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IL Y'A DES PREUVES DES CHARNIERS EN ALGERIE SURVENUS APRES 1992.

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Droit et Justice

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Mar 4, 2002, 9:59:02 AM3/4/02
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encore un autre document en + pour
 
le procureur de la cour internationale de justice CARLA DEL PONTE qui est actuellement derriere Mladic et Karadzik, cad chaude dans son job, elle aura aussi le dossier des SS generaux d'alger dans son bureau pour son prochain assassin.....
 
 
Madame CARLA DEL PONTE
Présidente de la Cour Internationale
de Justice
Palais de la Paix, 2517Kj
LA HAYE (Pays-Bas)
 
 
et toutes les grandes presses du monde.
 
 
 
 
 
 
 
 
Hadj Mohamed Smaïn :
 
«La LADDH va porter plainte contre le commandant du groupement de gendarmerie de Relizane»
Lundi 4 mars 2002
 
 
Hadj Mohamed Smaïn, représentant local de la Ligue algérienne de défense des droits de l’Homme (LADDH), portera plainte contre Benallah Mabrouk, commandant du groupement de gendarmerie de Relizane, pour menaces contre sa personne.
 
C’est ce qui en est ressorti d’une conférence de presse tenue par le représentant de la ligue en présence de Me Ali Yahia Abdennour, président de la LADDH, au siège du collectif SOS-Disparus à Alger.
 
La plainte sera déposée au nom de la LADDH, laquelle se constituera partie civile.
 
Restituant l’affaire dans son contexte, Me Ali Yahia Abdennour a indiqué que «cette affaire met en exergue la question de l’impunité dont continuent de bénéficier ceux qui ont commis des crimes».
 
 
Pour rappel,
 
Hadj Mohamed Smaïl, responsable de la section de la LADDH de Relizane à l’ouest du pays, a été condamné le 24 février 2002 par la cour de justice de cette wilaya à une année de prison ferme.
 
La condamnation faisait suite à un procès en diffamation intenté par Hadj Ferguène, ex-maire de Relizane ainsi que huit éléments d’une milice de Patriotes.
 
Hadj Mohamed Smaïl avait fait état de l’existence de charniers près des localités de
Hmadna,
Jdioui,
Zemmouura,
Knanada,
Sidi Mhammed Benaouda et
Azrou (un lieu-dit).
 
 
Il aurait même filmé les sites dans lesquels seraient enterrées les personnes disparues, mais les films «m’ont été confisqués par la gendarmerie», a-t-il affirmé.
 
Hadj Smaïl a cependant précisé qu’«aucun témoignage n’a incriminé les militaires, les gendarmes, les policiers ou les services de sécurité».
 
Revenant à la charge, il accuse les Patriotes à la solde de Ferguène et de Hadj Abed, ex-maire de Jdouia, et dont il a estimé le nombre à une trentaine, d’être derrière les exécutions extrajudiciaires et les enlèvements de personnes.
 
Selon le conférencier, les Patriotes
«agissaient déguisés en uniforme militaire officiel n° 1».
«Mais il y a des responsables»,
a déclaré le représentant de la LADDH, et de les désigner nommément, il s’agit du
«colonel Abdelfatah, chef du secteur militaire de Relizane et Saïdi Mestafa, responsable du Département du renseignement et de la sécurité [DRS]».
 
Hadj Smaïl a, en outre, réclamé une confrontation devant la presse nationale avec Hadj Ferguène.    
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Affaire des charniers non exhumés à Relizane
Elle sera portée devant les instances internationales

Le rebondissement est inattendu : ce qui n'était qu'une affaire inscrite dans le registre de la diffamation, opposant Mohamed Smaïn, représentant de la Ligue algérienne des droits de l'Homme (LADDH), à Hadj Ferguène, chef des Patriotes et président de l'APC de Relizane, a pris des proportions internationales.
 
C'est ce qu'a annoncé, hier, Maître Ali Yahia Abdenour, président de la LADDH durant la conférence de presse qu'il a animée conjointement avec Mohamed Smaïn au siège national de l'association.

En effet, l'Observatoire international des défenseurs des droits de l'Homme a saisi le secrétaire général des Nations unies et le chargé du dossier des droits de l'Homme, Mme Mary Robinson, sur cette affaire.
 
 
Sa prise en compte dans l'ordre du jour de la prochaine session du comité des droits de l'Homme, prévue le 18 mars en cours, est aujourd'hui, affirment les conférenciers, officielle.
 
Qu'est-ce qui a motivé un tel recours ?
 
Mohamed Smaïn dit avoir été lésé par la justice de son pays suite au « simulacre de procès » que ses adversaires ont intenté contre sa personne.
 

L'homme qui avait défrayé par ses révélations la chronique de l'été 1998 est sorti en effet du tribunal avec une condamnation d'une année de prison ferme et le paiement d'une amende de 30 000 DA à chacun des neuf autres Patriotes concernés par ses accusations.
 
Fou furieux, l'homme relève pourtant avoir démontré, documents à l'appui, l'incrimination de Hadj Ferguène et du président de l'APC de Jdiouia, Hadj Abed, dans « les enlèvements puis la liquidation physique de 97 personnes parmi les 200 disparus » enregistrés dans les limites de cette wilaya.
 
 
Cela dit, la goutte qui a fait déborder le vase, insiste Me Ali Yahia Abdenour, est le déplacement de 4 repentis du GIA venus soutenir Hadj Ferguène.
 
Ces derniers qui ont été ramenés par le DRS (Département du renseignement et de la sécurité), rapporte-t-il, ont fait savoir en substance que « c'est leur groupe qui était à l'origine des enlèvements de citoyens, des tueries survenues par la suite et de l'existence des charniers ».
 
 
« Un révoltant aveu fait devant une cour et des magistrats visiblement loin d'être soucieux de la vérité et de la justice », s'indigne l'orateur.
 
 
Un fait qui remet au goût du jour la problématique de la mission des comités de probation installés par la Présidence de la République.
 
Ces instances juridiques ont été instituées par la Présidence pour, en quelque sorte, faire le tri entre le terroriste à l'origine des tueries et celui qui a uniquement apporté un soutien.
 
 
Une question coule de source :
quel crédit accorder à une telle démarche quand des terroristes affirment publiquement, et le comble à l'intérieur d'un tribunal, avoir commis des assassinats sans être inquiétés ?
 
Ali Yahia Abdenour ne mâche pas ses mots pour signaler qu'à côté des tueries commises par les islamistes, il existe un terrorisme d'Etat comme celui des commandos occultes.
 
 
L'orateur ose alors une lancinante question :
 
« Face à cette impunité ambiante,
est-ce qu'il est possible de juger les criminels aujourd'hui en Algérie ? »
 
Et d'enchaîner avec colère :
 
« La justice algérienne est inféodée au pouvoir.
 
 
Souvent, la raison d'Etat prime au détriment du règlement de ce genre d'affaire, et les généraux responsables du drame algérien ne seront jugés qu'une fois un changement de régime est opéré. »
 
 
Abondant dans le même sens, Mohamed Smaïn rappelle à titre illustratif la libération illégale de Hadj Ferguène deux jours après son incarcération.
 
 
« Après les révélations que j'ai faites, des militaires, qui voulaient en finir avec cette histoire, l'ont interpellé.
 
 
 
Par la suite, des chefs de Patriotes, à l'instar de
 
Slimane Ghoul,
 
Nordine Aït Hamouda et
 
El Mekhfi,
 
se sont manifestés et sont intervenus pour permettre la libération de Hadj Ferguène. »
 
 
Puis interviendra Bakhada Mohamedi, membre de la famille d'un disparu, pour apporter un témoignage on ne peut plus accablant pour Hadj Ferguène.
 
« Je l'ai vu quand il est venu dans une Renault 25 rouge de la commune cette nuit du 5 octobre 1996 pour enlever mon père et le conduire à la localité de Sidi M'hamed Benaouda pour l'assassiner, lui et une autre personne, un imam de la même région. »
 

Au demeurant, si le Comité international des droits de l'Homme prend réellement en compte dans son ordre du jour cette affaire, celle-ci risque de remettre en cause le peu de crédibilité de l'autorité de l'Etat, surtout lorsque Ali Yahia Abenour soutient mordicus que Hadj Ferguène a bénéficié de la protection de quelques hauts gradés de l'armée.
 
Cela dit, Mohamed Smaïn ne compte pas baisser les bras puisque, après avoir introduit un pourvoi en cassation à la Cour suprême, il compte déposer une plainte contre le commandant du secteur de la gendarmerie de Relizane qui vient de le menacer.
Nadir Benseba
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
DROITS DE L’HOMME / Hadj Smaïn maintient et confirme ses accusations

Hadj Mohamed Smaïn, représentant de la Ligue algérienne de défense des droits de l’homme (LADDH) de la wilaya de Relizane, a animé hier au siège du collectif SOS-Disparus, à Alger, une conférence de presse au cours de laquelle il est revenu sur les circonstances de sa condamnation et les agissements de Hadj Fergane.

M. Ali Yahia Abdenour, président de LADDH, a également pris part à cette rencontre.
 
Celui-ci a, lors de son intervention, dressé un réquisitoire contre la justice algérienne qui est, selon lui, inféodée :
 
«Il est inadmissible que des personnes innocentes soient condamnées et que les coupables jouissent de toute leur liberté. Notre justice n’est pas indépendante»,
 
souligne le président de la LADDH qui affirme en bloc que dans notre pays, les commanditaires au niveau de l’Etat algérien n’ont jamais été condamnés.
 
«L’Etat algérien ne fait pas un travail d’investigation, et l’affaire Hadj Smaïn en est une preuve édifiante.
Pour remédier à ces failles, nous avons saisi les instances internationales, à savoir l’Observatoire de défense des droits de l’homme qui a pris attache avec le secrétaire général de l’ONU qui se penchera sur ce problème.
L’affaire de Relizane ne concerne pas uniquement Hadj Smaïn et Hadj Fergane mais les droits de l’homme en général»,
 
soutient M. Ali Yahia Abdenour qui estime que la condamnation de Hadj Smaïn est attentatoire aux droits de la personne et
 
«porte gravement atteinte aux droits, conventions et pactes internationaux relatifs aux droits de l’homme ratifiés par l’Algérie».
 
 
Hier, Hadj Smaïn a résumé l’acharnement des autorités contre lui par le fait qu’il a des activités en faveur des familles des disparus et par l’action qu’il mène pour que la vérité soit faite sur les violations perpétrées en Algérie.
 
A cet effet, et en abordant le volet des personnes disparues, Hadj Smaïn affirme que c’est justement cette question qui lui a causé autant de problèmes.
 
Il explique que le problème s’est accentué en 1999, lorsqu’un collectif des familles de disparus s’est manifesté ouvertement devant l’absence de leurs proches et l’impunité dont jouissent les auteurs des exactions nommément identifiés, à savoir Hadj Fergane, Mohamed Abed et leur milice.
 
«Au mois de mai 2000, notre section de la LADDH fut avisée de l'exhumation d’ossements humains au niveau d’endroits connus.
 
Cette opération a été effectuée par les services de la gendarmerie.
Je me suis déplacé sur les lieux où j’ai pu filmer des exactions toutes récentes et d’autres endroits supposés abriter des charniers (non exhumés).
 
Mais de retour, nous avons été interpellés par les services de la gendarmerie qui ont saisi le caméscope et m’ont accusé d’avoir photographié des sites sensibles», déclare Hadj Smaïn qui accuse Hadj Fergane et ses milices (une trentaine de Patriotes sur les 400 activant dans cette région) d’avoir assassiné des personnes et les avoir jetées dans des charniers situés dans différents endroits.
 
«Certaines familles de disparus ont eu le courage de dénoncer ce fait, mais personne n’a pris au sérieux leurs témoignages.
 
Mais lorsque quatre repentis se sont présentés au tribunal et ont affirmé qu’ils étaient à l'origine de ces assassinats, la justice les a entendus et les a par la suite libérés.
 
Ceci démontre l’influence de Hadj Fergane dans cette région, car il faut préciser que c’est lui qui a monté cette opération dans le but d’écarter toutes les accusations portées contre lui.
 
Et bien sûr, tout le monde lui a donné raison», affirme le conférencier.
 
Par ailleurs, Hadj Smaïn soutient qu’il a fait l’objet de menaces à plusieurs reprises de la part de Hadj Fergane.
 
D’ailleurs, sa présence hier à Alger avait pour but de répondre devant la police d’une plainte qu’il avait déposée en octobre dernier.

Par Nabila Amir
 
 
 
 
 
 
 
Hadj Smaïl l'a révélé hier
Cinq charniers à Relizane
 
L'affaire opposant ce responsable de la section de la LADDH de Relizane au patriote déchu Fergane sera examinée le 23 de ce mois à Genève, révèle Me Ali Yahia Abdenour.
 
Ce qui devait n'être qu'une simple conférence de presse sur le procès opposant le responsable de la LADDH de Relizane Hadj Smaïl et l'ex-patron des patriotes de cette région Fergane s'est transformé en séance de révélations sur les disparus dans cette wilaya.
 
Hadj Smaïl, flanqué du président de la ligue, Me Ali Yahia Abdenour, a révélé que pas moins de cinq charniers sont localisés dans différents endroits de Relizane.
 
La preuve ?
 
Il affirme les avoir lui-même filmés, en mai 2000, avec son camescope que la "gendarmerie locale m'a confisqué". Ces charniers seraient, d'après lui, ceux des centaines de personnes que "la milice de Fergane" a enlevés puis assassinés depuis les années 1997, 1998.
 
Fait troublant : Hadj Smaïl affirme que la gendarmerie de Relizane a procédé au même moment et "en catimini" à l'exhumation des ossements dans certains endroits pour les ensevelir dans des lieux tenus secrets. Il dit avoir été alerté par les familles des disparus qui aurait remarqué le mouvement des troupes de la gendarmerie. De retour sur les lieux des charniers qu'il a filmés, les gendarmes l'ont intercepté, selon ses dires, et présenté devant le procureur.
 
Une fois la cassette visionnée, le magistrat n'a pas jugé utile de l'arrêter.
Il l'a même relâché en compagnie de ses amis de la section de Relizane de la LADDH.
 
Mais le camescope, lui, a été confisqué jusqu'à ce jour.
 
L'affaire devait en rester là.
 
 
Cependant, en janvier 2001, une rumeur sur le déplacement des charniers a vite fait d'ameuter les journalistes qui s'étaient déplacés sur les lieux pour s'en informer.
 
Leurs articles n'ont pas ménagé Fergane, qu'il citent expressément comme étant le responsable.
 
C'est à partir de là que commenceront les tribulations de Hadj Smaïl avec le tout-puissant Fergane, qui serait, selon le conférencier, "protégé" par le colonel Abdelfetah et Saïdi Mustapha.
 
 
L'orateur rappelle en passant, que le même Fergane avait été arrêté en 1998 suite à une enquête diligentée par Liamine Zeroual, mais il a pu être relâché grâce à l'intervention des chefs de patriotes des autres régions.
 
 
Plus tard, il intentera un procès en diffamation contre Hadj Smaïl.
 
Il a obtenu, en février dernier, la condamnation de son accusateur à une année de prison ferme et 270 000 dinars d'amende contre lui et ses neufs compagnons.
Un verdict qui est loin de convaincre Hadj Smaïl, décidé plus que jamais à “abattre” son vis-à-vis.
 
Ce faisant, il adresse un recours à la cour suprême qui devrait l'examiner incessamment.
 
Déterminé, Hadj Smaïl l'est d'autant plus qu'il affirme avoir été condamné sur la foi de quatre "témoins" — des repentis — tous issus du GIA et qui auraient déclaré devant le tribunal correctionnel de Relizane qu'ils avaient tué plusieurs personnes (!).
 
Et à Hadj Smaïl de s'interroger comment un ex-terroriste qui a avoué publiquement ses crimes n’est pas inquiété outre mesure.
 
 
Cela dit, il a soutenu mordicus devant les journalistes, hier au siège de l'association des disparus, qu'il y a encore des charniers à Relizane.
 
Où ?
 
À Azrou,
 
Djedioua,
 
Hemaïda,
 
Zamoura et surtout à
 
Sidi M'hammed Ben Aouda,
 
lâche-t-il sans gêne.
 
Pour lui, la majorité des disparitions de personnes signalées à Relizane ont été commanditées, ordonnées par le même Fergane.
 
Il lui lance un défi pour une confrontation devant les journalistes sur ce qu'il avance.
 
Chiffres à l'appui, il affirme que le nombre de disparus à Relizane est arrêté à 200 personnes, dont 97 sont imputées à Fergane.
 
Le conférencier révèle, en outre, qu'il s'apprête à déposer plainte contre le commandant du groupement de la gendarmerie de Relizane, qu'il l’aurait menacé.
 
Dans le même registre, il avoue avoir échappé à une tentative d'enlèvement en plein centre-ville le 22 juillet 1998.
 
Me Ali Yahia Abdenour a décidé, en sa qualité de président de la LADDH, de saisir les ONG internationales sur l'affaire Hadj Smaïn, qui pose, selon son mot, le problème "d'impunité".
 
Aussi, il nous apprendra que l'observatoire international des défenseurs des droits de l'homme, créé en 2001 par l'ONU, et dont le siège est à Genève, s'est saisi de cette affaire.
 
Le gouvernement algérien devra, d'après lui, répondre aux questions de cette instance le 23 de ce mois à l'occasion de la tenue de sa session ordinaire.
 
Hassan Moali
 
 
 
 
 
 
 
 
La LADDH condamne l’impunité des auteurs de crimes et d’enlèvements
«L’Etat a torturé et a tué aussi»
 
Par Nordine Benkhodja
 
Lors d’une conférence de presse, tenue hier au siège de la Ligue algérienne des droits de l’homme (LADDH), Me Ali Yahia Abdennour a condamné l’impunité des crimes commis en Algérie durant ces dernières années, la responsabilité des corps constitués de l’Etat dans certaines exactions et l’assujettissement de la justice au pouvoir.
 
«Le problème de l’impunité est toujours prégnant en Algérie.
 
La violence doit être condamnée, d’où qu’elle vienne.
 
Le terrorisme d’Etat existe.
 
Il a torturé et a tué, tout comme les groupes terroristes islamiques et les groupes occultes dits commandos de la mort», soutiendra Me Ali Yahia Abdennour.
 
Le représentant de la ligue s’interrogera sur les possibilités de poursuivre les auteurs de tueries en Algérie, mais surtout s’il y a volonté de les poursuivre.
 
Dans ce contexte général, l’avocat reviendra sur le cas du représentant de la ligue à Relizane, Hadj Smaïl, présent lui aussi à la conférence. Hadj Smaïl est opposé dans une affaire à Fergane, P/APC de Relizane et chef d’un groupe de Patriotes dans la commune de Djidiouia. Fergane avait constitué, en 1993, le Groupe antiterroriste (GAT), mais la mission de celui-ci consistait plutôt à effectuer des rackets et autres forfaits, expliquera Hadj Smaïl.
 
Avec quelque 200 disparus, dont 97 mis sur le compte du groupe de Fergane qui aurait été à l’origine d’enlèvements et de tueries, Hadj Smaïl a officiellement dénoncé «la dictature de Fergane et de sa milice».
 
 
Au mois de mai 2000, la section de Relizane de la LADDH a été avisée de l’exhumation d’ossements humains en certains endroits où auraient été ensevelis des cadavres de disparus, pour être enterrés dans un endroit tenu secret.
 
Suite à cela, Hadj Smaïl s’est rendu sur les lieux, en compagnie de deux membres de familles de disparus.
 
Sur la base des informations reçues, il a pu filmer des excavations toutes fraîches supposées avoir pu contenir des cadavres, en somme, des charniers.
 
Ces investigations lui valurent la confiscation de la cassette et sa présentation devant le procureur de la République.
 
Il sera relâché mais fera l’objet d’un harcèlement intensif, notamment du commandant  de groupement de la gendarmerie de Relizane, contre qui il déposera une plainte pour menace.
 
Le 5 janvier dernier, Hadj Smaïl a été condamné pour diffamation (toujours sur la question des charniers), à 2 mois de prison et au versement de 10 000 dinars de dommages pour les neufs plaignants dans cette affaire.
 
Après avoir interjeté appel, la sentence sera portée à une année de prison et au versement de 30 000 dinars pour les neuf plaignants. Sur cette question, Me Ali Yahia Abdennour rappellera que quatre repentis qui se disaient appartenir au GIA ont avoué qu’ils avaient eux-mêmes enlevé, torturé, tué et enterré certains disparus.
 
Les quatre criminels ne seront jamais inquiétés.  
 
Hadj Smaïl ajoutera que le groupe de Fergane est connu de tous dans la région pour ses exactions les plus scabreuses.
 
«En 1995, après l’assassinat du fils de Fergane, ex-DEC à Oued Djemaâ, son père avait enlevé douze personnes qui n’ont plus donné signe de vie depuis.
Des témoignages accablaient clairement Fergane», raconte Hadj Smaïl.
 
«Fergane a été arrêté en 1998 puis relâché après intervention de certains cercles du DRS», nous confie Me Ali Yahia Abdennour.
 
L’avocat ne cessera d’affirmer que la justice doit juger tous ceux qui sont responsables de tueries, qu’ils soient militaires, gendarmes, policiers ou terroristes.            N. B.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
L’affaire des «charniers» sera portée à l’ONU
Mohamed Smaïn demande une confrontation publique avec Fergane
 
Le militant de la défense des droits de l’homme, Hadj Smaïn, a déposé hier, auprès du bureau de la Ligue algérienne des droits de l’homme (LADDH), une plainte contre le commandant du groupement de gendarmerie de Relizane, Belaala Mabrouk.
Ce dernier est accusé de harcèlement répété.
 
 «Le commandant du groupement de la gendarmerie, a déclaré hier à la presse Hadj Smaïn, a déjà tenté de m’intimider en octobre 2001. A l’époque, j’avais saisi la justice pour qu’il cesse.
Aujourd’hui, il récidive en me disant: cache-toi ou tu va le regretter !».
 
 
 Cette action intervient peu de jours après que le militant de la LADDH eut été condamné par le tribunal de Relizane en appel à un an de prison ferme et à 270.000 dinars d’amende à verser à l’ancien DEC Hadj Fergane.
 
En dépit du verdict, il maintient que Hadj Fergane et son groupe ont massacré dans l’impunité et sous le couvert de la lutte antiterroriste plusieurs centaines de personnes.
 
 Elle intervient aussi après qu’il eut saisi la Cour suprême pour une révision du procès.
 
Un signe que le militant de la ligue n’entend pas accepter facilement sa condamnation et compte épuiser «tous les recours et moyens légaux possibles».
 
«C’est un fait rare et significatif que notre militant ait été condamné le 24 février dernier à une peine de prison (un an), qui est six fois celle qu’avait rendue en janvier 2001 le tribunal correctionnel de Relizane (2 mois), a déclaré à ce propos le président de la LADDH, Maître Ali Yahia Abdennour.
 
Pour ce dernier, cette condamnation est «typique»; elle est «exemplaire» de la justice algérienne face aux victimes de la tragédie nationale.
 
Elle vise, a-t-il dit, à faire taire un militant dont le seul tort est d’avoir recueilli des témoignages suffisamment fiables pour que la justice ordonne au moins une enquête.
 
Après avoir démonté les «anomalies» de la grâce amnistiante, une «aberration juridique» selon lui, Maître Ali Yahia Abdennour a déclaré avouer que le but recherché, dès le début, par la LADDH est «de lutter contre l’impunité» et les pratiques qui ont incité les magistrats à bâcler le dossier de notre militant et à le condamner.
 
 De son côté, Hadj Smaïn a précisé qu’il usera jusqu’au bout de son droit de citoyen «pour que la vérité soit faite sur les massacres et les exactions qui ont eu lieu dans la région de Relizane». »Je suis même prêt à affronter publiquement l’ancien DEC (Hadj Fergane, ndlr) pour que jaillisse la vérité sur la tragédie que notre région a connue en 1995, 1996 et 1999", a-t-il rajouté.
 
 
Il affirmera encore:
 
«Je précise qu’il n’y pas d’affaire Hadj Smaïn-Hadj Fergane.
Je n’ai rien contre les personnes.
Il n’y a pas de cabale non plus contre les Patriotes de la région de Relizane.
Là-bas, il y a 450 patriotes et GLD.
La majorité d’entre eux n’a rien à se reprocher.
Cependant, une trentaine d’entre eux activant dans le périmètre Jdiouia-Relizane-Sidi M’hamed Benaouda sont soupçonnés d’exécutions sommaires, de ratonnades et de racket de la population civile».
 
 
«Les charniers existent, a ajouté le militant de Relizane, je les ai filmés avant que le document ne soit confisqué par la gendarmerie et disparaisse».
 
 Il déclare être en possession de 200 dossiers de disparus.
97 d’entre eux sont retenus contre Hadj Fergane.
 
Pour étayer ses propos, Hadj Smaïn a invité hier un parent d’une personne disparue à s’exprimer devant la presse.
 
Ce dernier est persuadé que c’est Hadj Fergane qui l’a enlevé à bord d’une Renault 25 bien connue dans la région et fait disparaître son père.
 
La justice, a-t-il conclu ce chapitre, doit faire son travail en procédant aux expertises et aux procédures nécessaires en pareils cas.
 
 Le président de la LADDH, qui semble opter pour une action complémentaire en direction de l’étranger, a déclaré hier l’intention de la ligue de saisir l’Observatoire des défenseurs des droits de l’homme ainsi que le secrétaire général de l’ONU.
 
Il a annoncé que la LADDH portera l’ affaire devant la 58ème session des droits de l’homme qui se tiendra le 18 mars prochain à Genève.
 
Noureddine Azzouz
 
 
 
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