = ATIMILINA MPIKAJY ---> Coeur de machine destiné au
traitement
Mémoire ATIDOHAMILINA ---> Cerveau de stockage
Clavier = MAROBOKOTRA ---> Le multi-bouton
Moniteur = FIZAHAN-TSARY ---> Visualiseur d'image
Souris = VOALAVO TONDRO ---> Souris de pointage
CD-ROM = KAPILA MAMIRATRA ---> Disque étincelant
Disque dur esclave = KAPILA HENJANA MPANAMPY ---> Disque rigide serviteur

Vitesse d'horloge = FAHALAKIAN'ATIMILINA ---> Fréquence de battement du
coeur de machine
Numéro de série (numéro) = MARI-DAHARANA ---> Indice de rang
Police de caractère = KARAZAN-TSORATRA ---> Variétés d'écriture


Image bitmap = SARY PENTINA ---> Image par points
Image vectorielle = SARY OLAKA ---> Image par courbes
Réalité virtuelle = SARISARY ZARY TENANY ---> Image quasi véritable
DAO (dessin assisté par ordinateur) = TAOSARY AMY MILINA

Transmission série = FAMPITANA MIFANJOHY ---> Envoi à la queue leu leu
Port parallèle = FIAMPITANA MITABE ---> Point de traversée en groupe compact
Plug and play = MORA ATSATOKA ---> Facile à implanter
Connecteur = MARONIFY ---> Le multi-dent

Bogue, bug = KADRADRAKA (populaire) ---> Mal fait
Antivirus = FANAFODY ARETI-MIFINDRA ---> Remède contre les maladies
contagieuses
Planté, bloqué = MIKATSO ---> bloqué au point mort
Pirate (informatique) = JIOLAHY INFORMATIKA ---> Bandit informatique

Surfer = MISIDISIDINA ---> voltiger de branche en branche
Télécharger = MISINTON-DAVITRA ---> Extraire du lointain
Réseau = VONDROM-PIFANDRAISANA ---> Groupe de relations
Web = HABAKABAKA ELEKTRONIKA ---> Espace électronique


Je préfère particulièrement les traductions des mots "ordinateur (computer)"
et "bogue (bug)". Respectivement "MILINA MPIKAJY" et "KADRADRAKA". La
racine KAJY revêt en malgache et selon les régions, deux significations
différentes qui me semblent justement bien décrire les fonctions d'un
ordinateur : l'aspect "calcul et traitement", MIKAJY en malgache officiel ;
l'aspect "stockage et archivage", MIKAJY également dans certaines régions
(nord) de Madagascar. Quand à "bogue (bug)", le plus grand des hasards fait
que la traduction en malgache de "cafard", "kadradraka" désigne
justement en langage populaire, ce qui est mal fait. Le travail mal fait,
l'équivalent en français populaire du "travail arabe", mais aussi "travail
français" selon les hollandais, se dit "ASA KADRADRAKA". Par extension, et
avec un peu d'humour, j'ai proposé d'appeler "LAMINKAJY KADRADRAKA" un
logiciel bogué !

_____________________

Georges Martial INDRIAN
14, rue du val
77160 PROVINS
Tel : 01 60 67 63 12
e-mail : martial...@wanadoo.fr


Thierry Andriamirado

unread,
Jan 14, 2000, 3:00:00 AM1/14/00
to
"martial.indrian" wrote:

> EXTRAIT DE DICTIONNAIRE INFORMATIQUE FRANÇAIS-MALGACHE
>
> Comme promis, je propose à tous un extrait d'un dictionnaire "artisanal"
> destiné à traduire en malgache,

Superbe travail!

> Pirate (informatique) = JIOLAHY INFORMATIKA ---> Bandit informatique

Je profite de l'occasion, ç'est peut-être le moment ou jamais, pour te
proposer de trouver une traduction pour 'hacker'.
Pour ceux qui ne connaissent pas, les français ont inventé un mot, un
seul, -PIRATE-, pour désigner deux catégories de personnes:

- Les crackers, qui sont des gens malfaisants par définition, dont
l'objectif est de -pirater- des logiciels afin de les diffuser
(gratuitement ou non!), qui peuvent même mettre leurs noms à la place de
ceux des vrais auteurs. Les crackers aiment aussi trouver la faille d'un
système informatique afin uniquement de s'y introduire et de les
saboter. De plus, les crackers n'ont pour seule philosophie que de se
faire connaitre dans leur propre milieu, afin de satisfaire leur égo.
Ils 'partagent' donc rarement leurs 'trouvailles' afin de se valoriser
encore plus par rapport à leurs admirateurs.

- Les hackers, eux, sont des gens 'curieux' qui peuvent en effet
-décortiquer- un système pour l'étudier. Ils n'agissent pas pour le
détruire, même s'ils en ont trouvé la faille. Un 'bon' développeur est
en général un bon hacker: il cherche toujours à comprendre ce qui ne va
pas dans son système, propose une solution 'parallele' en développant
lui-même un autre système destiné à être mieux, et peut soit vendre son
logiciel soit le distribuer gratuitement. Il l'accompagne en général
d'une bonne explication, des fois ils éxpliquent clairement pourquoi tel
ou tel système (commercial ou non) est facilement piratable par les
crackers.

En bref, si le cracker est réellement malfaisant, un hacker, lui, est
plutôt un doux rêveur.

La langue française n'a, depuis longtemps, proposé qu'un seul mot,
PIRATE, pour désigner ces deux types de personnes, pourtant
fondamentalement différents. Et ç'est bien dommage car, si
l'informatique a interret à ce que les crackers disparaissent,
inversement les hackers ont toujours fait avancer les choses.

Ce serait vraiment bien si nous, les malgaches, évitions cet amalgame.
Les anglophones ont bien marqué la distinction car elle est
fondamentale.


Thierry!

--
andria...@iname.com
ICQ# 2664243

Vahinala

unread,
Jan 15, 2000, 3:00:00 AM1/15/00
to

martial.indrian wrote in message
>La langue malgache aurait été traditionnellement taillée pour exprimer les
>choses du coeur et de l'âme, plus que de l'esprit et de la pensée. On
>l'entend partout et c'est sûrement vrai. L'écrivain RADO, membre de
>l'académie malgache, de son vrai nom Georges ANDRIAMANANTENA l'a
>magnifiquement exposé dans un discours lors des journées de la langue
>malgache à Antananarivo en 1994 (http://www.njarasoa.org/rado.html).
>
>...
>>
>
Thierry Andriamirado wrote in message
...
>Ce serait vraiment bien si nous, les malgaches, évitions cet amalgame.
>Les anglophones ont bien marqué la distinction car elle est
>fondamentale.
>
>
>Thierry!

Bonjour Martial,
bonjour Thierry,

J'espere que le week end a ete riche en detente et en
repos pour tous.
Je groupe ici deux reponses car je ne parviens
pas a gerer mon temps pour repondre publiquement
a tout le monde et a plus de themes comme je le souhaiterais.

Soc culture malagasy croule sous les interventions
peut etre parce qu'apres une longue periode de mutisme,
on a envie de se defouler selon les regles de la
Netetiquette que je mettrais tous mes efforts a respecter.

J'ai sorti la version francaise de "If" de Kipling
non pas comme une incorrection envers Martial,:o)) mais
comme une maniere de montrer une traduction
francaise faite par un poete genial qu'est
Eluard.Ce poeme m'avait trotte dans la tete
toute la journee et je l'ai sorti sans
avoir meme lu ton message, Martial: ca devait
etre dans l'air du temps.
Des traductions devraient pouvoir se completer
et s'enrichir mutuellement dans les deux sens.
Mais si ca ne te satisfait pas,accorde-moi le
benefice du doute et juge sur tout ce je pourrais
encore ecrire par la suite sur ce ng.

Pour Thierry,:o)) tu as une "arme"
redoutable qui est l'humour et qui desamorce
des situations de conflit dangereuses.J'espere
que tu en useras souvent sans te decourager.
Je finirais avec les hackers et les crackers.
Chapeau a celui qui traduira la nuance.Mais
surtout la loi est la Loi.
Quand on est hors-la-loi, on est passible de
sanctions.Un individu isole ne peut pas
se tranformer en justicier dans quelque domaine
que ce soit.Si on veut faire quelquechose
de Bien,il faut passer par un ensemble de personnes
suffisamment competentes pour creer une loi.

En fait je me place une fois de plus dans
le champ de Ma Cuisine de psychologie
individuelle qui enonce: tu ne peux pas
forcer un individu a faire quoi que ce soit
MEME si tu es convaincu que c'est pour son bien.
Il a son libre arbitre.Il a son rythme et ses
envies.
On peut lui fournir des outils, on peut
l'encourager mais tout le monde y revient:
au bout du compte, chacun decide pour soi.
Amities
Vahinala.


Auguste Ranaivosoa

unread,
Jan 15, 2000, 3:00:00 AM1/15/00
to
"martial.indrian" a écrit:

> EXTRAIT DE DICTIONNAIRE INFORMATIQUE FRANÇAIS-MALGACHE [...]

La question brute: un dictionnaire informatique français-malgache par qui, pour
qui, et pourquoi?

Par qui?
J'ai lu ici et là que cela revient tout naturellement aux informaticiens, en
premier lieu... Certes, ils peuvent grandement apporter leur contribution mais
que l'on ne commence pas par dire n'importe quoi. Avec tout le respect et
l'admiration que j'ai pour les informaticiens, comme aux autres scientifiques,
il ne faut pas oublier que leur spécialité est l'informatique. Laissons donc aux
linguistes (étymologistes, lexicologues, grammairiens, lexicographes,
phonéticiens, sémanticiens, phonologues, syntacticiens...) leur matière. A moins
que l'on considère la langue malagasy comme une langue au rabais parce que
n'ayant plus de "techniciens de la langue"... N'est pas linguiste qui veut!

Pour qui?
Pour les étudiants et / ou les informaticiens malagasy? Pour les informaticiens
"vazaha" envisageant d'écrire ou de traduire des livres d'informatique en
malagasy?

Pourquoi?
Envisage-t-on de traduire bientôt en malagasy le manuel d'aix, ou un ouvrage
traitant du tcp/ip (tiens, c'est curieux,même en français, il s'agit toujours du
même terme... vite! une traduction en malagasy, on devancera les "vazaha" ainsi,
non? ;-))...
Ou est-ce pour une satisfaction à la fois personnelle et collective, celle de
pouvoir dire que tel terme informatique a sa traduction malagasy qui, au mieux,
personne n'utilisera, au pire, seul celui qui l'a écrit comprendra ce que veut
dire le terme en question...


On peut dire que l'informatique est une science relativement jeune, par rapport,
par exemple, à la médecine. Ce n'est pas un hasard si je fais cette comparaison.
Quelqu'un peut-il me dire comme traduit-on en malagasy: infarctus du myocarde,
sigmoïdite, bronchiolite... Et bien, plutôt que de savoir la traduction de ces
termes en malagasy (je ne sais même pas si les traductions existent), et nul ne
pourra me contredire, mieux vaut que le médecin malagasy sache à partir des
signes, des symptômes, procéder au diagnostic afin de décider du traitement de
ces maladies en question... J'en dirais autant des éventuels termes
informatiques traduits en malagasy.

Je pense qu'il y a beaucoup mieux à faire dans la langue malagasy avant de
s'attaquer à un tel travail. A commencer par son bon usage syntaxique,
grammatical...

Au risque de m'attirer des ennemis, je ne suis pas de ceux qui essaient
vainement de mettre au même plan malagasy, anglais, français... Sachez que si
vous voulez réussir dans la vie, ce n'est pas avec la langue malagasy (hormis
celles et ceux qui se destinent à l'enseignement de cette très belle langue).
Dure réalité? Non, simple réalité...

Mandrapanoratra.

PS: je suis preneur si quelqu'un peut me traduire en malagasy quelques types de
bus: isa, vlb, mca, pci...


Alain Ratsimbazafy

unread,
Jan 15, 2000, 3:00:00 AM1/15/00
to
Manao ahoana daholo,

Il est fort possible que la langue malagasy disparaisse dans 2 ou 3
generations,
comme la faune de Madagascar, si on ne fait rien pour ca.
Ce qui est dommage, c'est que ceux qui en sont les depositaires s'en foutent
et preferent devenir et/ou rester des accultures totals (ou totaux, peu
importe).
C'est triste que la majorite des malagasy "evolues" snobent leur langue
ancestrale, pretextant qu'elle n'est pas assez "evoluee" comme eux.

Une anecdote: les juifs, bien qu'eparpilles dans le monde depuis 2 mille ans
ont su sauvegarder l'hebreu, et l'on instaure comme langue officielle de
l'etat d'Israel en 1947. Et ca marche tres bien !

Grace a ca, l'hebreu est tres utilise par les juifs partout dans le monde,
bien
que leur nombre doit etre au maximum le double des habitants de Madagascar.

Si on a ete incapable de transmettre une ile verdoyante a nos
taranaka sy fara aman-dimby, transmettons leur au moins une langue
bien a eux, meme en mauvais etat, peut-etre qu'ils pourront la "retaper",
connaissant notre capacite legendaire a tout reparer meme avec
presque rien.

Mandra-panoratra indray ary !
Alain Ratsimbazafy.

Auguste Ranaivosoa wrote in message <3880EE9C...@freesbee.fr>...

Thierry Andriamirado

unread,
Jan 16, 2000, 3:00:00 AM1/16/00
to
Vahinala wrote:

> Pour Thierry,:o)) tu as une "arme"
> redoutable qui est l'humour et qui desamorce
> des situations de conflit dangereuses.J'espere

merci merci :))

> Je finirais avec les hackers et les crackers.
> Chapeau a celui qui traduira la nuance.Mais
> surtout la loi est la Loi.

Oui, ç'est bien vrai. C'est un des piliers de base de notre civilisation

> Quand on est hors-la-loi, on est passible de
> sanctions.Un individu isole ne peut pas
> se tranformer en justicier dans quelque domaine
> que ce soit.Si on veut faire quelquechose
> de Bien,il faut passer par un ensemble de personnes
> suffisamment competentes pour creer une loi.

C'est justement ce qui est (enfin) en train de se passer en France (du
moins on l'espère). Sans vouloir prêcher pour ma paroisse, un système
d'exploitation comme Linux, ainsi que presque tous les logiciels qui
vont avec, ont été créés par des 'hackers'. Cà ne veut pas dire qu'ils
ont 'volé' les codes des autres, mais qu'ils les ont étudiés pour
pouvoir créer un nouveau système qui devrait être plus performant.
Pour mieux me faire comprendre, je vais faire un parallèle qu'il m'est
facile à faire, comme je suis aussi bien informaticien que musicien:

En musique, nous savons que le blues a été la source de beaucoup
d'autres styles. entre autres, çà a été l'avènement des gammes
pentatoniques.
La musique a avancé, depuis, et avance toujours, parce que cette base a
été enseignée, écrite et lue dans des livres, et parce que la plupart
des instrumentistes aiment mettre leur disque préféré pour les décoder
note par note, les comprendre et assimiler. Ce qui fait que chaque
nouvelle star de la guitare électrique (par éxemple) ne réinvente pas
l'instrument à chaque fois mais fait bien avancer le domaine au fur et à
mesure en se basant sur l'éxistant (car 'ny adala no toa andrainy'
:-))).
Les méthodes d'apprentissage de la musique que je cite ici sont tout à
fait légales.

En fait les hackers qui ont créé Linux, EMacs, SendMail (qui traite 52%
des e-Mails dans le monde!) ont -appris- de manière simmilaire.

Aujourd'hui seulement, le gouvernement Français commence à vouloir
éluder l'amalgame cracker/hacker, et ceci de manière encore indirecte.
En comprenant les véritables motivations qui ont poussé à créer ces
logiciels, et en favorisant maintenant leur utilisation à des fins
universitaires ou même dans l'administration. (De toute façon beaucoup
de chercheurs ne les ont pas attendus pour créer et utiliser de tels
logiciels).

Les crackers, eux, (les pirates) méritent bien ce que la société
prédestine aux êtres malfaisants.

Voilà, je ne voulais pas faire l'apologie des hackers, ni des logiciels
dits 'libres', je voulais juste... être juste en émettant ma petite
volonté, celle d'espérer que si traduction en malgache doit être faite,
qu'on ne traduise pas seulement le mot 'pirate'. Mais qu'on en traduise
deux: 'cracker', et 'hacker'.

M'enfin bon, pour ce que j'en dis, moi hein? je n'ai aucune idée de
comment on pourrait traduire hacker en malgache :-)))

Veloma,

Auguste Ranaivosoa

unread,
Jan 16, 2000, 3:00:00 AM1/16/00
to
Thierry Andriamirado a écrit:

> Les crackers, eux, (les pirates) méritent bien ce que la société
> prédestine aux êtres malfaisants.
>
> Voilà, je ne voulais pas faire l'apologie des hackers, ni des logiciels
> dits 'libres', je voulais juste... être juste en émettant ma petite
> volonté, celle d'espérer que si traduction en malgache doit être faite,
> qu'on ne traduise pas seulement le mot 'pirate'. Mais qu'on en traduise
> deux: 'cracker', et 'hacker'.
>

Les choses sont-elles aussi tranchées, les "bons" (hackers) d'un côté, les
"méchants" (crackers) de l'autre?

Mais à quel moment un hacker peut-il basculer et devenir cracker?

Et comment qualifier cette société dont je tairais le nom, qui commercialise
"librement" une des plus connues distributions linux et qui est rentré en
bourse, il n'y a pas si longtemps. L'action a fait un bond fulgurant à son
introduction. Mais qu'ont-ils gagné, ceux qui ont participé "librement" au
développement de chacun des éléments de cette distribution? Non, non... Il
ne faudrait pas que je médise. La société en question avait le droit de
procéder ainsi. Par conséquent, elle fait partie des "bons" certainement...

Rien qui vous dérange un peu quand même dans cette histoire, non?

Mandrapanoratra.


Fanantenandrainy.Ratsimbazafy

unread,
Jan 16, 2000, 3:00:00 AM1/16/00
to
Bonjour,


Auguste Ranaivosoa a écrit dans le message
<3880EE9C...@freesbee.fr>...

>
>Je pense qu'il y a beaucoup mieux à faire dans la langue malagasy avant de
>s'attaquer à un tel travail. A commencer par son bon usage syntaxique,
>grammatical...


C'est ça : il est urgent de ne rien faire!!!!! bravo cher Auguste la culture
technocratique vous connaissez?

>Au risque de m'attirer des ennemis, je ne suis pas de ceux qui essaient
>vainement de mettre au même plan malagasy, anglais, français... Sachez que
si
>vous voulez réussir dans la vie, ce n'est pas avec la langue malagasy
(hormis
>celles et ceux qui se destinent à l'enseignement de cette très belle
langue).
>Dure réalité? Non, simple réalité...


Non vous n'avez pas besoin d'ennemi ; Keynes disait : à long terme nous
serons tous morts ; alors pourquoi se casser la tête? pensons uniquement à
notre carrière, tout tout de suite ; elle est belle la réalité. Si on
n'avait écouté que les réalistes en trente neuf....

Vous avez raison à court terme et sur le plan individuel mais pensez à ceux
qui avant de pouvoir s'attaquer au domaine sacré de l'informatique, source
de revenu indispensable doit faire face à l'insurmontable problème de la
langue étrangère qu'il ne parle même pas à la maison ; même si les concepts
ne sont que des mots à apprendre encore faut il se les accaparer et les
comprendre.

Si on vous suivait à moyen et long terme, le malgache ne sera plus utilisé
pour les choses "sérieuses" ; un pan entier de la culture va disparaître et
qui sait si ce n'est l'un des piliers vitaux de cette culture?

Une civilisation ou une culture c'est comme un tricot : tirez sur un fil
parce que cela vous gêne aujourd'hui et demain vous pourrez vous retrouver
tout nu.


Salut et à la prochaine.

Fanantenandrainy


Fanantenandrainy.Ratsimbazafy

unread,
Jan 16, 2000, 3:00:00 AM1/16/00
to
Miarahaba,
Alain Ratsimbazafy a écrit dans le message ...

>Manao ahoana daholo,
>
>Il est fort possible que la langue malagasy disparaisse dans 2 ou 3
>generations,


Si on continue comme ça certainement.

>C'est triste que la majorite des malagasy "evolues" snobent leur langue
>ancestrale, pretextant qu'elle n'est pas assez "evoluee" comme eux.


Non mon ami il ne le snobent pas ; ils ont simplement calculé le ratio
chiffre d'affaires/ effort à fournir pour parler sa langue maternelle, et
évidemment toutes choses égales par ailleurs le résultat tend vers zéro ;
étant donné que le niveau d'amour pour sa langue est difficilement
quantifiable... on n'utilise que les chiffres à portée de main, réalisme
oblige : remarquez que les plus grands le font : la BM, le FMI, les
investisseurs, et comme nous sommes tous des shareholders....

On peut très bien l'étendre à autre chose : le coût économique de l'enfant
avant sa conception, le rendement économique d'un mariage (ça existe ne
rigolons pas : l'appariemment sélectif , un cadre qui ne se marie qu'avec
une cadre....).

Oui! oui ! c'est grave docteur!!!

>Une anecdote: les juifs, bien qu'eparpilles dans le monde depuis 2 mille
ans
>ont su sauvegarder l'hebreu, et l'on instaure comme langue officielle de
>l'etat d'Israel en 1947. Et ca marche tres bien !


Mais je pense qu'ils ont su admettre la dimension politique de la chose
alors que dans notre majorité nous nous trouvons au sein d'une communauté
d'angélistes.

>Grace a ca, l'hebreu est tres utilise par les juifs partout dans le monde,
>bien
>que leur nombre doit etre au maximum le double des habitants de Madagascar.


Il vaut mieux quelques convaincus que des milliers d'hésitants : pas vrai?


>Si on a ete incapable de transmettre une ile verdoyante a nos
>taranaka sy fara aman-dimby, transmettons leur au moins une langue
>bien a eux, meme en mauvais etat, peut-etre qu'ils pourront la "retaper",
>connaissant notre capacite legendaire a tout reparer meme avec
>presque rien.


C'est mon avis aussi mais tout le monde peut se tromper : avec la
technologie moderne si ça se trouve plus personne n'aura besoin de langage
parlé et écrit ; nous parlerons au moyen d'icônes et d'écrans à matrices
actives qui seront peut-être même implantés directement au niveau du nerf
optique, des cordes vocales et du nerf acoustique....


Veloma madinidinika.

Fanantenandrainy

Alain Ratsimbazafy

unread,
Jan 16, 2000, 3:00:00 AM1/16/00
to
Manao ahoana daholo,

Auguste Ranaivosoa wrote in message <38825A26...@freesbee.fr>...

>Je ne suis pas du tout du même avis, en ce qui concerne la langue malagasy.
Je
>suis autrement plus inquiet pour la faune (et la flore)...
>
>Ne croyez pas que je me contredise, mais autant j'encourage les malgaches à
>maîtriser, sinon plusieurs, au moins une langue étrangère, français et / ou
>anglais, autant je suis profondément convaincu que la langue malagasy
survivra.
>
*****
oui, il faut maitriser au moins une langue etrangere, sans pour autant
agir comme certains compatriotes fiers de dire "vous savez je ne
sais plus parler malgache car ca fait 2 ans que
j'ai quitte Madagascar"
*****

>Je vous sens amer, au point où vos propos dépassent votre pensée: comment
>peut-on être (ou avoir été) dépositaire (de la langue malagasy? de la
culture
>malagasy?) et "rester acculture", qui plus est "total"...
>
*****
Vous jouez avec les mots, mais vous avez surement saisi mon idee,
et mes propos ne depassent pas ma pensee, souvent c'est l'inverse.

Oui, on peut etre depositaire d'une culture, la jeter a la poubelle,
et s'approprier (deseperement) une autre qui n'est pas sienne.
Resultat: un ancien depositaire devenu acculture total.
*****

>Ils ne la snobent pas du tout. Entre autres choses, ils pensent avant tout
à
>leur avenir aussi. Personnellement, je parle et j'écris malagasy. Je
pourrais
>très bien l'approfondir aussi, mais le temps que j'y consacrerais, je
>préfèrerais l'utiliser à la maîtrise de l'anglais...
>
>Une réalité que vous avez omis de préciser: tous les juifs parlent au moins
une
>autre langue que l'hebreu (j'ai peur qu'il y ait amalgame entre juifs et
>israéliens dans notre discussion, mais ce n'est pas le point essentiel).
>
*****
Que j'ai omis de preciser parce que c'est evident : une minorite
expatriee
est obligee d'apprendre la langue du pays d'accueil, surtout si
elle n'y agit pas en "pays conquis".
*****


>Quel est le pourcentage de malgaches qui parlent au moins une langue
étrangère?
>Si vous répondez à cette question, et que vous tenez absolument à faire une
>comparaison entre les malgaches et les israéliens (comparons ce qui est
>comparable), vous en déduirez que les malgaches ont beaucoup de retard à
>rattraper dans l'apprentissage de langues étrangères...
>
>Il est important de préciser que tous les juifs ne parlent pas l'hébreu
(ceci ne
>contredit pas ce que j'ai écrit plus haut mais le complète). Et il y en a
encore
>moins qui l'écrivent.

*****
Encore une fois, peu importe la facon dont je l'ai dit mais l'idee est
la,
et vous l'avez surement saisie. Dans toute situation, il y a toujours
des
exceptions.
Ceci dit, ne pas agir tant que l'on n'a pas en main un rapport detaille
de la situation avec graphes et pourcentages a l'appui,
est une maniere bureaucratique d'affronter le probleme.
*****


>
>Une chose pourtant les unit unanimement: leur attachement à Israel (sans
pour
>autant, loin de là, qu'ils souhaitent tous vivre là-bas). Et pourquoi donc
les
>malgaches, puisque vous voulez les comparer, n'en faisaient pas autant
vis-à-vis
>de leur pays natal...
>
*****
La seule chose que j'ai comparee, c'est le nombre des juifs et des
habitants de Madagascar.
*****

>Je n'ai aucune crainte, quant à moi, concernant la pérennité de la langue
>malagasy, même si elle ne sera pas parlée et / ou écrite par tous les
malagasy
*****
La, vous risquez de commettre la meme erreur que nos Ntaolo qui nous ont
transmis
le fameux ohabolana "Rahoviana vao tapitra ny ala Atsinanana".
Oui, tout va bien, dormons tranquilles.
Cet ohabolana est le seul, a ma connaissance, qui n'a pas resiste au
temps.
*****


>ou leurs descendants. Je suis plus touché par cette île jadis verdoyante
qui
>n'arrête pas de virer au rouge... Si seulement, on pouvait, sinon arrêter,
ce
>qui me semble utopique, du moins ralentir cette progression...
>
>Et si on arrivait à transmettre à nos descendants, l'amour de leur
tanindrazana
>(pris au sens large), ça sera déjà beaucoup...
>
>Amin'ny dinidinika manaraka indray ary.
>

*****
Eny ary, amin'ny manaraka indray !
Alain Ratsimbazafy.


Auguste Ranaivosoa

unread,
Jan 17, 2000, 3:00:00 AM1/17/00
to
Alain Ratsimbazafy a écrit:

> Manao ahoana daholo,
>
> Il est fort possible que la langue malagasy disparaisse dans 2 ou 3

> generations, comme la faune de Madagascar, si on ne fait rien pour ca.

Je ne suis pas du tout du même avis, en ce qui concerne la langue malagasy. Je
suis autrement plus inquiet pour la faune (et la flore)...

Ne croyez pas que je me contredise, mais autant j'encourage les malgaches à
maîtriser, sinon plusieurs, au moins une langue étrangère, français et / ou
anglais, autant je suis profondément convaincu que la langue malagasy survivra.

> Ce qui est dommage, c'est que ceux qui en sont les depositaires s'en foutent


> et preferent devenir et/ou rester des accultures totals (ou totaux, peu
> importe).

Je vous sens amer, au point où vos propos dépassent votre pensée: comment


peut-on être (ou avoir été) dépositaire (de la langue malagasy? de la culture
malagasy?) et "rester acculture", qui plus est "total"...

> C'est triste que la majorite des malagasy "evolues" snobent leur langue


> ancestrale, pretextant qu'elle n'est pas assez "evoluee" comme eux.

Ils ne la snobent pas du tout. Entre autres choses, ils pensent avant tout à


leur avenir aussi. Personnellement, je parle et j'écris malagasy. Je pourrais
très bien l'approfondir aussi, mais le temps que j'y consacrerais, je
préfèrerais l'utiliser à la maîtrise de l'anglais...

> Une anecdote: les juifs, bien qu'eparpilles dans le monde depuis 2 mille ans


> ont su sauvegarder l'hebreu, et l'on instaure comme langue officielle de
> l'etat d'Israel en 1947. Et ca marche tres bien !

Une réalité que vous avez omis de préciser: tous les juifs parlent au moins une


autre langue que l'hebreu (j'ai peur qu'il y ait amalgame entre juifs et
israéliens dans notre discussion, mais ce n'est pas le point essentiel).

Quel est le pourcentage de malgaches qui parlent au moins une langue étrangère?


Si vous répondez à cette question, et que vous tenez absolument à faire une
comparaison entre les malgaches et les israéliens (comparons ce qui est
comparable), vous en déduirez que les malgaches ont beaucoup de retard à
rattraper dans l'apprentissage de langues étrangères...

> Grace a ca, l'hebreu est tres utilise par les juifs partout dans le monde,


> bien que leur nombre doit etre au maximum le double des habitants de
> Madagascar.

Il est important de préciser que tous les juifs ne parlent pas l'hébreu (ceci ne


contredit pas ce que j'ai écrit plus haut mais le complète). Et il y en a encore
moins qui l'écrivent.

Une chose pourtant les unit unanimement: leur attachement à Israel (sans pour


autant, loin de là, qu'ils souhaitent tous vivre là-bas). Et pourquoi donc les
malgaches, puisque vous voulez les comparer, n'en faisaient pas autant vis-à-vis
de leur pays natal...

> Si on a ete incapable de transmettre une ile verdoyante a nos taranaka sy fara


> aman-dimby, transmettons leur au moins une langue
> bien a eux, meme en mauvais etat, peut-etre qu'ils pourront la "retaper",
> connaissant notre capacite legendaire a tout reparer meme avec
> presque rien.

Je n'ai aucune crainte, quant à moi, concernant la pérennité de la langue


malagasy, même si elle ne sera pas parlée et / ou écrite par tous les malagasy

Auguste Ranaivosoa

unread,
Jan 17, 2000, 3:00:00 AM1/17/00
to
Fanantenandrainy Ratsimbazafy a écrit:

> C'est ça : il est urgent de ne rien faire!!!!! bravo cher Auguste la culture
> technocratique vous connaissez?

Je ne sais pas ce que vous entendez par "culture technocratique". Peut-être
pourriez-vous expliquer un peu.

Par contre, je tiens à expliquer un peu plus mes propos lorque j'ai dit qu'il
valait mieux "commencer par son bon usage [celui de la langue malagasy]
syntaxique, grammatical...", qui semble vous avoir fait bondir.

Je vais vous raconter, cher Fanantenandrainy, une expérience personnelle qu'il
est fort possible que vous aussi, vous ayez déjà rencontré. A mon travail, on me
sollicite souvent comme lecteur privilégié, en vue d'ultimes corrections, de
rapports divers, notes de service ou d'information et autres comptes rendus,
avant leur émission, leur diffusion. Lorsqu'un jour, j'ai demandé pourquoi on me
confie volontiers ce travail (qui, au passage, est flatteur pour moi), on m'a
répondu que c'est parce que je parlais mieux qu'eux le français. Certains
rajoutent "toi, tu l'as appris à l'école le français" (curieuse explication
parce que eux, ils l'ont appris également à l'école). D'autres expliquent qu'ils
ont assimilés plus facilement les erreurs parlées de leur entourage, de leur
environnement au sens large.

Imaginons que je veuille souhaiter, en malgache, la bonne année à mes parents et
que j'écrive "tratran'ny taona". Ayant un doute sur cette écriture, je la montre
à un "vahiny" pour lui demander son avis; il me dit d'écrire plutôt "tratry ny
taona". Je ne serais pas fier de moi dans pareille situation...

Voilà ce que j'appelle "bon usage" d'une langue avant tout. Par contre, savoir
les traductions françaises de "boot manager", "multithreading" ou autre "frame"
ne m'intéressent guère. Cela ne m'empêche pas de comprendre ce que ces mots
veulent dire...


>
> Non vous n'avez pas besoin d'ennemi ; Keynes disait : à long terme nous
> serons tous morts ; alors pourquoi se casser la tête? pensons uniquement à
> notre carrière, tout tout de suite ; elle est belle la réalité. Si on
> n'avait écouté que les réalistes en trente neuf....
>

Vous voulez peut-être parler des "idéalistes" plutôt? Ou me trompe-je? Nuance...

>
> Vous avez raison à court terme et sur le plan individuel mais pensez à ceux
> qui avant de pouvoir s'attaquer au domaine sacré de l'informatique, source
> de revenu indispensable doit faire face à l'insurmontable problème de la
> langue étrangère qu'il ne parle même pas à la maison ; même si les concepts
> ne sont que des mots à apprendre encore faut il se les accaparer et les
> comprendre.
>

Je ne suis pas tout à fait du même avis. Comment peut-on aborder l'informatique
sans connaissance, éducation, enseignement préalables, entre autres, d'au moins
une langue étrangère, anglais ou français, peu importe. En exagérant, c'est
comme si vous demandez à un plombier (que je respecte) de savoir piloter un
avion... Ne pensez-vous pas qu'il faut commencer par lui apprendre le français
ou l'anglais, les maths et ainsi de suite... Et si notre plombier n'y arrive pas
(on aura toujours besoin de lui), peut-être ça sera pour ses enfants... Si ce
n'est pas du long terme ça...

>
> Si on vous suivait à moyen et long terme, le malgache ne sera plus utilisé
> pour les choses "sérieuses" ; un pan entier de la culture va disparaître et
> qui sait si ce n'est l'un des piliers vitaux de cette culture?
>

Je reviens sur mes propos sur la traduction en malagasy des termes médicaux,
qu'ils relèvent de l'anatomie, de la physiologie, de la clinique, de la
thérapeutique. L'académie malgache l'a commencé depuis des années. Peut-être que
cet immense chantier continue toujours, mais peu importe. La médecine continue à
s'enseigner en français à Madagascar. Heureusement, j'oserais dire, parce que
trouver des ouvrages de médecine en malgache... Et vous croyez vraiment que cet
état de fait nuit à la langue malagasy? Si les médecins malgaches ont la
compétence qui est la leur, c'est aussi parce qu'ils ont bénéficié, outre les
cours de leurs maîtres, de nombreux ouvrages et traités de médecine en langue
étrangère, essentiellement en français d'ailleurs. C'est aussi ça la réalité.

> Une civilisation ou une culture c'est comme un tricot : tirez sur un fil
> parce que cela vous gêne aujourd'hui et demain vous pourrez vous retrouver
> tout nu.
>

Votre conclusion me paraît être en contradiction à ce que vous avez écrit
lorsque vous avez parlé d'écran à matrice active et autres puces greffées sur
les neurones, le nerf optique... en parlant des générations futures.

Je vais être volontairement provocateur: le latin fut et il n'est plus. Et
alors, l'humanité en a-t-elle souffert, à votre avis?

Mais je vais conclure, provisoirement, en reprenant votre image, cher
Fanantenandrainy: tirons donc sur le fil s'il nous gêne aujourd'hui, de toute
façon, demain nos tricots seront sans fil puisque faits de polymères
synthétiques en non tissés, doués par ailleurs de propriétés
thermorégulatrices...

Veloma.

Doc Strange

unread,
Jan 17, 2000, 3:00:00 AM1/17/00
to

Thierry Andriamirado <tan...@club-internet.fr> a écrit dans le message :
388115CB...@club-internet.fr...

>
> Voilà, je ne voulais pas faire l'apologie des hackers, ni des logiciels
> dits 'libres', je voulais juste... être juste en émettant ma petite
> volonté, celle d'espérer que si traduction en malgache doit être faite,
> qu'on ne traduise pas seulement le mot 'pirate'. Mais qu'on en traduise
> deux: 'cracker', et 'hacker'.
>
Pour moi "cracker" et "hacker" c'est bonnet blanc et blanc bonnet.
Le "reverse engineering" d'un logiciel, cette pratique qui consiste
à reproduire le source d'un code à partir du produit fini, est formellement
interdit. Et c'est ce que font souvent, à tort ou à raison, les "hackers".

> M'enfin bon, pour ce que j'en dis, moi hein? je n'ai aucune idée de
> comment on pourrait traduire hacker en malgache :-)))
>

Pris dans le bon sens, on pourrait les qualifier de "mpanilo" et dans le
mauvais sens, de "mpitsikilo".

Doc Strange

Thierry Andriamirado

unread,
Jan 17, 2000, 3:00:00 AM1/17/00
to
Auguste Ranaivosoa wrote:

> Les choses sont-elles aussi tranchées, les "bons" (hackers) d'un côté, les
> "méchants" (crackers) de l'autre?

Je pense que oui. La différence est -un peu- comme celle qui éxisterait
entre les tueurs en série et ceux qui les traquent. La compétence et la
connaissance n'est pas forcément au service du mal. Elle peut servir au
contraire à l'enrayer.

> Mais à quel moment un hacker peut-il basculer et devenir cracker?

La frontière est surrement très fine. Mais une fois de plus, il y a une
sacrée différence entre un mécanicien passionné de voitures et un voleur
de voitures. Les deux peuvent faire la paire mais on ne peut pas
facilement faire l'amalgame.

> Et comment qualifier cette société dont je tairais le nom, qui commercialise
> "librement" une des plus connues distributions linux et qui est rentré en
> bourse, il n'y a pas si longtemps. L'action a fait un bond fulgurant à son
> introduction. Mais qu'ont-ils gagné, ceux qui ont participé "librement" au
> développement de chacun des éléments de cette distribution? Non, non... Il
> ne faudrait pas que je médise. La société en question avait le droit de
> procéder ainsi. Par conséquent, elle fait partie des "bons" certainement...

Tu as mis le doigt sur un sujet qui peut diviser même les plus fervents
:-))
Mais comme tu l'as dit toi même, ils pouvaient légalement le faire.

En fait si on lit bien les textes de Richard Stalman, il en ressort
clairement que l'objectif n'est pas d'interdir la commercialisation,
encore moins le fait d'en vivre. L'objectif est d'abord de réellement
faire profiter l'utilisateur. Un informaticien ne peut pas cracher dans
sa propre soupe et vouloir que tout soit gratuit, sinon il mourrait très
vite de faim et son domaine tendrait à disparaitre très rapidement.

De plus, Linux n'a jamais été à 100% d'accord avec l'"idéal" de Stalman.
çà n'empêche qu'il soit un logiciel libre. De même pour le langage Perl
(Larry Wall) qui a carrément créé une nouvelle forme de licence.


Les milliers de gens qui développent et corrigent les logiciels libres
connaissent très bien les règles du jeu, et elles sont claires dès le
départ (dès la naissance de chaque projet logiciel). La fameuse 'culture
du don' qui reigne dans le monde des logiciels libres peut avoir autant
de formes de motivations que de concepteurs, de programmeurs, de
debuggeurs, ou d'utilisateurs qui rapportent les bugs.

Ainsi, qu'ont-ils gagné? chacun d'eux le sait. Qu'a gagné cette fameuse
société (et bien d'autres)? beaucoup d'argent, on le sait. N'empêche que
les deux 'parties' sont étroitement liées et interdépendantes.
En fait, l'analogie éxiste avec un 'simple' projet de logiciel libre.
Chaque participant y adhère, chacun son interret dans le projet. Mais si
le chef du projet transgresse certaines règles (en général morales), il
devra très rapidement se contenter d'une boite vide car les rats
quitteraient le navire. Je pense qu'il en est de même de ces sociétés
commerciales. Le 'monde du libre' en a réellement besoin, et ne peut le
nier ni le rejetter. Mais j'estime que l'inverse est beaucoup plus vrai.

> Rien qui vous dérange un peu quand même dans cette histoire, non?

Si. Au fur et à mesure que le monde avance, et que de nouveaux concepts
apparaissent, il est tout à fait normal de se poser des questions. Ne
serait-ce que pour éviter trop de dérapages (car il y en a toujours!)

Pour ma part, j'avoue préferer de très loin ce système où on ne prend
pas les utilisateurs pour des vaches à lait. Et être professionnel ne
veut pas forcément dire 'tout vendre'. Je ne m'estime absolument pas
lésé, ni arnaqué, quand je donne des conseils sur un sujet purrement
informatique. A moi de voir et de décider si je fais payer la personne
qui en bénéficie ou non. Il me semble malsain de ne pas conseiller
gratuitement un chef ou un directeur de projet uniquement parce qu'il
travaille pour une société.

Partager des connaissances peut se faire de deux manières différentes.
Celà peut se faire gratuitement, et celà peut aussi se faire avec
rémunération. Chacun a la liberté de choisir comment se comporter. Pour
ma part, je ne considère pas que les deux manières doivent s'exclure.
Elles se complètent.

Veloma,

Thierry

--
andria...@iname.com
ICQ# 2664243

Thierry Andriamirado

unread,
Jan 17, 2000, 3:00:00 AM1/17/00
to
Doc Strange wrote:

> Pour moi "cracker" et "hacker" c'est bonnet blanc et blanc bonnet.
> Le "reverse engineering" d'un logiciel, cette pratique qui consiste
> à reproduire le source d'un code à partir du produit fini, est formellement
> interdit. Et c'est ce que font souvent, à tort ou à raison, les "hackers".

Le "reverse engeneering" d'un logiciel commercial n'est absolument pas
la seule manière de se forger une compétence.
De nos jours, les projets les plus solides sont ceux qui partent (ou
repartent) de zéro.

Je prendrai pour éxemple le codage 'mp3'. L'intégration de l'algorithme
oblige de rémunérer une certaine société, si on veut l'integrer dans un
logiciel. Celà a poussé à l'éclosion de trois tendances concernant le
mp3:

- Les logiciels sont commerciaux, ou en Shareware: ils peuvent récevoir
une rémunération, et peuvent ainsi reverser les droits à l'auteur du
codage mp3

- Ceux qui n'ont pas vocation commercial au début du projet et/ou n'ont
pas les moyens de s'acquitter le 'prix' de l'algorithme: ceux qui ont
vraiment voulu offrir à leurs utilisateurs la possibilité de lire/écrire
du mp3 ont créé leur propre algorithme en partant de zéro. Les codes
sources sont distribués et il est facile de voir que ces gens n'ont
transgressé aucune loi.

- Créer un nouveau système qui n'a rien à voir avec le mp3.

A chaque problème 'sa' solution. A chaque logiciel sa forme de licence.
Si un logiciel semble être trop restrictif, et qu'en plus il a trop de
défauts incontrolables, on le laisse tomber, RAZ et on en crée un autre.
Croyez-vous qu'il est nécessaire de faire du reverse-engeneering de
MS-Word pour pouvoir faire un traitement de texte plus mieux? naaah...
Les gens qui développent des traitements de textes de nos jours n'ont
absolument pas besoin de çà, au contraire.

Thierry Andriamirado

unread,
Jan 17, 2000, 3:00:00 AM1/17/00
to
Auguste Ranaivosoa wrote:

> les traductions françaises de "boot manager", "multithreading" ou autre "frame"
> ne m'intéressent guère. Cela ne m'empêche pas de comprendre ce que ces mots
> veulent dire...

Il en est de même pour moi.

Mais de telles traductions pourrait en aider beaucoup à pouvoir
s'"accaparer" beaucoup plus facilement ce domaine, au lieu de le voir
comme 'étranger' à leur monde actuel. Une manière d'avancer beaucoup
plus facilement.
Celà n'empêche pas de connaitre les mots "d'origine", en anglais.


Veloma

--
andria...@iname.com
ICQ# 2664243

Auguste Ranaivosoa

unread,
Jan 17, 2000, 3:00:00 AM1/17/00
to
Thierry Andriamirado a écrit:

> Auguste Ranaivosoa wrote:
>
> > les traductions françaises de "boot manager", "multithreading" ou autre "frame"
> > ne m'intéressent guère. Cela ne m'empêche pas de comprendre ce que ces mots
> > veulent dire...
>

> Il en est de même pour moi.
>
> Mais de telles traductions pourrait en aider beaucoup à pouvoir
> s'"accaparer" beaucoup plus facilement ce domaine, au lieu de le voir
> comme 'étranger' à leur monde actuel. Une manière d'avancer beaucoup
> plus facilement.
> Celà n'empêche pas de connaitre les mots "d'origine", en anglais.

Cher Thierry, je ne suis tout à fait de cet avis. Toi et Fanantenandrainy avez, dans
une certaine mesure, la même idée. Je persiste à dire qu'il vaut mieux apprendre une
langue étrangère avec laquelle on trouve beaucoup d'ouvrages, de documentations sur
l'informatique. Le français et/ou l'anglais, peu importe.

Rien n'empêche de garder un terme en français ou en anglais, par exemple, et de
l'expliquer en malagasy pour la compréhension. Je signale que c'est ce qui se fait la
plupart du temps en France, comme dans le monde. Et je ne vois pas très bien, au nom
de quoi, on tient absolument à tout traduire en malagasy.

Exemple: je te demande "Thierry, il a combien de MAA ta bécane?" . Tu vas me répondre
quoi? "Quoi?" ou vas-tu te demander de quoi je veux parler? Et bien, après quelques
secondes de réflexion (je suis gentil ;-)), tu vas sourire parce que tu as compris ce
que je voulais dire: Mémoire à accès aléatoire, bien sûr. C'est la traduction
officielle française qu'on n'entendra nulle part et qu'on ne lira que dans quelques
dictionnaires.

On peut multiplier les exemples, tu le sais mieux que moi. Et alors, est-ce pour
embellir les étagères de beaux dictionnaires informatiques malagasy que l'on veut
traduire ces termes-là en malagasy ou penses-tu réellement que le malagasy fera mieux
là ou pratiquement toutes les autres langues on échoué? (en Italie comme en Espagne,
au Portugal comme en Allemagne... "RAM" parle!)

Autre exemple. J'ai assisté à la formation qu'a dispensé un ami à des personnes
touchant pour la première fois une souris. Il devait expliquer le but du formatage
d'une disquette. On peut trouver cela plus que facile, mais face à des gens qui
l'abordent pour la 1ere fois, crois-moi, ce n'est pas aussi simple. Comment a-t-il
procédé? Et bien, il a commencé par expliqué qu'une disquette permet de faire une
copie de leurs documents enregistrés sur l'ordinateur, pour pouvoir, soit d'avoir un
double (sécurité) soit pour traiter ces documents sur un autre ordinateur. Pour le
formatage, il a expliqué: c'est comme lorsque vous allez ensemencer un champ, vous ne
pouvez pas le faire sur un champ qui n'est pas traité préalablement: il doit être
labouré avant de pouvoir accueillir les graines; et bien, le labourage, a-t-il
poursuivi, correspond au formatage d'une disquette... N'est-ce pas éloquent?

Tout cela pour démontrer que l'on peut tout expliquer dans n'importe quelle langue,
le terme qu'il soit étranger ou non, peu importe...

D'autre part, admettons que l'on malgachise tous ces termes informatiques, ce qui
ravira beaucoup d'entre nous peut-être. On pense rendre service à nos concitoyens en
faisant cela. Pour ma part, c'est au contraire "les enfocer" plus encore... Pourquoi?
Je pousse l'exemple à l'extrême pour plus de compréhension: un malgache a retenu le
terme "kapila mamiratra" (joli, ça brille ;-)). Il veut installer un OS (plus
compréhensible que SE, n'est-ce pas, cher Thierry ;-)). Mais voilà, il n'a pas le
choix... ou plus exactement, il choisira entre français et anglais. Il lit le manuel
d'installation qui lui dit de mettre la disquette de démarrage dans son lecteur ainsi
que le "cd-rom"... Mais voilà, "disquette", il s'est souvenu ce dont il s'agit mais
le terme "cd-rom" lui échappe (il n'a retenu que l'assiette qui brille...). Bien sûr,
j'en rajoute me diras-tu, mais tout le monde aura compris l'intérêt de connaître soit
le français soit l'anglais avant de s'attaquer à l'informatique. Dire que la
compréhension sera meilleure si les termes étaient en malagasy, c'est de la poudre
aux yeux...

Qui croit qu'il existera un jour une version "localisée", en malagasy donc, d'Unix
(ou une de ses variantes), de MacOS ou Windows? Personne! En d'autres termes, on va
plus encore pénaliser les gens en ne leur apprenant pas d'emblée les termes requis,
dans la langue du logiciel qu'il utilisera puisque, le jour où il aura besoin d'aide,
l'aide en ligne sera toujours en anglais, français...

Cher Thierry, doit-on condamner les malgaches dans ce cas-là à ignorer pour toujours
les "howto"...

Allons, chers amis, gardons les pieds sur terre tout de même... Je persiste et je
signe: il y a beaucoup mieux à faire que de malgachiser les termes informatiques.

Mandrapanoratra.


Fanantenandrainy.Ratsimbazafy

unread,
Jan 18, 2000, 3:00:00 AM1/18/00
to
Bonjour,

Auguste Ranaivosoa a écrit dans le message
<388278C6...@freesbee.fr>...
>Fanantenandrainy Ratsimbazafy a écrit...
>

Il est évident que pousser à l'extrême les traductions ne peut réussir ;
simplement il faut aussi que ce soit l'usage fréquent de ces vocbulaires qui
tranche ; il faut donc bien commencer par un bout.


>
>Vous voulez peut-être parler des "idéalistes" plutôt? Ou me trompe-je?
Nuance...
>


Non je voulais parler des "réalistes" qui ne pouvaient alors, que composer
avec Hitler ; les idéalistes étaient ceux qui croyaient en une victoire sur
l'Allemagne Nazi.

Voilà pourquoi de temps en temps je dis qu'à force de prôner le réalisme on
devient parfois négativiste.

>
>Je ne suis pas tout à fait du même avis. Comment peut-on aborder
l'informatique
>sans connaissance, éducation, enseignement préalables, entre autres, d'au
moins
>une langue étrangère, anglais ou français, peu importe. En exagérant, c'est
>comme si vous demandez à un plombier (que je respecte) de savoir piloter un
>avion... Ne pensez-vous pas qu'il faut commencer par lui apprendre le
français
>ou l'anglais, les maths et ainsi de suite... Et si notre plombier n'y
arrive pas
>(on aura toujours besoin de lui), peut-être ça sera pour ses enfants... Si
ce
>n'est pas du long terme ça...


Il n'a jamais été question de s'interdire d'apprendre une langue étrangère ;
il s'agissait de faire en sorte que le plus grand nombre qui n'a pas les
moyens d'aprendre le Français ou l'Anglais puisse quand même entrer dans le
monde de l'informatique et non en être exclu.


>La médecine continue à
>s'enseigner en français à Madagascar. Heureusement, j'oserais dire, parce
que
>trouver des ouvrages de médecine en malgache... Et vous croyez vraiment que
cet
>état de fait nuit à la langue malagasy?

Personne n' a jamais dit ça.


Si les médecins malgaches ont la
>compétence qui est la leur, c'est aussi parce qu'ils ont bénéficié, outre
les
>cours de leurs maîtres, de nombreux ouvrages et traités de médecine en
langue
>étrangère, essentiellement en français d'ailleurs. C'est aussi ça la
réalité.
>


La réalité c'est aussi que les acteurs de la santé publique malgache
n'arrivent pas à traduire en discours compréhensibles les principes de base
de prévention contre les épidémies ; même les plus instruits n'arrivent même
pas à en sentir les priorités : d'où le retour du choléra et de la peste.


>
>Votre conclusion me paraît être en contradiction à ce que vous avez écrit
>lorsque vous avez parlé d'écran à matrice active et autres puces greffées
sur
>les neurones, le nerf optique... en parlant des générations futures.

C'était de l'ironie s'il faut vous le décoder.

>Je vais être volontairement provocateur: le latin fut et il n'est plus. Et
>alors, l'humanité en a-t-elle souffert, à votre avis?


L'humanité non mais c'est du peuple malgache dont on parle. D'ailleurs
l'humanité ne souffira nullement quoi qu'il nous arrive.

Veloma madinidinika.

Fanantenandrainy


martial.indrian

unread,
Jan 19, 2000, 3:00:00 AM1/19/00
to
Cher Thierry,

Ta remarque proposant une distinction entre les différentes sortes de ce que
le français appelle PIRATE est précieuse. J'ai moi-même été très embarrassé
pour ce mot. Voici ce que j'ai écrit au départ dans mon modeste
dictionnaire.

Pirate (informatique) [Hacker]
JIOLAHY (INFORMATIKA) ---> (Bandit informatique)
Somary tafahoatra ihany io dikateny io raha ny hevitray. Asa na azo
ampitoviana laharana amin'ny mpamono olona sy ny mpanao heloka be vava
isan-karazany ny mpanodikodina zavatra mikasika ny informatika. Ny mpahay
lalàna irery ihany angamba no tena afaka hamaly.

Pirater
MANDROBA, MANDROBAKA, MIGOROBAKA ---> (Dérober, détruire, violer)
Misy karazany maro ny asa ratsy amin'ny informatika. Ao ny mangalatra,
MANDROBA fotsiny izao. Ao koa ny manimba, MANDROBAKA hoy ny foko sasany ao
Madagasikara. Ao koa ny miditra an-keriny amin'ny toerana tsy azo aleha na
tokony andoavam-bola, MIGOROBAKA, hoy ny fiteny eny
an-dalambe.

Auguste Ranaivosoa

unread,
Jan 19, 2000, 3:00:00 AM1/19/00
to
"Fanantenandrainy.Ratsimbazafy" a écrit:

>
> Il est évident que pousser à l'extrême les traductions ne peut réussir ;
> simplement il faut aussi que ce soit l'usage fréquent de ces vocbulaires qui
> tranche ; il faut donc bien commencer par un bout.
>

De n'importe quel bout, ce sera des termes que l'on ne trouvera pas dans les
aides en ligne de n'importe quel système ou logiciel. A moins que vous croyez
dans un futur proche ou lointain, à l'existence de version malgache de Windows,
Linux, MacOS, BeOS... Moi, non. Alors, je ne vois que du positif à leur
enseigner d'emblée les termes techniques en anglais ou en français (dans mon
message du lundi à 22:50, en réponse à un article de Thierry Andriamirado, j'ai
déjà développé ce sujet).

>
> Non je voulais parler des "réalistes" qui ne pouvaient alors, que composer
> avec Hitler ; les idéalistes étaient ceux qui croyaient en une victoire sur
> l'Allemagne Nazi.
>
> Voilà pourquoi de temps en temps je dis qu'à force de prôner le réalisme on
> devient parfois négativiste.
>

Je ne crois pas qu'il y ait unanimité des historiens quant à la qualification de
"réalistes" des gens dont on parle. Vous acceptez manifestement cette thèse. Je
ne la fais pas mienne.

Par ailleurs, je ne vois aucun parrallèle à faire entre 39 et ceux que certains
historiens donc ont qualifié de "réalistes", d'une part, la situation actuelle
de la langue malgache et ceux comme moi, je l'assume, qui prônons le réalisme,
d'autre part.

Dire que les réalistes sont parfois "négativistes", c'est un point de vue
subjectif. Mais à choisr entre réalistes et utopistes, je choisis les premiers.


>
> Il n'a jamais été question de s'interdire d'apprendre une langue étrangère ;
> il s'agissait de faire en sorte que le plus grand nombre qui n'a pas les
> moyens d'aprendre le Français ou l'Anglais puisse quand même entrer dans le
> monde de l'informatique et non en être exclu.
>

Justement, on croit leur rendre service ainsi mais c'est les "enfoncer" plus
encore (voir mon article du lundi à 22:50) que de leur apprendre des termes
qu'ils ne trouveront dans aucun manuel d'informatique, aucune aide en ligne...

> >La médecine continue à s'enseigner en français à Madagascar. Heureusement,
> j'oserais dire, parce que
> >trouver des ouvrages de médecine en malgache... Et vous croyez vraiment que
> cet
> >état de fait nuit à la langue malagasy?
>

> Personne n' a jamais dit ça.
>

Vous avez écrit: "si on vous suivait à moyen et long terme, le malgache ne sera
plus utilisé pour les choses sérieuses". Pour moi, la médecine est aussi
sérieuse, si ce n'est plus que l'informatique...

>
> La réalité c'est aussi que les acteurs de la santé publique malgache
> n'arrivent pas à traduire en discours compréhensibles les principes de base
> de prévention contre les épidémies ; même les plus instruits n'arrivent même
> pas à en sentir les priorités : d'où le retour du choléra et de la peste.
>

Vous n'allez tout de même pas dire que si les termes malgaches étaient utilisés,
il y aurait eu une meilleure comprehension.

Quant au retour de la peste et du choléra, je vous laisse l'entière
responsabilité de vos propos. Je pense que la question mérite une analyse plus
appronfondie de la situation sanitaire du pays qui, par ailleurs, est fort
dépendante de la politique, de l'économie...

> L'humanité non mais c'est du peuple malgache dont on parle. D'ailleurs
> l'humanité ne souffira nullement quoi qu'il nous arrive.
>

Sur ce, nous sommes d'accord.

Veloma.


Thierry Andriamirado

unread,
Jan 20, 2000, 3:00:00 AM1/20/00
to
"martial.indrian" wrote:

> le français appelle PIRATE est précieuse. J'ai moi-même été très embarrassé
> pour ce mot. Voici ce que j'ai écrit au départ dans mon modeste
> dictionnaire.

Peut-être pourras-tu t'aider d'un bon dictionnaire Anglais (tout
court!)?

> Pirate (informatique) [Hacker]
> JIOLAHY (INFORMATIKA) ---> (Bandit informatique)
> Somary tafahoatra ihany io dikateny io raha ny hevitray. Asa na azo
> ampitoviana laharana amin'ny mpamono olona sy ny mpanao heloka be vava
> isan-karazany ny mpanodikodina zavatra mikasika ny informatika. Ny mpahay
> lalàna irery ihany angamba no tena afaka hamaly.

En fait je pense que la dénomination 'pirate' doit justement être
-réservée- aux crackers et non pas aux hackers.

Mon avis concernant les crackers est que oui, azo ampitoviana @ mpanao
heloka be vava ny jiolahy informatika. Satria ny hevitra na 'projet'
hiasan'izy ireo dia efa miankina amin'ny hevidratsy hatramin'ny
voalohany.
Ary ny tanjona hiriany raha sendra izy ka mizara fahaizana
amin'olonkafa, dia na 'hizestiavana' fotsiny na mba hahafahan'io olona
hafa io hanoy na hampielo ny vokadratsin'ilay praograma.

> Pirater
> MANDROBA, MANDROBAKA, MIGOROBAKA ---> (Dérober, détruire, violer)
> Misy karazany maro ny asa ratsy amin'ny informatika. Ao ny mangalatra,
> MANDROBA fotsiny izao. Ao koa ny manimba, MANDROBAKA hoy ny foko sasany ao
> Madagasikara. Ao koa ny miditra an-keriny amin'ny toerana tsy azo aleha na
> tokony andoavam-bola, MIGOROBAKA, hoy ny fiteny eny
> an-dalambe.

Il s'agit bien là d'une bonne définition de 'pirater', acte accompli par
un cracker.

La difficulté pour toi est peut-être le fait justement que les français
n'utilisent (à tort) qu'un seul mot, 'pirate'. La seule solution serait
bien de traduire directement les deux mots anglais 'hackers' et
'crackers', et (ç'est mon avis :-)) de ne mettre le mot français
'pirate' que dans 'cracker'.


Je finirais en rappelant qu'il est très fréquent, dans un projet
informatique où la langue utilisée par les participants est l'anglais,
de dire à un auteur de -hacker- telle ou telle partie de son propre
code. Celà pour lui dire par éxemple de réorganiser le code. Il est
aussi d'usage dans le monde des logiciels libres de hacker le code d'un
logiciel (de type 'libre') et d'en proposer les améliorations à
l'auteur.
Ces simples observations mettent bien en évidence l'éxistence de deux
mots. Le cracker (jiolahy informatika) est un malfaisant, le hacker (?)
est une sorte de collaborateur ou une personne dont l'objectif est
d'apporter des informations techniques DANS LE RESPECT TOTAL DE LA LOI
et d'une ETHIQUE.

--
andria...@iname.com
ICQ# 2664243

ranivo

unread,
Jan 23, 2000, 3:00:00 AM1/23/00
to
Sachant qu'il existe des specialistes officiels et non-officiels de
traduction en Francais de tout ce que la technologie americaine peut
inventer en informatique,
Sachant que des Malagasy essaient de faire la meme chose pour leur langue,
voici juste histoire de sourire un peu quelques trouvailles (piquees par
ailleurs) :

Newsgroup : Foire a la causette.
FAQ : Foire aux questions.
FAQ-maintener : Faqteur, Metteur(se) a jour de FAQ, Mise-a-jouriste,
Mise-a-joureur, Enfoireur de questions, maintenancier de FAQ.
To bookmark : Favoriser (car favoris), signetter, indexer, marquer la page.
Comme on le sait déjà, les Anglais sont très forts sur la terminologie
du "ware" en informatique (shareware, hardware, freeware, software,
Netware, etc.). Vous en connaissez la traduction Francaise. En voici
d'autres :
Abreuvware: serveur de réseau
Assomware: logiciel très difficile à comprendre
Aureware: procédure de sortie d'un logiciel
Baigneware: logiciel de nettoyage du disque rigide
Boudware: logiciel dédié à la méditation
Cherware: logiciel qui coûte la peau des fesses
Cibware**: logiciel mal fait qui nous fait sacrer lorsqu'on l'utilise
Coulware: réseau local d'une entreprise
Dépotware: poubelle de Windows
Dortware: logiciel plate à dormir debout
Égoutware: logiciel qui filtre les données inutiles
Embaumware: logiciel dédié à l'archivage de longue durée
Entonware: logiciel de compression de données
Isolware: logiciel d'application électorale
Manware: logiciel destiné aux personnes riches
Mirware: logiciel de copie
Mouchware: logiciel antivirus
Oratware: logiciel qui nécessite des prières pour espérer qu'il fonctionne
Purgatware: logiciel qui nécessite une confession après utilisation
Promontware: logiciel d'observation
Promouvware: logiciel de démonstration
Rotisware: salle d'informatique mal climatisée
Suppositware: logiciel de merde
Tirware: logiciel spécialisé dans le rangement des dossiers
Vatferware: logiciel de contrôle d'accès

Sinon, je ne sais toujours pas la traduction de CDRom, DVD, Proxy mis a part
les prononcais comme tout le monde a la fransse'wase.

Bien sur, il y a en France des esprits chagrins qui se demandent a quoi ca a
servi de traduire : "e-mail" en "imel", "bug" en "bogue", etc.

Hervé Ballans

unread,
Jan 27, 2000, 3:00:00 AM1/27/00
to
> En fait je pense que la dénomination 'pirate' doit justement être
> -réservée- aux crackers et non pas aux hackers.
>

Très juste. Voici la définition officielle du hacker dans le dictionnaire de
Webopedia et sa différence avec le cracker :

A slang term for a computer enthusiast. Among professional programmers, the
term hacker implies an amateur or a programmer who lacks formal training.
Depending on how it used, the term can be either complimentary or
derogatory, although it is developing an increasingly derogatory connotation.
The pejorative sense of hacker is becoming more prominent largely because
the popular press has coopted the term to refer to individuals who gain
unauthorized access to computer systems for the purpose of stealing and
corrupting data. Hackers, themselves, maintain that the proper term for such
individuals is cracker.

Hervé


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